SRAS‑CoV‑2 (Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère)

Avis de biosécurité

30 juin 2020*
*Date de la publication initiale : 27 janvier 2020

Résumé des changements récents :

  • Des recommandations supplémentaires en matière de biosécurité pour les activités de diagnostic
  • Des recommandations supplémentaires concernant le transport des échantillons primaires

Le présent avis de biosécurité est émis par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) pour appuyer la réalisation d’évaluations locales des risques (ELR) et aider les laboratoires cliniques ainsi que ceux de diagnostic et de recherche à mettre en œuvre des procédures de biosécurité appropriées où sont manipulés des échantillons pouvant contenir le SRAS-CoV-2 (précédemment désigné 2019-nCoV, le nouveau coronavirus originaire de la province de Hubei [Chine])Note de bas de page 1. Le SRAS-CoV-2 est responsable de l’éclosion de la COVID-19 qui a débuté en Chine en décembre 2019. Le présent avis de biosécurité est fondé sur les données probantes scientifiques disponibles en date du 30 juin 2020 et pourrait être sujet à des révisions et à des changements lorsque de nouveaux renseignements deviennent disponibles. Le SRAS-CoV-2 demeure classé comme un agent pathogène humain du groupe de risque 3 (GR3) par le Centre de la biosûreté. Les laboratoires qui reçoivent des échantillons prélevés chez des patients faisant l’objet d’une enquête pour la COVID-19 doivent être conscients que la manipulation inappropriée de ces échantillons représente un risque d’exposition qui peut mener à des conséquences graves pour la santé du personnel et celle de la communauté.

1.0 Renseignements généraux

Les premiers signalements de COVID-19 ont eu lieu dans la province de Hubei (Chine) en décembre 2019Note de bas de page 2. Le nouveau coronavirus SRAS-CoV-2 a été identifié comme étant l’agent responsable et sa séquence génétique est accessible au public pour permettre la mise au point de tests de diagnostic et appuyer les recherches pour développer un vaccinNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Une liste des symptômes courants de COVID-19 chez les humains est disponible sur Maladie à coronavirus (COVID-19) : Symptômes et traitementNote de bas de page 5. Il existe plusieurs cas de COVID-19 résultant d’une transmission interhumaine et une infection peut mettre la vie en dangerNote de bas de page 6Note de bas de page 7Note de bas de page 8. Le site Web de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) offre des renseignements sur le nombre de cas confirmés.

Des études épidémiologiques ont associé plusieurs cas de COVID-19 au début de l’éclosion dans la province de Hubei (Chine) à un marché de fruits de mer et d’animaux vivants, ce qui indique que l’épidémie pourrait être d’origine zoonotiqueNote de bas de page 9. L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE [Office International des Épizooties]), qui offre des conseils aux autorités vétérinaires, indique que le SRAS-CoV-2 est un agent pathogène émergent, et que, s’il est détecté chez un animal, cela doit être signalé à l’OIE à travers une autorité vétérinaire nationale, qui au Canada, se trouve à être l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)Note de bas de page 10. L’ACIA demande à ce que les gens la contactent immédiatement si la COVID-19 est observée chez un animal. Si de nouveaux renseignements entraînent une classification de SRAS-CoV-2 comme agent zoopathogène émergent, cet avis sera mis à jour afin d’inclure des éléments de la réglementation de l’ACIA. Entre-temps, le contrôle des activités avec le SRAS-CoV-2 demeure sous l’autorité de l’ASPC.

2.0 Recommandations en matière de biosécurité pour les activités de diagnostic

Un agent pathogène (p. ex. SRAS-CoV-2) dans un échantillon primaire (c.-à-d. dans son environnement naturel) est exclu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines (LAPHT) et n’est donc pas réglementé par l’ASPC, tant que l’agent pathogène n’a pas été cultivé ou intentionnellement recueilli ou extrait (p. ex. concentré, mis en culture). Les échantillons primaires contiennent généralement des concentrations plus faibles d’un agent pathogène que celles de cultures (c.-à-d. des agents pathogènes cultivés). Des exemples d’échantillons primaires comprennent des échantillons respiratoires (p. ex. des expectorations), du sang, du plasma, des fèces, et des tissus prélevés directement chez des patients. Les échantillons de diagnostic provenant d’animaux exposés naturellement (c.-à-d. ne résultant pas d’études in vivo) sont aussi considérés des échantillons primaires.

Les activités cliniques et celles de diagnostic avec des échantillons primaires n’impliquant pas la mise en culture, la récolte ou l’extraction (c.-à-d. l’isolement) de SRAS-CoV-2 (p. ex. les études de chimie clinique, l’analyse d’urine, les tests hématologiques et sérologiques, la fixation de tissus) peuvent être exemptées de l’exigence relative à la délivrance de permis conformément à l’article 27(1) du Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines (RAPHT). Les échantillons de contrôle de la qualité ou du panel d’épreuves de compétence pour ces tests (p. ex. les contrôles de SRAS-CoV-2) pourraient également être exemptés de l’exigence relative à la délivrance de permis [en vertu de l’article 27(1) du RAPHT]Note de bas de page 11. Les laboratoires dont les activités consistent uniquement à manipuler des échantillons primaires identifiés (c.-à-d. des échantillons dont il est confirmé qu’ils contiennent le SRAS-CoV-2) pourraient également être exemptés de l’exigence relative à la délivrance de permis en fonction du type d’activités prévues (p. ex. des études génomiques qui ne nécessitent pas la mise en culture du virus vivant).

Lorsque des activités de diagnostic et de laboratoire sont exemptées de l’exigence relative à la délivrance de permis, il est tout de même recommandé que, au minimum, de bonnes pratiques microbiologiques en laboratoire soient suivies dans les aires de travail où les échantillons primaires sont manipulésNote de bas de page 12. Cette recommandation rejoint l’article 6 de la LAPHT qui exige que les laboratoires prennent toutes les précautions raisonnables pour protéger la santé et la sécurité du public contre les risques associés à leurs activités. Des pratiques de routine et des précautions universelles sont également recommandées dans les laboratoires où des échantillons primaires pouvant contenir le SRAS-CoV-2 sont manipulés (voir les exemples d’activités de diagnostic ci-dessous)Note de bas de page 13.

Les activités de diagnostic pour lesquelles les pratiques de routine et les précautions universelles sont recommandées comprennent, mais ne se limitent pas, aux exemples suivants :

  • les études de chimie clinique, l’analyse de l’urine, et les analyses hématologiques et sérologiques (p. ex. analyse avec des plateformes automatisées);
  • l’examen visuel d’échantillons ou de tissus inactivés (p. ex. fixés à la formaline);
  • l’examen visuel de cultures bactériennes et fongiques;
  • le marquage (c.-à-d. la coloration) de routine et les analyses au microscope de frottis fixés chimiquement ou par la chaleur;
  • des tests avec des échantillons de virus inactivés;
  • la préparation de l’échantillon pour une extraction des acides nucléiques;
  • la préparation d’échantillons pour leur emballage et leur distribution à des laboratoires de diagnostic pour des tests supplémentaires.

Lorsque des aérosols risquent d’être produits pendant des activités de diagnostic avec des échantillons primaires provenant de patients faisant l’objet d’une enquête pour la COVID-19, il est recommandé que les laboratoires mettent aussi en place les recommandations supplémentaires en matière de biosécurité. Ces recommandations supplémentaires en matière de biosécurité doivent être mises en place en fonction de l’évaluation locale des risques (ELR) du laboratoire, qui prend en considération le potentiel de production de gouttelettes et d’aérosols infectieux pendant les activités de diagnostic et le risque d’exposition qui en résulte. À mesure que plus de renseignements sur le SRAS-CoV-2 deviennent disponibles, il pourrait être déterminé que le risque d’exposition est moindre lors de la manipulation de certains types d’échantillons primairesNote de bas de page 14. Par exemple, les recherches actuelles avec des échantillons primaires provenant de patients faisant l’objet d’une enquête pour la COVID-19 indiquent que la charge virale dans l’urine présente un risque d’exposition faibleNote de bas de page 15Note de bas de page 16Note de bas de page 17Note de bas de page 18. Certaines activités de diagnostic peuvent donner lieu à la production d’aérosols, comme l’inoculation de milieux de culture bactérienne ou fongique et la préparation de frottis pour des analyses microscopiques, d’échantillons pour une technique RT-PCR et de coupes congelées (tissus non fixés) avec un cryostat.

Recommandations supplémentaires en matière de biosécurité

Lorsqu’une enceinte de sécurité biologique (ESB) ou un autre dispositif de confinement primaire est disponible, les recommandations suivantes en matière de biosécurité peuvent être mises en pratique :

  • Un sarrau, des gants, et une protection oculaire ou faciale sont portés lors de la manipulation d’échantillons primaires.
  • Une ESB certifiée, ou un autre dispositif de confinement primaire (p. ex. un système fermé, des isolateurs munis de filtres HEPA) sont utilisés pour les procédures qui peuvent produire des gouttelettes ou des aérosols infectieux et pour des activités impliquant des récipients ouverts dans lesquels se trouvent des matières infectieuses (c.-à-d. pas encore inactivés).
  • La centrifugation d’échantillons primaires doit être effectuée dans des godets de sécurité ou des rotors scellés, qui sont chargés/déchargés dans une ESB ou un autre dispositif de confinement primaire (p. ex. un système fermé, isolateurs munis de filtres HEPA).

Lorsqu’une ESB ou un autre dispositif de confinement primaire n’est pas disponible, les recommandations suivantes en matière de biosécurité peuvent être mises en pratique :

  • Un sarrau, des gants, et une protection oculaire ou faciale sont portés lors de la manipulation d’échantillons primaires.
  • À moins que d’autres mesures appropriées d’atténuation des risques n’aient été mises en œuvre dans l’installation (selon l’ELR), un appareil de protection respiratoire qui procure un niveau de filtration de 95 % ou plus (p. ex. le N95) est porté lorsque les activités pourraient générer des gouttelettes ou des aérosols infectieux.
  • La centrifugation d’échantillons primaires doit être effectuée dans des godets de sécurité ou des rotors scellés, lorsqu’ils sont disponibles.

Lorsque des activités de diagnostic sont réalisées en dehors d’un espace de laboratoire (p. ex. des tests moléculaires au point de soins), les recommandations supplémentaires en matière de biosécurité peuvent être mises en place. Lorsqu’un équipement utilisé comme dispositif de confinement primaire n’est pas disponible (p. ex. une boîte à gants utilisée comme dispositif de confinement primaire), une installation peut déterminer, selon l’ELR, qu’il y a suffisamment de mesures d’atténuation des risques mises en place pour prévenir les incidents d’exposition et la propagation de la contamination à l’intérieur de l’édifice. De telles mesures d’atténuation des risques comprennent, mais ne sont pas limitées àNote de bas de page 19 :

Procédures opératoires normalisées

Des procédures opératoires normalisées (PON) peuvent être mises en œuvre pour réduire les risques d’exposition aux endroits où des activités de laboratoire nécessitent l’utilisation d’instruments et d’appareils automatisés pouvant produire des gouttelettes ou des aérosols. Par exemple, ces procédures peuvent comprendre l’inactivation de la matière infectieuse avant de la placer dans un appareil automatisé (p. ex. le tampon de lyse dont l’inactivation de SRAS-CoV-2 est confirmée est ajouté avant que les échantillons ne soient placés dans un appareil automatisé) ou l’utilisation de contenants primaires moins susceptibles de briser (p. ex. des éprouvettes en plastique plutôt qu’en verre)Note de bas de page 20. Certains laboratoires peuvent également prévoir une période d’attente avant d’ouvrir un appareil pour laisser suffisamment de temps aux gouttelettes ou aux aérosols possiblement présents de se déposer en cas de fuite ou de bris des contenants primaires (p. ex. lorsqu’une centrifugeuse est utilisée sans godets de sécurité ou rotors scellés).

Certains protocoles de préparation des échantillons qui inactivent le SRAS-CoV-2 peuvent être envisagés pour atténuer le risque associé aux procédures en aval effectuées avec des matières infectieuses (p. ex. l’inactivation de SRAS-CoV-2 pour rendre un échantillon non infectieux)Note de bas de page 21. D’après la littérature actuelle, de nombreux protocoles de préparation d’échantillons qui inactivent les virus enveloppés semblent inactiver de manière efficace le SRAS-CoV-2 (p. ex. une solution de Trizol, un tampon de lyse qui contient de la guanidine)Note de bas de page 21. Même si des protocoles d’inactivation des coronavirus par la chaleur (p. ex. pour les échantillons de sérum et de plasma) ont été décrits dans la littérature (p. ex. 56 à 60 °C pendant 30 à 60 minutes), il n’y a actuellement aucun consensus dans la communauté scientifique concernant la température exacte et la durée d’incubation nécessaires pour inactiver efficacement le SRAS-CoV-2Note de bas de page 21Note de bas de page 22Note de bas de page 23. Bien que les protocoles de préparation des échantillons puissent atténuer le risque d’exposition à des matières infectieuses (c.-à-d. en réduisant la charge virale d’un échantillon primaire), un échantillon primaire peut seulement être manipulé comme un échantillon non infectieux de manière sécuritaire si l’inactivation efficace de SRAS-CoV-2 avec le protocole de préparation des échantillons a été validée.

Désinfectants

Selon les données probantes scientifiques actuellement disponibles, les désinfectants chimiques qui sont efficaces contre les virus enveloppés sont appropriés pour décontaminer le SRAS-CoV-2. Ces désinfectants efficaces comprennent de l’hypochlorite de sodium (eau de Javel), une solution d’éthanol à 70 %, une solution d’isopropanol à 70 % (alcool isopropylique), une solution de peroxyde d’hydrogène à 0,5 %, des composés d’ammonium quaternaire et des composés phénoliques. Il est possible que d’autres agents biocides soient moins efficaces (p. ex. une solution de chlorure de benzalkonium de 0,05 à 0,2 %, une solution de gluconate de chlorhexidine à 0,02 %)Note de bas de page 24. Pour complètement inactiver les matières qui contiennent le SRAS-CoV-2, les désinfectants chimiques doivent être utilisés conformément aux instructions du fabricant ou selon des conditions d’utilisation publiées qui ont été démontrées pour inactiver les virus enveloppés. L’inactivation d’une matière infectieuse avec un désinfectant chimique dépend non seulement de la concentration de l’ingrédient actif, mais également de la température, du temps de contact et de la présence de substances qui affectent le processus (p. ex. une matière organique). Pour des exemples, une liste de désinfectants pour les surfaces dures qui sont efficaces contre SRAS-CoV-2 et disponibles sur le marché a été préparée par Santé CanadaNote de bas de page 25.

3.0 Exigences en matière de biosécurité pour les activités in vitro et in vivo

Le SRAS-CoV-2 est classé comme un agent pathogène humain du groupe de risque 3 (GR3) par le Centre de biosûreté. Par conséquent, il existe des exigences strictes en matière de confinement afin de réduire les risques d’exposition et de rejet de matières concentrées ou mises en culture. Le tableau suivant résume les exigences minimales en matière de confinement qui sont appropriées dans les laboratoires où le SRAS-CoV-2 est manipulé sciemment (c.-à-d. intentionnellement). À moins d’être exclu de la LAPHT, ou exempté de l’exigence d’avoir un permis en vertu du RAPHT, toutes les activités in vitro et in vivo avec le SRAS-CoV-2 doivent être menées conformément à un permis délivré en vertu de la LAPHT et dans une installation qui répond aux exigences minimales applicables pour le niveau de confinement indiqué dans le tableau 1, et énoncées dans la Norme canadienne sur la biosécurité (NCB)Note de bas de page 26. Les activités in vivo comprennent l’exposition expérimentale d’un animal au SRAS-CoV-2 et la manipulation qui s’ensuit de ces animaux et des échantillons prélevés d’eux dans un contexte de recherche.

Tableau 1 : Exigences canadiennes en matière de niveau de confinement pour le SRAS-CoV-2
Activités avec le SRAS-CoV-2 Niveau de confinement minimal exigé
Activités in vitro sans mise en culture
Parmi ces activités figurent :
  • les procédures pour concentrer ou isoler de manière intentionnelle le SRAS-CoV-2 à partir d’échantillons primaires prélevés chez un humain ou un animal (p. ex. ultracentrifugation d’un échantillon).
NC3
Activités de mise en culture in vitro
Parmi ces activités figurent :
  • la mise en culture d’échantillons (p. ex. culture du virus);
  • le travail préparatoire pour les activités in vivo;
  • la manipulation d’une culture (c.-à-d. cultivée ou multipliée suite à une mise en culture) dans laquelle la présence du SRAS-CoV-2 est connue en vue de son emballage et de sa distribution à d’autres laboratoires.
NC3
Activités in vivo
Parmi ces activités figurent :
  • la préparation d’un inoculum;
  • l’inoculation d’animaux;
  • le prélèvement d’échantillons chez des animaux infectés expérimentalement.
NC3Note de bas de page 1

Tableau notes de bas de page

Note de bas de page 1

Les travaux dans les zones de confinement de petits animaux (zone PA) doivent répondre aux exigences de la colonne « NC3 » de la NCB et les travaux dans les zones de grands animaux (zone GA) doivent répondre aux exigences de la colonne « NC3-Ag » de la NCB.

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Bon nombre des exigences de la NCB sont axées sur les risques et la performance, de sorte qu’elles sont déterminées en fonction de l’ELR menée. Étant donné les risques associés aux activités in vitro et in vivo avec le SRAS-CoV-2, des mesures supplémentaires en matière de biosécurité peuvent être appropriées en NC3. Les installations doivent effectuer une ELR pour leurs activités planifiées avec le SRAS-CoV-2 afin de déterminer les mesures d’atténuation des risques qui sont appropriées (NCB E4.1.8) et mettre à jour l’ELR et les mesures d’atténuation au fur et à mesure que de nouveaux renseignements deviennent disponibles.

Si de nouveaux renseignements entraînent un changement de la classification du groupe de risque ou la publication d’une directive en matière de biosécurité ou d’un avis de biosécurité, cette information sera reflétée dans la base de données sur les groupes de risque ePATHogèneNote de bas de page 27.

4.0 Transport

Le transport des échantillons de SRAS-CoV-2 doit se conformer au Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (Règlement sur le TMD), ce qui comprend les exigences d’emballage énoncées dans la norme CAN/CGSB-43.125.

Les cultures de SRAS-CoV-2 sont classifiées UN2814, MATIÈRE INFECTIEUSE POUR L’HOMME, classe 6.2, catégorie A.

Les échantillons de SRAS-CoV-2 sous une forme autre qu’une culture peuvent être classifiés :

Les déchets médicaux et cliniques associés au SRAS-CoV-2 sont classifiés :

Les échantillons primaires d’individus asymptomatiques qui ne sont pas connus comme étant positifs pour une maladie infectieuse telle que le SRAS-CoV-2 peuvent être transportés en tant que «échantillons spécimens humains exemptés» (c.-à-d. comme d’habitude), conformément aux conditions de l’exemption 1.42 du Règlement sur le TMD. Des mesures de précaution peuvent être nécessaires, en fonction de facteurs tels que les antécédents médicaux connus, les symptômes, les circonstances individuelles et les conditions locales endémiques. Par exemple, des échantillons primaires des bébés asymptomatiques dont la mère est infectée par le SRAS-CoV-2, ou non diagnostiquée mais présentant des symptômes de COVID-19, pourraient être classés comme des matières infectieuses de catégorie B en fonction de la probabilité de contamination.

Pour plus de renseignements, visitez le site Web de Transports Canada sur le transport de matières dangereuses ou le bulletin de Transports Canada sur l’expédition de substances infectieuses. Pour obtenir de l’aide, veuillez communiquer avec Transports Canada aux adresses suivantes :

En cas d’urgence concernant des marchandises dangereuses, veuillez appeler CANUTEC au 1 888 CANUTEC (226-8832), au 613 996-6666 ou au *666 (pour les téléphones cellulaires).

5.0 Coordonnées

De plus amples renseignements en matière de biosécurité peuvent être obtenus :

Pour contacter l’ACIA si la COVID-19 est observée chez un animal, ou pour recevoir plus de renseignements sur les maladies déclarables ou à notification immédiate chez les animaux, veuillez communiquer avec l’ACIA par courriel au:

6.0 Ressources

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Gouvernement du Canada. (2018). Ligne directrice canadienne sur la biosécurité – Évaluation locale des risques. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/directrices/lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/document.html

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Note de bas de page 2

ProMED-mail. (2019). Undiagnosed pneumonia - China (HU) RFI.

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Note de bas de page 3

ProMED-mail. (2020d). Undiagnosed pneumonia - China (Hubei) (05) : Novel Coronavirus Identified.

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Note de bas de page 4

GenBank. (2020). Wuhan seafood market pneumonia virus isolate Wuhan-Hu-1, complete genome. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.ncbi.nlm.nih.gov/nuccore/MN908947

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Note de bas de page 5

Gouvernement du Canada. (2020). Maladie à coronavirus (COVID-19) : Symptômes et traitement. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/symptomes.html

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Note de bas de page 6

Organisation mondiale de la santé. (2020). Novel Coronavirus – Republic of Korea (ex-China). Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/csr/don/21-january-2020-novel-coronavirus-republic-of-korea-ex-china/en/

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Note de bas de page 7

Organisation mondiale de la santé. (2020). Novel Coronavirus (2019-nCoV) situation reports. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/situation-reports

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Note de bas de page 8

Organisation mondiale de la santé. (2020). Novel Coronavirus. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/westernpacific/emergencies/novel-coronavirus

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Note de bas de page 9

Li, Q., Guan, X., Wu, P., Wang, X., Zhou, L., Tong, Y., et al. (2020). Early Transmission Dynamics in Wuhan, China, of Novel Coronavirus-Infected Pneumonia. The New England Journal of Medicine, 382(13):1199-1207.

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Note de bas de page 10

Organisation mondiale de la santé animale. (2020). Questions et réponses sur la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Consulté le 9 juin 2020 à l’adresse https://www.oie.int/fr/expertise-scientifique/informations-specifiques-et-recommandations/questions-et-reponses-sur-le-nouveau-coronavirus2019/

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Note de bas de page 11

Gouvernement du Canada. (2016). Exemptions de l’exigence relative à la délivrance de permis en vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines et du Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/loi-agents-pathogenes-toxines/exemptions-exigence-relative-a-delivrance-permis-vertu-loi-agents-pathogenes-humains-toxines-reglement-agents-pathogenes-humains-toxines.html

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Note de bas de page 12

Society for General Microbiology. (2014). Good microbiological laboratory practice. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse http://www.microbiologyonline.org.uk/teachers/safety-information/good-microbiological-laboratory-practice

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Note de bas de page 13

Gouvernement du Canada. (2016). Guide canadien sur la biosécurité (2e éd.). Ottawa, ON, Canada : Gouvernement du Canada. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/guide-deuxieme-edition.html

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Note de bas de page 14

Organisation mondiale de la santé. (2020). Laboratory testing for coronavirus disease (COVID-19) in suspected human cases. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/publications-detail/laboratory-testing-for-2019-novel-coronavirus-in-suspected-human-cases-20200117

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Note de bas de page 15

Wang, W., Xu, Y., Gao, R., Lu, R., Han, K., Wu, G., & Tan, W. (2020). Detection of SARS-CoV-2 in Different Types of Clinical Specimens. Journal of the American Medical Association, 323(18):1843-1844.

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Note de bas de page 16

Young, B. E., Ong, S. W. X., Kalimuddin, S., Low, J. G., Tan, S. Y., Loh, J., et al. (2020). Epidemiologic Features and Clinical Course of Patients Infected With SARS-CoV-2 in Singapore. Journal of the American Medical Association, 323(15):1488-1494.

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Note de bas de page 17

Huang, C., Wang, Y., Li, X., Ren, L., Zhao, J., Hu, Y., et al. (2020) Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China. Lancet, 395 (10223): 497–506.

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Note de bas de page 18

To, K. K., Tsang, O. T., Leung, W. S., Tam, A. R., Wu, T. C., Lung, D. C., et al. (2020). Temporal profiles of viral load in posterior oropharyngeal saliva samples and serum antibody responses during infection by SARS-CoV-2: an observational cohort study. The Lancet Infectious Disease. pii: S1473-3099(20)30196-1.

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Note de bas de page 19

Organisation mondiale de la santé. (2020). Laboratory biosafety guidance related to coronavirus disease (COVID-19). Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/publications-detail/laboratory-biosafety-guidance-related-to-coronavirus-disease-(covid-19)

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Note de bas de page 20

Food and Drug Administration. (2020). CDC’s 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV) Real-Time Reverse Transcriptase (RT)-PCR Diagnostic Panel. Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.aphl.org/Materials/FDANoticetoCDC_AutomatedExtraction_03082020.pdf

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Note de bas de page 21

Pan, Y., Long, L., Zhang, D., Yan, T., Cui, S., Yang, P., et al. (2020) Potential false-negative nucleic acid testing results for Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 from thermal inactivation of samples with low viral loads. American Association for Clinical Chemistry, 66(6):794-801.

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Note de bas de page 22

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Note de bas de page 23

Rabenau, H. F., Cinatl, J., Morgenstern, B., Bauer, G., Preiser, W., et Doerr, H. W. (2005). Stability and inactivation of SARS coronavirus. Medical microbiology and immunology, 194 (1-2):1-6.

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Note de bas de page 24

Organisation mondiale de la santé. (2020). Laboratory biosafety guidance related to coronavirus disease (COVID-19). Consulté le 10 juin 2020 à l’adresse https://www.who.int/publications-detail/laboratory-biosafety-guidance-related-to-coronavirus-disease-(covid-19)

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Note de bas de page 25

Gouvernement du Canada. (2020). Désinfectants pour surfaces dures et désinfectants pour les mains (COVID-19) : Liste de désinfectants dont l’utilisation contre la COVID-19 a été prouvée. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/desinfectants/covid-19/liste.html

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Note de bas de page 26

Gouvernement du Canada. (2015). Norme canadienne sur la biosécurité (2e éd.). Ottawa, ON, Canada : Gouvernement du Canada. Disponible à l’adresse https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/deuxieme-edition.html

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Note de bas de page 27

Gouvernement du Canada. ePATHogène - la base de données sur les groupes de risque. Disponible à l’adresse https://health.canada.ca/fr/epathogene

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