Directives relatives à la COVID-19 à l’intention des écoles de la maternelle à la 12e année

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Introduction

Les directives suivantes s'adressent aux administrateurs des écoles de la maternelle à la 12e année et aux autorités locales de santé publique (ASP) des territoires où se trouvent de tels établissements. Les présentes directives ne se veulent pas prescriptives, mais visent plutôt à aider les administrateurs et les autorités locales de santé publique à tenir compte des risques possibles et des stratégies d'atténuation associés à la reprise des cours dans les écoles pendant la pandémie de COVID-19. Les présentes directives sont fondées sur le contexte canadien actuel, les concepts décrits dans les mesures communautaires de santé publique pour atténuer la propagation des maladies à coronavirus (COVID-19) au Canada, les preuves scientifiques actuelles et les avis d'experts. Elles s'appuient sur l'Outil d'atténuation des risques destiné aux établissements pour les enfants et les jeunes en activité pendant la pandémie de COVID-19 et devraient être utilisées conjointement avec celui-ci.

Le présent document pourrait être modifié à mesure que de nouveaux renseignements sur la transmission et le profil épidémiologique sont communiqués. Ils doivent être lus en parallèle et en complément des directives des autorités sanitaires provinciales et territoriales, des ministères de l'Éducation et des structures de gouvernance des collectivités autochtones. L'orientation fournie par les autorités sanitaires provinciales et territoriales tiendra compte des situations épidémiologiques locales, qui peuvent grandement varier partout au pays. Par conséquent, on ne s'attend pas à ce que la mise en œuvre des directives du présent document soit uniforme dans tout le Canada, comme l'indique le document Orientations pour une approche stratégique relativement à la levée des mesures restrictives de santé publique.

Les présentes directives fournissent de l'information aux établissements publics et privés qui offrent des programmes d'enseignement de la maternelle à la 12e année en salle de classe. Elles prennent en considération les divers besoins des groupes de population en fonction de leur vulnérabilité, de leur appartenance ethnique ou culturelle, de leur capacité, de leur niveau de développement et d'autres facteurs socioéconomiques et démographiques. Les mots « enfants » et « jeunes » sont utilisés de manière interchangeable dans le présent document, ainsi que le mot « élèves » pour assurer la cohérence avec tous les guides et tout le contenu Web associés. Parmi les autres activités scolaires de la maternelle à la 12e année qui peuvent être concernées par les directives contenues dans les présentes directives, il y a notamment les sports, les programmes de nutrition à l'école, les cours et les programmes de musique et les sorties éducatives, la garde d'enfants en dehors des heures normales de cours (par exemple, avant et après les heures des services de garde), les journées et les activités de développement professionnel et les camps de jour pendant les vacances scolaires.

Les écoles jouent de nombreux rôles importants dans les collectivités et le développement des enfants et des jeunes. Ils offrent l'éducation nécessaire pour préparer les enfants à devenir des adultes, et l'éducation en ligne à long terme pour les élèves de la maternelle à la 12e année (cinquième secondaire) ne remplace pas un apprentissage en personne et la socialisation en milieu scolaire. Les fermetures à long terme pourraient entraîner des lacunes dans l'éducation de nombreux enfants ou d'autres conséquences. Des groupes particuliers peuvent être touchésNote de bas de page 1 de manière disproportionnée, comme les enfants qui vivent dans la pauvreté, ceux qui reçoivent des repas à l'école, ceux qui dépendent de services scolaires tels que les services de consultation, ceux qui sont dans des situations de violence ou d'abus domestiques, les enfants handicapés et ceux qui comptent sur la certitude de recevoir une éducation et un soutien social pour préserver leur santé et leur inclusion dans la collectivité. Malgré les avantages éducatifs et psychosociaux que procure la fréquentation scolaire en personne aux enfants et aux jeunes, les administrateurs, le personnel, les élèves, les familles et les membres de la collectivité peuvent s'inquiéter du retour à l'école en personne pendant la pandémie de COVID-19. En préconisant une approche d'évaluation et d'atténuation des risques dans les écoles et en fournissant des explications précises sur le bien-être psychosocial des enfants, des jeunes, du personnel et des bénévoles, les présentes directives visent à aider les écoles à créer un environnement adapté, favorable et sécuritaire.

Approche fondée sur les risques pour la prise de décisions liées à la COVID-19 dans les écoles

Les mesures de santé publique mises en œuvre dans les écoles partout au Canada ont été ajustées au fil du temps en fonction de l'activité relative à la COVID-19. Les évaluations des risques devraient être prises en compte dans les décisions relatives à l'ouverture ou à la fermeture d'écoles et pour déterminer comment celles étant ouvertes peuvent fonctionner de la façon la plus sécuritaire possible.

La connaissance des risques associés à la COVID-19 en milieu scolaire aidera les administrateurs à envisager de potentielles stratégies d'atténuation. Il est important de tenir compte de l'étendue de la transmission de la COVID-19 dans la collectivité locale, car cela influence la probabilité de son introduction dans le milieu scolaire. La proportion de personnes qui fréquentent l'école venant de l'extérieur de la collectivité influence également le risque d'introduction et de propagation de la COVID-19. Il faut consulter les autorités locales de santé publique pour obtenir des renseignements sur la transmission locale de la COVID-19.

Il existe un certain nombre de facteurs à prendre en compte lors de l'évaluation des risques en milieu scolaire. Par exemple :

Enfin, il faut tenir compte des informations que nous détenons sur la COVID-19 chez les enfants et les jeunes. Les enfants, en particulier ceux de moins de 10 ans, semblent présenter des symptômes moins graves lorsqu'ils sont atteints de la COVID-19, et ils représentent une très faible proportion des cas signalés à ce jour.Note de bas de page 2 Note de bas de page 3 Il est important de garder à l'esprit que la transmission de la COVID-19 chez les enfants n'est pas totalement comprise et que ces données peuvent changer avec le temps. Dans la plupart des enquêtes liées aux éclosions à domicile, les enfants n'étaient pas le cas de référenceNote de bas de page 4, cependant, de nouvelles données suggèrent que le virus peut se propager efficacement dans tous les groupes d'âge.Note de bas de page 5 Alors que les enfants de plus de 10 ans peuvent être aussi susceptibles que les adultes de transmettre le virus à d'autres personnes, ceux de moins de 10 ans peuvent également transmettre le virus, mais sont moins susceptibles de le faire que les adultes.Note de bas de page 6 Note de bas de page 7 Enfin, des études de modélisation suggèrent que les résultats d'un assouplissement progressif des mesures de santé publique, en commençant par les jeunes, permettraient de réaliser les objectifs du Canada en ce qui concerne la levée des mesures restrictives en matière de santé publique.Note de bas de page 8 Note de bas de page 9 Les outils d'évaluation des risques adaptés au milieu scolaire comprennent :

Atténuation des risques liés à la COVID-19 dans les écoles

Les mesures utilisées dans le milieu scolaire pour atténuer les risques de transmission de la COVID-19 peuvent inclure à la fois des pratiques préventives personnelles prises pour se protéger et protéger les autres, ainsi que des mesures communautaires mises en œuvre par les provinces et territoires, les municipalités, les dirigeants des collectivités autochtones, les conseils scolaires ou les écoles pour protéger le milieu scolaire et la collectivité locale.

La hiérarchie modifiée des contrôles fournit une approche pratique et permet de compléter la liste des mesures d'atténuation des risques fournie dans les présentes directives. Les mesures d'atténuation des risques qui sont plus protectrices consistent à séparer les personnes les unes des autres au moyen de l'éloignement physique et de barrières physiques. Les mesures de protection moins importantes reposent sur le respect constant des pratiques préventives personnelles, telles que l'étiquette respiratoire, l'hygiène des mains et le port de masques non médicaux. Étant donné que l'éloignement physique n'est pas toujours possible dans les écoles, il sera important de prévoir plusieurs mesures pour réduire le risque de propagation de la COVID-19 dans les écoles. Bien que certaines mesures d'atténuation des risques, comme les pratiques de prévention personnelle et leur promotion, doivent être appliquées de manière cohérente, d'autres mesures doivent être proportionnées au risque propre à l'école et à la collectivité. Les écoles doivent consulter leurs autorités locales de santé publique pour obtenir des informations relatives à la transmission de la COVID-19 dans leur collectivité.

En ce qui concerne les mesures d'atténuation propres aux membres du personnel (p. ex. employés et bénévoles dans les établissements pour les enfants et les jeunes), comme l'utilisation d'équipement de protection individuelle, l'Outil d'atténuation des risques pour les lieux de travail et les entreprises en activité pendant la pandémie de COVID-19 est accessible et devrait être pris en compte conjointement aux directives applicables en matière de santé et de sécurité au travail. Dans certains cas, le personnel ou les enseignants, comme les enseignants occasionnels ou les enseignants suppléants, travaillent dans plusieurs environnements. Il sera important que les administrateurs scolaires consultent leurs autorités locales de santé publique à l'avance pour évaluer les risques et définir les mesures ou les politiques d'atténuation potentielles en fonction des besoins de leur collectivité, des directives provinciales et territoriales compétentes et de la situation épidémiologique locale. Il convient d'envisager d'encourager les enseignants et le personnel à porter des masques et une protection oculaire (comme des écrans faciaux). Les données probantes évoluent et les directives évolueront.

Les autorités compétentes peuvent envisager et planifier différents modèles de prestation de services éducatifs en fonction de la situation de la collectivité où est située l'école. Ces modèles pourraient être envisagés dans le contexte du retour initial à l'école ou dans le cas d'un changement brutal dans l'épidémiologie locale, par exemple s'il y avait une éclosion dans l'école ou dans la collectivité. Les modèles possibles sont la fréquentation scolaire en personne, l'apprentissage virtuel ou à domicile, ou un mélange des deux. Il pourrait être envisagé d'introduire progressivement la fréquentation scolaire en personne en fonction du niveau scolaire, en commençant par les écoles primaires et en terminant par les écoles secondaires.Note de bas de page 10 Note de bas de page 11 Les risques, les avantages et les aspects pratiques de ces possibilités varient considérablement en fonction de l'âge et des besoins de l'enfant ou du jeune, des circonstances familiales individuelles, de l'épidémiologie locale et de l'adoption de mesures d'atténuation des risques. Le choix du modèle de prestation de l'éducation doit être basé sur une approche qui tient compte des risques et être fait en consultation avec les autorités locales de santé publique afin de concilier les avantages de la fréquentation scolaire en personne et le risque de transmission de la COVID-19 dans l'école et au sein de la collectivité dans son ensemble.

La prise en compte du milieu scolaire permettra de guider la mise en œuvre des mesures d'atténuation des risques. Par exemple, même si les pratiques de prévention personnelle doivent être systématiquement préconisées pendant la pandémie de COVID-19, cela peut se faire différemment avec les jeunes enfants (p. ex. école primaire) et avec les enfants plus âgés (p. ex. écoles intermédiaire et secondaire). Le reste de la présente section décrira les mesures d'atténuation des risques tout en fournissant des exemples adaptés à l'âge fondés sur l'Outil d'atténuation des risques destiné aux établissements pour les enfants et les jeunes en activité pendant la pandémie de COVID-19. Ces exemples ne sont pas exhaustifs, et les administrateurs scolaires sont encouragés à trouver des moyens créatifs et adaptés pour atténuer les risques qui correspondent aux conseils en santé publique et qui respectent les enfants, les jeunes, les employés et les bénévoles. Les administrateurs doivent établir dès le départ un dialogue avec les intervenants concernés, comme les représentants du corps étudiant, les parents, les tuteurs et le personnel. L'école devrait surveiller l'adoption de mesures d'atténuation des risques et, si nécessaire, s'adapter pour surmonter les difficultés rencontrées pendant leur mise en œuvre. L'école doit également veiller à ce que des aménagements soient mis en place, en consultation avec leur ASP, pour les personnes qui ont un handicap qui entrave ou qui empêche le recours à des pratiques préventives personnelles, à l'éloignement physique et à d'autres mesures d'atténuation énumérées ci-dessous.

Empêcher les personnes qui présentent des symptômes ou qui ont été exposées (dans les 14 derniers jours) à la COVID-19 d'entrer dans l'école.

Pour tous les âges :

Favoriser et faciliter les pratiques personnelles de prévention.

Pour tous les âges :

Pour les jeunes enfants :

Pour les enfants plus âgés :

Encourager l'éloignement physique autant que possible (en reconnaissant que ce n'est pas toujours pratique dans les milieux où il y a des enfants et des jeunes).

Pour tous les âges :

Pour les jeunes enfants :

Pour les enfants plus âgés :

Établir des barrières physiques entre les enfants ou les jeunes, les employés et les bénévoles.

Pour tous les âges :

Pour les jeunes enfants :

Pour les enfants plus âgés :

Augmenter la ventilation.Note de bas de page 12

Pour tous les âges :

Diminuer les risques d'exposition aux surfaces fréquemment touchées (c.-à-d. les surfaces que les autres touchent souvent).

Pour tous les âges :

Pour les jeunes enfants :

Pour les enfants plus âgés :

Réduire les risques pour les personnes qui sont plus susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la maladie. Cela inclue les personnes âgées (le risque augmente par tranche de 10 ans, particulièrement après l'âge de 60 ans) ; les personnes de tous âge qui ont des problèmes de santé chroniques (par exemple, une maladie pulmonaire, due cœur, des reins ou du fois, l'hypertension artérielle, le diabète, un accident vasculaire cérébral ou la démence) ; les personnes de tous âges qui sont immunodéprimées à cause d'un problème de santé (comme le cancer) ou d'un traitement qui affaiblit le système immunitaire (comme la chimiothérapie) ; et les personnes atteintes d'obésité (indice de masse corporelle de 40 ou plus).

Pour tous les âges :

Modifier les pratiques afin de réduire la durée des contacts des personnes entre eux et le nombre de personnes qui entrent en contact les uns avec les autres.

Pour tous les âges :

Pour les jeunes enfants :

Pour les enfants plus âgés :

Éléments à considérer dans les écoles en ce qui concerne la COVID-19

Cafétérias et services de restauration

En plus des mesures d'atténuation des risques décrites ci-dessus, il y a des aspects à prendre en considération pour les cafétérias et les services de restauration. Comme il existe une grande variété de programmes alimentaires et de cafétérias dans les écoles du Canada, la liste suivante n'est pas prescriptive et l'atténuation des risques doit être adaptée au contexte particulier de chaque école.

Activités éducatives particulières

Certaines activités éducatives nécessitent de tenir compte de facteurs supplémentaires, car elles peuvent ne pas avoir lieu dans une salle de classe traditionnelle. En consultation avec l'autorité locale de santé publique de l'école, l'évaluation des risques et les mesures d'atténuation en fonction de facteurs adaptés au contexte (par exemple, le nombre de participants, la durée de la session, la taille de la salle et la ventilation) sont à envisager.

Musique et groupes

Les instruments à vent ou les cuivres pourraient théoriquement favoriser la transmission de la COVID-19 et le risque n'est pas encore totalement compris à l'heure actuelle. Les données évoluent et continueront d'être surveillées et mises à jour à mesure que d'autres données sont obtenues. Bien que les premiers examens effectués à ce jour n'aient pas permis de conclure que l'utilisation d'instruments à vent ou de cuivres augmenterait la transmission de la COVID-19, des précautions supplémentaires doivent être prises compte tenue de la possibilité de transmission due à la production de gouttelettes infectieuses lors de l'utilisation ou de la manipulation d'un instrument à vent ou d'un cuivre qui a été récemment utilisé par une personne infectée, et de faire preuve de prudence à cet égard.Note de bas de page 13

Les activités musicales nécessitant l'utilisation d'instruments à vent et de cuivres peuvent augmenter le risque de transmission de la COVID-19. La décision d'une école de reprendre les cours de musique et/ou l'orchestre doit être basée sur une évaluation approfondie des risques et être prise en consultation avec l'ASP concernée. En cas de reprise des cours, les écoles doivent envisager des mesures d'atténuation particulières comme les suivantes :

Chant et chorales

À ce jour, peu d'études ont été menées sur le lien entre le chant et la transmission de la COVID-19, et aucune étude ne s'est penchée spécifiquement sur les enfants et les jeunes. Dans l'ensemble, les données disponibles suggèrent que le fait de chanter à l'intérieur peut contribuer à la transmission de la COVID-19 lorsque l'un des participants est infecté.Note de bas de page 13 Note de bas de page 14 Étant donné que le chant et la chorale peuvent augmenter le risque de transmission de COVID-19, les écoles doivent effectuer une évaluation approfondie des risques et consulter leur ASP avant de reprendre ces activités. Si elles choisissent de reprendre les activités de chant et de chorale, les écoles doivent intégrer des mesures supplémentaires d'atténuation des risques, comme :

Éducation physique et activités de loisirs

Étant donné l'importance de l'activité physique pour la santé à long terme, la pandémie de COVID-19 ne devrait pas limiter la pratique de l'activité physique chez les enfants et les jeunes. Cependant, il y a des facteurs supplémentaires à prendre en compte en ce qui concerne la transmission de la COVID-19 pendant la pratique des sports, les périodes de loisirs (par exemple, la récréation) et l'éducation physique, en raison du risque de contact étroit ou physique, de l'utilisation d'équipements partagés et du risque de sécrétion de gouttelettes respiratoires. Les écoles devraient appliquer les principes d'atténuation des risques décrits ci-dessus, comme le fait de choisir des activités qui permettent de maintenir une distance physique et le fait de privilégier les activités en plein air chaque fois qu'il est possible de le faire. Il faut veiller à ce que les enfants et les jeunes ne partagent pas des objets comme des bouteilles d'eau et limitent l'utilisation d'équipements partagés.

Vous pouvez trouver des conseils supplémentaires relatifs aux activités en plein air dans l'Outil d'atténuation des risques liés aux activités et aux espaces récréatifs extérieurs pendant la pandémie de COVID-19. De même, Éducation physique et santé Canada a publié des lignes directrices pour l'éducation physique et à la santé lors du retour à l'école au Canada concernant la pandémie de COVID-19.

Bibliothèques

Les écoles devraient limiter le nombre d'enfants dans une bibliothèque en même temps pour aider à respecter les principes d'éloignement physique. Les surfaces fréquemment touchées doivent être nettoyées de manière appropriée entre les groupes. L'utilisation d'ordinateurs et d'autres objets partagés doit être réduite au minimum et, si possible, être bannie. Les ordinateurs doivent être nettoyés entre chaque utilisation. Les écoles peuvent également envisager de mettre en place un protocole qui prévoit un délai entre deux utilisations d'un livre (par exemple, au moins 24 heuresNote de bas de page 15 Note de bas de page 16) afin de s'assurer que la contamination potentielle par le SRAS-CoV-2 est réduite.

Utilisation de masques en tissu ou couvre-visages non médicaux

Les masques non médicaux (MNM) peuvent réduire la transmission de la COVID-19.. Le port d'un masque non médical est une pratique supplémentaire qui peut contribuer à empêcher les gouttelettes respiratoires infectieuses d'une personne qui n'est pas consciente de son état (le porteur) d'entrer en contact avec d'autres personnes. Il est important de rappeler aux personnes qui portent le masque, dans un langage approprié à leur âge, de ne pas toucher celui-ci et de mettre en application les principales pratiques personnelles de prévention, comme le lavage fréquent des mains et le respect des principes d'éloignement physique aussi souvent que possible.

Le masque non médical ne doit pas être porté par une personne qui ne peut pas le retirer sans assistance (par exemple en raison de son âge, de ses capacités ou de son niveau de développement).

Des conseils destinés aux employés et aux bénévoles quant à l'utilisation des masques non médicaux et de l'équipement de protection individuelle dans le milieu de travail figurent dans le document intitulé l'Outil d'atténuation des risques pour les lieux de travail et les entreprises en activité pendant la pandémie de COVID-19. Les écoles doivent toujours consulter leur service de santé et de sécurité au travail et les autorités locales de santé publique lorsqu'elles envisagent de mettre en place une politique de port de masque pour leur personnel.

D'après les connaissances actuelles sur la transmission de la COVID-19 chez les enfants de moins de 10 ans. Dans la mesure du possible, les écoles devraient envisager une politique qui recommande l'utilisation des masques non médicaux (MNM) en fonction du niveau scolaire ou du groupe de classes.

Selon les données actuelles concernant la transmission de la COVID-19, les MNM sont recommandés chez les enfants et les jeunes de plus de 10 ans. Dans la mesure du possible, les écoles devraient envisager une politique qui recommande l'utilisation des MNM en fonction du niveau scolaire ou du groupe de classes.

Cette mesure doit être basée sur une évaluation des risques spécifique au milieu comprenant les facteurs suivants : l'épidémiologie locale comprenant une preuve de la transmission communautaire, les caractéristiques de l'individu (p. ex. l'âge, la maturité, la capacité physique, la compréhension), les caractéristiques du milieu, la nature des activités, la tolérance au risque, et le potentiel du milieu à mettre en œuvre des mesures d'atténuation des risques.

Il sera important d'établir des politiques concernant l'utilisation des MNM ou d'autres équipements de protection individuelle qui s'alignent sur les conseils des autorités de santé publique provinciales/territoriales/locales, car elles varieront d'un bout à l'autre du Canada. Les politiques devraient refléter les conseils de leur ASP concernant l'utilisation des MNM dans des situations ou des circonstances particulières, par exemple lors de toutes les activités à l'intérieur plutôt que seulement dans les aires communes. En outre, certaines provinces, territoires ou municipalités peuvent avoir des politiques obligatoires en matière de masques dans la collectivité, et les écoles doivent veiller à ce que leurs politiques en matière de MNM s'alignent sur celles de leur administration.

Il faut s'attendre à ce que certains enfants portent le masque non médical dans des écoles qui n'ont adopté aucune politique à ce sujet. Le personnel et les bénévoles doivent surveiller et traiter toute discrimination ou intimidation associée à cette pratique (peu importe que ce soit les personnes qui portent un masque qui soient stigmatisées ou celles qui n'en portent pas) et comment cela peut amplifier la discrimination ou l'intimidation due à d'autres facteurs tels que les différences de sexe, d'origine ethnique ou de capacité.

Gestion de la maladie ou du besoin de soins directs

En consultation avec leurs autorités locales de santé publique, les écoles devront impérativement mettre à jour leurs plans sur la manière de s'occuper en toute sécurité des enfants, du personnel ou des bénévoles qui ont besoin de soins sur place pendant la pandémie de COVID-19. En ce qui concerne les enjeux qui sont reconnus comme n'étant pas liés à la COVID-19, telles que les blessures légères ou la détresse émotionnelle, les écoles devraient revoir leurs politiques avec leurs autorités locales de santé publique pour s'assurer que les précautions universelles appropriées sont prises.

En ce qui concerne les enjeux qui pourraient être liés à la COVID-19, telles que la maladie, les écoles devraient s'assurer que des mesures sont en place pour reconnaître les symptômes correspondant à la COVID-19 et séparer les enfants, le personnel et les bénévoles malades des autres si des symptômes se développent tout en évitant la stigmatisation et la discrimination. Des conseils pour la gestion de la santé publique des cas et des contacts associés à la COVID-19 sont disponibles. Pour ceux qui présentent des symptômes compatibles avec la COVID-19, il sera important de s'assurer :

Absences

Les écoles doivent s'assurer que des politiques sont en place pour les enfants, le personnel ou les bénévoles à qui il est conseillé de rester à la maison en raison d'une maladie, d'antécédents d'exposition ou de vulnérabilité. Les écoles devraient travailler avec les partenaires concernés (p. ex. les ressources humaines) pour élaborer des politiques qui garantissent :

Rapports

Il sera important pour les administrateurs de comprendre les tendances de leur école en matière d'absentéisme ainsi que les symptômes associés à la COVID-19. Les écoles et les autorités locales de santé publique doivent avoir mis en place des processus pour le signalement des symptômes et des cas, la gestion des cas, la recherche des contacts (p. ex. les registres de présence) et la diffusion de l'information. Il est recommandé d'aviser l'autorité locale de santé publique en cas d'épidémie ou de situation inhabituelle, par exemple lorsque l'absentéisme des enfants, du personnel ou des bénévoles est plus important que prévu (sachant que la souplesse de la présence peut créer une nouvelle base de référence), ou lorsque l'on observe une maladie grave. Les écoles doivent respecter les exigences de déclaration de leur juridiction spécifique à la COVID-19. Les autorités locales de santé publique peuvent donner des conseils sur la mise en œuvre de mesures spécifiques à la COVID-19 qui peuvent s'ajouter à la prévention standard des maladies respiratoires, telles que la séparation ou l'exclusion des enfants malades, du personnel et des bénévoles de l'école.

Gestion des éclosions

Les administrateurs scolaires devraient élaborer des plans, en consultation avec leur autorité locale de santé publique, pour les aider à orienter leurs actions en cas d'apparition d'une épidémie de COVID-19 dans leurs écoles. Les plans doivent envisager des politiques spécifiques concernant la gestion des cas et des contacts, le nettoyage de l'environnement et les modèles temporaires d'enseignement. Les plans de communication doivent assurer la protection de la vie privée tout en incluant des publics importants tels que les élèves, les parents, les familles, les tuteurs, le personnel, les bénévoles de l'école et les collectivités environnantes. Enfin, les rôles et responsabilités de l'école, de l'autorité locale de santé publique et des autres parties prenantes en cas d'épidémie doivent être définis avant le retour à l'école.

Voyages et élèves internationaux

Une attention particulière doit être accordée à la fréquentation scolaire par des personnes venant de l'extérieur de la collectivité, comme les élèves étrangers. Les exigences locales, provinciales, territoriales et nationales pour les voyageurs nationaux et internationaux peuvent nécessiter une période d'auto-isolement avant l'intégration dans l'activité scolaire. Depuis le 25 mars 2020, tous les voyageurs entrant au Canada sont soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours (auto-isolement), qui peut être appliquée par le biais d'un décret d'urgence en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine.

Les écoles doivent également mettre en œuvre des politiques et des procédures pour s'assurer que les enfants, le personnel ou les bénévoles qui ont voyagé (à l'étranger ou au Canada) suivent les directives des gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et locaux en matière de quarantaine.

Il est important de considérer que certains enfants résideront à l'école, p. ex., dans un dortoir, tout en fréquentant l'école (« pensionnats »). Bien qu'une discussion complète sur l'atténuation des risques dans les dortoirs n'entre pas dans le cadre des présentes directives, de plus amples renseignements sur la vie dans des espaces partagés et des dortoirs sont disponibles dans le Document d'orientation à l'intention des établissements d'enseignement postsecondaire durant la pandémie de la COVID-19.

Les administrateurs et les élèves doivent connaître les restrictions, les exemptions et les conseils en matière de voyage avant d'entrer au Canada. De plus amples renseignements sur les rôles et les responsabilités des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et des établissements d'enseignement désignés concernant les étudiants étrangers seront bientôt disponibles.

VaccinationNote de bas de page 19

Les exigences actuelles en matière de vaccination scolaire doivent être maintenues et non pas reportées en raison de la pandémie actuelle. En outre, la vaccination contre la grippe doit être fortement encouragée pour tous les enfants, le personnel et les bénévoles. Il est essentiel que tous les enfants reçoivent à temps les vaccins recommandés et que tout retard en raison de la pandémie soit rattrapé. La capacité du système de soins de santé à soutenir une demande accrue de vaccinations doit être abordée dans le cadre d'une approche multidimensionnelle, collaborative et coordonnée (p. ex. les écoles, les autorités locales de santé publique, les prestataires de soins primaires). Lorsque les programmes de vaccination scolaire sont relancés, les critères d'éligibilité doivent garantir que les élèves qui ont manqué les vaccinations en raison de la fermeture de l'école pendant la pandémie restent admissibles.Note de bas de page 20 Les élèves, les parents et les responsables des programmes de vaccination scolaire doivent savoir qu'il n'est jamais nécessaire de recommencer une série pour les programmes de vaccination de routine.Note de bas de page 20

Insécurité alimentaire

La pandémie de COVID-19 a entraîné une augmentation du chômage et de l'insécurité économique pour les familles canadiennes, ce qui, à son tour, augmentera probablement encore plus le nombre de familles qui connaissent l'insécurité alimentaire. La planification de la rentrée scolaire doit tenir compte des nombreux enfants qui connaissent déjà l'insécurité alimentaire et qui auront un accès limité aux repas de routine par le biais du district scolaire si les écoles restent fermées. Les effets à court et à long terme de l'insécurité alimentaire chez les enfants sont importants. Des plans doivent être établis avant le début de l'année scolaire pour savoir comment les enfants participant aux programmes de repas recevront de la nourriture en cas de fermeture d'une école ou de réduction des programmes, ou s'ils sont exclus de l'école pour cause de maladie, d'exposition au virus ou de vulnérabilité.Note de bas de page 21

Élèves handicapés

Il est nécessaire de maintenir un accès équitable à l'éducation pendant la pandémie de COVID-19 pour les élèves handicapés. Pendant la période de fermeture des écoles, l'incidence de la perte de temps d'enseignement et des services connexes, notamment les services de santé mentale ainsi que l'ergothérapie, la physiothérapie et l'orthophonie, est importante pour les jeunes handicapés. Les jeunes handicapés peuvent également avoir plus de difficultés avec les aspects sociaux et émotionnels de la transition entre le milieu scolaire et le retour à l'école et peuvent avoir plus de difficultés à appliquer certaines stratégies d'atténuation. L'adaptation à de nouvelles routines peut être particulièrement difficile pour les enfants souffrant de troubles du développement. À la veille de la réouverture des écoles, les administrateurs scolaires devraient élaborer un plan pour assurer un examen des enfants qui accèdent aux services afin d'examiner comment la programmation peut être ajustée pour tenir compte du temps d'enseignement perdu et des autres services connexes, tout en aidant les enfants à s'adapter aux nouvelles routines et mesures dans le contexte de la pandémie. Les administrateurs doivent également prendre des mesures pour s'assurer que des aménagements donnent accès aux enfants handicapés aux mêmes renseignements de santé publique et aux mêmes mesures d'atténuation (p. ex., des stations de lavage des mains accessibles, des affiches bien en vue, un langage adapté à l'âge et au handicap, une assistance pour les mesures préventives personnelles). Les administrateurs scolaires doivent également élaborer un plan pour s'assurer que les enfants malentendants (et d'autres qui peuvent se fier à des indices faciaux) voient leurs besoins éducatifs satisfaits si des masques non médicaux sont portés dans leurs classes; cela peut inclure l'utilisation de masques transparents. En outre, les écoles peuvent s'attendre à un retard dans les nouvelles évaluations des enfants; il sera donc important de prévoir des plans pour donner la priorité à celles qui sont destinées à de nouvelles références.Note de bas de page 21

Un document d'orientation sur la COVID-19 pour les personnes en situation de handicap au Canada est disponible.

TransportsNote de bas de page 21

Les transports en commun (p. ex. l'autobus) peuvent augmenter le risque de contracter la COVID-19 chez les enfants, le personnel et les bénévoles pour diverses raisons :

Les écoles devront travailler en étroite collaboration avec leur autorité locale de transport et les autorités locales de santé publique dans la mise en œuvre des mesures d'atténuation des risques liés au transport. Les exemples de mesures d'atténuation ne sont pas exhaustifs, et les personnes responsables des établissements devraient déterminer des moyens créatifs et adaptés d'atténuer les risques qui correspondent aux conseils en santé publique et qui respectent les enfants, les employés et les bénévoles.

Il est important d'examiner comment ces mesures d'atténuation peuvent affecter les enfants handicapés qui utilisent d'autres modes de transport, comme les aménagements ou l'assistance qui peuvent être nécessaires pour appliquer les mesures.

Besoins psychosociaux des enfants, du personnel et des bénévoles

Il y a des avantages psychosociaux pour les enfants et les jeunes de fréquenter l'école en personne. Cependant, une pandémie comme celle que nous vivons peut provoquer des sentiments de stress ou d'anxiété et être difficile à comprendre pour les enfants, surtout si une personne de leur école ou de leur famille est malade, ou s'ils voient ou entendent des messages troublants à la radio, sur Internet ou à la télévision. Il est normal que les enfants se sentent inquiets ou nerveux et qu'ils aient des questions. Les communications doivent tenir compte de la diversité des besoins et des caractéristiques relatives à la langue, à la culture et à la littératie des enfants et de leur famille. Face à la discrimination et à l'intimidation entourant la COVID-19, il sera important que les écoles aient une approche proactive, qu'ils surveillent les enfants et agissent adéquatement et au bon moment. Cela est particulièrement important pour les personnes qui ont pu être ou ont été exposées à la COVID-19, celles qui doivent rester à la maison en raison de leur vulnérabilité, et celles qui peuvent être victimes de discrimination ou d'intimidation amplifiée en raison d'autres facteurs tels que les différences de sexe, d'origine ethnique ou de handicap. Il convient d'élaborer des plans de continuité des activités pour se préparer aux effets d'une éclosion de maladie respiratoire en milieu scolaire.

Le personnel devra prêter attention aux sentiments et aux réactions des enfants. Les écoles peuvent mettre en œuvre les mesures ci-après.

Garder les parents et gardiens au courant de la situation

Les parents et les tuteurs seront une source importante de réconfort pour les enfants. Il sera important que les écoles informent les parents et les gardiens de ce que l'école fait pour protéger leurs enfants et de ce qu'ils peuvent faire à la maison pour prévenir la propagation des infections respiratoires (p. ex. renforcer l'hygiène des mains et l'hygiène respiratoire, être plus rigoureux en matière de nettoyage). En outre, ce sont les parents et les gardiens qui prendront les décisions concernant le maintien de leurs enfants à la maison. Pour ce faire, une communication ouverte et fréquente avec les parents sera importante pour s'assurer que les enfants qui présentent des symptômes ou ont été récemment exposés à la COVID-19 restent à la maison, loin de l'école. La communication doit inclure des références aux autorités locales de santé publique et doit être aussi adaptée que possible aux familles dont des membres sont handicapés ou à celles dont la langue maternelle n'est pas l'anglais ou le français.

Se montrer rassurant

Il peut être réconfortant de rassurer les enfants sur leur sécurité et leur santé personnelles et de leur rappeler qu'il est normal de s'inquiéter. Rappeler aux enfants les mesures qu'ils peuvent prendre, comme les pratiques préventives personnelles, pour rester en sécurité et en bonne santé.

Écouter les élèves

Les enfants veulent être entendus et peuvent apporter des contributions importantes. Ils n'ont pas besoin de renseignements détaillés sur les événements, mais ils ont besoin de parler de leurs sentiments. L'environnement scolaire doit veiller à ce que les enfants puissent poser des questions. Le personnel doit répondre honnêtement aux questions tout en s'assurant que les renseignements sont adaptés à l'âge et aux expériences personnelles diverses. Lorsque le personnel n'est pas sûr d'une réponse, il doit être encouragé à chercher des ressources auprès de l'enfant qui peuvent répondre à ses questions. Les administrateurs et le personnel doivent être attentifs à la manière dont les enfants diffusent l'information dans des cadres moins surveillés (p. ex. avant et après l'école, à l'heure du dîner et de la collation, pendant la récréation, par le biais des médias sociaux et dans l'autobus). C'est peut-être de ces façons que les enfants sont mal informés. Il sera important pour les administrateurs et le personnel de corriger cette désinformation lorsqu'ils en prennent connaissance.

Maintenir les routines

Les routines sont susceptibles d'être perturbées de manière significative pendant la pandémie. Dans la mesure du possible, maintenir les activités habituelles et les routines à l'école, car cela peut renforcer le sentiment de sécurité des enfants. Cela comprend le temps d'instruction, les heures de repas, les activités parascolaires et les temps non structurés tels que la récréation. Il sera important de soutenir les enfants et les familles dans la transition d'une routine à une autre, grâce à diverses stratégies de communication, notamment la communication écrite, le site Web de l'école, les pages de médias sociaux, les annonces et les rappels et mises à jour sur place.

Porter attention à l'accès aux médias

Limiter l'exposition des enfants aux médias ou s'assurer que l'information à laquelle ils ont accès en ligne est fiable. Se laver les mains : se laver souvent les mains avec de l'eau chaude savonneuse pendant au moins vingt secondes ou utiliser un désinfectant à base d'alcool pour les mains, surtout après avoir toussé ou éternué. Il peut être plus facile de limiter l'exposition chez les jeunes enfants, mais cela peut être plus difficile avec les enfants plus âgés. Dans la mesure du possible, il faut surveiller la désinformation et aider les élèves à consulter des sources fiables. Des ressources pour soutenir les enfants dans leur éducation aux médias sont disponibles. Expliquer les événements du mieux que vous pouvez et aider les enfants à mettre l'information en perspective. Tenir les enfants au courant de la situation et de son évolution possible selon un niveau qui convient à leur âge.

Soutien en santé mentale

Il sera important de promouvoir la santé mentale et de fournir des services et des ressources de soutien à la santé mentale, car les enfants peuvent connaître une détresse sociale, mentale et émotionnelle accrue associée à la COVID-19, et ce soutien peut contribuer à leur résilience. Il importe d'offrir des services de soutien à la santé mentale et au bien-être à divers groupes (p. ex. selon des facteurs comme l'âge, le genre, l'ethnicité ou la culture et d'autres facteurs socioéconomiques et démographiques). Il sera également important que les écoles reconnaissent les pratiques qui peuvent contribuer à la détresse sociale et mentale (p. ex., les difficultés à établir des liens avec les pairs et les enseignants, l'annulation d'activités) et s'attaquent à ces facteurs afin de favoriser la santé mentale et le bien-être des élèves. Des renseignements supplémentaires sont fournis à l'intention des parents, des enfants et des jeunes sur la façon de s'occuper de sa santé physique et mentale durant la pandémie de COVID-19 et sont accompagnés de ressources pertinentes.Note de bas de page 21

Considérations pour le personnel et les bénévolesNote de bas de page 21

L'incidence de la pandémie sur le personnel et les bénévoles et le stress potentiel lié à un retour au travail doivent être reconnus. Les enfants peuvent avoir besoin d'un soutien pour retourner à l'école de manière efficace, et de leur côté, le personnel et les bénévoles peuvent avoir besoin d'un soutien en matière de santé mentale pour fournir aux enfants les programmes. Les ressources telles que les programmes d'aide aux employés et les autres moyens de fournir un soutien et des services de santé mentale doivent être rendus accessibles avant la réouverture.

Considérations pour les collectivités éloignées, isolées et autochtones

L'état de santé global des Canadiens vivant dans des collectivités éloignées et isolées est influencé de manière différente par des facteurs sociaux, environnementaux et économiques, notamment le logement, l'approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire, les affections préexistantes, le niveau de scolarité et le revenu. Ces facteurs, en plus de l'accès limité aux soins de santé, sont importants à considérer dans le contexte des écoles et de la reprise des cours dans les écoles pendant la pandémie de COVID-19.

L'épidémiologie locale est très variée dans tout le pays, y compris dans les collectivités éloignées, isolées et autochtones. Ce sera un élément important à prendre en compte lors de la définition des risques et de l'examen des stratégies d'atténuation dans les écoles. Les programmes de surveillance locaux (le cas échéant) et l'autorité locale de santé publique seront des partenaires importants dans la détermination du risque communautaire à l'école. Les collectivités autochtones peuvent choisir de mettre en œuvre des programmes pour les enfants spécifiques aux besoins et aux circonstances de leurs collectivités. Un guide pour les collectivités éloignées et isolées et les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis est disponible et fournit des exemples spécifiques de mesures qui peuvent aider à atténuer les risques dans le contexte communautaire, notamment : les considérations relatives à la disponibilité des fournitures non médicales, les conditions de surpeuplement, la sécurité culturelle et le partage des décisions dans la mise en œuvre des mesures de santé publique, l'accès limité à l'eau courante et la transmission de la COVID-19 lors de rassemblements publics. Il est nécessaire de respecter et de soutenir les décisions des collectivités autochtones et de reconnaître le fardeau disproportionné des maladies transmissibles dans certaines collectivités autochtones et des séquelles de pandémies antérieures.

Lorsque les écoles font appel à du personnel extérieur à la collectivité, elles doivent consulter leur autorité locale de santé publique pour obtenir un soutien dans la conduite d'une évaluation des risques et la définition de mesures d'atténuation potentielles spécifiques à leur situation (p. ex. quarantaine obligatoire, autosurveillance des symptômes). Les considérations relatives à la reprise des cours à l'école peuvent inclure la disponibilité du personnel et les plans d'urgence en cas de pénurie de personnel (p. ex. en cas de maladie ou d'isolement après le voyage). Les écoles qui se trouvent en dehors, mais à proximité des collectivités autochtones et qui ont un nombre élevé d'élèves issus des collectivités autochtones voisines devraient faire participer les dirigeants autochtones à l'élaboration de leurs plans de réouverture.

Des projets d'ajouts, de rénovations et d'entretien doivent être réalisés dans de nombreuses écoles dans les collectivités éloignées, isolées et autochtones, projets qui pourraient nuire à une mise en œuvre facile des mesures d'atténuation des risques, comme une distance physique constante entre les élèves, le personnel et les bénévoles. Comme dans d'autres contextes, il sera important d'adopter une approche stratifiée de l'atténuation des risques (décrite tout au long du présent document), comprenant à la fois des pratiques préventives personnelles et une action au niveau communautaire.

Ressources supplémentaires

Références

Note de bas de page 1

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Note de bas de page 12

L'augmentation de la ventilation peut aider à réduire la transmission, bien que les facteurs exacts soient inconnus. S'ils augmentent la ventilation, les administrateurs doivent envisager la possibilité que cela puisse introduire d'autres dangers aériens tels que le pollen ou d'autres allergènes, ou des polluants atmosphériques dans l'établissement. Les environnements extérieurs sont associés à un risque de transmission plus faible.

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