Avis de biosécurité : SRAS-CoV-2 (Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère)

Avis de biosécurité

26 novembre 2020*
*Date de la publication initiale : 27 janvier 2020

Résumé des changements récents :

  • Classification du SRAS-CoV-2 comme agent zoopathogène du groupe de risque 2
  • Des recommandations supplémentaires concernant le transport des échantillons primaires

Sur cette page

Le présent avis de biosécurité est émis par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) pour appuyer la réalisation d’évaluations locales des risques (ELR) et aider les laboratoires cliniques ainsi que ceux de diagnostic et de recherche à mettre en œuvre des procédures de biosécurité appropriées pour manipuler des échantillons pouvant contenir le SRAS-CoV-2 (précédemment désigné 2019‑nCoV, le nouveau coronavirus originaire de la province du Hubei [Chine])Note de bas de page 1. Le SRAS-CoV-2 est responsable de l’éclosion de la COVID-19 qui a débuté en Chine en décembre 2019. Le présent avis de biosécurité est fondé sur les données scientifiques probantes disponibles en date du 20 novembre 2020 et pourrait être sujet à des révisions et à des changements lorsque de nouveaux renseignements deviennent disponibles. Le SRAS-CoV-2 est classé comme un agent pathogène humain du groupe de risque 3 (GR3) et un agent zoopathogène du groupe de risque 2 (GR2). Le contrôle des activités avec le SRAS-CoV-2 est sous l’autorité de l’ASPC et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Les laboratoires qui reçoivent des échantillons prélevés chez des patients faisant l’objet d’une enquête pour la COVID-19 doivent être conscients que la manipulation inappropriée de ces échantillons représente un risque d’exposition qui peut mener à des conséquences graves pour la santé du personnel, celle de la communauté et la population animale.

1.0 Renseignements généraux

Les premiers signalements de la COVID-19 ont eu lieu dans la province du Hubei (Chine) en décembre 2019Note de bas de page 2. Le nouveau coronavirus SRAS-CoV-2 a été identifié comme étant l’agent responsable et sa séquence génétique est accessible au public pour permettre la mise au point de tests de diagnostic et appuyer les recherches pour développer un vaccinNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Une liste des symptômes courants de la COVID‑19 chez les humains est disponible sur Maladie à coronavirus (COVID-19) : Symptômes et traitementNote de bas de page 5. Il existe plusieurs cas de la COVID-19 résultant d’une transmission interhumaine et une infection peut mettre la vie en dangerNote de bas de page 6Note de bas de page 7Note de bas de page 8. Le site Web de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) offre des renseignements sur le nombre de cas confirmés.

Des études épidémiologiques ont associé plusieurs cas de la COVID-19 au début de l’éclosion dans la province du Hubei (Chine) à un marché de fruits de mer et d’animaux vivants, ce qui indique que l’épidémie pourrait être d’origine zoonotiqueNote de bas de page 9. Des études récentes ont rapporté que les animaux infectés par le SRAS-CoV-2 (p. ex. les chats, les chiens, les visons, les lions, les tigres) peuvent développer des symptômes de la COVID-19 (p. ex. des symptômes gastro‑intestinaux, des symptômes respiratoires) qui peuvent mener à la mortNote de bas de page 10Note de bas de page 11Note de bas de page 12. L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE [Office International des Épizooties]), qui offre des conseils aux autorités vétérinaires, indique que le SRAS-CoV-2 est un agent pathogène émergent dont la détection chez un animal doit être signalée à l’OIE à travers une autorité vétérinaire nationale, qui, au Canada, se trouve à être l’ACIANote de bas de page 13. L’ACIA demande à ce que les gens la contactent immédiatement si le SRAS-CoV-2 est détecté chez un animal.

2.0 Classification par groupe de risque et exigence relative à la délivrance de permis

Le SRAS-CoV-2 est classifié comme un agent pathogène humain du GR3 et un agent zoopathogène du GR2. L’exigence d’obtenir un permis dépend du type d’activité ou d’échantillon, et si la matière contenant le SRAS-CoV-2 est importée ou non. Plus précisément :

Les activités contrôlées sont définies à l’article 7 de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines (LAPHT). Elles comprennent la possession, la manipulation, l’utilisation, la production, l’entreposage, le transfert, l’importation, l’exportation, le rejet, l’abandon ou l’élimination d’un agent pathogène, ainsi que le fait d’en permettre l’accès. Dans cet avis de biosécurité, les activités contrôlées font seulement référence aux activités contrôlées avec le SRAS-CoV-2 vivant entier qui n’est pas dans son milieu naturel (c.-à-d. pas dans un échantillon primaire). Pour plus de renseignements sur comment appliquer pour un permis d’importation ou un permis visant des agents pathogènes et des toxines, veuillez s’il vous plaît visiter notre site Web ou communiquer avec le programme de délivrance de permis de l’ASPC.

3.0 Recommandations en matière de biosécurité pour les activités de diagnostic

Un agent pathogène (p. ex. SRAS-CoV-2) dans un échantillon primaire (c.-à-d. dans son environnement naturel) est exclu de la LAPHT et n’est donc pas réglementé par l’ASPC, tant que l’agent pathogène n’a pas été cultivé ou intentionnellement recueilli ou extrait (p. ex. concentré, mis en culture). Les échantillons primaires contiennent généralement des concentrations d’agents pathogènes plus faibles que celles provenant de cultures (c.-à-d. des agents pathogènes cultivés). Des exemples d’échantillons primaires comprennent des échantillons respiratoires (p. ex. des expectorations), du sang, du plasma, des fèces, et des tissus prélevés directement chez des patients. Les échantillons de diagnostic provenant d’animaux exposés naturellement (c.-à-d. ne résultant pas d’études in vivo) sont aussi considérés comme des échantillons primaires.

Une personne qui effectue des analyses de laboratoire ou des tests de diagnostic qui n’impliquent pas la mise en culture ou la production de SRAS-CoV-2 peut être exemptée de l’exigence relative à la délivrance de permis conformément à l’article 27(1) du RAPHT. Lorsque des échantillons de contrôle de la qualité ou un panel de compétence sont nécessaires pour ces tests (p. ex. les contrôles de SRAS-CoV-2), une personne pourrait tout de même être exemptée de l’exigence relative à la délivrance de permis en fonction des activités menéesNote de bas de page 14. Une personne qui effectue des analyses de laboratoire avec des échantillons primaires identifiés (c.-à-d. des échantillons primaires dans lesquels la présence de SRAS-CoV-2 est confirmée) pourrait également être exemptée de l’exigence relative à la délivrance de permis en fonction du type d’activités prévues (c.-à-d. si elle ne produit pas de SRAS-CoV-2 vivant entier et ne le met pas en culture).

Lorsqu’une personne menant des activités de diagnostic et de laboratoire est exemptée de l’exigence relative à la délivrance de permis, il est tout de même recommandé que, au minimum, de bonnes pratiques microbiologiques en laboratoire soient suivies dans les aires de travail où les échantillons primaires sont manipulésNote de bas de page 15. Toutes les précautions raisonnables devraient être prises pour protéger la santé et la sécurité du public contre les risques associés à ces activités, tel qu’énoncé à l’article 6 de la LAPHT. Des pratiques de routine et des précautions universelles sont également recommandées dans les laboratoires où des échantillons primaires pouvant contenir le SRAS-CoV-2 sont manipulésNote de bas de page 16.

Les activités de diagnostic pour lesquelles les pratiques de routine et précautions universelles sont recommandées comprennent, sans s’y limiter, les exemples suivants :

  • les études de chimie clinique, l’analyse de l’urine et les analyses hématologiques et sérologiques (p. ex. analyse avec des plateformes automatisées);
  • l’examen visuel d’échantillons ou de tissus inactivés (p. ex. fixés à la formaline);
  • l’examen visuel de cultures bactériennes et fongiques;
  • le marquage (c.-à-d. la coloration) de routine et les analyses au microscope de frottis fixés chimiquement ou par la chaleur;
  • les tests avec des échantillons de virus inactivés;
  • la préparation d’échantillons pour une extraction des acides nucléiques;
  • la préparation d’échantillons pour leur emballage et leur distribution à des laboratoires de diagnostic pour des tests supplémentaires.

Lorsque des aérosols risquent d’être produits pendant des activités de diagnostic avec des échantillons primaires provenant de patients faisant l’objet d’une enquête pour la COVID-19, il est recommandé que les laboratoires mettent aussi en place les recommandations supplémentaires en matière de biosécurité. Ces recommandations doivent être mises en place en fonction de l’ELR du laboratoire, qui prend en considération le potentiel de production de gouttelettes et d’aérosols infectieux pendant les activités de diagnostic et le risque d’exposition qui en résulte. À mesure que plus de renseignements sur le SRAS-CoV-2 deviennent disponibles, il pourrait être déterminé que le risque d’exposition est moindre lors de la manipulation de certains types d’échantillons primairesNote de bas de page 17. Par exemple, les recherches actuelles avec des échantillons primaires provenant de patients faisant l’objet d’une enquête pour la COVID-19 indiquent que la charge virale dans l’urine présente un risque d’exposition faibleNote de bas de page 18Note de bas de page 19Note de bas de page 20Note de bas de page 21. Certaines activités de diagnostic peuvent donner lieu à la production d’aérosols, comme l’inoculation de milieux de culture bactérienne ou fongique, la préparation de frottis pour des analyses microscopiques, la préparation d’échantillons pour une technique RT-PCR et la préparation de coupes congelées (tissus non fixés) avec un cryostat.

Recommandations supplémentaires en matière de biosécurité

Lorsqu’une enceinte de sécurité biologique (ESB) ou un autre dispositif de confinement primaire est disponible, les recommandations suivantes en matière de biosécurité peuvent être mises en pratique :

  • Un sarrau, des gants et une protection oculaire ou faciale sont portés lors de la manipulation d’échantillons primaires.
  • Une ESB certifiée ou un autre dispositif de confinement primaire (p. ex. un système fermé, des isolateurs munis de filtres à haute efficacité pour les particules de l’air [HEPA]) sont utilisés pour les procédures qui peuvent produire des gouttelettes ou des aérosols infectieux et pour les activités impliquant des récipients ouverts dans lesquels se trouvent des matières infectieuses (c.-à-d. pas encore inactivées).
  • La centrifugation d’échantillons primaires doit être effectuée dans des godets de sécurité ou des rotors scellés, qui sont chargés/déchargés dans une ESB ou un autre dispositif de confinement primaire (p. ex. un système fermé, isolateurs munis de filtres HEPA).

Lorsqu’une ESB ou un autre dispositif de confinement primaire n’est pas disponible, les recommandations suivantes en matière de biosécurité peuvent être mises en pratique :

  • Un sarrau, des gants et une protection oculaire ou faciale sont portés lors de la manipulation d’échantillons primaires.
  • À moins que d’autres mesures appropriées d’atténuation des risques n’aient été mises en œuvre dans l’installation (selon l’ELR), un appareil de protection respiratoire qui procure un niveau de filtration de 95 % ou plus (p. ex. le N95) est porté lorsque les activités pourraient générer des gouttelettes ou des aérosols infectieux.
  • La centrifugation d’échantillons primaires peut être effectuée dans des godets de sécurité ou des rotors scellés.

Lorsque des activités de diagnostic sont réalisées en dehors d’un espace de laboratoire (p. ex. des tests moléculaires au point de service), des mesures d’atténuation des risques doivent être prises pour éviter une exposition possible aux agents pathogènes et la propagation de la contamination. Selon l’environnement, les mesures peuvent comprendre, sans s’y limiter, les suivantesNote de bas de page 22 :

Il est recommandé de documenter toute formation sur les procédures de biosécurité mises en place, car ces registres permettent de démontrer que toutes les précautions raisonnables ont été prises pour protéger le public contre les risques posés par ces activités. Les gens peuvent également consulter la Ligne directrice canadienne sur la biosécurité - Niveau de confinement 1 : conception physique et pratiques opérationnelles pour identifier les mesures qui peuvent aider à atténuer les risques posés par leurs activités au publicNote de bas de page 23.

Procédures opératoires normalisées

Des procédures opératoires normalisées (PON) peuvent être mises en œuvre pour réduire les risques d’exposition aux endroits où des activités de laboratoire nécessitent l’utilisation d’instruments et d’appareils automatisés pouvant produire des gouttelettes ou des aérosols. Par exemple, ces procédures peuvent comprendre l’inactivation de la matière infectieuse avant de la placer dans un appareil automatisé (p. ex. en ajoutant le tampon de lyse pour lequel l’inactivation de SRAS-CoV-2 est confirmée avant que les échantillons ne soient placés dans un appareil automatisé) ou l’utilisation de contenants primaires moins susceptibles de briser (p. ex. des éprouvettes en plastique plutôt qu’en verre)Note de bas de page 24. Certains laboratoires peuvent également prévoir une période d’attente avant d’ouvrir un appareil pour laisser suffisamment de temps aux aérosols ou aux gouttelettes possiblement présents de se déposer en cas de fuite ou de bris des contenants primaires (p. ex. lorsqu’une centrifugeuse est utilisée sans godets de sécurité ou rotors scellés).

Certains protocoles de préparation des échantillons qui inactivent le SRAS-CoV-2 peuvent être envisagés pour atténuer le risque associé aux procédures en aval effectuées avec des matières infectieuses (p. ex. l’inactivation de SRAS-CoV-2 pour rendre un échantillon non infectieux)Note de bas de page 25. De nombreux protocoles d’inactivation des coronavirus par la chaleur (p. ex. 56 à 60 °C pendant 30 à 60 minutes) ont été décrits dans la littérature (p. ex. pour les échantillons de sérum et de plasma) et de nombreux protocoles de préparation d’échantillons qui inactivent les virus enveloppés semblent inactiver de manière efficace le SRAS-CoV-2 (p. ex. une solution de Trizol, un tampon de lyse contenant de la guanidine)Note de bas de page 21Note de bas de page 26Note de bas de page 27. Néanmoins, il est nécessaire de toujours valider ces procédures pour confirmer à l’interne les conditions exactes, la température et la durée d’incubation nécessaires pour inactiver de manière efficace le SRAS-CoV-2. Bien que les protocoles de préparation des échantillons puissent atténuer le risque d’exposition à des matières infectieuses (c.-à-d. en réduisant la charge virale d’un échantillon primaire), un échantillon primaire peut seulement être manipulé de manière sécuritaire comme un échantillon non infectieux si l’inactivation efficace de SRAS-CoV-2 avec le protocole de préparation des échantillons a été validée.

Par mesure de précaution, les protocoles de désinfection peuvent également être révisés à l’interne avec le personnel pour s’assurer que les protocoles sont suivis pour éviter les incidents et les blessures. Par exemple, la guanidine a le potentiel de créer une réaction chimique dangereuse qui libère du cyanure gazeux lorsqu’elle est exposée à l’eau de Javel. La guanidine est présente dans certaines solutions et milieux de transport. Les procédures normalisées peuvent être examinées avec le personnel pour s’assurer qu’il n’y a aucun risque que des solutions riches en guanidine soient exposées à l’eau de Javel.

Désinfectants

Selon les données scientifiques probantes actuellement disponibles, les désinfectants chimiques qui sont efficaces contre les virus enveloppés sont appropriés pour décontaminer le SRAS-CoV-2. Ces désinfectants efficaces comprennent l’hypochlorite de sodium (eau de Javel), une solution d’éthanol à 70 %, une solution d’isopropanol à 70 % (alcool isopropylique), une solution de peroxyde d’hydrogène à 0,5 %, des composés d’ammonium quaternaire et des composés phénoliques. Il est possible que d’autres agents biocides soient moins efficaces (p. ex. une solution de chlorure de benzalkonium de 0,05 à 0,2 %, une solution de gluconate de chlorhexidine à 0,02 %)Note de bas de page 22. Pour complètement inactiver les matières qui contiennent le SRAS-CoV-2, les désinfectants chimiques doivent être utilisés conformément aux instructions du fabricant ou selon des conditions d’utilisation publiées qui ont été démontrées pour inactiver les virus enveloppés. L’inactivation d’une matière infectieuse avec un désinfectant chimique dépend non seulement de la concentration de l’ingrédient actif, mais également de la température, du temps de contact et de la présence de substances qui affectent le processus (p. ex. une matière organique). Une liste d’exemples de désinfectants pour les surfaces dures qui sont efficaces contre le SRAS-CoV-2 et disponibles sur le marché a été préparée par Santé CanadaNote de bas de page 28.

4.0 Exigences en matière de biosécurité pour les activités in vitro et in vivo

Le SRAS-CoV-2 est classé comme un agent pathogène humain du GR3 et agent zoopathogène du GR2. Par conséquent, il existe des exigences strictes en matière de confinement afin de réduire les risques d’exposition et de rejet de matières concentrées ou mises en culture. Le tableau suivant résume les exigences minimales en matière de confinement qui sont appropriées dans les laboratoires où le SRAS-CoV-2 est manipulé sciemment (c.-à-d. intentionnellement). À moins que la matière soit exclue de la LAPHT, ou qu’une personne soit exemptée de l’exigence d’avoir un permis en vertu du RAPHT, toutes les activités in vitro et in vivo avec le SRAS-CoV-2 doivent être menées conformément à un permis délivré en vertu de la LAPHT et dans une installation qui répond aux exigences minimales applicables pour le niveau de confinement indiqué dans le tableau 1, et énoncées dans la NCBNote de bas de page 29. Les activités in vivo comprennent l’exposition expérimentale d’un animal au SRAS-CoV-2 et la manipulation qui s’ensuit de ces animaux et des échantillons prélevés d’eux dans un contexte de recherche.

Tableau 1 : Exigences canadiennes en matière de niveau de confinement pour le SRAS-CoV-2
Activités avec le SRAS-CoV-2 Niveau de confinement minimal exigé

Activités in vitro sans mise en culture

Parmi ces activités figurent :

  • les procédures pour concentrer ou isoler de manière intentionnelle le SRAS-CoV-2 à partir d’échantillons primaires prélevés chez un humain ou un animal (p. ex. ultracentrifugation d’un échantillon) dans le but de faire de la recherche.

NC3

Activités de mise en culture in vitro

Parmi ces activités figurent :

  • la mise en culture d’échantillons (p. ex. culture du virus);
  • le travail préparatoire pour les activités in vivo;
  • la manipulation d’une culture (c.-à-d. cultivée ou multipliée suite à une mise en culture) dans laquelle la présence du SRAS-CoV-2 est connue en vue de son emballage et de sa distribution à d’autres laboratoires.

NC3

Activités in vivo

Parmi ces activités figurent :

  • la préparation d’un inoculum;
  • l’inoculation d’animaux;
  • le prélèvement d’échantillons chez des animaux infectés expérimentalement.

NC3Note de bas de page 1

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Les travaux dans les zones de confinement de petits animaux (zones PA) doivent répondre aux exigences de la colonne « NC3 » de la NCB et les travaux dans les zones de grands animaux (zones GA) doivent répondre aux exigences de la colonne « NC3-Ag » de la NCB.

Retour à la référence de la note de bas de page 1

Bon nombre des exigences de la NCB sont axées sur les risques et la performance, de sorte qu’elles sont déterminées en fonction de l’ELR menée. Étant donné les risques associés aux activités in vitro et in vivo avec le SRAS-CoV-2, des mesures supplémentaires en matière de biosécurité peuvent être appropriées en NC3. Les installations doivent effectuer une ELR pour les activités planifiées avec le SRAS-CoV-2 afin de déterminer les mesures d’atténuation des risques qui sont appropriées (NCB E4.1.8) et mettre à jour l’ELR et les mesures d’atténuation au fur et à mesure que de nouveaux renseignements deviennent disponibles.

Si de nouveaux renseignements entraînent un changement de la classification du groupe de risque ou la publication d’une directive en matière de biosécurité ou d’un avis de biosécurité, cette information sera reflétée dans la base de données sur les groupes de risque ePATHogèneNote de bas de page 30.

5.0 Transport

Le transport des échantillons de SRAS-CoV-2 doit se conformer au Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (Règlement sur le TMD), ce qui comprend les exigences d’emballage énoncées dans la norme CAN/CGSB-43.125. Les exigences d’emballage sont basées sur la classification des matières, qui sont décrites dans l’encadré ci-dessous.

Classification du matériel

Les cultures de SRAS-CoV-2 sont toujours classifiées UN2814, MATIÈRE INFECTIEUSE POUR L’HOMME, classe 6.2, catégorie A.

Les échantillons de SRAS-CoV-2 sous une forme autre qu’une culture peuvent être classifiés :

  • UN2814, MATIÈRE INFECTIEUSE POUR L’HOMME, classe 6.2, catégorie A, ou
  • UN3373, MATIÈRE BIOLOGIQUE, classe 6.2, catégorie B, en vertu des conditions énoncées dans les alinéas 1.39(a) à (c) dans le Règlement TMD.

Les déchets médicaux et cliniques associés au SRAS-CoV-2 sont classifiés :

  • UN2814, s’ils contiennent des matières infectieuses de catégorie A (c.-à-d. un virus en culture);
  • UN3291, s’ils contiennent des matières infectieuses de catégorie B ou s’il est raisonnable d’assumer que la probabilité de contenir le SRAS-CoV-2 est faible.

Les taches de sang séchées, recueillies en appliquant une goutte de sang sur un matériau absorbant, sont exclues du Règlement sur le TMD. Les échantillons environnementaux (p. ex. nourriture, eau, eau usée) qui ne représentent pas un risque significatif d’infections ne sont pas soumis aux exigences pour les substances infectieuses de Classe 6.2 sous le Règlement sur le TMD. Cependant, même si les taches de sang séché et les échantillons environnementaux n’ont pas à satisfaire aux exigences d’emballage spécifiques conformément au Règlement sur le TMD, ils peuvent tout de même devoir satisfaire à certaines exigences d’emballage pour assurer la qualité de l’échantillon (p. ex. pour permettre des résultats de diagnostic précis).

Les laboratoires peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’un allégement réglementaire en matière de transport (voir le Certificat temporaire TU 0764 : Échantillons d’épreuve pour la COVID-19) qui a été délivré par Transports Canada pour aider les professionnels de la santé avec l’augmentation du transport d’échantillons à tester pour la COVID-19. Veuillez noter qu’il s’agit d’une mesure temporaire qui a été créée pour aider le Canada à lutter contre la pandémie actuelle.

Les échantillons primaires d’individus asymptomatiques qui ne sont pas connus comme étant positifs pour une maladie infectieuse telle que la COVID-19 peuvent être transportés en tant que «spécimens humains exemptés» (c.-à-d. comme d’habitude), conformément aux conditions de l’exemption 1.42 du Règlement sur le TMD. Des mesures de précaution peuvent être nécessaires, en fonction de facteurs tels que les antécédents médicaux connus, les symptômes, les circonstances individuelles et les conditions locales endémiques. Par exemple, des échantillons primaires de bébés asymptomatiques dont la mère est infectée par le SRAS-CoV-2, ou non diagnostiquée mais présentant des symptômes de la COVID‑19, pourraient être classés comme des matières infectieuses de catégorie B en fonction de la probabilité de contamination.

Pour plus de renseignements, visitez le site Web de Transports Canada sur le transport de matières dangereuses ou le bulletin de Transports Canada sur l’expédition de substances infectieuses. Pour obtenir de l’aide, veuillez communiquer avec Transports Canada aux adresses suivantes :

En cas d’urgence concernant des marchandises dangereuses, veuillez appeler CANUTEC au 1 888 CANUTEC (226-8832), au 613 996-6666 ou au *666 (pour les téléphones cellulaires).

6.0 Coordonnées

De plus amples renseignements en matière de biosécurité peuvent être obtenus :

Pour contacter l’ACIA si la COVID-19 est observée chez un animal, ou pour recevoir plus de renseignements sur les maladies déclarables ou à notification immédiate chez les animaux, veuillez communiquer avec l’ACIA par courriel au :

7.0 Références et ressources

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Gouvernement du Canada. (2018). Ligne directrice canadienne sur la biosécurité - Évaluation locale des risques. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/directrices/lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/document.html

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Note de bas de page 2

ProMED-mail. (2019). Undiagnosed pneumonia - China (HU) RFI.

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Note de bas de page 3

ProMED-mail. (2020d). Undiagnosed pneumonia - China (Hubei) (05): Novel Coronavirus Identified.

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Note de bas de page 4

GenBank. (2020). Severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 isolate Wuhan-Hu-1, complete genome. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.ncbi.nlm.nih.gov/nuccore/MN908947

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Note de bas de page 5

Gouvernement du Canada. (2020). Maladie à coronavirus (COVID-19) : Symptômes et traitement. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/symptomes.html

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Note de bas de page 6

Organisation mondiale de la Santé. (2020). Novel Coronavirus – Republic of Korea (ex-China). Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/csr/don/21-january-2020-novel-coronavirus-republic-of-korea-ex-china/en/

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Note de bas de page 7

Organisation mondiale de la Santé. (2020). Novel Coronavirus (2019-nCoV) situation reports. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/situation-reports

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Note de bas de page 8

Organisation mondiale de la Santé. (2020). Novel Coronavirus. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/westernpacific/emergencies/novel-coronavirus

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Note de bas de page 9

Li, Q., Guan, X., Wu, P., Wang, X., Zhou, L., Tong, Y., et al. (2020). Early Transmission Dynamics in Wuhan, China, of Novel Coronavirus-Infected Pneumonia. The New England Journal of Medicine, 382(13):1199-1207.

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Note de bas de page 10

Hosie, M. J., Epifano, I., Herder, V., Orton, R. J., Stevenson, A., Johnson, N., et al. (2020). Respiratory disease in cats associated with human-to-cat transmission of SARS-CoV-2 in the UK. Consulté le 28 octobre 2020 à l’adresse https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.09.23.309948v1

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Note de bas de page 11

Molenaar, R. J., Vreman, S., Hakze-van der Honing, R. W., Zwart, R., de Rond, J., Weesendorp, E., et al. (2020). Clinical and pathological findings in SARS-CoV-2 disease outbreaks in farmed mink (Neovison vison). Veterinary Pathology, 57(5):653-657.

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Note de bas de page 12

Bartlett, S. L., Diel, D. G., Wang, L., Zec, S., Laverack, M., Martins, M., et al. (2020). SARS-CoV-2 Infection And Longitudinal Fecal Screening in Malayan Tigers (Panthera tigris jacksoni), Amur Tigers (Panthera tigris altaica), And African Lions (Panthera leo krugeri) At The Bronx Zoo, New York, USA. Consulté le 28 octobre 2020 à l’adresse https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.08.14.250928v1

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Note de bas de page 13

Organisation mondiale de la santé animale. (2020). Questions et réponses sur le COVID-19. Consulté le 9 juin 2020 à l’adresse https://www.oie.int/fr/expertise-scientifique/informations-specifiques-et-recommandations/questions-et-reponses-sur-le-nouveau-coronavirus2019/

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Note de bas de page 14

Gouvernement du Canada. (2016). Exemptions de l’exigence relative à la délivrance de permis en vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines et du Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/loi-agents-pathogenes-toxines/exemptions-exigence-relative-a-delivrance-permis-vertu-loi-agents-pathogenes-humains-toxines-reglement-agents-pathogenes-humains-toxines.html

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Note de bas de page 15

Society for General Microbiology. (2014). Good microbiological laboratory practice. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse http://www.microbiologyonline.org.uk/teachers/safety-information/good-microbiological-laboratory-practice

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Note de bas de page 16

Gouvernement du Canada. (2016). Guide canadien sur la biosécurité, 2e éd., Ottawa, ON, Canada : Gouvernement du Canada. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/guide-deuxieme-edition.html

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Note de bas de page 17

Organisation mondiale de la Santé. (2020). Laboratory testing for coronavirus disease (COVID-19) in suspected human cases. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/publications-detail/laboratory-testing-for-2019-novel-coronavirus-in-suspected-human-cases-20200117

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Note de bas de page 18

Wang, W., Xu, Y., Gao, R., Lu, R., Han, K., Wu, G. et Tan, W. (2020). Detection of SARS-CoV-2 in Different Types of Clinical Specimens. Journal of the American Medical Association, 323(18):1843-1844.

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Note de bas de page 19

Young, B. E., Ong, S. W. X., Kalimuddin, S., Low, J. G., Tan, S. Y., Loh, J., et al. (2020). Epidemiologic Features and Clinical Course of Patients Infected With SARS-CoV-2 in Singapore. Journal of the American Medical Association, 323(15):1488-1494.

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Note de bas de page 20

Huang, C., Wang, Y., Li, X., Ren, L., Zhao, J., Hu, Y., et al. (2020) Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China. Lancet, 395(10223):497–506.

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Note de bas de page 21

To, K. K., Tsang, O. T., Leung, W. S., Tam, A. R., Wu, T. C., Lung, D. C., et al. (2020). Temporal profiles of viral load in posterior oropharyngeal saliva samples and serum antibody responses during infection by SARS-CoV-2: an observational cohort study. The Lancet Infectious Disease, 20(5):565-574.

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Note de bas de page 22

Organisation mondiale de la Santé. (2020). Laboratory biosafety guidance related to coronavirus disease (COVID-19). Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/publications-detail/laboratory-biosafety-guidance-related-to-coronavirus-disease-(covid-19)

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Note de bas de page 23

Gouvernement du Canada. (2017). Ligne directrice canadienne sur la biosécurité - Niveau de confinement 1 : conception physique et pratiques opérationnelles. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/directrices/niveau-confinement-1-conception-physique-pratiques-operationnelles.html

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Note de bas de page 24

Food and Drug Administration. (2020). CDC’s 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV) Real-Time Reverse Transcriptase (RT)-PCR Diagnostic Panel. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.aphl.org/Materials/FDANoticetoCDC_AutomatedExtraction_03082020.pdf

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Note de bas de page 25

Pan, Y., Long, L., Zhang, D., Yan, T., Cui, S., Yang, P., et al. (2020) Potential false-negative nucleic acid testing results for Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 from thermal inactivation of samples with low viral loads. American Association for Clinical Chemistry, 66(6):794-801.

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Note de bas de page 26

Kampf, G., Voss, A. et Scheithauer, S. (2020). Inactivation of coronaviruses by heat. The Journal of hospital infection, 105(2):348-349.

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Note de bas de page 27

Pastorino, B., Touret, F., Gilles, M., de Lamballerie, X. et Charrel, R. N. (2020). Heat Inactivation of Different Types of SARS-CoV-2 Samples: What Protocols for Biosafety, Molecular Detection and Serological Diagnostics?. Viruses, 12(7):735.

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Note de bas de page 28

Gouvernement du Canada. (2020). Désinfectants pour surfaces dures et désinfectants pour les mains (COVID-19) : Liste de désinfectants dont l’utilisation contre la COVID-19 a été prouvée. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/desinfectants/covid-19/liste.html

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Note de bas de page 29

Gouvernement du Canada. (2015). Norme canadienne sur la biosécurité, 2e éd., Ottawa, ON, Canada : Gouvernement du Canada. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/deuxieme-edition.html

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Note de bas de page 30

Gouvernement du Canada. ePATHogène - la base de données sur les groupes de risque. Disponible à l’adresse https://health.canada.ca/fr/epathogene

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