Chlamydia et LGV : Étiologie et épidémiologie

Étiologie et épidémiologie des infections à Chlamydia trachomatis (comprenant la lymphogranulomatose vénérienne (LGV)).

Sur cette page

Étiologie

La chlamydiose est une infection bactérienne causée par C. trachomatis génotypes D à K.

La LGV est une infection bactérienne causée par C. trachomatis génotypes L1, L2 ou L3.

Épidémiologie

Chlamydiose

La chlamydiose est l'infection transmissible sexuellement (ITS) la plus fréquemment déclarée au Canada. Les taux sont en hausse constante depuis 1997.Note de bas de page 1 La chlamydiose pourrait être sous-diagnostiquée, car la majorité des personnes ayant une infection sont asymptomatiquesNote de bas de page 2Note de bas de page 3  et parce que le traitement peut être entrepris de façon empirique, sans tests de laboratoire.

Les hommes pourraient être sous-dépistés en raison de consultations médicales moins fréquentes.Note de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 5 Les personnes à risque élevé pourraient aussi être sous-dépistées.

La chlamydiose touche de manière disproportionnée les adolescents et les jeunes adultes sexuellement actifs. On observe le taux d'infection le plus élevé dans le groupe d'âge des 15 à 29 ans. Les femmes comptaient pour les deux tiers des infections à Chlamydia diagnostiquées entre 2010 et 2015. Bien qu'une augmentation des taux ait été observée dans la plupart des groupes d'âge, c'est chez les adultes âgés de plus de 40 ans que la croissance a été la plus importante.Note de bas de page 1

LGV

La LGV est relativement rare. En Inde et en Afrique, la LGV compterait pour 2 à 10 % des cas d'ulcération génitale.Note de bas de page 6 Avant 2004, la plupart des cas étaient détectés parmi les voyageurs qui revenaient de régions endémiques de l'Afrique, de l'Asie du Sud-Est, des Caraïbes et de l'Amérique latine.Note de bas de page 7 Depuis 2004, on a observé des éclosions de LGV au Canada, principalement chez les hommes gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (gbHARSAH).

Une surveillance nationale rehaussée de la LGV a été réalisée de 2004 à 2012. Durant cette période, 104 cas confirmés et 66 cas probables ont été signalés à l'Agence de la santé publique du Canada par les provinces et les territoires. Les cas confirmés ont été signalés par le Québec, l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta; les cas probables ont été signalés par ces mêmes provinces, ainsi que par la Nouvelle-Écosse.

Information supplémentaire

Information sur l'épidémiologie locale : consultez votre unité de santé publique.

Information sur l'épidémiologie nationale :

Information sur l'épidémiologie globale : World Health Report on global sexually transmitted infection surveillance (disponible en Anglais seulement)

Références

Note de bas de page 1

Choudhri Y, Miller J, Sandhu J, Leon A, Aho J. Chlamydia in Canada, 2010-2015. Can Commun Dis Rep 2018 Feb 1;44(2):49-54.

Retour à la référence de la note de bas de page 1

Note de bas de page 2

Farley TA, Cohen DA, Elkins W. Asymptomatic sexually transmitted diseases: the case for screening. Prev Med 2003 Apr;36(4):502-509.

Retour à la référence de la note de bas de page 2

Note de bas de page 3

Marrazzo JM, Whittington WL, Celum CL, Handsfield HH, Clark A, Cles L, et al. Urine-based screening for Chlamydia trachomatis in men attending sexually transmitted disease clinics. Sex Transm Dis 2001 Apr;28(4):219-225.

Retour à la référence de la note de bas de page 3

Note de bas de page 4

Chen MY, Donovan B. Screening for genital Chlamydia trachomatis infection: are men the forgotten reservoir? Med J Aust 2003 Aug 4;179(3):124-125.

Retour à la référence de la note de bas de page 4

Note de bas de page 5

Andersen B, Olesen F, Moller JK, Ostergaard L. Population-based strategies for outreach screening of urogenital Chlamydia trachomatis infections: a randomized, controlled trial. J Infect Dis 2002 Jan 15;185(2):252-258.

Retour à la référence de la note de bas de page 5

Note de bas de page 6

Roest R, Van der Meijden W. European guideline for the management of tropical genito-ulcerative diseases. Int J STD AIDS 2001;12(2_suppl):78-83.

Retour à la référence de la note de bas de page 6

Note de bas de page 7

Mabey D PR. Lymphogranuloma venereum. Sex Transm Infect 2002;78:90-92.

Retour à la référence de la note de bas de page 7

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :