Tendances des populations d'espèces en péril

Accéder au PDF (600 ko)

Certaines espèces sauvages du Canada sont menacées de disparition. Pour plusieurs de ces espèces, les objectifs en matière de population sont énoncés dans un document de rétablissement. Cet indicateur présente les premiers signes de progrès et fournit une évaluation préliminaire de l'efficacité des activités de rétablissement, tout en reconnaissant que le rétablissement peut prendre de nombreuses années.

 

Aperçu des résultats

Aperçu des résultats

Les tendances des populations d'espèces en péril sont-elles conformes aux objectifs? Pour les 126 espèces pour lesquelles des tendances de population ont pu être déterminées :

  • 52 espèces (41 %) affichent des progrès vers leurs objectifs de population;
  • 59 espèces (47 %) n'affichent pas de progrès;
  • 15 espèces (12 %) affichent des preuves mitigées, c'est-à-dire que certaines informations suggèrent des signes d'amélioration, mais il y a aussi des signes de déclin.
Les tendances des populations d'espèces en péril sont-elles conformes aux objectifs? Canada, mai 2018
Les tendances des populations d'espèces en péril sont-elles conformes aux objectifs? Canada, avril 2018 (voir la description longue ci-dessous)
Tableau de données pour la description longue
Les tendances des populations d'espèces en péril sont-elles conformes aux objectifs? Canada, mai 2018
Tendances des populations conformes aux objectifs? Nombre d'espèces[A] Espèces (nom commun)
Oui 52
Aster d'Anticosti; corégone de l'Atlantique; loup atlantique; fondule barré (population de Terre-Neuve); fondule rayé; isoète de Bolander; tête carminée; chabot du Columbia; engoulevent d’Amérique; magnolia acuminé; sclérophore givré (population de l'Atlantique); bartramie de Haller; Arlequin plongeur (population de l'Est); Paruline à capuchon; physe d'eau chaude; épaulard (population résidente du nord du Pacifique Nord-Est); épaulard (population transitoire du Pacifique Nord-Est); tortue luth (population de l'Atlantique); baleine noire de l'Atlantique Nord; baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais); épioblasme ventrue; loup à tête large; huître plate du Pacifique; épinoche à trois épines benthique du lac Paxton; épinoche à trois épines limnétique du lac Paxton; coréopsis rose; lupin élégant; villeuse haricot; Quiscale rouilleux; Bruant des prés de la sous-espèce princeps; Albatros à queue courte; épioblasme tricorne; yucca glauque; hespérie du Sonora; andersonie charmante; chimaphile maculée; loup tacheté; pipit de sprague; otarie de Steller; bar rayé (population du fleuve Saint-Laurent); clèthre à feuilles d'aulne; renard véloce; épinoche à trois épines benthique du ruisseau Vananda; épinoche à trois épines limnétique du ruisseau Vananda; hydrocotyle à ombelle; lampsile fasciolée; platanthère blanchâtre de l'Ouest; méné d'argent de l'Ouest; Grue blanche; stylophore à deux feuilles; lampsile jaune; teigne du yucca
Preuves mitigées 15 Physe des fontaines de Banff; tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse); érioderme boréal (population boréale); Chevêche des terriers; ptéléa trifolié; benoîte de Peck; Paruline hochequeue; moucherolle à côtés olive; sabatie de Kennedy; fissident appauvri; hespérie de Poweshiek; entosthodon rouilleux; lotier splendide; cypripède blanc; caribou des bois (population des montagnes du Nord)
Non 59 Saumon atlantique (population de l'intérieur de la baie de Fundy); carex des sables; sanicle patte-d'ours; béluga (population de l'estuaire du Saint-Laurent); putois d'Amérique; chien de prairie; érioderme boréal (population de l'Atlantique); fouille-roche gris; chabot de la chaîne côtière (population Cultus) (aussi appelé chabot pygmée du lac Cultus); chevalier cuivré; hespérie du Dakota; balsamorhize à feuilles deltoïdes; couleuvre agile à ventre jaune de l'Est; épinoche à trois épines benthique du lac Enos; épinoche à trois épines limnétique du lac Enos; hermine de la sous-espèce haidarum; braya de Fernald; leptoge des terrains inondés; pédiculaire de Furbish; castilléjie dorée; lophiolie dorée; brochet vermiculé; Tétras des armoises de la sous-espèce urophasianus; marbré insulaire; ptychobranche réniforme; épaulard (population résidente du sud du Pacifique Nord-Est); tortue luth (population du Pacifique); Plectrophane de McCown; ormeau nordique; petite Nyctale de la sous-espèce brooksi; rat kangourou d'Ord; abronie rose; Pluvier siffleur de la sous-espèce circumcinctus; Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus; bryum de Porsild; Paruline orangée; Petit-bec; Bec-croisé des sapins de la sous-espèce percna; mûrier rouge; Sterne de Dougall; obovarie ronde; pleurobème écarlate; mulette du Necture; méné à grandes écailles; isotrie fausse-médéole; Chouette tachetée de la sous-espèce caurina; meunier tacheté; alouette hausse-col de la sous-espèce strigata; psilocarphe élevé; damier de Taylor; bruant vespéral de la sous-espèce affinis; crapet sac-à-lait; truite fardée versant de l'ouest (population de l'Alberta); héliotin blanc satiné; aster rigide; caribou des bois (population de l'Atlantique-Gaspésie); caribou des bois (population boréale); violette jaune des monts de la sous-espèce praemorsa; Paruline polyglotte de la sous-espèce virens

Remarque : [A] Il y a aussi 39 espèces pour lesquelles il existe des objectifs de rétablissement et des réévaluations, mais il n'y a pas suffisamment d'information dans la réévaluation pour évaluer les tendances. L'information sur ces espèces peut être trouvée dans le tableau de données détaillées. Les catégories prennent en compte le temps écoulé entre le document de rétablissement et la réévaluation. Les preuves mitigées signifient que certaines informations suggèrent des signes d'amélioration, mais il y a aussi des signes de déclin.

Télécharger le tableau de données détaillées (Excel/CSV; 129 ko)

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : Des preuves mitigées signifient que certaines informations suggèrent des signes d’amélioration, mais il y a aussi des signes de déclin.
Source : Environnement et Changement climatique Canada, Pêches et Océans Canada, Parcs Canada et le Secrétariat du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (2018).  

Complément d'information

En date de mai 2018, des programmes de rétablissement ou des plans de gestion définitifs avaient été publiés pour un total de 424 espèces en péril. Sur ce total, 165 espèces ayant des objectifs axés sur les populations avaient été réévaluées depuis que leurs documents de rétablissement avaient été finalisés. Pour 39 espèces, les réévaluations ne contenaient pas suffisamment d'information pour déterminer les tendances des populations. L'indicateur est donc basé sur 126 espèces.

En 2018, 8 espèces animales et 5 espèces végétales ont été ajoutées à l'indicateur.

  • Sur les 8 espèces animales, 3 présentaient une tendance conforme aux objectifs de rétablissement, 4 avaient des tendances non conformes aux objectifs et 1 présentait des preuves mitigées.
  • Sur les 5 espèces végétales, 2 présentaient une tendance conforme aux objectifs de rétablissement et 3 avaient des tendances non conformes aux objectifs.

Le rétablissement des espèces est régi par de nombreux facteurs, y compris la durée de vie de l'espèce, le cycle de reproduction et l'état de l'habitat. Il peut aussi être affecté par des menaces telles que la perte d'habitat et la pollution. De plus, le rétablissement d'espèces rares peut être difficile à détecter, surtout si les individus sont difficiles à trouver et à identifier.

À propos de l'indicateur

À propos de l'indicateur

Ce que mesure l'indicateur

L'indicateur évalue les tendances du rétablissement des espèces en péril pour lesquelles des documents finaux de rétablissement et de l'information sur les tendances sont disponibles. Les résultats ne devraient pas être interprétés comme une mesure du succès du rétablissement jusqu'à ce qu'une période suffisante se soit écoulée pour permettre aux espèces de se rétablir et de permettre une cueillette d'information suffisante pour évaluer le rétablissement.

Pourquoi cet indicateur est important

L'indicateur fournit une évaluation préliminaire de l'efficacité des programmes de rétablissement. Nous protégeons les espèces en péril parce qu'elles sont des éléments importants d'écosystèmes sains. Cet indicateur contribue à la mesure des progrès accomplis vers la cible de la Stratégie fédérale de développement durable 2016–2019. D'ici à 2020, les espèces qui sont en sécurité le demeurent et les populations d'espèces en péril inscrites en vertu des lois fédérales montrent des tendances qui sont conformes aux stratégies de rétablissement et aux plans de gestion. L'indicateur contribue également à faire état des résultats obtenus par rapport à l'objectif 2 des Buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d'ici 2020.

En règle générale, le rétablissement fructueux des espèces devrait arrêter ou inverser tout déclin non naturel et éliminer ou atténuer les pressions anthropiques afin d'améliorer ou de stabiliser la probabilité de persistance des espèces à l'état sauvage.

Indicateurs connexes

L'indicateur sur le Changement de statut des espèces sauvages en péril suit l'évolution de la situation des espèces en péril évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

L'indicateur sur la Situation des espèces sauvages rend compte des risques de disparition parmi un large éventail d'espèces, en utilisant un ensemble différent de catégories.

L'indicateur sur l'Indice des espèces canadiennes suit les tendances moyennes des populations de vertébrés au Canada.

FSDS Icon - Healthy wildlife populations

Des populations d'espèces sauvages en santé

Cet indicateur soutient la mesure des progrès vers l'atteinte de l'objectif à long terme de la Stratégie fédérale de développement durable 2016–2019 : Toutes les espèces ont des populations saines et viables.

Sources des données et méthodes

Sources des données et méthodes

Sources des données

Pour les espèces inscrites en vertu de Loi sur les espèces en péril, pour lesquelles des documents finaux de rétablissement (un programme de rétablissement ou un plan de gestion) ont été publiés, les objectifs relatifs à la taille et à la répartition de la population sont tirés des documents.

Pour évaluer les progrès vers l'atteinte des objectifs, on utilise les données sur les tendances des populations contenues dans les documents les plus à jour. Les données proviennent de la plus récente évaluation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et des Rapports sur les progrès de la mise en œuvre du programme de rétablissement.

Tous les documents sont rendus disponibles sur le site du Registre public des espèces en péril ou peuvent être demandés au COSEPAC.

Complément d'information

Objectifs : Programmes de rétablissement et plans de gestion

La Loi sur les espèces en péril (la Loi) requiert que le gouvernement du Canada prépare des stratégies de rétablissement pour toutes les espèces inscrites sur la liste en tant qu'espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées. Elle requiert aussi la préparation de plans de gestion pour toutes les espèces inscrites sur la liste en tant qu'espèces préoccupantes. La liste sur les espèces préoccupantes concerne les espèces sauvages qui pourraient devenir menacées ou en voie de disparition suite à une combinaison de caractéristiques biologiques et de menaces identifiées.

La Loi permet au gouvernement d'adopter une partie ou la totalité des plans de rétablissement ou plans de gestion existants pour les espèces, comme ceux développés par une province ou un territoire, si les exigences pour le contenu en vertu de la Loi sont respectées.

Documents de rétablissement en vertu de la Loi sur les espèces en péril

La Loi vise à prévenir la disparition à l'état sauvage des plantes et animaux en voie de disparition ou menacés et à appuyer leur rétablissement. Elle a également pour but d'assurer la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées. Pour les espèces en voie de disparition, menacées ou disparues du pays en vertu de la Loi, un programme de rétablissement doit être préparé par Environnement et Changement climatique Canada, l'Agence Parcs Canada ou Pêches et Océans Canada, selon le cas. Pour les espèces préoccupantes, un plan de gestion doit être préparé. Les dispositions de la Loi entrent en vigueur lorsque des espèces sont ajoutées à la Liste des espèces en péril.

Les programmes de rétablissement évaluent si le rétablissement est réalisable, décrivent les menaces dont il faut tenir compte, établissent des objectifs, des stratégies et des approches générales pour le rétablissement de l'espèce et identifient l'habitat essentiel des espèces. Lorsque l'habitat essentiel requis ne peut être entièrement identifié, un programme de rétablissement comprend un calendrier d'études visant à achever la désignation. Des espèces cooccurrentes peuvent partager un même programme. Les programmes de rétablissement doivent être élaborés dans l'année où une espèce est jugée en voie de disparition et dans les 2 ans qui suivent, dans le cas d'une espèce appartenant à la catégorie des espèces menacées ou disparues du pays. Les programmes de rétablissement des espèces dont le rétablissement est jugé réalisable sont suivis de plans d'action, qui décrivent les mesures spécifiques requises pour atteindre les objectifs du programme de rétablissement.

Les plans de gestion sont requis dans les 3 ans suivant l'inscription d'une espèce à titre d'espèce préoccupante. Les plans de gestion comprennent des mesures de conservation pour les espèces préoccupantes et leur habitat et, dans la mesure du possible, sont préparés pour plusieurs espèces dans un écosystème ou un paysage commun.

Les programmes de rétablissement et les plans de gestion sont aussi variés que la biologie des espèces qu'ils concernent et les menaces qui pèsent sur elles. Les documents tiennent compte de l'abondance et de la répartition actuelle et passée de l'espèce et recommandent également des approches pour le rétablissement ou la conservation. Par exemple, l'objectif du programme de rétablissement pour le fissident appauvri est de maintenir les populations existantes grâce à la protection et à l'intendance de l'habitat, notamment en limitant l'accès aux sites à des fins récréatives. L'objectif du programme de rétablissement pour la baleine noire de l'Atlantique Nord est d'avoir une tendance à la hausse sur 3 générations (environ 60 ans), en réduisant la mortalité due aux collisions avec les navires, à l'enchevêtrement dans les engins de pêche et à la dégradation de l'habitat.

Tendances de populations : Évaluations du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada et rapports d'étape sur la Loi sur les espèces en péril

Les données disponibles les plus à jour sur les tendances des populations sont tirées des évaluations les plus récentes du COSEPAC.

Le COSEPAC est un comité d'experts indépendant qui détermine la situation des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d'autres unités désignables du Canada qui sont considérées en voie de disparition de la planète ou du pays. Le rapport d'évaluation rassemble les données scientifiques disponibles et peut inclure des connaissances autochtones et communautaires, afin de fournir une vue d'ensemble sur la situation des espèces. Le Comité réévalue les espèces tous les 10 ans ou plus souvent s'il y a lieu. Il convient de noter que les rapports du COSEPAC, y compris les réévaluations, sont indépendants des autres travaux effectués en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

Si des renseignements plus récents en matière de population étaient disponibles dans un Rapport sur les progrès de la mise en œuvre du programme de rétablissement, ces renseignements ont été utilisés. Le Rapport sur les progrès décrit généralement les mesures prises en vue du rétablissement et peut contenir ou non de l'information sur les tendances biologiques.

Méthodes

L'information sur les tendances des populations de chaque espèce est comparée aux objectifs afin de déterminer si ces derniers sont en voie d'être atteints. Chaque espèce est classée dans l'une des 4 catégories selon qu'elle progresse vers l'atteinte des objectifs : oui, non, preuves mitigées ou information insuffisante. L'indicateur compte le nombre d'espèces dans chacune des 3 premières catégories.

Complément d'information

Sélection des espèces

Toutes les espèces pour lesquelles il existe des documents de rétablissement finaux sont prises en considération; il s'agit d'espèces inscrites comme espèces disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes. Une espèce est incluse dans l'indicateur si elle répond à 4 critères :

  1. Le rétablissement des espèces inscrites comme espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées doit être jugé réalisable.
  2. Les espèces doivent avoir des objectifs relatifs à la taille de la population, à la répartition ou aux deux.
  3. L'espèce doit avoir été réévaluéeNote de bas de page 1  depuis la publication du programme de rétablissement ou du plan de gestion final, afin de permettre une comparaison avec les conditions antérieures.
  4. Des renseignements suffisants doivent être disponibles pour évaluer si les tendances des populations sont conformes aux objectifs de rétablissement.

Les 10 espèces suivantes ne sont pas prises en compte dans cet indicateur parce que leur rétablissement n'a pas été jugé réalisable : morse de l'Atlantique (population de l'Atlantique Nord-Ouest), alasmidonte naine, Courlis esquimau, baleine grise (population de l'Atlantique), ours grizzli (population des Prairies), ptychomitre à feuilles incurvées, spatulaire, cisco à museau court, salamandre tigrée (population des Grands Lacs) et crotale des bois.

Les 11 espèces suivantes ne sont pas prises en compte dans cet indicateur parce que leurs programmes de rétablissement ne contiennent pas d'objectifs de populations et ont plutôt des buts comme la vérification de la présence de l'espèce au Canada : rainette grillon de Blanchard, noyer cendré, gravelier, bleu insulaire, paruline de Kirtland, scoulérie à feuilles marginées, mormon (population des Prairies), hespérie Ottoé, Puffin à pieds roses, escargot du Puget et fabronie naine.

Dans le cas de 39 espèces, les preuves contenues dans les documents de réévaluation étaient insuffisantes pour évaluer si des progrès avaient été réalisés en vue de l'atteinte des objectifs. Les renseignements sur ces espèces sont contenus dans le tableau de données détaillées.

Catégorisation

Une comparaison a été faite entre les objectifs de rétablissement et les tendances des données observées, en tenant compte autant que possible du temps écoulé entre le document de rétablissement et la réévaluation, ainsi que de la biologie de l'espèce. À l'aide d'une approche fondée sur le poids de la preuve, les espèces ont été classées dans l'une des 4 catégories suivantes et la justification a été consignée :

  1. Tendances de la population conformes aux objectifs de rétablissement (Oui)
  2. Tendances de la population non conformes aux objectifs de rétablissement (Non)
  3. Certaines données suggèrent une amélioration, mais il y a aussi des preuves d'un déclin (Preuves mitigées).
  4. Les données disponibles sont insuffisantes pour déterminer les tendances de la population (Données insuffisantes pour déterminer les tendances).

L'indicateur compte le nombre d'espèces classées dans les 3 premiers groupes.

Liste des espèces en péril au Canada

Le Canada dispose d'un processus en 2 étapes pour l'inscription des espèces en péril au Canada :

  1. Évaluation scientifique : le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue le statut des espèces sauvages au Canada.
  2. Le COSEPAC évalue les espèces potentiellement en péril. Il remplit un rapport de statut sur les progrès et attribue l'une des 7 catégories de risque : Disparue, Disparue du pays, En voie de disparition, Menacée, Préoccupante, Non en péril ou Données insuffisantes. Le COSEPAC examine la classification de chaque espèce en péril tous les 10 ans ou chaque fois qu'il y a lieu de croire que le statut d'une espèce a changé.

  3. Décision d'inscription sur la liste : le COSEPAC conseille le gouvernement du Canada, qui prend la décision d'inscrire ou non l'espèce sur la liste.
  4. Les évaluations complétées par le COSEPAC sont fournies au ministre d'Environnement et Changement climatique Canada, qui recommande au gouverneur en conseil les espèces à ajouter à la Liste des espèces en péril (annexe 1) en vertu de la Loi sur les espèces en péril. L'inscription à l'annexe 1 met en vigueur les dispositions de la Loi.

Changements récents

De nouveaux documents de rétablissement ont permis d'inclure plus d'espèces. Les documents sont disponibles sur le Registre public des espèces en péril ou en contactant le COSEPAC.

Mises en garde et limites

Il faut du temps pour que la réaction d'une espèce aux mesures de gestion devienne apparente. Par exemple, une population d'insectes peut commencer à se rétablir en quelques années, alors qu'il faut parfois des décennies pour détecter les changements dans les populations d'arbres ou de baleines. Ainsi, les résultats de l'indicateur ne devraient pas être interprétés comme une mesure du succès du rétablissement jusqu'à ce qu'une période de temps suffisante se soit écoulée pour permettre aux espèces de se rétablir et pour recueillir assez d'information pour évaluer ce rétablissement.

Les observations d'espèces rares sont souvent difficiles à recueillir et les évaluations sont souvent nécessairement basées sur de l'information incomplète.

Complément d'information

La couverture des espèces dans l'indicateur est restreinte comparativement au nombre d'espèces sauvages évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en tant qu'espèces en péril, ou au nombre d'espèces en péril inscrites à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril.

Bien que l'indicateur utilise les meilleures informations disponibles, il ne correspond pas toujours avec précision aux mesures de gestion. Les données sur les tendances des espèces peuvent inclure des périodes de temps précédant l'achèvement des documents de rétablissement.

En choisissant de nouvelles espèces à évaluer, le COSEPAC accorde la priorité aux espèces les plus susceptibles de disparaître. Le COSEPAC a pour mandat de réévaluer les espèces tous les 10 ans, ou plus souvent s'il y a lieu. Dans certaines circonstances, la réévaluation peut être retardée, ce qui entraîne une disponibilité inégale des données d'une espèce à l'autre.

Avec le temps, le nombre de documents de rétablissement finaux et le nombre d'espèces réévaluées augmenteront, et les tendances deviendront plus significatives à mesure que les populations auront suffisamment de temps pour réagir.

Ressources

Ressources

Références

Gouvernement du Canada (2015) Loi sur les espèces en péril. Consulté le 26 septembre 2018.

Gouvernement du Canada (2018) Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Consulté le 26 septembre 2018.

Gouvernement du Canada (2018) Espèces en péril : la loi, l'accord et les programmes de financement. Consulté le 26 septembre 2018.

Gouvernement du Canada (2018) Liste des espèces en péril, Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Consulté le 26 septembre 2018.

Gouvernement du Canada (2018) Registre public des espèces en péril, Index des espèces de A à Z. Consulté le 26 septembre 2018.

Renseignements connexes

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :