Page 15 : Guide canadien d'immunisation : Partie 4 - Agents d'immunisation active

Vaccin contre la coqueluche

Principaux renseignements

Quoi
  • La coqueluche (toux coquelucheuse) est une maladie bactérienne très contagieuse.
  • La maladie est le plus grave chez les nourrissons qui sont trop jeunes pour avoir reçu une série vaccinale complète.
  • On estime qu'une primovaccination opportune avec quatre doses d'un vaccin à composant anticoquelucheux acellulaire prévient efficacement la coqueluche dans 90 % des cas durant les 4 à 6 premières années de la vie.
  • On estime qu'une immunisation par le dcaT durant la grossesse protège approximativement 90 % des nourrissons âgés de moins de 3 mois.
  • Les vaccins à composant anticoquelucheux acellulaire ne sont offerts qu'en vaccins combinés.
  • L'érythème, l'œdème et la douleur au point d'injection sont les principaux effets secondaires des vaccins à composant anticoquelucheux acellulaire.
Qui
  • Les vaccins acellulaires contre la coqueluche sont recommandés :
    • pour la vaccination systématique des nourrissons et des enfants, y compris une dose de rappel pour les adolescents;
    • pour la vaccination des enfants qui n'ont pu être vaccinés contre la coqueluche conformément au calendrier de vaccination systématique;
    • pour les adultes qui n'ont jamais reçu de dose d'un vaccin à composant anticoquelucheux à l'âge adulte.
Comment
  • Vaccination systématique des nourrissons, des enfants et des adolescents contre la coqueluche : le vaccin à composant DCaT-VPI-Hib devrait être administré à l'âge de 2, 4 et 6 mois et entre l'âge de 12 et 23 mois (habituellement à 18 mois), suivi par une dose de rappel du vaccin DCaT-VPI ou dcaT-VPI à l'âge de 4 à 6 ans (entrée à l'école) et une dose de rappel du vaccin dcaT à l'âge de 14 à 16 ans.
  • Vaccination systématique des adultes contre la coqueluche : une dose du vaccin dcaT devrait être administrée à tous les adultes âgés de 18 ans ou plus. Une dose de ce vaccin devrait être administrée au cours de toute grossesse, idéalement entre la 27e et la 32e semaine.
  • Les vaccins à composant anticoquelucheux acellulaire peuvent être donnés en même temps que d'autres vaccins administrés systématiquement, mais il faut utiliser un point d'injection différent ainsi qu'une aiguille et une seringue distinctes.
Pourquoi
  • Chez les personnes non immunisées ou partiellement immunisées, la coqueluche peut entraîner une hospitalisation et la mort.
  • Les complications graves peuvent comprendre la pneumonie, l'atélectasie, l'hémorragie sous-durale, l'hémorragie conjonctivale, la lymphocytose, les crises épileptiques, l'encéphalopathie et les hernies.

Les révisions importantes effectuées depuis la dernière mise à jour des chapitres sont surlignées dans le Guide canadien d’immunisation : Mises à jour des chapitres.

Épidémiologie

Description de la maladie

Agent infectieux

La coqueluche (toux coquelucheuse) est causée par la bactérie Bordetella pertussis

Réservoir

Les humains.

Transmission

La coqueluche est très contagieuse, le taux d'attaque étant élevé chez les contacts familiaux réceptifs. Les parents (principalement les mères) et la fratrie sont d'importantes sources de transmission de la coqueluche aux jeunes enfants. La transmission à partir de sujets vaccinés et la transmission à des sujets vaccinés sont moins probables. La coqueluche est habituellement transmise par voie respiratoire, par contact avec des gouttelettes respiratoires; la transmission indirecte par l'entremise d'objets contaminés est rare, voire inexistante. La période d'incubation s'échelonne sur 9 à 10 jours (intervalle de 6 à 20 jours) et elle peut atteindre 42 jours, quoique rarement. L'infectiosité est le plus élevée lors de la période catarrhale et pendant les 2 premières semaines suivant l'apparition de la toux. Les patients ne sont plus contagieux au bout d'un traitement antibiotique adéquat de 5 jours.

Facteurs de risque

La coqueluche peut affecter des personnes de tout âge; cependant, la gravité et les complications de la maladie sont plus importantes chez les nourrissons non immunisés ou partiellement immunisés.

Tendances saisonnières et temporelles

La coqueluche est une maladie endémique courante chez les enfants (en particulier les jeunes enfants), peu importe leur origine ethnique, la région géographique où ils vivent et le climat. Au Canada, les pics de coqueluche surviennent à des intervalles de deux à cinq ans, l'activité cyclique de la maladie variant d'une province et d'un territoire à l'autre.

Spectre de la maladie clinique

L'évolution clinique de la coqueluche est caractérisée par 3 phases. Au cours de la première phase, dite catarrhale, on observe un écoulement nasal, des éternuements, une faible fièvre et une légère toux, comme dans le cas d'un rhume. Après l'aggravation graduelle de la toux sur une à deux semaines, la phase paroxystique commence. Pendant la phase paroxystique, le sujet est en proie à des quintes de toux suivies d'une inspiration sifflante et parfois de vomissements post-tussifs. Cette phase dure habituellement de 1 à 6 semaines, mais elle s'échelonne parfois sur 10 semaines. Au cours de la phase de convalescence, le sujet reprend graduellement des forces sur une période allant de plusieurs semaines à quelques mois.

L'évolution clinique varie avec l'âge. Chez les nourrissons, qui présentent le risque le plus élevé, les symptômes cliniques sont souvent atypiques. L'inspiration sifflante et les vomissements post-tussifs peuvent être absents. La présentation peut se caractériser uniquement par des épisodes d'apnée. Les complications graves se développement principalement chez les nourrissons et peuvent comprendre la pneumonie, l'atélectasie, l'hémorragie sous-durale, l'hémorragie conjonctivale, la lymphocytose, les crises épileptiques, l'encéphalopathie, les hernies et la mort.

La coqueluche peut être plus légère chez les adolescents et les adultes, mais les symptômes peuvent aller d'une infection asymptomatique à une toux de très longue durée, qui affaiblit beaucoup les sujets. La coqueluche est une cause courante et souvent non reconnue de toux persistant pendant plus de deux semaines chez les adolescents et les adultes. Les complications observées chez les adolescents et les adultes comprennent les troubles du sommeil, les fractures des côtes, les hémorragies sous-conjonctivales, le prolapsus rectal et l'incontinence urinaire, toutes atttribuables à une toux intense et persistante. Les adolescents et les adultes qui toussent et, dans une moindre mesure, ceux qui sont asymptomatiques, sont une source d'infection pour les personnes présentant le risque le plus élevé, soit les nourrissons.

Si la mortalité est rare dans les pays à revenus élevés, elle survient le plus souvent en raison des complications de l'infection coquelucheuse, telles que la pneumonie et une dysfonction du système nerveux central, qui peuvent entraîner une insuffisance respiratoire et l'apnée. Au Canada, on recense de un à quatre décès liés à la coqueluche chaque année, en particulier chez les nourrissons âgés de moins de 6 mois non immunisés ou partiellement immunisés.

Répartition de la maladie

La coqueluche est endémique à l’échelle mondiale, même dans les régions où la couverture vaccinale est élevée. Malgré des augmentations périodiques, on a observé au Canada un déclin général depuis l’introduction des programmes de vaccination contre la coqueluche. Cependant, les nourrissons et les enfants présentent toujours le risque le plus élevé de contracter la maladie, d’en subir les complications et d’en mourir, particulièrement les nourrissons non immunisés ou partiellement immunisés de moins de 6 mois. Pour obtenir plus de renseignements sur la répartition de la coqueluche au Canada, voir  Maladies évitables par la vaccination : Rapport de surveillance.

Préparations homologuées au Canada

Vaccins à composant anticoquelucheux

  • ADACELMD (vaccin adsorbé contenant l'anatoxine tétanique, une dose réduite d'anatoxine diphtérique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire à contenu antigénique réduit), Sanofi Pasteur Ltée. (dcaT)
  • ADACELMD-POLIO (vaccin adsorbé contenant l'anatoxine tétanique, une dose réduite d'anatoxine diphtérique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire à contenu antigénique réduit combinés à un vaccin antipoliomyélitique inactivé), Sanofi Pasteur Ltée. (dcaT-VPI)
  • BOOSTRIXMD (vaccin adsorbé contenant l'anatoxine tétanique, une dose réduite d'anatoxine diphtérique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire à contenu réduit), GlaxoSmithKline Inc. (dcaT).
  • BOOSTRIXMD-POLIO (vaccin adsorbé contenant l'anatoxine tétanique, une dose réduite d'anatoxine diphtérique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire à contenu antigénique réduit combinés à un vaccin antipoliomyélitique inactivé), GlaxoSmithKline Inc. (dcaT-VPI).
  • INFANRIXMD-IPV (vaccin adsorbé contenant les anatoxines diphtérique et tétanique, un vaccin anticoquelucheux acellulaire, un vaccin antipoliomyélitique inactivé), GlaxoSmithKline Inc. (DCaT-VPI).
  • INFANRIXMD-IPV/Hib (vaccin adsorbé contenant les anatoxines diphtérique et tétanique, un vaccin anticoquelucheux acellulaire, un vaccin antipoliomyélitique inactivé et un vaccin conjugué contre Haemophilus influenzae de type b), GlaxoSmithKline Inc. (DCaT-HB-VPI-Hib).
  • INFANRIX hexaMD (vaccin adsorbé contenant les anatoxines diphtérique et tétanique, un vaccin anticoquelucheux acellulaire, un vaccin (recombinant) contre l'hépatite B, un vaccin antipoliomyélitique inactivé et un vaccin conjugué contre Haemophilus influenzae de type b), GlaxoSmithKline Inc. (DCaT-HB-VPI-Hib).
  • PEDIACELMD (vaccin adsorbé contenant les anatoxines diphtérique et tétanique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire combinés à un vaccin antipoliomyélitique inactivé et à un vaccin conjugué contre Haemophilus influenzae de type b), Sanofi Pasteur Ltée. (DCaT-VPI-Hib).
  • QUADRACELMD (vaccin adsorbé contenant les anatoxines diphtérique et tétanique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire combinés à un vaccin antipoliomyélitique inactivé), Sanofi Pasteur Ltée. (DCaT-VPI).

Au Canada, le vaccin contre la coqueluche n'est offert qu'en préparation acellulaire dans un vaccin combiné. La quantité d'antigène coquelucheux acellulaire varie selon le produit. Les préparations contenant de fortes concentrations d'antigène coquelucheux acellulaire (désignées par les lettres « Ca ») sont administrées pour la primovaccination des nourrissons et des enfants de moins de sept ans (formule pédiatrique) et peuvent être administrées en tant que dose de rappel aux enfants de quatre ans à moins de sept ans. Les préparations contenant de faibles concentrations (désignées par les lettres « ca » et la mention « dose réduite ») peuvent être administrées en dose de rappel aux enfants de quatre ans à moins de sept ans et sont le produit recommandé pour les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes (formule pour adolescents et adultes).

Pour obtenir les renseignements thérapeutiques complets, voir le dépliant du produit ou l'information contenue dans la monographie de produit autorisée par Santé Canada, disponible dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques. Voir le Tableau 1 du chapitre Contenu des agents immunisants utilisés au Canada de la partie- 1 pour la liste de tous les vaccins offerts au Canada et les ingrédients qu'ils renferment.

Immunogénicité, efficacité potentielle et efficacité réelle

Immunogénicité

Les indicateurs immunologiques de la protection contre la coqueluche ne sont pas bien définis, mais une plus forte présence d'anticorps contre la coqueluche semble être associée à une plus grande protection. De façon générale, les produits combinés contenant le vaccin acellulaire contre la coqueluche ont une bonne immunogénicité vis-à-vis des antigènes qu'ils contiennent. Une réponse élevée constante à tous les vaccins anticoquelucheux a cependant été observée après la vaccination de rappel. La vaccination par le dcaT administrée au début du troisième trimestre de la grossesse permet un transfert transplacentaire efficace des anticorps produits contre le vaccin au nourrisson qui persistent jusqu’à ce que ce dernier puisse commencer à être vacciné, à l’âge de 2 mois.

Efficacité potentielle et efficacité réelle

L'efficacité du vaccin suivant l'administration de la série primaire de vaccins acellulaires contre la coqueluche est d'environ 85 %, et d'environ 90 % après une dose de rappel. Bien qu'on ne connaisse pas la durée de protection du vaccin acellulaire contre la coqueluche, les données disponibles laissent entendre que la protection offerte par le vaccin ne diminue pas de manière importante entre la première et la deuxième dose de rappel (à 18 mois et entre 4 et 6 ans, respectivement). Cependant, on a observé un déclin progressif dans la protection après l'administration de la deuxième dose de rappel. On estime que la vaccination par le dcaT au cours de la grossesse procure une protection contre la coqueluche chez 9 nourrissons âgés de moins de 3 mois sur 10.

Indications

Calendrier de vaccination systématique

Nourrissons et enfants (de 2 mois à 6 ans)

Le vaccin DCaT VPI-Hib devrait être administré à l'âge de 2, 4 et 6 mois et entre l'âge de 12 et 23 mois (généralement à l'âge de 18 mois). Si l'on procède à la vaccination d'un nourrisson contre l'hépatite B, le vaccin DCaT-HB-VPI-Hib peut être administré, plutôt qu'une vaccination distincte par le vaccin contre l'hépatite B et le vaccin DCaT VPI-Hib. Le vaccin DCaT-HB-VPI-Hib peut être administré à l'âge de 2, 4 et 6 mois et entre l'âge de 12 à 23 mois, mais il est peu probable que la quatrième dose procure une protection additionnelle notable contre l'hépatite B et elle augmenterait le coût de la vaccination. Les calendriers suivants peuvent également être suivis :

  • Vaccin DCaT-HB-VPI-Hib (2, 4 et 6 mois) et vaccin DCaT-VPI-Hib entre 12 et 23 mois.
  • Vaccin DCaT-HB-VPI-Hib (2, 4 et entre 12 et 23 mois) et vaccin DCaT-VPI-Hib à 6 mois.

Une dose de rappel du vaccin DCaT-VPI ou dcaT-VPI devrait être administrée aux enfants de 4 à 6 ans.

Enfants (de 7 à 17 ans)

Le vaccin dcaT devrait être administré aux adolescents de 14 à 16 ans comme première dose de rappel après 10 ans.

Adultes (18 ans et plus)

Les adultes devraient tous recevoir une dose du vaccin dcaT s'ils n'ont pas déjà reçu un vaccin à composant anticoquelucheux à l'âge adulte. Il faut administrer un vaccin à composant anticoquelucheux aux adultes qui n'ont pas reçu de dose de ce vaccin à l'âge adulte et qui prévoient être en contact régulier avec des nourrissons, idéalement au moins deux semaines avant un contact avec des nourrissons. Les personnes qui ont déjà été atteintes de la coqueluche devraient recevoir des vaccins comportant un composant anticoquelucheux conformément aux recommandations, car l'infection ne confère pas d'immunité à long terme.

On devrait aussi systématiquement offrir le vaccin dcaT à toutes les femmes enceintes, lors de chaque grossesse, sans égard à leurs antécédents de vaccination. Une telle dose devrait être idéalement administrée entre la 27e et la 32e semaine. Une vaccination précoce, soit entre la 13e et la 26e semaine, devrait aussi être envisagée dans certaines situations (p. ex. grossesses à risque accru d'accouchement prématuré ou voyage) afin de permettre une exposition placentaire plus longue à des titres d'anticorps plus élevés et une maximisation du transfert d'anticorps. Bien qu'il soit préférable d'administrer le vaccin au moins quatre semaines avant la naissance afin de permettre un transfert optimal des anticorps et une protection directe du nourrisson contre la coqueluche, la vaccination devrait être envisagée jusqu'à la fin de la grossesse, car elle pourrait procurer une protection partielle.

Calendriers accélérés et de rattrapage

Nourrissons et enfants (jusqu'à 17 ans)

Si une protection rapide est requise pour un nourrisson, la première dose de DCaT-VPI-Hib ou de DCaT-HB-VPI-Hib peut être donnée dès l'âge de 6 semaines. Les trois premières doses peuvent être administrées à intervalles de quatre semaines et, idéalement, la quatrième dose devrait être donnée 12 mois après la troisième dose. La quatrième dose peut être administrée au minimum six mois après la troisième dose dans certaines situations (p. ex., voyage), mais elle doit être administrée à l'âge de 12 mois ou plus pour assurer une immunité durable. Le vaccin DCaT-VPI (avec ou sans composant Hib) est autorisé chez les enfants de moins de 7 ans. Le vaccin DCaT-HB-VPI-Hib est autorisé chez les enfants âgés de 6 semaines à 23 mois et il peut, au besoin, être administré à des enfants âgés de 24 mois à moins de 7 ans.

Les enfants de moins de sept ans n'ayant jamais été vaccinés devraient recevoir trois doses du vaccin DCaT-VPI (avec ou sans composant contre Hib) à huit semaines d'intervalle, suivies d'une dose du vaccin DCaT-VPI administrée de 6 à 12 mois après la troisième dose. Une dose de rappel du vaccin DCaT-VPI ou dcaT-VPI devrait être administrée entre l'âge de 4 et 6 ans (entrée à l'école). La dose de rappel prévue entre 4 et 6 ans n'est pas nécessaire si la quatrième dose du vaccin contenant l'anatoxine tétanique a été administrée après le quatrième anniversaire de l'enfant. Une dose de rappel du vaccin dcaT devrait être administrée 10 ans après la dernière dose; le vaccin dcaT-VPI devrait être administré si le vaccin VPI est également indiqué.
Les enfants de 7 ans ou plus n'ayant jamais été immunisés devraient recevoir trois doses du vaccin dcaT-VPI, les deux premières à 8 semaines d'intervalle, la troisième étant administrée de 6 à 12 mois après la deuxième. Une dose de rappel du vaccin dcaT devrait être administrée 10 ans après la dernière dose; le vaccin dcaT-VPI devrait être administré si le vaccin VPI est également indiqué.

Voir les sections Calendrier et allaitement et Doses de rappel et revaccination. Voir les chapitres Anatoxine diphtérique, Anatoxine tétanique, Vaccin contre la poliomyélite, Vaccin contre Haemophilus influenzae de type b et Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir de plus amples renseignements.

Tests sérologiques

Les tests sérologiques ne sont recommandés ni avant ni après l'administration du vaccin contre la coqueluche.

Vaccination de populations particulières

Personnes dont le dossier de vaccination est incomplet

Les enfants et adultes qui ne disposent pas de documents adéquats sur l'immunisation devraient être considérés comme non immunisés et recevoir le vaccin et les doses indiquées selon leur âge et leurs facteurs de risque. Il n'existe aucun corrélat sérologique en ce qui concerne la protection contre la coqueluche. Voir le chapitre Immunisation des personnes dont le dossier de vaccination est incomplet de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Grossesse et allaitement

Il a été démontré que le vaccin dcaT était sûr pour les femmes enceintes et que son administration permettait le transfert transplacentaire de concentrations élevées d'anticorps qui protègent le nourrisson au cours de ses premiers mois de vie lorsque la morbidité et la mortalité découlant d'une infection par la coqueluche sont au niveau le plus élevé. Par conséquent, le vaccin dcaT devrait être offert à toutes les femmes enceintes, lors de toutes les grossesses, sans égard à leurs antécédents de vaccination. Même si le vaccin devrait idéalement être administré entre la 27e et la 32e semaine de grossesse, on peut également envisager la vaccination entre la 13e et la 26e semaine de grossesse dans certaines situations (p. ex. en cas de risque accru d'accouchement prématuré ou de voyage). Une vaccination précoce permet une exposition placentaire plus longue à des titres plus élevés d'anticorps et une maximisation du transfert des anticorps. Même s'il est préférable que le vaccin soit administré dans un délai suffisant (c.-à-d. quatre semaines) avant la naissance pour permettre le transfert optimal des anticorps et une protection directe du nourrisson contre la coqueluche, la vaccination doit être envisagée jusqu'à la fin de la grossesse. Le Tableau 1 fournit des renseignements sur le calendrier à privilégier pour l'administration du vaccin dcaT selon les données disponibles sur l'innocuité du vaccin, son immunogénicité et son efficacité. Voir le chapitre Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Tableau 1 : Facteurs à considérer et points de décision en vue de déterminer le meilleur moment où administrer le vaccin dcaT à la mère
Options Facteurs à considérer Points de décision

1. Immunisation entre la 27e et la 32e semaine de grossesse

Innocuité

  • Données sur l'innocuité fiables durant le 3e trimestre.

Efficacité

  • Les données sur l'efficacité étendent principalement la période de vaccination entre la 27e et la 36e semaine de grossesse.

Immunogénicité

  • Les titres d'anticorps maternels contre la coqueluche atteignent un sommet environ quatre semaines après la vaccination.
  • Le transfert placentaire des anticorps maternels est optimal durant le troisième trimestre.

Faisabilité ou acceptabilité

  • Possibilité de jumelage avec la visite prénatale de routine durant laquelle le dépistage du diabète gestationnel est offert (24 à 28 semaines de grossesse).

Atteinte d'un équilibre optimal entre les données sur l'innocuité, les consultations cliniques, le potentiel limité de déclin des anticorps, la formation efficace d'anticorps et le transfert placentaire pour les grossesses à terme.

Cette option est appuyée par les données sur l'innocuité et l'efficacité les plus fiables de toutes les options et offre un temps suffisant pour que la réponse anticorps se développe complètement durant la grossesse.

La vaccination peut être jumelée aux visites de routine de la mère, mais elle pourrait ne pas offrir de protection pour certaines naissances prématurées.

2. Immunisation entre la 13e et la 26e semaine de grossesse

Innocuité

  • Moins de données sur l'innocuité pour le deuxième trimestre.

Efficacité

  • Les données sur l'efficacité ne sont pas stratifiées pour l'immunisation durant le deuxième trimestre (elles comprennent l'immunisation durant les deuxième et troisième trimestres).

Immunogénicité

  • Les titres d'anticorps maternels contre la coqueluche atteignent un sommet environ quatre semaines après la vaccination.
  • Certains rapports ont fait état de concentrations d'anticorps plus importantes chez les nourrissons par suite de la vaccination entre les 13e et 25e semaines, comparativement à ≥ 26 semaines.
  • Il a été démontré que l'administration plus tôt du vaccin durant le deuxième trimestre donnait lieu à une avidité plus élevée des anticorps (liaison).

Faisabilité ou acceptabilité

  • Possibilité de jumelage avec les visites prénatales de routine, après l'examen de l'échographie anatomique (généralement effectuée entre la 18e et la 22e semaine) ou lorsque le dépistage du diabète gestationnel est effectué (entre la 24e et la 28e semaine).

Les données sur l'innocuité sont moins nombreuses au deuxième trimestre, et les données sur l'efficacité ne sont pas stratifiées pour l'immunisation durant le deuxième trimestre.

La vaccination au cours du deuxième trimestre augmente la possibilité de consultations cliniques visant à offrir la vaccination et assure la formation et le transfert optimaux des anticorps aux nourrissons prématurés et nés à terme. Pour ce qui est des accouchements prématurés, une étroite fenêtre de possibilités existe entre le début du transfert transplacentaire des anticorps, à la 20e semaine, et l'accouchement.

3. Immunisation avant la 13e semaine de grossesse

Innocuité

  • Données sur l'innocuité limitées durant le premier trimestre.

Efficacité

  • Aucune donnée sur l'efficacité stratifiée pour l'immunisation avant la 13e semaine.

Immunogénicité

  • Les anticorps maternels commenceront à diminuer avant l'accouchement à terme.
  • Le transfert placentaire des anticorps maternels est minime avant le troisième trimestre.

Faisabilité et acceptabilité

  • Si le vaccin est administré avant l'échographie anatomique détaillée, les anomalies fœtales et autres complications liées à la grossesse durant le premier trimestre pourraient être attribuées par erreur au vaccin.
  • Le vaccin pourrait ne pas être jugé acceptable par les patientes et les cliniciens durant le premier trimestre.

Les données sur l'innocuité sont limitées avant la 13e semaine, et les données sur l'efficacité ne sont pas stratifiées concernant l'immunisation durant le premier trimestre.

Si l'immunisation survient tôt au cours de la grossesse, les anticorps risquent de diminuer avant l'accouchement à terme.
Risque d'EI durant la grossesse pouvant être attribués par erreur à la vaccination.

4. Immunisation après la 32e semaine de grossesse

Innocuité

  • Données sur l'innocuité fiables durant le troisième trimestre.

Efficacité

  • Les données sur l'efficacité étendent principalement la période de vaccination entre la 27e et la 36e semaine.

Immunogénicité

  • Le transfert placentaire des anticorps maternels est optimal durant le troisième trimestre.
  • Les titres d'anticorps maternels contre la coqueluche atteignent en sommet environ quatre semaines après la vaccination.

Faisabilité ou acceptabilité

  • Les consultations cliniques visant à offrir la vaccination existent avec des visites prénatales de routine fréquentes vers la fin de la grossesse.

Les données sur l'innocuité et l'efficacité les plus fiables sont obtenues durant le troisième trimestre.

Cette option pourrait ne pas laisser suffisamment de temps (c.-à-d. quatre semaines) pour la formation et le transfert d'anticorps maternels avant l'accouchement. Une immunisation tardive ne n'offrira pas de protection pour la plupart des naissances prématurées.

Les occasions de visites cliniques pourraient se faire plus rares, en ce qui a trait à la vaccination en fin de grossesse, comparativement à une vaccination plus précoce.

Bébés prématurés

Les bébés prématurés dans un état clinique stable devraient recevoir un vaccin à composant anticoquelucheux au même âge chronologique et selon le même calendrier que les enfants nés à terme. Les prématurés (en particulier ceux qui pèsent moins de 1 500 grammes à la naissance) présentent un risque accru d'apnée et de bradycardie après la vaccination. Les bébés prématurés hospitalisés devraient faire l'objet d'une surveillance cardiaque et respiratoire continue pendant les 48 heures suivant leur première immunisation. Voir le chapitre Immunisation des nourrissons prématurés de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Personnes ou résidents d'un établissement de santé

Les résidents des établissements de soins de longue durée devraient recevoir systématiquement tous les vaccins prévus pour leur âge et leur niveau individuel de risque, y compris un vaccin anticoquelucheux acellulaire. Voir le chapitre Immunisation des patients dans les établissements de santé de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Sujets immunodéprimés

Le vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et Hib peut être administré à des sujets immunodéprimés. Lorsqu'on envisage l'immunisation de d'un sujet immunodéprimé, il peut être utile de consulter le médecin traitant du sujet et de se reporter aux lignes directrices énoncées aux sections Sujets immunodéprimés du chapitre Anatoxine diphtérique et du chapitre Vaccin contre Haemophilus influenzae de type B de la partie 4. Il est conseillé de recommander les cas complexes à un médecin qui possède une expertise en vaccination ou en immunodéficience.

Voir le chapitre Vaccin contre Haemophilus influenza de type B, Immunisation des sujets immunodéprimés de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Personnes atteintes d'une maladie chronique

Troubles neurologiques
Les personnes qui sont atteintes d'un trouble neurologique courent un risque accru de morbidité et de mortalité associées à la coqueluche. Les personnes atteintes de troubles neurologiques apparus avant l'immunisation doivent recevoir tous les vaccins recommandés de façon systématique, y compris un vaccin à composant anticoquelucheux.

Voir le chapitre Contre-indications et précautions sous Anatoxine tétanique.

Voir le chapitre Immunisation des personnes atteintes d'une maladie chronique de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Voyageurs

Les voyageurs non immunisés ou non complètement immunisés devraient recevoir le vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et Hib selon ce qui convient à leur âge. Voir les chapitres Anatoxine diphtérique et la section sur l'allaitement pour de plus amples renseignements à propos des femmes qui voyagent pendant leur grossesse. Voir le chapitre Vaccin contre la poliomyélite de la partie 4 pour obtenir des renseignements sur les autres composants des vaccins combinés à composant anticoquelucheux acellulaire. Voir le chapitre Immunisation des voyageurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Nouveaux arrivants au Canada

Les dispensateurs de soins de santé qui examinent des nouveaux arrivants au pays devraient évaluer leur statut vaccinal et mettre à jour leurs vaccins. Chez les enfants qui ont reçu une ou plusieurs doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche à germes entiers (DCT) avant d'arriver au Canada, il faut compléter la série vaccinale en administrant un vaccin à composant anticoquelucheux acellulaire (DCaT ou dcaT) convenant à leur âge. Voir le chapitre Immunisation des personnes nouvellement arrivées au Canada de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Travailleurs

Tous les travailleurs de la santé et des services à l'enfance, peu importe leur âge, devraient recevoir une dose unique du vaccin dcaT s'ils n'ont pas déjà reçu ce vaccin à l'âge adulte, afin d'être immunisés contre la coqueluche, même s'ils n'ont pas besoin d'une dose de rappel du vaccin contre le tétanos et la diphtérie. Voir le chapitre Immunisation des travailleurs de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Lutte contre les éclosions

Même si l'on manque de données à l'appui de son efficacité, le vaccin acellulaire contre la coqueluche a été utilisé pour lutter contre les éclosions de coqueluche au sein de populations définies, comme celles fréquentant les écoles et les hôpitaux. Il faut revoir l'état vaccinal des enfants exposés à un cas de coqueluche et le mettre à jour au besoin.

Méthodes d'administration

Dose et voie d'administration

Dose

Chaque dose de vaccin à composant anticoquelucheux est de 0,5 ml.

Voie d'administration

Les vaccins à composant anticoquelucheux doivent être administrés par voie intramusculaire. Voir le chapitre Méthodes d'administration des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements.

 

Conditions d'entreposage

Les vaccins à composant anticoquelucheux doivent être conservés dans un réfrigérateur à une température de +2 °C à +8 °C et ne doivent pas être congelés.

Voir le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Administration simultanée d'autres vaccins

Les vaccins à composant anticoquelucheux peuvent être donnés en même temps que d'autres vaccins administrés systématiquement, mais il faut utiliser un point d'injection différent ainsi qu'une aiguille et une seringue distinctes. Voir le chapitre Calendrier d'administration des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Innocuité et effets secondaires

Voir le chapitre Innocuité des vaccins de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux. Voir les chapitres Anatoxine diphtérique, Anatoxine tétanique, Vaccin contre la poliomyélite, Vaccin contre Haemophilus influenzae de type B et Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements sur les autres composants des vaccins combinés à composant anticoquelucheux.

Effets secondaires fréquents (touchant au moins 1 % des sujets vaccinés)

Réactions locales au point d'injection et à proximité : de 10 à 40 % (voir Anatoxine tétanique)

  • Œdème sévère d'un membre : de 2 à 6 % des enfants; plus fréquemment associé à la 4e ou la 5e dose, mais spontanément résolutif (voir Anatoxine tétanique )
  • Fièvre, irritabilité ou humeur maussade : de 8 à 29 % (voir Anatoxine tétanique)
  • Somnolence : de 40 à 52 % (voir Anatoxine tétanique).

Effets secondaires peu fréquents (de 0,1 à moins de 1 % des sujets vaccinés) et rares (moins de 0,1 % des sujets vaccinés)

  • L'anaphylaxie après l'administration d'un vaccin à composant anticoquelucheux peut survenir, mais elle est très rare
  • Réactions graves au point d'injection de type Arthus (voir Anatoxine tétanique)
  • Un épisode hypotonique-hyporéactif : Selon la définition de l'Organisation mondiale de la Santé, un cas d'épisode hypotonique-hyporéactif se caractérise par l'apparition soudaine d'hypotonie (mollesse musculaire), d'hyporéactivité (sensibilité réduite ou insensibilité) et de pâleur ou de cyanose. Les données montrent toutefois qu'il n'y a aucune conséquence défavorable associée à ces événements, alors que les conséquences défavorables causées par une immunisation incomplète sont bien connues.
  • Forte fièvre accompagnée ou non de convulsions : Des cas de forte fièvre et de convulsions, à la fois fébriles et afébriles, sont rarement signalés et ne constituent pas une contre-indication relativement à l'administration d'un vaccin à composant anticoquelucheux acellulaire.

Autres problèmes liés à l'innocuité

Les études épidémiologiques n'appuient pas les allégations de relation de cause à effet entre l'administration de vaccins à composant anticoquelucheux et des atteintes neurologiques permanentes ou le diabète de type 1.

De très rares cas du syndrome de Guillain-Barré ont été signalés à la suite de l'administration d'un vaccin contenant l'anatoxine tétanique. Voir Anatoxine tétanique de la partie 4 pour de plus amples renseignements.

Conseils pour la déclaration des manifestations cliniques inhabituelles suivant l'immunisation

Afin d'assurer l'innocuité continue des vaccins au Canada, les fournisseurs de vaccins et autres cliniciens sont tenus de signaler les effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI) et, à certains endroits, leur déclaration est obligatoire en vertu de la loi.

Les fournisseurs de vaccins sont priés de signaler les ESSI aux responsables de la santé publique et doivent prendre connaissance des exigences en matière de déclaration dans leur province ou territoire. En général, tout effet secondaire grave ou inattendu qu'ils estiment être temporellement associé à la vaccination doit être déclaré. Voir le guide Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d'une immunisation du chapitre Innocuité des vaccins.

En ce qui concerne les vaccins à composant anticoquelucheux, les ESSI suivants présentent également un intérêt particulier : épisode hypotonique-hyporéactif chez les enfants de moins de 2 ans et œdème grave d'un membre. 
Voir la partie 2 pour de plus amples renseignements à propos de la déclaration de MCI.

Contre-indications et précautions

Les vaccins à composant anticoquelucheux sont contre-indiqués chez les personnes ayant déjà eu une réaction anaphylactique au vaccin et chez les personnes ayant une hypersensibilité immédiate ou anaphylactique établie à l'un ou l'autre des composants du vaccin ou de son contenant. Voir Tableau 1 du chapitre Contenu des agents immunisants utilisés au Canada de la partie 1 pour voir la liste de tous les vaccins offerts au Canada et les ingrédients qu'ils renferment.

En ce qui concerne INFANRIX  hexaMD, l'hypersensibilité à la levure est très rare et des antécédents personnels d'allergie à la levure ne sont pas fiables généralement. Dans les cas où on soupçonne une hypersensibilité ou une allergie non anaphylactique aux composants vaccinaux, une enquête est recommandée, qui peut comprendre l'immunisation dans un milieu contrôlé. Il est conseillé de consulter un allergologue.

L'administration du vaccin à composant anticoquelucheux devrait être retardée chez les personnes atteintes d'une maladie aiguë modérée ou grave. Dans le cas d'une maladie aiguë mineure (avec ou sans fièvre), la personne peut être vaccinée.

Il est prudent de ne pas administrer de doses subséquentes d'un vaccin contenant l'anatoxine tétanique aux sujets qui développent le syndrome de Guillain-Barré (SGB) dans les six semaines suivant l'administration d'un tel vaccin. Les sujets qui développent le SGB en dehors d'un intervalle de six semaines peuvent recevoir des vaccins subséquents contenant l'anatoxine tétanique. Si le sujet a été infecté à Campylobacter (cette infection a été associée SGB) et a reçu un vaccin contenant les anatoxines tétanique et diphtérique au cours des six semaines précédant l'apparition du SGB, il est conseillé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses. Voir le chapitre Anatoxine tétanique de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

L'administration du vaccin à composant anticoquelucheux devrait être retardée chez les personnes atteintes d'une maladie aiguë grave. Les personnes atteintes d'une maladie aiguë mineure ou modérée (avec ou sans fièvre) peuvent recevoir le vaccin à composant anticoquelucheux. Voir le chapitre Contre-indications et précautions générales de la partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Autres considérations

Interchangeabilité des vaccins

La série vaccinale primaire consistant en l'administration de trois doses de vaccin à composant anticoquelucheux devrait être effectuée avec un vaccin adéquat provenant du même fabricant dans la mesure du possible. Toutefois, si l'on ignore quel vaccin a été administré initialement ou si celui-ci n'est pas disponible, un autre vaccin combiné provenant d'un fabricant différent peut être utilisé pour terminer la série vaccinale primaire. D'après l'opinion d'experts, un produit adéquat de n'importe quel fabricant peut être utilisé pour toutes les doses de rappel. Voir le chapitre Principes de l'interchangeabilité des vaccins de la partie 1 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Références choisies

  • Agence de la santé publique du Canada. Maladies évitables par la vaccination : Rapport de surveillance en date du 31 décembre 2015. Accès : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/maladies-evitables-vaccination-rapport-surveillance-31-decembre-2015.html
  • Centers for Disease Control and Prevention. The Pink Book: Epidemiology and Prevention of Vaccine Preventable Diseases. Updated 13th ed.; 2015. Consulté en octobre 2017. Accès : https://www.cdc.gov/vaccines/pubs/pinkbook/index.html
  • Centers for Disease Control and Prevention. DTaP ACIP Recommendations. Consulté en octobre 2017. Accès : https://www.cdc.gov/vaccines/hcp/acip-recs/vacc-specific/dtap.html
  • Centers for Disease Control and Prevention. Tdap/Td ACIP Recommendations. Consulté en octobre 2017. Accès : https://www.cdc.gov/
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Prévention de la coqueluche chez les adolescents et les adultes. Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 29 (DCC-5), p. 1-12, 2003.
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Déclaration sur le vaccin acellulaire combiné contre la coqueluche, le tétanos et la diphtérie pour adultes et adolescents. Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 26 (DCC-1), p. 1-8, 2000.
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Déclaration sur la dose de rappel à administrer aux enfants de 4 à 6 ans contre la coqueluche. Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 40, 2014.
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Déclaration sur l'usage recommandé des vaccins pentavalents et hexavalents. Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 33 (DCC-1), p. 1-16, 2007.
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Déclaration sur le vaccin contre la coqueluche. Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 23 (DCC-3), p. 1-16, 1997.
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Mise à jour sur la vaccination contre la coqueluche pendant la grossesse. Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 40, 2014.
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Mise à jour sur l'immunisation durant la grossesse avec le vaccin combiné anti-Tétanos, et à dose réduite contre la diphtérie et la coqueluche acellulaire (dcaT). Consulté en mars 2018. Accès : URL
  • Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Analyse documentaire sur l'immunisation durant la grossesse avec le vaccin combiné anti-Tétanos, et à dose réduite contre la diphtérie et la coqueluche acellulaire (dcaT) :Innocuité, iommunogénicité et efficacité. Consulté en mars 2018. Accès : URL
  • GlaxoSmithKline Inc. Monographie de produit - BOOSTRIX®, mars 2017.
  • GlaxoSmithKline Inc. Monographie de produit - BOOSTRIX®-POLIO, mars 2017.
  • GlaxoSmithKline Inc. Monographie de produit - INFANRIX hexa®, avril 2016.
  • GlaxoSmithKline Inc. Monographie de produit - INFANRIX®.-IPV, septembre 2014.
  • GlaxoSmithKline Inc. Monographie de produit - INFANRIX®.-IPV/Hib, mai 2017.
  • Sanofi Pasteur Ltée. Monographie de produit - ADACEL®, juin 2012.
  • Sanofi Pasteur Ltée. Monographie de produit - ADACELMD-POLIO, juillet 2013.
  • Sanofi Pasteur Ltée. Monographie de produit - PEDIACEL®, novembre 2011.
  • Sanofi Pasteur Ltée. Monographie de produit - QUADRACELMD, août 2011.
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