Maladie à pneumocoques : Pour les professionnels de la santé
Sur cette page
- Renseignements clés
- Épidémiologie
- Manifestations cliniques
- Facteurs de risque
- Diagnostic et tests en laboratoire
- Traitement
- Prévention
- Surveillance et contrôle
Renseignements clés
La maladie à pneumocoques est causée par la bactérie Streptococcus pneumoniae (S. pneumoniae). Plus de 100 sérotypes sont reconnus dans le monde. Lorsque la bactérie envahit un site normalement stérile, on parle de maladie invasive à pneumocoques (MIP). La pneumonie avec bactériémie, la bactériémie et la méningite sont les formes les plus courantes de MIP.
Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) recommande la vaccination contre les maladies à pneumocoques pour des âges particuliers et des affections médicales sous-jacentes.
Pour en savoir plus :
- Vaccins contre le pneumocoque : Guide canadien d'immunisation
- Déclarations et publications du CCNI : Vaccins contre le pneumocoque
Épidémiologie
S. pneumoniae est une bactérie à Gram positif anaérobie facultative qui appartient au genre Streptococcus de la famille des Streptococcaceae.
Réservoir
L'humain est le seul réservoir. S. pneumoniae est une bactérie courante qui peut coloniser les voies respiratoires humaines.
Période d'incubation
La période d'incubation varie selon le type d'infection, mais elle peut être aussi courte que de 1 à 3 jours.
Transmission
S. pneumoniae peut être transmise par :
- l'inhalation de particules respiratoires infectieuses
- le contact direct des surfaces muqueuses (par exemple, oculaires, nasales ou orales) avec des particules ou des sécrétions respiratoires infectieuses
- des matières contaminées (rare)
La transmission dépend de multiples facteurs, dont la présence de bactéries dans les sécrétions du nez et de la bouche. Après le début d'un traitement antibiotique approprié, une personne cesse généralement d'être infectieuse dans les 24 heures.
Manifestations cliniques
La colonisation transitoire des voies respiratoires supérieures par le pneumocoque est fréquente chez les personnes en bonne santé. La colonisation est observée chez de nombreux enfants et adultes en bonne santé. Le plus souvent, les personnes colonisées sont des porteurs asymptomatiques et ne présentent aucun symptôme.
Les pneumocoques peuvent être à l'origine de nombreuses infections, y compris celles qui sont :
- non invasives, telles que :
- l'otite moyenne
- la sinusite
- la pneumonie
- invasives, telles que :
- la pneumonie avec bactériémie
- la bactériémie
- la méningite
Maladies invasives
L'infection à pneumocoques peut provoquer des maladies sévères et entraîner une mortalité et une morbidité importantes.
Lorsque la bactérie envahit un site normalement stérile, on parle de MIP. La pneumonie avec bactériémie, la bactériémie et la méningite sont les formes les plus courantes de la MIP.
Au Canada, les maladies invasives à pneumocoques sont plus fréquentes en hiver et au printemps.
La pneumonie à pneumocoques avec bactériémie est la forme invasive la plus courante chez les adultes et constitue une complication fréquente de la grippe, du virus respiratoire syncytial ou d'autres virus respiratoires. Le taux de létalité est de 5 à 7 % et est plus élevé chez les personnes âgées et celles présentant de multiples comorbidités.
La bactériémie est la manifestation la plus fréquente de la MIP chez les enfants non vaccinés de moins de 2 ans.
La méningite à pneumocoques présente un taux de létalité de 8 % chez les enfants et de 22 % chez les adultes. La surdité et les lésions neurologiques permanentes sont fréquentes chez les survivants.
Facteurs de risque
Les maladies invasives à pneumocoques sont plus fréquentes chez les enfants de moins de 5 ans, les adultes de plus de 65 ans et les personnes présentant des facteurs de risque. Elle est souvent précédée d'une infection virale des voies respiratoires.
Les facteurs de risque comprennent des affections médicales telles que :
- des immunodéficiences congénitales
- un état d'immunodépression ou traitement immunosuppresseur au cours des 2 dernières années, y compris :
- l'utilisation de corticostéroïdes à long terme
- la chimiothérapie
- la radiothérapie
- les produits biologiques immunosuppresseurs
- une infection par le VIH
- les receveurs de greffe de cellules souches hématopoïétiques
- une insuffisance rénale chronique, en particulier pour les personnes :
- atteintes d'une maladie rénale chronique de stade 4 ou 5
- sous dialyse
- ayant subi une transplantation rénale
- atteintes du syndrome néphrotique
- des néoplasmes malins actifs, y compris leucémie et lymphome
- les candidats et les receveurs de greffe d'un organe solide ou d'îlots
- une maladie hépatique chronique, y compris cirrhose hépatique, atrésie des voies biliaires et hépatite chronique
- une asplénie fonctionnelle ou anatomique (congénitale ou acquise) ou dysfonctionnement splénique, y compris drépanocytose et autres hémoglobinopathies
- une fuite chronique de liquide céphalorachidien
- les candidats et les receveurs d'implants cochléaires
- une maladie neurologique chronique qui peut nuire à l'évacuation des sécrétions orales
- une maladie cardiaque chronique nécessitant des médicaments et un suivi réguliers pour :
- une cardiopathie ischémique
- une cardiopathie congénitale
- l'insuffisance cardiaque chronique
- l'hypertension avec complications cardiaques
- le diabète, en particulier chez les personnes de plus de 50 ans
- une maladie pulmonaire chronique (en particulier maladie pulmonaire obstructive chronique, emphysème, bronchectasie, fibrose pulmonaire interstitielle et mucoviscidose), y compris l'asthme nécessitant des soins médicaux au cours des 12 derniers mois
Le risque est également accru par certains facteurs sociaux, comportementaux et environnementaux, tels que :
- les personnes en situation d'itinérance
- les personnes vivant dans des communautés ou des environnements où les taux de la MIP sont élevés de façon permanente, y compris celles qui vivent dans des établissements de soins (par exemple, soins de longue durée et maisons de soins résidentiels)
- le tabagisme, en particulier chez les personnes de plus de 50 ans
- la consommation de substances (par exemple, abus d'alcool, consommation de cocaïne et usage de drogues injectables)
- le risque professionnel associé à une exposition continue à long terme aux vapeurs métalliques (par exemple, soudeurs)
Pour en savoir plus :
Diagnostic et tests en laboratoire
Le diagnostic de l'infection par S. pneumoniae implique généralement l'isolement de l'organisme à partir d'échantillons cliniques.
Il existe également des tests d'amplification en chaîne par polymérase (PCR) qui sont utiles dans des circonstances particulières.
Les fournisseurs de soins de santé sont tenus de déclarer les cas confirmés de MIP à leur bureau de santé publique local, cette infection étant une maladie à déclaration obligatoire à l'échelle nationale.
Définition nationale de cas : Pneumococcies invasives
Pour en savoir plus :
- Unité des streptocoques et des ITS
- Pathogène : Streptococcus pneumoniae
- Maladies à déclaration obligatoire en direct
- Détermination du sérotype de Streptococcus pneumoniae
- Épreuve de sensibilité aux antimicrobiens sur Streptococcus pneumoniae
- Détection moléculaire et sérotypage par PCR de Streptococcus pneumoniae
Traitement
Les antibiotiques sont utilisés pour traiter les maladies pneumococciques et peuvent varier en fonction du type d'infection. Comme une résistance aux antimicrobiens peut se produire, le traitement est adapté aux sensibilités révélées par les tests de laboratoire.
Pour en savoir plus :
Prévention
Vaccination systématique
Le moyen le plus efficace de prévenir la maladie à pneumocoques est la vaccination. Les vaccins contre le pneumocoque sont recommandés dans le cadre des vaccinations systématiques chez les enfants et les personnes âgées, ainsi que pour les personnes présentant un risque élevé de MIP.
Plusieurs vaccins contre le pneumocoque sont autorisés au Canada. Aucun n'est un vaccin vivant :
- vaccin pneumococcique conjugué 10-valent (Pneu-C-10)
- vaccin pneumococcique conjugué 13-valent (Pneu-C-13)
- vaccin pneumococcique conjugué 15-valent (Pneu-C-15)
- vaccin pneumococcique conjugué 20-valent (Pneu-C-20)
- vaccin pneumococcique conjugué 21-valent (Pneu-C-21)
- vaccin pneumococcique polyosidique 23-valent (Pneu-P-23)
Les calendriers de vaccination avec le vaccin Pneu-C varient en fonction de l'âge, des antécédents de vaccination contre le pneumocoque et du risque de MIP. Le vaccin Pneu-P est recommandé uniquement dans certains cas ou pour certaines personnes.
Pour en savoir plus :
- CCNI : Vaccins contre le pneumocoque
- Guide canadien d'immunisation : Sécurité des vaccins
- Immunisation des voyageurs : Guide canadien d'immunisation
- Vaccins contre le pneumocoque : Guide canadien d'immunisation
- Organisation mondiale de la Santé : Maladie à pneumocoques (en anglais seulement)
- Faits saillants de l'Enquête nationale sur la couverture vaccinale des enfants (ENCVE) de 2021
- Organisation mondiale de la Santé : Prises de position sur le pneumocoque (en anglais seulement)
- Programmes de vaccination des provinces et des territoires pour les adultes en santé et préalablement vaccinés au Canada
- Objectifs nationaux de couverture vaccinale et cibles nationales de réduction des maladies évitables par la vaccination d'ici 2025
- Programmes de vaccination systématique et de rattrapage des provinces et des territoires pour les nourrissons et les enfants au Canada
Évènements indésirables et contrindications
Afin de garantir l'innocuité des vaccins au Canada, il est essentiel que les vaccinateurs et les cliniciens déclarent les effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI). Dans la plupart des administrations, la déclaration peut également être obligatoire en vertu des lois en matière de santé publique. Les vaccinateurs doivent déclarer les ESSI à leur bureau de santé publique local.
La déclaration des effets indésirables graves suivant l'immunisation est importante pour la surveillance de l'innocuité des vaccins. L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) :
- compile et analyse les rapports (sans identifiants personnels) reçus de tout le pays
- assure les suivi des données internationales, la littérature actuelle et les avis d'experts
Dans certaines circonstances, le vaccin contre le pneumocoque peut être contrindiquée, notamment chez les personnes ayant des antécédents d'anaphylaxie après un vaccin.
Pour en savoir plus :
- Sécurité des vaccins : Guide canadien d'immunisation
- Formulaire de déclaration de manifestations cliniques inhabituelles à la suite de l'immunisation
- Innocuité et évènements indésirables : Vaccins contre le pneumocoque (Guide canadien d'immunisation)
Surveillance et contrôle
Systèmes de surveillance des maladies invasives à pneumocoques au Canada
La MIP est une maladie à déclaration obligatoire au Canada depuis 2000.
Les cas qui répondent à la définition de cas nationale sont signalés à l'ASPC à des fins de surveillance nationale. Les fournisseurs de soins de santé et les laboratoires déclarent les cas à leur bureau de santé publique local. Ces déclarations sont transmises aux responsables provinciaux et territoriaux de la santé publique, puis à l'ASPC par l'intermédiaire du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire.
Le programme Surveillance des pneumococcies invasives au Canada, ou eSTREP, assure la surveillance nationale en laboratoire des :
- sérotypes de la MIP
- schémas de résistance aux antimicrobiens au Canada
eSTREP est un système volontaire et passif dans le cadre duquel les isolats sont envoyés au Laboratoire national de microbiologie pour y être sérotypés.
De même, la surveillance circumpolaire internationale des maladies bactériennes invasives recueille des données épidémiologiques et de laboratoire sans identifiants personnels, provenant des régions nordiques du Canada et des pays ayant des régions arctiques. Depuis 2000, le système recueille des données sur les territoires et les régions nordiques du Québec et du Labrador.
Pour en savoir plus :
- Maladies à déclaration obligatoire en direct
- Maladies invasives à pneumocoques au Canada, 2020
- Définition nationale de cas : Pneumococcies invasives
- Surveillance des pneumococcies invasives au Canada (eSTREP)
- Surveillance des pneumococcies invasives au Canada, 2021–2022
- Maladies bactériennes invasives dans le nord du Canada, 1999 à 2018
- Programme de surveillance circumpolaire internationale des maladies bactériennes invasives
- Maladies évitables par la vaccination : Rapport de surveillance en date du 31 décembre 2019 (infection invasive à pneumocoques)
Épidémiologie des maladies invasives à pneumocoques et immunisation au Canada
Après la mise en œuvre des programmes de vaccination avec le Pneu-C au Canada en 2002, une réduction importante de l'incidence globale a été observée chez les enfants de moins de 5 ans par rapport à la période prévaccinale. Le vaccin Pneu-C-7 a eu l'effet le plus important sur l'incidence dans le groupe d'âge des moins de 5 ans. Cependant, après le passage au Pneu-C-13 en 2010, de nouvelles baisses ont été observées dans ce groupe d'âge. Le taux d'incidence (TI) rapporté chez les enfants de moins de 5 ans était d'environ :
- 31,6 cas pour 100 000 habitants de 2000 à 2001
- 24,9 cas pour 100 000 habitants de 2002 à 2010
- 13,0 cas pour 100 000 habitants de 2011 à 2019
Pendant la pandémie de COVID-19, l'incidence des MIP a diminué dans tous les groupes d'âge. Après avoir atteint ses niveaux les plus bas en 2020, l'incidence des MIP a commencé à augmenter dans la plupart des groupes d'âge en 2022 et 2023. Chez les enfants de moins de 5 ans, le TI a atteint des niveaux minimaux de 6,1 cas pour 100 000 habitants en 2020 et de 9,7 cas pour 100 000 habitants en 2021, respectivement. Le TI déclaré chez les enfants de moins de 5 ans a ensuite augmenté pour atteindre 16,2 cas pour 100 000 habitants en 2022 et 17,1 cas pour 100 000 habitants en 2023, respectivement.
Figure 1 : Texte descriptif
| Année | Moins de 5 | 5 à 19 | 20 à 39 | 40 à 59 | 60 et plus |
|---|---|---|---|---|---|
| 2000 | 35,6 | 1,9 | 3,1 | 5,1 | 13,8 |
| 2001 | 27,5 | 2,0 | 3,1 | 4,1 | 10,8 |
| 2002 | 36,6 | 1,9 | 3,9 | 4,7 | 15,6 |
| 2003 | 39,3 | 2,1 | 5,1 | 6,5 | 18,3 |
| 2004 | 33,4 | 2,1 | 5,2 | 7,6 | 20,7 |
| 2005 | 22,3 | 2,7 | 5,7 | 8,1 | 20,4 |
| 2006 | 15,1 | 2,6 | 7,0 | 9,0 | 19,1 |
| 2007 | 18,8 | 2,4 | 8,1 | 10,2 | 20,5 |
| 2008 | 19,4 | 2,3 | 6,2 | 9,6 | 21,6 |
| 2009 | 20,6 | 2,9 | 6,3 | 8,9 | 22,3 |
| 2010 | 18,3 | 2,5 | 5,9 | 9,0 | 23,4 |
| 2011 | 16,5 | 3,0 | 5,9 | 9,2 | 21,8 |
| 2012 | 14,5 | 2,7 | 6,6 | 9,2 | 22,9 |
| 2013 | 12,7 | 2,1 | 5,4 | 8,4 | 21,9 |
| 2014 | 12,2 | 1,9 | 5,3 | 8,6 | 21,2 |
| 2015 | 10,7 | 2,2 | 5,5 | 8,9 | 20,6 |
| 2016 | 12,8 | 2,2 | 5,9 | 9,0 | 20,0 |
| 2017 | 12,9 | 2,1 | 6,1 | 9,0 | 21,4 |
| 2018 | 12,5 | 2,0 | 6,8 | 11,5 | 23,4 |
| 2019 | 11,7 | 2,1 | 7,1 | 10,3 | 21,3 |
| 2020 | 6,1 | 1,0 | 5,0 | 7,2 | 11,0 |
| 2021 | 9,7 | 0,8 | 3,3 | 6,6 | 9,3 |
| 2022 | 16,2 | 3,1 | 5,6 | 11,3 | 15,6 |
| 2023 | 17,1 | 3,0 | 7,0 | 13,9 | 24,4 |
Remarque : La MIP est devenue une maladie à déclaration obligatoire à l'échelle nationale en 2000. Par conséquent, les estimations nationales des taux d'incidence ne sont pas disponibles pour les années antérieures à 2000. Les données de l'Ontario pour l'année 2000 ne sont pas disponibles et la population de cette province a été exclue du calcul des taux. De plus, les données du Manitoba pour l'année 2023 n'étaient pas disponibles au moment de la préparation des données. La population de cette province a donc été exclue du calcul des taux.
| Année | Moins de 1 | 1 à 4 | 5 à 9 | 10 à 14 | 15 à 19 | 20 à 24 | 25 à 29 | 30 à 39 | 40 à 59 | 60 et plus |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2001 | 37,8 | 25,2 | 3,6 | 1,1 | 1,5 | 1,6 | 1,8 | 2,5 | 4,1 | 10,8 |
| 2002 | 50,0 | 33,5 | 3,2 | 1,6 | 1,2 | 1,6 | 2,1 | 3,5 | 4,7 | 15,6 |
| 2003 | 54,5 | 35,6 | 4,4 | 1,2 | 1,0 | 1,4 | 3,0 | 4,7 | 6,5 | 18,3 |
| 2004 | 42,9 | 31,0 | 4,3 | 1,2 | 1,3 | 1,6 | 2,8 | 4,9 | 7,6 | 20,7 |
| 2005 | 25,9 | 21,4 | 5,3 | 1,8 | 1,3 | 2,6 | 3,2 | 5,0 | 8,1 | 20,4 |
| 2006 | 20,3 | 13,7 | 4,6 | 1,8 | 1,8 | 2,0 | 3,8 | 6,8 | 9,0 | 19,1 |
| 2007 | 30,3 | 15,8 | 3,4 | 1,9 | 2,1 | 3,4 | 4,5 | 7,1 | 10,2 | 20,5 |
| 2008 | 29,8 | 16,7 | 4,6 | 1,4 | 1,4 | 2,7 | 3,5 | 5,2 | 9,6 | 21,6 |
| 2009 | 27,8 | 18,7 | 5,8 | 1,6 | 1,8 | 2,4 | 3,5 | 5,5 | 8,9 | 22,3 |
| 2010 | 25,1 | 16,5 | 4,8 | 1,8 | 1,3 | 1,9 | 3,1 | 5,2 | 9,0 | 23,4 |
| 2011 | 20,7 | 15,5 | 5,3 | 2,5 | 1,7 | 1,4 | 3,1 | 5,4 | 9,2 | 21,8 |
| 2012 | 18,3 | 13,6 | 4,3 | 2,5 | 1,6 | 2,5 | 4,0 | 5,1 | 9,2 | 22,9 |
| 2013 | 18,7 | 11,2 | 3,8 | 1,5 | 1,3 | 1,5 | 2,8 | 4,6 | 8,4 | 21,9 |
| 2014 | 17,6 | 10,9 | 3,7 | 1,1 | 1,0 | 1,7 | 2,6 | 4,4 | 8,6 | 21,2 |
| 2015 | 14,4 | 9,8 | 3,9 | 1,2 | 1,5 | 1,9 | 2,8 | 4,5 | 8,9 | 20,6 |
| 2016 | 15,7 | 12,1 | 3,6 | 1,3 | 1,7 | 2,3 | 2,6 | 4,8 | 9,0 | 20,0 |
| 2017 | 15,6 | 12,3 | 3,5 | 1,2 | 1,4 | 1,5 | 2,8 | 5,3 | 9,0 | 21,4 |
| 2018 | 12,0 | 12,6 | 3,7 | 1,2 | 1,2 | 1,6 | 3,6 | 5,7 | 11,5 | 23,4 |
| 2019 | 13,4 | 11,3 | 3,8 | 1,2 | 1,3 | 2,1 | 2,8 | 6,0 | 10,3 | 21,3 |
| 2020 | 6,0 | 6,1 | 1,7 | 0,5 | 0,8 | 1,5 | 2,5 | 3,9 | 7,2 | 11,0 |
| 2021 | 10,3 | 9,5 | 1,5 | 0,4 | 0,6 | 2,0 | 2,5 | 4,2 | 6,6 | 9,3 |
2022 |
15,1 | 16,5 | 5,2 | 2,1 | 2,0 | 2,9 | 4,7 | 7,3 | 11,3 | 17,7 |
2023 |
12,8 | 17,1 | 5,7 | 1,6 | 1,5 | 2,9 | 5,8 | 8,9 | 13,4 | 23,6 |
Les données sur les cas et les taux d'incidence de 2000 à 2023 ont été obtenues auprès du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire.
Comme l'indique la figure 2, les sérotypes Pneu-C-20/21 ont été à l'origine du plus important fardeau de la maladie dans tous les groupes d'âge (29,5 %), suivis par les sérotypes Pneu-C-21/non-Pneu-C-20 (25,3 %). Les sérotypes Pneu-C-20/21 ont été à l'origine de la majorité des cas chez les :
- moins de 2 ans (30,3 %)
- 2 à 4 ans (39,4 %)
- 5 à 14 ans (41,7 %)
- 50 à 64 ans (28,2 %)
- plus de 65 ans (31,7 %)
Dans l'ensemble des groupes d'âge, les sérotypes non inclus dans les vaccins représentaient environ 8 % des cas de MIP.
Figure 2 : Texte descriptif
| Groupe d'âge | Pneu-C-20/non-Pneu-C-21 | Pneu-C-20/21 | Pneu-C-20/21/non-Pneu-C-15 | Pneu-C-21/non-Pneu-C-20 | Type non-vaccinal |
|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 2 ans | 7,6 % | 30,3 % | 24,6 % | 24,5 % | 13,0 % |
| 2 à 4 ans | 6,2 % | 39,4 % | 22,6 % | 23,2 % | 8,6 % |
| 5 à 14 ans | 12,9 % | 41,7 % | 16,3 % | 22,1 % | 7,0 % |
| 15 à 49 ans | 31,1 % | 25,4 % | 21,3 % | 17,9 % | 4,4 % |
| 50 à 64 ans | 20,3 % | 28,2 % | 19,1 % | 25,3 % | 7,1 % |
| Plus de 65 ans | 11,2 % | 31,7 % | 14,6 % | 31,6 % | 10,9 % |
| Tous les âges | 18,8 % | 29,5 % | 18,3 % | 25,3 % | 7,98 % |
Remarque : Données saisies par le Laboratoire national de microbiologie (LNM) dans le cadre de la Surveillance des maladies streptococciques invasives au Canada (eSTREP) par le biais de tests de référence pour les échantillons reçus passivement.
- Sérotypes Pneu-C-20/non-Pneu-C-21 : 1, 4, 5, 6B, 9V, 14, 18C, 19F et 23F
- Sérotypes Pneu-C-20/21 : 3, 6A, 7F, 19A, 22F et 33F
- Sérotypes Pneu-C-20/21/non-Pneu-C-15 : 8, 10A, 11A, 12F et 15BC
- Sérotypes Pneu-C-21/non-Pneu-C-20 : 9N, 15A, 16F, 17F, 20A, 23A, 23B, 24F, 31 et 35B
- Tous les sérotypes inclus dans le vaccin Pneu-C-15 sont également inclus dans la formulation à 20 valences; ils sont désignés sous le terme « Pneu-C-20 » par souci de clarté
Des données de sérotypage étaient manquantes pour 39 des 16 467 cas transmis au LNM et ces cas ont été exclus de cette figure. L'âge n'était pas disponible pour 21 des 16 467 cas dont les échantillons ont été envoyés au LNM pour sérotypage. Ils ont été exclus de la proportion par groupe d'âge et par sérotype associé au vaccin, mais inclus dans les données tous âges confondus.
Pour en savoir plus :
- Surveillance des pneumococcies invasives au Canada, 2023
- Objectifs nationaux de couverture vaccinale et cibles nationales de réduction des maladies évitables par la vaccination d'ici 2025