Déclaration de l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, le 11 janvier 2021

Déclaration

Le 11 janvier 2021      Ottawa (Ontario)         Agence de la santé publique du Canada

Alors que la recrudescence de la COVID-19 se poursuit au Canada, nous surveillons un ensemble d’indicateurs épidémiologiques pour déterminer où la transmission de la maladie est la plus forte, où elle se propage ainsi que ses répercussions sur la santé des Canadiens et la capacité des services de santé publique, des laboratoires et du système de santé. Voici le plus récent résumé des tendances et des chiffres nationaux, ainsi que des mesures que nous devons tous prendre pour maintenir le nombre de cas de COVID‑19 à des niveaux gérables dans tout le pays. En raison de la réduction du signalement des cas au cours de la fin de semaine, nous n’avons pas inclus les moyennes nationales de la période des sept jours et le nombre de cas du variant dans la déclaration d’aujourd’hui. Nous effectuons toujours la collecte des chiffres et leur analyse. Je vous fournirai les chiffres les plus récents lors de mon allocution demain.       

Depuis le début de la pandémie, il y a eu 660 289 cas de COVID‑19, dont 16 950 décès au Canada; ces chiffres cumulés nous renseignent sur le fardeau global de la COVID-19 à ce jour. Comme les taux d’infection demeurent élevés dans beaucoup de régions, il est important de se rappeler que la vaste majorité des Canadiens sont toujours vulnérables à la COVID-19. C’est pourquoi il est important que chacun continue de prendre des précautions individuelles pour assurer sa propre sécurité et celle de sa famille et de sa collectivité.             

En plus des tests réalisés dans les laboratoires du Canada visant à confirmer les infections par la COVID‑19, le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) effectue un séquençage génomique de routine sur environ 5 % des échantillons de virus. Étant donné l’émergence récente de variants préoccupants du coronavirus, qui semblent être associés à un risque accru de propagation, l’ASPC a travaillé avec les provinces, les territoires et les partenaires internationaux pour renforcer la surveillance afin de détecter la présence de variants du virus au Canada. En date du 8 janvier, les provinces et les territoires ont signalé 14 cas du variant du virus déclaré initialement au Royaume‑Uni et le cas d’une personne ayant le variant détecté pour la première fois en Afrique du Sud. Comme ces variants du virus ont été signalés dans de multiples pays, le gouvernement du Canada continue de conseiller aux Canadiens d’éviter les voyages non essentiels à l’extérieur pays.

Santé Canada et l’ASPC surveillent toujours de près l’émergence de variants génétiques du virus, et collaborent avec des partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la Santé, afin d’améliorer leurs connaissances sur ces variants du virus et les incidences qui s’y rattachent. Alors que les premières données suggèrent que les variants détectés au Royaume‑Uni et en Afrique du Sud seraient plus contagieux, rien à ce jour n’indique qu’ils ont une incidence sur la gravité de la maladie, la réaction des anticorps ou l’efficacité du vaccin. Il demeure toujours probable que les vaccins contre la COVID‑19 actuellement autorisés au Canada seraient efficaces contre les nouvelles souches du virus, puisqu’ils ont été testés sur des souches multiples du virus, dont certaines très similaires à celle identifiée au Royaume-Uni. Pfizer et Moderna effectuent des études supplémentaires en matière d’efficacité de leur vaccin, précisément contre la souche détectée au Royaume-Uni.

Compte tenu du rythme actuel de propagation de l’épidémie et des taux d’infection toujours élevés dans de nombreuses régions du pays, nous continuerons d’enregistrer une accumulation rapide de cas jusqu’à ce que nous puissions faire des progrès significatifs pour interrompre la propagation. À l’heure actuelle, il y a 84 567 cas actifs dans tout le pays. Les dernières données nationales indiquent des moyennes quotidiennes de 7 672 nouveaux cas (du1er au 7 janvier 2021). La COVID-19 se propage chez les personnes de tous âges, et les taux d’infection sont élevés dans tous les groupes d’âge. Toutefois, à l’échelle nationale, les taux d’infection demeurent les plus élevés chez les personnes âgées de 80 ans et plus qui sont les plus susceptibles de subir des conséquences graves.

De même, des éclosions continuent de se produire au sein de populations et de communautés à risque élevé, y compris dans des hôpitaux et des établissements de longue durée, des établissements correctionnels, des habitations collectives, des communautés autochtones et des régions éloignées du pays. Les répercussions de la transmission élevée de la maladie au cours de semaines et de mois se manifestent par un nombre toujours croissant de cas graves et de décès, des perturbations importantes des services de santé et des défis constants pour les régions qui ne sont pas suffisamment équipées pour gérer des urgences médicales complexes.

À l’échelle nationale, on enregistre toujours une hausse des hospitalisations et des décès, qui ont tendance à survenir une à plusieurs semaines après l’augmentation de la transmission de la maladie. Les données provinciales et territoriales indiquent qu’en moyenne 4336 personnes atteintes de la COVID-19 ont été traitées dans des hôpitaux canadiens chaque jour au cours de la dernière période de sept jours (du 1er au 7 janvier 2021), dont 811 se trouvaient dans des unités de soins intensifs. Au cours de la même période , 136 décès liés à la COVID-19 ont été signalés en moyenne chaque jour. Cette situation continue d’exercer une forte pression sur les ressources locales dans le milieu de la santé, en particulier dans les régions où les taux d’infection sont les plus élevés. Nous sommes tous touchés par cette situation, car nos travailleurs de la santé et notre système de santé s’acquittent d’une lourde charge et des interventions médicales non urgentes, mais importantes, doivent être annulées ou reportées, ce qui alourdit l’arriéré qui existe déjà.

Tandis que nous continuons d’essayer de maîtriser la COVID‑19 de façon généralisée et durable au moyen de vaccins sûrs et efficaces, le Canada a besoin d’un effort collectif, de la part des autorités de santé publique et de la population, pour appliquer la série de mesures et de restrictions de santé publique mises en œuvre pour arrêter la propagation rapide du virus. Les Canadiens sont priés de continuer à suivre les conseils des autorités de santé publique locales et à prendre toujours des mesures de protection individuelles pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches : restez à la maison ou isolez-vous si vous avez des symptômes, et suivez les mesures de protection individuelle, à savoir la distanciation physique, une bonne hygiène des mains, une bonne étiquette respiratoire, la désinfection des surfaces et le port du masque au besoin (y compris dans les espaces partagés à l’intérieur avec les personnes de l’extérieur de votre ménage).

Les Canadiens peuvent également en faire plus en diffusant des renseignements crédibles sur les risques de la COVID-19 et les pratiques de prévention et sur les mesures pour réduire la prévalence de la COVID-19 dans les collectivités et en téléchargeant l’application Alerte COVID pour arrêter le cycle d’infection et aider à limiter la propagation de la maladie. Je vous invite à lire ma page pour obtenir de plus amples renseignements et ressources sur la COVID-19 et sur les moyens de réduire les risques et de se protéger et de protéger les autres, y compris de l’information sur la vaccination contre la COVID-19

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