Comité permanent des comptes publics (PACP) – le 23 octobre 2025

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Mot d’ouverture

Monsieur le Président, merci de me donner l’occasion de présenter les mesures prises par l’Agence du revenu du Canada (Agence) à la suite de l’audit de ses centres de contact par le Bureau de la vérificatrice générale.

L’Agence accepte les conclusions de la vérificatrice et reconnaît l’importance d’offrir un service accessible et rapide à la population canadienne.

Avec près de 200 millions d’interactions de service par année, la prestation de services est au cœur du mandat de l’Agence. Nous apprécions notre personnel qui donne le meilleur de lui-même au service des Canadiennes et Canadiens. Et nous sommes déterminés à leur fournir de meilleurs outils pour accomplir leur mission.

Pour donner suite aux recommandations de la vérificatrice, l’Agence s’appuie sur son Plan d’amélioration des services de 100 jours, en vigueur du 2 septembre au 11 décembre 2025.

Ce plan repose sur quatre piliers clés :

  1. Accroître la capacité de répondre aux appels;
  2. Élargir les options de libre-service numérique;
  3. S'attaquer aux causes profondes des problèmes de service; et,
  4. Accélérer la modernisation des services.

Les piliers 1 et 2 visent des résultats à court terme, tandis que les piliers 3 et 4 ciblent des améliorations à plus long terme, au-delà du Plan de 100 jours.

Parlons maintenant des résultats à court terme, notamment en matière d’accessibilité des services.

L’Agence a augmenté le nombre de représentants dans ses centres de contact. En conséquence, le pourcentage d’appels répondus a dépassé l’objectif de 70 % fixé dans le plan.

L’Agence améliore également ses options de libre-service numérique, notamment en optimisant son site Web, en ajoutant des fonctionnalités à Mon dossier et en élargissant le soutien par clavardage basé sur l’IA.

À ce jour, les améliorations comprennent :

À court terme, des efforts sont également en cours pour améliorer la précision des réponses fournies par nos centres de contact.

Bien que nous soyons en accord avec les conclusions de la vérificatrice générale, il est important de souligner certaines nuances qui, nous l’espérons, rassureront les Canadiens.

En 2018, l’Agence a mis en place un nouveau système téléphonique avec enregistrement des appels, un programme d’assurance de la qualité, une formation ciblée et une surveillance technologique.

Au cours du dernier exercice financier, l’Agence a évalué plus de 100 000 appels dans le cadre de ce programme d’assurance de la qualité. De ce nombre, 80 % étaient liés à des dossiers fiscaux précis de contribuables. Selon nos résultats, ces appels ont obtenu un taux de précision de 94 %, ce qui est confirmé par la vérificatrice générale.

Cela dit, l’Agence reconnaît pleinement que les 20 % d’appels restants, qui portent sur des demandes d’ordre général, nécessitent encore des améliorations. Dans les faits, l’audit a testé 167 appels liés à des demandes générales de particuliers — ce qui représente un petit échantillonnage — et les résultats ont montré que les réponses de l’Agence affichaient un taux de précision de 17 %. Cette situation est préoccupante et nous prenons des mesures pour y remédier.

Pour répondre aux constats de la vérificatrice, le programme d’assurance de la qualité recentre ses critères d’évaluation afin de mettre l’accent sur l’exactitude et l’exhaustivité de l’information transmise aux appelants.

Ces évaluations permettront d’orienter plus efficacement les améliorations, notamment la mise à jour du matériel de formation, la révision des procédures et le coaching individualisé.

Passons maintenant aux améliorations à long terme, qui vont au-delà du Plan de 100 jours.

Dans le cadre du pilier 3, il était essentiel pour l’Agence d’identifier et de résoudre les causes profondes des problèmes de service.

Parmi celles-ci, on note que le volume élevé d’appels est attribuable à la croissance démographique, à la complexité croissante du régime fiscal et au manque d’outils libre-service largement accessibles.

De plus en plus de Canadiens recherchent un soutien personnalisé, notamment pour des sujets complexes, ce qui entraîne des appels plus longs et plus détaillés.

Plusieurs situations nécessitent l’expertise d’un agent, ce qui souligne l’importance de canaux de service accessibles et réactifs.

Pour relever ces défis, l’Agence :

Enfin, dans le cadre du pilier 4, et de sa stratégie de modernisation à long terme, l’Agence a appuyé Services partagés Canada dans l’attribution d’un nouveau contrat concurrentiel pour une plateforme de type « centre de contact en tant que service » — une technologie infonuagique de pointe, sécuritaire et fiable, utilisée par les grandes organisations à l’échelle mondiale.

L’Agence appuiera également Services partagés Canada dans l’amélioration des processus et la clarification des rôles et responsabilités afin de renforcer la surveillance et la gestion des coûts liés aux contrats, avec une entente révisée qui sera finalisée en janvier 2026.

Cette nouvelle plateforme infonuagique offrira une base solide aux représentants des centres de contact, qui disposeront d’outils à la fine pointe pour remplir leur mandat. Elle permettra aux Canadiens de naviguer aisément entre les différents canaux de service, améliorant ainsi leur expérience.

L’Agence est pleinement déterminée à prendre des mesures rapides et durables pour améliorer la prestation de services dans ses centres de contact.

Le Plan de 100 jours a déjà donné des résultats concrets à court terme, et l’Agence entend poursuivre ses efforts à long terme — notamment par la mise en œuvre de plateformes modernes et d’outils d’IA — afin d’assurer des progrès continus.

Nous sommes prêts à répondre à vos questions.

Merci, monsieur le Président.

Notes sur les enjeux

Points liés au rapport du BVG

Rapport du BVG (dans son ensemble)

Enjeu : L’Agence du revenu du Canada (ARC) est-elle d’accord avec le rapport du Bureau du vérificateur général (BVG) et ses recommandations?

Faits principaux :

Rapport du BVG (amélioration de l’exactitude)

Enjeu : Comment l’ARC améliore-t-elle l’exactitude dans ses centres de contact?

Faits principaux :

Rapport du BVG (contrats des centres de contact)

Enjeu : Quelles mesures l’ARC prend-elle pour améliorer la reddition de comptes en ce qui concerne les contrats des centres de contact?

Faits principaux :

Rapport du BVG (rôle de SPC)

Enjeu : Quel est le rôle de SPC dans les contrats visant les centres de contact de l’ARC? Quel rôle l’ARC y joue-t-elle?

Faits principaux :
Contrat de Bell Canada

Contexte :

Rapport de 2017 du BVG sur les centres d’appels

Enjeu : L’ARC a-t-elle mis en œuvre les recommandations de 2017 du BVG pour améliorer le rendement des centres d’appels?

Faits principaux :

Points liés au plan de 100 jours

Plan de 100 jours (aperçu général)

Enjeu : Qu’est-ce que le plan de 100 jours de l’ARC (« le plan »)?

Faits principaux:

Pilier 1 : Accroître la capacité à répondre aux appels

Enjeu : Comment l’ARC répondra-t-elle à un plus grand nombre d’appels?

Faits principaux:

Pilier 2 : Élargir les options de libre-service numérique

Enjeu : Comment l’ARC élargit-elle ses options numériques et de libre-service?

Faits principaux:
Exemples précis

Version bêta du robot conversationnel à intelligence artificielle générative

Changements apportés à Mon dossier

Prolongation des heures du service de clavardage en ligne de l’ARC

Cliquer et parler

Service Gérer le solde

Pilier 3 : Traitement des causes fondamentales des enjeux liés au service

Enjeu : Comment l’ARC traite-t-elle les causes profondes du volume élevé d’appels et d’autres enjeux liés au service?

Faits principaux :

Amélioration de la prestation pour les charges de travail à forte demande (pilier 3)

Enjeu : Comment l’ARC s’attaque-t-elle aux domaines où la demande est fréquente et élevée?

Faits principaux :

Pilier 4 : Accélération de la modernisation des services

Enjeu : Comment l’ARC accélère-t-elle la modernisation des services?

Faits principaux

Nouveaux outils de planification des appels (pilier 4)

Enjeu : Comment fonctionnera la fonction de rappel à l’ARC?

Faits principaux

Suivi de la mise en œuvre

Enjeu : Comment le gouvernement suivra-t-il la mise en œuvre du plan de 100 jours? Allez-vous en rendre compte publiquement?

Faits principaux

Coût du plan de 100 jours

Enjeu : Combien coûtera le plan de 100 jours?

Faits principaux

Dotation du plan de 100 jours

Enjeu : Combien d’agents supplémentaires le plan de 100 jours prévoira-t-il?

Faits principaux

Durée du plan de 100 jours

Enjeu : Combien de temps ces changements seront-ils en vigueur? S’agit-il d’une solution permanente?

Faits principaux

Problèmes de rendement

Qualité et exactitude des centres d’appels de l’ARC

Enjeu : Les agents de l’ARC fournissent-ils des réponses exactes aux Canadiens?

Faits principaux

Augmentation de la durée des appels

Enjeu : Pourquoi les appels aux agents de l’ARC sont-ils plus longs récemment?

Faits principaux
Exemple :

Utilisation des outils d’intelligence artificielle

Enjeu : Comment l’ARC utilise-t-elle l’intelligence artificielle pour mieux servir les Canadiens?

Faits principaux

Options en libre-service

Enjeu : Comment l’ARC offre-t-elle ou promeut-elle des options de libre-service?

Faits principaux

Collaboration dans le secteur privé ou consultants (centres de contact)

Enjeu : L’ARC consultera-t-elle le secteur privé ou les consultants pour améliorer le service?

Faits principaux

Enjeux liés à la dotation

Effectif de l’ARC

Enjeu : L’ARC va-t-elle quand même licencier des employés malgré le plan?

Faits principaux :

Examen exhaustif des dépenses

Enjeu : Comment l’ARC sera-t-elle touchée par l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement?

Faits principaux :

Employés des centres de contact nommés pour une période déterminée

Enjeu : Pourquoi l’ARC ne renouvelle-t-elle pas certains contrats d’emploi pour une durée déterminée pour les agents?

Faits principaux :

Service

Service de résolution de problèmes

Enjeu : Y a-t-il eu des retards dans le service de résolution de problèmes utilisé par les députés?

Faits principaux :
Contexte
Les volumes de cas fermés récemment pour les deux charges de travail sont les suivants :
Année Service de résolution de problèmes Plaintes liées au service
2022-2023 27 298 10 808
2023-2024 33 832 14 900
2024-2025 39 967 19 702

Normes de service de 2025-2026

Enjeu : Pourquoi l’ARC a-t-elle reporté la publication annuelle de ses normes de service externe du premier au troisième trimestre?

Faits principaux

Plaintes liées au service

Enjeu : Combien de plaintes liées au service l’ARC reçoit-elle?

Faits principaux

Dispositions d’allègement pour les contribuables

Enjeu : L’ARC renonce-t-elle aux pénalités et aux intérêts s’ils résultent d’une mauvaise réponse d’un agent de centre d’appels de l’ARC?

Faits principaux
Contexte :

L’ARC applique la mesure législative, communément appelée dispositions d’allègement pour les contribuables, qui lui donne le pouvoir discrétionnaire d’annuler des pénalités ou des intérêts, ou d’y renoncer, lorsqu’un contribuable est incapable de respecter ses obligations fiscales en raison de circonstances indépendantes de sa volonté.

Les contribuables ou leur représentant autorisé peuvent faire une demande d’annulation des pénalités et des intérêts en ligne à l’aide du service Mon dossier, Mon dossier d’entreprise ou Représenter un client de l’ARC en cliquant sur « Demande d’allègement des pénalités et des intérêts ».

L’ARC dispose d’un outil en ligne conçu pour aider les Canadiens à déterminer s’ils devraient demander un allègement des pénalités et des intérêts. L’outil d’auto-évaluation et d’apprentissage (OAEA) de l’ARC est une ressource précieuse pour aider les contribuables et les représentants à comprendre comment appuyer leur demande d’allègement.

Populations difficiles à joindre ou vulnérables

Enjeu : Comment l’ARC améliore-t-elle la sensibilisation auprès des populations vulnérables?

Faits principaux

Améliorer la visibilité auprès des nouveaux Canadiens

Enjeu : Comment l’ARC améliore-t-elle la sensibilisation auprès des nouveaux Canadiens?

Faits principaux

Visibilité auprès des communautés nordiques et autochtones

Enjeu : Comment l’ARC améliore-t-elle la sensibilisation auprès des populations vulnérables?

Faits principaux

Production automatique de déclarations de revenus

Enjeu : Quel est le statut du plan de déclaration automatique de revenus?

Faits principaux

Déclarer simplement par téléphone

Déclarations de revenus préremplies dans Mon Dossier de l’ARC (annonce du premier ministre)

Pièces justificatives

Rapport du BVG d’octobre 2025 – Centres de contact
https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/docs/parl_oag_202510_01_f.pdf
Déclaration d’ouverture du BVG à la conférence de presse
https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/osm_20251021_f_44732.html
Déclaration du ministre sur le rapport du BVG d’octobre 2025 – Centres de contact
https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/nouvelles/2025/10/le-ministre-des-finances-et-du-revenu-national-et-le-secretaire-detat-agence-du-revenu-du-canada-et-institutions-financieres-repondent-au-rapport-d.html
Plan d’action (pour le PACP)
https://www.noscommunes.ca/Content/Committee/451/PACP/WebDoc/WD13538778/PACP-Sessional-ActionPlans/2025-OAG/RptCRA/Canada%20RevenueAgency-f.pdf
Récapitulation de l’audit du BVG de 2017 – Centres d’appels

Le tableau suivant présente les recommandations et les réponses contenues dans les rapports de l’automne 2017 du vérificateur général du Canada au Parlement du Canada, Rapport 2 – Les centres d’appels – Agence du revenu du Canada.

Le numéro de paragraphe précédant la recommandation indique l’emplacement de la recommandation dans le rapport, et les chiffres entre parenthèses indiquent l’emplacement de la discussion connexe.

https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_oag_201711_02_f_42667.html#hd2e

Réponse du BOC au plan de 100 jours
https://www.canada.ca/fr/ombudsman-contribuables/nouvelles/2025/09/declaration-de-lombudsman-des-contribuables-au-sujet-dun-plan-de-100-jours-pour-renforcer-le-service-a-lagence-du-revenu-du-canada.html
Réponse du SEI au plan de 100 jours
https://www.ute-sei.org/fr/nouvelles-evenements/nouvelles/reaction-du-sei-la-lettre-du-ministre-champagne
Tendances en matière de production de déclarations de revenus (2016-2025)
déclarations T1 reçues
Période de production des déclarations de revenus Nombre total de déclarations T1 reçuesNote de bas de page *
2016 29 059 445
2017 29 309 004
2018 29 784 503
2019 30 319 388
2020 30 916 517
2021 30 864 118
2022 31 303 684
2023 32 283 581
2024 33 454 068

2025

(en date du 28 septembre 2025)

32 951 536
  • Le nombre de déclarations reçues au 28 septembre 2025 était inférieur à 33 millions.
  • Avec quatre mois restants dans la période de production des déclarations de revenus, c’est déjà presque 7 % de plus que le nombre de déclarations reçues lors de l’ensemble des périodes de production des déclarations de revenus de 2020 (30,9 millions) et de 2021 (30,8 millions).
Programmes et prestations administrés par l’ARC
Nombre total de programmes et de services liés aux prestations fédérales, provinciales et territoriales administrés par l’ARC
Année Total de programmes et de services
2016-2017 157
2017-2018 171
2018-2019 181
2019-2020 178
2020-2021 195
2021-2022 195
2022-2023 199
2023-2024 206
2024-2025 211

Reseignements parlementaires

Profils des membres PACP

Comité permanent des comptes publics (PACP) Biographies des membres du comité – octobre 2025

À propos du Comité

Minutage

Conformément à une motion adoptée le 16 juin 2025, le PACP tient ses réunions selon les modalités suivantes en ce qui concerne le minutage :

Répartition prévue du temps total des questions pour la réunion du 28 octobre 2025 du PACP :

Membres

John Williamson (Président)

Conservateur – Saint John—St. Croix (Nouveau-Brunswick)

John Williamson

Biographie

Avant son élection à la Chambre des communes en 2011, M. Williamson a travaillé comme directeur des communications de Stephen Harper au Cabinet du premier ministre. Avant d’être élu, M. Williamson a fondé Canadians for Affordable Energy et a occupé des postes de direction à la Fédération canadienne des contribuables, à l’Atlantic Institute for Market Studies et au Manning Centre for Building Democracy. Il a été éditorialiste au National Post lors de sa création en 1998 et membre fondateur du comité de rédaction du journal.

Pendant sa carrière de parlementaire, M. Williamson a également siégé au comité de la Chambre des communes enquêtant sur tous les aspects de la relation Canada-Chine.

M. Williamson détient une maîtrise en histoire économique de la London School of Economics et un baccalauréat de l’Université McGill.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement
Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Ned Kuruc

Conservative – Hamilton-Est—Stoney Creek (Ontario)

Ned Kuruc

Biographie

M. Kuruc est un entrepreneur local et un ancien cadre du divertissement sportif mondial. Ned a vécu toute sa vie dans la circonscription Hamilton-Est-Stoney Creek, avec sa femme Lisa et leurs trois enfants, Vonn, Ilija et Ivanna.

 

 

Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Stephanie Kusie

Conservateur – Calgary Midnapore (Alberta)

Porte-parole du PCC en ce qui concerne les questions touchant le Conseil du Trésor et le Conseil privé du Roi

Stephanie Kusie

Biographie

Mme Kusie est née et a grandi dans la communauté de Calgary Midnapore et a obtenu un diplôme en sciences politiques de l’Université de Calgary. Mme Kusie a ensuite obtenu sa maîtrise en administration des affaires à l’Université Rutgers.

En tant que diplomate pour le gouvernement fédéral du Canada, Mme Kusie a servi en Argentine en 2006; a été chargée d’affaires et consule pour le Canada au Salvador de 2006 à 2008; et consule pour le Canada au consulat de Dallas, au Texas, de 2010 à 2013. Elle a également été conseillère en politiques du ministre d’État aux Affaires étrangères pour les Amériques en 2009. En 2018, Mme Kusie a été élue au comité exécutif de la Section canadienne de l’association interparlementaire ParlAmericas. En mars 2023, Mme Kusie s’est jointe à la section canadienne du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le Fonds monétaire international à titre de membre exécutif. Mme Kusie parle couramment l’anglais, le français et l’espagnol..

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement
Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Gérard Deltell

Conservateur –Louis-Saint-Laurent—Akiawenhrahk (Québec)

Porte-parole du PCC en matière de revenu national

Gérard Deltell

Biographie

M. Deltell est né et a grandi à Québec. Il était membre du Parti progressiste-conservateur du Canada dans les années 1980. M. Deltell a étudié les sciences sociales au Cégep de Sainte-Foy, où il a obtenu son diplôme en 1984. Il a étudié l’histoire à l’Université Laval et en est diplômé en 1989. Il a également reçu une formation d’annonceur au Collège des annonceurs radio télévision en 1982 et à l’École de radio et de télévision Promédia en 1993. Il a obtenu une licence de pilote d’aéronef ultra léger en 2005.

Avant sa carrière en politique, M. Deltell a travaillé comme correspondant télé pour TQS. Il a aussi travaillé pour les stations de télévision TVA et Radio-Canada à Québec, ainsi que pour la station de radio CIRO-FM en tant qu’animateur de radio. Dans l’ensemble, il a travaillé comme journaliste pendant plus de 20 ans.

Avant de se lancer en politique fédérale, il a représenté la circonscription de Chauveau à l’Assemblée nationale du Québec de 2008 à 2015 et a été chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ) de 2009 jusqu’à la fusion du parti avec la Coalition Avenir Québec (CAQ) en 2012.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement
Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Sébastien Lemire

Bloc Québécois – Abitibi—Témiscamingue (Québec)

Vice-président du PACP
Porte-parole du Bloc québécois en matière de comptes publics, de sports et d’affaires autochtones et du Nord Canada

Sébastien Lemire

Biographie

Titulaire de diplômes en communication politique, leadership public et gouvernance d’entreprise, Sébastien Lemire est spécialiste des relations publiques et de la participation citoyenne. Avant d’être élu en 2019, il a travaillé à la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, dans l’arrondissement Mercier—Hochelaga-Maisonneuve de Montréal, à la Clinique juridique Juripop, à Octane Stratégies et au Forum jeunesse de l’Île de Montréal de la Conférence régionale des élus de Montréal.

 

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement
Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Jean Yip

Libéral – Scarborough—Agincourt (Ontario)

Vice-présidente du PACP

Jean Yip

Biographie

Mme Yip est née à Scarborough, a grandi à Azincourt et a de profondes racines dans la communauté. Après avoir obtenu son diplôme à l’Université de Toronto, Mme Yip a fait carrière dans le domaine de l’assurance et de la souscription, devenant une cheffe d’équipe dans son domaine. Mme Yip détient le titre de Fellow, Professionnel d’assurance agréé.

Avant de devenir députée, Mme Yip se concentrait sur sa collectivité et sa famille tout en travaillant de façon acharnée pour servir Scarborough — Agincourt. Elle enseigne l’école du dimanche dans son église depuis plus de 13 ans et est impliquée dans le conseil d’administration de STEM Fellowship, qui promeut la culture informatique et la capacité de programmation chez les jeunes.

Elle est également coprésidente du caucus libéral pour les aînés. Mme Yip est également membre des caucus sur l’immigration et la santé mentale du Parti libéral, ainsi que des caucus des femmes et de Scarborough, où elle attire l’attention sur les problèmes auxquels font face les gens de Scarborough — Agincourt. Mme Yip est membre de l’Association législative Canada-Chine ainsi que du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Arménie, du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Philippines et de l’Association parlementaire du Commonwealth.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement
Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Anthony Housefather

Libéral – Mount Royal (Québec)

Secrétaire parlementaire de la ministre de la Gestion des urgences et de la Résilience des communautés

Anthony Horsefather

Biographie

M. Housefather a auparavant agi à titre de secrétaire parlementaire de la présidente du Conseil du Trésor, de secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de secrétaire parlementaire de la ministre du Travail.

Il a également agi à titre de conseiller spécial du premier ministre chargé des relations avec la communauté juive et de la lutte contre l’antisémitisme et coprésident du Groupe de travail interparlementaire sur la lutte contre l’antisémitisme en ligne.

Avant son élection à la Chambre des communes, Anthony a travaillé chez Dialogic Corporation, une entreprise de technologie multinationale, où il a gravi les échelons pour devenir vice-président exécutif des affaires corporatives et avocat général. Anthony a également été conseiller municipal, puis maire de la Ville de Côte-Saint-Luc pendant 10 ans avant d’être élu député fédéral.

M. Housefather est actif dans sa communauté, ayant fait du bénévolat pendant de nombreuses années auprès de plusieurs organismes communautaires. Il est aussi membre de l’équipe locale de natation. Sa performance en natation lui a valu un total de douze médailles aux Jeux Maccabée de 2013 et de 2017, une compétition sportive multidisciplinaire d’envergure internationale qui a lieu tous les quatre ans en Israël.

M. Housefather détient un baccalauréat en droit civil et un baccalauréat en droit de l’Université McGill, ainsi qu’une maîtrise en administration des affaires de l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia.

Enjeux liés à l’ARC soulevés au Parlement
Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Tom Osborne

Libéral – Cape Spear (Terre-Neuve-et-Labrador)

Secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor

Tom Osborne

Biographie

Avant d’être élu, M. Osborne était directeur général de Dairy Farmers of Newfoundland and Labrador (DFNL).

Avant d’être directeur général de DFNL, M. Osborne était député de l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador.

M. Osborne s’est distingué en étant le député ayant siégé le plus longtemps à l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador dans l’histoire de la province. Il a occupé plusieurs postes au sein du Cabinet au cours de sa carrière politique provinciale, notamment ceux de ministre de l’Environnement, de ministre du Travail, de ministre de la Santé, de ministre de la Justice, de ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, de ministre responsable du Secrétariat des ressources humaines, de la Commission de la fonction publique, du Bureau du dirigeant principal de l’information, de ministre de l’Éducation et de ministre de Service Terre-Neuve-et-Labrador. M. Osborne a également été élu président de l’Assemblé législative.

Correspondance récente à l’ARC (de mai 2025 à aujourd’hui) :

[ Caviardé ]

Kristina Tesser Derksen

Libéral – Milton-Est—Halton Hills-Sud (Ontario)

Kristina Tesser Derksen

Biographie

Mme Tesser Derksen est une dirigeante communautaire dévouée avec un parcours impressionnant de service communautaire. Conseillère municipale élue pour deux mandats, avocate locale, épouse, mère et membre engagée de la communauté, Mme Tesser Derksen a démontré sa détermination à améliorer la vie des familles dans la communauté.

Mme Tesser Derksen consacre bénévolement son temps à plusieurs organisations, ayant siégé comme administratrice aux conseils d’administration de la Townsend Smith Foundation, de Conservation Halton, de la Chambre de commerce de Milton, de la Downtown Milton Business Improvement Area et de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités (FCFDU). Elle est également membre du comité consultatif communautaire de Nassagaweya et du comité consultatif communautaire de la carrière Milton.

Mme Tesser Derksen a toujours travaillé dans la prestation de services : après plusieurs années dans le domaine des services funéraires à s’occuper de familles à Georgetown et à Milton, Kristina a étudié le droit à l’Université de Toronto et dirige son propre cabinet sur la rue Main au centre-ville de Milton.

Récapitulations des réunions pertinentes du PACP

PACP - Résumé des transcriptions du comité

Nom du comité :
Comité des comptes publics (PACP) de la Chambre des communes
Ordre du jour :
Travaux du Comité
Date de la réunion :
Le 16 septembre 2025, de 15 h 30 à 17 h 30
Éléments à noter :

La séance publique de la réunion (de 15 h 31 à 16 h 23) portait uniquement sur les travaux potentiels du Comité pour l’automne 2025; il y a eu quelques brèves références à l’ARC pendant la séance. Aucune décision n’a été prise concernant les travaux futurs au cours de la séance publique de la réunion.

Enjeux liés au service de l’ARC/Rapport du BVG de l’automne 2025 sur les centres de contact Lors de la réunion, Gérard Deltell, membre conservateur du PACP (et porte-parole du PCC en matière de revenu national), a suggéré que le PACP examine de près l’ARC à l’automne, en particulier dans le contexte du prochain rapport d’automne du BVG sur les centres de contact prévu en octobre. M. Deltell s’est plaint que les députés ont reçu « des centaines d’appels de contribuables » mécontents avec l’ARC, car « 80 % des personnes qui appellent l’ARC n’obtiennent aucune réponse... et seulement 5 % des gens peuvent réellement joindre quelqu’un par téléphone » malgré le fait que ce soit un service essentiel pour les Canadiens. M. Deltell a également fait référence à des reportages des médias durant l’été qui montraient des renseignements incorrects fournis aux contribuables par les centres de contact de l’ARC (p. ex., des renseignements erronés sur les droits de cotisation à un compte d’épargne libre d’impôt [CELI], des pénalités d’intérêts incorrectes imposées, etc.), ce qui a mis en péril le bien-être financier de nombreux Canadiens – surtout les aînés. M. Deltell s’inquiétait également du fait que l’ARC ne soutient pas adéquatement les aînés qui n’ont pas un accès en ligne ou qui ne s’y connaissent pas en informatique. M. Deltell a exigé que « l’ARC doive rendre des comptes » et il était impatient de voir ce que le prochain rapport du BVG indiquerait, insistant sur le fait que le PACP devrait travailler ensemble pour enquêter sur cette question.

  • Gérard Deltell (Louis-Saint-Laurent—Akiawenhrahk, PCC) :
    Nous savons que le Bureau du vérificateur général du Canada doit déposer, dans quelques semaines, le 7 octobre si je ne me trompe pas, un rapport à ce sujet. Force est d’admettre que c’est un enjeu qui touche toutes les régions du Canada, d’un océan à l’autre, et ce n’est pas une victoire pour le pays, bien au contraire. Nous savons aussi qu’en raison des mesures fiscales qui sont présentées, ce n’est jamais chose facile que de gérer l’Agence. Nous en sommes conscients. Nous sommes aussi conscients que, tant et aussi longtemps qu’on ne peut fournir un service de qualité, ce sont les contribuables qui en subissent les conséquences. Des enquêtes menées au cours des dernières semaines par des groupes de presse révèlent que 95 % des gens qui tentent de parler au téléphone à quelqu’un de l’Agence ne peuvent y parvenir. On peut comprendre que, durant l’été, il peut y avoir ceci ou cela. Toutefois, un pourcentage de 95 %, c’est énorme. Il y a donc seulement 5 % des gens qui peuvent parler au téléphone à quelqu’un. Ce n’est pas une loterie, c’est un service public auquel les Canadiens ont droit et pour lequel ils paient.
  • Dans le journal La Presse, on parlait notamment de cas où l’Agence n’était même pas capable de donner de l’information précise aux citoyens qui voulaient investir dans un compte d’épargne libre d’impôt, ou CELI. Alors, si on n’est pas capable de donner l’heure juste sur le montant qu’une personne peut investir dans un CELI, c’est le fondement même de l’épargne qui est mis en cause. C’est le fondement même de l’avenir d’une personne qui investit dans ces comptes.
  • On a vu aussi des cas d’erreurs qui ont été signalés dans les médias, et vous allez voir le trait commun. Le Journal de Québec et le Journal de Montréal rapportaient que M. Roujeon, un homme de 78 ans, devait payer des intérêts sur une somme qu’il avait déjà versée à l’Agence du revenu du Canada. On sait comment ça fonctionne. Quand vous recevez un avis de l’Agence, vous pouvez y lire que vous devez payer immédiatement, sinon les intérêts courent. Si on a déjà payé, pourquoi paierait-on des intérêts? Pendant que la personne essaie de prouver cela, les intérêts courent. Dans ce cas-ci, l’Agence a finalement vu que cela n’avait pas de sens et qu’elle s’était trompée.
  • Tous les Canadiens sont des citoyens honnêtes et travaillants, à quelques exceptions près, où les gredins sont identifiés. Les gens travaillants et de bonne foi ne s’attendent pas à ce que l’État canadien les prenne pour des voleurs. Or c’est ce qui est arrivé.
  • Un autre cas concerne M. Derome, un homme de 83 ans. Ce dernier avait, semble-t-il, des revenus fantômes qui, au bout du compte, n’existaient pas. Ces exemples sont cités dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal. Outre le fait d’avoir été maltraités par l’Agence, le point commun de ces deux-là, c’est qu’il s’agit d’un monsieur de 83 ans et d’un autre de 78 ans.
  • Cela m’amène à parler d’une question très importante. Ce sont nos aînés qui ont bâti le Canada, qui ont bâti la richesse du Canada d’aujourd’hui. C’est la moindre des choses de s’assurer de les traiter avec dignité. On ne doit pas les prendre pour des bandits et des voleurs, ou des trucs de ce genre. Il ne faut pas oublier que ces gens-là, qui sont nés dans les années 1930 et 1940, ne sont pas nés avec l’ordinateur au bout des doigts. Il faut donc respecter leur volonté. Ce qu’ils désirent, c’est d’avoir une approche directe au téléphone, de parler directement à une personne.

William Stevenson, membre conservateur du PACP, a également convenu que l’ARC doit être plus consciente des défis auxquels font face les aînés, craignant que la modernisation de l’ARC ne soit âgiste et discriminatoire à leur égard.

  • William Stevenson (Yellowhead, PCC) :
    […] M. Deltell a expliqué comment la modernisation de l’ARC rendait les choses difficiles et devenait quelque peu âgiste ou discriminatoire envers ceux qui avaient des difficultés techniques à traiter avec l’ARC.

Plus tard lors de la réunion, Sébastien Lemire, député du Bloc Québécois, a également exprimé son appui à un examen attentif de l’ARC, car il entendait aussi des inquiétudes, surtout chez les aînés.

  • Sébastien Lemire (Abitibi—Témiscamingue, BQ) :
    Pendant que la séance est encore publique, j’aimerais affirmer mon appui à l’intervention de M. Deltell, du côté conservateur, au sujet de la rapidité des services offerts aux citoyens, particulièrement aux personnes âgées. Dans ma circonscription, j’ai vu, moi aussi, des problèmes vécus par des citoyens à l’Agence du revenu du Canada. J’ai même fait une tournée auprès des aînés, et on a écrit un rapport à ce sujet. C’est une situation problématique. Je pense que ce serait particulièrement intéressant qu’on s’y penche.

PACP – Brève récapitulation du Comité

Nom du comité :
Comité des comptes publics (PACP) de la Chambre des communes
Ordre du jour :
2025 – Rapports 5 à 10 de la vérificatrice générale du Canada
Témoins :
Bureau du vérificateur général
Date de la réunion (lien vidéo/audio) :
Mardi 21 octobre 2025,de 10 h à 12 h
Éléments à noter :

Le Bureau du vérificateur général a semblé s’exprimer sur les « Rapports 5 à 10 de 2025 de la vérificatrice générale du Canada » dans leur ensemble. Les centres de contact de l’Agence du revenu du Canada ont été au cœur de la réunion, avec les interventions suivantes :

  • Dans sa déclaration d’ouverture, la vérificatrice générale a indiqué qu’elle craint que, « malgré un nouveau système de téléphonie et d’autres améliorations, les Canadiennes et les Canadiens attendent encore trop longtemps pour obtenir des réponses à leurs questions sur l’impôt. » Elle a expliqué qu’au cours du dernier exercice, les contribuables qui ont voulu parler avec une agente ou un agent ont attendu en moyenne 31 minutes, soit deux fois plus long que la norme de service de 15 minutes de l’Agence; et lorsque ces personnes ont pu parler à un agent, il leur est souvent arrivé de recevoir des renseignements inexacts. La vérificatrice générale a indiqué que l’audit a révélé que les réponses des agentes et agents aux questions liées à l’impôt des particuliers n’étaient exactes que dans 17 % des cas, et que celles liées à l’impôt des entreprises ou aux prestations ne l’étaient que dans un peu plus de la moitié des cas. Elle a toutefois indiqué que l’exactitude était beaucoup plus élevée lorsque les questions portaient sur des comptes en particulier.
  • Gérard Deltell, membre conservateur du PACP (et porte-parole du PCC en matière de revenu national), s’est plaint que les Canadiens sont « terriblement harcelés » par l’ARC – et ne reçoivent même pas d’informations exactes ou en temps opportun. Il s’est plaint qu’il existe de la « médiocrité » à l’ARC – car elle ne respecte pratiquement jamais ses normes de service et fournit des renseignements inexacts 4 fois sur 5. Il a qualifié cela de « manque de respect envers les contribuables » et a demandé comment l’ARC avait atteint ce « niveau de médiocrité »; la vérificatrice générale a expliqué que, bien que l’ARC « souhaite certainement offrir un meilleur service », les Canadiens sont frustrés par les longs délais d’attente et le fait qu’ils n’obtiennent pas des renseignements exacts, affirmant qu’« il y a beaucoup de place à l’amélioration à l’[ARC]. »
    • M. Deltell voulait en savoir plus sur l’augmentation du coût du contrat du système téléphonique à 110 millions de dollars; la vérificatrice générale a expliqué qu’elle a « trouvé tellement de signaux d’alarme par rapport à ce contrat en particulier que j’ai pensé qu’on devrait examiner de plus près le contrat des centres d’appels gérés par Services partagés Canada », car il fallait plus de précision.
  • Stephanie Kusie, membre conservatrice du PACP, a qualifié la conclusion du BVG d’« un autre rapport accablant qui indique que les Canadiens continuent de payer plus pour obtenir moins de services », surtout malgré l’audit du BVG en 2017 et les efforts précédemment employés par l’ARC pour régler le problème. Mme Kusie a été surprise que la priorité pour l’ARC soit « la stricte observation de l’horaire des quarts de travail et des pauses » plutôt que l’exactitude et l’exhaustivité. Elle s’est également plainte que les aînés étaient mal traités par les agents de l’ARC pendant le processus d’authentification des renseignements personnels, qualifiant cela de « service inacceptable »; la vérificatrice générale a souligné qu’il existait « une multitude de possibilités » pour l’ARC de s’améliorer – notamment en faisant en sorte que plus de 10 % de l’évaluation annuelle de rendement d’un agent soit basée sur l’exactitude et l’exhaustivité de ses réponses, car cela « n’encourage pas la mise en place d’une culture forte qui donne la primauté à ces deux valeurs.” Elle a convenu que les Canadiens s’attendent « à ce que l’Agence de revenu du Canada soit prête à leur fournir sans tarder des réponses exactes. Or, nous constatons que ce n’est pas le cas. » Elle a toutefois noté que l’ARC avait amélioré certains services fournis pour les réponses aux questions précises depuis 2017, mais que les réponses ne se sont pas améliorées depuis 2017 pour les questions générales. Elle a ajouté que la plateforme Mon dossier de l’ARC – qui avait été mise en place pour réduire le nombre d’appels – représente maintenant la majorité des appels reçus, venant de personnes qui essaient d’accéder à Mon dossier.
  • Mme Kusie a souligné des problèmes liés au contrat avec IBM et à l’augmentation des coûts, préoccupée par le fait que ni Services partagés Canada ni l’Agence du revenu du Canada n’étaient en mesure de confirmer si les niveaux d’activité facturés, qui servaient de base aux frais facturés à l’Agence, étaient exacts. Elle a déclaré : « Les mêmes manquements aux pratiques avaient été observés dans le dossier ArnaqueCAN »; la vérificatrice générale a expliqué que le contrat couvre trois ministères, mais que le BVG a découvert que « la vérification des factures était très limitée [et que] l’Agence du revenu du Canada ne vérifiai[t] pas l’exactitude de ce qui était facturé. Étant donné le nombre élevé de drapeaux rouges et mon incapacité à conclure que les ressources avaient été optimisées », elle précise qu’elle va mener un audit sur le contrat.
  • Tom Osborne, membre libéral du PACP, a reconnu que presque tous les députés ont reçu des plaintes au sujet de la lenteur de l’ARC et se demande si le plan de 100 jours récemment annoncé par le gouvernement permettrait de corriger les lacunes qui ont été constatées dans le rapport du BVG; la vérificatrice générale a dit que les agents de l’ARC n’ont pas les outils dont ils ont besoin pour répondre aux appels, et que l’ARC doit aussi changer sa culture qui accorde actuellement plus d’importance au respect des horaires pour les quarts de travail et les pauses, plutôt qu’à l’exactitude et à l’exhaustivité des renseignements fournis aux appelants. La vérificatrice générale a dit qu’elle était convaincue que le plan de 100 jours et la réponse de l’ARC aux recommandations précises du rapport du BVG devraient servir à améliorer la situation.
  • Sébastien Lemire, membre du Bloc Québécois du PACP, s’est plaint que le fait que les agents de l’ARC ne fournissent des informations exactes que dans 17 % des cas a une incidence négative importante sur les Canadiens, et s’est demandé pourquoi l’ARC n’a pas amélioré la situation depuis 2017; la vérificatrice générale a expliqué que la situation depuis 2017 a changé, selon le type de question posée – les réponses aux questions générales sont encore inexactes, mais les réponses aux questions plus précises sont généralement exactes (il y a donc eu une « marge d’amélioration » à cet égard). Le BVG a précisé qu’il n’y avait aucune différence lorsque les agents répondaient en anglais et en français.
  • M. Lemire s’est plaint de la raison pour laquelle l’ARC s’appuyait sur les systèmes IBM ici, compte tenu de leur mauvais bilan avec le système de rémunération Phénix; la vérificatrice générale a confirmé qu’il y avait de nombreux « signaux d’alarme » dans la gestion des contrats, notamment en ce qui concerne la vérification des factures. Par conséquent, le BVG présentera un audit au Parlement en 2026 à ce sujet.
  • M. Lemire s’interrogeait sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer le service aux Canadiens; la vérificatrice générale a noté que l’ARC dispose d’un robot conversationnel qui fournit une réponse correcte deux fois sur six (ce qui est mieux que les réponses dans l’ensemble des agents des centres d’appels de l’ARC), mais elle a reconnu que tous les Canadiens ne seraient pas à l’aise de l’utiliser. M. Lemire a alors demandé si l’ARC pouvait créer un centre d’appels spécialisé pour les aînés; la vérificatrice générale a expliqué que ce rapport ne s’était pas penché sur ce sujet et que le BVG n’était pas certain de sa faisabilité – bien qu’elle ait ajouté que l’ARC disposait d’un centre d’appels « pour la région Nord ».
  • Jean Yip, membre libérale du PACP, a demandé si la transition de l’ARC vers des améliorations numériques aiderait à répondre aux préoccupations du rapport du BVG – en particulier les options libre-service et les heures de clavardage prolongées; la vérificatrice générale a indiqué que les améliorations numériques étaient conformes aux recommandations du rapport. Elle a souligné la nécessité d’améliorer le robot conversationnel de l’ARC, qui a obtenu de moins bons résultats comparativement à d’autres outils d’intelligence artificielle accessibles au public. Elle a aussi ajouté que les agents ont besoin d’avoir accès à de meilleurs outils pour trouver plus rapidement les bons renseignements et réduire la durée des appels (30 % du temps d’appel était passé en attente pendant que les agents cherchaient des renseignements). Elle a aussi dit qu’il faudrait mieux travailler pour réacheminer les appels liés à l’accès à Mon dossier, car ils représentent actuellement la majorité des appels.
  • William Stevenson, membre conservateur du PACP, a expliqué qu’il avait « per[du] beaucoup de temps » à attendre que quelqu’un lui réponde à l’ARC en tant qu’ancien comptable professionnel agréé. Il a noté que le rapport du BVG démontrait que le nombre d’agents des centres d’appels de l’ARC avait été réduit ces dernières années, et a demandé si cela faisait partie des pressions en vue du recours au guichet libre-service; la vérificatrice générale a indiqué que le nombre d’agents a effectivement une incidence directe sur la qualité et la rapidité du service reçu, mais que le nombre d’agents dépend des contraintes budgétaires à une période donnée.
    • M. Stevenson s’est de nouveau plaint que les aînés avaient beaucoup de problèmes avec l’ARC.
    • M. Stevenson a noté qu’il semblait y avoir peu de formation pour les agents des centres d’appels de l’ARC (« pratiquement pas de formation »); la vérificatrice générale était d’accord que l’ARC offre peu de rétroaction ou de formation aux agents, et qu’il doit particulièrement mieux trier les appels pour les acheminer à des agents spécialisés pouvant être formés pour des questions précises. Elle a répété que le fait que seulement 10 % de l’évaluation annuelle de rendement d’un agent soit basée sur l’exactitude et l’exhaustivité créait des problèmes de culture – et que l’ARC doit mieux insister sur l’importance de l’exactitude.
  • Anthony Housefather, membre libéral du PACP, a demandé la confirmation de la période d’audit; la vérificatrice générale a indiqué qu’elle s’est terminée le 30 juin et celle-ci n’aurait pas retenu les améliorations du plan de 100 jours, puisque cela s’est produit après la période d’audit.
    • M. Housefather était perplexe face à la situation « bizarre » selon laquelle le robot conversationnel de l’ARC aurait obtenu de moins bons résultats que d’autres outils d’intelligence artificielle accessibles au public – « Comment se fait‑il que l’outil spécialisé [de] l’ARC soit pire que l’outil moyen auquel n’importe qui peut avoir accès [en ligne]? » La vérificatrice générale a dit que c’était une excellente question pour l’ARC, mais que son robot conversationnel n’a été alimenté que de renseignements généraux sur l’impôt sur le revenu des particuliers (et non pas de renseignements sur l’impôt des sociétés). M. Housefather s’est demandé si le robot conversationnel devait être éliminé ou si plus de renseignements devaient y être versés pour permettre d’obtenir plus de renseignements; la vérificatrice générale a dit que l’avenir du robot conversationnel de l’ARC était une décision de la direction de l’ARC, mais que l’ARC devait être plus consciente du désir des Canadiens pour le libre-service.
  • Vers la fin de la réunion, Gérard Deltell, membre conservateur du PACP (et porte-parole du PCC en matière de revenu national), a proposé une motion pour une étude du PACP (commençant le 23 octobre 2025) sur le rapport des centres de contact de l’ARC, qui se lit comme suit :
    Que, compte tenu des graves préoccupations soulevées dans le rapport de la vérificatrice générale concernant les centres de communication de l’Agence du revenu du Canada, indiquant des manquements importants à fournir aux Canadiens des renseignements opportuns et exacts sur les impôts et les prestations, le Comité entreprenne immédiatement une étude sur cet audit; L’étude examine dans quelle mesure ces manquements ont touché les contribuables et les bénéficiaires de prestations, en particulier les Canadiens à faible revenu, les aînés et les familles qui dépendent de paiements de prestations versés en temps opportun; Le Comité tienne sa première réunion sur cette étude le jeudi 23 octobre 2025; Des représentants de l’Agence du revenu du Canada, y compris le commissaire du revenu, les sous-commissaires responsables des services ainsi que les hauts fonctionnaires concernés des directions des centres d’appels et des prestations, soient convoqués à cette réunion, conjointement avec la vérificatrice générale du Canada.
    • Le président du PACP a donné son appui à la motion, notant que c’était un enjeu qui touchait tous les bureaux des députés. M. Deltell a aussi fait remarquer que le mauvais service de l’ARC forçait les Canadiens à engager des comptables pour obtenir des renseignements.
    • Après un débat limité sur la motion, celle-ci a été adoptée à l’unanimité.
Questions de suivi pour l’ARC :
L’ARC devra comparaître devant le PACP le 23 octobre 2025 dans le cadre de l’étude du Comité sur le rapport des centres de contact de l’ARC.

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2026-02-12