Constat d'état pour les tableaux – Partie II : Méthodes d'examen et liste de contrôle – Notes de l'Institut canadien de conservation (ICC) 10/7

Introduction

La présente Note suit la Note de l'ICC 10/6 Constat d'état pour les tableaux – Partie I : Introduction et décrit ce en quoi consiste l'examen d'un tableau : l'information à consigner, la façon de le faire et les outils à utiliser. On a adapté les exemples de rapports 1 et 2 qui se trouvent dans la Note de l'ICC 10/6 de façon à pouvoir les utiliser avec la présente Note. La Note de l'ICC 10/11 Constat d'état pour les tableaux – Partie III : Glossaire peut aider dans le choix des termes à employer pour décrire le tableau, la structure du cadre, les matériaux et l'état de l'œuvre.

Points à considérer avant l'examen

Il est essentiel d'avoir une compréhension élémentaire de l'état du tableau et de son cadre avant de les manipuler et de les examiner. Pour ce faire, on peut consulter des constats d'état antérieurs ou examiner rapidement le tableau et le cadre avant qu'ils soient déplacés ou manipulés. Vérifier si la couche picturale présente un problème évident, par exemple de la peinture qui s'écaille, ou si le fini ou les éléments décoratifs du cadre semblent se détacher. Ces problèmes pourraient entraîner des pertes au moment de la manipulation de l'objet aux fins du constat d'état.

Il faut garder à l'esprit les lignes directrices suivantes pendant la préparation de l'examen et du constat d'état :

  • Il est essentiel d'appliquer des pratiques de manipulation sécuritaire au moment de faire le constat d'état afin de préserver l'œuvre d'art. La Note de l'ICC 10/13 Règles générales visant la manipulation des tableaux décrit la façon de manipuler, en toute sécurité, les tableaux encadrés et non encadrés. Elle donne aussi des consignes sur la préparation de surfaces de travail matelassées.
  • Pour les cas où il faut placer une œuvre d'art sur une surface dure, la Note de l'ICC 10/2 Fabrication de blocs matelassés fournit de l'information sur la fabrication de blocs matelassés qui offrent un appui rembourré aux cadres et aux tableaux lorsqu'ils sont déposés sur le côté, ou lorsqu'un tableau encadré est déposé sur une surface de travail.
  • Si le tableau ou le cadre sont trop fragiles pour être déplacés, la personne effectuant le constat peut examiner le tableau ou le cadre en position verticale (si l'œuvre est exposée ou suspendue à un support d'entreposage) ou en position horizontale, face vers le haut (si l'œuvre est sortie de son emballage). Il faut faire appel immédiatement à un professionnel de la restauration pour stabiliser et protéger les zones affaiblies. Il ne faut jamais déposer un tableau encadré face vers le bas si le tableau ou le cadre sont visiblement affaiblis.
  • Il n'est pas toujours nécessaire de retirer un tableau de son cadre pour l'examiner et effectuer un constat d'état. Si un examen complet (pour un constat d'état général) est requis, il pourrait être nécessaire de désencadrer l'œuvre pour obtenir de l'information sur le bord de la toile, la couche de préparation et la méthode de fixation de la toile à son support auxiliaire. Consulter la Note de l'ICC 10/12 Comment désencadrer un tableau pour obtenir des instructions sur le désencadrement.

Outils et pièces d'équipement pour l'examen

Voici les outils et les pièces d'équipement de base nécessaires pour examiner un tableau et préparer un constat d'état :
  • un éclairage approprié (pour obtenir plus de détails, consulter Techniques d'éclairage pour l'examen);
  • une surface de travail propre, matelassée à l'aide d'un matériau de rembourrage et recouverte d'une couche de polyester (Mylar) ou d'une feuille de polyéthylène;
  • quatre blocs matelassés (par exemple, pour appuyer un cadre décoré);
  • un chevalet solide si le tableau doit être examiné en position verticale;
  • un ruban de mesure en tissu (pour éviter les dommages accidentels causés par un ruban de mesure en métal);
  • une loupe (par exemple, portative ou sur un support de tête);
  • une source de lumière ultraviolette (UV) portative et des lunettes de protection contre les rayons UV;
  • des pinces et des tournevis pour retirer le cadre et, au besoin, des fils de suspension;
  • un bon appareil photo numérique pouvant prendre des photos détaillées en plan rapproché;
  • un calepin ou un formulaire de constat d'état ainsi qu'un crayon ou un appareil électronique (par exemple, un ordinateur, une tablette, un téléphone intelligent) pour consigner des renseignements;
  • des copies de schémas, d'images ou de photos sur lesquelles les dommages peuvent être indiqués directement, ou des feuilles de plastique transparent pouvant être placées sur les schémas, images ou photos pour noter les dommages (remarque : on peut remplacer les schémas papier, soit au début en traitant une image numérique avec Photoshop ou par la suite au moyen de la conversion du document papier en image numérique);
  • des marqueurs permanents de couleurs différentes pour indiquer les dommages sur les schémas ou sur les feuilles de plastique superposables (ne pas utiliser ces marqueurs à proximité de l'œuvre d'art);
  • un aspirateur avec raccord pour brosse ou suceur plat ainsi que des brosses à poils souples pour enlever la saleté à l'arrière du cadre et des barres du châssis, et ainsi mieux voir les surfaces;
  • des gants de coton ou de latex bien ajustés si le tableau ou le cadre sont susceptibles d'être endommagés par l'humidité ou les matières grasses présentes sur les mains (par exemple, les tableaux contemporains ou non vernis ou les cadres dorés à l'eau); autrement, on peut manipuler les tableaux après s'être lavé et séché les mains;
  • des étiquettes et des sacs de plastique pouvant être étiquetés et scellés afin de protéger et de répertorier les morceaux qui pourraient se détacher ou se séparer du tableau ou du cadre pendant l'examen (par exemple, des clés, des étiquettes de papier ou de petits fragments de fini tombés du cadre).

Techniques d'éclairage pour l'examen

Effectuer l'examen d'un tableau nécessite un éclairage plus intense que celui recommandé pour l'exposition d'un tableau. La surface du tableau doit être éclairée de façon que la personne qui fait le constat puisse voir les faibles contrastes et les menus détails de l'œuvre. Toutefois, le tableau doit être soumis à un tel éclairage pendant de très brèves périodes seulement. Il n'est pas recommandé d'exposer un tableau à la lumière directe du soleil, laquelle dépasse de beaucoup les niveaux de lux sécuritaires (consulter la Note de l'ICC 10/4 Conditions ambiantes recommandées pour les peintures).

La lumière provenant de sources électriques éclaire de façon acceptable, mais il faut choisir des ampoules qui dégagent peu de chaleur : les tubes fluorescents avec filtre anti UV et les diodes électroluminescentes (DEL) produisant de la lumière blanche sont de bons choix. Il faut éviter, dans la mesure du possible, les ampoules incandescentes, car elles deviennent très chaudes et peuvent avoir un effet nocif sur un tableau ou son cadre. Une très brève exposition à une source de chaleur, même faible, peut entraîner un déplacement du support de la toile pouvant endommager l'œuvre. Placer sa main entre la source de lumière et le tableau, environ à la distance d'une longueur de doigt du tableau. Si l'on sent de la chaleur sur sa main, il faut éloigner la source de lumière du tableau. Il faut se rappeler de ne jamais diriger une source de lumière directement sur un tableau pendant une période quelconque et de ne jamais laisser un tableau sans surveillance lorsqu'il est éclairé par une lumière d'examen.

Pour effectuer un examen, on utilise principalement trois techniques d'éclairage. Divers aspects de l'état d'un tableau peuvent être mis en évidence par :

  • un éclairage normal, ou incident;
  • un éclairage rasant, ou oblique;
  • une lumière transmise.

L'éclairage normal, ou incident, sert à évaluer l'état général d'un tableau, en particulier la présence de saleté en surface, la décoloration du vernis et la présence de peinture craquelée ou qui se soulève.

On obtient un éclairage rasant en plaçant une source de lumière d'un côté du tableau à un angle faible ou oblique par rapport à la surface pour que la lumière soit projetée d'un côté à l'autre du tableau. Ce type d'éclairage montre la texture et les irrégularités de la surface, comme la peinture qui se soulève ou les ondulations dans la toile. L'angle de la lumière peut être modifié de façon à exposer le plus possible les irrégularités. Pour profiter pleinement de cette technique d'éclairage, le tableau peut être retiré de son cadre et placé sur un chevalet. Beaucoup de renseignements peuvent être recueillis à l'aide d'une lampe de poche portative tenue de façon oblique par rapport au tableau, même si ce dernier est exposé ou qu'il doit demeurer dans son cadre. Si la peinture se détache, on peut mener efficacement l'examen en plaçant le tableau en position horizontale.

La lumière transmise est produite lorsqu'on place la source de lumière derrière le tableau et qu'on le regarde de l'avant. La lumière passe par les craquelures, les déchirures, les lacunes dans la matière picturale et les zones où la peinture est mince, ce qui les rend plus faciles à détecter. La meilleure façon d'examiner un tableau au moyen de la lumière transmise est de procéder dans une pièce sombre et de placer la seule source de lumière derrière le tableau. Il ne faut pas oublier que la toile exposée à la source de la lumière est très sensible à la chaleur : toujours utiliser des sources de lumière froides à cette fin. Tenir le tableau à la verticale sur la tranche et le déposer sur une surface matelassée ou sur un chevalet. Ne pas placer la source de lumière à moins de 70 cm du dos du tableau.

Sources de lumière spécialisées

Les restaurateurs d'œuvres d'art utilisent fréquemment des lumières de la partie non visible du spectre pour effectuer des examens spécialisés. Par exemple, les lumières à fluorescence d'UV peuvent révéler des couches de vernis et des traces de restauration de la surface. Les appareils portatifs produisant de la lumière UV peuvent être obtenus de différentes sources à un prix raisonnable.

Pour que la fluorescence soit visible, l'objet examiné doit se trouver dans une pièce sombre. La lumière UV peut endommager les yeux; il est donc nécessaire de porter des lunettes de protection qui filtrent cette lumière lorsqu'on effectue des examens de ce genre. Comme le rayonnement UV ne pénètre pas bien la surface, il permet généralement de voir la couche supérieure (vernis) et les retouches et restaurations de dommages récents, en particulier si celles-ci ont été faites par-dessus le vernis. Si le tableau est recouvert d'une épaisse couche de saleté, le rayonnement UV ne pourra pas la pénétrer, et aucun renseignement ne pourra être obtenu sur le vernis et les autres couches sur la surface ou à proximité de celle-ci. Dans une telle situation, il vaudrait peut-être mieux faire l'examen à la lumière UV après avoir effectué un traitement visant à éliminer la couche de saleté à la surface du tableau.

La fluorescence des matériaux change (augmente) à mesure qu'ils prennent de l'âge. Les retouches faites récemment, sur ou sous la surface du vernis, peuvent être visibles, mais au fil du temps, leur fluorescence augmente, et l'on peut moins les distinguer des matériaux fluorescents qui les entourent. Dans une telle situation, il peut être utile d'examiner le tableau à l'aide de la portion infrarouge du spectre optique. En effet, le rayonnement infrarouge permet de recueillir divers renseignements, comme la présence de retouches antérieures, une modification de la composition et des dessins de fond, autrement invisibles. Contrairement au rayonnement UV, la lumière infrarouge peut pénétrer profondément et traverser des couches plus opaques. Comme ces rayons sont invisibles à l'œil nu, la réflectance doit être captée par photographie à l'aide d'une pellicule sensible aux infrarouges et d'un appareil photo muni d'un filtre qui élimine la lumière visible. Il faut aussi utiliser une source d'éclairage émettant une lumière d'une longueur d'onde appropriée pour illuminer l'objet (ampoule halogène ou lampe à incandescence ou au tungstène). Les appareils d'enregistrement électroniques munis de caméras vidéo avec capteur électronique infrarouge peuvent aussi produire des images de ce genre (Mairinger, 2000).

Description des dommages

Lorsqu'on décrit des dommages, on doit également indiquer leur nature et leur ampleur.

Nature

On décrit la nature des défauts ou dommages à l'aide d'une terminologie uniformisée. Il existe des terminologies généralement acceptées pour la description des dommages subis par un tableau ou des problèmes liés à son état. L'utilisation d'un vocabulaire technique uniformisé élimine la confusion dans l'interprétation du constat et permet également de faire des recherches systématiques dans les documents de constat d'état à l'aide des termes communément utilisés. On trouve une liste de termes dans la Note de l'ICC 10/11 Constat d'état pour les tableaux – Partie III : Glossaire. Il existe aussi de nombreux glossaires sur le Web dans lesquels on trouve des images illustrant des problèmes liés à l'état d'un tableau. Le lecteur peut notamment en trouver plusieurs dans la Bibliographie. Si aucun des termes du glossaire ne décrit exactement ce qui est observé, la personne qui fait le constat doit décrire le dommage le plus clairement et le plus exactement possible dans ses propres mots. À moins d'être absolument certaine de la cause du dommage, la personne doit formuler ses constatations à l'aide de mots comme « paraît », « semble » ou « pourrait », suivis d'un point d'interrogation (par exemple « résidu de liquide brun, semble être du café? »).

Ampleur

On précise l'ampleur du dommage immédiatement avant ou après la description du dommage lui-même (par exemple, « déchirure de 3,5 cm de long » ou « quatre petites lacunes dans la couche picturale dans le quadrant inférieur droit »). On indique la longueur des déchirures et le diamètre des trous et des lacunes.

Emplacement des dommages

On indique la taille et l'emplacement des dommages et des détériorations avec le plus de précision possible. Il existe plusieurs façons acceptables de le faire :

Coordonnées de hauteur et de largeur

On indique l'emplacement à l'aide de coordonnées mesurées d'abord sur l'axe de la hauteur (à la verticale), soit à partir du bord du haut (H) ou du bas (B), selon celui qui est le plus près du dommage, puis sur l'axe de la largeur (à l'horizontale), soit à partir du bord gauche (G) ou droit (D), encore une fois, selon celui qui est le plus près du dommage. Ces mesures doivent toujours accompagner la description de la nature et de l'ampleur du dommage et doivent être données en centimètres au millimètre près (ou en pouces à la fraction près), comme dans les exemples suivants.

  • La lacune située dans le coin inférieur droit du tableau peut être décrite ainsi : lacune dans la couche picturale mesurant 2,8 cm sur 1,9 cm et se situant à 3,2 cm B et 8,1 cm D.
  • Si le dommage est très petit, il suffit de fournir l'emplacement d'un point vertical et d'un point horizontal et une description comme « petite/très petite lacune dans la couche picturale ».
  • Si l'on constate un regroupement de lacunes trop nombreuses pour en fournir les coordonnées individuelles, la zone approximative doit être mesurée (comme l'indique la case en pointillé entourant la lacune dans le coin inférieur droit du tableau de la figure 1). On peut alors décrire la zone de la façon suivante : de nombreuses lacunes sont observées dans la zone s'étendant de 3,2 cm B à 6,0 cm B et de 8,1 cm D à 10,0 cm D.

Les dommages complexes, comme les déchirures, peuvent être mesurés de différentes façons. Voici un exemple de l'utilisation de coordonnées pour décrire l'emplacement d'une déchirure (basé sur la figure 1) :

  • La personne faisant le constat peut simplement indiquer le début de la déchirure : la déchirure commence à 12,0 cm H et 7,3 cm G et se poursuit en diagonale vers le haut sur 11 cm.
  • Les mesures peuvent aussi indiquer le début et la fin de la déchirure : de 11 cm de long commençant à 12,0 cm H et 7,3 cm G et se terminant à 4,0 cm H et 14,8 cm G.
Example diagram using coordinates to indicate the size and location of damage.
© Gouvernement du Canada, Institut canadien de conservation. ICC 97142-0002
Figure 1. Description de l'emplacement d'un dommage à l'aide de coordonnées de hauteur et de largeur.

Mesures à vue

Si un tableau demeure dans son cadre pendant l'examen, les mesures doivent être prises à partir du bord intérieur du cadre. On les appelle alors « mesures à vue », et il importe d'indiquer clairement qu'il s'agit de mesures de ce type.

Mesures à l'aide de quadrants

Lorsqu'un tableau est de grande taille ou que les dommages sont étendus, il est utile de diviser le tableau en quadrants. Les dommages peuvent alors être indiqués par des coordonnées situées dans ces sections, bien que les mesures exactes de la hauteur et de la largeur doivent aussi être fournies. Un tableau de très grande taille peut être subdivisé en une grille de neuf cases, appelées respectivement « coin supérieur gauche », « centre gauche », « coin inférieur gauche », « centre inférieur », « centre », « centre supérieur », « coin supérieur droit », « centre droit » et « coin inférieur droit ».

Mesures à l'aide de photos ou de croquis

Des photos détaillées des zones endommagées peuvent être un ajout utile au constat d'état, à condition qu'elles soient suffisamment précises pour montrer la nature et l'ampleur des dommages. Bien qu'ils soient moins précis, des croquis des dommages peuvent être faits sur une image du tableau ou sur une feuille transparente superposée à l'image photographique. On fournit souvent des croquis de ce genre dans les rapports plus détaillés, en plus de noter les coordonnées.

Mesures sous forme narrative combinées à la taille du dommage

La taille et l'emplacement des dommages peuvent être indiqués à l'aide d'une description narrative combinée à des mesures, par exemple « déchirure de 3 cm sur l'oreille gauche du sujet » ou « au pied du grand arbre ».

Liste de vérification pour l'examen et le constat d'état

La liste de vérification suivante est un guide qui peut aider à effectuer l'examen complet d'un tableau. D'autres formats sont aussi possibles. Les divers points servent de pistes à explorer et ne s'appliquent pas tous à chaque tableau. En outre, la liste ne regroupe pas l'ensemble des structures et des états possibles. L'exemple de rapport 1 « Constat d'état général : tableaux et cadres », tiré de la Note de l'ICC 10/6 Constat d'état pour les tableaux – Partie I : Introduction, a été conçu pour correspondre à cette liste de vérification. Pour mieux comprendre la terminologie servant à décrire l'état, consulter la Note de l'ICC 10/17 Ce qu'il faut savoir des peintures – Structure, matériaux et aspects de la détérioration et la Note de l'ICC 10/11 Constat d'état pour les tableaux – Partie III : Glossaire.

1. Description de l'œuvre

Indiquer les renseignements suivants :

  • artiste (s'il est connu) ou attribution
  • titre
  • médium et technique
  • signature et date
  • dimensions (hauteur et largeur du tableau)
  • présence ou non d'un cadre
  • dimensions du cadre (hauteur, largeur et épaisseur)
  • présence ou non d'un dos protecteur
  • présence ou non d'une vitre
  • numéro d'acquisition
  • propriétaire ou responsable

2. État du tableau

Ce tableau doit figurer bien en vue sur le rapport, là où l'on peut le consulter d'un coup d'œil. Il doit fournir un bref résumé de l'état du tableau (excellent, bon, moyen, mauvais ou très mauvais) et indiquer s'il peut être manipulé, exposé ou prêté en toute sécurité dans son état actuel. Les renseignements fournis dans ce tableau alerteront immédiatement les lecteurs au sujet de l'état de l'œuvre d'art. Les recommandations à l'égard des traitements et de leur urgence apparaîtront à la fin du rapport dans la section « Recommandations ».

Prendre en note les renseignements suivants :

  • Le tableau peut-il être manipulé sans risques?
  • Le tableau est-il en assez bon état pour être exposé?
  • Le tableau est-il en assez bon état pour être prêté?
  • Que est l’aperçu de l’état? (Choisir parmi les choix suivants : excellent, bon, moyen, mauvais or très mauvais.)
  • Commentaires (remarques ou observations générales, par exemple « La surface doit être nettoyée et le tableau doit être réencadré. »)

La liste ci-dessus a été adaptée de l'exemple de rapport 1 de la Note de l'ICC 10/6 Constat d'état pour les tableaux – Partie I : Introduction.

3. État du cadre

Les renseignements fournis dans ce tableau indiqueront si le cadre peut être manipulé, exposé ou prêté avec le tableau. Ils fournissent un bref résumé de son état sous la forme de cases à cocher.

Prendre en note les renseignements suivants :

  • Le cadre peut-il être manipulé sans risques?
  • Le cadre est-il en assez bon état pour être exposé?
  • Le cadre est-il en assez bon état pour être prêté?
  • Que est l’aperçu de l’état? (Choisir parmi les choix suivants : excellent, bon, moyen, mauvais or très mauvais.)
  • Commentaires (remarques ou observations générales, par exemple «Sur la surface décorative, certains éléments décoratifs sont manquants et d'autres sont instables. »)

La liste ci-dessus a été adaptée de l'exemple de rapport 1 de la Note de l'ICC 10/6 Constat d'état pour les tableaux – Partie I : Introduction.

4. Renseignements supplémentaires

Cette section peut servir à documenter les renseignements figurant sur les étiquettes au dos du tableau ou du cadre (étiquettes du propriétaire, de l'artiste ou de l'exposition) ainsi que les éventuelles inscriptions sur les barres du châssis à clés ou du châssis simple.

5. Préparation et couche picturale

Description de la préparation et de la couche picturale

  • Quel est le médium utilisé (par exemple, huile, acrylique, tempera, peinture mixte)?
  • De quelle façon la peinture a-t-elle été appliquée (par exemple, en couches minces ou épaisses)?
  • Y a-t-il des empâtements?
  • Observe-t-on des traces d'une couche de préparation?
  • La préparation est-elle visible au sein de l'image ou seulement sur les bords de la toile?

État de la préparation et de la couche picturale

Soulignons que, pour constater clairement bon nombre des états ci-dessous, il faut utiliser une lumière incidente, rasante ou transmise ainsi qu'un faible grossissement.

  • Les craquelures sont-elles généralisées ou localisées? (Constat à l'aide d'une lumière incidente et transmise.)
  • Les craquelures sont-elles différentes les unes des autres (par exemple, des craquelures fines, larges et laissant entrevoir la préparation ou les couches sous-jacentes, en spirale, en diagonale)?
  • Les craquelures se limitent-elles à la couche picturale et laissent-elles la couche de préparation intacte ou traversent-elles les deux couches? (Constat à l'aide d'une lumière transmise : si la lumière ne pénètre pas par les craquelures à partir du dos du tableau, celles-ci ne touchent probablement que la couche picturale.)
  • La peinture se détache-t-elle ou se soulève-t-elle au bord des craquelures (écaillage)? (Constat à l'aide d'une lumière incidente et rasante.)
  • Les couches adhèrent-elles bien l'une à l'autre et à la préparation ou observe-t-on des clivages ou des séparations? (Constat à l'aide d'une lumière incidente et rasante.)
  • La préparation et la couche picturale sont-elles stables sur les bords du tableau ou sont-elles fragiles et friables? (Constat à l'aide d'une lumière incidente et rasante.)
  • La couche picturale se soulève-t-elle en arrêtes (c'est-à-dire en forme de tentes) le long des fils de la toile ou du grain du bois dans le cas d'un panneau?
  • Observe-t-on des traces de dommages causés par l'eau? Ces dommages se manifesteraient sous forme de lacunes dans la couche picturale et la préparation, de clivage et d'écaillement dans la couche picturale et la préparation sur la face du tableau, et de tâches d'eau au dos.
  • Si l'on constate des dommages causés par l'eau, y a-t-il des signes de moisissure sur la surface peinte ou sur la toile exposée là où il y a des lacunes?*
  • Y a-t-il des éraflures ou des traces d'abrasion?
  • Y a-t-il des lacunes dans la couche picturale? (Constat à l'aide d'une lumière incidente et transmise.)
  • Ces lacunes touchent-elles à la fois la couche picturale et la couche de préparation? (Constat à l'aide d'une lumière incidente et transmise.)
  • Y a-t-il des zones de restauration évidentes (c'est-à-dire des retouches)?
  • S'il n'y a aucune couche de vernis, la surface du tableau semble-t-elle sale ou poussiéreuse? Y a-t-il de la matière étrangère à la surface?
  • Si l'œuvre a été peinte sur un support métallique susceptible de se corroder (par exemple, du cuivre), observe-t-on des taches de décoloration sur la surface peinte?
  • Si le tableau est décadré, peut-on voir une différence dans la couleur de la peinture protégée par le rebord du cadre (feuillure) qui pourrait indiquer une décoloration du médium ou une perte d'éclat des couleurs?

* Si la personne qui fait le constat d'état détecte ou suspecte la présence de moisissure, elle doit immédiatement prendre des précautions relatives à la santé et à la sécurité lorsqu'elle manipule l'œuvre d'art, car la moisissure présente un risque important pour la santé. Les spores de moisissure peuvent aussi se répandre et contaminer des objets à proximité. Si l'œuvre d'art est contaminée par la moisissure, on doit l'isoler des autres objets (dans la réserve) ou la retirer de son exposition et l'envelopper dans un matériel hermétique (sac de polyéthylène fermé hermétiquement) afin de prévenir la propagation des spores de moisissure et de contrôler l'émission de composés organiques volatils (COV) provenant de la moisissure. Lorsqu'elle manipule l'objet contaminé, la personne effectuant le constat d'état doit porter de l'équipement de protection individuelle (EPI). Les surfaces et pièces d'équipement pouvant avoir été en contact avec l'objet doivent être nettoyées à l'aide d'une solution désinfectante. On trouve, dans le Bulletin technique 26 de l'ICC Prévention des moisissures et récupération des collections : Lignes directrices pour les collections du patrimoine, des procédures sur la façon de traiter les objets contenant de la moisissure.

6. Couche de protection

Description de la couche de protection

Les tableaux reçoivent souvent une couche de protection de vernis à base de résine synthétique (tableaux modernes ou contemporains) ou de résine naturelle (XIXe siècle et époques antérieures). Cette couche de protection est surtout visible lorsqu'elle est très lustrée. Les vieilles couches de vernis ont tendance à ternir au fil du temps, et l'accumulation de saleté à la surface peut les rendre difficiles à détecter. S'il est impossible de déterminer avec certitude si un tableau a été verni ou non, on indique simplement « incertain ».

État de la couche de protection

Au moment de décrire l'état de la couche de protection, prendre note des éléments suivants :

  • La surface semble-t-elle lustrée ou mate?
  • La surface semble-t-elle opaque ou laiteuse? S'agit-il d'un état généralisé ou localisé?
  • La surface semble-t-elle striée ou appliquée de façon irrégulière?
  • La surface semble-t-elle craquelée? On dit parfois du vernis craquelé qu'il ressemble à de la faïence, c'est-à-dire qu'il forme de nombreuses craquelures minuscules reliées les unes aux autres. Cela peut se produire lorsque le vernis naturel prend de l'âge, particulièrement les types de vernis de nature fragile.
  • La surface semble-t-elle jaunie? (Y a-t-il des zones vertes qui devraient plutôt être bleues, et des zones jaunes qui devraient plutôt être blanches?)
  • Peut-on observer de la saleté ou d'autres matières étrangères en surface?

7. Support principal

Les tableaux sont exécutés sur un support rigide ou souple. La liste de vérification suivante traite des deux types.

Description des tableaux sur support rigide

  • Quel type de matériau a été utilisé comme support (panneau de bois, contreplaqué, panneau dur [par exemple, du masonite], feuille de métal, carton d'artiste, céramique, verre, pierre, etc.)?
  • Si le support est un matériau composite ou du carton toilé, en décrire la structure (par exemple, une toile fixée à un carton, un carton apprêté, un carton à dessiner).

État du support rigide

  • Le support rigide est-il gauchi, courbé ou déformé (c'est-à-dire y a-t-il un défaut dans le plan)?
  • Le support de bois (par exemple, un panneau de bois) est-il fendillé ou fissuré?
  • Si le support est constitué de sections distinctes, les joints sont-ils en bon état? Y a-t-il déjà eu des réparations?
  • Y a-t-il des cassures ou des pertes (comme c'est parfois le cas avec les panneaux durs)? Y a-t-il des plis ou des bosses (comme c'est parfois le cas avec les feuilles de métal)?
  • Si un carton d'artiste en matériau composite a été utilisé, les coins sont-ils en train de se séparer ou de se déchirer?
  • Si une toile est fixée au support, l'est-elle de façon uniforme, ou commence-t-elle à se détacher par endroits?
  • Observe-t-on des traces de dommages causés par l'eau? Si oui, il faut vérifier minutieusement s'il y a présence de moisissure sur le système de support.
  • Peut-on voir d'autres dommages physiques ou mécaniques?
  • Y a-t-il des dommages biologiques (par exemple, le bois a-t-il été vermoulu par des insectes)?**
  • Le dos du support rigide est-il sale ou taché?
  • Peut-on voir des signes de restauration (par exemple, présence d'un parquet au dos du panneau, nouveau produit de jointoiement, réparations avec de la colle)?

** En cas d'infestation active (par exemple, présence de poussière de bois ou d'excréments), on doit envelopper l'objet dans un emballage de polyéthylène hermétique pour confirmer l'infestation et prévenir la fuite ou la propagation des insectes adultes. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon de traiter les ravageurs dans une collection muséale, consulter le Bulletin technique 29 de l'ICC La lutte contre les ravageurs des biens culturels.

Description des tableaux sur support de tissu

  • Déterminer le tissu dans la mesure du possible (par exemple, lin, jute, coton).
  • Quel type d'armure a été utilisé, et quel est le poids du tissu (par exemple, une toile grossière, simple [armure toile])?
  • Quelle est la contexture? La contexture est le nombre de fils de chaîne et de trame. Habituellement, on compte le nombre de fils dans une zone de 2,5 cm2 à l'aide d'une loupe. Plus le nombre de fils est élevé, plus la toile est fine.
  • Y a-t-il des coutures? Si oui, où se trouvent-elles?
  • Y a-t-il une lisière?
  • Comment la toile est-elle fixée au support auxiliaire (par exemple, par des punaises, des agrafes)?

État du support en tissu

  • Y a-t-il des distorsions dans le tissu (par exemple, des ondulations, des tensions, des renflements)?
  • Y a-t-il des distorsions dans la toile le long de la barre inférieure du châssis? Cela pourrait indiquer la présence de clés, de saleté ou de débris coincés entre la toile et la barre.
  • Le tissu est-il bien tendu ou pas assez tendu?
  • Y a-t-il des trous ou des déchirures dans le tissu?
  • Le tissu est-il fixé de façon uniforme au support auxiliaire?
  • Le tissu semble-t-il fragile?
  • Le tissu est-il propre, décoloré, sale ou taché?
  • Y a-t-il des traces d'exposition à l'eau (lignes brunes)?
  • Y a-t-il des traces de dommages causés par les insectes?
  • Y a-t-il des traces de moisissure (vérifier plus précisément près du support auxiliaire ou à proximité des tâches d'eau)?
  • Les bords d'origine de la toile sont-ils toujours présents? (Si non, le tableau est soit entièrement soit partiellement doublé d'un second support en tissu, auquel il est fixé.)
  • Les bords de la toile semblent-ils solides ou le tissu est-il plutôt faible et fragile? Y a-t-il de multiples trous qui se sont formés lorsque la toile a été tendue antérieurement?
  • Les punaises ou les agrafes qui maintiennent la toile au châssis sont-elles rouillées ou manquantes?
  • Si elles sont rouillées, la rouille a-t-elle dégradé la toile dans ces zones?

8. Support auxiliaire ou secondaire

Description des châssis à clés, des châssis à tendeursNote de bas de page 1 ou des châssis simples des tableaux sur support de tissu

  • Quel type de support auxiliaire a été utilisé (châssis à clés, châssis à tendeurs ou châssis simple)?
  • Déterminer, dans la mesure du possible, l'essence de bois utilisée (par exemple, du bois tendre, du bois franc).
  • Y a-t-il des traverses de cadre?
  • De quelle façon les coins sont-ils assemblés (par exemple, en onglet, en équerre simple, à clés, cloués ou à l'aide de tendeurs [aussi connus sous le nom « boulons à expansion »])?
  • Les barres du châssis sont-elles biseautées?
  • Y a-t-il un dos protecteur (panneau rigide fait de plastique ou de bois) fixé à l'arrière du châssis à clés ou du châssis simple?

État du support auxiliaire

  • Les barres du support auxiliaire sont-elles droites, gauchies ou fendues?
  • Dans le cas des châssis à clés, les tenons sont-ils saillants?
  • Les coins sont-ils en bon état (par exemple, les tenons sont-ils ouverts ou craqués)?
  • Les clés sont-elles toutes présentes sur le châssis (par exemple, quatre sur quatre; ou s'il en manque : cinq sur huit)?
  • Les clés sont-elles fixées au châssis (par exemple, avec des clous, du fil, du mastic à base de silicone ou d'acrylique)?
  • S'il s'agit d'un châssis comportant des tendeurs, quel est l'état de la quincaillerie?
  • Le bois est-il sale ou poussiéreux?

9. Cadre

Description des matériaux et de la structure du cadre

  • Quels matériaux ont été utilisés (par exemple, bois et gesso, métal)?
  • Quel est le fini décoratif du cadre (par exemple, dorure, peinture)?
  • Le cadre est-il fait de moulures plates ou d'une combinaison de moulures plates et d'éléments décoratifs?
  • Comporte-t-il une marie-louise ou un matériau de vitrage?
  • S'il y a un glacis, est-il en verre ou en acrylique?
  • Quelle méthode a été utilisée pour fixer le tableau au cadre?
  • Quels sont les mécanismes de suspension du cadre?

État du cadre

  • La structure du cadre semble-t-elle stable?
  • Les coins sont-ils solides?
  • Les coins s'ouvrent-ils?
  • Y a-t-il des fentes ou des fissures?
  • Les éléments du fini décoratif sont-ils tous intacts (à la fois les décorations en saillie et le fini de la surface)?
  • Le cadre a-t-il été remis à neuf (le fini de la surface n'est pas d'origine), et peut-on voir des traces de réparations?
  • Si le cadre est en bois, y a-t-il des signes de dommages causés par des insectes et, si oui, pourrait-il y avoir encore des insectes?
  • S'il y a une vitre en verre, est-elle écaillée, craquelée ou éraflée?
  • S'il y a une vitre en acrylique, est-elle égratignée ou usée?
  • Y a-t-il un séparateur entre le glacis et le tableau?
  • S'il n'y a pas de glacis, la feuillure du cadre ou de la marie-louise est-elle matelassée?
  • S'il y a une marie-louise, est-elle bien fixée au cadre externe?
  • Le cadre est-il bien ajusté au tableau? Consulter la Note de l'ICC 10/8 L'encadrement des peintures pour obtenir des renseignements sur la façon appropriée d'ajuster un tableau dans un châssis, sur un panneau de bois ou sur un panneau dur.
  • Le cadre est-il sale ou crasseux?
  • Les mécanismes de suspension sont-ils bien fixés au cadre externe? Sont-ils suffisamment solides pour supporter tout le poids du cadre, du tableau et du glacis?
  • Le fil, s'il y en a un, est-il en bon état ou est-il usé et fragile?
  • S'il n'y a pas de dos protecteur à l'arrière du support auxiliaire, y en a-t-il un à l'arrière du cadre?

10. Recommandations

Cette section du constat d'état décrit les exigences relatives à la manipulation, à la mise en réserve et à l'exposition d'un tableau. Tout traitement nécessaire pour le tableau ou le cadre doit être indiqué ici.

11. Nom et date

La personne qui fait le constat doit se nommer et indiquer clairement la date à laquelle le tableau a été examiné.

Les constats d'état représentent une partie importante de l'ensemble de la documentation portant sur un tableau. Ils doivent toujours demeurer avec le tableau si celui-ci change de mains. Non seulement les constats d'état fournissent-ils les renseignements nécessaires sur l'état de l'œuvre d'art à une date précise, mais lorsqu'ils sont systématisés (conservés ensemble), ils constituent un historique inestimable de l'état de préservation de l'œuvre. Les constats d'état peuvent aussi fournir des renseignements pertinents lorsque des questions sont soulevées quant à la provenance de l'œuvre, ou lorsque celle-ci fait l'objet de recherches.

Bibliographie

Australian Institute for the Conservation of Cultural Material. Visual Glossary (en anglais seulement).

Bergeon Langle, S., et P. Curie. Peinture et dessin : vocabulaire typologique et technique, Paris (France), Éditions du patrimoine : Centre des monuments nationaux, coll. « Peinture et dessin », 2009.

Buck, R. « Inspecting and Describing the Condition of Art Objects », dans Museum Registration Methods (sous la direction de D. H. Dudley, I. B. Wilkinson et coll.), 3e éd., Washington (D.C.), American Association of Museums, 1979.

Dempsey, D. « When "Tenting" Doesn't Involve Camping: Condition Report Glossary 101 » (format PDF) (en anglais seulement), dans New England Museum Association Annual Conference, November 2011, s. l., s. n., s. d.

Gettens, R. J., et G. L. Stout. Painting Materials: A Short Encyclopedia, New York (New York), Dover Publications Inc., 1966.

Keck, C. A Handbook on the Care of Paintings, New York (New York), Watson-Guptill Publications, 1974.

Mairinger, F. « The Ultraviolet and Fluorescence Study of Paintings and Manuscripts », dans Radiation in Art and Archaeometry (sous la direction de D. C. Creagh et D. A. Bradley), Amsterdam (Pays-Bas), Elsevier, 2000, p. 56-75.

Mairinger, F. « The Infrared Examination of Paintings », dans Radiation in Art and Archaeometry (sous la direction de D. C. Creagh et D. A. Bradley), Amsterdam (Pays-Bas), Elsevier, 2000, p. 40-55.

University of Delaware College of Arts and Sciences. Ultraviolet Illumination (en anglais seulement), 2014.

Rédigé par Leslie Carlyle
Révisé par Wendy Baker et Helen McKay en 2016 et par Wendy Baker en 2018

Première date de publication : 1993

© Gouvernement du Canada, Institut canadien de conservation, 2018

No de catalogue : NM95-57/10-7-2018F-PDF
ISSN 1928-5272
ISBN 978-0-660-28391-3

Also available in English.

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