Allocution de l’administratrice en chef de la santé publique, le 3 juin 2022

Discours

Le 3 juin 2022 | Ottawa (Ontario) | Agence de la santé publique du Canada

La pandémie de la COVID 19 continue de provoquer du stress et de causer de l'anxiété à de nombreux Canadiens, particulièrement à ceux qui n'ont pas accès à leur réseau de soutien habituel. Le portail en ligne Espace mieux-être Canada offre aux personnes de tous âges partout au pays un accès immédiat à du soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie sans frais et de façon confidentielle. Ces services sont accessibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept. L'application Mieux-être, qui sert de complément gratuit au portail en ligne EMC, constitue un moyen supplémentaire pour les Canadiens d'obtenir des ressources en ligne liées à la santé mentale et à la consommation de substances, et d'évaluer, puis de faire le suivi des aspects de leur bien-être mental.

Bien que le SRAS-CoV-2 circule encore dans tout le pays, les indicateurs d'activité de la COVID-19, allant des cas signalés quotidiennement à la positivité des tests de laboratoire en passant par les signaux provenant de l'analyse des eaux usées, continuent de baisser dans la plupart des régions au pays. À l'heure actuelle, le nombre d'hospitalisations demeure élevé et variable, mais les tendances relatives aux cas graves sont également à la baisse dans la majorité des régions.

En plus des répercussions graves de la COVID-19, l'Agence de la santé publique du Canada continue de surveiller les données probantes actuelles et nouvelles sur les répercussions à long terme de l'infection à la COVID-19, y compris le syndrome post-COVID-19 (également connu sous le nom de COVID-19 de longue durée). Il s'agit des cas où des personnes présentent des symptômes nouveaux ou persistants trois mois ou plus après leur première infection à la COVID-19. Bien que nous soyons encore en train d'en apprendre sur ce syndrome, nous savons qu'il peut toucher à la fois les adultes et les enfants, indépendamment de la gravité des symptômes ressentis lors de la première infection. Actuellement, les symptômes les plus couramment signalés comprennent la fatigue, les problèmes cognitifs, les troubles du sommeil et l'essoufflement.

Comme il faut un certain temps avant que le syndrome post-COVID-19 soit diagnostiqué, les connaissances que nous en avons proviennent en grande partie des recherches effectuées avant l'émergence du variant Omicron à la fin novembre 2021. Les études menées au cours de la période qui a précédé l'arrivée du variant Omicron suggèrent qu'environ de 30 à 40 p. 100 des personnes qui n'avaient pas été hospitalisées à la suite de leur infection initiale à la COVID-19 présentaient encore un ou plusieurs symptômes 12 semaines après leur infection aiguë. Ce pourcentage pourrait être encore plus élevé chez les personnes qui ont été hospitalisées à la suite de leur infection initiale à la COVID-19. Les données probantes obtenues jusqu'à présent indiquent également une prévalence plus élevée du syndrome post-COVID-19 chez les femmes que chez les hommes.

Nous cherchons à renforcer les données probantes notamment par la réalisation d'enquêtes comme l'Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19 (ECSAC). L'Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada et le Groupe de travail sur l'immunité face à la COVID-19 ont amorcé le deuxième cycle de cette enquête en avril 2022. Le troisième cycle sera lancé ce mois-ci. Les principaux objectifs sont d'estimer la prévalence du syndrome post-COVID-19 chez les adultes au Canada et de présenter des renseignements sur les facteurs de risque, les symptômes (y compris la gravité et la durée) et les conséquences sur le fonctionnement quotidien. Si vous recevez une invitation par courrier pour participer à cette enquête, je vous encourage fortement à y répondre. Les données recueillies dans le cadre de cette initiative non seulement nous aideront à améliorer nos estimations, mais elles éclaireront également la prise de décisions en santé publique en vue d'aider les personnes touchées par les effets à long terme d'une infection à la COVID-19.

À l'heure actuelle, nous savons que le meilleur moyen de réduire le risque de syndrome post-COVID-19 est d'éviter de contracter une infection à la COVID-19. De plus, les premières données suggèrent que deux doses de vaccin contre la COVID-19 pourraient aider à réduire le risque de développer le syndrome post-COVID-19 si vous êtes infecté par la suite. Si vous ressentez des symptômes nouveaux ou persistants plusieurs mois après une infection à la COVID-19, sachez que vous pouvez obtenir de l'aide. Communiquez avec votre fournisseur de soins de santé ou les ressources en santé locales, qui pourront vous aider à obtenir le soutien dont vous avez besoin et à gérer vos symptômes. Pour obtenir de plus amples renseignements et des liens vers des ressources, consultez la page canada.ca sur le syndrome post-COVID-19, qui comprend également des liens connexes menant à des groupes dirigés par des patients à qui vous pouvez demander de l'aide.

Au moment où la COVID-19, d'autres virus respiratoires, et de nouveaux problèmes comme la variole du singe sont source de préoccupation au Canada, il est rassurant de savoir que nos pratiques de protection contre la COVID-19 peuvent aider à réduire les risques d'infection et de propagation pour toutes ces maladies. Nous devons donc maintenir nos bonnes habitudes : tenir à jour sa vaccination recommandée, se tenir au courant de l'activité de la maladie dans la région et continuer de prendre des précautions individuelles – comme rester à la maison si vous êtes symptomatique ou si vous recevez un résultat de test positif, améliorer la ventilation et continuer à porter un masque dans les espaces intérieurs communs ou les espaces bondés lorsque vous êtes en compagnie de personnes avec lesquelles vous n'habitez pas.

Nous continuons de travailler avec les provinces et territoires et nos partenaires pour répondre à la situation de la variole du singe qui est en constante évolution. À l'heure actuelle, au moins 550 cas confirmés de variole du singe ont été signalés dans 30 pays non endémique. Au Canada, en date du 3 juin 2022, 58 cas confirmés ont été signalés à l'échelle nationale, dont 52 cas au Québec, 5 en Ontario et 1 en Alberta. Le risque d'exposition à la variole du singe ne se limite pas à un groupe ou à un milieu en particulier. Toute personne, peu importe son identité de genre ou son orientation sexuelle, pourrait être infectée et propager le virus si elle a un contact étroit, y compris un contact sexuel intime, avec une personne infectée ou ses objets contaminés.

Consultez mon document d'information pour obtenir des renseignements et des ressources sur la COVID-19, y compris de l'information sur les vaccins et les moyens de réduire vos risques d'infection et de propagation du virus à d'autres personnes.

Obtenez de plus amples renseignements sur la variole simienne, y compris sur les symptômes à surveiller et les moyens d’assurer votre propre protection, celle de vos proches et celle de votre collectivité : Variole simienne : Risques.

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