Guide sur l’Herpès génital:  Dépistage et tests diagnostiques

Dépistage et test diagnostiques pour l'herpès génital.

Remarque : Ce guide fournit très peu d'informations sur l'herpès néonatal. Pour de plus amples informations, consulter le document de principes de la Société canadienne de pédiatrie sur la prévention et la prise en charge des infections néonatales au virus herpès simplex (VHS).

Sur cette page :

Dépistage

VHS

Population générale
Le dépistage du VHS n'est pas recommandé chez les personnes n'ayant pas d'antécédents de lésions anogénitalesNote de bas de page 1Note de bas de page 2Note de bas de page 3.

Grossesse
Les professionnels de la santé devraient systématiquement se renseigner sur tout antécédent de signes et symptômes pouvant évoquer l'herpès génital. Les données probantes sont insuffisantes pour soutenir le dépistage pendant la grossesse lorsque ni les facteurs de risque ni les antécédents de lésions génitales ne sont identifiésNote de bas de page 4Note de bas de page 5. Chez  les personnes enceintes ayant une infection au VHS-2 confirmée, les données probantes sont insuffisantes pour appuyer des analyses de routine visant à détecter l'excrétion viraleNote de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 5.

Autres ITSS

Le dépistage des ITSS varie selon l'âge, le genre, le sexe et les antécédents médicaux et sexuels. Toute personne présentant des facteurs de risque d'ITSS devrait être dépistée pour les ITSS et traitée de façon appropriée pour prévenir la transmission et la réinfection.

L'herpès génital, en particulier une infection récente, peut augmenter le risque d'acquisition et de transmission du VIHNote de bas de page 6Note de bas de page 7Note de bas de page 8Note de bas de page 9Note de bas de page 10.

Les personnes évaluées ou traitées pour l'herpès génital devraient être dépistées pour:

Les diagnostics différentiels comprennent les autres causes infectieuses d'ulcérations anogénitales telles que la syphilis, le chancre mou et la lymphogranulomatose vénérienne (en particulier chez les gbHARSAH)Note de bas de page 11Note de bas de page 12Note de bas de page 13. Les ulcérations anogénitales peuvent également être attribuées à des infections fongiques, virales ou bactériennes non transmissibles sexuellement ainsi qu'à des affections et maladies non infectieuses de la peau et des muqueusesNote de bas de page 14Note de bas de page 15Note de bas de page 16Note de bas de page 17Note de bas de page 18Note de bas de page 19.

Tests diagnostiques

Le diagnostic de l'herpès repose sur des techniques d'identification virale telles que le TAAN ou la mise en culture viraleNote de bas de page 20. La sérologie spécifique de type peut également être utile lorsqu'un résultat négatif est obtenu au moyen des techniques d'identification virale chez une personne ayant des antécédents compatibles avec l'herpès génital. Consulter le laboratoire local pour les tests disponibles, leur performance et les prélèvements requis.  

Lorsque le TAAN ou la  culture fournit un résultat positif pour le VHS, le type de VHS doit être  déterminé afin qu'un counseling approprié puisse être fourniNote de bas de page 21.

Prélèvements et tests recommandés chez les personnes symptomatiques

TAAN
La sensibilité et la spécificité du TAAN avoisinent les 100 %, avec l'obtention des résultats d'analyse dans un court délaiNote de bas de page 1Note de bas de page 22Note de bas de page 23.

Le TAAN est approprié dans les cas suivants :

Culture virale

Les cultures provenant de lésions causées par le VHS peuvent fournir un résultat positif en 24 heures.

La culture permet de déterminer le type de VHSNote de bas de page 25Note de bas de page 26. Elle fournit de l'information sur la sensibilité, ce qui la rend appropriée lorsqu'une résistance aux antiviraux est suspectéeNote de bas de page 27.

La sensibilité varie en fonction de la lésion dont un échantillon a été prélevé (94 % pour les vésicules, 87 % pour les lésions pustuleuses, mais seulement 70 % pour les ulcères)Note de bas de page 21. La sensibilité de la culture diminue lorsque les lésions commencent à se cicatriser et est faible pour les lésions récurrentesNote de bas de page 21. En raison de sa sensibilité supérieure, considérer le TAAN lorsqu'un résultat de culture faux négatif est suspectéNote de bas de page 1Note de bas de page 23. Si le TAAN n'est pas disponible, la culture virale peut être répétée au moyen de prélèvements de lésions fraîches.

Sérologie spécifique de type

Consulter le laboratoire local quant à la disponibilité des tests de sérologie spécifique de type de VHS.

Une étude sur la sérologie spécifique de type a montré que la sensibilité et la spécificité pour le VHS-2 sont respectivement de 80,5 % et de 98,5 % alors que la sensibilité et la spécificité pour le VHS-1 sont respectivement de 91 % et de 96,4 %Note de bas de page 28.

Les tests de sérologie spécifique de type peuvent démontrer si les partenaires sont sérodifférents (les deux partenaires ont le VHS, mais des types différents), sérodiscordants (un seul partenaire a le VHS) ou concordants (les deux partenaires ont le même type de VHS). 

La sérologie spécifique de type peut être utile dans les situations suivantes :

La sérologie spécifique de type ne devrait pas être utilisée pour le dépistage des personnes asymptomatiques pour les raisons suivantes :

Références

Note de bas de page 1

Ratnam S, Severini A, Zahariadis G, Petric M, Romanowski B. The diagnosis of genital herpes - beyond culture: An evidence-based guide for the utilization of polymerase chain reaction and herpes simplex virus type-specific serology. Can J Infect Dis Med Microbiol. 2007;18(4):233-240.

Retour à la référence de la note de bas de page 1

Note de bas de page 2

Guerry SL, Bauer HM, Klausner JD, et al. Recommendations for the selective use of herpes simplex virus type 2 serological tests. Clin Infect Dis. 2005;40(1):38-45.

Retour à la référence de la note de bas de page 2

Note de bas de page 3

Marc S, Gabrielle L, Rachel CdM. Serology for Herpes Simplex Virus: tips, pitfalls and misconceptions. Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ) 2018(First published in French in the October 2016 issue of the journal Le médecin du Québec).

Retour à la référence de la note de bas de page 3

Note de bas de page 4

Brown ZA, Gardella C, Wald A, Morrow RA, Corey L. Genital herpes complicating pregnancy [published correction appears in Obstet Gynecol. 2006 Feb;107(2 Pt 1):428] [published correction appears in Obstet Gynecol. 2007 Jan;109(1):207]. Obstet Gynecol. 2005;106(4):845-856.

Retour à la référence de la note de bas de page 4

Note de bas de page 5

Kulhanjian JA, Soroush V, Au DS, et al. Identification of women at unsuspected risk of primary infection with herpes simplex virus type 2 during pregnancy. N Engl J Med. 1992; 326(14):916-920.

Retour à la référence de la note de bas de page 5

Note de bas de page 6

Van de Perre P, Segondy M, Foulongne V, et al. Herpes simplex virus and HIV-1: deciphering viral synergy. Lancet Infect Dis. 2008;8(8):490-497.

Retour à la référence de la note de bas de page 6

Note de bas de page 7

Gupta R, Warren T, Wald A. Genital herpes. Lancet. 2007;370(9605):2127-2137.

Retour à la référence de la note de bas de page 7

Note de bas de page 8

Freeman EE, Weiss HA, Glynn JR, Cross PL, Whitworth JA, Hayes RJ. Herpes simplex virus 2 infection increases HIV acquisition in men and women: systematic review and meta-analysis of longitudinal studies. AIDS. 2006;20(1):73-83.

Retour à la référence de la note de bas de page 8

Note de bas de page 9

Wald A, Link K. Risk of human immunodeficiency virus infection in herpes simplex virus type 2-seropositive persons: a meta-analysis. J Infect Dis. 2002;185(1):45-52.

Retour à la référence de la note de bas de page 9

Note de bas de page 10

Smith CR, Pogany L, Auguste U, Steben M, Lau TTY. Le traitement antirviral suppressif du virus herpès simplex prévient-il la transmission du virus chez une population séropositive pour le VIH? Examen systématique. Relevé des maladies transmissibles au Canada. 2016;42-2:41-50.

Retour à la référence de la note de bas de page 10

Note de bas de page 11

Bong CT, Bauer ME, Spinola SM. Haemophilus ducreyi: clinical features, epidemiology, and prospects for disease control. Microbes Infect. 2002;4(11):1141-1148.

Retour à la référence de la note de bas de page 11

Note de bas de page 12

Singh AE, Romanowski B. Syphilis: review with emphasis on clinical, epidemiologic, and some biologic features. Clin Microbiol Rev. 1999; 12(2):187-209.

Retour à la référence de la note de bas de page 12

Note de bas de page 13

Schachter J, Osoba AO. Lymphogranuloma venereum. Br Med Bull. 1983;39(2):151-154.\

Retour à la référence de la note de bas de page 13

Note de bas de page 14

Kropp RY, Wong T; Canadian LGV Working Group. Emergence of lymphogranuloma venereum in Canada. CMAJ. 2005;172(13):1674-1676.

Retour à la référence de la note de bas de page 14

Note de bas de page 15

Public Health Agency of Canada. Reported cases and rates of notifiable STI from January 1 to June 30, 2004, and January 1 to June 30, 2003. 2004.

Retour à la référence de la note de bas de page 15

Note de bas de page 16

Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Lymphogranuloma venereum among men who have sex with men--Netherlands, 2003-2004. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2004; 53(42):985-988.

Retour à la référence de la note de bas de page 16

Note de bas de page 17

Nieuwenhuis RF, Ossewaarde JM, Götz HM, et al. Resurgence of lymphogranuloma venereum in Western Europe: an outbreak of Chlamydia trachomatis serovar l2 proctitis in The Netherlands among men who have sex with men. Clin Infect Dis. 2004;39(7):996-1003.

Retour à la référence de la note de bas de page 17

Note de bas de page 18

Shahin R, Sarwal S, Ackery J-A, Wong T. Infectious syphilis in MSM, Toronto, 2002: public health interventions. Paper presented at: Annual Meeting of the International Society for STD Research; July 2003; Ottawa, ON. Abstract 0685.

Retour à la référence de la note de bas de page 18

Note de bas de page 19

Sarwal S, Shahin R, Ackery J-A, Wong T. Infectious syphilis in MSM, Toronto, 2002: outbreak investigation. Paper presented at: Annual Meeting of the International Society for STD Research; July 2003; Ottawa, ON. Abstract 0686.

Retour à la référence de la note de bas de page 19

Note de bas de page 20

Kimberlin DW. Herpes simplex virus infections of the newborn. Semin Perinatol. 2007;31(1):19-25. 

Retour à la référence de la note de bas de page 20

Note de bas de page 21

Workowski KA, Bolan GA; Centers for Disease Control and Prevention. Sexually transmitted diseases treatment guidelines, 2015 [published correction appears in MMWR Recomm Rep. 2015 Aug 28;64(33):924]. MMWR Recomm Rep. 2015;64(RR-03):1-137.

Retour à la référence de la note de bas de page 21

Note de bas de page 22

Coyle PV, Desai A, Wyatt D, McCaughey C, O'Neill HJ. A comparison of virus isolation, indirect immunofluorescence and nested multiplex polymerase chain reaction for the diagnosis of primary and recurrent herpes simplex type 1 and type 2 infections. J Virol Methods. 1999; 83(1-2):75-82.

Retour à la référence de la note de bas de page 22

Note de bas de page 23

Morse SA, Trees DL, Htun Y, et al. Comparison of clinical diagnosis and standard laboratory and molecular methods for the diagnosis of genital ulcer disease in Lesotho: association with human immunodeficiency virus infection. J Infect Dis. 1997;175(3):583-589.

Retour à la référence de la note de bas de page 23

Note de bas de page 24

Corey L, Wald A. Maternal and neonatal herpes simplex virus infections [published correction appears in N Engl J Med. 2009 Dec 31;361(27):2681]. N Engl J Med. 2009;361(14):1376-1385.

Retour à la référence de la note de bas de page 24

Note de bas de page 25

Money D, Steben M. No. 207-Genital Herpes: Gynaecological Aspects. J Obstet Gynaecol Can. 2017;39(7):e105-e111.

Retour à la référence de la note de bas de page 25

Note de bas de page 26

Steben M. Genital herpes simplex virus infection. Clin Obstet Gynecol. 2005;48(4):838-844.

Retour à la référence de la note de bas de page 26

Note de bas de page 27

Sarisky RT, Quail MR, Clark PE, et al. Characterization of herpes simplex viruses selected in culture for resistance to penciclovir or acyclovir. J Virol. 2001;75(4):1761-1769.

Retour à la référence de la note de bas de page 27

Note de bas de page 28

Whittington WL, Celum CL, Cent A, Ashley RL. Use of a glycoprotein G-based type-specific assay to detect antibodies to herpes simplex virus type 2 among persons attending sexually transmitted disease clinics. Sex Transm Dis. 2001;28(2):99-104.

Retour à la référence de la note de bas de page 28

Note de bas de page 29

Westhoff GL, Little SE, Caughey AB. Herpes simplex virus and pregnancy: a review of the management of antenatal and peripartum herpes infections. Obstet Gynecol Surv. 2011;66(10):629-638.

Retour à la référence de la note de bas de page 29

Note de bas de page 30

Eing BR, Lippelt L, Lorentzen EU, et al. Evaluation of confirmatory strategies for detection of type-specific antibodies against herpes simplex virus type 2. J Clin Microbiol. 2002;40(2):407-413. 

Retour à la référence de la note de bas de page 30

Note de bas de page 31

Turner KR, Wong EH, Kent CK, Klausner JD. Serologic herpes testing in the real world: validation of new type-specific serologic herpes simplex virus tests in a public health laboratory. Sex Transm Dis. 2002;29(7):422-425.

Retour à la référence de la note de bas de page 31

Note de bas de page 32

Ashley-Morrow R, Krantz E, Wald A. Time course of seroconversion by HerpeSelect ELISA after acquisition of genital herpes simplex virus type 1 (HSV-1) or HSV-2. Sex Transm Dis. 2003;30(4):310-314.

Retour à la référence de la note de bas de page 32

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :