Prévention et contrôle de la maladie COVID-19 : Lignes directrices pour les milieux de soins à domicile

Le présent document a été mis à jour et republié le 16 juin 2021. Veuillez vous référer à cette page pour les mises à jour ultérieures.

Sur cette page

Nouveautés des dernières mises à jour

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) élabore des lignes directrices sur la prévention et le contrôle des infections (PCI) qui sont fondées sur des données probantes pour compléter les efforts des gouvernements provinciaux et territoriaux en matière de surveillance, de prévention et de contrôle des infections associées aux soins de santé. Les lignes directrices seront nécessairement modifiées en fonction des découvertes scientifiques et de leur confirmation, ainsi qu’à la suite de l’évaluation sérieuse des conséquences des domaines d’incertitude pour l’exercice des soins. Les lignes directrices nationales devraient toujours être lues de concert avec les politiques et les règlements provinciaux, territoriaux et locaux pertinents.

Le 17 mars 2021

L’ASPC met à jour ses lignes directrices provisoires sur la PCI dans les milieux de soins à domicile afin de tenir compte des nouvelles données sur la transmission du SRAS‑CoV‑2, le virus qui cause la COVID‑19. Bien que des rapports signalent la transmission par aérosols dans certaines situations de regroupement (p. ex. contact prolongé dans un espace intérieur fermé et mal ventilé), des questions subsistent quant au rôle exact de la transmission par aérosols du SRAS‑CoV‑2.

L’ASPC continuera d’examiner les nouvelles données probantes dès qu’elles seront disponibles. Les énoncés suivants résument les données récentes qui ont éclairé la mise à jour des lignes directrices :

Dans ce contexte, nous incluons les recommandations suivantes dans les présentes lignes directrices. Nous encourageons également les organismes de soins à domicile à consulter les politiques et les règlements de leur province ou territoire et de leur collectivité, qui peuvent varier selon l’épidémiologie locale.

Mise à jour du 21 mai 2021

L’ASPC met à jour ses lignes directrices provisoires sur la PCI pour les milieux de soins à domicile afin de tenir compte de la campagne de vaccination contre la COVID‑19 et des nouvelles données sur les variants du SRAS‑CoV‑2 préoccupants.

L’ASPC continuera de tenir compte des nouvelles données probantes à mesure qu’elles seront disponibles. Les énoncés suivants résument les connaissances actuelles qui éclairent les mises à jour des lignes directrices :

Dans ce contexte, les recommandations actualisées suivantes ont été formulées dans les présentes lignes directrices. Les organismes de soins à domicile sont également invités à se référer à aux politiques et aux règlements provinciaux, territoriaux et locaux.

Variants du SRAS‑CoV‑2 préoccupants :

Vaccination :

Les personnes responsables de l’élaboration des politiques ainsi que de la mise en œuvre et de la surveillance des mesures de PCI dans les milieux de soins à domicile doivent connaître les documents d’information pertinents sur les pratiques de base et les précautions supplémentaires ainsi que les lois sur la santé et la sécurité au travail (SST). Les politiques, les procédures, les protocoles, les directives, l’éducation et la formation en matière de PCI dont il est question dans le présent document doivent être orientés par les spécialistes en PCI et les directives ou recommandations régionales, provinciales ou territoriales, et ils doivent faire souvent l’objet d’un examen et d’une mise à jour, au besoin. Dans la mesure du possible, ils doivent être conçus en collaboration avec les comités mixtes de santé et de sécurité au travail (CMSST) ou les représentants en SST. Tous les organismes de soins à domicile doivent avoir un accès continu à l’expertise locale en matière de PCI, et du personnel formé en PCI doit être affecté à la gestion des activités de prévention et d’intervention liées à la COVID‑19 au sein de l’organisme de soins à domicile.

Contexte

En décembre 2019, une grappe de cas de pneumonie d’origine inconnue a été signalée à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine. Ces cas découlaient d’une infection par un nouveau coronavirus, appelé SRAS‑CoV‑2, qui provoque une maladie désormais appelée la COVID‑19. Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé annonçait que l’éclosion était désormais une pandémie.

Pour obtenir de l’information à jour sur la pandémie, reportez‑vous à la page de l’Agence de la santé publique du Canada intitulée « Maladie à coronavirus (COVID‑19) : Mise à jour sur l’éclosion », et consultez vos autorités de santé publique locales, provinciales ou territoriales.

Le présent document vise à fournir des lignes directrices provisoires en matière de PCI aux organismes et aux membres du personnel de soins à domicile afin de prévenir la transmission de la COVID‑19 dans les milieux de soins à domicile. Les organismes et les membres du personnel de soins à domicile offrent à leurs clients des services complets qui sont prodigués à domicile et dans d’autres contextes communautaires; ils jouent donc un rôle clé dans la prévention de toute admission inutile à l’hôpital et dans les services de soins de longue durée. Le terme « soins à domicile » désigne tous les soins médicaux officiels ou les soins personnels prodigués à domicile, bien que le personnel de soins à domicile puisse, dans certaines circonstances, fournir des soins dans des cliniques et des milieux communautaires. Ces soins comprennent notamment ceux qui sont prodigués par des infirmières, des médecins, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des inhalothérapeutes et des préposés aux services de soutien à la personne. L’ASPC a publié d’autres lignes directrices provisoires sur la prévention et le contrôle de la COVID‑19 dans les établissements de soins de longue durée et les services de soins ambulatoires et de consultation externe.

Les présentes lignes directrices provisoires sont fondées sur l’expérience du Canada et d’autres pays en lien avec la COVID‑19, ainsi que sur les directives provisoires d’autres organismes internationaux. Elles s’appuient sur les conseils techniques formulés par les membres du Comité consultatif national sur la prévention et le contrôle des infections. Elles s’appuient également sur les données scientifiques et les opinions d’experts dont on dispose à l’heure actuelle; elles sont donc sujettes à changement à mesure que de nouveaux renseignements deviendront disponibles.

Le terme « personnel » comprend toute personne qui fournit des soins médicaux officiels ou des soins personnels à domicile. Le terme « client » désigne une personne qui reçoit des services de soins à domicile. Le terme « membre du ménage » englobe les membres de la famille ou les autres personnes qui vivent avec le client, ainsi que toute autre personne qui peut se trouver dans le milieu de soins à domicile pendant une visite de soins à domicile.

Préparation relative à la prévention et au contrôle des infections

Les organismes et le personnel de soins à domicile doivent être prêts à identifier et à gérer les clients qui ont été ou pourraient avoir été exposés à la COVID‑19, ou encore qui sont atteints de la COVID‑19 ou soupçonnés de l’être et qui ont besoin de services de soins à domicile.

Les organismes de soins à domicile doivent s’assurer de ce qui suit :

Les membres du personnel de soins à domicile doivent s’assurer de ce qui suit :

Évaluation des risques en matière de sécurité à domicile

Le personnel de soins à domicile qualifié doit effectuer une évaluation des risques en matière de sécurité à domicile pour vérifier que l’environnement convient aux services de soins à domicile. L’évaluation doit permettre de vérifier ce qui suit :

Sécurité et formation du personnel de soins à domicile

Les organismes de soins à domicile doivent évaluer les risques pour le personnel de soins à domicile et veiller à ce que des mesures de contrôle soient en place pour atténuer et gérer ces risques.

La direction de l’organisme de soins à domicile, en collaboration avec des spécialistes en PCI (et des représentants en SST ou des CMSST dans la mesure du possible), doit effectuer une évaluation des risques organisationnels afin de déterminer les risques d’exposition du personnel de soins à domicile à la COVID-19 et d’atténuer ces risques. De plus :

Gestion de l’exposition du personnel

La direction de l’organisme de soins à domicile, les professionnels de la SST et les praticiens de la PCI doivent collaborer avec les autorités de santé publique pour gérer l’exposition du personnel de soins à domicile à la COVID‑19.

Dépistage

Les organismes de soins à domicile doivent veiller à ce que des processus soient en place pour effectuer un dépistage actif des signes et des symptômes de la COVID‑19 chez le personnel et les clients (ainsi que les membres du ménage).

Les organismes de soins à domicile doivent communiquer avec les laboratoires et les autorités de santé publique de leur région afin de déterminer la façon la plus rapide de faire passer un test de dépistage de la COVID‑19 au personnel et d’en avoir les résultats, ainsi que pour obtenir des directives sur les indications de dépistage de la COVID‑19 chez les clients et les endroits où ceux‑ci peuvent passer un test de dépistage.

Tous les cas confirmés de la COVID‑19 doivent être signalés aux autorités de santé publique compétentes.

Dépistage chez le personnel

Le personnel doit faire l’objet d’un dépistage actif de la maladie avant chaque quart de travail. Le dépistage actif peut se faire au moyen d’outils en ligne ou d’applications mobiles. Le dépistage du personnel devrait également comprendre une autoévaluation continue de l’exposition à la COVID‑19 ainsi que des signes et des symptômes de la maladie. Les membres du personnel qui présentent des signes ou des symptômes de la COVID‑19, peu importe leur gravité, doivent prendre les mesures suivantes :

Les membres du personnel qui présentent des signes ou des symptômes de la COVID‑19, qui ont été récemment exposés sans protection (selon la définition des directives de santé publique ou de PCI de l’organisme, de la région et de l’administration) à une personne chez qui la COVID‑19 est soupçonnée ou confirmée, ou qui ont reçu la consigne de s’isoler conformément aux directives de santé publique locales ne doivent pas se rendre dans les locaux de l’organisme de soins à domicile ou au domicile d’un client avant d’avoir reçu l’autorisation de le faire conformément aux directives de santé publique locales et aux politiques de PCI de l’organisme de soins à domicile.

Dépistage chez les clients (et les membres du ménage)

Les organismes de soins à domicile doivent veiller à mettre en place un processus de dépistage uniforme pour tous les clients et les membres du ménage. Le processus doit notamment prévoir d’appeler avant chaque visite de soins à domicile pour demander si le client ou un membre du ménage présente des signes ou des symptômes de la COVID‑19, a reçu un diagnostic de COVID‑19, ou a récemment été en contact avec une personne chez qui la COVID‑19 est soupçonnée ou confirmée. S’il n’est pas possible de procéder au dépistage par téléphone, le personnel peut effectuer l’évaluation à l’arrivée au domicile du client en maintenant une distance minimale de deux mètres avec le client et les membres du ménage.

Soins des clients et mesures de prévention et de contrôle des infections

Pratiques de base

Les pratiques de base s’appliquent en tout temps à l’ensemble du personnel et des clients, dans tous les milieux de soins à domicile, et elles comprennent entre autres ce qui suit :

Évaluation du risque au point de service (ERPS)

Avant toute interaction avec un client, tous les membres du personnel de soins à domicile doivent évaluer les risques d’infection auxquels ils s’exposent et auxquels le client est exposé, de même que tout autre risque découlant d’une interaction avec le client, d’une situation ou d’une intervention.

L’ERPS :

Une ERPS consiste notamment à déterminer ce qui suit :

Les facteurs liés au client peuvent comprendre ce qui suit :

L’EPI à utiliser pendant les interactions avec les clients doit toujours être sélectionné en fonction de l’ERPS et conformément aux directives de santé publique lorsque les clients sont en isolement ou en quarantaine.

Pour les interactions avec les clients qui ont été ou pourraient avoir été exposés à la COVID‑19, ou chez qui la COVID‑19 est soupçonnée ou confirmée, il faut porter un EPI correspondant à un minimum de précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact (p. ex. gants, blouse, masque médical et protection oculaire). Le personnel doit porter un respirateur de type N95 ou équivalent à la place d’un masque lorsqu’il exécute une IMGA ou lorsqu’il y est exposé. Le port d’un respirateur de type N95 ou équivalent peut être envisagé dans d’autres circonstances où un risque d’exposition à un virus transmis par aérosols peut survenir.

Hygiène des mains

Les organismes de soins à domicile doivent veiller à mettre en place un programme d’hygiène des mains qui prévoit l’examen et la mise à jour périodiques de l’éducation et de la formation du personnel, ainsi que la surveillance de la conformité. Les organismes de soins à domicile doivent prendre toutes les mesures possibles pour respecter le processus d’hygiène des mains dans son intégrité.

Le personnel doit pratiquer l’hygiène des mains dans les situations suivantes :

Le personnel doit se laver les mains avec un désinfectant pour les mains contenant de 60 à 90 % d’alcool ou avec du savon et de l’eau. Il est préférable d’utiliser du savon et de l’eau tout de suite après avoir utilisé les toilettes, si les mains sont visiblement sales et lorsque l’on s’occupe de clients qui ont une infection à Clostridium difficile.

Les clients doivent apprendre à se laver les mains correctement et recevoir de l’aide à cet égard s’ils ont des limitations physiques ou cognitives. Les clients doivent se laver les mains dans les situations suivantes :

Équipement de protection individuelle

Tout l’EPI (p. ex. gants, blouses, masques médicaux, respirateurs de type N95 ou équivalent, protection oculaire) doit être fourni en quantité suffisante et dans les tailles nécessaires à tout le personnel qui effectue des visites de soins à domicile. L’EPI doit être rangé dans des endroits propres qui sont clairement séparés de ceux où se trouvent les articles souillés.

Il faut offrir au personnel une formation ainsi que des documents imprimés, numériques ou sous d’autres formes accessibles qui décrivent clairement les étapes à suivre pour enfiler et retirer l’EPI à porter avec un client qui a été ou pourrait avoir été exposé à la COVID‑19, ou chez qui la COVID‑19 est soupçonnée ou confirmée.

Tout le personnel de soins à domicile qui utilise de l’EPI doit :

Masque et protection oculaire pendant toute la durée des visites à domicile

Compte tenu de la propagation communautaire de la COVID‑19 au Canada et des données indiquant que les personnes qui présentent peu ou pas de symptômes peuvent transmettre la maladie, le port du masque par tout le personnel de soins à domicile durant toute la période de visite est recommandé. On vise ainsi à réduire le risque de transmission de la COVID‑19 du personnel aux clients ou à d’autres membres du ménage lorsqu’il n’y a aucun signe ou symptôme de la maladie, mais qu’il existe un risque de transmission du virus.

Le port d’une protection oculaire (p. ex. écran facial) pendant toute la durée des visites est également recommandé en fonction de l’épidémiologie locale.

Le personnel doit consulter les lignes directrices en matière de PCI des provinces et territoires ainsi que de l’organisme pour connaître les recommandations précises concernant le port du masque médical, de la protection oculaire et d’autres articles d’EPI, ainsi que les stratégies de conservation de l’EPI. Le personnel de soins à domicile doit prendre les mesures suivantes lorsque le port du masque médical et d’une protection oculaire est recommandé pour toute la durée d’une visite :

Lorsque le port d’un respirateur de type N95 ou équivalent est jugé nécessaire selon l’ERPS effectuée par le personnel, celui‑ci doit suivre les procédures de PCI de l’organisme pour retirer le masque médical (et la protection oculaire, le cas échéant), puis mettre le respirateur de type N95 ou équivalent et replacer la protection oculaire; le personnel doit veiller à se laver méticuleusement les mains à toutes les étapes.

Les masques et les respirateurs de type N95 ou équivalent et les dispositifs de protection oculaire doivent être remplacés lorsqu’ils sont endommagés, mouillés, humides ou souillés (par la respiration du porteur ou par une projection externe), ainsi que lorsqu’ils ont été en contact direct avec un client. Le personnel doit disposer d’une quantité d’EPI suffisante pour la journée et savoir où trouver d’autres masques ou respirateurs de type N95 ou équivalent et dispositifs de protection oculaire, au besoin.

Précautions supplémentaires

Il faut mettre en place un minimum de précautions contre la transmission par gouttelettes et par contact pour tous les clients qui ont été ou pourraient avoir été exposés à la COVID‑19, qui ont reçu un diagnostic de COVID‑19 ou qui présentent des signes ou des symptômes de la maladie.

Interventions médicales générant des aérosols

Il a été signalé que certaines interventions médicales augmentent la probabilité d’une production d’aérosols infectieux et que ces interventions sont liées à la transmission d’autres virus respiratoires. On les appelle généralement « interventions médicales générant des aérosols » (IMGA). Il existe de nombreuses lacunes dans les connaissances sur les interventions qui présentent le plus grand risque de production d’aérosols et de transmission du SRAS‑CoV‑2. Il est probable que le niveau de risque varie également selon le client, la personne qui pratique l’intervention et le milieu.

La plupart des interventions qui présentent un risque accru de production d’aérosols et de transmission de virus respiratoires sont rarement effectuées dans les milieux de soins à domicile (p. ex. intubation, bronchoscopie, induction de l’expectoration). Certaines situations comme la succion endotrachéale ouverte chez les clients qui ont une trachéostomie ou l’utilisation d’appareils de ventilation en pression positive non invasive (p. ex. ventilation en pression positive continue) peuvent toutefois se produire.

Il faut suivre les lignes directrices sur les interventions qui pourraient nécessiter le port d’un respirateur de type N95 ou équivalent. Ces lignes directrices peuvent varier d’une province ou d’un territoire à l’autre et d’un organisme à l’autre.

Les IMGA ne peuvent être effectuées sur un client susceptible de transmettre le SRAS‑CoV‑2 que lorsque tous les membres du personnel de soins à domicile présents dans la pièce portent un respirateur de type N95 ou équivalent dont l’ajustement et l’étanchéité ont été testés, des gants, une blouse et une protection oculaire.

En outre, les mesures suivantes doivent être prises :

Arrêt des mesures de précaution supplémentaires

La durée et le moment de l’arrêt des mesures de précaution supplémentaires prises pour un client particulier doivent être déterminés au cas par cas, conformément aux lignes directrices locales, provinciales et territoriales en matière de santé publique et de PCI.

Manipulation du matériel servant aux soins des clients et de leur lessive

Le matériel et les fournitures jetables à usage unique doivent être utilisés chaque fois que cela est possible, puis jetés à la poubelle après chaque utilisation. Tout le matériel et les fournitures réutilisables, ainsi que les jouets, les appareils électroniques, les jeux, etc., doivent être réservés à l’usage d’un seul client dans la mesure du possible, puis rangés au domicile du client.

Seuls le matériel et les appareils essentiels doivent être apportés au domicile. Il faut utiliser une barrière jetable (sac de plastique) pour éviter de placer le matériel et les appareils directement sur les surfaces de la maison. Ce matériel peut être conservé dans un sac en plastique et suspendu à un crochet lorsqu’il n’est pas utilisé.

Le matériel (p. ex. tensiomètre, stéthoscope) et les appareils réutilisables servant aux soins des clients doivent d’abord être nettoyés, puis désinfectés à l’aide d’un désinfectant de qualité hospitalière (p. ex. lingettes désinfectantes) après utilisation avec chaque client, conformément aux recommandations du fabricant et aux protocoles de l’organisme en matière de nettoyage et de désinfection du matériel réutilisable.

Chaque client doit avoir sa propre literie ainsi que ses propres serviettes et vêtements. Il faut prendre soin de ne pas secouer le linge sale. Tout le linge doit être lavé à la machine avec un détergent à lessive ordinaire à une température de 60 à 90 °C, puis soigneusement séché.

Nettoyage et désinfection de l’environnement

Les clients, les membres du ménage et les membres du personnel de soins à domicile (lorsque cela fait partie du plan de service qui leur a été attribué) doivent être informés des bonnes pratiques de nettoyage et de désinfection de l’environnement. Les surfaces fréquemment touchées (p. ex. tables de chevet, cadres de lit, poignées de porte) doivent être nettoyées et désinfectées au moins une fois par jour et chaque fois qu’elles sont souillées.

Dans le cas des surfaces fréquemment touchées, il est recommandé d’utiliser un nettoyant ménager régulier, suivi d’un désinfectant approuvé pour surfaces dures portant un numéro d’identification de médicament (DIN) pendant le temps de contact recommandé. Si ces produits ne sont pas disponibles, on peut d’abord utiliser du savon ou du détergent ménager pour le nettoyage, puis utiliser une solution d’eau de Javel diluée pour désinfecter l’environnement :

Éducation des clients et des membres du ménage

Il faut inviter les clients et les membres du ménage à consulter les ressources nationales, provinciales, territoriales ou locales appropriées en matière de COVID‑19, qui traitent des sujets suivants :

Manipulation d’échantillons de laboratoire

Tous les échantillons recueillis pour les analyses de laboratoire doivent être considérés comme potentiellement infectieux. Les échantillons cliniques doivent être recueillis et transportés conformément aux politiques et aux procédures de l’organisme. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les protocoles de biosécurité qui s’appliquent à la manipulation d’échantillons prélevés chez des clients potentiellement atteints de la COVID‑19, consultez l’avis de biosécurité de l’ASPC.

Bibliographie

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