Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Legionella pneumophila

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ: AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I — AGENT INFECTIEUX

NOM: Legionella pneumophila

SYNONYME OU RENVOI: Maladie du légionnaire, légionellose, fièvre de Pontiac(1,2).

CARACTÉRISTIQUES: Legionella pneumophila est une bactérie Gram négatif aérobie stricte de la famille des Legionellaceae(3). Elle se colore mal et peut apparaître sous différentes formes. Dans les échantillons de tissus pulmonaires ou les expectorations, L. pneumophila apparaît sous la forme d'un court bâtonnet de 3 à 5 μm de longueur. En culture, elle apparaît sous la forme d'un long bacille filamenteux de 10 à 25 μm de longueur. Le nombre de sérogroupes reconnus varie, le chiffre le plus élevé étant de 16(3,4).

SECTION II — DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ: L'infection à L. pneumophila peut entraîner la maladie du légionnaire, une forme grave de pneumonie(4,5). Les symptômes de la maladie du légionnaire comprennent une confusion, des céphalées, une diarrhée, des douleurs abdominales, une fièvre, des frissons et une myalgie, ainsi qu'une toux sèche(5). Le taux de mortalité signalé est de 15 à 25 %(3,4).

La fièvre de Pontiac est une forme non pneumonique de l'infection à L. pneumophila(2). Les symptômes sont de nature grippale, soit une fièvre, de la fatigue, une myalgie, des céphalées, un mal de gorge et des nausées; une toux peut être présente ou non. La fièvre de Pontiac est autolimitante et ne requiert aucune hospitalisation ni aucun traitement antibiotique(3). Aucun décès n'a été signalé en lien avec la fièvre de Pontiac.

Même si 85 à 90 % des cas peuvent être attribués à L. pneumophila, environ la moitié des 49 autres espèces appartenant à ce genre ont entraîné des maladies chez l'humain(6). On avance l'hypothèse selon laquelle jusqu'à 40 % des cas associés à ces pathogènes rares, attribués à des espèces et à des groupes autres que le sérogroupe 1 de L. pneumophila, ne sont pas décelés correctement sur le plan clinique lorsqu'on utilise pour le diagnostic uniquement les trousses de dépistage des antigènes urinaires offertes sur le marché, lesquelles ne ciblent que le sérogroupe 1 de L. pneumophila(4).

ÉPIDÉMIOLOGIE: L. pneumophila est répandue dans le monde entier(7). Des infections ont été signalées en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Europe et en Afrique. L. pneumophila est à l'origine de 1 à 2 % des cas de pneumonie chez l'adulte(7). Le nombre de cas signalés augmente en été et à l'automne(1). Pendant une épidémie de fièvre de Pontiac, 95 à 100 % des personnes exposées à la source présenteront une infection. En revanche, pendant une épidémie de la maladie du légionnaire, seulement 2 à 7 % des personnes exposées présenteront l'infection(8). La prévalence de la maladie du légionnaire au Canada est faible, soit environ 75 cas signalés chaque année. Ce chiffre équivaut à 1,3 à 3,5 cas pour 1 000 000 de personnes(9). L'agent étiologique le plus courant de la maladie du légionnaire est le sérogroupe 1 de L. pneumophila (Lp1)(9,10). Lp1 est à l'origine de 61 à 88 % des cas signalés. Une autre distinction établie entre les types de séquences montre que la séquence de type 1 (ST1) est le plus souvent associée à la maladie du légionnaire(10).

GAMME D'HÔTES: Humains, amibes(3) et infections expérimentales chez des cobayes, chez des souris, chez des rats, dans des œufs de poule embryonnés et dans des lignées cellulaires humaines et animales(11).

DOSE INFECTIEUSE: Inconnue.

MODE DE TRANSMISSION: Peut être transmise par des aérosols et par aspiration d'eau contaminée(1,3,4).

PÉRIODE D'INCUBATION: La période d'incubation est de 2 à 14 jours dans le cas de la maladie du légionnaire(3,8). La fièvre de Pontiac présente une période d'incubation de 30 à 90 heures (la période la plus courante étant de 24 à 48 heures)(2).

TRANSMISSIBILITÉ: On n'a décrit aucun cas de transmission d'une personne à une autre(11) ni aucun cas de transmission zoonotique (d'un animal à un humain) ou d'un animal à un autre(5).

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR: L. pneumophila se trouve naturellement dans la plupart des sources d'eau douce, y compris les lacs, les étangs et les rivières(1,12,13). On trouve la bactérie dans les tours de réfrigération, la plomberie, les chauffe-eau et les bains thermaux(3,7). La bactérie a aussi été isolée à partir d'échantillons de sol(14).

ZOONOSE: Aucune(12).

VECTEURS: Aucun.

SECTION IV — VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS: L. pneumophila est sensible à l'érythromycine, à la clarithromycine, à l'azithromycine, à la tétracycline, à la moxifloxine et à la lévofloxacine(1,3). Les aminoglycosides comme la gentamicine, la kanamycine et la streptomycine sont efficaces contre L. pneumophila(15,16); il existe toutefois des souches mutantes qui sont résistantes à la streptomycine(17). Les antibiotiques de type bêta -lactamine (pénicilline, céphalosporines) ne sont pas efficaces contre L. pneumophila(18).

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS: L. pneumophila est sensible à des solutions à 1 % d'hypochlorite de sodium, au phénol à 2 %, au glutaraldéhyde à 2 %, à l'alcool isopropylique et au formaldéhyde(19).

INACTIVATION PHYSIQUE: L. pneumophila peut être inactivée dans l'eau par la lumière UV, et par une exposition de 0,4 minute à des températures de 80 °C dans son environnement aqueux(20). L'inactivation par autoclavage se fait à 121 °C pendant 15 minutes(21).

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE: L. pneumophila se trouve naturellement dans la plupart des sources d'eau douce, y compris les lacs, les étangs et les rivières(1,12,13). On trouve aussi la bactérie dans les tours de réfrigération, la plomberie, les chauffe-eau et les bains thermaux(3,7). L. pneumophila peut survivre jusqu'à 139 jours dans l'eau distillée et jusqu'à 415 jours dans l'eau du robinet(22). Elle peut survivre hors de l'hôte plus de 98 jours dans des biofilms, comme ceux qui se forment dans les réseaux d'alimentation en eau potable et dans les réseaux d'alimentation en eau des établissements de santé(23). Les échantillons cliniques favorisent habituellement la survie de L. pneumophila pendant 1 semaine au maximum(3).

SECTION V — PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE: Surveiller les symptômes. Le diagnostic peut être confirmé par identification de L. pneumophila, qui est souvent isolée des sécrétions respiratoires, par culture, par coloration immunofluorescente, par dépistage des antigènes dans l'urine, par PCR ou par des tests sérologiques(3,24).

Remarque: Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement toutes disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT: Pour traiter la pneumonie à L. pneumophila, on utilise des fluoroquinolones respiratoires et des macrolides plus récents(1,13). Le traitement dure habituellement de 7 à 10 jours, ou 21 jours dans le cas de patients immunodéprimés(1). La fièvre de Pontiac ne requiert aucun traitement antimicrobien.

IMMUNISATION: Aucune.

PROPHYLAXIE: Aucune, mais certains antibiotiques peuvent réduire le risque de contracter une infection pneumococcique à L. pneumophila(18).

SECTION VI — DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE: Un cas d'infection à Legionella pneumophila acquise en laboratoire a été signalé(11). L'infection avait été causée par l'inhalation d'aérosols pendant des études chez l'animal.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS: Les sources de L. pneumophila en laboratoire sont notamment les suivantes: expectorations, échantillons provenant des voies respiratoires inférieures, liquide pleural, sang, liquide péricardique, reins, foie, rate, myocarde et tissus mous(3). Parmi les autres sources, notons des échantillons d'eau provenant de réseaux d'alimentation en eau et de sources d'eau douce(1,13,23).

DANGERS PRIMAIRES: L'inhalation d'aérosols pendant la manipulation d'échantillons ou de cultures constitue le principal risque associé à L. pneumophila(11).

DANGERS PARTICULIERS: Franscisella tularensis et L. pneumophila peuvent toutes deux être cultivées en gélose d'extrait de levure de charbon tamponnée, ce qui, jumelé à une réaction croisée dans des expériences de sérotypage, a amené à confondre F. tularensis avec L. pneumophila(3).

SECTION VII — CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION DU GROUPE DE RISQUE: Groupe de risque 2(25).

EXIGENCES DE CONFINEMENT: Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux(27).

VÊTEMENTS DE PROTECTION: Sarrau. Gants, lorsqu'un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu'il y a un risque connu ou potentiel d'éclaboussure(27).

AUTRES PRÉCAUTIONS: Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s'effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB). L'utilisation d'aiguilles, de seringues et d'autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle(27).

SECTION VIII — MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS: Laisser les aérosols se déposer et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie-tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer(27).

ÉLIMINATION: Une décontamination par stérilisation à la vapeur, désinfection chimique ou incinération doit être effectuée avant la mise au rebut des déchets infectieux(27).

ENTREPOSAGE: Tout le matériel infectieux doit être entreposé dans des contenants scellés et correctement étiquetés(27).

SECTION IX — RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION: L'importation, le transport et l'utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR: Septembre 2010.

PRÉPARÉE PAR: Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l'utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

Tous droits réservés
© Agence de la santé publique du Canada, 2010
Canada

RÉFÉRENCES

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