Guide sur l'Herpès génital: Informations importantes et ressources

Le présent guide porte sur la prise en charge de l’herpès génital. L’herpès génital : Outil de counselling est un complément du guide.

Remarque : Ce guide fournit très peu d’informations sur l’herpès néonatal. Pour de plus amples informations, consulter le document de principes de la Société canadienne de pédiatrie sur la prévention et la prise en charge des infections néonatales au virus herpès simplex (VHS).

Sur cette page :

Importance en santé publique

L’herpès est une infection chronique caractérisée par des récurrences cliniques et subcliniques. L’excrétion virale asymptomatique est fréquente. La transmission peut se produire par personne symptomatique ou asymptomatique.

Historiquement, le virus herpès simplex de type 2 (VHS-2) a été la cause la plus fréquente d’herpès génital; cependant l’herpès génital peut aussi être causé par le VHS de type 1 (VHS-1). A l’échelle mondiale, on a noté une augmentation de la fréquence des infections au VHS-1 ainsi qu’une hausse marquée du nombre d’infections génitales au VHS-1.

Le VHS peut provoquer une infection disséminée sévère chez les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées.

Dans les cas d’herpès génital primaire (VHS-1 ou VHS-2) non traité, le risque de transmission verticale est de 30 à 50 % pendant la seconde moitié de la grossesse. L’herpès néonatal peut causer une morbidité grave (y compris des séquelles neurologiques et développementales à long terme) et est associé à un taux élevé de mortalité.

L’herpès génital augmente le risque d’acquisition et de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), en particulier lorsque l’infection est récente.

Remarque : Les infections génitales et néonatales au VHS sont à déclaration obligatoire dans certaines provinces et certains territoires. Consulter les lignes directrices de votre province ou territoire en matière de déclaration des cas.

Dépistage

Le dépistage du VHS n’est pas recommandé chez les personnes n’ayant pas d’antécédents de lésions anogénitales.

Tests diagnostiques

Chez les personnes symptomatiques, l’herpès est généralement diagnostiqué à l’aide de techniques d’identification virale telles que le test d’amplification des acides nucléiques (TAAN) ou la culture virale. Si le test n’est pas possible ou le test d’une personne symptomatique donne des résultats négatifs, la sérologie spécifique de type du VHS peut s’avérer utile pour le diagnostic. Les tests de sérologie spécifique de type peuvent permettre de déterminer la nécessité de mesures préventives en démontrant que les partenaires sont sérodifférents (les deux partenaires sont atteints d’une infection par le VHS, mais de types différents), sérodiscordants (un seul partenaire a le VHS) ou concordants (les deux partenaires ont contracté le même type de VHS). La disponibilité des tests de sérologie spécifique de type varie selon les régions du Canada.

Traitement

Les options thérapeutiques comprennent l’acyclovir, le famciclovir et le valacyclovir administrés par voie orale. Lors d’un premier épisode d’herpès génital, le traitement par ces médicaments doit être amorcé dans les trois (3) à sept (7) jours suivant l’apparition des symptômes afin d’optimiser les bienfaits du traitement. La durée du traitement varie de cinq (5) à dix (10) jours selon le médicament et le stade clinique au moment de la présentation.

Un premier épisode d’herpès génital pendant la grossesse devrait être traité par des antiviraux. L’accouchement par césarienne est fortement recommandé en cas de premier épisode d’herpès génital au cours du troisième trimestre. En cas d’antécédents d’herpès génital, un traitement suppressif à partir de la 36e semaine de grossesse peut aider à prévenir les récurrences et l’excrétion virale asymptomatique et ainsi réduire le besoin d’une césarienne

Un traitement suppressif quotidien peut aider à contrôler les signes et les symptômes, à améliorer la qualité de vie et à réduire la transmission du VHS. Le traitement suppressif est recommandé pour les personnes qui présentent des épisodes récurrents fréquents (> 6/année) ou des récurrences très symptomatiques. Il peut être aussi envisagé chez les personnes qui cherchent à réduire le risque de transmission verticale ou de transmission à un partenaire sexuel.

Suivi

Le suivi est indiqué chez les personnes présentant des épisodes récurrents, les personnes enceintes, les nourrissons à risque et lorsque la pharmacorésistance est soupçonnée.

Notification aux partenaires

Dans le cas de l’herpès génital, la notification aux partenaires n’est pas requise à titre de mesure de santé publique, notamment parce que la plupart des premiers épisodes cliniquement évidents sont des récurrences et qu’il est difficile de déterminer si un(e) partenaire sexuel(le) est déjà atteint(e) du VHS.  Encourager les personnes qui présentent un premier épisode d’herpès génital et celles avec une maladie récurrente à informer leurs partenaires pour les sensibiliser au risque d’infection et pour qu’ils consultent leur prestataire de soins de santé si nécessaire aux fins de diagnostic et de traitement.

Ressources

Ressources de sensibilisation

Articles de journaux

Autre ligne directrice

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