Guide sur l’Herpès génital:  Étiologie et épidémiologie

Étiologie et épidémiologie pour l'herpès génital.

Remarque : Ce guide fournit très peu d’informations sur l’herpès néonatal. Pour de plus amples informations, consulter le document de principes de la Société canadienne de pédiatrie sur la prévention et la prise en charge des infections néonatales au virus herpès simplex (VHS).

Sur cette page :

Étiologie

Les deux types de virus herpès simplex, VHS-1 et VHS-2, causent l’herpès génitalNote de bas de page 1.

Épidémiologie

Au Canada, l’incidence annuelle de l’herpès génital attribuable au VHS-1 et VHS-2 est inconnueNote de bas de page 2. De nombreux cas d’infection ne sont pas diagnostiqués et, par conséquent, les rapports épidémiologiques ne donnent qu’un tableau partiel de l’incidence et de la prévalence du VHSNote de bas de page 3. Plusieurs études ont porté sur les anticorps spécifiques de type IgG (immunoglobulines G). La sérologie spécifique de type permet de distinguer les anticorps anti-HSV-1 et anti-HSV-2, cependant un résultat sérologique positif (réactif) n’identifie pas le site d’infection, ce qui limite son utilité pour estimer la prévalence de l’herpès génital.

Selon l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) réalisée de 2009 à 2011, on a estimé à 13,6 % la séroprévalence du VHS-2 chez les Canadiens âgés de 14 à 50 ansNote de bas de page 4. Bien que, le VHS-2 ait été la cause la plus fréquente de l’herpès génitalNote de bas de page 5, on observe une augmentation notable du nombre de cas d’infection génitale au VHS-1, particulièrement chez les femmesNote de bas de page 6Note de bas de page 7.

En Colombie-Britannique, un test de détection des anticorps anti-VHS-2 réalisé sur des échantillons de sérum restants fournis à des fins de tests prénataux a révélé que la séroprévalence globale était de 17,3 % et que la prévalence augmente avec l’âge, celle-ci se situant entre 7,1 % chez les femmes âgées de 15 à 19 ans et 28,2 % chez celles âgées de 40 à 44 ansNote de bas de page 8.

Dans des études réalisées en Nouvelle-ÉcosseNote de bas de page 9 et au Nouveau-BrunswickNote de bas de page 10, des cultures effectuées sur des échantillons prélevés sur des lésions d'herpès génital ont indiqué que plus de 50 % des infections étaient causés par le VHS-1Note de bas de page 9Note de bas de page 10. Dans ces deux études, les jeunes affichaient un pourcentage plus élevé d’herpès génital causé par le VHS-1Note de bas de page 9Note de bas de page 10.

Au Canada, de 2000 à 2003, l’incidence de l’infection néonatale au VHS était de 5,9 pour 100 000 naissances vivantes; 62,5 % des cas étaient attribuables au VHS-1Note de bas de page 11.

Références

Note de bas de page 1

Corey L, Adams HG, Brown ZA, Holmes KK. Genital herpes simplex virus infections: clinical manifestations, course, and complications. Ann Intern Med. 1983;98(6):958-972.

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Note de bas de page 2

Li X, Kim PHK, Gilbert M. Trends in Herpes Simplex Virus Cases in British Columbia, 1992-2006. –June 19, 2008. https://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.516.5960&rep=rep1&type=pdf

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Note de bas de page 3

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Note de bas de page 4

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Note de bas de page 5

The American College of Obstetricians and Gynecologists. Frequently asked questions. Gynecologic problems. FAQ054, Genital Herpes..2019 https://www.acog.org/womens-health/faqs/genital-herpes

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Note de bas de page 6

Gupta R, Warren T, Wald A. Genital herpes. Lancet. 2007;370(9605):2127-2137.

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Note de bas de page 8

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Note de bas de page 10

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Note de bas de page 11

Kropp RY, Wong T, Cormier L, et al. Neonatal herpes simplex virus infections in Canada: results of a 3-year national prospective study. Pediatrics. 2006;117(6):1955-1962.

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