Questions et réponses - Décision de réévaluation finale concernant le 2,4-D

À la suite d'une consultation exhaustive et d'un examen scientifique détaillé au moyen de méthodes les plus récentes, l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a conclu que le 2,4-D satisfait aux normes de santé et de sécurité rigoureuses et que le maintien de son homologation est acceptable au Canada.

La décision concernant le 2,4-D est conforme à celles d'organismes de réglementation d'autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques, notamment les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et des pays de l'Union européenne ainsi que de l'Organisation mondiale de la Santé.

Santé Canada est conscient des préoccupations du public à l'égard de l'utilisation domestique de pesticides sur les pelouses et dans les jardins (souvent appelée utilisation à des fins esthétiques). Il a rédigé le présent document sur la décision de réévaluation concernant le 2,4-D et la réglementation des pesticides au Canada afin de répondre aux interrogations concernant l'innocuité des pesticides.

Si vous avez d'autres questions concernant la réévaluation sur le 2,4-D ou sur tout autre pesticide, veuillez communiquer avec le Service de renseignements sur la lutte antiparasitaire de Santé Canada.

Sur cette page :

Au sujet de la réévaluation du 2,4-D

Pourquoi Santé Canada a-t-il réévalué en particulier le 2,4-D?

Dans le cadre du processus habituel de ses opérations, Santé Canada effectue la réévaluation de tous les pesticides homologués avant le 1er janvier 1995 afin de garantir qu'ils respectent les normes modernes en matière de santé et d'innocuité. Au fur et à mesure que les connaissances scientifiques évoluent et que de nouvelles données deviennent disponibles, Santé Canada exige que les pesticides homologués soient réévalués selon les méthodes contemporaines d'évaluation des risques (voir la note d'information sur la réévaluation pour plus de détails).

Des programmes de réévaluation semblables existent dans d'autres pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) comme les États-Unis et les pays de l'Union européenne.

Comment Santé Canada est-il arrivé à la conclusion que le 2,4-D peut être utilisé sans danger?

Santé Canada a récemment complété une réévaluation exhaustive de toutes les utilisations du 2,4-D. Cette réévaluation incluait toutes les sources disponibles dont une base de données exhaustive exclusive, des renseignements scientifiques publiés, des études effectuées à l'étranger, notamment d'épidémiologie et de toxicité, et des données sur le profil d'emploi recueillies par Santé Canada (voir la note d'information sur le 2,4-D pour obtenir plus de renseignements sur les types de données évaluées).

Santé Canada a aussi consulté le Groupe d'experts scientifiques sur le 2,4-D composé d'experts et de chercheurs indépendants du gouvernement et du monde universitaire en toxicologie, épidémiologie et biologie. Ce Groupe est d'accord avec l'évaluation du 2,4-D de Santé Canada selon laquelle ce produit peut être utilisé sans danger à la condition de se conformer au mode d'emploi figurant sur l'étiquette qui, pour certaines utilisations, exige des mesures de protection additionnelles.

La réévaluation de Santé Canada comprenait :

  • une évaluation sanitaire pour étudier les effets néfastes du 2,4-D sur la santé comme le cancer, les malformations congénitales et les perturbations du système endocrinien;
  • une évaluation des risques sanitaires pour l'humain qui tient compte de l'exposition potentielle par les aliments, l'eau potable, le contact avec des surfaces traitées et par inhalation afin de déterminer quelle quantité de 2,4-D est acceptable pour utilisation, en prenant un soin particulier à considérer des sous-populations sensibles comme les enfants et les mères qui allaitent,
  • une évaluation des risques pour l'environnement, notamment pour les plantes non ciblées, les oiseaux, les animaux et les organismes aquatiques ainsi que la persistance dans l'environnement;
  • une évaluation de la valeur du produit par rapport à son efficacité.

Afin d'évaluer la protection des enfants et la possibilité d'une exposition au 2,4-D, Santé Canada a également pris en considération les caractéristiques physiologiques (par exemple poids corporel) et les comportements uniques des enfants ainsi que leurs habitudes de jeu (par exemple les activités sur la pelouse traitée au cours desquelles la main entre en contact avec la bouche).

Quelles mesures additionnelles sont recommandées par Santé Canada à la suite de la réévaluation?

Santé Canada recommande les mesures suivantes afin de minimiser les risques liés à l'utilisation du 2,4-D :

  1. Des zones tampons sont requises pour les produits liquides à usage commercial qui sont appliqués au moyen de pulvérisateurs au sol tirés par des tracteurs (par exemple sur les terrains de golf ou les gazonnières) afin de protéger la végétation adjacente non ciblée;
  2. Des modifications aux étiquettes sont nécessaires afin d'accroître la protection pour la santé humaine et l'environnement :
    1. Mise à jour du mode d'emploi et des énoncés de l'étiquette pour protéger les utilisateurs et les préposés à l'application tout en minimisant l'exposition au 2,4-D (par exemple équipement de protection individuel supplémentaire, doses d'application réduites).
    2. Mise à jour du mode d'emploi de l'étiquette pour réduire la libération de 2,4-D dans l'environnement ainsi que des étiquettes pour protéger les habitats terrestres et aquatiques sensibles (par exemple zones tampons).
  3. Tous les produits contenant du 2,4-D sous forme de sel de diéthanolamine (DEA) ont fait l'objet d'un abandon graduel parce qu'il manque des données pour procéder à une évaluation adéquate.
  4. Les produits à usages aquatiques font l'objet d'un abandon graduel parce que les risques dépassent les normes sanitaires et environnementales en vigueur.

Quelles sont les améliorations apportées aux étiquettes?

Les améliorations aux étiquettes sont un processus continu. Les étiquettes de pesticides sont des documents légaux auxquels les utilisateurs doivent se conformer en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires. Elles fournissent des renseignements à l'utilisateur concernant les conditions d'emploi d'un produit. Les doses et les profils d'emploi (c'est-à-dire comment et quand appliquer le produit et en quelle quantité) sont indiqués sur l'étiquette du produit. Ce mode d'emploi respecte les niveaux d'exposition acceptables. Il contient également plusieurs énoncés normalisés comme des directives relatives à l'élimination.

En 1994, un programme d'amélioration des étiquettes a été mis en application pour le 2,4-D afin de réduire autant l'exposition professionnelle que l'exposition du public. On a amélioré la clarté, l'uniformité et l'exactitude des étiquettes. Le nouveau mode d'emploi comprend des mises en garde élémentaires telles que le port de vêtements longs et de gants lors de l'application du produit et le nettoyage personnel après l'application du pesticide.

Quelles sont les améliorations aux étiquettes concernant les utilisations du 2,4-D sur la pelouse et le gazon en plaques?

Les recommandations relatives aux améliorations des étiquettes résultant de la présente réévaluation :

  • Établir toutes les doses des étiquettes au niveau efficace le plus bas, selon la politique de Santé Canada pour tous les pesticides. Cela réduit encore plus l'exposition aux produits.
  • Fournir des modes d'emploi autant pour les produits à usage domestique que commercial afin de réduire la contamination accidentelle de l'eau et d'augmenter la protection de la végétation non ciblée.

Santé Canada pourrait-il faire le point au sujet de la présence de dioxines dans le 2,4-D? Il y a tellement de rapports divergents que tout cela est source de confusion.

Au début des années 1980, le procédé de fabrication du 2,4-D a été examiné de près, compte tenu des nouvelles connaissances qui sont alors apparues et des préoccupations au sujet de la 2,3,7,8-TCDD. Le procédé a alors été modifié afin de réduire le niveau de contamination pour toutes les dioxines, y compris la 2,3,7,8-TCDD. En 1983, la Division des pesticides d'Agriculture Canada établissait, dans la circulaire à la profession R-1-216, un plafond « non détectable de 1 partie par milliard » de 2,3,7,8-TCDD dans le 2,4-D.

Depuis les années 1980, des méthodes d'analyse plus sensibles ont été mises au point et on peut maintenant détecter les dioxines dans le 2,4-D à des concentrations beaucoup plus faibles qu'auparavant. Bien que la 2,3,7,8-TCDD ou d'autres dioxines préoccupantes puissent être présentes à des concentrations inférieures aux valeurs plafond, ce niveau de contamination est si faible qu'il ne serait pas détectable dans le niveau de fond après l'utilisation de produits contenant du 2,4-D. Par conséquent, elles ne présentent aucun risque sanitaire additionnel. Comme l'indique la publication de 2004 « Votre santé et vous » de Santé Canada sur les dioxines et les furanes, les principales sources de dioxines sont l'incinération des déchets municipaux et médicaux, la combustion de carburant et de bois, la production d'énergie hydroélectrique et la fumée de tabac.

Est-ce que le 2,4-D et l'agent Orange sont la même chose?

Non, le 2,4-D n'est pas l'agent Orange. L'agent Orange était un produit créé pour les forces militaires des États-Unis et n'a jamais été homologué au Canada. Même si sa composition chimique exacte n'est pas connue, il est admis que le 2,4-D était un composé de l'agent Orange, en plus de l'acide trichlorophénoxyacétique (2,4,5-T) contaminé par la tétrachlorodibenzodioxine (TCDD). La TCDD est une dioxine qui s'est révélée cancérogène et le 2,4,5-T n'est plus commercialisé. Depuis que le système fédéral de réglementation a imposé une amélioration des processus de fabrication au fil des ans, la contamination du 2,4-D par des dioxines n'est plus considérée comme une source de préoccupation pour la santé humaine et l'environnement.

Des groupes de médecins disent que le 2,4-D peut causer le cancer chez les enfants. Comment Santé Canada peut-il affirmer que son utilisation ne présente pas de risque inacceptable?

Aucun autre organisme de réglementation international considère le 2,4-D comme étant cancérogène pour l'humain. Après avoir examiné toutes les données pertinentes disponibles, Santé Canada est en accord avec cette position.

Lors de la réévaluation d'un pesticide, Santé Canada a accès à toutes les données scientifiques disponibles sur ce produit notamment une base de données exhaustives d'études toxicologiques, des études épidémiologiques et plusieurs rapports scientifiques. À l'heure actuelle, aucun autre groupe ou organisation non réglementaire n'a mené un tel examen en profondeur pour établir si un produit peut être utilisé est sans danger conformément au mode d'emploi figurant sur son étiquette. Santé Canada détermine pour chaque pesticide quelles sont les utilisations et les doses permises de même que toute autre directive sur l'étiquette.

Dans le cas du 2,4-D, Santé Canada a examiné des études épidémiologiques dont certaines suggéraient un lien fragile entre l'utilisation du 2,4-D et l'apparition d'effets nocifs pour la santé alors que d'autres concluaient qu'il n'y avait pas de lien. Santé Canada a aussi étudié un grand nombre de renseignements toxicologiques qui concernaient le potentiel de causer des effets nocifs tel le cancer.

Le rapport de l'Ontario College of Family Physicians publié en avril 2004 recommandait au public de limiter son exposition aux pesticides le plus possible en utilisant des méthodes de lutte antiparasitaire de remplacement et, s'il utilise des pesticides, à se renseigner sur les méthodes sécuritaires de manipulation, mélange, entreposage et épandage de ces produits. Le rapport note également que les enfants sont plus sensibles aux pesticides en raison de leurs comportements et caractéristiques physiologiques uniques.

Santé Canada effectue des évaluations des risques particulières pour les sous-populations sensibles comme les enfants et prend en compte leurs caractéristiques physiologiques uniques. Les effets possibles d'une exposition unique, multiple ou à vie à un pesticide sont également pris en compte.

Santé Canada a découvert que le 2,4-D n'augmente pas le risque de cancer et que son utilisation ne présente pas de risque inacceptable pour les propriétaires à la condition qu'ils respectent s'ils l'utilisent selon le mode d'emploi figurant sur l'étiquette.

Des chercheurs du Québec ont découvert des traces de pesticides dans l'urine d'enfants. Y avait-il du 2,4-D?

Santé Canada a examiné l'étude de l'Institut national de santé publique du Québec et a découvert que les concentrations d'herbicides du type phénoxy (2,4-D) étaient bien en-dessous des niveaux préoccupants.

Il est normal de trouver des traces de pesticides ou d'autres contaminants de l'environnement dans des tissus ou des fluides biologiques lorsqu'une personne y a été exposée. Toutefois, une exposition ne signifie pas qu'il y aura un effet néfaste sur la santé, particulièrement si les concentrations sont très faibles.

Est-ce que le 2,4-D peut provoquer le cancer chez les chiens si ces derniers marchent sur une pelouse traitée?

Selon le nouvel examen de toutes les données, plusieurs scientifiques et groupes de travail ont conclu qu'il n'existe aucun lien entre l'utilisation du 2,4-D et le lymphome malin canin.

Bien qu'un article datant de 1991 écrit par le National Cancer Institute (NCI) indiquait un lien entre les chiens ayant un lymphome malin et les propriétaires de chiens ayant appliqué du 2,4-D sur leur pelouse, un conseil indépendant en 1991-1992 a conclu que la méthodologie de l'étude du NCI comportait de graves lacunes. En fait, cette étude ne démontrait pas d'association entre le lymphome malin canin et l'utilisation du 2,4-D. En 1999, des scientifiques de la Michigan State University ont examiné à nouveau les données du NCI et ont également conclu qu'il n'existait pas de lien entre l'utilisation du 2,4-D et le lymphome malin canin.

Dois-je être préoccupé par l'exposition au 2,4-D provenant des résidus qui se retrouvent dans ma maison?

Non. Une évaluation des risques menée pour les adultes et les enfants exposés au 2,4-D, qui jouaient sur du gazon en plaques récemment traité, a considéré l'exposition orale et cutanée et n'a pas indiqué de risques inacceptables. Puisque les niveaux de 2,4-D qui ont été mesurés dans la poussière de maison sont beaucoup moins élevés que les concentrations dans le sol et le gazon en plaques, pour lesquelles il n'y a pas de risque, l'exposition potentielle aux résidus de 2,4-D se trouvant dans la maison ne consiste pas une source de préoccupation.

Dois-je être préoccupé par l'exposition au 2,4-D provenant de la dérive de pulvérisation?

Non. Les évaluations de risques menées pour les personnes qui appliquent du 2,4-D à du gazon en plaques résidentiel n'ont pas indiqué de risques inacceptables. Les données disponibles suggèrent que l'exposition occasionnelle à la dérive de pulvérisation qui a lieu près de l'aire de traitement serait au moins 100 à 1 000 fois inférieure à l'exposition des personnes appliquant le produit pour lesquelles des facteurs de sécurité ont déjà été considérés.

Combien de temps le 2,4-D demeure-t-il dans l'environnement?

Le 2,4-D n'est pas considéré comme persistant dans le gazon en plaques. Des études provenant de sources indépendantes et de l'industrie démontrent que les résidus de 2,4-D dans le gazon en plaques disparaissent rapidement et sont faiblement détectables au bout de 24 heures.

Prise en compte de la santé de la population canadienne par Santé Canada

Comment les risques sanitaires associés à l'utilisation de pesticides sont-ils évalués? Comment sont évalués les risques pour les enfants?

Les pesticides sont strictement réglementés au Canada. Avant qu'un produit ne puisse être homologué pour utilisation, il doit faire l'objet d'une évaluation scientifique exhaustive et rigoureuse, y compris les résultats d'études d'épidémiologie et de toxicité. Si l'évaluation n'indique pas qu'un produit peut être utilisé de manière sécuritaire, celui-ci n'est pas homologué au Canada. Les pesticides qui font l'objet d'une réévaluation doivent satisfaire aux mêmes normes.

Lors de l'évaluation des risques sanitaires pour l'humain, on recherche le potentiel à court et à long terme du pesticide à causer des effets nocifs pour la santé comme le cancer, les anomalies congénitales et la perturbation du système endocrinien. Une grande variété d'études toxicologiques sont examinées, et ces études doivent être menées selon des méthodologies strictes. Les doses qui causent un effet aux animaux de laboratoire ainsi que la dose à laquelle aucun effet est observé sont notées. La dose à laquelle il n'y a aucun effet est ensuite comparée aux concentrations auxquelles les personnes sont exposées, afin de déterminer à quel point ces nombres sont séparés. Plus la différence est grande (c'est-à-dire plus les nombres sont séparés), plus les risques seront minimes.

Toutes les sources et les voies d'exposition (orale, cutanée et par inhalation) potentielles sont évaluées, incluant l'exposition par le régime alimentaire et l'eau potable ainsi que l'exposition provenant du contact avec les endroits traités, comme les pelouses et les jardins. On tient compte également de l'exposition professionnelle au cours de l'application ainsi qu'après celle-ci.

Puisque certains groupes sont plus sensibles aux effets potentiels des pesticides, l'évaluation garantit que les populations les plus sensibles, comme les enfants et les femmes enceintes, sont protégées. Une attention particulière est accordée aux expositions et caractéristiques physiologiques uniques des enfants, afin de s'assurer que des facteurs comme leurs comportements uniques, l'alimentation différente et leur poids corporel soient pris en ligne de compte.

Les pesticides sont seulement homologués si, d'après les recherches scientifiques, il existe une marge de sécurité suffisamment grande entre la quantité de pesticides à laquelle des personnes sont exposées et la dose qui n'entraîne pas d'effets. Normalement, cette marge se situe entre 100× et 1 000×. Lorsqu'un produit homologué est utilisé conformément aux directives de l'étiquette et que les bonnes pratiques d'hygiène sont respectées, l'exposition sera généralement minimale et ne présentera aucun risque.

Comment Santé Canada identifie-t-il les dangers et comment évalue-t-il le risque sanitaire associé au 2,4-D?

Afin d'identifier les dangers potentiels d'un produit chimique, il est testé à des doses qui sont beaucoup plus élevées que la dose à laquelle les humains seraient exposés. Les essais sont faits à court et à long termes et par différentes voies d'exposition (par exemple régime alimentaire, exposition cutanée [peau]).

Même si un produit chimique donné peut être toxique à des doses élevées, les doses moins élevées sont moins toxiques. Une partie de l'évaluation des risques consiste à appliquer des facteurs de sécurité afin qu'il y ait, dans des conditions d'utilisation normale, une marge de sécurité suffisante (typiquement une différence entre 100× et 1 000×) entre le niveau d'exposition potentielle des humains et tout effet toxique noté lors des essais en laboratoire. De plus, dans le cadre de l'évaluation d'un pesticide, les effets possibles d'une exposition unique, multiple ou à vie à un pesticide sont également pris en compte.

Lorsqu'un produit homologué est utilisé conformément aux directives de l'étiquette et que les bonnes pratiques d'hygiène sont respectées, l'exposition sera généralement minimale et ne présentera aucun risque.

Où peut-on trouver plus de renseignements sur l'évaluation des risques sanitaires effectuée par Santé Canada?

On peut consulter la sous-section « Procédure d'homologation » de la section « Au sujet de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire » dans le site Internet de Santé Canada pour obtenir des détails sur l'évaluation des risques sanitaires.

Le document de principes intitulé Les priorités en matière de santé infantile à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire présente les détails de l'engagement de Santé Canada à protéger la santé des enfants.

Finalement, le document de principes Cadre décisionnel pour l'évaluation et la gestion des risques à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire donne plus de renseignements sur le processus décisionnel à Santé Canada.

Décision concernant le 2,4-D dans d'autres pays

Comment les réévaluations de la United States Environmental Protection Agency (EPA) et de Santé Canada se comparent-elles?

La méthode et les résultats des évaluations de Santé Canada et de l'EPA sont semblables.

En juin 2005, l'EPA a complété sa réévaluation des utilisations du 2,4-D sur le gazon en plaques et sur des types de surface autres que celles du gazon en plaques et a conclu que leur maintien est acceptable. Les détails de cette évaluation se trouvent dans le document de l'EPA intitulé "Reregistration Eligibility Decision for 2,4-D" (Version PDF - 956 ko).

Comment les réévaluations d'autres pays et de Santé Canada se comparent-elles?

L'examen de Santé Canada concorde avec les résultats d'autres responsables de la réglementation de pays membres de l'OCDE, y compris ceux de l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande ainsi que l'Organisation mondiale de la santé.

Questions d'ordre général sur les pesticides

Quel est le statut de la réévaluation des autres pesticides couramment utilisés pour l'entretien des pelousess?

Dans le cadre de son Plan d'action sur l'utilisation de pesticides en milieu urbain, Santé Canada annonçait le 27 septembre 2000 la réévaluation prioritaire des huit pesticides les plus couramment utilisés pour l'entretien des pelouses, parmi lesquels figure le 2,4-D. La réévaluation permet de déterminer si ces pesticides sont admissibles au maintien de leur homologation au moyen de normes scientifiques et modernes si des modifications doivent être apportées aux conditions d'homologation de ces produits chimiques.

Chlorpyrifos
La réévaluation des utilisations de chlorpyrifos sur les pelouses et le gazon en plaques est terminée. En 2001, tous les produits à usage domestique (sauf les appâts à fourmis en contenant à faible concentration de chlorpyrifos) et tous les produits à usage commercial pour traitement tant à l'intérieur qu'autour des résidences et dans tout autre endroit où les enfants sont susceptibles d'être exposés, ont été graduellement abandonnés.
Diazinon
La réévaluation des utilisations de diazinon sur les pelouses et le gazon en plaques est terminée. Ce produit a été graduellement abandonné.
Malathion
Le titulaire a volontairement abandonné les traitements généralisés sur le gazon en plaques en milieu résidentiel et les utilisations à l'intérieur.
Mélange racémique de mécoprop
Les produits contenant le mélange racémique ont été graduellement abandonnés. Les produits reformulés avec l'isomère p du mécoprop ont été homologués.
Dicamba
En février 2007, les utilisations proposées sur les pelouses et le gazon en plaques ont été jugées acceptables et on attend une décision finale concernant toutes les autres utilisations.
MCPA
En avril 2006, les utilisations proposées sur les pelouses et le gazon en plaques ont été jugées acceptables et on attend une décision finale concernant toutes les autres utilisations.
Carbaryl
La réévaluation des utilisations sur les pelouses et le gazon en plaques s'effectue en même temps que celle des autres utilisations; ces évaluations sont en cours.

Certaines provinces et plusieurs municipalités envisagent d'interdire l'utilisation de pesticides. Pourquoi le gouvernement fédéral n'impose-t-il pas une interdiction d'utilisation des pesticides à des fins esthétiques?

Les pesticides doivent être homologués avant d'être importés, fabriqués, vendus ou utilisés au Canada. Santé Canada est responsable de l'administration de la Loi sur les produits antiparasitaires (LPA) au nom du ministre de la Santé. L'homologation en vertu de la LPA nécessite une évaluation scientifique exhaustive afin de déterminer si les nouveaux pesticides sont acceptables pour une utilisation spécifique et si les pesticides déjà homologués demeurent acceptables pour utilisation, une fois sur le marché. Si les Canadiens choisissent d'utiliser des pesticides, ils peuvent seulement utiliser un pesticide homologué par le gouvernement fédéral pour les organismes nuisibles et les aires de traitement indiqués sur l'étiquette, et ils doivent l'utiliser conformément aux directives de l'étiquette.

Les provinces, les territoires et les municipalités peuvent imposer des restrictions comme l'interdiction de l'utilisation de pesticides. Toutefois, ils ne sont pas tenus de fonder leurs décisions sur la science (voir la note d'information Interdictions concernant l’utilisation de pesticides à des fins esthétiques et les rôles des trois paliers de gouvernement).

Que peuvent faire les propriétaires s'ils sont préoccupés par l'utilisation de pesticides?

Santé Canada suggère que les Canadiens s'informent à propos de l'organisme nuisible qu'ils souhaitent combattre et qu'ils explorent toutes les options disponibles. La prévention est la clé. Les feuillets de renseignements sont disponibles et fournissent de l'information sur comment lutter contre les organismes nuisibles les plus communs.

Si vous décidez d'utiliser un pesticide, assurez-vous d'utiliser un pesticide homologué et de lire et suivre les directives de l'étiquette. Les étiquettes vous indiquent comment utiliser un produit de façon sécuritaire. N'utilisez pas un pesticide pour lutter contre un organisme nuisible qui n'est pas indiqué sur l'étiquette. Utilisez toujours les pesticides aux fins auxquelles ils sont destinés. Afin de prévenir des empoisonnements accidentels, assurez-vous que les pesticides ou tout autre produit chimique soient entreposés de façon sécuritaire, qu'ils soient hors de la portée des enfants et des animaux, et qu'ils sont étiquetés de façon appropriée.

Existe-t-il des méthodes de lutte antiparasitaire ou des produits de remplacement pour traiter ma pelouse?

La prévention est la clé. Un des programmes de Santé Canada est de faire la promotion des pratiques de lutte intégrée qui comprennent une variété de méthodes pour lutter efficacement contre les organismes nuisibles et prévenir les infestations des pelouses et des jardins.

Santé Canada publie également des feuillets de renseignements qui fournissent des conseils utiles sur la façon de lutter efficacement contre les organismes nuisibles communs.

Renseignements supplémentaires sur le 2,4-D

Qu'est-ce que le 2,4-D?

Le 2,4-D est un herbicide systémique sélectif de type phénoxy qui imite l'acide indole-3-acétique (faisant partie de la famille des auxines), un régulateur de croissance des plantes. Des suites de la réévaluation, il reste homologué pour la lutte contre les mauvaises herbes à feuilles larges, les arbres et les broussailles indésirables. L'utilisation est permise sur le gazon fin, les forêts et les terres à bois (dégagement des conifères et préparation des sites forestiers), sur les cultures terrestres destinées à la consommation humaine ou animale ainsi que sur les sites industriels utilisés à des fins non alimentaires (terres non agricoles). Les différentes formes de 2,4-D (acide, sels d'amine et esters) sont offertes en concentré émulsifiable ou en émulsion, en solution, en suspension, en granulés solubles ou mouillables, en granulés ou en pastilles. Les produits contenant du 2,4-D peuvent être appliqués au moyen d'équipement terrestre ou par voie aérienne.

Quand a-t-on homologué le 2,4-D pour la première fois?

Le 2,4-D a été homologué pour la première fois en 1946.

Quel est le statut de la réévaluation du 2,4-D utilisé à des fins agricoles?

L'examen des utilisations agricoles du 2,4-D devrait se terminer plus tard en 2005.

Quelle est la différence entre l'usage commercial et l'usage domestique?

Tous les pesticides sont classés selon l'usage auquel ils sont destinés.

Les produits de catégorie domestique sont vendus afin d'être utilisés par les consommateurs dans et autour de leur maison. Le but de la classification domestique est de fournir aux consommateurs des produits pouvant être utiliser sans danger pour des utilisations telles que la lutte contre les insectes et les rongeurs dans la maison, la lutte contre les mauvaises herbes dans les pelouses et les jardins et la désinfection des piscines.

Les produits de catégorie commerciale sont vendus afin d'être utilisés de façon générale dans les activités commerciales précisées sur l'étiquette. Le but de la classification commerciale est de fournir aux opérateurs commerciaux de lutte antiparasitaire, comme les fournisseurs de service d'entretien de la pelouse, des produits pouvant être utilisés de façon sécuritaire et efficace dans leur entreprise spécifique.

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