Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Virus grippal de type A

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ: AGENTS PATHOGÈNES

SECTION 1 – AGENT INFECTIEUX

NOM: virus grippal de type A [à l'exception de la souche grippale A (H1N1) de 1918 et des sous-types H5, H7 et H9].

SYNONYME OU RENVOI: Orthomyxovirus, grippe, influenza(1).

CARACTÉRISTIQUES: Membres de la famille des Orthomyxoviridæ, virus à ARN monocaténaire, segmentés, à polarité négative(1,2). Les virus de la grippe A sont divisés en fonction de la nature antigénique de leurs glycoprotéines de surface: l'hémagglutinine (HA) et la neuraminidase (NA). Jusqu'à présent, on a détecté 16 sous-types HA et 9 sous-types NA chez les oiseaux sauvages et la volaille, dont les sous-types H1N1 et H3N2 qui sont actuellement en circulation chez l'humain durant les éclosions de grippe saisonnière(3,4,5,6,7). Les altérations des sites antigéniques HA et NA des virus grippaux sont fréquentes et constituent le mécanisme de survie et d'adaptation du virus à l'hôte. Une petite altération est désignée comme un « glissement antigénique », alors qu'une altération plus importante résultant d'un réassortiment est qualifiée de « cassure antigénique ». Les pandémies de grippe peuvent découler d'une cassure antigénique si la mutation du virus entraîne une transmission efficace entre humains(2,8). Depuis 1918, seuls trois sous-types d'hémagglutinine (H1, H2, H3) et deux sous-types de neuraminidase (N1 et N2) ont établi des lignées stables dans la population humaine(9).

SECTION 2 – DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ: Maladie virale aiguë des voies respiratoires supérieures caractérisée par de la fièvre (37,8 ºC ou plus), des maux de tête, des douleurs musculaires, une sensation de malaise, des maux de gorge, une toux non productive, des éternuements et un écoulement nasal(10). Chez les enfants, l'otite moyenne, les nausées et les vomissements sont fréquents(11). Les complications pulmonaires de la grippe comprennent la pneumonie (virale et bactérienne), le croup, l'asthme et la bronchite. La myocardite et la péricardite sont des complications cardiaques occasionnelles. Le pourcentage de décès liés à la grippe est généralement faible, sauf parmi les personnes atteintes d'une pneumopathie ou d'une cardiopathie chronique(1). La pneumonie bactérienne secondaire est la principale cause de mortalité à l'échelle mondiale(12).

ÉPIDÉMIOLOGIE: La grippe a été la cause de près de 36 000 décès par année aux États-Unis entre 1990 et 1999, et d'environ 226 000 hospitalisations entre 1979 et 2001(13,14).

La grippe peut se déclarer dans le cadre de pandémies, d'épidémies ou d'éclosions localisées, ou n'être à l'origine que de cas sporadiques(1). Sous les climats tempérés, les épidémies de grippe surviennent généralement vers la fin de l'automne et pendant l'hiver(2,11), alors que dans les régions tropicales et subtropicales, elles surviennent toute l'année(11). Les données historiques laissent croire que de graves pandémies mondiales sont survenues à intervalle de 10 à 40 ans depuis le XVIe siècle(2).

La pandémie de 1957-1958 (grippe asiatique) a été causée par le sous-type H2N2 du virus de la grippe A. Elle est survenue par suite d'un réassortiment entre le virus H1N1 humain et le virus H2N2 aviaire en circulation(15) et aurait fait 70 000 morts aux États-Unis(16).

La pandémie de grippe de 1968-1969 (grippe de Hong Kong) a été causée par la souche grippale H3N2 résultant d'un réassortiment entre la souche H2N2 humaine et la souche H3 aviaire en circulation(15); elle aurait fait 34 000 morts aux États-Unis(16). Ensemble, la grippe asiatique et la grippe de Hong Kong ont fait un à deux millions de morts dans le monde(17).

Depuis la pandémie de grippe de Hong Kong (H3N2), le nombre d'hospitalisations liées à la grippe a généralement été plus élevé pendant les épidémies de grippe saisonnière causées par les virus de la grippe A/H3N2 que pendant les saisons où d'autres sous-types du virus grippal A prédominaient(18).

Pendant l'été de 2002, au cours d'une épidémie survenue à Madagascar et attribuée à la souche H3N2, on a enregistré 22 646 cas de maladie respiratoire et un taux de létalité de 3 %(9).

Au cours de la pandémie de grippe H1N1 de 2009, les taux d'infection ont varié de 11 % (Nouvelle-Zélande) à 21 % (Pittsburgh, É.-U.), selon l'endroit(19,20). En date du 13 mars 2010, les Centers for Disease Control and Prevention des É.-U. ont estimé à 60 millions le nombre d'Américains infectés par la souche H1N1 de 2009, et celle-ci a été la cause de 270 000 hospitalisations et de 12 270 décès(21). Le taux de mortalité global était inférieur à 0,5 %, et un plus grand nombre de cas de maladie et de décès a été enregistré chez les jeunes adultes que chez les personnes de plus de 60 ans(22,23,24).

Les sous-types H1N1 et H3N2 de la grippe A sont encore en circulation dans la population humaine(25) et font partie des vaccins actuels(11).

GAMME D'HÔTES: Humain, porc, cheval, espèces d'oiseaux domestiques et sauvages (surtout les canards), oies et oiseaux de rivage(1,2).

DOSE INFECTIEUSE: Inconnue pour les sous-types précis de la grippe A. La dose infectieuse du variant A2 de la grippe A est supérieure à 790 microorganismes par voie rhinopharyngée(26). La grippe A (sous-type non précisé) est plus infectieuse par inhalation d'aérosols [dose infectieuse humaine (DIH50) = 0,6-3,0 dose infectieuse en culture tissulaire (DICT50) médiane] que par inoculation de gouttes intranasales (DIH50 = 127-320 DICT50)(27).

MODE DE TRANSMISSION: La transmission de la grippe à l'humain peut résulter de l'inhalation d'aérosols ou de gouttelettes (toux et éternuements) ou d'un contact avec des surfaces contaminées(1,9,28). Les milieux fermés et les foules favorisent la transmission du virus(1). Les virus transmis par des personnes qui en excrètent de grandes quantités peuvent être infectieux pendant deux à huit heures sur une surface en acier inoxydable et pendant quelques minutes sur un papier mouchoir(9,28,29).

PÉRIODE D'INCUBATION: Courte, habituellement de un à trois jours(1,16,28).

TRANSMISSIBILITÉ: Fortement transmissible. Les personnes infectées peuvent excréter des quantités détectables de virus grippal la veille du début des symptômes(18,30). Les adultes excrètent habituellement le virus pendant trois à cinq jours et les jeunes enfants, jusqu'à sept jours(18,28,30).

SECTION 3 - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR: L'humain est le principal réservoir du virus de la grippe A humaine. Les réservoirs aviaires des virus de la grippe A sont les oiseaux sauvages, principalement les canards, les oies et les oiseaux de rivage. On soupçonne que les réservoirs animaux seraient des sources de nouveaux sous-types humains. Les virus de la grippe A sont également souvent détectés chez le porc et le cheval(31). Le porc possède des récepteurs des virus grippaux humains et aviaires, et il pourrait donc favoriser le réassortiment des virus humains et aviaires(31,32). Ce réassortiment pourrait produire un virus infectieux pour l'humain possédant des caractéristiques antigéniques contre lesquelles la population humaine ne possède pas d'immunité(31).

ZOONOSE: La transmission du virus du porc à l'humain a été établie(33). On a signalé des cas humains d'infection par des virus grippaux porcins, et l'infection zoonotique peut être fréquente chez les sujets associés directement ou indirectement au travail dans des fermes porcines; cependant, la maladie est bénigne et la transmission d'une personne à l'autre est très limitée(33). Dans le cas de la grippe H1N1 pandémique, la transmission d'une personne à l'autre mesurée par le taux de reproduction de base (R0) était presque la même (R0 = 1,4 à 1,6) que celle de la grippe saisonnière (R0 = 0,9 à 2,1), et la maladie pouvait être bénigne à aiguë(34,35).

VECTEURS: Aucun

SECTION 4 - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS: Les virus de la grippe saisonnière sont sensibles aux inhibiteurs de la neuraminidase comme l'oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza) ainsi qu'à l'amantadine et à la rimantadine, qui inhibent l'activité de la protéine-canal ionique M2 et empêchent la décapsidation virale(36). Le virus H1N1 de 2009 est sensible aux inhibiteurs de la neuraminidase comme l'oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza), mais il est généralement résistant à l'amantadine et à la rimantadine(35,37,38,39). Des cas sporadiques d'infection par le virus H1N1 de 2009 résistant à l'oseltamivir ont été déclarés(22,35). L'oseltamivir est homologué au Canada pour le traitement et la prophylaxie post-exposition; le zanamivir est homologué pour le traitement seulement, et l'amantadine l'est pour la prophylaxie seulement(40). La rimantadine n'est pas encore homologuée au Canada(40).

RÉSISTANCE AUX MÉDICAMENTS On a récemment observé une augmentation marquée de la résistance à l'oseltamivir et aux adamantanes (amantadine et rimantadine)(41).

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS: Le virus de la grippe A est sensible aux désinfectants comme l'hypochlorite de sodium (fraîchement préparé, dilution 1:10 d'eau de Javel), à l'éthanol à 60-95 %, au glutaraldéhyde alcalin à 2 %, à la formaline à 5-8 %, et au phénol à 5 %(42).

INACTIVATION PHYSIQUE: Sensible à une chaleur humide de 121 ºC pendant 20 minutes et à une chaleur sèche de 170 ºC pendant 1 heure, de 160 ºC pendant 2 heures ou de 121 ºC pendant au moins 16 heures(42).

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE: Le virus de la grippe A peut survivre 24 à 48 heures sur des surfaces dures non poreuses comme l'acier inoxydable et le plastique, et pendant 8 à 12 heures environ sur du tissu, du papier ou un papier mouchoir(29).

SECTION 5 - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE: Surveiller l'apparition des symptômes de la grippe(1,9). Confirmer le diagnostic par RT-PCR (de préférence) ou un test au point de service, et administrer un traitement antiviral adéquat(43). La confirmation en laboratoire de la présence du virus n'est pas effectuée de manière systématique, mais uniquement en cas d'épidémie; elle consiste à effectuer une culture cellulaire des sécrétions nasales prélevées par écouvillonnage ou par lavage au cours des premiers jours de la maladie(1).

Remarque: Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement toutes disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT: Liquides et repos. On peut utiliser des antiviraux (surtout l'oseltamivir) pour traiter la grippe A(11,12,16). Un traitement antibiotique (en association avec un traitement antiviral) peut également servir à prévenir ou à traiter une pneumonie bactérienne secondaire(12).

IMMUNISATION: La stratégie la plus efficace à utiliser pour réduire l'effet du virus grippal est l'administration annuelle d'un vaccin antigrippal à virus vivant atténué (VGVA) ou d'un vaccin antigrippal à virus inactivé (VGI)(11). Les VGVA et les VGI contiennent des souches du virus grippal antigéniquement équivalentes aux souches annuelles recommandées: un virus de la grippe A (H3N2), un virus de la grippe A (H1N1) et un virus de la grippe B(11,40). Chaque année, une ou plusieurs souches virales peuvent être remplacées en fonction des données de surveillance mondiale des virus grippaux et de la propagation de nouvelles souches(11). Le VGVA s'administre par voie intranasale à l'aide d'un vaporisateur, alors que le VGI s'administre par injection intramusculaire. Le VGVA est actuellement homologué uniquement pour les personnes en bonne santé âgées de 5 à 49 ans(11). Au cours de la pandémie de grippe H1N1 de 2009, GlaxoSmithKline a mis au point un vaccin inactivé avec adjuvant (Pandemrix), homologué par la Commission européenne, qui devait être administré en priorité aux populations à risque, aux femmes enceintes, aux professionnels de la santé et aux personnes ayant des contacts étroits avec des sujets immunodéprimés(38). La FDA a homologué quatre vaccins contre la nouvelle souche H1N1 de 2009 dont l'administration a débuté le 15 septembre 2009 aux États-Unis: trois vaccins inactivés fabriqués par sanofi-pasteur, Novartis Vaccines and Diagnostics Limited et CSL Limited; et un vaccin à virus vivant atténué administré par voie intranasale, fabriqué par Medimmune LLC(36). Au Canada, un vaccin inactivé monovalent avec adjuvant fabriqué par GlaxoSmithKline et un vaccin inactivé sans adjuvant (Panvax) fabriqué par CSL Biotherapies ont été homologués par Santé Canada pendant la pandémie de grippe H1N1 de 2009. Un VGVA intranasal a aussi été homologué récemment au Canada(44).

PROPHYLAXIE: Les vaccins contre la grippe A ciblent les sous-types H1N1 et H3N2(11); cependant, il faut tenir compte du rôle des médicaments chimioprophylactiques dans le contrôle et la prévention de l'infection grippale. La prophylaxie antivirale doit être instaurée dans les trois jours suivant la détection de la maladie chez le cas index pour qu'elle puisse ralentir la transmission du virus(16). Les médicaments prophylactiques actuellement offerts sont les inhibiteurs de la neuraminidase: le zanamivir (10 mg 2 fois par jour pendant 5 jours) et l'oseltamivir (75 mg 1 fois par jour pendant 7 à 10 jours)(11). L'amantadine, un inhibiteur de la protéine M2, peut également être employé pour la chimioprophylaxie pendant les éclosions de grippe saisonnière.

SECTION 6 - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE: Au total, 15 cas ont été signalés avant 1975(45). Aucune infection liée à des animaux n'a été signalée, mais le risque est élevé en présence de furets infectés(46).

SOURCES ET ÉCHANTILLONS: Tissus respiratoires, sécrétions humaines et animaux infectés. De plus, le virus peut être présent dans les intestins et le cloaque des espèces aviaires infectées. Le virus de la grippe A peut se disséminer dans plusieurs organes des espèces animales infectées(47).

DANGERS PRIMAIRES: Inhalation de virus en aérosol pendant l'aspiration, la distribution ou le mélange d'échantillons (tissus, excréments, sécrétions) provenant d'animaux infectés par le virus(47). L'infection en laboratoire peut aussi se produire par l'inoculation directe d'une muqueuse par l'entremise de gants contaminés par le virus par suite de la manipulation de tissus, d'excréments ou de sécrétions provenant d'animaux infectés(47).

DANGERS PARTICULIERS: On ne sait pas si la manipulation génétique du virus risque de modifier le spectre d'hôtes et la pathogénicité ou d'introduire chez l'humain des virus transmissibles possédant une nouvelle composition antigénique(47).

SECTION 7 - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE: Groupe de risque 2(48). Le groupe de risque correspond au genre dans son ensemble et peut ne pas s'appliquer à toutes les espèces du genre.

EXIGENCES DE CONFINEMENT: Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières ou cultures infectieux ou potentiellement infectieux. Ces exigences de confinement s'appliquent au genre dans son ensemble et peuvent ne pas s'appliquer à chaque espèce du genre. Une analyse de risque détaillée devrait être produite pour les activités impliquant du travail avec des animaux afin de déterminer si des pratiques opérationnelles supplémentaires devraient être considérées.

VÊTEMENTS DE PROTECTION: Sarrau. Gants, lorsqu'un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu'il y a un risque connu ou potentiel d'éclaboussure(49).

AUTRES PRÉCAUTIONS: Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s'effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB)(49). L'utilisation d'aiguilles, de seringues et d'autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle(49).

SECTION 8 - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS: Laisser les aérosols se poser et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie-tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer (30 minutes)(49,50).

ÉLIMINATION: Décontaminer les déchets par stérilisation à la vapeur, incinération ou désinfection chimique(49).

ENTREPOSAGE: Dans des contenants étanches et scellés, étiquetés de façon appropriée et placés en lieu sûr(49).

SECTION 9 – RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION: L'importation, le transport et l'utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR: Août 2010

PRÉPARÉE PAR: Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l'utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

Tous droits réservés
© Agence de la santé publique du Canada, 2010
Canada

RÉFÉRENCES

  1. Acha, P. N., & Szyfres, B. (2003). Zoonoses and Communicable Diseases Common to Man and Animals (3rd ed., ). Washington, D.C.: Pan American Health Organization.
  2. Hampson, A. W., & Mackenzie, J. S. (2006). The influenza viruses. Medical Journal of Australia, 185(10 SUPPL.), S39-S43.
  3. World Health Organization (WHO). (1980). A revision of the system of nomenclature for influenza viruses: a WHO memorandum. Bulletin of the World Health Organization, 58 (4), 585-591.
  4. Hinshaw, V. S., Air, G. M., & Gibbs, A. J. (1982). Antigenic and genetic characterization of a novel hemagglutinin subtype of influenza A viruses from gulls. Journal of Virology, 42 (3), 865-872.
  5. Kawaoka, Y., Yamnikova, S., Chambers, T. M., Lvov, D. K., & Webster, R. G. (1990). Molecular characterization of a new hemagglutinin, subtype H14, of influenza A virus. Virology, 179 (2), 759-767.
  6. Ro hm, C., Zhou, N., Su ss, J., Mackenzie, J., & Webster, R. G. (1996). Characterization of a novel influenza hemagglutinin, H15: Criteria for determination of influenza A subtypes. Virology, 217 (2), 508-516.
  7. Fouchier, R. A. M., Munster, V., Wallensten, A., Bestebroer, T. M., Herfst, S., Smith, D., Rimmelzwaan, G. F., Olsen, B., & Osterhaus, A. D. M. E. (2005). Characterization of a novel influenza A virus hemagglutinin subtype (H16) obtained from black-headed gulls. Journal of Virology, 79 (5), 2814-2822.
  8. Thomas, J. K., & Noppenberger, J. (2007). Avian influenza: A review. American Journal of Health-System Pharmacy, 64 (2), 149-165.
  9. Nicholson, K. G., Wood, J. M., & Zambon, M. (2003). Influenza. Lancet, 362 (9397), 1733-1745.
  10. Nicholson, K. G. (1992). Clinical features of influenza. Seminars in Respiratory Infections, 7(1), 26-37.
  11. Fiore, A. E., Shay, D. K., Haber, P., Iskander, J. K., Uyeki, T. M., Mootrey, G., Bresee, J. S., & Cox, N. J. (2007). Prevention and control of influenza. Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP), 2007. MMWR.Recommendations and Reports: Morbidity and Mortality Weekly Report.Recommendations and Reports / Centers for Disease Control, 56 (RR-6), 1-54.
  12. McCullers, J. A. (2004). Effect of antiviral treatment on the outcome of secondary bacterial pneumonia after influenza. Journal of Infectious Diseases, 190 (3), 519-526.
  13. Thompson, W. W., Shay, D. K., Weintraub, E., Brammer, L., Cox, N., Anderson, L. J., & Fukuda, K. (2003). Mortality associated with influenza and respiratory syncytial virus in the United States. Journal of the American Medical Association, 289 (2), 179-186.
  14. Thompson, W. W., Shay, D. K., Weintraub, E., Brammer, L., Bridges, C. B., Cox, N. J., & Fukuda, K. (2004). Influenza-associated hospitalizations in the United States. Journal of the American Medical Association, 292 (11), 1333-1340.
  15. Lindstrom, S. E., Cox, N. J., & Klimov, A. (2004). Genetic analysis of human H2N2 and early H3N2 influenza viruses, 1957-1972: Evidence for genetic divergence and multiple reassortment events. Virology, 328 (1), 101-119.
  16. Longini Jr., I. M., Halloran, M. E., Nizam, A., & Yang, Y. (2004). Containing Pandemic Influenza with Antiviral Agents. American Journal of Epidemiology, 159 (7), 623-633.
  17. Beveridge, W. I. (1991). The chronicle of influenza epidemics. History and Philosophy of the Life Sciences, 13 (2), 223-234.
  18. Morris, J. A. (1966). Immunity to influenza as related to antibody levels. N. Engl. J. Med., 274 (10), 527-535.
  19. Writing Committee of the WHO Consultation on Clinical Aspects of Pandemic (H1N1) 2009 Influenza, Bautista, E., Chotpitayasunondh, T., Gao, Z., Harper, S. A., Shaw, M., Uyeki, T. M., Zaki, S. R., Hayden, F. G., Hui, D. S., Kettner, J. D., Kumar, A., Lim, M., Shindo, N., Penn, C., & Nicholson, K. G. (2010). Clinical aspects of pandemic 2009 influenza A (H1N1) virus infection. The New England Journal of Medicine, 362 (18), 1708-1719. doi:10.1056/NEJMra1000449
  20. Tang, J. W., Shetty, N., & Lam, T. T. (2010). Features of the new pandemic influenza A/H1N1/2009 virus: virology, epidemiology, clinical and public health aspects. Current Opinion in Pulmonary Medicine, 16 (3), 235-241. doi:10.1097/MCP.0b013e3283375727
  21. Center for Disease Control and Prevention. (2010). CDC Estimates of 2009 H1N1 Cases and Related Hospitalizations and Death from April 2009 through March 13, 2010, By Age Group. www.cdc.gov/h1n1flu/pdf/graph_March 2010.pdf
  22. Franco-Paredes, C., Hernandez-Ramos, I., Del Rio, C., Alexander, K. T., Tapia-Conyer, R., & Santos-Preciado, J. I. (2009). H1N1 influenza pandemics: comparing the events of 2009 in Mexico with those of 1976 and 1918-1919. Archives of Medical Research, 40 (8), 669- 672. doi:10.1016/j.arcmed.2009.10.004
  23. Guarner, J., & Falcon-Escobedo, R. (2009). Comparison of the pathology caused by H1N1, H5N1, and H3N2 influenza viruses. Archives of Medical Research, 40 (8), 655-661. doi:10.1016/j.arcmed.2009.10.001
  24. Halasa, N. B. (2010). Update on the 2009 pandemic influenza A H1N1 in children. Current Opinion in Pediatrics, 22 (1), 83-87. doi:10.1097/MOP.0b013e3283350317
  25. Kobasa, D., & Kawaoka, Y. (2005). Emerging influenza viruses: Past and present. Current Molecular Medicine, 5 (8), 791-803.
  26. Collins, C. H., & Kennedy, D. A. (1999). Laboratory-acquired Infections (4th ed.). Woburn,WA: Reed Educational and Professional Publishing Ltd.
  27. Tellier, R. (2006). Review of aerosol transmission of influenza A virus. Emerging Infectious Diseases, 12 (11), 1657-1662.
  28. Heymann, D. L. (2004). An Official Report of the American Public Health Association. In D. L. Heymann (Ed.), Control of Communicable Diseases Manual. (18th ed., pp. 35-37). Washington, D.C.: American Public Health Association.
  29. Bean, B., Moore, B. M., & Sterner, B. (1982). Survival of influenza viruses on environmental surfaces. Journal of Infectious Diseases, 146 (1), 47-51.
  30. Murphy, B. R., Chalhub, E. G., & Nusinoff, S. R. (1973). Temperature sensitive mutants of influenza virus. III. Further characterization of the ts 1[E] influenza A recombinant (H3N2) virus in man. Journal of Infectious Diseases, 128 (4), 479-487.
  31. Scholtissek, C., & Naylor, E. (1988). Fish farming and influenza pandemics. Nature, 331 (6153), 215.
  32. Zhou, N. N., Senne, D. A., Landgraf, J. S., Swenson, S. L., Erickson, G., Rossow, K., Liu, L., Yoon, K. -., Krauss, S., & Webster, R. G. (1999). Genetic reassortment of avian, swine, and human influenza A viruses in American pigs. Journal of Virology, 73 (10), 8851-8856.
  33. Olsen, C., Brammer, L., Easterday, B. C., Arden, N., Belay, E., Baker, I., & Cox, N. J. (2002). Serological evidence of H1 swine influenza virus infection in swine farm residents and employees. Emerg. Infect. Dis., 8 (8), 814-819.
  34. Coburn, B., Wagner, B., & Blower, S. (2009). Modeling influenza epidemics and pandemics: insights into the future of swine flu (H1N1). BMC Medicine, 7 (1), 30. Retrieved from www.biomedcentral.com/1741-7015/7/30
  35. Writing Committee of the WHO Consultation on Clinical Aspects of Pandemic (H1N1) 2009 Influenza, Bautista, E., Chotpitayasunondh, T., Gao, Z., Harper, S. A., Shaw, M., Uyeki, T. M., Zaki, S. R., Hayden, F. G., Hui, D. S., Kettner, J. D., Kumar, A., Lim, M., Shindo, N., Penn, C., & Nicholson, K. G. (2010). Clinical aspects of pandemic 2009 influenza A (H1N1) virus infection. The New England Journal of Medicine, 362 (18), 1708-1719. doi:10.1056/NEJMra1000449
  36. Sym, D., Patel, P. N., & El-Chaar, G. M. (2009). Seasonal, avian, and novel H1N1 influenza: prevention and treatment modalities. The Annals of Pharmacotherapy, 43 (12), 2001-2011. doi:10.1345/aph.1M557
  37. Krauss, H., Weber, A., Appel, M., Enders, B., Isenberg, H. D., Schiefer, H. G., Slenczka, W., von Graevenitz, A., & Zahner, H. (2003). Zoonoses. Infectious Diseases Transmissible from Animals to Humans. Third Edition . Washington, D.C.: ASM Press.
  38. Patel, M., Dennis, A., Flutter, C., & Khan, Z. (2010). Pandemic (H1N1) 2009 influenza. British Journal of Anaesthesia, 104 (2), 128-142. doi:10.1093/bja/aep375
  39. Narain, J. P., Kumar, R., & Bhatia, R. (2009). Pandemic (H1N1) 2009: epidemiological, clinical and prevention aspects. The National Medical Journal of India, 22 (5), 242-247.
  40. Public Health Agency of Canada. (2006). The Canadian Pandemic Influenza Plan for the Health Sector. http://www.phac-aspc.gc.ca/cpip-pclcpi/index-fra.php
  41. CDC. (2008). Influenza Antiviral Drug Resistance. Retrieved 11/22, 2010, from www.cdc.gov/flu/about/qa/antiviralresistance.htm
  42. Centers for Disease Control and Prevention (CDC). (2006). Instructions for Monitoring Health of Laboratory Workers and for Destroying Influenza A (H2N2) Samples. www2a.cdc.gov/HAN/ArchiveSys/ViewMsgV.asp?AlertNum=00228
  43. Lee, B. Y., McGlone, S. M., Bailey, R. R., Wiringa, A. E., Zimmer, S. M., Smith, K. J., & Zimmerman, R. K. (2010). To test or to treat? An analysis of influenza testing and antiviral treatment strategies using economic computer modeling. PloS One, 5 (6), e11284. doi:10.1371/journal.pone.0011284
  44. Public Health Agency of Canada. (2009). Guidance Document on the Use of Pandemic Influenza A (H1N1) 2009 Inactivated Monovalent Vaccine www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/vacc/monovacc/intro-eng.php#n3
  45. Collins, C. H., & Kennedy, D. A. (1999). Laboratory acquired infections. Laboratory acquired infections: History, incidence, causes and prevention (4th ed., pp. 1-37). Woburn, MA: BH.
  46. Herlocher, M. L., Truscon, R., Elias, S., Yen, H. -., Roberts, N. A., Ohmit, S. E., & Monto, A. S. (2004). Influenza viruses resistant to the antiviral drug oseltamivir: Transmission studies in ferrets. Journal of Infectious Diseases, 190 (9), 1627-1630.
  47. Richmond, J. Y., & McKinney, R. W. (2007). Influenza. Biosafety in Microbiological and Biomedical Laboratories (BMBL) (5th ed., pp. 209-223). Washington, D.C.: Centers for Disease Control and Prevention.
  48. Human pathogens and toxins act. S.C. 2009, c. 24, Second Session, Fortieth Parliament, 57- 58 Elizabeth II, 2009. (2009).
  49. Public Health Agency of Canada. (2004). In Best M., Graham M. L., Leitner R., Ouellette M. and Ugwu K. (Eds.), Laboratory Biosafety Guidelines (3rd ed.). Canada: Public Health Agency of Canada.
  50. Burnett, L. A. C., Lunn, G., & Coico, R. (2009). Biosafety: Guidelines for working with pathogenic and infectious microorganisms. Current Protocols in Microbiology, (SUPPL. 13), 1A.1.1-1A.1.14.
Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :