Déclaration de l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, le 29 mars 2021

Déclaration

Le 29 mars 2021 | Ottawa (Ontario) | Agence de la santé publique du Canada 

La pandémie de la COVID-19 continue de provoquer du stress et de causer de l’anxiété à de nombreux Canadiens, particulièrement à ceux qui n’ont pas accès à leur réseau de soutien habituel. Le portail en ligne Espace mieux-être Canada offrent aux personnes de tous âges partout au pays un accès immédiat à du soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie sans frais et de façon confidentielle. Ces services sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. 

Le suivi des répercussions générales de la pandémie sur la santé et le bien-être de la population, particulièrement des personnes qui risquent fortement d’être exposées au virus et des personnes qui risquent d’être gravement malades si elles le contractent, demeure une priorité. L’Agence de la santé publique du Canada, en collaboration avec Statistique Canada, a financé et conçu une nouvelle enquête sur la COVID-19 et la santé mentale pour déterminer la mesure dans laquelle la satisfaction à l’égard de la vie, le sens d’appartenance à la communauté, la santé mentale autoévaluée et les pensées suicidaires ont changé depuis 2019 au sein de divers segments de la population adulte au Canada en fonction de multiples facteurs sociodémographiques. Cette enquête comporte également des questions sur l’éducation des enfants, la consommation d’alcool et de cannabis ainsi que des outils de dépistage officiels pour déterminer la présence de symptômes d’anxiété généralisée, de dépression majeure et du trouble de stress post-traumatique.

Selon les premières constatations à la suite de cette enquête, un Canadien sur cinq (21 %) présente des symptômes de dépression, d’anxiété ou du trouble de stress post-traumatique. Les répondants ont eu un dépistage positif pour ces symptômes lorsque le pointage qu’ils obtiennent grâce aux outils de dépistage correspond à des symptômes de modérés à graves. Les femmes et les jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans étaient les plus susceptibles de déclarer présenter ces symptômes. En effet, la pandémie entraîne des répercussions néfastes pour de nombreux Canadiens; entre autres, beaucoup sentent de la solitude et de l’isolement, ont perdu leur emploi et des revenus et ont de la difficulté à s’acquitter de leurs obligations financières ou à satisfaire à leurs besoins essentiels. Les répondants qui ont signalé ces répercussions étaient quatre fois plus susceptibles d’avoir un dépistage positif des symptômes de dépression, d’anxiété ou de trouble de stress post-traumatique. Les résultats de cette enquête soulignent qu’il faut continuer d’offrir des mesures de soutien à la santé mentale et au bien-être la population canadienne diverse durant la pandémie de COVID-19.

Pour cette raison, le gouvernement du Canada a lancé le portail Espace mieux-être Canada en avril 2020 afin d’offrir aux Canadiens des services de soutien gratuits et confidentiels en matière de santé mentale et de toxicomanie 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les Canadiens ont ainsi accès à différents types de soutien en fonction de leurs besoins : il peut s’agir d’information, d’outils d’auto-évaluation, de soutien par les pairs ainsi que de services offerts par des travailleurs sociaux, des psychologues et d’autres professionnels dans le cadre de séances confidentielles par texto ou par téléphone. Les Canadiens ont également la possibilité d’évaluer leur santé mentale et de faire le suivi de leurs progrès selon l’option qu’ils choisissent.

Alors que la COVID-19 continue de se propager au Canada, nous surveillons un ensemble d’indicateurs épidémiologiques pour déterminer où la transmission de la maladie est la plus forte, où elle se propage ainsi que ses répercussions sur la santé des Canadiens et la capacité des services de santé publique, des laboratoires et du système de santé. Parallèlement, l’Agence de la santé publique du Canada fait régulièrement le point à intention des Canadiens sur le nombre de vaccins administrés, la couverture vaccinale et la surveillance continue de l’innocuité des vaccins contre la COVID-19 à l’échelle du pays. Voici le plus récent résumé des tendances et des données nationales ainsi que des mesures que nous devons tous prendre pour réduire les taux d’infection tandis que la vaccination s’accroît pour protéger tous les Canadiens. En raison de la réduction du signalement des cas au cours de la fin de semaine, nous n’avons pas inclus les moyennes nationales sur sept jours dans la déclaration d’aujourd’hui, car nous effectuons toujours la collecte des chiffres et leur analyse. Je présenterai les chiffres les plus récents lors de mon allocution demain.

Depuis le début de la pandémie, il y a eu 965 404 cas de COVID-19, dont 22 880 décès au Canada; ces chiffres cumulatifs illustrent le fardeau global de la COVID-19 à ce jour. Ils nous montrent également, avec les résultats des études sérologiques, que la vaste majorité des Canadiens demeurent susceptibles de contracter la COVID-19 (en anglais seulement). Tandis que nous effectuons plus rapidement la livraison des vaccins, il y a lieu d’être optimiste quant à la possibilité d’atteindre une immunité répandue et durable grâce à la vaccination contre la COVID-19. Nous disposons désormais de plusieurs vaccins sûrs et efficaces contre la COVID-19, présentant des avantages uniques, dont l’utilisation est autorisée au Canada. Comme nous bénéficions d’une couverture vaccinale de plus en plus grande au Canada, nous en constatons les bienfaits chez les populations vulnérables prioritaires. En date du 29 mars, plus de 5,2 millions de doses avaient été administrées au Canada. L’intensification des livraisons de vaccins et l’accélération de la vaccination procureront davantage de bienfaits qui protégeront encore plus de Canadiens au cours des semaines et des mois à venir.

Cependant, puisque la propagation de la COVID-19 augmente et qu’une grande proportion des cas concerne des variants préoccupants très contagieux, il faut maintenir de rigoureuses mesures de santé publique et le respect des précautions personnelles aux endroits où il existe des cas de COVID­-19. Le nombre de cas moyen par jour croît à l’échelle du pays, et cette situation est attribuable aux régions où les taux d’infection sont élevés dans les provinces les plus peuplées du Canada. Les dernières données nationales montrent une moyenne quotidienne sur sept jours (du 19 au 25 mars) de 4 057 nouveaux cas. À l'heure actuelle, il y a 43 590 cas actifs au pays. Les taux d’infection élevés que l’on observe sur une période soutenue influent également sur les indicateurs tardifs de la gravité de la COVID-19, qui se stabilisent ou augmentent, particulièrement dans les régions où la propagation de la COVID‑-19 prend de l’ampleur. Pour leur part, les données des provinces et des territoires indiquent qu’en moyenne 2 194 personnes atteintes de la COVID-19 ont été traitées quotidiennement dans des hôpitaux canadiens au cours de la dernière période de sept jours (du 19 au 25 mars), dont 605 dans des unités de soins intensifs. Au cours de la même période, nous avons enregistré 29 décès attribuables à la COVID-19 en moyenne par jour.

Alors que la COVID-19 continue de toucher des personnes de tous âges au Canada, les taux d’infection sont les plus élevés chez les personnes de 20 à 39 ans. Les cas graves sont peu courants chez les jeunes adultes, mais il importe de se rappeler que les personnes de tout âge peuvent tomber gravement malades et que les données montrent qu’il existe un lien entre le variant préoccupant B.1.1.7 et les cas graves de la maladie chez les adultes. De plus, la transmission de la COVID-19 chez les jeunes adultes, qui se déplacent fréquemment et qui entretiennent plusieurs relations sociales, est un risque continu au sein des populations vulnérables et des milieux à risque élevé. L’émergence et la propagation de certains variants du virus SRAS‑Cov‑2 occasionnent une plus grande préoccupation. Durant la semaine du 14 au 20 mars, 101 165 tests de dépistage ont été réalisés en moyenne par jour au Canada, et 3,7 % d’entre eux ont révélé un résultat positif. En date du 28 mars, un total de 8 266 cas de variants préoccupants avaient été signalés au Canada, dont 7 725 cas du variant B.1.1.7, 272 du variant B.1.351 et 269 du variant P.1.

Compte tenu de la tendance préoccupante quant à l’augmentation de la propagation de la maladie, de la variation de la tendance quant à la gravité des cas et de l’augmentation de la proportion des cas de variants préoccupants, il faut demeurer très prudent tandis que nous exécutons plus rapidement les programmes de vaccination. En effet, tout allégement des mesures de santé publique doit se faire lentement et être motivé par l’évaluation des indicateurs clés et les circonstances à l’échelle locale, en plus de s’accompagner de l’augmentation du dépistage et de l’analyse génomique pour détecter les variants préoccupants et prendre rapidement des mesures en conséquence. Plus particulièrement, il faut disposer d’une capacité suffisante pour procéder à la recherche des contacts et offrir des mesures de soutien pour que l’isolement soit efficace, compte tenu de la propagation accrue des variants préoccupants.

Les Canadiens sont priés de rester vigilants, de continuer à suivre les conseils des autorités de santé publique locales et de toujours prendre des mesures de protection individuelles pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches. Restez à la maison ou isolez-vous si vous avez des symptômes, réfléchissez aux risques, réduisez au minimum vos activités et vos sorties non essentielles, et évitez les voyages non essentiels. De plus, suivez les mesures de protection individuelle, à savoir la distanciation physique, une bonne hygiène des mains, une bonne étiquette respiratoire, la désinfection des surfaces et le port d’un masque bien conçu et bien ajusté (y compris dans les espaces partagés avec des personnes qui ne font pas partie de votre ménage, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur où la distance physique est difficile à maintenir).

Visez à avoir le moins d’interactions possible avec le moins de personnes possible, le moins longtemps possible, à la distance la plus grande possible, tout en portant un masque bien ajusté. C’est une règle simple que nous pouvons tous appliquer pour contribuer à limiter la propagation de la COVID-19, tandis que nous poursuivons le déploiement des programmes de vaccination pour protéger tous les Canadiens.

Les Canadiens peuvent également en faire plus en diffusant des renseignements crédibles sur les risques de la COVID-19 et les pratiques de prévention et les mesures pour réduire la COVID-19 dans les communautés ainsi qu’en téléchargeant l’application Alerte COVID pour arrêter le cycle d’infection et aider à limiter la propagation de la maladie. Je vous invite à lire ma page pour obtenir de plus amples renseignements et ressources sur la COVID-19 et sur les moyens de réduire les risques et de se protéger et de protéger les autres, y compris de l’information sur la vaccination contre la COVID-19.

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