Guide de prévention des Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang (ITSS)

Le présent guide comprend un aperçu des pratiques de prévention et de prise en charge des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) par les professionnels de la santé qui exercent dans les domaines de la santé publique ou des soins primaires.

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Les ITSS représentent un problème de santé publique important au Canada. Elles peuvent avoir des conséquences sur la santé sexuelle, reproductive, maternelle et infantile, y compris des symptômes génitaux et extragénitaux, des complications de grossesse, le cancer, l’infertilité et des conséquences psychosociales. Certaines ITSS peuvent également favoriser la transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Grâce au traitement, la plupart des ITSS peuvent être guéries ou prises en charge.

Au Canada, depuis 1997, les taux de chlamydiose et de gonorrhée ont augmenté de façon constante et depuis 2001, les taux de syphilis ont également augmentéNote de bas de page 1Note de bas de page 2Note de bas de page 3. Entre 2014 et 2018, les taux de chlamydiose ont augmenté de 18 %Note de bas de page 4, de gonorrhée, de 110 %Note de bas de page 4 et de syphilis infectieuse, de 151 %Note de bas de page 5. En 2019, le nombre de cas de syphilis congénitale était le plus élevé jamais signalé au CanadaNote de bas de page 6.

En 2018, l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) a publié le Cadre d’action pancanadien sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang qui a établi des objectifs stratégiques et des principes directeurs pour lutter contre les ITSS au Canada et atteindre les objectifs mondiaux en matière d’ITSS d’ici 2030Note de bas de page 7. La contribution des professionnels de soins primaires et de santé publique sera essentielle pour atteindre les objectifs suivantsNote de bas de page 8:

Consulter les guides propres à l’étiologie pour les recommandations sur le dépistage, les tests diagnostiques, le traitement et la prise en charge des agents pathogènes spécifiques.

Le guide Syndromes associés aux ITS fournit un aperçu de la prise en charge des personnes en fonction des signes et symptômes, avant la confirmation en laboratoire des agents pathogènes, pour les syndromes associés aux ITS suivants : ulcérations anogénitales, cervicite, épididymite, atteinte inflammatoire pelvienne (AIP), rectite, urétrite et vaginite.

Les personnes nécessitant une investigation diagnostique avancée ou une hospitalisation devraient être prises en charge en consultation avec un collègue expérimenté ou être orientées vers un spécialiste.

Prévention primaire et secondaire des ITSS

Les mesures de prévention primaire et secondaire des ITSS à l’échelle individuelle ont des bienfaits à l’échelle de la population et sont essentielles pour réduire l’incidence (infections nouvellement acquises) et la prévalence (nombre d’infections) des ITSSNote de bas de page 9. La prévention primaire vise à prévenir l’infection en fournissant un counseling et de l’éducation axée sur la personne pour réduire les risques. La prévention secondaire vise à minimiser l’impact et la propagation de l’infection par la détection précoce, le traitement, le counseling et la notification aux partenaires. Les professionnels de soins primaires et de santé publique jouent un rôle essentiel dans la prévention et le contrôle des ITSS.

La santé sexuelle et la prévention des ITSS font partie intégrante des soins de santé de chacun. Toutes les personnes peuvent bénéficier d’interventions cliniques préventives, y compris celles qui ne sont pas encore ou pas actuellement sexuellement actives. Les professionnels de la santé peuvent intégrer la prévention primaire et secondaire des ITSS dans le cadre des soins courants par les moyens suivants :

Une approche axée sur la personneNote de bas de page 7

Prendre en compte les circonstances, les expériences, les besoins, les objectifs et les valeurs d’une personne aide à assurer qu’elle est traitée avec respect et dignité. Une approche axée sur la personne est particulièrement importante pour la prévention, le dépistage, la détection et le traitement des ITSS. Cela s’explique par la stigmatisation qui est souvent associée à la sexualité, aux ITSS, à la consommation de substances et à la nature potentiellement émotionnelle ou sensible de ces sujets.

Par ailleurs, une approche syndémique peut aider à comprendre comment la santé est influencée par les conditions et les milieux sociaux, économiques, environnementaux et politiques. Elle illustre comment des conditions sociales et sanitaires coexistantes peuvent s’exacerber les unes les autres et, par conséquent, accroître la vulnérabilité et aggraver les problèmes de santéNote de bas de page 10.

Facteurs de risque des ITSS

Pour discuter des ITSS et évaluer les besoins de santé de la personne, les professionnels de la santé devraient comprendre les facteurs de risque associés à la transmission et à l’acquisition des ITSS, ainsi que les tendances épidémiologiques actuelles. Ils devraient également être prêts à offrir des renseignements de base et un counseling sur les ITSS les plus fréquentes.

Les facteurs individuels ou comportementaux qui peuvent augmenter le risque d’ITSS comprennent les suivants :

Les ITSS ne touchent pas toutes les personnes de la même manière. Les personnes ayant des difficultés sociales et médicales peuvent être plus vulnérables à certaines ITSS. La syndémie est liée à l’équité en matière de santé et aux déterminants sociaux de la santé (DSS). Les DDS peuvent influencer les pratiques de santé et leur examen peut mener à des approches plus holistiques et coordonnées de prévention des ITSS et de soins de santé. Il est également important de reconnaître le caractère unique, la force et la résilience des personnes malgré les circonstances potentiellement difficiles.

Les DDS qui peuvent avoir des effets sur la vulnérabilité et la résilience aux ITSS comprennent les suivantsNote de bas de page 20:

Des données épidémiologiques ont révélé que certaines populations sont touchées de manière disproportionnée par les ITSS, dont les suivantesNote de bas de page 20:

Les professionnels de la santé devraient discuter de la santé sexuelle et des ITSS avec tout le monde dans le cadre des soins courants, plutôt que de faire des suppositions sur l’activité sexuelle ou les comportements. Par exemple, les personnes âgées, les personnes atteintes d’un handicap physique ou intellectuel, les personnes engagées dans une relation à long terme et les jeunes peuvent tous profiter de discussions sur la santé sexuelle et la prévention des ITSS.

Il est également important d’éviter de faire des suppositions sur les comportements sexuels ou de consommation de substances en fonction de la culture ou du groupe de population auquel appartient la personne. Le fait d’appartenir à une population touchée de manière disproportionnée par les ITSS n’augmente pas nécessairement le risque.

Autres ressources

Méthodes de barrière

Les condoms externes (couvrant le pénis), les condoms internes (insérés dans le vagin ou l’anus) et les digues dentaires (utilisées lors de relations sexuelles orales) créent une barrière protectrice et empêchent l’échange de fluides corporels entre les partenaires sexuels. Il existe trois types de condoms : en latex, en polymère synthétique et en membrane naturelle (fabriquée à partir de la paroi intestinale de moutons).

Les condoms en membrane naturelle sont perméables et ne protègent pas contre certaines ITSS, incluant le VIH.

L’utilisation régulière et correcte de condoms en latex ou en polymère synthétique et de digues dentaires peut réduire le risque de contracter et de transmettre la majorité des ITSS, telles que le VIH, le VHB, la chlamydia et la gonorrhée. Ils n’offrent pas une protection complète contre la syphilis, le VPH ou le VHS, car des lésions ou une excrétion asymptomatique peuvent se produire dans les zones non couvertes par ces méthodes de barrière.

Les condoms et les digues dentaires en polymère synthétique peuvent être utilisés par les personnes allergiques au latex.

Les lubrifiants à base de pétrole ou d’huile ne devraient pas être utilisés avec les condoms en latex, puisque ces substances affaiblissent le latex et peuvent entraîner une rupture. Le risque de glissement du condom varie en fonction des différentes pratiques sexuelles; un lubrifiant peut réduire le risque de glissement dans certaines situations, tout en augmentant le risque dans d’autresNote de bas de page 21Note de bas de page 22. Certains médicaments destinés à un usage vaginal (p. ex. les œstrogènes, les antifongiques) peuvent affaiblir les condoms en latex.

Les condoms lubrifiés avec un spermicide contenant du nonoxynol-9 (N-9) ne sont pas recommandés pour la prévention des ITSS, car le N-9 peut augmenter le risque de transmission des ITSS en provoquant des perturbations et des lésions des muqueuses génitales et analesNote de bas de page 23.

Consulter les étiquettes des emballages pour obtenir des renseignements sur l’utilisation sûre des condoms et des lubrifiants. Des renseignements sur les condoms et les digues dentaires, ainsi que sur la façon de fabriquer une digue dentaire, sont disponibles dans les ressources supplémentaires ci-dessous.

Étant donné que de nombreuses personnes n’utilisent pas les méthodes de barrière de manière régulière et correcte, il est important que le dépistage des ITSS soit inclus dans les soins courants.

Vaccination

Le VHA, le VHB et le VPH sont des infections évitables par la vaccination. Proposez la vaccination contre le VHA, le VHB et le VPH aux personnes susceptibles de contracter ces infections, conformément au Guide canadien d’immunisation. Pour plus d’informations, consulter les calendriers de vaccination des provinces ou territoires.

VHA

La transmission du VHA se fait par voie fécale-orale, résultant soit d’un contact direct avec des personnes infectées, soit de la contamination d’objets, soit de la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. On signale également des cas de transmission par une exposition à du sang infecté. Certaines pratiques sexuelles et le partage de matériel de consommation de drogue peuvent exposer les personnes au risque de contracter le VHANote de bas de page 24.

VHB

Le VHB se transmet par contact percutané ou muqueux avec des liquides biologiques infectieux, y compris lors de relations sexuelles, lors du partage de matériel de consommation de drogues et par les mères présentant une infection aiguë ou chronique par le VHB à leur nouveau-né. La salive est considérée comme infectieuse si elle contient du sang visible ou lorsque des morsures causent des lésions cutanéesNote de bas de page 24.

VPH

L’infection par le virus du papillome humain (VPH) est l’ITSS la plus fréquente. En Amérique du Nord, environ 70 % des personnes sexuellement actives seront atteints du VPH transmissible sexuellement au moins une fois dans leur vieNote de bas de page 24Note de bas de page 25. La vaccination systématique contre le VPH est recommandée pour les hommes et les femmes de certains âges et pour ceux qui présentent un risque accru de contracter le virus, qu’ils aient ou non été exposés au VPH ou obtenu un diagnostic d’infection par le VPH ou de maladie liée au VPHNote de bas de page 24.

La vaccination contre le VPH avant le début de l’activité sexuelle, et l’exposition au VPH, permet d’optimiser les bienfaits du vaccin. Les personnes qui sont déjà sexuellement actives ou qui sont atteintes du VPH peuvent bénéficier du vaccin, puisque celui-ci les protège contre des génotypes auxquels elles n’ont pas été exposées. Fournir des renseignements sur le VPH et le vaccin contre le VPH à ceux qui n’ont pas été vaccinés peut encourager la vaccinationNote de bas de page 27Note de bas de page 28Note de bas de page 29Note de bas de page 30Note de bas de page 31.

La vaccination est efficace pour prévenir l’acquisition des génotypes du VPH responsables de la plupart des verrues anogénitales et des cancers liés au VPH, mais elle ne protège pas contre tous les génotypes du VPH. De plus, le vaccin n’a aucun effet sur les infections par le VPH ou les verrues anogénitales existantes. Ainsi, les fournisseurs de soins de santé devraient recommander le maintien de mesures préventives et le dépistage du cancer (p. ex., le test Pap) après la vaccination.

Références

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