Directive sur les conflits d’intérêts

Version : 6.0

Date de la version : le 9 février 2026

Version PDF

Sur demande, la présente directive est offerte en différents formats pour les personnes ayant une déficience visuelle (courriel MULMEDFORMG@cra-arc.gc.ca).

Sur cette page

1. Date d’entrée en vigueur

2. Application

3. Instruments de politique d’entreprise connexes

4. Aperçu

5. Objectif et résultats

5.1 Objectif

5.2 Résultats

6. Exigences

6.1 Processus d’affirmation

6.2 Exigences en matière de divulgation

6.3 Évaluation des divulgations confidentielles

6.4 Détermination

6.5 Recours

6.6 Vie privée et confidentialité

7. Rôles et responsabilités

7.1 Conseil de direction

7.2 Commissaire

7.3 Sous-commissaire (SC), Direction générale des ressources humaines (DGRH) et dirigeant principal des ressources humaines

7.4 Directeur général, Direction des relations en milieu de travail et de la rémunération (DRMTR)

7.5 Directeur de la Division des valeurs, de l’intégrité et des politiques et programmes du travail (DVIPPT)

7.6 Bureau des valeurs et de l’éthique (BVE)

7.7 Sous-commissaires (directions générales et régions)

7.8 Gestionnaires délégués – Conflit d’intérêts

7.9 Tous les cadres, gestionnaires et chefs d’équipe

7.10 Conseillers en relations de travail – Centres d’expertise des relations en milieu de travail régionaux

7.11 Conseillers en relations de travail pour les cadres - Section des relations de travail pour les cadres

7.12 Agent principal de l’après-mandat (APAM)

7.13 Employés

8. Références

9. Demandes de renseignements

Adressez toute demande de renseignements sur cette directive ou sur des situations de conflit d’intérêts précises au Centre de services en RH.

10. Historique des versions

Historique des versions
Numéro de version Révisions Type de révision Secteur responsable Approuvé par : Date d’approbation
(AAAA-MM-JJ)
Date d’entrée en vigueur
(AAAA-MM-JJ)
6.0 Révision complète Examen complet cyclique DGRH

Conseil de direction (2025-2026-10)

2025/09/23 2026/02/09
5.0 Révision complète Examen complet cyclique DGRH

Conseil de direction (2020-2021-23)

2021/01/13 2021/04/01
4.2 Liens brisés réparés et titres des instruments mis à jour au besoin Mise à jour administrative DGRH SC, DGRH 2019/04/10 2019/04/29
4.1

Ajout du titre « Engagement » à la section 6.1

Ajout du mot cannabis à l’annexe C, 1 (a) (iv)

Révision DGRH SC, DGRH 2018/09/18 2018/10/17
4.0 (b)

Changements mineurs au libellé tout au long de la section

Comprend les changements apportés à la version 4.0 (a)

Révision DGRH Comité de direction (2018-2019-02) 2018/04/05 2018/04/05
4.0 (a)

Révisions pour tenir compte de la séparation du formulaire de divulgation confidentielle en trois formulaires :

  • Divulgation des intérêts privés et des activités extérieures
  • Divulgation des cadeaux et marques d’hospitalité
  • Divulgation de l’après-mandat
Ajout de scénarios à l’annexe A pour accroître la sensibilisation
Révision DGRH

Comité de direction (2017-2018-31)

Remarque : La version 4.0 (a) a été approuvée, mais n’a jamais été publiée avant la version 4.0 (b) en avril 2018.

2017/12/15 2017/12/15
3.0

Modification de l’autorité approbatrice à la section 1.0

Utilisation d’un libellé standard dans la section 2.0

Ajout d’un lien à Départ de l’Agence du revenu du Canada à la section 7.3 (c),ainsi qu’aux Références

Révision DGRH Comité de direction (2016-2017-18) 2016/12/16 2016/12/16
2.1

Ajout de la Loi sur le lobbying à la section Références et des restrictions relatives au lobbying dans l’après-mandat

Modifications aux références aux exécutifs/cadre de EC à EX

Les anciens outils 1 à 4 ont été changés pour les annexes A à D (aucun changement dans la formulation)

Ajout de l’agent principal de l’après-mandat

Modification du seuil des dons

Révision DGRH SC, DGRH 2016/04/19 2016/05/02
2.0 Simplification des politiques de la Direction générale des ressources humaines : mise à jour de la directive de 2014 sur les conflits d’intérêts et l’après-mandat, incorporant le contenu de la politique et des lignes directrices de 2001 sur les cadeaux, les marques d’hospitalité et les autres avantages sociaux, et convertissant les procédures d’évaluation et de gestion des divulgations confidentielles de 2014 en un outil pour les gestionnaires délégués Révision DGRH SC, DGRH 2015/12/17 2015/12/17
1.0 Remplacement complet de la Politique sur les conflits d’intérêts, et du Code et des lignes directrice sur les conflits d’intérêts Nouvel IPE DGRH SC, DGRH 2014/02/06 2014/03/01

Annexe A – Intérêts privés et activités extérieures

En tant qu’employé de l’ARC, vous avez la responsabilité de maintenir l’intégrité de l’organisation et la confiance du public. Même s’il se peut que vous ayez une variété d’intérêts privés et d’activités extérieures, il est essentiel qu’elles ne nuisent pas, ou qu’elles ne semblent pas nuire à votre capacité d’exercer vos fonctions de manière objective et impartiale.

Pour gérer les conflits d’intérêts, vous devez divulguer certains intérêts privés, activités extérieures et tous contrats ou ententes contractuelles prévues avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC, comme il est indiqué dans la présente annexe, à l’aide du formulaire de divulgation confidentielle approprié en plus de fournir des renseignements clairs et suffisants pour permettre à votre gestionnaire délégué de prendre une décision éclairée.

Partie 1 – Intérêts privés, actifs, passifs et relations

  1. Exigences en matière de divulgation

    Les employés doivent divulguer tous les intérêts privés, les actifs, les passifs et les relations suivantes :

    1. Les titres cotés en bourse de sociétés et les titres de gouvernements étrangers, y compris, sans toutefois s’y limiter :
      • les actions, obligations/débentures, parts de fiducie, fonds négociés en bourse (FNB) ou tout autre instrument financier autogéré ou autoadministré;
      • les actions, parts ou autres intérêts en capitaux propres similaires, ainsi que les fonds d’investissement concentrés dans certaines entreprises ou secteurs d’activité spécifiques;
      • les titres cotés en bourse, tels que ceux décrits ci-dessus, détenus dans des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), des régimes enregistrés d’épargne-études (REEE), des comptes d’épargne libres d’impôt (CELI), des comptes d’épargne pour l’achat d’une première propriété ou d’autres véhicules d’épargne liés aux impôts, autogérés ou autoadministrés, établis au bénéfice de l’employé ou d’autrui;
      • les valeurs détenues et négociées par l’intermédiaire de clubs d’investissement qui sont autogérés ou autoadministrés.
    2. Les cryptomonnaies, cryptoactifs, marchandises, contrats à terme et devises étrangères détenus ou négociés à des fins de spéculation.
    3. Des intérêts dans des sociétés de personnes, des entreprises individuelles, des coentreprises, des sociétés privées, des entreprises familiales ou des exploitations agricoles commerciales (y compris celles qui détiennent ou contrôlent des actions de sociétés ouvertes ou qui font affaire avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC).
    4. Les biens immobiliers non destinés à votre usage personnel (p. ex., les immeubles à titre d’investissement ou les immeubles de location, y compris les biens loués à un ami ou membre de votre famille).
    5. Les actifs placés dans une fiducie ou découlant d’une succession de laquelle vous êtes le bénéficiaire.
    6. Les prêts garantis ou non garantis consentis à des personnes autres que les membres de votre famille immédiate.
    7. Les passifs directs et potentiels relatifs à tous les intérêts privés énoncés dans cette section.
    8. Toute relation personnelle en milieu de travail, où vous influencez directement ou indirectement des décisions liées à l’embauche, la promotion, l’évaluation ou la prise d’autres décisions liées à la carrière de cet individu.
    9. Tout autre actif, passif ou relation qui pourrait constituer un conflit d’intérêts réel, apparent ou potentiel en raison de la nature particulière de vos fonctions ou en raison des renseignements non rendus publics auxquels vous avez accès, et qui n’auraient pas été divulgués par ailleurs.
  2. Exceptions à la divulgation

    Les employés ne sont pas tenus de divulguer les intérêts privés, les actifs, les passifs et les relations suivants :

    1. Les obligations d’épargne du Canada et autres placements similaires en titres à valeur fixe émis ou garantis par un palier de gouvernement au Canada ou par des organismes de ces gouvernements.
    2. Les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) et les comptes d’épargne libre d’impôt (CELI) qui ne sont pas autoadministrés ou autogérés où vous ne prenez pas de décisions en matière d’investissement dans le cadre de placements individuels ou personnels.
    3. Les fonds négociés en bourse et les investissements dans des sociétés d’investissements à capital variable.
    4. Les certificats de placement garanti (CPG) et les instruments financiers similaires.
    5. Le domicile principal, les propriétés de loisir et les propriétés agricoles pour votre utilisation personnelle qui ne sont pas utilisés pour générer du revenu (et l’hypothèque sur lesdits biens).
    6. Les articles ménagers, les effets personnels, les œuvres d’art, les antiquités et les objets de collection. 
    7. Les rentes, les polices d’assurance-vie et les droits à pension.
    8. Les créances à recouvrer d’un ancien employeur, client ou associé, les prêts personnels consentis à des membres de votre famille immédiate et les petits prêts consentis à d’autres personnes.
    9. Toute relation personnelle en milieu de travail, où vous n’avez aucune influence directe ou indirecte sur des décisions liées à l’embauche, la promotion, l’évaluation ou la prise d’autres décisions liées à la carrière de cet individu.

Partie 2 - Activités ou emploi extérieurs

  1. Exigences en matière de divulgation

    Les employés doivent divulguer toutes les activités extérieures, les emplois ou le bénévolat qui impliquent ce qui suit :

    1. Comptabilité, tenue de livres, approvisionnement, finances et activités liées à l’impôt, y compris, sans toutefois s’y limiter :
      • Services juridiques ou de consultation liés à l’imposition, aux vérifications ou à l’observation financière;
      • Fonctions comportant un accès aux dossiers financiers, aux vérifications ou aux décisions réglementaires ou une influence sur ceux-ci;
      • Planification financière, services consultatifs ou ventes;
      • Courtage hypothécaire;
      • Conseils et vente en assurance-vie;
      • Délivrance de reçus officiels de dons.
    2. Ventes ou évaluations de biens immobiliers
    3. Appartenance à un conseil d’administration
    4. Affectations ou possibilités internationales
    5. Enseignement, publication ou prise de parole en public, y compris :
      • Rapports académiques;
      • Participation à des conférences ou séminaires en tant que panéliste, conférencier ou modérateur.
    6. Activités sur les médias sociaux ou de création de contenu qui portent sur des sujets liés aux politiques du gouvernement ou aux fonctions de l’ARC. (Consultez la page Directive sur la création et la gestion des comptes de médias sociaux)
    7. Agir à titre de représentant actif (p. ex., exécuteur, administrateur, procuration, fiduciaire, tuteur, consultant en matière d’immigration, etc.) des biens d’un tiers, de ses affaires d’immigration ou financières, ou des dossiers en litige avec l’ARC
    8. Activités politiques non liées à une candidature telles qu’elles sont définies par la Loi sur l’emploi dans la fonction publique (consultez la page Participer à des activités politiques) 
    9. Toute autre activité extérieure qui pourrait donner lieu à un conflit d’intérêts réel, apparent ou potentiel en raison :
      • d’un lien avec les lois administrées par l’ARC;
      • d’un lien avec la nature de vos fonctions à l’ARC;
      • d’accès à des renseignements non publics ou confidentiels.
  2. Exceptions à la divulgation

    Les employés ne sont pas tenus de divulguer les activités extérieures suivantes, qu’elles soient payées ou non :

    1. Activités extérieures ponctuelles ou continues où vous n’occupez pas une position d’influence au sein de ladite activité et qui ne sont pas indiquées dans la section 2a : Exigences en matière de divulgation.
    2. Préparation et production des documents de l’ARC pour le compte d’autres personnes, à condition que les conditions suivantes soient remplies :
      • qu’ils ne reçoivent pas et ne cherchent pas à recevoir une rémunération, un cadeau ou une faveur; 
      • qu’ils ne fournissent aucun renseignement ou service au-delà de ce qu’une personne recevrait normalement de l’ARC;
      • que les documents préparés ne sont pas liés à une entreprise.

Partie 3 – Contrats ou ententes contractuelles avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC

  1. Exigences en matière de divulgation et d’approbation

    Avant de soumissionner ou de conclure tout contrat ou entente contractuelle, par l’intermédiaire d’intérêts privés ou d’activités extérieures, les employés doivent divulguer et obtenir l’approbation préalable lorsque ces accords se traduisent par des avantages ou des revenus directs ou indirects provenant du gouvernement du Canada y compris l’ARC.

    Cette exigence s’applique lorsque les employés :

    1. ont un intérêt financier dans une entreprise qui conclut un contrat avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC, lorsqu’ils sont impliqués de manière directe ou indirecte dans le contrat ou ont un pouvoir décisionnel dans ce contrat.
    2. siègent un conseil d’administration d’une entreprise qui communique avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC, lorsqu’ils sont impliqués de manière directe ou indirecte dans le contrat ou ont un pouvoir décisionnel dans ce contrat.
    3. sont un employé ou un bénévole pour une entreprise qui a conclu un contrat avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC, où ils sont directement ou indirectement impliqués dans le contrat ou effectuent des travaux décrits dans le contrat.
  2. Exceptions à la divulgation

    Les employés ne sont pas tenus de divulguer ou d’obtenir l’approbation préalable avant de soumissionner ou de conclure un contrat ou des ententes contractuelles, par le biais de leurs intérêts privés ou activités extérieures lorsqu’ils :

    1. ont un revenu passif provenant d’investissements dans des entreprises qui concluent des contrats avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC, ou siègent à son conseil d’administration, sans toutefois être impliqués dans le contrat ni détenir de pouvoir décisionnel à son égard.
    2. sont employés ou bénévoles pour une entreprise qui passe un contrat avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC, lorsqu’ils ne sont pas impliqués dans le contrat et n’effectuent pas le travail décrit dans le contrat.

Annexe B – Cadeaux et autres avantages

En tant qu’administration fiscale, l’ARC s’engage à respecter les normes les plus élevées en matière d’intégrité, de transparence et de conduite éthique dans toutes ses relations d’affaires. L’acceptation de cadeaux et d’autres avantages peut créer des conflits d’intérêts réels ou perçus, susceptibles d’influencer la prise de décision ou de compromettre la confiance du public envers notre organisation.

Afin de protéger l’objectivité, l’impartialité et l’intégrité de l’ARC et d’éviter toute perception d’obligation à l’égard d’un donateur, les employés doivent fournir un service équitable et impartial à tous les contribuables, bénéficiaires de prestations et toute personne ou organisation qui interagit avec l’ARC.

Cadeaux et autres avantages permis

Les cadeaux occasionnels et accessoires ainsi que les autres avantages d'une valeur commerciale inférieure à 25,00 $ sont permis uniquement lorsque toutes les conditions suivantes sont remplies :

Cadeaux et autres avantages interdits

Les employés ne doivent jamais solliciter ou accepter de cadeaux ou d’avantages dans l’exercice de leurs fonctions de la part de personnes ou d’organisations qui font affaire avec l’ARC ou ont des relations avec celle-ci. Les articles interdits comprennent notamment, sans toutefois s’y limiter :

Exigences en matière de divulgation

Les cadeaux et tout autre avantage interdits doivent être refusés et ne jamais être sollicités. Les cadeaux et avantage interdits refusés n’ont pas à être déclarés.

Cependant, dans de rares situations où le refus d’un cadeau ou d’un avantage interdit n’est pas envisageable en raison de normes culturelles, de traditions autochtones ou de protocoles opérationnels établis, l’employé peut recevoir le cadeau, mais doit le déclarer au moyen du formulaire de divulgation confidentielle. Seul le gestionnaire délégué a le pouvoir de déterminer la marche à suivre appropriée.

Collecte de fonds

Lors d’une collecte de fonds en milieu de travail, il est interdit aux employés de solliciter des cadeaux, des marques d’hospitalité, des avantages ou des contributions financières, y compris des dons, des prix ou d’autres transferts de valeur économique auprès d’organismes externes ou de particuliers.

Toutefois, les employés peuvent offrir à titre personnel des articles, comme des biens, des marchandises ou des services non liés au travail. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez l’Outil d’information relatif à la collecte de fonds par les employés.

Annexe C – Obligations d’après-mandat

Les employés de l’ARC ont la responsabilité continue d’éviter tout conflit d’intérêts réel, apparent ou potentiel entre leurs fonctions les plus récentes à l’ARC et tout emploi futur, y compris le travail indépendant, à l’extérieur de l’ARC et du gouvernement du Canada. Même après avoir quitté leur poste à l’ARC, les employés ne doivent pas participer à des activités qui pourraient compromettre la confiance du public ou l’intégrité de l’ARC.

Pour gérer les conflits d’intérêts, les employés qui quittent ainsi que les anciens employés sont assujettis à des obligations continues. De plus, pour une période d’un an suivant leur départ, toute acceptation d’offre d’emploi pouvant soulever d’éventuels conflits d’intérêts réels, apparents ou potentiels doit être divulguée.

Partie 1 - Avant de quitter l’ARC

Exigences en matière de divulgation d’après-mandat

Tous les employés sont tenus de divulguer l’acceptation d’un emploi futur et d’activités à l’extérieur de l’ARC et du gouvernement du Canada pouvant donner lieu à de possibles conflits réels, apparents ou potentiels liés à leurs plus récentes fonctions à l’ARC. Les employés doivent fournir des renseignements suffisants à propos de leur futur emploi et activités à l’aide d’un formulaire de divulgation d’après-mandat.

Les employés du groupe de la direction (EX) (y compris une affectation temporaire au niveau du groupe de la direction [EX]) sont également tenus de divulguer les offres d’emploi fermes à l’extérieur de l’ARC et du gouvernement du Canada.

Partie 2 - Après avoir quitté l’ARC

  1. Obligations continues d’après-mandat

    Les anciens employés doivent se conformer aux obligations suivantes, qui n’ont pas de limite de temps.

    Confidentialité et protection des renseignements personnels

    Les anciens employés ont signé un Serment ou une Affirmation par lequel ils s’engagent à exercer leurs fonctions telles qui leur ont été assignées et à ne pas divulguer les informations non publiques obtenues durant leur emploi. Toute divulgation ou utilisation non autorisée de renseignements sur les contribuables par un employé actuel ou ancien peut constituer une violation à l’article 241 de la Loi de l’impôt sur le revenu, à l’article 295 de la Loi sur la taxe d’accise ou à l’article 211 de la Loi de 2001 sur l’accise. De telles violations sont passibles de sanctions juridiques importantes.

    Être un représentant

    Il est interdit aux anciens employés de représenter ou d’agir au nom d’une personne ou d’une entité lors de procédures, transactions, négociations ou cas en cours dans lesquels l’ARC agit comme partie pour lesquels l’employé a :

    • agi ou conseillé l’ARC dans un tel cas; ou
    • supervisé des employés ayant agi ou conseillé l’ARC dans un tel cas.

    Communiquer avec l’ARC

    Les anciens employés ne doivent pas communiquer avec des employés actuels de l’ARC (y compris des collègues ou gestionnaires avec lesquels ils ont travaillé pendant leur emploi à l’ARC) à propos de toute activité liée à l’ARC, de manière à ce que cela puisse être perçu comme une tentative d’obtenir un traitement préférentiel ou un accès privilégié. La communication liée aux entreprises avec l’ARC doit se faire par l’intermédiaire des voies normales et des points de service accessibles au public (p. ex., Mon dossier, Mon dossier d’entreprise, etc.).

    Passation des contrats et lobbying auprès de l’ARC et du gouvernement du Canada

    Les anciens employés de l’ARC peuvent être sujets à des conditions additionnelles lorsqu’ils concluent un contrat ou des ententes contractuelles avec le gouvernement du Canada, y compris l’ARC. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la Directive sur la gestion de l’approvisionnement et la Directive sur les marchés conclus avec les anciens fonctionnaires.

    Les anciens employés EX-04 et EX-05 peuvent être visés par un délai de restriction de cinq (5) ans à l’égard des activités de lobbying auprès du gouvernement du Canada. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez la Loi sur le lobbying.

  2. Période de restriction

    Les anciens employés sont assujettis à une période de restriction d’un (1) an après avoir quitté l’ARC :

    Pendant cette période, les anciens employés :

    1. doivent divulguer, par écrit à l'Agent principal de l'après-mandat (APAM), toute acceptation d’emploi et activités pouvant donner lieu à de possibles conflits d’intérêts réels, apparents ou potentiels en relation avec leurs plus récentes fonctions et responsabilités au sein de l’ARC.
    2. ne doivent pas prendre part aux activités suivantes :
      • accepter un emploi auprès d’une entité à l’extérieur de la fonction publique du Canada et avec qui ils ont eu des rapports professionnels officiels au cours de la période d’une (1) année qui a immédiatement précédé le départ de l’ARC, peu importe s’ils ont participé aux rapports professionnels officiels directement ou par l’entremise de leurs subalternes.
      • accepter une nomination à un conseil d’administration d’une entité privée avec qui ils ont eu des rapports professionnels officiels au cours de la période d’une (1) année qui a immédiatement précédé le départ de l’ARC, peu importe s’ils ont participé aux rapports professionnels officiels directement ou par l’entremise de leurs subalternes.
      • représenter auprès de l’ARC des personnes ou des entités avec lesquelles ils ont eu des rapports professionnels officiels au cours de la période d’une (1) année qui a immédiatement précédé le départ de l’ARC, peu importe s’ils ont participé aux rapports professionnels officiels directement ou par l’entremise de leurs subalternes.

    Réduction ou annulation de la période de restriction

    Dans des circonstances exceptionnelles et lorsque cela ne compromettra pas l’intérêt public, l’APAM, en consultation avec le gestionnaire délégué, peut envisager de réduire la période de restriction d’un (1) an ou d’y renoncer.

    Les anciens employés peuvent soumettre une demande écrite à l’APAM par courriel à l’adresse suivante : NATSOPEG@cra-arc.gc.ca.

Partie 3 - Défaut de se conformer

Le défaut de se conformer aux dispositions d’après-mandat de la présente directive peut entraîner des mesures prises par l’ARC, comme le dépôt d’une plainte auprès du nouvel employeur ou de l’association professionnelle. Les mesures supplémentaires peuvent comprendre le renvoi à un organisme d’application de la loi ou à d’autres mesures juridiques.

Détails de la page

2026-02-09