Rejets de substances nocives dans l'eau

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Le rejet de certaines substances dans l'environnement peut nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Les métaux toxiques rejetés dans l'eau peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse tant pour les humains que pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques du cadmium sont considérés comme toxiquesNote de bas de page 1 au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les indicateurs sur les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau permettent de suivre les rejets de ces substances dans l'eau provenant des installations.

Sommaire

Aperçu des résultats

  • Les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau étaient respectivement 67 %, 56 % et 43 % plus faibles en 2018 qu'en 2003.
  • En 2014, un déversement importantNote de bas de page 2 a représenté 92 %, 92 % et 59 % des rejets totaux de mercure, de plomb et de cadmium, respectivement.

Rejets de mercure, plomb et cadmium dans l'eau, Canada, 2003 à 2018

Rejets de mercure, plomb et cadmium dans l'eau, Canada, 2003 à 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Rejets de mercure, plomb et cadmium dans l'eau, Canada, 2003 à 2018
Année Mercure
(changement en pourcentage par rapport au niveau de 2003)
Plomb
(changement en pourcentage par rapport au niveau de 2003)
Cadmium
(changement en pourcentage par rapport au niveau de 2003)
2003 0 0 0
2004 -11 -14 -6
2005 41 -13 -31
2006 -10 -21 -24
2007 -33 -41 -24
2008 -45 -14 -49
2009 -10 -32 -35
2010 -32 -22 -45
2011 -6 -29 -44
2012 -53 -42 -44
2013 -44 -47 -44
2014 518 499 28
2015 -70 -61 -55
2016 -57 -63 -51
2017 -68 -62 -46
2018 -67 -56 -43

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : L'indicateur ne rend compte que des rejets provenant des installations. Ce tableau illustre uniquement les rejets dans l'eau déclarés à l'Inventaire national des rejets de polluants en fonction des critères de déclaration de celui-ci touchant les rejets de mercure, de plomb et de cadmium et de leurs composés. Les quantités présentées ne doivent pas être interprétées comme le total exhaustif de rejets de ces polluants dans l'eau au Canada.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

Le mercure, le plomb et le cadmium sont des éléments naturels. La plupart des rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau proviennent des effluents d'eaux usées et de la gestion des déchets. Les usines de traitement des eaux usées ne produisent pas de mercure, de plomb ou de cadmium. La principale source de mercure, de plomb et de cadmium dans les eaux usées proviennent en général des rejets industriels dans les réseaux d'égouts.

En 2018, les rejets des eaux usées et de la gestion des déchets représentaient 66 %, 43 % et 43 % des rejets totaux de mercure, de plomb et de cadmium, respectivement.Note de bas de page 3 De 2003 à 2018, les rejets de mercure, de plomb et de cadmium provenant de cette source ont diminué respectivement de 73 %, 70 % et 62 %.

Mercure

Rejets de mercure dans l'eau

Le mercure est rejeté dans l'eau à partir de sources telles que l'industrie des pâtes et papiers, de l'exploitation minière et les usines de la transformation des métaux, et indirectement par les usines de traitement des eaux usées. Le mercure dans les eaux usées provient habituellement des rejets industriels dans les réseaux d'égouts et des effluents des sites d'enfouissement des déchets. Des rejets peuvent aussi se produire lorsqu'un produit contenant du mercure est fabriqué, utilisé, recyclé et éliminé.Note de bas de page 4 

Rejets de mercure dans l'eau par source
Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire
Rejets de mercure dans l'eau provenant des installations

Rejets de mercure dans l'eau par source

Aperçu des résultats

  • Depuis 2003, les rejets de mercure dans l'eau ont diminué de 67 % ou 253 kilogrammes (kg).
  • En 2018, les rejets à l'échelle nationale ont totalisé 122 kg.
    • La source la plus importante était les eaux usées et la gestion des déchets, qui représentait 66 % (81 kg) des rejets totaux.
  • En 2014, un déversement importantNote de bas de page 2 a généré 92 % (2 143 kg) des 2 321 kg de mercure rejetés.

Rejets de mercure dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018

Rejets de mercure dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Rejets de mercure dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018
Année Eaux usées et gestion des déchets
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Production et transformation de métaux non ferreux
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Exploitation de mines et de carrières
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Industrie des pâtes et papiers
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Autres sources
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Total
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
2003 303,4 14,1 0,2 23,9 34,3 375,8
2004 270,3 13,3 7,1 16,9 25,3 333,0
2005 434,2 53,4 0,2 14,0 28,5 530,3
2006 225,7 61,6 3,1 26,0 20,6 337,0
2007 167,1 31,2 3,9 25,4 23,3 251,0
2008 146,8 10,7 3,2 22,8 24,5 208,0
2009 163,6 9,4 16,2 83,6 65,8 338,7
2010 136,5 23,3 4,6 70,5 21,4 256,2
2011 173,6 9,3 90,2 68,2 13,2 354,5
2012 100,3 5,9 17,0 43,9 9,1 176,0
2013 123,6 8,5 38,6 34,6 6,2 211,5
2014 87,4 10,4 2 174,4 47,8 1,4 2 321,4
2015 77,9 5,5 5,1 21,7 1,6 111,8
2016 83,5 30,7 12,5 21,2 12,2 160,0
2017 81,8 12,0 6,8 19,3 0,7 120,6
2018 80,8 14,3 14,2 11,3 1,8 122,5

Remarque : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 2,31 ko)

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : L'indicateur ne rend compte que des rejets provenant des installations. Il comprend la quantité de mercure élémentaire et de mercure dans tout composé, alliage ou mélange déclarée à l'Inventaire national des rejets de polluants selon les critères de déclaration de celui-ci. Ainsi, les rejets de mercure dans l'eau déclarés ne représentent qu'une portion des rejets de ce polluant toxique dans l'eau au Canada. Les autres sources englobent les services d'électricité, la fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers), l'industrie pétrolière et gazière, les minerais et les industries minérales (sauf la production et la transformation de métaux non ferreux) et d'autres sources diverses. Pour en savoir plus sur les sources, veuillez consulter les Sources des données et méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

En 2018, 3 secteurs ont contribué à 89 % (109 kg) des rejets totaux de mercure dans l'eau à l'échelle nationale :Note de bas de page 3 les eaux usées et la gestion des déchets, la production et la transformation de métaux non ferreux et l'exploitation de mines et de carrières.

La réduction la plus importante des rejets de mercure dans l'eau entre 2003 et 2018 a été enregistrée dans le secteur des eaux usées et de la gestion des déchets, avec une réduction de 223 kg (73 %). Cette baisse a contribué à 88 % de la baisse totale des rejets de mercure dans l'eau.

Le mercure a des effets négatifs importants sur la santé humaine et l'environnement. Il persiste et s'accumule dans les écosystèmes et le biote. L'exposition des Canadiens au mercure pose un risque particulier dans le cas des populations, notamment autochtones, qui consomment beaucoup de poissons prédateurs, par exemple des truites d'eau douce ou des ombles chevaliers, ainsi que des aliments traditionnels, notamment des mammifères marins.

Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire

Aperçu des résultats

  • En 2018, l'Alberta et la Colombie-Britannique représentaient 54 % (67 kg) des rejets de mercure dans l'eau à l'échelle nationale.
  • Entre 2008 et 2018, la plus forte réduction des rejets de mercure dans l'eau a été enregistrée en Ontario, avec une réduction de ses rejets de 55 % (33 kg).

Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018

Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Rejets de mercure dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018
Province ou territoire 2008
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
2018
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Terre-Neuve-et-Labrador < 0,1 0,1
Île-du-Prince-Édouard n/d n/d
Nouvelle-Écosse n/d <0,1
Nouveau-Brunswick 12,2 2,6
Québec 53,5 25,9
Ontario 60,0 26,7
Manitoba 0,2 0,4
Saskatchewan n/d <0,1
Alberta 42,5 35,0
Colombie-Britannique 39,6 31,6
Yukon n/d n/d
Territoires du Nord-Ouest n/d 0,2
Nunavut n/d n/d
Canada 208,0 122,5

Remarque : n/d = non disponible, signifie que la province ou le territoire n'a aucun rejet déclaré. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 1,40 ko)

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : L'indicateur ne rend compte que des rejets provenant des installations. L'indicateur comprend la quantité de mercure élémentaire et de mercure dans tout composé, alliage ou mélange déclarée à l'Inventaire national des rejets de polluants selon les critères de déclaration de celui-ci. Ainsi, les rejets de mercure dans l'eau déclarés ne représentent qu'une portion des rejets dans l'eau de ce polluant toxique au Canada. Les rejets déclarés de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba, de la Saskatchewan et des Territoires du Nord-Ouest sont trop faibles pour être prises en compte dans la figure.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

Les rejets de mercure dans l'eau étaient les plus élevés en Alberta en 2018, représentant 29 % (35 kg) du total à l'échelle nationale. Le mercure était le plus souvent rejeté dans les effluents d'eaux usées.

L'Ontario a connu la plus forte baisse de rejets de mercure entre 2008 et 2018. Le Québec a connu la deuxième baisse la plus importante des rejets de mercure au cours de cette période. Les baisses dans ces provinces étaient principalement dues à la réduction du mercure dans des eaux usées et de la gestion des déchets.

En 2018, les eaux usées et la gestion des déchets était la principale source de rejets de mercure dans l'eau en Alberta, en Ontario, en Colombie-Britannique, au Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest. L'industrie des pâtes et papiers était la plus importante source de rejets au Nouveau-Brunswick. Au Québec, la production et la transformation de métaux non ferreux était la principale source de rejets de mercure dans l'eau. A Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et en Saskatchewan, la source la plus importante était l'exploitation des mines et des carrières.

Aucun rejet de mercure dans l'eau n'a été déclaré à l'Île-du-Prince-Édouard, au Yukon et au Nunavut en 2008 et 2018. En 2008, la Nouvelle-Écosse, la Saskatchewan et les Territoires du Nord-Ouest n'ont déclaré aucun rejet.

Rejets de mercure dans l'eau provenant des installations

L'Inventaire national des rejets de polluants fournit des renseignements détaillés sur les émissions et les rejets provenant d'installations industrielles et commerciales qui répondent à ses critères de déclaration.

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement donne accès à cette information par l'entremise d'une carte interactive. La carte vous permet d'explorer les rejets de mercure dans l'eau des installations individuelles.

Rejets de mercure dans l'eau par installation, Canada, 2018

Rejets de mercure dans l'eau par installation, Canada, 2018
Description longue

La carte du Canada montre la quantité de mercure en kilogrammes rejetée dans l'eau en 2018 par installation. Les installations sont classées selon la quantité de mercure rejetée. Les catégories sont les suivantes : 0 à 0,01 kilogramme, 0,01 à 0,25 kilogramme, 0,25 à 1 kilogramme, 1 à 2,5 kilogrammes, 2,5 à 5 kilogrammes et 5 à 19 kilogrammes.

Données pour la carte

Explorer les données avec la carte interactive

Comment cet indicateur est calculé

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

Plomb

Rejets de plomb dans l'eau

Le plomb est rejeté directement dans l'eau à partir de sources telles que l'industrie des pâtes et papiers, le traitement des métaux, l'exploitation des mines et des carrières, et indirectement par les usines de traitement des eaux usées. Le plomb dans les eaux usées provient généralement des rejets industriels dans les réseaux d'égouts. Le plomb peut se déposer sur les surfaces terrestres ou les plans d'eau puis s'accumuler dans les sols ou les sédiments.

Rejets de plomb dans l'eau par source
Rejets de plomb dans l'eau par province et territoire
Rejets de plomb dans l'eau provenant des installations

Rejets de plomb dans l'eau par source

Aperçu des résultats

  • Depuis 2003, les rejets de plomb dans l'eau ont diminué de 56 %, soit 13 518 kilogrammes (kg).
  • En 2018, les rejets à l'échelle nationale ont totalisé 10 820 kg.
    • La source la plus importante était les eaux usées et la gestion des déchets, représentant 43 % (4 623 kg) du total.
  • En 2014, un déversement important a été à l'origine de 92 % (134 235 kg) des 145 709 kg de plomb rejeté.Note de bas de page 2

Rejets de plomb dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018

Rejets de plomb dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Rejets de plomb dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018
Année Eaux usées et gestion des déchets
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Industrie des pâtes et papiers
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Autres sources
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Production et transformation de métaux non ferreux
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Exploitation de mines et de carrières
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Total
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
2003 15 486,5 2 583,0 1 901,7 2 253,9 2 112,9 24 338,1
2004 11 526,4 2 886,4 1 630,2 2 881,1 1 924,9 20 849,1
2005 9 472,4 3 340,5 1 964,1 2 778,4 3 712,7 21 268,0
2006 9 899,8 2 365,4 1 568,8 1 874,6 3 427,8 19 136,3
2007 6 417,4 2 370,8 1 395,0 1 819,4 2 251,7 14 254,4
2008 11 582,8 2 424,5 1 492,5 2 194,1 3 271,5 20 965,5
2009 8 489,6 2 252,7 1 954,3 2 148,8 1 611,0 16 456,4
2010 11 973,3 2 116,5 1 938,1 1 526,6 1 339,1 18 893,6
2011 8 990,8 2 908,8 1 886,3 1 518,9 1 876,0 17 180,8
2012 4 698,6 2 864,8 1 642,4 1 773,6 3 074,4 14 053,8
2013 4 660,3 2 423,3 1 905,9 1 483,6 2 388,7 12 861,9
2014 5 114,7 1 849,4 1 417,6 1 768,1 135 559,6 145 709,4
2015 4 395,9 1 637,9 1 236,7 1 336,7 996,7 9 603,9
2016 3 979,1 1 556,9 855,2 1 524,2 1 041,8 8 957,2
2017 4 428,6 1 431,0 1 130,8 1 107,5 1 071,6 9 169,0
2018 4 623,1 2 999,6 1 347,4 1 114,2 736,1 10 820,3

Remarque : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 2,51 ko)

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : L'indicateur ne rend compte que des rejets provenant des installations. L'indicateur comprend la quantité de plomb élémentaire et de plomb dans tout composé, alliage ou mélange déclarée à l'Inventaire national des rejets de polluants selon les critères de déclaration de celui-ci. Ainsi, les rejets déclarés de plomb dans l'eau ne représentent qu'une portion des rejets de ce polluant toxique dans l'eau au Canada. Les autres sources comprennent les services d'électricité, la fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers), l'industrie pétrolière et gazière, les minerais et les industries minérales (sauf la production et la transformation de métaux non ferreux) et d'autres sources diverses. Pour en savoir plus sur les sources, veuillez consulter les Sources des données et méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

En 2018, 70 % (7 623 kg) des rejets de plomb dans l'eau à l'échelle nationaleNote de bas de page 3 provenaient des eaux usées et de la gestion des déchets et de l'industrie des pâtes et papiers.

Les eaux usées et la gestion des déchets a contribué à réduire de 80 % (10 863 kg) les rejets de plomb dans l'eau depuis 2003. L'exploitation de mines et de carrières, et la production et la transformation de métaux non ferreux ont contribué à une réduction additionnelle de 10 % (1 377 kg) et 8 % (1 140 kg), respectivement.

L'exposition au plomb, même en petite quantité, peut être dangereuse tant pour les humains que pour la faune. Les articles de pêche contenant du plomb peuvent constituer une menace sérieuse pour les oiseaux s'ils sont ingérés. Une simple pesée ou turlutte contenant plusieurs grammes de plomb est suffisante pour tuer un oiseau. Selon une étude récente, environ 460 tonnes de pesée et turluttes en plomb sont perdus dans les lacs et les voies navigables du Canada.Note de bas de page 5 

Rejets de plomb dans l'eau par province et territoire

Aperçu des résultats

  • En 2018, le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique étaient à l'origine de 87 % (9 402 kg) des rejets de plomb dans l'eau à l'échelle nationale.
  • Entre 2008 et 2018,
    • la plus forte réduction des rejets de plomb dans l'eau a été enregistrée en Ontario, avec une réduction de ses rejets de 71 % (7 246 kg).
    • la plus forte augmentation des rejets de plomb dans l'eau a été enregistrée au Québec, avec une augmentation de ses rejets de 16 % (553 kg).

Rejets de plomb dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018

Rejets de plomb dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Rejets de plomb dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018
Province ou territoire 2008
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
2018
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Terre-Neuve-et-Labrador 2 175,4 74,5
Île-du-Prince-Édouard n/d 11,6
Nouvelle-Écosse 8,5 0,3
Nouveau-Brunswick 977,4 711,0
Québec 3 408,4 3 961,6
Ontario 10 162,6 2 916,9
Manitoba 287,2 91,8
Saskatchewan 61,7 28,9
Alberta 666,7 160,2
Colombie-Britannique 3 215,7 2 524,0
Yukon n/d n/d
Territoires du Nord-Ouest 2,0 339,2
Nunavut n/d 0,3
Canada 20 965,5 10 820,3

Remarque : n/d = non disponible, signifie que la province ou le territoire n'a aucun rejet déclaré. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

Télécharger le fichier de données (Excel/CSV; 1,42 ko)

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : L'indicateur ne rend compte que des rejets provenant des installations. L'indicateur comprend la quantité de plomb élémentaire et de plomb dans tout composé, alliage ou mélange déclarée à l'Inventaire national des rejets de polluants selon les critères de déclaration de celui-ci. Ainsi, les rejets déclarés de plomb dans l'eau ne représentent qu'une portion des rejets de ce polluant toxique dans l'eau au Canada. Les rejets déclarés de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, de la Saskatchewan, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut sont trop faibles pour être prises en compte dans la figure.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

Les rejets de plomb dans l'eau étaient les plus élevés au Québec en 2018, représentant 37 % (3 962 kg) du total national.

L'Ontario a connu la plus forte baisse de rejets de plomb entre 2008 et 2018. La baisse est surtout attribuable à des réductions dans les rejets provenant du secteur des eaux usées et de la gestion des déchets, ainsi que dans l'exploitation de mines et de carrières. Le Québec a connu la plus forte augmentation de rejets au cours de cette période. L'augmentation est expliquée par les rejets d'une seule usine de pâtes et papiers.

En 2018, les eaux usées et la gestion des déchets était la principale source de rejets de plomb dans l'eau en Ontario, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Alberta et à l'Île-du-Prince-Édouard. Au Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba, la source la plus importante était l'industrie des pâtes et papiers. L'exploitation de mines et de carrières était la source la plus importante au Nouveau-Brunswick, en Saskatchewan, au Nunavut et en Nouvelle-Écosse. En Colombie-Britannique, la production et la transformation de métaux non ferreux était la principale source.

En 2008, aucun rejet de plomb n'a été déclaré à l'Île-du-Prince-Édouard, au Yukon et au Nunavut. Toutes les provinces et tous les territoires ont déclaré des rejets en 2018, à l'exception du Yukon.

Rejets de plomb dans l'eau provenant des installations

L'Inventaire national des rejets de polluants fournit des renseignements détaillés sur les émissions et les rejets provenant d'installations industrielles et commerciales qui répondent à ses critères de déclaration.

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement donne accès à cette information par l'entremise d'une carte interactive. La carte vous permet d'explorer les rejets de plomb dans l'eau des installations individuelles.

Rejets de plomb dans l'eau par installation, Canada, 2018

Rejets de plomb dans l'eau par installation, Canada, 2018
Description longue

La carte du Canada montre la quantité de plomb en kilogrammes rejetée dans l'eau en 2018 par installation. Les installations sont classées selon la quantité de plomb rejetée. Les catégories sont les suivantes : 0 à 0,5 kilogramme, 0,5 à 5 kilogrammes, 5 à 20 kilogrammes, 20 à 50 kilogrammes, 50 à 100 kilogrammes et 100 à 1 576 kilogrammes.

Données pour la carte

Explorer les données avec la carte interactive

Comment cet indicateur est calculé

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

Cadmium

Rejets de cadmium dans l'eau

Le cadmium peut être rejeté directement dans l'eau par des activités humaines, comme la production et la transformation de métaux non ferreux et la consommation de carburant pour la production d'électricité ou le chauffage, et indirectement par les usines de traitement des eaux usées. Le cadmium dans les eaux usées provient généralement des rejets industriels dans les réseaux d'égouts. Le cadmium est utilisé dans les piles ainsi qu'en électrodéposition pour protéger d'autres métaux contre la corrosion.

Rejets de cadmium dans l'eau par source
Rejets de cadmium dans l'eau par province et territoire
Rejets de cadmium dans l'eau provenant des installations

Rejets de cadmium dans l'eau par source

Aperçu des résultats

  • Depuis 2003, les rejets de cadmium dans l'eau ont diminué de 43 % ou 2 112 kilogrammes (kg).
  • En 2018, les rejets à l'échelle nationale ont totalisé 2 831 kg.
    • La source la plus importante était les eaux usées et la gestion des déchets. Elle représentait environ 43 % (1 204 kg) des rejets à l'échelle nationale.
  • En 2014, un déversement important a été à l'origine de 59 % (3 768 kg) des 6 339 kg de cadmium rejeté.Note de bas de page 2 

Rejets de cadmium dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018

Rejets de cadmium dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Rejets de cadmium dans l'eau par source, Canada, 2003 à 2018
Année Eaux usées et gestion des déchets
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Industrie des pâtes et papiers
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Exploitation de mines et de carrières
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Production et transformation de métaux non ferreux
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Autres sources
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Total
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
2003 3 194,7 1 012,2 179,8 426,4 129,6 4 942,8
2004 2 258,1 957,7 423,0 867,8 136,2 4 642,7
2005 1 390,6 931,1 400,3 454,0 228,8 3 404,7
2006 1 450,8 1 076,4 514,6 435,3 266,9 3 744,0
2007 1 113,3 1 104,2 395,8 877,7 263,8 3 754,8
2008 977,0 766,1 52,7 394,8 346,4 2 536,9
2009 1 259,9 710,4 367,9 365,4 509,3 3 212,8
2010 1 211,2 704,5 186,3 289,0 344,7 2 735,8
2011 1 356,3 777,4 134,5 321,5 201,8 2 791,5
2012 1 233,2 823,7 158,9 327,0 200,9 2 743,8
2013 902,2 1 095,6 268,0 352,2 145,9 2 763,8
2014 968,0 941,5 4 001,7 319,5 107,9 6 338,6
2015 976,7 770,0 114,7 287,3 83,8 2 232,5
2016 1 129,4 784,9 110,4 314,1 103,3 2 442,1
2017 1 248,0 809,6 236,9 282,2 116,4 2 693,2
2018 1 204,0 763,2 503,7 229,6 130,4 2 830,9

Remarque : Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

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Comment cet indicateur est calculé

Remarque : L'indicateur comprend la quantité de cadmium élémentaire et de cadmium dans tout composé, alliage ou mélange déclarée à l'Inventaire national des rejets de polluants selon les critères de déclaration de celui-ci. Ainsi, les rejets déclarés de cadmium dans l'eau ne représentent qu'une portion des rejets de ce polluant toxique dans l'eau au Canada. Les autres sources comprennent les services d'électricité, la fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers), l'industrie pétrolière et gazière, les minerais et les industries minérales (sauf la production et la transformation de métaux non ferreux) et d'autres sources diverses. Pour en savoir plus sur les sources, veuillez consulter les Sources des données et méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

En 2018, 87 % (2 471 kg) du cadmium rejeté dans l'eauNote de bas de page 3 provenait des eaux usées et de la gestion des déchets, de l'industrie des pâtes et papiers et de l'exploitation de mines et de carrières.

Le secteur des eaux usées et de la gestion des déchets a contribué à réduire de 94 % (1 991 kg) les rejets de cadmium dans l'eau depuis 2003. L'industrie des pâtes et papiers et celle de la production et la transformation de métaux non ferreux ont contribué ensemble 21 % de plus (249 kg et 197 kg, respectivement) à la diminution totale du cadmium.

Entre 2003 et 2018, la réduction la plus importante des rejets de cadmium dans l'eau était issue des eaux usées et de la gestion des déchets, qui a réduit ses rejets de 62 % (1 991 kg). Au cours de la même période, les rejets provenant d'exploitation de mines et de carrières ont augmenté de 180 % (324 kg).

L'exposition au cadmium peut être dangereuse pour l'humain et la faune, car elle s'accumule dans la chaîne alimentaire au fil du temps.

Rejets de cadmium dans l'eau par province et territoire

Aperçu des résultats

  • En 2018, l'Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec étaient à l'origine de 82 % (2 323 kg) des rejets de cadmium dans l'eau à l'échelle nationale.
  • Entre 2008 et 2018 :
    • la plus forte réduction des rejets de cadmium dans l'eau a été enregistrée au Québec, avec une réduction de ses rejets de 34 % (239 kg);
    • la plus forte augmentation des rejets de plomb dans l'eau a été enregistrée en Ontario, avec une augmentation de ses rejets de 64 % (404 kg).

Rejets de cadmium dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018

Rejets de cadmium dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Rejets de cadmium dans l'eau par province et territoire, Canada, 2008 et 2018
Province ou territoire 2008
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
2018
(rejets dans l'eau en kilogrammes)
Terre-Neuve-et-Labrador 2,9 4,2
Île-du-Prince-Édouard n/d 15,9
Nouvelle-Écosse 8,3 0,4
Nouveau-Brunswick 277,4 119,8
Québec 698,1 459,1
Ontario 630,9 1 034,7
Manitoba 90,0 221,3
Saskatchewan 19,8 0,8
Alberta 214,2 144,1
Colombie-Britannique 595,3 829,5
Yukon n/d n/d
Territoires du Nord-Ouest n/d 1,0
Nunavut n/d < 0,1
Canada 2 536,9 2 830,9

Remarque : n/d = non disponible, signifie que la province ou le territoire n'a aucun rejet déclaré. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme pourrait ne pas correspondre au total indiqué.

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Comment cet indicateur est calculé

Remarque : L'indicateur ne rend compte que des rejets provenant des installations. L'indicateur comprend la quantité de cadmium élémentaire et de cadmium dans tout composé, alliage ou mélange déclarée à l'Inventaire national des rejets de polluants selon les critères de déclaration de celui-ci. Ainsi, les rejets déclarés de cadmium dans l'eau ne représentent qu'une portion des rejets de ce polluant toxique dans l'eau au Canada. Les rejets déclarés de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, de la Saskatchewan, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut sont trop faibles pour être prises en compte dans la figure.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

Les rejets de cadmium dans l'eau étaient les plus élevés en Ontario en 2018, représentant 37 % (1 035 kg) du total national. Le secteur des eaux usées et de la gestion des déchets était la principale source de ces rejets.

Entre 2008 et 2018, le Québec a connu la plus forte diminution de rejets de cadmium. Cette diminution est principalement attribuable à des réductions dans une fonderie et dans des eaux usées et de la gestion des déchets. L'Ontario a connu la plus forte augmentation des rejets au cours de cette période. Cette augmentation est le résultat des rejets accrus des eaux usées et de la gestion des déchets.

En 2018, les eaux usées et de la gestion des déchets était la principale source de rejets de cadmium dans l'eau en Ontario, au Québec et en Saskatchewan. L'industrie des pâtes et papiers était la source la plus importante en Colombie-Britannique, au Québec, en Alberta, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador. L'exploitation de mines et de carrières était la source la plus importante au Manitoba et au Nunavut. Dans les Territoires du Nord-Ouest et en Nouvelle-Écosse, les principales sources étaient les services publics d'électricité et la fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers), respectivement.

En 2008, aucun rejet de cadmium n'a été déclaré à l'Île-du-Prince-Édouard, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Toutes les provinces et tous les territoires ont déclaré des rejets en 2018, à l'exception du Yukon.

Rejets de cadmium dans l'eau provenant des installations

L'Inventaire national des rejets de polluants fournit des renseignements détaillés sur les émissions et les rejets provenant d'installations industrielles et commerciales qui répondent à ses critères de déclaration.

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement donne accès à cette information par l'entremise d'une carte interactive. La carte vous permet d'explorer les rejets de cadmium dans l'eau des installations individuelles.

Rejets de cadmium dans l'eau par installation, Canada, 2018

Rejets de cadmium dans l'eau par installation, Canada, 2018
Description longue

La carte du Canada montre la quantité de cadmium en kilogrammes rejetée dans l'eau en 2018 par installation. Les installations sont classées selon la quantité de cadmium rejetée. Les catégories sont les suivantes : 0 à 0,5 kilogramme, 0,5 à 5 kilogrammes, 5 à 10 kilogrammes, 10 à 20 kilogrammes, 20 à 40 kilogrammes et 40 à 412 kilogrammes.

Données pour la carte

Explorer les données avec la carte interactive

Comment cet indicateur est calculé

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Inventaire national des rejets de polluants.

À propos des indicateurs

À propos des indicateurs

Ce que mesurent les indicateurs

Ces indicateurs permettent de suivre les rejets dans l'eau, par les installations, de 3 substances définies comme toxiques au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) : le mercure, le plomb et le cadmium et leurs composés. Pour chaque substance, les données sont fournies à l'échelle nationale, régionale (provinciale et territoriale), par installation et par source.

Pourquoi ces indicateurs sont importants

Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques du cadmium figurent sur la Liste des substances toxiques de l'annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Cela signifie que ces substances « pénètrent ou peuvent pénétrer dans l'environnement en une quantité ou concentration ou dans des conditions de nature à : a) avoir, immédiatement ou à long terme, un effet nocif sur l'environnement ou sur la diversité biologique; b) mettre en danger l'environnement essentiel pour la vie; ou c) constituer un danger au Canada pour la vie ou la santé humaines. »

Les indicateurs renseignent les Canadiens sur les rejets dans l'eau provenant d'activités humaines de ces 3 substances au Canada. Les indicateurs sur les Rejets de substances nocives dans l'eau aident aussi le gouvernement à établir des priorités, à élaborer ou réviser des stratégies pour informer davantage la gestion des risques et suivre les progrès des politiques mises en place pour réduire ou contrôler ces 3 substances et la pollution de l'eau en général.

Icône de Stratégie fédérale de développement durable. Collectivités sûres et en santé.

Collectivités sûres et en santé

Ces indicateurs soutiennent la mesure des progrès vers l'atteinte de l'objectif à long terme de la Stratégie fédérale de développement durable 2019 à 2022 : Tous les Canadiens vivent dans des collectivités propres, durables qui contribuent à leur santé et bien-être.

De plus, les indicateurs contribuent aux Objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Ils sont liés à l'objectif 12, consommation et production durables et à la cible 12,4, « D'ici à 2020, instaurer une gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques et de tous les déchets tout au long de leur cycle de vie, conformément aux principes directeurs arrêtés à l'échelle internationale, et réduire considérablement leur déversement dans l'air, l'eau et le sol, afin de minimiser leurs effets négatifs sur la santé et l'environnement ».

Indicateurs connexes

Les indicateurs sur les Émissions atmosphériques de substances nocives permettent de suivre les émissions atmosphériques de 3 substances toxiques, à savoir le mercure, le plomb et le cadmium, ainsi que leurs composés. Pour chaque substance, les données sont fournies à l'échelle nationale, provinciale/territoriale, par installation et par source. Des informations sur les émissions atmosphériques mondiales sont également indiquées pour le mercure.

Les indicateurs sur l'Exposition humaine à des substances nocives suivent les concentrations de 4 substances (le mercure, le plomb, le cadmium et le bisphénol A) chez les Canadiens.

Sources des données et méthodes

Sources des données et méthodes

Sources des données

Les données pour les indicateurs et les cartes interactives sont tirées de l'Inventaire national des rejets de polluants (l'Inventaire). Les indicateurs comprennent la quantité de mercure, de plomb et de cadmium élémentaires dans tout composé, alliage ou mélange rejeté dans l'eau, telle que déclarée dans l'Inventaire selon ses critères de déclaration, décrits à la section 5.3 du Guide de déclaration à l'Inventaire national des rejets de polluants 2018 et 2019 (PDF; 1,53 Mo).

Complément d'information 

L'Inventaire est établi par Environnement et Changement climatique Canada (le Ministère). Il comprend les rejets déclarés par les installations industrielles, commerciales et institutionnelles. Il s'agit de l'inventaire canadien, imposé par la loi et accessible au public, des polluants rejetés (dans l'atmosphère, l'eau et le sol), éliminés et transférés afin d'être recyclés. Il renferme les renseignements déclarés par les installations au Ministère en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (la Loi). En vertu de la Loi, les propriétaires ou exploitants d'installations qui fabriquent, préparent, utilisent d'une autre manière ou rejettent une ou plusieurs substances dont l'Inventaire fait le suivi et qui atteignent les seuils de déclaration et répondent à d'autres exigences doivent déclarer annuellement leurs rejets de polluants.

Estimation des rejets dans l'eau

Les rejets dans l'eau sont estimés ou mesurés par l'une des méthodes suivantes :

  • systèmes de suivi en continu des émissions
  • contrôle prédictif des émissions
  • test à la source
  • bilan massique
  • facteurs d'émission propres à l'installation
  • facteurs d'émission publiés
  • estimations techniques

Ces méthodes de mesure et techniques d'estimation sont utilisées par les installations pour déclarer leurs rejets (sources ponctuelles) à l'Inventaire. La page Web du programme de Déclaration aux fins de l'Inventaire national des rejets de polluants fournit des renseignements aux propriétaires et exploitants d'installations tenus de produire des déclarations, ainsi que des précisions sur les méthodes de calcul du programme.

Exhaustivité des données

Étant donné que les indicateurs se fondent uniquement sur la base de données de l'Inventaire, ils ne rendent compte que des rejets des installations qui satisfont aux critères de déclaration. Ces indicateurs ne reflètent donc pas tous les rejets au Canada et se limitent aux principales sources ponctuelles pour chaque substance toxique choisie.

Actualité des données

Les données sont à jour jusqu'en 2018. Les indicateurs sont présentés un an et demi environ après la collecte, en raison du délai nécessaire pour valider, analyser et interpréter les données.

Méthodes

Les indicateurs sont produits en groupant les données de l'Inventaire pour rendre compte des principales sources qui contribuent à la majorité des rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau.

Complément d'information

Couverture des indicateurs

Les données historiques sont fournies à l'échelle nationale et par source pour la période de 2003 à 2018. L'année 2003 a été choisie comme première année pour les rejets dans l'eau, parce que c'est l'année où les critères de déclaration à l'Inventaire ont été mis à jour pour le mercure, le plomb et le cadmium. Pour ce qui est des graphiques provinciaux et territoriaux, les rejets dans l'eau sont fournis pour 2008 et 2018. Les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau par installation sont indiqués sur les cartes interactives des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement.

Classification des sources

Les descriptions des sources pour les indicateurs sont tirées du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord de Statistique Canada. Le code à quatre chiffres du système de classification, tel qu'indiqué par les installations, a été utilisé pour la classification des sources pour les données de l'Inventaire. Ces sources ont ensuite été classées comme suit pour les besoins des indicateurs :

  • services d'électricité
  • eaux usées et gestion des déchets
  • fabrication (sauf les pâtes et papiers)
  • exploitation de mines et de carrières
  • divers
  • production et transformation de métaux non ferreux
  • industrie pétrolière et gazière
  • minerais et industries minérales (sauf la production et la transformation de métaux non ferreux)
  • industrie des pâtes et papiers

Le tableau 1 montre la répartition des sources des substances nocives déclarées dans les indicateurs par rapport à celles déclarées par l'Inventaire.

Tableau 1. Correspondance des catégories de source aux fins des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement et aux fins de l'Inventaire national des rejets de polluants
Sources aux fins des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement Sources aux fins de l'Inventaire national des rejets de polluants
(selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord)
Services d'électricité Production, transport et distribution d'électricité
Eaux usées et gestion des déchets Réseaux d'aqueduc, d'égout et autres
Eaux usées et gestion des déchets Collecte des déchets
Eaux usées et gestion des déchets Traitement et élimination des déchets
Eaux usées et gestion des déchets Services d'assainissement et autres services de gestion des déchets
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Pépinières forestières et récolte de produits forestiers
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Scieries et préservation du bois
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de placages, de contreplaqués et de produits en bois reconstitué
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de produits du pétrole et du charbon
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de produits chimiques de base
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de pesticides, d'engrais et d'autres produits chimiques agricoles
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication d'autres produits chimiques
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de produits en caoutchouc
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de verre et de produits en verre
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de ciment et de produits en béton
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Forgeage et estampage
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de ressorts et de produits en fil métallique
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Revêtement, gravure, traitement thermique et par le froid et activités analogues
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication d'autres produits métalliques
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de moteurs, de turbines et de matériel de transmission de puissance
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de semi-conducteurs et d'autres composantes électroniques
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de matériel électrique
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication d'autres types de matériel et de composants électriques
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de pièces pour véhicules automobiles
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces
Fabrication (sauf l'industrie des pâtes et papiers) Autres activités diverses de fabrication
Exploitation des mines et des carrières Extraction de charbon
Exploitation des mines et des carrières Extraction de minerais métalliques
Exploitation des mines et des carrières Extraction de minerais non métalliques
Divers Activités de soutien au transport par eau
Divers Autres services professionnels, scientifiques et techniques
Divers Hôpitaux généraux et hôpitaux de soins chirurgicaux
Divers Grossistes-marchands de matières recyclables
Production et transformation de métaux non ferreux Production et transformation de métaux non ferreux (sauf l'aluminium)
Industrie pétrolière et gazière Extraction de pétrole et de gaz
Minerais et industries minérales (sauf la fonte et l'affinage de métaux non ferreux) Sidérurgie
Minerais et industries minérales (sauf la fonte et l'affinage de métaux non ferreux) Fabrication de produits en acier à partir d'acier acheté
Minerais et industries minérales (sauf la fonte et l'affinage de métaux non ferreux) Production et transformation d'alumine et d'aluminium
Minerais et industries minérales (sauf la fonte et l'affinage de métaux non ferreux) Fonderies
Industrie des pâtes et papiers Usines de pâte à papier, de papier et de carton
Industrie des pâtes et papiers
Fabrication de produits en papier transformé

À des fins de présentation, les sources dont les rejets sont moins importants sont parfois regroupées dans la catégorie « Autres sources » dans les figures et les tableaux de données correspondants aux rejets par source. Les sources regroupées peuvent différer selon la substance et sont énumérées dans les remarques de chaque figure et tableau de données.

Changements récents

La source de l'industrie de la fonte et de l'affinage de métaux non ferreux dans les Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement a été remplacée par la production et la transformation de métaux non ferreux pour être plus inclusive. Selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord, la production et la transformation de métaux non ferreux (sauf l'aluminium) comprennent 2 secteurs : la fonte et l'affinage de métaux non ferreux (sauf l'aluminium) et le laminage, l'étirage, l'extrusion et l'alliage de métaux non ferreux (sauf le cuivre et l'aluminium).

Mises en garde et limites

Les indicateurs ne reflètent que les rejets dans l'eau des installations, tels que déclarés à l'Inventaire. Ils ne comprennent pas les estimations de rejets provenant d'autres sources, telles que les eaux de ruissellement des villes, la pollution transfrontalière ou les produits de consommation au Canada.

Des mises à jour occasionnelles et une vérification de la qualité des données peuvent être effectuées après la publication initiale de l'Inventaire.

Le nombre et la composition des installations qui déclarent des rejets dans l'eau à l'Inventaire varient chaque année. Cette variation est due au fait que seules les installations qui atteignent ou dépassent le seuil de déclaration sont tenues de déclarer. L'analyse de l'incidence que cela pourrait avoir sur les tendances apparentes n'a pas été faite.

Les installations déclarantes peuvent utiliser des méthodes différentes pour calculer leurs rejets. Ces méthodes varient selon la substance et/ou l'installation et peuvent aussi changer d'une année à l'autre.

Ressources

Ressources

Références

Environnement et Changement climatique Canada (2017) Utilisation et interprétation des données de l'Inventaire national des rejets de polluants. Consulté le 30 décembre 2020.

Environnement et Changement climatique Canada (2018) Étude visant à recueillir de l'information sur l'utilisation de pesées et de turluttes de pêche à base de plomb ainsi que les solutions de rechange sans plomb au Canada. Consulté le 30 décembre 2020.

Environnement et Changement climatique Canada (2020) Fichiers de données normalisées pour toutes les années – Rejets, éliminations, transferts et emplacement des installations. Consulté le 30 décembre 2020.

Renseignements connexes

Aperçu des secteurs de l'INRP : aluminium

Aperçu des secteurs de l'INRP : eaux usées

Aperçu des secteurs de l'INRP : électricité

Aperçu des secteurs de l'INRP : extraction de minerais métalliques

Aperçu des secteurs de l'INRP : extraction de sables bitumineux

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