Groupe consultatif pour la carboneutralité

En février 2021, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique a annoncé la création de l’organisme consultatif sur la carboneutralité.

Ce groupe d’experts indépendant a pour mandat de dialoguer avec les Canadiens et de conseiller le ministre sur les moyens d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Document d’information

Le gouvernement du Canada s’est engagé à atteindre l’objectif de la carboneutralité d’ici 2050. Pour qu’il respecte cet engagement, la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité a été déposée à la Chambre des communes à l’automne 2020. La loi prévoit la mise sur pied d’un groupe consultatif indépendant pour la carboneutralité qui serait composé d’au plus 15 experts, qui conseilleront le gouvernement et consulteront les Canadiens sur les moyens les plus efficaces d’atteindre cet objectif.

L’organisme consultatif sera notamment chargé des tâches suivantes :

  • identifier des mesures que le Canada peut prendre pour établir une base solide permettant d’atteindre la carboneutralité tout en favorisant la reprise économique après la pandémie de COVID‑19;
  • continuer de déterminer les prochaines étapes dans les années à venir pour lutter contre les changements climatiques et atteindre la carboneutralité, étapes qui permettraient de faire croître notre économie, tout en rendant la vie plus abordable;
  • établir un dialogue à grande échelle dans tout le Canada, y compris avec les intervenants, les peuples autochtones, les jeunes, d’autres experts et le public, dans le cadre d’un processus transparent et inclusif;
  • encourager et habiliter les Canadiens à aider le pays à atteindre son objectif de carboneutralité.

Les rapports et les conseils de l’organisme consultatif serviront à orienter les cibles et les plans de réduction des émissions requis par le projet de loi C‑12, Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, présenté au Parlement le 19 novembre 2020.

Le groupe consultatif est une ressource permanente. Il fournira des conseils d’experts au ministre de l’Environnement et du Changement climatique jusqu’en 2050, au fur et à mesure que le Canada élaborera et mettra en œuvre des plans pour atteindre la carboneutralité.

Plus de 120 pays se sont engagés à atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Bon nombre d’entre eux, dont le Royaume‑Uni, l’Allemagne, la Nouvelle‑Zélande et la France, ont déjà légiféré sur ces engagements et mis en place leurs propres organismes consultatifs sur la carboneutralité.

Mandat de l’organisme consultatif sur la carboneutralité

En vertu de la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, le ministre doit donner à l’organisme consultatif la possibilité de formuler des conseils lorsqu’il établit ou modifie une cible nationale d’émissions de gaz à effet de serre ou lorsqu’il établit ou modifie un plan de réduction des émissions.

L’un des rôles permanents de l’organisme consultatif consistera à veiller à ce que ses conseils demeurent conformes, et s’adaptent, aux meilleures analyses, recherches, évolutions technologiques, avancées scientifiques et perspectives publiques disponibles.

Au cours des mois à venir, l’organisme consultatif établira un processus de mobilisation transparent et inclusif. Le travail de l’organisme consultatif sera indépendant; toutefois, une consultation régulière du ministre lui permettra de définir ses priorités.

Mandat

Contexte

Le gouvernement du Canada s’est engagé à construire un avenir résilient, prospère et carboneutre, ainsi qu’à établir des jalons quinquennaux de réduction des émissions qui ont force exécutoire d’ici 2050.

Cet avenir carboneutre sera rendu possible grâce à une stratégie claire, à un travail acharné pour déterminer des pistes crédibles vers la concrétisation de cet objectif dans les secteurs clés de l’économie, et à une plus grande stimulation de l’ingéniosité et de l’innovation actuelles du secteur privé au cours des trois prochaines décennies.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement du Canada a mis sur pied un groupe consultatif indépendant pour la carboneutralité (le groupe consultatif). Ce groupe consultatif tirera parti des recherches, des analyses et de l’expertise technique existantes et nouvelles. Puisque tous les Canadiens ont un rôle à jouer dans l’élaboration d’une transformation inclusive vers une économie à faibles émissions de carbone, le groupe consultatif mènera des discussions nationales approfondies avec des spécialistes et des Canadiens d’un océan à l’autre.

Le groupe consultatif rendra régulièrement des comptes au ministre de l’Environnement et du Changement climatique et au public. Il fournira des conseils continus et évolutifs, tournés vers l’avenir, mais ancrés dans les réalités actuelles des conditions socio-économiques, des technologies disponibles et des tendances mondiales. Dans le cadre de son mandat initial, le groupe consultatif pour la carboneutralité fournira des conseils sur les mesures que le Canada devra prendre dès maintenant pour assurer une forte reprise économique tout en jetant les bases vers cet avenir d’ici 2050.

Mandat

Le groupe consultatif fournira des conseils sur les pistes les plus probables menant le Canada vers la cible de carboneutralité d’ici 2050. Le groupe consultatif fournira également des conseils sur les étapes de réduction des émissions jusqu’en 2050, et déterminera les mesures à court terme et les éléments clés qui appuient cet objectif à long terme.

À cette fin, le groupe consultatif fournira des conseils sur les mesures visant à catalyser une croissance économique à long terme et à faibles émissions de carbone dans l’ensemble de l’économie canadienne, notamment des conseils sur les mesures politiques visant à encourager les investissements avantageux sur les plans économique et environnemental qui appuieraient un changement significatif en matière d'infrastructure et de technologies propres.

Les conseils du groupe consultatif comprendront des mesures qui relèvent de la compétence fédérale, mais peuvent aussi comprendre des mesures mises en place par d’autres entités, comme des particuliers, des collectivités, des entreprises et d’autres ordres de gouvernement.

Livrables

Dans les trois premiers mois suivant sa création, le groupe consultatif fournira un résumé des travaux sur les pistes vers une économie carboneutre réalisés au niveau national et international et un aperçu des priorités proposées pour l’analyse et l’engagement. Le groupe consultatif diffusera ces documents publiquement.

Le groupe consultatif se réunira au moins trois fois par année avec le ministre de l’Environnement et du Changement climatique pour faire le point sur ses travaux et fournir des conseils provisoires.

Au moins une fois par an, le groupe consultatif produira un rapport public qui synthétisera son analyse dans tous les champs d’enquête, résumera ce qu’il a entendu de l’engagement et fournira des conseils au ministre sur les pistes prometteuses vers l’objectif de carboneutralité.

Des champs d'enquête

Les travaux du groupe consultatif seront structurés selon des champs d’enquête précis, qui seront établis à intervalles réguliers en consultation avec le ministre de l’Environnement et du Changement climatique. Ces champs d’enquête peuvent comprendre des secteurs particuliers (p. ex., pétrole et gaz, transport, bâtiments, électricité, industrie lourde, agriculture et foresterie) ou des possibilités thématiques (p. ex., économie circulaire, changements sociaux et comportementaux pour accélérer l’action climatique, solutions axées sur la nature, technologies propres et de réduction des émissions de carbone). Ce groupe communiquera publiquement ses priorités pour les champs d’enquête et le calendrier selon lequel il effectuera l’analyse d’un champ d’enquête donné. Le ministre peut renvoyer des champs d’enquête au groupe consultatif. Il peut examiner des secteurs ou des thèmes particuliers selon un cycle régulier pour s’assurer que ses conseils demeurent alignés sur les meilleures analyses et recherches existantes.

Considérations

En élaborant des conseils stratégiques prioritaires concernant les pistes optimales à suivre pour atteindre la cible de carboneutralité d’ici 2050, le groupe consultatif devra tenir compte d’un éventail de facteurs, notamment les éléments suivants :

  • Coûts et possibilités économiques : p. ex., les répercussions sur la création d’emplois et la compétitivité; les possibilités d’échanges commerciaux et d’exportation; les répercussions économiques régionales; les possibilités pour les petites et moyennes entreprises; les considérations relatives à la chaîne d’approvisionnement nationale et internationale.
  • Avantages environnementaux : p. ex., potentiel de réduction des gaz à effet de serre; amélioration de la résilience et de l’adaptation aux changements climatiques; diminution d’autres polluants; conservation de la nature et autres avantages connexes.
  • Contributions à l’inclusion et au bien-être : p. ex., possibilités de favoriser davantage la réconciliation avec les peuples autochtones; analyse des répercussions sur les personnes marginalisées ou vulnérables; degré de mobilisation, de sensibilisation et d’appui du public à l’égard des mesures proposées; l’amélioration du programme d’éducation et de développement des compétences du Canada.
  • État de préparation et besoins technologiques : p. ex., technologies propres disponibles et émergentes, rôle des technologies de réduction des émissions de carbone, besoins technologiques et investissements requis.

L’engagement, l'analyse et les activités de recherche

Le groupe consultatif s’inspirera de toutes les recherches et analyses nationales et internationales pertinentes et établira un processus transparent et inclusif pour permettre aux intervenants et aux partenaires de formuler des commentaires. Il servira de plateforme pour intégrer les recommandations découlant de multiples initiatives stratégiques à consommation énergétique carboneutre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du gouvernement fédéral, et ainsi constituer un seul point central au sein du gouvernement du Canada. Lorsque des recherches originales seront nécessaires, ce groupe mènera ou commandera de nouvelles études.

Le groupe consultatif travaillera en étroite collaboration avec d’autres organismes pertinents chargés de fournir des conseils au gouvernement du Canada, notamment sur des sujets comme le financement durable, les stratégies du secteur économique, le développement futur des compétences et le soutien aux travailleurs et aux collectivités dans le cadre d’une transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

Le groupe consultatif entreprendra également un engagement solide, notamment :

  • Chercher des occasions de dialogue sur les aspects sectoriels et régionaux des pistes vers la cible de carboneutralité avec les provinces et territoires, les municipalités et les autres intervenants.
  • Solliciter les suggestions des gouvernements, des organisations, des groupes, des collectivités et des particuliers autochtones.
  • Organiser des activités d’engagement ciblées, comme des réunions et des tables rondes avec des groupes de la société civile, des associations industrielles et des entreprises membres, des jeunes et des spécialistes universitaires, scientifiques et techniques.
  • Mettre à profit des techniques novatrices pour favoriser une grande participation du public et un dialogue éclairé et constructif, comme les assemblées de citoyens, selon les conseils de spécialistes.

Composition

Les membres et les présidents seront nommés par le ministre de l’Environnement et du Changement climatique. Le groupe consultatif sera composé d’un maximum de deux coprésidents et de 13 membres à temps partiel (15 au total). Ils exerceront leurs fonctions à titre amovible pour des mandats d’un à trois ans, avec possibilité de renouvellement. Il est prévu que pas plus de la moitié des membres ne changeront d’une année à l’autre.

Secrétariat

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) fournira un soutien logistique, administratif et politique au groupe consultatif. Le groupe consultatif peut demander à ECCC et à d’autres ministères de fournir des analyses économiques et de l'expertise en matière de modélisation des émissions. Les ministères pertinents du gouvernement du Canada peuvent être appelés à aider le groupe consultatif en lui fournissant des séances d’information et des analyses sur les politiques et les programmes fédéraux.

Rapport hiérarchique, la responsabilité et la transparence

Le groupe consultatif relèvera du ministre de l’Environnement et Changement climatique. Il peut présenter ses recommandations au Premier ministre, aux membres du Cabinet ou à d’autres hauts fonctionnaires fédéraux, sur demande.

Le ministre donnera régulièrement des directives au groupe consultatif, y compris sur les champs d’enquête. Le ministre peut modifier le mandat au besoin et communiquera tout changement important aux membres du groupe consultatif. Le Secrétariat peut apporter des modifications mineures au mandat en consultation avec les coprésidents et sous réserve d’en informer les membres à la prochaine réunion.

Par l’entremise de son site Web, le groupe consultatif communiquera publiquement ses champs d’enquête, le calendrier de l’analyse d’un champ d’enquête donné, son rapport annuel et d’autres documents, s’il y a lieu.

Frais de déplacement et de subsistance

Les membres du groupe consultatif auront droit au remboursement des frais de déplacement lorsqu’ils se déplacent en dehors de leur lieu de résidence habituel, conformément à la Directive sur les voyages du Conseil national mixte et aux Autorisations spéciales de voyager du Conseil du Trésor, ainsi qu’au remboursement de toute autre dépense accessoire raisonnablement nécessaire.

Procédures opérationnelles

Aux fins de discussion au sein du groupe consultatif et avec son secrétariat, le groupe consultatif peut adopter des procédures opérationnelles pour régir son mode de fonctionnement, y compris le quorum, l’établissement d’un consensus et d’autres questions administratives.

Conflit d’intérêts

Les membres du groupe consultatif seront tenus de divulguer les activités et les intérêts qui pourraient les placer en conflit d’intérêts relativement au travail du groupe consultatif. Afin d’assurer l’intégrité des conseils du groupe consultatif, les membres feront preuve d’une transparence totale lorsqu’ils déclareront des intérêts liés à tout point discuté par le groupe consultatif et s’abstiendront de donner des conseils en cas de conflit réel ou apparent. Les principes directeurs sur les conflits d’intérêts seront fournis au groupe consultatif et pourront être examinés et ajustés périodiquement pour s’assurer que les conseils les plus objectifs sont donnés.

Membres

Membres et biographies

Le 25 février 2021, le ministre a annoncé les premiers membres nommés à temps partiel pour un mandat renouvelable de trois ans maximum. Les premiers membres possèdent un large éventail d’expériences et d’expertises dans les domaines des affaires, de l’élaboration de politiques et des sciences, et proviennent des secteurs du transport, de la gouvernance autochtone, des technologies propres, des finances et des organisations sans but lucratif.

Marie-Pierre Ippersiel (Coprésidente)

Présidente et directrice générale, PRIMA Québec

Marie-Pierre Ippersiel est présidente et directrice générale de PRIMA Québec. Auparavant, elle a été vice-présidente d’Écotech Québec, la grappe des technologies propres pendant plus de six ans. Dans le cadre de ses fonctions, elle a notamment dirigé les opérations de la grappe, coordonné des chantiers de travail et développé les différents contenus (mémoires, études). Conseillère en recherche à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de 2004-2010, elle a contribué à la mise en œuvre des principaux outils du Plan de développement économique du Grand Montréal, dont la stratégie des grappes. En 2003, elle a réalisé un avis sur l’innovation dans les municipalités québécoises pour le Conseil de la science et de la technologie. Marie-Pierre détient un doctorat en études urbaines de l’INRS-Urbanisation, Culture et Société où elle s’est penchée sur les relations science/industrie et le soutien technologique aux PME dans les Centres collégiaux de transfert de technologie. Elle siège, entre autres, sur les conseils d’administration de NanoCanada, du Réseau stratégique Green Surface Engineering for Advanced Manufacturing, de l’ADRIQ et de la Fondation Espace pour la vie. Elle a également participé à la Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership en 2017.

Dan Wicklum (Coprésident)

Président et directeur général, l’Accélérateur de transition

M. Wicklum possède 25 ans d’expérience dans la gestion de la recherche, le soutien à l’innovation et la promotion de la collaboration au sein de l’industrie, des gouvernements, des universités et de la société civile. M. Wicklum est PDG de l’Accélérateur de transition, une nouvelle organisation qui dirige les interruptions dans le but de relever les défis opérationnels et sociaux tout en intégrant la réduction des émissions aux solutions. Il a inauguré et a occupé le poste de président et directeur général de l’Alliance canadienne pour l’innovation dans le secteur des sables bitumineux (COSIA) durant sept ans. Il a également été directeur exécutif du Conseil canadien de l’innovation forestière et cadre supérieur à Environnement et Changement climatique Canada ainsi qu’à Ressources naturelles Canada. Au début de sa carrière, M. Wicklum a joué au football professionnel comme secondeur pour les Stampeders de Calgary et les Blue Bombers de Winnipeg.

Catherine Abreu (Membre)

Directrice générale, Réseau action climat Canada

Catherine Abreu est une militante primée et reconnue à l’échelle internationale. Son travail consiste à établir de puissantes coalitions pour faire avancer la lutte contre les changements climatiques. Elle fait partie des 100 personnes les plus influentes au monde en matière de politique sur le climat, selon le classement établi par Apolitical en 2019. Elle a plus de 15 ans d’expérience dans les campagnes sur les questions environnementales, dont sept ans au cœur du mouvement pour le climat. Catherine est actuellement directrice générale du Réseau action climat Canada — Climate Action Network Canada (CAN-Rac Canada). Principal réseau canadien d’organisations travaillant sur les questions relatives à la lutte contre le changement climatique et à l’énergie, CAN-Rac Canada est une coalition de plus de 120 organisations exerçant leurs activités d’un océan à l’autre. Catherine a rejoint le CAN-Rac Canada en 2016, après avoir dirigé pendant cinq ans les programmes sur l’énergie et le climat du Centre d’action écologique, l’organisation de défense de l’environnement la plus ancienne du Canada atlantique. Elle est également l’ancienne coordinatrice de l’Atlantic Canada Sustainable Energy Coalition. Oratrice publique accomplie, Catherine est honorée d’avoir partagé la scène avec certains des plus grands penseurs environnementaux du monde, dont David Suzuki, Christiana Figueres, et Bill McKibbon. Ses commentaires politiques ont été publiés dans le New York Times, le Globe and Mail, le Toronto Star, et le Financial Post. Elle apparaît régulièrement en tant qu’invitée experte à des émissions de la CBC, de CTV, et de Global, ainsi qu’à d’autres émissions d’actualité à la télévision et à la radio. Catherine a reçu le prestigieux prix Jack Layton Progress 2020 pour son rôle de cheffe de file internationale en matière de politique et d’action climatiques, et pour son travail de transformation au sein de CAN-Rac Canada. Elle est fière de faire partie de l’équipe Clean50 du Canada.

Kluane Adamek (Membre)

Cheffe régionale du Yukon à l’Assemblée des Premières Nations

Kluane Adamek, elle (nom traditionnel en « Aagé ») est cheffe régionale du Yukon à l’Assemblée des Premières Nations (APN) depuis janvier 2018. Elle est fière d’être habitante du Nord et citoyenne de la Première Nation de Kluane. La cheffe régionale Adamek appartient au clan des Dakl’aweidi (Épaulard) et a des origines diverses : tlingit, tutchone du Sud, allemande et irlandaise. Après avoir obtenu son baccalauréat ès arts en études canadiennes de l’Université Carleton en 2009, elle est retournée chez elle pour travailler avec les Premières Nations du Yukon et les collectivités locales dans les domaines de l’éducation, du développement économique et de la gouvernance. En 2019, elle a obtenu une maîtrise en administration des affaires de l’Université Simon Fraser. Tout au long de sa carrière, elle a fait partie de différents conseils et comités, notamment le Conseil des gouverneurs du Collège du Yukon, la Kluane Dana Trust, Actua, la Fondation autochtone de guérison et le Cercle sportif autochtone. Elle possède une solide expérience dans les secteurs privé et public ainsi qu’au sein du gouvernement. Tout en poursuivant le programme Jane Glassco Northern Fellowship avec la Walter and Duncan Gordon Charitable Foundation, elle a dirigé et fondé « Our Voices », un rassemblement de chefs autochtones du Nord émergents et elle est incroyablement engagée à soutenir les jeunes et les leaders émergents dans le Nord et ailleurs. La cheffe régionale Adamek gère actuellement les portefeuilles nationaux de l’APN sur les changements climatiques et l’environnement, la jeunesse et les traités modernes. Elle continue à faire pression pour que des changements soient apportés à la manière dont les jeunes et la prochaine génération sont inclus dans les forums de prise de décisions; elle s’emploie également à promouvoir les solutions et à aborder le leadership du point de vue des valeurs.

Theresa Baikie (Membre)

Coordinatrice de l’Entente sur les répercussions et les avantages, gouvernement du Nunatsiavut

Theresa Baikie est responsable de la mise en œuvre de l’Entente sur les répercussions et les avantages qui a été conclue entre le gouvernement du Nunatsiavut et Vale le 31 mars 2003. À ce titre, elle est chargée de veiller à ce que tous les aspects de l’Entente sur les répercussions et les avantages soient mis en œuvre et respectés. L’Entente concerne, entre autres, l’éducation, la formation, l’embauche, les conditions de travail et l’environnement. Theresa a commencé sa carrière en mars 2003 en tant que coordinatrice de l’emploi et de la formation relative à l’Entente sur les répercussions et les avantages pour l’Association des Inuits du Labrador. Elle s’est ensuite présentée au poste de coordinatrice de l’Association des Inuits du Labrador lorsque celui-ci est devenu vacant en 2005, poste qu’elle occupe encore à l’heure actuelle. Elle a également supervisé deux ententes sur les répercussions et les avantages des parcs entre Parcs Canada et le gouvernement du Nunatsiavut pour le Parc national des Monts-Torngat et la Réserve de parc national Monts Mealy. Elle est née et a grandi au Labrador et a vécu principalement à Happy Valley-Goose Bay et à Nain. Lorsqu’elle ne travaille pas, Theresa aime pratiquer la pêche, la cueillette des baies, la cuisine et l’artisanat. Elle a élevé trois enfants, principalement en tant que mère célibataire et a occupé divers emplois, notamment comme gestionnaire d’hôtel, conseillère en emploi, au bureau de programme et comme propriétaire de petite entreprise.

Linda Coady (Membre)

Directrice générale, Institut Pembina

Linda Coady est directrice générale de l’Institut Pembina, l’un des principaux centres de réflexion canadiens à but non lucratif sur les questions d’énergie, de climat et d’environnement. Avant de joindre l’Institut Pembina, Linda était directrice du développement durable pour la société Enbridge Inc. de Calgary (2013-2019), vice-présidente en matière de durabilité pour les Jeux olympiques de Vancouver 2010, vice-présidente de la région Pacifique pour le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et vice-présidente des affaires environnementales pour les opérations côtières des sociétés forestières Weyerhaeuser et MacMillan Bloedel en Colombie-Britannique. Comme l’Institut Pembina, Linda a une solide expérience dans l’établissement de relations de travail entre divers groupes et perspectives sur les défis du développement durable. Elle a fait partie de plusieurs groupes consultatifs spéciaux à différents niveaux de gouvernement sur les questions du climat et de l’énergie, notamment : le Climate Leadership Advisory Panel auprès du gouvernement de l’Alberta (2015), le Generation Energy Council (2018) et l’Advisory Committee on Indigenous Economic Participation in the Trans Mountain Expansion Project (2019). Linda a enseigné la responsabilité sociale des entreprises (RSE) à la Sauder School of Business de l’Université de Colombie-Britannique et a travaillé sur de nouveaux cadres pour le financement durable et l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la prise de décisions opérationnelles et la divulgation.

Simon Donner (Membre)

Professeur, département de géographie, Université de la Colombie-Britannique

Simon Donner est climatologue interdisciplinaire et professeur au Département de géographie de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), où il enseigne et mène des recherches portant à la fois sur les politiques et la science liées aux changements climatiques. Il est également directeur du programme Ocean Leaders de l’UBC et occupe des postes à l’Institut des océans et des pêches et au programme de sciences atmosphériques de l’UBC. Il a contribué à plus de 70 publications sur des sujets tels que les répercussions écologiques des changements climatiques, le réchauffement océanique, l’élévation du niveau de la mer, les phénomènes climatiques extrêmes, le financement international de la lutte contre les changements climatiques et l’adaptation. Ses travaux sont présentés dans des évaluations scientifiques internationales, et il est actuellement l'un des principaux auteurs du sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En plus de mener des travaux de recherches et d’enseigner, le professeur Donner a participé à des centaines d’événements publics et d’entrevues avec les médias, pour lesquels il a reçu une bourse du programme Leopold Leadership, une bourse du programme Google Science Communication et le prix President’s Award for Public Education through the Media de l’UBC. Originaire de Toronto, le professeur Donner a obtenu un doctorat en sciences atmosphériques et océaniques de l’Université Wisconsin Madison. Avant de travailler à l’UBC, il a été associé de recherche à l’École des affaires publiques et internationales de l’Université de Princeton.

Sarah Houde (Membre)

Présidente-directrice générale, Propulsion Québec

Sarah Houde œuvre d’abord comme directrice des communications et des relations publiques auprès d’entreprises privées et d’organismes à but non lucratif. C’est ensuite à titre de directrice générale qu’elle prend les rênes de l’organisme d’adéquation formation-emploi pancanadien Fusion Jeunesse dont la croissance doublera pendant les trois ans de son leadership. Puis, elle se joint à l’équipe de la société de placement privé XPND Capital à titre de vice-présidente des affaires publiques et gouvernementales ; elle y pilote plusieurs dossiers en électrification des transports. À l’automne 2017, on la nomme directrice générale de la nouvelle grappe industrielle des véhicules électriques et intelligents du Québec avec le mandat de positionner la province parmi les leaders mondiaux du secteur. Mme Houde est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en science politique, ainsi que d’un DESS en gestion.

Peter Tertzakian (Membre)

Directeur adjoint, ARC Energy Research Institute

Peter Tertzakian est directeur adjoint d’ARC Energy Research Institute. Conférencier respecté, baladodiffuseur, blogueur et auteur, il a consacré sa carrière au domaine de l’énergie. Ses connaissances de la physique, de la stratégie opérationnelle, de la finance et de l’économie lui permettent de donner des conseils qui suscitent la réflexion sur les tendances ayant une incidence sur l’approvisionnement en énergie et son utilisation. Passionné par l’étude de l’évolution des besoins énergétiques de la société, Peter a écrit deux livres à succès sur les transitions énergétiques : A Thousand Barrels a Second et The End of Energy Obesity. En 2020, il a lancé la plateforme d’apprentissage Energyphile et publié le livre connexe, The Investor Visit and Other Stories, destinés aux investisseurs, aux dirigeants d’entreprise, aux décideurs politiques et aux intervenants du secteur de l’énergie en général. En plus de son rôle principal d’économiste de l’énergie, Peter est cadre en résidence au Centre de politique et de gestion de l’énergie de l’Ivey Business School de l’Université Western. Peter est titulaire d’un diplôme de premier cycle en géophysique de l’Université d’Alberta, d’un diplôme d’études supérieures en économétrie de l’Université de Southampton, au Royaume-Uni, et d’une maîtrise en gestion de la technologie de la Sloan School of Management du MIT.

Gaëtan Thomas (Membre)

Président-directeur général, Conseil économique du Nouveau-Brunswick

Chef de file chevronné, mobilisateur et rassembleur : Gaëtan Thomas occupe le poste de président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB). Sa vaste expérience comme gestionnaire se combine à son désir de faire une différence pour sa province en cette époque décisive.

Par son approche inclusive qui favorise la collaboration, son but est de former une puissante coalition de gens des quatre coins de la province. Cette voix forte commune permettra de se mobiliser afin de propulser l’économie de la province vers de nouveaux niveaux à l’aide de solutions et d’actions concrètes.

Gaëtan a connu une longue carrière chez Énergie Nouveau-Brunswick qui a débuté en 1982 après un baccalauréat en génie électrique à la University of New Brunswick. Au fil des années, il est devenu vice-président du nucléaire et de la distribution et service à la clientèle puis devenir président-directeur général de 2010 à 2020. Gaëtan a été honoré cinq fois par le Atlantic Business Magazine comme « top 50 CEOs ». Ancien président du conseil d’administration de l’Association mondiale des opérateurs nucléaires (région Atlanta), il siège présentement comme vice-président de l’Institut atlantique de recherche sur le cancer. Il est marié et le couple a quatre filles.

Kim Thomassin (Membre)

Première vice-présidente et cheffe des Placements au Québec, et de l’Investissement durable, Caisse de dépôt et placement du Québec

Kim Thomassin est première vice-présidente et cheffe des Placements au Québec et de l’Investissement durable depuis avril 2020. Elle dirige les équipes responsables des placements au Québec, de la gestion post-investissement et de l’Espace CDPQ. Elle supervise également l’équipe d’investissement durable qui a pour mandat de déployer la stratégie d’investissement de la Caisse en matière climatique. Elle siège au comité de direction et au comité Investissement-Risques, en plus d’être membre du conseil d’administration d’Ivanhoé Cambridge, filiale immobilière d’envergure mondiale. Avant sa nomination, Mme Thomassin occupait le poste de première vice-présidente, Affaires juridiques et Secrétariat. À ce titre, elle dirigeait les équipes Affaires juridiques, Secrétariat, Conformité et Investissement durable. Avant de se joindre à la Caisse en 2017, Mme Thomassin était leader nationale, Clients et associée directrice, région du Québec, du cabinet McCarthy Tétrault. En tant que membre de l’équipe de direction, elle a contribué à la gestion régionale et nationale du cabinet, et au renforcement de sa présence pancanadienne. Au cours des 17 années qu’elle y a passées, elle a occupé différentes fonctions d’importance et s’est spécialisée dans le financement de projets et les transactions d’acquisitions dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures. De 2018 à 2019, Mme Thomassin a fait partie du Groupe d’experts sur la finance durable.

John Wright (Membre)

Ancien président, SaskPower

John Wright a plus de 30 ans d’expérience dans le secteur public, notamment à titre de sous-ministre de la Santé et de sous-ministre des Finances du gouvernement de la Saskatchewan. Il a également occupé les postes de président et de président-directeur général de plusieurs sociétés d’État de cette province, dont SaskPower, Crown Investments Corporation et la Société d’assurances du gouvernement de la Saskatchewan. M. Wright a siégé au conseil d’administration de l’Association canadienne de l’électricité ainsi qu’au conseil des gouverneurs pour l’University of Regina et l’University of Saskatchewan. En 2018, il a siégé à deux organes consultatifs fédéraux : le Groupe de travail sur la Transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes, et le Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments du Canada.

Yung Wu (Membre)

Directeur général, MaRS Discovery District

Yung est le PDG du Centre de la découverte MaRS, l’un des plus grands centres d’innovation au monde, et une institution de premier plan dans l’écosystème de l’innovation au Canada. La communauté de l’innovation du MaRS a réuni plus de 8,2 milliards de dollars de capitaux et généré plus de 5,6 milliards de dollars de revenus nets, employant actuellement plus de 20 400 personnes dans les secteurs de la santé, des technologies propres, des technologies financières et des technologies de plateforme. En sa qualité d’entrepreneur et d’investisseur en série, Yung a créé des sociétés de pointe dans les domaines des logiciels d’entreprise, de l’analyse mobile et des mégadonnées, des médias et du divertissement, des services technologiques et du développement de médicaments pharmacologiques. Il a cofondé deux organismes sans but lucratif : Coalition of Innovation Leaders Against Racism (CILAR) et DifferentIsCool (DiSC). Yung siège actuellement aux conseils d’administration d’OMERS, du Toronto Region Board of Trade, d’Antibe Therapeutics Inc. (TSE:ATE), et est membre du CA de Green Shield Canada. Yung a été reconnu comme l’un des « 40 meilleurs dirigeants de moins de 40 ans » au Canada, et pour sa direction d’une des « 50 entreprises privées les mieux gérées » du pays. Yung est titulaire d’un baccalauréat en sciences informatiques, économiques et mathématiques de l’Université de Toronto et est diplômé du programme de maîtrise en entrepreneuriat du Massachusetts Institute of Technology. Il est membre de MENSA, de la Young Presidents Organization (YPO) et de l’Institut des administrateurs de sociétés (IAS).

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