Vers une voie pour les produits de santé contenant du cannabidiol : rapport sur ce que nous avons entendu

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Produits de santé naturels contenant du cannabidiol

Contexte et aperçu du processus de consultation

Le 7 mars 2025, nous avons publié un document de travail exploratoire afin de recueillir les commentaires des intervenants et des membres du public concernant la possibilité d'autoriser la vente de produits de santé naturels contenant du cannabidiol (PSNCC). L'autorisation des PSNCC permettrait d'offrir aux consommateurs des produits appuyés par des données probantes adéquates pour traiter des affections spécifiques ou mineures.

Le document de travail portait sur cinq éléments clés, tout en invitant les commentaires sur d'autres sujets :

Les parties intéressées été invitées à faire part de leurs commentaires entre le 7 mars et le 5 juin 2025. Les répondants ont transmis leurs commentaires par courriel ou au moyen d'un formulaire en ligne.

Nous avons reçu au total 135 soumissions provenant d'intervenants et de membres du public, notamment :

Principaux thèmes et rétroaction des intervenants

Cadre réglementaire et délivrance de licences

Les répondants se sont prononcés sur l'élaboration d'une voie réglementaire en vertu du Règlement sur les produits de santé naturels (RPSN) et sur la question de savoir si une licence relative aux drogues contenant du cannabis, délivrée en vertu du Règlement sur le cannabis, ainsi que des contrôles de sécurité physique et du personnel, devraient être exigées pour les PSNCC.

Associations de l'industrie

La plupart des répondants ont indiqué qu'une licence relative aux drogues contenant du cannabis ne devrait pas être exigée pour les PSNCC, soulignant que :

Certains appuyaient l'utilisation d'une licence relative aux drogues contenant du cannabis lorsqu'une entreprise en détient déjà une, mais pas l'exigence d'en obtenir une spécifiquement pour les PSNCC.

Un répondant appuyait l'exigence d'une licence relative aux drogues contenant du cannabis lorsque le produit contient plus de 0,3 % de tétrahydrocannabinol (THC).

De nombreux répondants ont fait remarquer que :

Entreprises individuelles

La plupart des répondants ont convenu qu'une licence relative aux drogues contenant du cannabis ne devrait pas être exigée et ont eu des réactions mitigées à l'égard de l'introduction de nouvelles mesures de sécurité, soulignant que :

Leurs principales préoccupations concernant des mesures de sécurité supplémentaires étaient les suivantes :

Certaines entreprises appuyaient des approches conditionnelles ou hybrides, telles que :

Une minorité de répondants appuyaient le maintien des normes actuelles en matière de délivrance de licences et de sécurité relatives au cannabis, soulignant que :

Professionnels de la santé et associations de professionnels de la santé

La plupart des répondants, principalement des pharmaciens, ont indiqué qu'une licence relative aux drogues contenant du cannabis ne devrait pas être exigée et ont eu des réactions mitigées à l'égard de l'introduction d'autres mesures de sécurité, soulignant que :

Certains ont appuyé les approches conditionnelles ou hybrides, notamment :

Une minorité de répondants ont indiqué que :

Parmi les autres commentaires sur les exigences de sécurité et de délivrance de licences comprenaient :

Gouvernements provinciaux

Le seul répondant ayant commenté cette question n'appuyait pas l'exigence d'obtenir une licence relative aux drogues contenant du cannabis ni de mesures sécurité physique et du personnel, compte tenu du faible risque de détournement associé aux produits contenant du CBD.

Milieu universitaire

Le seul répondant n'était pas favorable à l'exigence d'obtenir une licence relative aux drogues contenant du cannabis et n'a pas formulé d'autres commentaires sur les mesures de sécurité physique et du personnel.

Le répondant a également indiqué son appui à l'obligation de détenir une licence d'exploitation en vertu du RPSN pour la fabrication, l'emballage, l'étiquetage et l'importation de PSNCC.

Individus

La plupart des répondants n'appuyaient pas l'exigence d'une licence relative aux drogues contenant du cannabis, soulignant que :

Certains répondants ont également fait remarquer que les cadres existants (par exemple, le Règlement sur les aliments et drogues) régissent déjà l'innocuité et la qualité, et plusieurs appuyaient une approche fondée sur le risque plutôt qu'à une réglementation uniforme.

Une minorité de répondants appuyaient l'exigence d'une licence relative aux drogues contenant du cannabis si le produit contient des dérivés du cannabis et ont souligné l'importance de maintenir des normes industrielles et la traçabilité des ingrédients dérivés du cannabis.

Parmi les autres commentaires reçus sur les licences et la sécurité, on peut citer :

Organisations de défense des intérêts

Aucun commentaire reçu.

Bonnes pratiques de fabrication et considérations relatives à la qualité

Les intervenants ont souligné la nécessité d'établir des normes supplémentaires en matière de bonnes pratiques de fabrication (BPF) pour les matières premières ou des exigences de qualification, ainsi que d'un certificat d'analyse du CBD.

Associations de l'industrie
Bonnes pratiques de fabrication

La plupart des répondants n'étaient pas favorables à l'ajout d'exigences supplémentaires en matière de BPF, soulignant que :

Certaines associations de l'industrie ont indiqué appuyer un système de délivrance double de licences permettant la co-implantation d'installations de fabrication du cannabis et de PSN, afin de simplifier les opérations et réduire le fardeau réglementaire. Elles ont également recommandé de s'harmoniser avec les normes internationales (par exemple : Agence européenne des médicaments, les bonnes pratiques agricoles et de collecte des plantes médicinales de l'OMS, Pharmacopée européenne) et de reconnaître les certificats d'analyse traçables ISO 17025 fournies par des laboratoires accrédités selon les normes de qualité de l'Organisation internationale de normalisation.

Certificat d'analyse du CBD

La plupart des répondants appuyaient l'exigence d'un certificat d'analyse du CBD, soulignant que :

Certaines recommandations additionnelles concernant les certificats d'analyse, comprenaient :

Entreprises individuelles
Bonnes pratiques de fabrication

La plupart des répondants n'étaient pas favorables à l'ajout de nouvelles exigences en matière de BPF, soulignant que :

De nombreux répondants ont exprimé leur soutien général aux exigences relatives aux bonnes pratiques agricoles et de collecte des plantes médicinales de l'OMS, puisqu'elles sont reconnues à l'échelle mondiale et jugées suffisantes pour garantir la qualité des matières premières.

Certains répondants se sont déclarés favorables à l'harmonisation des normes BPP avec les exigences BPF déjà prévues par le RPSN et ont mis en garde contre la création de nouveaux fardeaux réglementaires. Ils ont suggéré :

Quelques répondants étaient favorables à des exigences supplémentaires en matière de BPF, soulignant que :

Certificat d'analyse du CBD

La plupart des répondants appuyaient l'exigence d'un certificat d'analyse du CBD. Ils ont souligné que le certificat d'analyse vise à confirmer la puissance du CBD et les limites de THC, vérifier l'absence de contaminants (par exemple : pesticides, métaux lourds, solvants, micro-organismes) et de garantir la constance des produits et leur innocuité.

De nombreux répondants ont exprimé leur intérêt pour l'harmonisation du format et des critères d'essai des certificats d'analyse établies par le programme du cannabis de Santé Canada, afin de faciliter la conformité et d'éviter les dédoublements.

Certains répondants ont recommandé un certificat d'analyse pour les matières premières et les produits finis.

Quelques répondants ont fait remarquer que les exigences actuelles en matière de certificat d'analyse en vertu de la Loi sur le cannabis sont suffisantes et qu'aucune mesure supplémentaire n'est nécessaire.

Professionnels de la santé et associations de professionnels de la santé
Bonnes pratiques de fabrication

La plupart des répondants étaient favorables à l'ajout d'exigences supplémentaires en matière de BPF. Ils ont souligné que :

En outre, un répondant appuyait l'application d'exigences en matière de BPF aux matières premières du CBD afin d'en garantir la constance et l'innocuité.

Certains répondants ont noté que les exigences actuelles en matière de BPP prévues par la Loi sur le cannabis régissent déjà l'innocuité et la qualité, et que des exigences additionnelles pourraient augmenter les coûts et limiter la diversité des produits sans avantages clairs pour la santé publique.

Certificat d'analyse du CBD

La plupart des répondants étaient favorables à l'exigence d'un certificat d'analyse du CBD, notant que les certificats d'analyse sont essentiels à l'assurance de la qualité, puisqu'ils :

Ils ont également recommandé que les certificats d'analyse suivent des critères uniformes et soient facilement accessibles (par exemple au moyen de codes QR).

Un répondant s'est dit favorable à l'exigence d'un certificat d'analyse afin de renforcer la transparence et la confiance des consommateurs.

Gouvernements provinciaux
Bonnes pratiques de fabrication

Un commentaire a été reçu en faveur de normes BPF supplémentaires pour les matières premières fournies par les titulaires de licences en vertu de la Loi sur le cannabis. Il a été noté que cela garantirait que le CBD utilisé dans les PSNCC est conforme aux normes établies pour les PSN.

Certificat d'analyse du CBD

Les répondants se sont déclarés favorables à l'exigence d'un certificat d'analyse du CBD afin de vérifier sa pureté, sa puissance et l'absence de contaminants (notamment le THC). Ils ont indiqué que cette approche contribuerait à réduire et prévenir les risques pour la santé, tant à court qu'à long terme, associés à des produits de CBD contaminés.

Les répondants ont souligné que les essais en laboratoire et la vérification impartiale de la teneur en CBD sont essentiels pour maintenir un contrôle de la qualité et le respect des normes.

Milieu universitaire
Bonnes pratiques de fabrication

Aucun commentaire reçu.

Certificat d'analyse du CBD

Les répondants appuyaient l'exigence de fournir un certificat d'analyse du CBD afin de garantir les normes de qualité et de pureté.

Ils ont indiqué qu'un certificat d'analyse devrait couvrir les attributs de qualité essentiels en termes d'identité, de composition et de limites pour les contaminants, ainsi que les méthodes d'analyse scientifiquement validées pour tester ces paramètres.

Individus
Bonnes pratiques de fabrication

La plupart des répondants n'appuyaient pas l'ajout d'exigences supplémentaires en matière de BPF. Ils ont fait remarquer que des normes uniformes de qualité, telles que celles déjà en vigueur pour tous les ingrédients des PSN, sont nécessaires pour maintenir la confiance du public.

Les répondants ont également noté que :

Certificat d'analyse du CBD

La plupart des répondants appuyaient l'exigence de fournir un certificat d'analyse du CBD, soulignant que ce certificat :

Les répondants ont également souligné que les certificats d'analyse aident les consommateurs à prendre des décisions éclairées et à maintenir leur confiance envers l'innocuité des produits.

Ils ont suggéré que Santé Canada inclue des méthodes d'essai standardisées et veille à ce que les certificats d'analyse soient facilement accessibles (par exemple : par des codes QR).

Organisations de défense des intérêts

Aucun commentaire reçu.

Emballage et étiquetage

Les répondants ont formulé des commentaires sur la nécessité pour les PSNCC d'inclure une mise en garde concernant le CBD sur l'espace principal (souvent appelé « devant de l'emballage »), ainsi que d'autres considérations relatives à l'étiquetage et à l'emballage.

Associations de l'industrie

La plupart des répondants n'appuyaient pas l'exigence d'apposer une mise en garde concernant le CBD sur l'espace principal, soulignant que :

Les répondants ont également souligné que :

Autres considérations

Les répondants appuyaient l'exigence d'apposer des mises en garde ciblées, le cas échéant, et ont recommandé que ces mises en garde :

Beaucoup se sont déclarés favorables à l'harmonisation de l'étiquetage des PSNCC avec les normes existantes en matière de PSN, notamment :

Certains répondants ont recommandé que Santé Canada établisse une norme d'étiquetage pour le CBD, y compris les allégations autorisées et les mentions de risque obligatoires.

Entreprises individuelles

La plupart des répondants n'étaient pas favorables à l'exigence d'apposer une mise en garde pour le CBD sur l'espace principal, soulignant que :

Ils ont recommandé :

Autres considérations

Les répondants étaient favorables à un étiquetage clair de la quantité de CBD contenue dans chaque dose et par emballage. Ils ont souligné les étiquettes devraient aider les consommateurs à prendre des décisions éclairées, en particulier ceux qui prennent d'autres médicaments ou gèrent des problèmes de santé.

Ils ont également soutenu des pratiques d'étiquetage normalisées, notamment l'utilisation :

De nombreux répondants appuyaient une mise en garde concernant les interactions possibles avec des médicaments (par exemple, les médicaments liés au cytochrome P450 (CYP)).

Certains répondants ont recommandé d'apposer une mention claire sur l'espace principal, telle que : « Contient du cannabidiol (CBD). Consultez un professionnel de la santé avant utilisation si vous prenez des médicaments. »

Certains répondants se sont dits favorables à un emballage à l'épreuve des enfants, tandis que d'autres ont fait remarquer que cela pourrait être difficile pour les utilisateurs de plus de 65 ans.

Professionnels de la santé et associations de professionnels de la santé

La plupart des répondants étaient favorables à l'exigence d'apposer une mise en garde indiquant clairement que le produit contient du CBD, idéalement sur l'espace principal. Ils ont souligné que les mises en garde doivent être cohérentes, fondées sur des données probantes et faciles à comprendre.

Ils ont également suggéré une mise en garde normalisée telle que : « Contient du cannabidiol (CBD). Consultez un professionnel de la santé avant utilisation si vous prenez d'autres médicaments. »

Bien qu'ils aient appuyé la transparence, certains répondants ont recommandé d'éviter les mises en garde excessives ou alarmistes qui pourraient stigmatiser les produits contenant du CBD. Ils ont souligné la nécessité d'un étiquetage équilibré et proportionné qui informe sans inquiéter inutilement.

Autres considérations

Les répondants ont également fait remarquer que :

Gouvernements provinciaux

Les répondants étaient favorables à l'ajout d'une mise en garde bien visible sur le CBD sur les PSNCC.

Ils ont également recommandé :

Autres considérations

Un répondant a recommandé d'informer les consommateurs, sur les étiquettes, des risques liés au transport international avec de produits contenant du CBD, celui-ci demeurant illégal dans de nombreuses juridictions.

Milieu universitaire

Les répondants étaient favorables aux mises en garde obligatoires, estimant que des mises en garde claires peuvent contribuer à prévenir une utilisation non prévue et soutenir une prise de décision éclairée. Ils ont noté que l'espace principal de l'étiquette devrait clairement indiquer que le produit contient du CBD.

Ils ont également recommandé que les mises en garde abordent les risques pour :

Ils ont noté que la recherche démontre que les mises en garde de santé liés au cannabis améliorent la sensibilisation des consommateurs aux risques pour la santé.

Les répondants ont également souligné que l'étiquette devrait inclure des renseignements sur les interactions entre ingrédients et les contre-indications, en particulier pour les populations vulnérables.

Individus

La plupart des répondants étaient favorables à des mises en garde obligatoires, similaires à celles utilisées pour d'autres PSN.

Ils ont noté que les mises en garde peuvent informer les patients des réactions indésirables potentiels, des interactions médicamenteuses et des risques pour les populations vulnérables (par exemple : enfants, personnes enceintes).

Certains répondants ont recommandé :

Quelques répondants ont fait remarquer que les mises en garde sont inutiles si le CBD figure comme ingrédient, et que de nombreux PSN peuvent interagir avec des médicaments sans exiger de mise en garde sur l'espace principal de l'étiquette.

Autres considérations

De nombreux répondants ont appuyé l'indication claire, sur l'espace principal, de la quantité de CBD que contient le produit. Ils ont également suggéré que l'étiquette inclue :

Les répondants ont aussi formulé des suggestions concernant l'emballage, notamment :

Organisations de défense des intérêts

Les organisations de défense des intérêts ont appuyé un étiquetage clair et l'ajout d'une mise en garde sur le CBD.

Essais cliniques et exigences en matière de données probantes

Les répondants ont formulé des commentaires sur la question de savoir si les PSNCC devraient être soumis aux exigences que les essais cliniques portant sur des PSN et si les promoteurs devraient être tenus d'obtenir une licence de recherche sur le cannabis en vertu du Règlement sur le cannabis.

Associations de l'industrie
Fardeau réglementaire et financier

Les répondants ont soulevé plusieurs considérations relatives au fardeau réglementaire et financier, notamment :

De nombreux répondants ont indiqué que :

Certains répondants ont indiqué que :

Autres considérations

Certains répondants ont exprimé un intérêt pour une monographie sur le CBD présentant les allégations acceptables, les dosages, les formes posologiques et les mise en garde en matière d'innocuité, afin de simplifier l'octroi de licence de mise en marché des produits et réduire les essais redondants.

Certains répondants ont également suggéré d'accepter des données alternatives, telles que les d'observation et des rapports de praticiens, et ont indiqué que la littérature existante et les revues systématiques devraient pouvoir appuyer les allégations à faible risque.

Entreprises individuelles
Fardeau réglementaire et financier

Les répondants ont soulevé plusieurs considérations liées au fardeau réglementaire et financier, notamment :

Défis opérationnels et systémiques

Les répondants ont soulevé plusieurs défis opérationnels et systémiques, notamment :

Recommandations

Les répondants ont formulé des recommandations portant sur les normes de recherche et de les exigences en matière d'éléments probants, notamment :

Les répondants ont également recommandé de soutenir l'innovation et la recherche en :

Professionnels de la santé et associations de professionnels de la santé
Fardeau réglementaire et financier

Les répondants ont soulevé des préoccupations concernant le fardeau réglementaire et financier, notamment :

Défis opérationnels et systémiques

Les répondants ont soulevé des défis opérationnels et systémiques, notamment :

Certains répondants ont également exprimé des préoccupations concernant l'augmentation des éléments probants de faible qualité et ont souligné la nécessité de disposer d'un plus grand nombre d'études de haute qualité évaluées par des pairs.

Recommandations

Les répondants ont formulé des recommandations relatives aux normes en matière de recherche et de données probantes, notamment

Gouvernements provinciaux

Les répondants ont indiqué être conscients des défis associés à la conduite d'essais cliniques portant sur des produits contenant du CBD, notamment en ce qui concerne la complexité du cadre réglementaire et les limites en matière de financement.

Recommandations

Les répondants ont suggéré que Santé Canada offre un soutien financier ou des mesures incitatives pour la recherche axée sur les effets du CBD, en particulier chez les populations vulnérables.

Individus
Fardeau réglementaire et financier

Les répondants ont fait part de leurs préoccupations concernant le fardeau réglementaire et financier, notamment que :

Autres considérations

Certains répondants ont également exprimé :

Recommandations

Les répondants ont formulé des recommandations relatives aux normes en matière de recherche et de donnée probantes, notamment :

Milieu universitaire

Les répondants ont formulé des recommandations, notamment:

Organisations de défense des intérêts

Une soumission préconisait le cours à des méthodes d'essai sans cruauté envers les animaux pour les PSNCC et recommandait de n'autoriser les essais cliniques que s'ils n'entraînent aucun préjudice pour les animaux.

Lieu de vente et considérations relatives à la vente au commerce de détail

Les répondants ont donné leur point de vue sur les lieux où les PSNCC devraient être vendus et sur les mesures permettant d'améliorer la sécurité des consommateurs et de prévenir les abus.

Associations de l'industrie

La majorité des répondants appuyaient la vente des PSNCC aux mêmes endroits les autres PSN, soulignant que :

Certains répondants étaient favorables à la vente de PSNCC dans les épiceries et dépanneurs, particulièrement pour les produits à faible dose et à faible risque.

Plusieurs ont proposé un modèle fondé sur le risque et la puissance : les produits à faible dose (p. ex. dose quotidienne recommandée de < 200 mg de CBD) pourraient être disponibles en vente libre dans les points de vente habituels des PSN, tandis que les produits à dose élevée (p. ex. dose quotidienne recommandée de ≥ 200 mg de CBD) seraient vendus derrière le comptoir en pharmacie et nécessiteraient la consultation d'un pharmacien.

Les répondants s'entendaient généralement pour dire que restreindre les PSNCC aux détaillants de cannabis irait à l'encontre de leur classification comme PSN, limiterait l'accès et minerait la confiance des consommateurs, compte tenu du profil non intoxicant et de l'innocuité du CBD.

Ils ont proposé que des étiquettes claires, des consignes de posologie et la formation du personnel constituent des garde-fous suffisants. Certains appuyaient des mesures additionnelles : restriction d'âge (p. ex. 18 ans et plus), limites de taille de l'emballage, et conseils pharmaceutiques.

Entreprises individuelles

La plupart des répondants étaient favorables à la vente des produits PSNCC dans les mêmes points de vente que les autres produits NHP, notamment en pharmacies, dans les magasins d'aliments naturels, sur les plateformes en ligne, dans les épiceries et les magasins spécialisés.

Les répondants n'appuyaient pas la limitation des ventes aux magasins de cannabis ou aux seules pharmacies. Ils ont noté que la vente dans les magasins de cannabis pourrait nuire à l'accessibilité, surtout dans les régions rurales ou mal desservies; qu'elle serait restrictive, freinerait la concurrence et pourrait entraîner des prix plus élevés.

Plusieurs ont recommandé une approche graduée:

De nombreux répondants ont indiqué que les mises en garde sur l'étiquette et les informations fournies au point de vente suffisent pour assurer la sécurité, et que la sur-réglementation pourrait réduire l'abordabilité et le choix des consommateurs.

Certains préféraient un modèle pharmacie seulement, en notant que les pharmaciens peuvent fournir une orientation clinique, conseiller sur les interactions médicamenteuses et favoriser l'utilisation sécuritaire. Les pharmacies offrent aussi un entreposage sécurisé, un contrôle des stocks et une traçabilité.

Autres considérations

Certains répondants ont recommandé :

Professionnels de la santé et associations de professionnels de la santé

Les répondants appuyaient la vente en pharmacie, car les pharmaciens peuvent :

Certains ont exprimé des inquiétudes selon lesquelles la vente hors pharmacie pourrait minimiser la perception du risque et mener à un usage inapproprié; d'autres ont prévenu qu'un modèle exclusif aux pharmacies pourrait limiter l'accès dans les régions rurales ou mal desservies.

Des recommandations visaient un modèle gradué fondé sur le risque, permettant aux produits à faible risque d'être vendus avec moins de restrictions, tandis que les produits à risque plus élevé (p. ex. CBD à dose élevée, nouveaux modes d'administration) seraient encadrés par un pharmacien.

Certains étaient favorables à d'autres points d'accès, comme les magasins d'aliments naturels, les plateformes en ligne et les cliniques de naturopathie.

Autres considérations

Les répondants ont insisté sur la nécessité d'un étiquetage clair, d'une transparence sur les doses et d'allégations fondées sur des données probantes afin de prévenir l'usage inapproprié et d'optimiser la sécurité des consommateurs.

Ils ont également suggéré de considérer des restrictions d'âge (p. ex.18 ans et plus) et des limites de taille des emballages (p. ex. approvisionnement maximum de 30 jours).

Certains ont indiqué qu'ils s'opposent à la vente de produits contenant du THC en pharmacie, invoquant des risques d'usage inapproprié, tout en notant que les produits CBD seulement sont généralement mieux acceptés.

Gouvernements provinciaux

Les répondants appuyaient une vente exclusive ou initiale en pharmacie, avec des produits stockés derrière le comptoir.

Ils préféraient une supervision par les pharmaciens lors de la vente afin de permettre des conseils sur les interactions médicamenteuses, la posologie et les contre-indications. Ils ont aussi indiqué que cela aiderait à protéger les populations vulnérables et à prévenir l'usage inapproprié, notamment chez les jeunes.

Les répondants appuyaient des exigences d'âge minimal (p. ex. 18 ans et plus) pour empêcher l'accès des jeunes.

Un répondant a fait remarquer que les détaillants provinciaux de cannabis sont bien placés pour distribuer les PSNCC en raison :

Un répondant a suggéré un déploiement progressif, en commençant par la vente en pharmacie qui donnerait du temps pour aborder les problèmes imprévus avant d'élargir la vente au détail. Il a fait valoir que l'auto-sélection et l'accès en libre-service (p. ex. magasins d'aliments naturels, en ligne) pourraient favoriser des achats impulsifs et un usage non informé. Il a aussi suggéré que les ventes en ligne incluent des mécanismes pour vérifier la compréhension par le consommateur des risques possibles liés à l'utilisation du produit.

Milieu universitaire

Les répondants ont recommandé une approche équilibrée et fondée sur les risques en ce qui concerne les lieux de vente.

Ils ont suggéré que les produits contenant de faibles concentrations de cannabidiol (CBD) puissent être vendus dans des lieux compatibles avec ceux des autres produits de santé naturels (par exemple, pharmacies, magasins d'aliments naturels), à condition que l'étiquetage comporte des contre-indications claires, des mises en garde, des renseignements sur les interactions médicamenteuses et des restrictions d'âge visant à prévenir l'accès des jeunes.

Ils ont également proposé que les produits à concentration plus élevée ou présentant un risque accru soient restreints aux pharmacies, potentiellement derrière le comptoir, et accompagnés de conseils pharmaceutiques portant sur la posologie, les réactions indésirables et l'utilisation sécuritaire.

Certains répondants ont recommandé un modèle de vente exclusivement en pharmacie en raison :

Des préoccupations ont été exprimées concernant la normalisation du CBD, soulignant que sa disponibilité élevée et des restrictions limitées pourraient conduire à une augmentation de l'expérimentation, notamment chez les jeunes. Selon certains répondants, la vente en pharmacie permettrait de mieux équilibrer l'accessibilité et la protection de la santé publique.

Organisations de défense des intérêts

Santé Canada a reçu une soumission, laquelle appuyait un modèle de vente exclusivement en pharmacie, avec des produits placés derrière le comptoir, afin de favoriser les échanges entre les consommateurs, les patients et les pharmaciens.

Individus

La majorité des répondants appuyaient la vente des PSNCC aux mêmes endroits que les autres PSN, notamment les pharmacies, les magasins d'aliments naturels, les plateformes en ligne, les épiceries, les dépanneurs, les boutiques de bien-être, ainsi que les détaillants de cannabis.

De nombreux répondants s'opposaient à la limitation des ventes aux pharmacies ou aux modèles de vente derrière le comptoir, estimant que cela réduirait l'accessibilité, serait incompatible avec la classification des PSN et incohérent avec la manière dont certains produits présentant un risque plus élevé (par exemple, la nicotine) sont vendus.

Certains répondants ont suggéré un modèle fondé sur le risque, dans lequel les produits à faible dose de CBD seraient offerts en vente générale, tandis que les produits à dose plus élevée seraient disponibles derrière le comptoir ou accompagnés de conseils pharmaceutiques.

D'autres ont exprimé un appui à la culture à domicile et à l'accès par l'entremise des dispensaires.

Autres considérations

Les répondants ont exprimé des points de vue partagés concernant les restrictions d'âge. Certains appuyaient l'imposition d'un âge minimal (par exemple, 15 ans et plus ou 18 ans et plus) pour les produits à dose plus élevée, tandis que d'autres estimaient que ces restrictions étaient inutiles et pourraient entraîner des conséquences négatives.

Plusieurs répondants ont appuyé :

Certains répondants ont recommandé de faire appel à des éducateurs certifiés en matière de cannabis et de mener des campagnes de sensibilisation du public.

Publicité et promotion

Les répondants ont exprimé leurs points de vue concernant la proposition visant à maintenir les règles encadrant la publicité et la promotion des PSNCC en vertu de la Loi sur les aliments et drogues (LAD), ainsi que d'autres considérations connexes.

Associations de l'industrie

La majorité des répondants ont convenu que la publicité et la promotion des PSNCC devraient être assujetties aux mêmes exigences que celles applicables aux autres produits de santé naturels, conformément à la LAD et au Règlement sur les produits de santé naturels (RPSN), notamment :

Les répondants ont mis en garde contre l'application des restrictions en matière de publicité prévues par la Loi sur le cannabis aux produits de santé contenant du CBD non intoxicant, indiquant que cela pourrait :

De nombreux répondants se sont déclarés favorables à l'autorisation des messages sur le mode de vie et le bien-être, à condition qu'ils soient conformes à la licence du produit et qu'ils ne soient pas trompeurs.

Une minorité de répondants a suggéré des contrôles plus stricts afin d'éviter la désinformation des consommateurs.

Autres considérations

Les répondants ont soulevé d'autres considérations, notamment :

Entreprises individuelles

La majorité des répondants ont appuyé la proposition selon laquelle la publicité et la promotion des PSNCC devraient être régies par les mêmes règles que celles applicables aux autres produits de santé naturels, en vertu de la LAD et du RPSN.

Certains ont appuyé des contrôles plus stricts, en particulier pour les produits présentant des allégations thérapeutiques ou médicales, tandis que d'autres ont mis en garde contre une sur-réglementation, citant les effets négatifs des restrictions imposées à la publicité du cannabis sur la croissance de l'industrie et la sensibilisation des consommateurs.

Les répondants ont formulé des recommandations, notamment

Professionnels de la santé et associations de professionnels de la santé

Les répondants appuyaient l'application des règles existantes en matière de publicité applicables aux produits de santé naturels, plutôt que celles prévues par la Loi sur le cannabis, et ont souligné l'importance de n'autoriser que des allégations véridiques, étayées par des données probantes et approuvées par Santé Canada.

Il existait un consensus selon lequel la publicité ne doit pas cibler les mineurs.

Quelques répondants ont préconisé des règles plus strictes, comparables à celles applicables aux médicaments sur ordonnance, afin d'éviter des allégations trompeuses et une utilisation non supervisée. D'autres ont mis l'accent sur le principe de «  l'éducation plutôt que l'hyperbole  », appuyant des communications factuelles et transparentes, sans sur-réglementation.

Les répondants ont formulé des recommandations, notamment :

Gouvernements provinciaux

Un répondant a indiqué que la publicité des PSNCC devrait suivre les règles de la LDA et du RPSN, et que des mesures d'application de la loi devraient être prises en cas de non-conformité.

D'autres répondants ont exhorté Santé Canada à harmoniser les règles publicitaires applicables aux PSNCC avec celles visant les produits contenant du CBD en vertu de la Loi sur le cannabis soulignant que des règles incohérentes pourraient entraîner la confusion chez les consommateurs et créer un environnement réglementaire inéquitable.

Les répondants ont formulé des recommandations, notamment :

Milieu universitaire

Les répondants appuyaient l'harmonisation des règles de publicité pour les PSNCC avec celles prévues par la Loi sur les aliments et drogues et les normes publicitaires applicables aux PSN ainsi qu'avec les lignes directrices de la United States Food and Drug Administration. Ils ont indiqué que cette harmonisation favoriserait la cohérence réglementaire et éviterait l'application de restrictions de type Loi sur le cannabis, sauf lorsque cela est nécessaire pour protéger la santé publique.

Les répondants appuyaient également l'interdiction de la publicité qui cible les enfants ou les jeunes. Ils ont exprimé des préoccupations selon lesquelles une normalisation des produits du cannabis, attribuable à une publicité moins restrictive, pourrait entraîner une augmentation de l'expérimentation et de la demande chez les jeunes.

Les répondants ont formulé des recommandations, notamment :

Organisations de défense des intérêts

Aucun commentaire n'a été reçu.

Individus

Les répondants étaient favorables à une publicité factuelle et éducative, plutôt qu'à du sensationnalisme.

Ils ont suggéré que Santé Canada autorise les titulaires de licence de diffuser des données transparentes et des informations fondées sur des données probantes, et que les appuis de célébrités et les publicités trompeuses soient surveillés et réglementés.

Il y avait un consensus général selon lequel les publicités ne devraient pas cibler les mineurs ni utiliser une imagerie attirant les jeunes.

Certains étaient favorables à des restrictions similaires à celles prévues dans la Loi sur le cannabis pour prévenir l'attirait des jeunes. D'autres ont suggéré de limiter la publicité aux plateforme en ligne seulement, ou d'interdire complètement la publicité.

Les répondants ont formulé des recommandations, dont :

Surveillance après la mise en marché et pharmacovigilance

Les répondants ont donné leur avis concernant la proposition selon laquelle Santé Canada devrait utiliser la même approche de surveillance de l'innocuité après la mise en marché pour les PSCC que celle qui est en place pour les autres PSN présentant un niveau de risque similaire.

Associations de l'industrie

Les répondants étaient, de façon générale, favorables ce que les PSCC devraient respecter les exigences existantes en matière de pharmacovigilance pour les PS. Ils ont fait remarquer que le système actuel de surveillance après la mise en marché est considéré comme robuste et suffisant et qu'il n'y a aucune justification pour imposer une surveillance additionnelle aux PSNCC, à moins que de nouvelles données probantes n'émergent.

Ils ont souligné :

Ils ont également noté que les pharmaciens devraient être désignés pour participer à la déclaration et avoir la possibilité de transmettre plusieurs rapports vers les systèmes pertinents.

Autres considérations

De nombreux répondants appuyaient des essais aléatoires de produits et une transparence accrue des rapports de qualité.

Plusieurs ont également suggéré que les systèmes de pharmacovigilance tiennent compte des différences entre les isolats et les extraits à spectre complet.

Entreprises individuelles

Les répondants étaient favorables à un cadre proportionné et fondé sur le risque, étant donné que le CBD présente un faible risque et un profil d'innocuité est bien documenté.

Ils appuyaient la proposition visant à harmoniser les exigences en matière de vigilance avec celles en vigueur pour les PSN. Ils ont indiqué qu'une surveillance excessive pourrait freiner l'innovation, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

De nombreux répondants appuyaient l'obligation de déclarer les réactions indésirables graves, mais non les effets mineurs ou attendus (par exemple, la somnolence). Parmi les suggestions reçues :

Certains ont proposé d'intégrer les PSNCC dans les cadres existants de classification des médicaments et les systèmes d'encadrement en pharmacie.

Autres considérations

Certaines propositions visaient à renforcer la surveillance et la transparence, notamment par :

Il a également été suggéré que le Canada s'aligne sur les normes internationales (par exemple : la United States Food and Drug Administration et l'Autorité européenne de sécurité des aliments) afin d'éviter les barrières commerciales.

Certains répondants ont recommandé que Santé Canada forme un groupe de travail dédié afin d'examiner annuellement les données sur l'innocuité des PSNCC.

Professionnels de la santé et associations de professionnels de la santé

Les répondants n'ont pas formulé de commentaires sur le cadre proposé de pharmacovigilance, mais ils ont souligné que les spécialistes actuels de la pharmacovigilance de Santé Canada, travaillant sous la Loi sur le cannabis, devraient être impliqués dans la surveillance du PSNCC. Ils ont indiqué ces spécialistes possèdent l'expérience dans l'évaluation de la causalité et l'identification des interactions médicamenteuses impliquant le CBD et le THC.

Les répondants ont formulé des recommandations, notamment :

Autres considérations

Les répondants appuyaient :

Certains ont indiqué que la déclaration obligatoire des réactions indésirables par les consommateurs et les professionnels est essentielle. Certains ont suggéré de s'appuyer sur les protocoles de surveillance déjà en place en pharmacie.

Gouvernements provinciaux

Les répondants appuyaient le maintien des exigences de déclaration des réactions indésirables prévues dans le cadre actuel du RPSN. Ils ont encouragé Santé Canada à améliorer les outils de surveillance en utilisant des données probantes du monde réel, des techniques d'exploration de données et des méthodes améliorées de détection de signaux pour les réactions indésirables.

Autres considérations

Un répondant a recommandé une campagne nationale d'éducation du public afin de :

Milieu universitaire

Les répondants appuyaient la pharmacovigilance et la surveillance après la mise en marché, y compris la surveillance des erreurs de sélection ou d'utilisation des produits. Ils ont suggéré d'utiliser le Système canadien de déclaration et de prévention des incidents médicamenteux pour recenser ce type d'incidents et ont souligné que bon nombre de ces erreurs peuvent être évitées si les facteurs contributifs sont identifiés rapidement.

Un répondant a proposé de recueillir des renseignements sociodémographiques auprès des personnes signalant une réaction indésirable afin de combler les lacunes dans les données sur l'innocuité et l'efficacité pour les populations peu étudiées ou à risque élevé, notamment :

Organisations de défense des droits

Aucun commentaire reçu.

Individus

Les répondants étaient généralement favorables à ce que les PSNCC soient traités comme d'autres PSN présentant un risque similaire. Certains estimaient qu'aucune surveillance additionnelle n'était nécessaire au-delà de ce qui est déjà en place pour les PSN à risque élevé.

Les répondants ont convenu que la surveillance après la mise en marché était essentielle. Ils appuyaient la déclaration obligatoire des réactions indésirables par les entreprises et ont suggéraient que celles-ci soumettent des rapports sommaires annuels pendant les deux ou trois premières années suivant la mise en marché des nouveaux produits.

Autres considérations

Les répondants ont souligné la nécessité de mécanismes de déclaration simples et transparents pour les consommateurs. Ils ont proposé des outils accessibles pour la rétroaction des consommateurs, tels qu'un portail de rétroaction ou un site Web du type « Évaluez ce produit » permettant des commentaires anonymes.

Ils ont également appuyé les essais aléatoires des produits, la transparence des rapports sur la qualité et l'étiquetage précis de la posologie pour assurer la qualité des produits et l'exactitude des étiquettes.

Ils ont recommandé que la pharmacovigilance tienne compte des différences entre les isolats et les extraits à spectre complet, et que Santé Canada soit proactive dans l'identification des problèmes liés à l'innocuité.

Considérations supplémentaires

Cette section comprend un résumé des considérations supplémentaires, classées par sujet.

Simplification réglementaire et santé publique

Certains répondants ont plaidé en faveur d'une autorisation rapide des PSNCC sans obligation d'obtenir une licence en vertu de la Loi sur le cannabis ou du Règlement sur le chanvre industriel, en soulignant que cela permettrait :

Conformité et application de la loi

Les répondants ont exprimé leur soutien à :

Importation et exportation

Certains répondants ont indiqué que les permis d'importation/exportation actuellement exigés en vertu de la Loi sur le cannabis sont trop restrictifs.

Parmi les recommandations formulées :

Normes relatives aux produits et limites de THC

Certaines associations de l'industrie et certaines entreprises ont indiqué qu'elles n'étaient pas d'accord avec la limite proposée de 10 parties par million (ppm) de THC, la jugeant restrictive et potentiellement incompatible avec les limites internationales pour d'autres types de produits et de matières premières à base de CBD.

Certains répondants ont indiqué qu'ils soutenaient les produits à base de CBD à spectre complet et ont souligné « l'effet d'entourage », certains proposant d'autoriser jusqu'à 5 % de THC dans le total des cannabinoïdes.

Considérations économiques et industrielles

Certains répondants ont exprimé leur appui à :

Gamme de produits et innovation

Certains répondants ont exprimé leur appui à :

Éducation et santé publique

Les répondants du secteur de la santé ont souligné l'importance :

Conclusion

Les commentaires reçus dans le cadre de cette consultation reflètent l'intérêt marqué d'un large éventail d'intervenants pour l'élaboration d'un cadre réglementaire pour les PSNCC qui soit fondé sur des données probantes, proportionné et adapté à la fois aux priorités de santé publique et aux réalités du secteur de l'industrie.

Dans l'ensemble, il existe un appui pour un cadre réglementaire qui assure l'innocuité, la qualité et la transparence des produits, et favorise l'innovation et l'accès des consommateurs.

Les répondants ont souligné l'importance :

Médicaments vétérinaires contenant du cannabidiol

Contexte et aperçu du processus de consultation

Le 7 mars2025, Santé Canada a publié un document de travail exploratoire afin de recueillir les commentaires des intervenants et du public concernant la voie potentielle pour l'autorisation des produits de santé contenant du cannabidiol (CBD) – appelés médicaments vétérinaires contenant du CBD (MVCC) pour les animaux. Ce document s'appuie sur :

Le document de travail de 2025 portait sur les éléments clés d'une voie proposée pour les MVCC en vente libre à usage animal :

Le document de travail soulignait également les considérations réglementaires à prendre en compte pour déterminer s'il serait préférable de vendre un médicament sur ordonnance ou en vente libre afin de protéger la santé et la sécurité des consommateurs et des animaux canadiens, ainsi que la sécurité de l'approvisionnement alimentaire.

Les intervenants ont été invités à répondre aux questions de consultation et à partager toute donnée scientifique ou clinique ou étude documentaire dont elles disposaient sur l'innocuité, l'efficacité et la qualité du cannabis (y compris le CBD) destiné à être utilisé chez les animaux.

Les commentaires ont été reçus via un formulaire en ligne et par courrier électronique direct. Santé Canada a reçu au total 135 séries de commentaires (concernant les humains et les animaux), dont 90 portaient spécifiquement sur les MVCC destinés à un usage vétérinaire. Parmi ces 90 séries, la majorité provenait de professionnels de la santé, de l'industrie et de leurs associations, suivis par d'autres organismes gouvernementaux, du milieu universitaire et du grand public. Il s'agit d'un résumé complémentaire concernant les médicaments vétérinaires.

Résumé de ce que nous avons entendu

Voici un résumé des commentaires reçus au sujet des MVCC destinés à un usage vétérinaire, y compris le niveau de soutien des intervenants. Les intervenants ont donné leur avis sur la possibilité d'élaborer une voie à suivre dans le cadre du Règlement sur les aliments et drogues (RAD) pour les MVCC en tant que médicaments en vente libre.

Contexte avant la mise en marché

Les commentaires ont été très variés, mais ont généralement soutenu une approche simplifiée plutôt que les exigences complètes de la section 8 du Règlement sur les aliments et drogues (innocuité, efficacité, qualité) pour obtenir une autorisation de mise en marché. Bien que la possibilité de considérer les MVCC comme des médicaments en vente libre ait reçu un appui favorable, d'autres commentaires suggéraient que les MVCC devraient être considérés comme des produits de santé vétérinaires (PSV) et bénéficier d'un éventail plus large d'allégations santé autorisées, tandis que quelques commentaires indiquaient que tous les produits contenant du cannabis devraient rester soumis à la Loi sur le cannabis (LC) et au Règlement sur le cannabis (RC). Certains professionnels de la santé ont déclaré que les MVCC ne devraient être accessibles que sous ordonnance.

D'autres idées ont été proposées, telles que : créer une « monographie des ingrédients préapprouvés » et ne pas limiter le champ d'application au CBD, réglementer le CBD conformément à la proposition en cours aux États-Unis (en tant que sous-ensemble des additifs alimentaires/aliments du bétail), envisager une « demande DIN vétérinaire modifiée » (Division 1 du RAD) spécifique aux cannabinoïdes à faible risque, la mise en place d'un comité d'examen dédié, l'élaboration d'un modèle à plusieurs niveaux basé sur les risques, le lancement d'une phase pilote à portée limitée et le renforcement de la surveillance après la mise sur le marché en pour compenser la simplification des exigences avant la mise sur le marché.

Fabrication et contrôles

La majorité des commentaires étaient favorables au maintien de la licence de cannabis (CDL) pour les transformateurs (c'est-à-dire les « intrants » CBD) et à la rationalisation ou à la non-duplication des contrôles de sécurité physique et du personnel. Toutefois, en ce qui concerne les BPF et les bonnes pratiques de production (BPP), les commentaires étaient variés : certains soutenaient la nécessité des deux (par exemple, les BPP pour les matières premières/le CBD, les BPF pour les produits de santé finis), d'autres suggéraient de ne retenir aucune des deux et d'appliquer plutôt des exigences simplifiées telles que celles de la partie 3-BPF du Règlement sur les produits de santé naturels (RPSN), et d'autres encore de maintenir le statu quo avec le cadre prévu par la LC et au RC. L'obligation de fournir des certificats d'analyse du CBD utilisé dans les MVCC a été largement soutenue afin de confirmer les niveaux de CBD et de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et d'assurer la qualité et la cohérence.

Emballage et étiquetage

La majorité des participants se sont déclarés favorables à l'apposition d'une déclaration de la teneur en CBD (et non d'une mise en garde) sur l'étiquetage (mais non sur le panneau principal), tandis que quelques-uns ont suggéré d'apposer une mise en garde limitant l'usage à une période de 1 à 2 ans, jusqu'à ce que le produit soit mieux connu. Certains ont souligné l'importance d'indiquer les contre-indications sur l'étiquette, et un participant a fait remarquer que les étiquettes devraient informer les consommateurs des risques liés aux voyages internationaux avec des produits contenant du CBD, car celui-ci est encore illégal dans de nombreux pays.

Études expérimentales et recherche

Une approche rationalisée a été largement plébiscitée, par opposition au modèle actuel en deux étapes (certificat d'études expérimentales et licence de recherche sur le cannabis). Certains commentaires ont souligné que la recherche était entravée par des cadres de recherche incohérents, un manque de financement, une brevetabilité limitée et un accès restreint à du CBD normalisé et conforme aux BPF pour soutenir le développement pharmacologique.

Lieu de vente, publicité et promotion

Aucun consensus n'a été atteint et des commentaires très variés ont été soumis. De nombreux intervenants ont déclaré que les MVCC devraient être disponibles dans les commerces de détail (tels que les grands magasins ou les animaleries), au comptoir des cliniques vétérinaires et en ligne. L'une d'entre elles a suggéré que, en cas de doute, les consommateurs devraient consulter leur vétérinaire. À l'inverse, de nombreux professionnels de santé/pharmaciens ont suggéré de recourir aux pharmacies pour la vente et la distribution, affirmant qu'elles sont bien établies, tandis que d'autres ont déclaré que les MVCC ne devraient être disponibles que par l'intermédiaire d'un vétérinaire ou d'une pharmacie. D'autres idées ont également été proposées, telles qu'une approche échelonnée (par exemple, commencer par les cliniques, puis passer aux circuits de vente au détail après quelques années), ou que le CBD pour animaux de compagnie (animaux non destinés à la consommation humaine uniquement) pourrait être disponible dans le commerce de détail, et une autre a suggéré un modèle basé sur la puissance pour déterminer ce qui est disponible derrière le comptoir par rapport au commerce de détail. Le maintien des exigences en matière de publicité et de promotion pour les MVCC sous la LAD a été largement soutenu.

Contexte post-commercialisation

Le maintien des mêmes exigences et obligations en matière de surveillance de l'innocuité post-commercialisation que pour les autres médicaments vétérinaires assujettis à la LAD et au RAD a été largement approuvé, tout comme l'approche fondée sur les risques en matière de conformité et d'application de la loi et/ou règlement.

Considérations supplémentaires

Des considérations supplémentaires ont également été soumises par les intervenants, certaines relevant du champ d'application du document, d'autres non. En voici quelques exemples :

Détails de la page

2026-02-16