Défis stratégiques en matière de défense

Vous trouverez ci-dessous les défis en matière de politique dans le cadre du programme MINDS pour l’année financière 2019-2020. Il s’agit des défis du MDN et des FAC qui découlent des consultations tenues avec les cadres supérieurs de l’Équipe de la Défense. Ils représentent des domaines clés où le MDN et les FAC pourraient bénéficier de l’expertise d’un tiers pour remettre en question ou compléter leurs idées.

Les candidats qui présentent une demande au titre du programme, que ce soit au moyen de subventions de coopération ciblées, de réseaux collaboratifs ou de bourses d’études, sont priés d’aligner leur travail sur ces priorités. On leur recommande également de tenir compte de l’évolution future de la question (c.-à-d. les prévisions), des répercussions sur les priorités du MDN et des FAC et du gouvernement du Canada (GC), notamment les peuples autochtones, l’innovation, l’environnement et les changements climatiques, la diversité et l’inclusion, etc. Pour de plus amples renseignements sur les priorités du gouvernement du Canada, veuillez consulter le site Web suivant : www.canada.ca/fr/conseil-prive/campagnes/mandat-suivi-resultats-canadiens.html.

Veuillez noter que le programme MINDS met l’accent sur la réflexion stratégique et l’élaboration de défis liés au savoir dans le domaine des politiques publiques. Les candidats qui souhaitent promouvoir des solutions essentielles aux défis en matière de défense et de sécurité liés aux capacités appliquées et à la technologie devraient songer à présenter une demande dans le cadre de l’initiative Innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité (IDEeS). Pour de plus amples renseignements sur cette initiative, veuillez consulter le site : www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/programmes/idees-defense.html

Défis stratégiques MINDS 2019 - 2020

Thème un : Personnes et familles bien soutenues, diversifiées et résilientes
Défi 1 : Modèles créatifs de recrutement et de maintien de l’effectif

Le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes (MDN/FAC) ont besoin d’une approche souple et responsable en matière de recrutement et de maintien en poste qui s’appuie sur l’ensemble unique de compétences qu’offre la population diversifiée du Canada. La population diversifiée et multiculturelle du Canada est l’une de ses plus grandes forces, et les FAC s’engagent à former une main-d’œuvre qui tire profit de la diversité du talent de la société canadienne.

Contexte  

Le succès opérationnel des FAC commence par un système de recrutement rigoureux qui motive et attire les candidats les plus brillants et les plus talentueux, qui communique les occasions et les avantages uniques du service militaire, qui sélectionne et recrute de façon efficiente et efficace les nouvelles recrues, et qui encourage les nouvelles recrues à demeurer en poste. Cela comprend la mise en valeur des choix de carrières uniques qui sont offerts à tous les membres des FAC, ainsi que des opportunités incomparables de développement personnel et professionnel. Toutefois, le recrutement n’est que la première étape. Afin de garder nos recrues, nous devons garantir une culture de respect et d’inclusion, et nous assurer que notre personnel militaire reçoit une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels pour leur service. Prendre des mesures concrètes pour attirer et maintenir en poste du personnel permettra aux FAC d’être en meilleure position pour maintenir une force qualifiée et soudée pour la réalisation d’une vaste gamme de tâches.

Considérations

Les propositions doivent tenir compte des défis actuels pour le maintien et l’accroissement de la taille de l’effectif, et pour l’atteinte des objectifs en matière de diversité et d’inclusion. Les candidats sont invités à réfléchir de manière créative au sujet des stratégies de recrutement et de maintien en poste qui reflèteront et mobiliseront la diversité et le talent de la population canadienne. Les FAC concurrencent le secteur privé pour le talent et, par conséquent, les propositions devraient viser à exploiter le caractère unique d’une carrière militaire et à démontrer comment l’armée peut offrir des possibilités équivalentes aux normes de l’industrie et du secteur privé à ceux qui entrent dans le service.

Résultats escomptés

Parce que les FAC veulent être représentatives de la société canadienne et être un employeur de choix souscrivant au principe de l’égalité d’accès à l’emploi, le MDN et les FAC aimeraient explorer des stratégies pour mettre sur pied un système de personnel militaire plus adapté et plus inclusif qui appuie les membres des FAC et leurs familles, afin d’améliorer le profil de possibilités d’emploi dans les FAC, et pour mieux refléter la diversité du talent au Canada dans le but d’obtenir et de maintenir une armée inclusive qui possède les aptitudes et les compétences nécessaires pour réussir. De façon plus globale, le résultat escompté est l’élaboration et la démonstration d’approches innovantes pour le recrutement et le maintien en poste du personnel des FAC.

Questions clés
  • De quelle façon le MDN et les FAC peuvent-ils rendre la carrière militaire plus attirante pour ceux qui sont intéressés à servir? De quelle façon les FAC peuvent-elles renforcer l’attrait d’une carrière militaire lorsqu’elles concurrencent le secteur privé et le secteur public pour le talent?
  • Quels sont les obstacles (obstacles systémiques, préjugés inconscients, etc.) au recrutement et au maintien en poste pour des FAC diversifiées dans les modèles actuels de recrutement et de maintien en poste, et comment pouvons-nous les éliminer?
  • De quelle façon le MDN et les FAC peuvent-ils intégrer et gérer, de la meilleure façon, une adhésion plus diversifiée, incluant celle ayant des profils uniques (c.-à-d. multidimensionnels)?
Autres questions d’orientation
  • De quelle façon les FAC peuvent-elles attirer, recruter et maintenir en poste les femmes, les membres de groupes minoritaires et de communautés diverses, avec l’objectif de mettre sur pied des FAC qui sont inclusives et représentatives de la population canadienne?
  • Quels sont les facteurs identitaires croisés qui ont une incidence sur le recrutement et le maintien en poste pour des FAC diversifiées, et quelles solutions créatives pourraient être intégrées dans les modèles existants pour corriger ces facteurs?
  • Comment les FAC peuvent-elles mieux établir des liens avec les communautés autochtones, parfois isolées, et améliorer la représentation autochtone? Quelles mesures précises peuvent prendre les FAC pour lever les obstacles précis que vivent les autochtones lorsque vient le temps de s’enrôler et de demeurer dans les FAC?
  • De quelle façon une force militaire peut-elle mieux communiquer, de façon générale et de façon ciblée, avec des populations diversifiées, multigénérationnelles et multidimensionnelles pour promouvoir efficacement la gamme complète de possibilités offertes par une carrière militaire, dans la Force régulière et la Force de réserve?
  • De quelle façon les approches actuelles aux processus d’attraction, de recrutement, de perfectionnement professionnel, de gestion de carrière et d’autres processus de gestion du personnel doivent-elles évoluer pour s’assurer que les besoins d’une communauté militaire plus diversifiée soient respectés?
  • De quelle façon le soutien aux familles militaires devra-t-il évoluer pour s’assurer que les besoins d’une communauté militaire plus diversifiée soient respectés?
Défi 2 : Approches novatrices en matière de composition et de structure des forces

La politique de défense du Canada, Protection, Sécurité, Engagement (PSE), souligne l’engagement pour une armée souple, hautement compétente, bien équipée et apte au combat. Pour réussir dans un ensemble de missions diversifiées, le MDN et les FAC doivent réfléchir au mélange de forces nécessaires qu’il faut utiliser, en s’assurant d’avoir le personnel adéquat dans l’ensemble des environnements et des professions, avec les capacités nécessaires pour réussir dans un environnement de sécurité imprévisible.

Contexte

Étant donné l’incertitude et la complexité du contexte de sécurité internationale, le Canada continuera d’investir dans une force polyvalente et prête au combat qui est en mesure d’agir de façon décisive et de produire des résultats dans l’ensemble du spectre des opérations. À cet effet, la politique PSE s’engage pour la croissance des FAC, en investissant dans les domaines émergents et en remplaçant les capacités fondamentales de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne et de l’Aviation royale canadienne. Il y a également d’importants investissements pour nos membres, avec la création de nouvelles professions pour répondre à l’environnement de sécurité en évolution. Ces investissements fourniront aux FAC la souplesse pour fonctionner dans tout le spectre du conflit, pour permettre l’interopérabilité avec les alliés du Canada et pour maintenir un avantage opérationnel contre les menaces actuelles et futures.

Considérations

Les propositions devraient tenir compte des types de personnes, de professions et de capacités nécessaires pour respecter le niveau d’ambition décrit dans la politique PSE. Les propositions devraient également tenir compte de l’engagement du Canada pour la croissance de la Force de réserve, ce qui comprend le rapport approprié de membres de la Force de réserve par rapport aux membres de la Force régulière au sein des FAC. Il faut prendre en considération le défi lié au maintien d’une force compétente qui est suffisamment équipée pour une vaste gamme de tâches, tout en respectant également les besoins des professions essentielles qui font face à des pénuries et le besoin de compétences ou de capacités non traditionnelles.

Résultats escomptés

Le but de ce défi est d’exprimer des idées sur la composition future de la force et la structure des FAC à la lumière de l’environnement de sécurité en évolution, ainsi que pour les engagements et les défis soulignés dans la politique PSE. L’Équipe de la Défense est également intéressée par les idées novatrices qui concernent l’infrastructure requise pour appuyer cette force.

Questions clés
  • Quels sont le mélange approprié et la structure de la force pour aujourd’hui et pour l’avenir?
  • Comment pouvons-nous maximiser la production et l’incidence de la Force de réserve?
  • Comment les objectifs de diversité peuvent-ils appuyer les efforts de posture et de disponibilité opérationnelle de la force?
Autres questions d’orientation
  • Comment les FAC peuvent-elles s’organiser et maintenir leur équilibre, avec des ressources limitées, pour répondre aux exigences de plus en plus complexes résultant de la politique et de l’environnement de sécurité multidisciplinaire actuel, qui, ensemble, nécessitent des opérations simultanées dans un spectre encore plus large, souvent en plus étroite coordination avec des partenaires nationaux et internationaux?
  • Comment les FAC peuvent-elles adapter la mise sur pied de la force, y compris l’instruction, pour assurer que les forces sont prêtes pour tous les types de missions, dont celles sans mandat de combat comme les opérations de renforcement des capacités (p. ex., l’OP UNIFIER et l’OP IMPACT) et de dissuasion (p. ex., OP REASSURANCE), tout en préservant l’efficacité des systèmes de mise sur pied de la force et en gérant la pression exercée sur ces derniers?
  • De quelle façon le modèle actuel de la Réserve devrait-il changer pour répondre aux attentes des FAC relativement à l’environnement de sécurité de l’avenir?
Thème deux : Environnement de sécurité changeant
Défi 1 : La montée de la zone grise / Guerre hybride

Nous sommes témoins d’une résurgence de la concurrence stratégique entre les états, en plus d’avancées technologiques importantes et rapides, et d’une augmentation du flux d’informations. Cela facilite les activités offensives dans les domaines de l’information et le cyberespace. Dans cet environnement, il existe un spectre de tensions plus large et plus « gris » dans lequel les gouvernements et leurs forces militaires doivent agir et réagir, souvent avec des temps de décision réduits.

Contexte  

Les acteurs étatiques et non étatiques poursuivent de plus en plus leurs objectifs à l’aide de méthodes hybrides dans la « zone grise », juste sous le seuil du conflit armé. Ces pratiques, dont les opérations d’information « utilisées comme arme », reposent souvent sur la diffusion délibérée de renseignements erronés afin de semer la confusion et la discorde dans la communauté internationale, de créer de l’ambiguïté et de maintenir un déni plausible. Les États sont en mesure d’influencer les événements en leur faveur, tout en nuisant à leurs adversaires, sans déclencher de conflit armé ouvert. Cela présente des défis uniques pour le Canada, particulièrement en ce qui concerne la dissuasion, la détection, l’attribution et l’intervention. Les considérations en matière d’intervention comprennent le choix des méthodes d’intervention appropriées entre le risque d’escalade et l’échec pour dissuader une activité malveillante future.

La guerre hybride compromet notre capacité d’identifier, d’attribuer et de catégoriser les actions ennemies, ce qui complique davantage la distinction entre les actions qui peuvent donner lieu au recours de la force et celles qui ne le peuvent pas. La capacité de comprendre et de mettre à profit notre portée potentielle d’intervention, dans un temps de réponse court, est plus importante que jamais. Les pratiques hybrides soulèvent également des questions en ce qui concerne les capacités relatives aux opérations d’information, autant défensives qu’offensives.

La guerre hybride est une stratégie militaire qui utilise la guerre politique et mélange la guerre conventionnelle, la guerre irrégulière et la cyberguerre avec d'autres méthodes d'influence. La guerre hybride peut être un sous-ensemble tactique d'un conflit de type « zone grise » déployé dans certaines conditions et à des degrés divers.

Considérations

Les propositions devraient tenir compte de la façon dont l’utilisation des tactiques de la guerre hybride compromet la compréhension et l’application de l’article 5 de l’OTAN pour le Canada et ses alliés. Les propositions devraient également tenir compte de la façon dont les « opérations d’influence » (c.-à-d. la diffusion de renseignements erronés dans les communautés par des acteurs étatiques et non étatiques) peuvent devenir un défi pour le personnel des FAC dans le théâtre, et comment le Canada peut devenir proactif, par des opérations de dissuasion et de contre-influence, dans son intervention contre ces opérations. Les propositions devraient prendre en considération la façon dont les alliés, les partenaires et les autres institutions multilatérales avec plus d’expérience dans ce domaine interviennent contre ces tactiques hybrides, en portant une attention particulière à la dissuasion.

Résultats escomptés

Le but de ce défi est d’exprimer des idées sur les répercussions de la guerre hybride dans le contexte de l’évolution ultérieure de la politique, ainsi que sur le rôle du MDN et des FAC, et des autres ministères, dans la prédiction et la prévention des tactiques de guerre non conventionnelles ainsi que dans l’intervention face à celles-ci. Le MDN et les FAC souhaiteraient également recevoir les idées sur la portée acceptable de la réponse aux tactiques de guerre hybride, en harmonie avec les valeurs canadiennes. En raison de l’utilisation accrue de tactiques hybrides par des acteurs étatiques et non étatiques, l’Équipe de la Défense s’intéresse aux pratiques exemplaires des alliés, particulièrement celles reliées à la dissuasion, aux cadres juridiques et réglementaires, et à la gouvernance.

Questions clés
  • Que signifie la montée de la guerre hybride pour les politiques et les capacités au niveau stratégique, opérationnel et tactique?
  • Quel est le rôle du MDN, des FAC et des autres ministères? Qui devrait détenir l’autorité et quelle est la structure de gouvernance?
  • Comment les alliés et les ennemis définissent-ils et abordent-ils la guerre hybride?
  • Comment les acteurs non étatiques et les ennemis utilisent-ils des acteurs non traditionnels (p. ex., des populations liées au genre ou minoritaires et des enfants-soldats)?
  • Autres questions d’orientation
    • De quelle façon les nations intègrent-elles, assurent-elles la cohérence et utilisent-elles des effets dans l’ensemble du gouvernement, y compris l’éventail complet du pouvoir national, dans des scénarios « hybrides »? Quel est le rôle d’une force militaire?
    • Comment assurer la dissuasion dans un scénario hybride, sans risque d’escalade indésirable? Comment, par exemple, les unités canadiennes comme les groupements tactiques au sein de la présence renforcée avancée de l’OTAN dans les pays baltes répondent-elles aux activités ennemies non cinétiques d’une façon qui respecte leur mandat de dissuasion et leur succès opérationnel, tout en évitant une escalade inutile?
    • Est-ce qu’il y a des pratiques exemplaires de partenaires qui seraient utiles pour aider les FAC à penser à de nouvelles approches en matière de dissuasion?
    • Comment préparons-nous les militaires et les membres civils à répondre aux défis posés par la guerre hybride? Dans quelle mesure la population civile devrait-elle être sensibilisée et informée au sujet des acteurs et des activités de cette nature?
    • Quel est le rôle ou le but des branches de la guerre de l’information dans les autres forces alliées ou de la coalition (p. ex., le Royaume-Uni et les États-Unis), et devrait-il y avoir une branche semblable dans les FAC? Existe-t-il un modèle de l’OTAN?
    Défi 2 : L’évolution du rôle des grandes puissances ;

    Le Canada a un intérêt certain à appuyer le système international qu’il a aidé à construire, notamment en favorisant de nouveaux partenariats, en s’engageant avec les puissances émergentes et en faisant la promotion de la paix partout dans le monde. Par contre, il existe des preuves qui suggèrent que l’équilibre des pouvoirs se transforme, et que les rôles des puissances importantes évoluent alors qu’elles adoptent des comportements qui menacent l’ordre international et compromettent le régime fondé sur les règles.

    Contexte  

    Les tendances du développement économique mondial transforment le pouvoir relatif des États, qui passe de l’Occident à l’Orient et, dans une moindre mesure, du Nord au Sud. La concurrence entre les grandes puissances est de retour dans le système international. La Chine est une puissance économique mondiale en plein essor et la Russie a démontré sa disposition à mettre à l’épreuve l’environnement de sécurité internationale. Nous nous éloignons d’un monde unipolaire vers un monde multipolaire, dont les répercussions constituent un défi pour le système de sécurité de conception occidentale. Cela crée plus d’espace pour les acteurs étatiques et non étatiques pour exercer leur influence. Nous voyons les répercussions de cette concurrence des puissances dans la mer de Chine méridionale, la Crimée, la Corée du Nord et l’Iran.

    Considérations

    En raison du retour de la rivalité entre les grandes puissances, les propositions devraient tenir compte de la façon dont le Canada peut tisser des relations plus fortes avec ses alliés et ses partenaires actuels et établir de nouvelles relations avec les puissances émergentes, tout en contribuant aux efforts de dissuasion en cours de réalisation et à venir. Les propositions doivent également tenir compte de la façon dont l’environnement de sécurité internationale est modifié par les mesures des puissances dominantes et de second ordre qui n’acceptent plus le régime occidental basé sur les règlements. Les demandeurs peuvent explorer davantage l’étendue des changements et leurs répercussions sur les intérêts stratégiques du Canada et de ses principaux alliés.

    Résultats escomptés

    Le but de ce défi est d’améliorer la compréhension de l’Équipe de la Défense au sujet des objectifs stratégiques des pays comme la Russie et la Chine, et comment ils peuvent avoir des répercussions sur le Canada. Le MDN et les FAC aimeraient aussi mieux comprendre les réponses des nations alliées et partenaires concernant les défis posés par le rôle en évolution des puissances majeures.

    Questions clés
    • Quels sont les objectifs stratégiques de la Russie et de la Chine? Comment s’harmonisent-ils et comment diffèrent-ils?
    • De quelle façon les alliés, les partenaires et les autres acteurs répondent-ils à la Russie et à la Chine?
    Autres questions d’orientation
    • La reprise de la concurrence entre les grandes puissances a rappelé au Canada et à ses alliés l’importance de la dissuasion. À quoi ressemble la dissuasion relativement aux puissances nouvelles et émergentes?
    • À quoi ressemble la position du Canada dans l’ordre international en ce qui a trait aux puissances nouvelles et émergentes?
    • Quels sont les objectifs du Canada en ce qui concerne les autres nations alliées et partenaires (p. ex., Groupe des cinq, OTAN, É.-U., etc.)? Est-ce que la structure actuelle des alliances (p. ex., l’OTAN) est toujours pertinente?
    Thème trois : Engagement international en matière de défense
    Défi 1 : La modernisation du NORAD et l’avenir de la défense nord-américaine : Repérer les menaces et les lacunes

    Le partenariat de défense du Canada et des États-Unis se manifeste de la façon la plus tangible par la défense conjointe du continent par l’entremise du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). Depuis sa création en 1958, les menaces auxquelles est confrontée l’Amérique du Nord ont évolué de façon significative et la technologie des armes a progressé de façon fulgurante. La force du NORAD provient de son habileté à évoluer et à répondre à un environnement de défense et de sécurité en constante évolution. Le Canada s’est engagé à collaborer étroitement avec les États-Unis dans la défense de l’Amérique du Nord, notamment par la modernisation du NORAD.

    Contexte  

    La coopération binationale du NORAD joue le rôle de première ligne de défense continentale contre les attaques aériennes depuis plus de 60 ans. Par l’entremise de cette coopération étroite entre le Canada et les États-Unis, le NORAD a démontré son efficacité la dissuasion, la détection et la défense des approches de l’Amérique du Nord. L’environnement de sécurité d’aujourd’hui, par contre, est plus complexe que jamais, et il est caractérisé par les menaces transrégionales, multidomaines et multifonctionnelles.

    La politique Protection, Sécurité, Engagement souligne l’importance continue du NORAD, qui demande l’engagement de l’Équipe de la Défense à collaborer avec les É.-U., pour s’assurer que l’accord binational est modernisé pour répondre aux défis existants et aux menaces en constante évolution pour l’Amérique du Nord, en tenant compte de la gamme complète des menaces.

    Considérations

    Les propositions devraient surveiller de façon générale les menaces émergentes pour l’Amérique du Nord, dans l’ensemble des domaines, dans le contexte de la défense continentale et de la relation de défense entre le Canada et les États-Unis. Les propositions devraient tenir compte des contributions actuelles du Canada pour la défense continentale, notamment les politiques existantes, et voir si ces politiques appuient ou facilitent la modernisation du NORAD et l’évolution de la défense de l’Amérique du Nord.

    Résultats escomptés

    Le but de ce défi est de recevoir une analyse en profondeur de la situation actuelle et future de la défense continentale, y compris la considération des lacunes actuelles et futures qui peuvent exister dans la défense de l’Amérique du Nord.

    Questions clés
    • Quelles sont les menaces émergentes contre l’Amérique du Nord et quelles sont les lacunes associées dans la défense continentale? De quelle façon le Canada peut-il contribuer, coopérer et coordonner ses actions au mieux avec le NORAD pour corriger ces lacunes?
    • Quelles capacités et infrastructures pourront corriger ces lacunes? Quelle est la meilleure utilisation possible des ressources et des moyens canadiens pour corriger les lacunes déterminées?
    • Comment devrait ou pourrait évoluer le NORAD étant donné l’évolution de l’environnement de la sécurité et de la technologie, y compris des répercussions sur les domaines de l’espace, les domaines aériens et les domaines maritimes?
    • Quelles politiques au sein du gouvernement du Canada devraient faire l’objet d’une révision afin de moderniser le NORAD?
    Autres questions d’orientation
    • Comment pouvons-nous mieux comprendre les priorités de défense des É.-U., dans le contexte du NORAD et autour du monde, et définir de nouvelles opportunités de collaboration?
    • Qu’est-ce qui devrait être considéré comme une infrastructure essentielle dans le contexte de la défense continentale?
    • Quelle prolifération de technologies critiques pose les risques les plus graves pour la défense de l’Amérique du Nord? ?
    • Le NORAD devrait-il se préoccuper des domaines qui sont actuellement hors de son mandat, notamment les domaines terrestres et cyberspatial?
    • Existe-t-il des stratégies innovantes qui pourraient être utilisées et investies en partenariat avec des groupes d’affaires, des groupes autochtones et des groupes d’intérêts spéciaux pour réduire les dépenses en immobilisations, tout en fournissant les capacités aux fins de défense (p. ex., nourriture, alimentation électrique, etc.)?
    • Comment la défense devrait-elle travailler avec les autres ministères de la sécurité dans une approche pangouvernementale de la défense en Amérique du Nord?
    Défi 2 : Les relations du Canada en matière de défense

    Le Canada est décidé à être un acteur international responsable qui défend les valeurs universelles, participe à la consolidation de la paix et collabore avec des alliés et des partenaires pour surmonter les défis en matière de sécurité et améliorer les capacités et la résilience globales. Il y a par contre des pays qui mettent à l’épreuve l’environnement de sécurité internationale et qui défient le régime basé sur les règlements. Des partenariats solides sont essentiels pour l’exécution efficace du mandat de défense.

    Contexte

    Les relations de défense coopératives appuient aussi l’avancement et la promotion des priorités globales du gouvernement – plus particulièrement la sécurité nationale, le commerce, l’aide internationale et les objectifs de la politique étrangère. En tant que nation commerçante et membre influent du G7, du G20, de l’OTAN et des Nations Unies, le Canada bénéficie de la stabilité mondiale attribuable à un ordre international fondé sur les règles. Les partenariats de défense sont essentiels pour la capacité du Canada à relever les défis liés à l’instabilité internationale, ce qui aide à renforcer l’ordre international fondé sur les règles.

    Les dernières années ont posé plusieurs défis pour l’ordre international fondé sur les règles, ce qui a demandé aux alliés et aux autres pays aux points de vue similaires d’étudier de nouveau comment dissuader un large spectre de menaces contre l’ordre international et y répondre. Ces défis soulèvent des questions pour le Canada en ce qui concerne l’avenir de ses relations de défense.

    Considérations

    L’Équipe de la Défense entend maintenir un réseau de partenariat de défense qui est flexible et adaptable. Les propositions devraient prendre en considération l’évolution de l’équilibre des pouvoirs et des rôles changeants des grandes puissances lorsqu’elles tiennent compte des opportunités qui existent pour le développement de nouveaux partenariats et le renforcement de ceux déjà existants. Il faut également prendre en considération la volonté des partenaires éventuels ou existants qui collaborent avec le Canada. .

    Résultats escomptés

    Le but de ce défi est que l’Équipe de la Défense comprenne les répercussions plus générales du retour de la concurrence entre les grandes puissances pour le système international et, plus particulièrement, ce que cela représente pour les relations et les partenariats de défense du Canada. L’Équipe de la Défense est également intéressée par une évaluation des opportunités et des défis qui existent pour une nouvelle ou une plus grande coopération en ce qui concerne les questions liées à la défense et à la sécurité. .

    Questions clés
    • Comment la dégradation de l’ordre international fondé sur les règles affecte-t-elle les relations de défense?
    • Quel est le futur de l’OTAN dans une ère de concurrence entre les grandes puissances?
    • Quels sont les opportunités et les défis pour la coopération en matière de défense et de sécurité?
    • Comment peut-on élargir les relations de défense du Canada pour inclure la voix et la présence des femmes (c.-à-d. l’Initiative de partenariats pour les femmes, la paix et la sécurité)?
    Autres questions d’orientation
    • Quelle est la répercussion de la concurrence entre les grandes puissances sur le soutien allié ou de la coalition en ce qui concerne les engagements internationaux, ainsi que sur le Groupe des cinq, les Nations unies et les autres relations de défense bilatérales et multilatérales du Canada?
    Thème quatre : Approche en matière de défense : Anticiper
    Défi 1 : Prévoir les défis à venir  

    La politique Protection, Sécurité, Engagement (PSE) valorise la capacité à anticiper les nouveaux défis afin de mieux se préparer et de répondre aux menaces contre la défense et la sécurité canadiennes.  

    Contexte

    L’anticipation des menaces et des défis émergents, et une meilleure compréhension de l’environnement de défense et de sécurité, sont essentielles pour la sécurité du Canada. Par l’entremise des initiatives décrites dans la politique PSE, l’Équipe de la Défense améliorera sa capacité à fournir des renseignements en temps opportun aux décideurs, permettant au gouvernement de déterminer et de comprendre les enjeux, événements et crises qui se manifestent dans l’environnement de sécurité globale, et d’y répondre de façon appropriée et efficace..

    Alors que le MDN et les FAC procèdent à une planification prudente afin de demeurer forts au pays, en sécurité en Amérique du Nord et engagés dans le monde, ils doivent tenir compte non seulement des menaces et des futurs foyers de crise, mais aussi des investissements soutenus requis pour le financement des effectifs et des capacités.

    Considérations

    Les propositions devraient mettre l’accent sur les problèmes et les menaces en ce qui concerne la défense et la sécurité auxquels sont confrontés le MDN et les FAC, du point de vue des prévisions. La réponse devrait s’appuyer sur l’analyse de l’environnement de sécurité globale qui est décrite dans la politique PSE et tenir compte du niveau d’ambition présenté dans la discussion de la politique sur la simultanéité et le spectre des opérations, ainsi que sur son plan d’investissement. Il est également souhaitable que les propositions tiennent compte des changements touchant la conception organisationnelle et des systèmes.

    Résultats escomptés

    En raison de l’évolution rapide de l’environnement de sécurité, le MDN et les FAC aimeraient mieux comprendre les changements qui se sont produits depuis la publication de la politique PSE, ainsi que ce qu’il faut anticiper à court, moyen et long terme. Les recommandations pertinentes et réalisables devraient être appuyées par une analyse rigoureuse qui tient compte de la politique PSE.

    Questions clés
    • De quelle façon les domaines suivants évolueront-ils au cours des 10, 20, 50 prochaines années?

    o   Environnement de sécurité

    o   Investissement de défense et partage du fardeau

    o   Problèmes géopolitiques, alliances et partenariats

    o   Capacités

    o   Technologie / Information

    • Les capacités actuelles sont-elles assez vastes et adaptables pour répondre à un domaine de sécurité en évolution? Dans le cas contraire, quelle structure de force est la plus applicable pour répondre à tout défi futur dans un environnement multinational ou interarmées?  
    Autres questions d’orientation
    • Comment préparons-nous les militaires et les membres civils pour répondre aux défis posés par les menaces et les défis dans un horizon de 10, 20, 50 années?
    • De quelle façon le futur des conflits est-il séparé selon le genre et quelles sont les répercussions sur les besoins en matière de capacité du MDN et des FAC?
    Thème cinq : Approche en matière de défense : S’adapter
    Défi 1 : Le cyberespace et l’espace en tant que catalyseurs clés  

    Nous sommes à l’ère de la transformation numérique, ce qui comprend le rythme rapide des développements technologiques et la naissance et la mise en œuvre croissante de l’Internet des objets. Alors que cette transformation est un élément clé de plusieurs des plus excitantes circonstances opportunes dans le monde, elle indique également l’émergence et la prolifération de vulnérabilités. Plusieurs avancées technologiques ont le potentiel de changer la nature fondamentale des opérations militaires. Cela est particulièrement vrai pour les capacités de l’espace et les cybercapacités, qui sont utilisées par les alliés et les adversaires. Le MDN et les FAC doivent s’adapter pour améliorer l’utilisation des capacités de l’espace et les cybercapacités pour s’assurer que les nouveaux défis dans ces domaines ne menacent pas les objectifs de défense et de sécurité du Canada, ainsi que ses intérêts stratégiques.

    Contexte

    L’espace et le cyberespace sont deux capacités qui sont devenues particulièrement cruciales pour les opérations militaires des temps modernes. De nos jours, les forces armées modernes dépendent de réseaux et de données pour planifier et exécuter leurs missions. Les systèmes spatiaux, comme les systèmes de localisation GPS et les satellites de renseignement, surveillance et reconnaissance, offrent aux forces occidentales leur avantage technique et tactique en fournissant une navigation précise et une capacité accrue pour surveiller et contrôler les zones d’intérêt. Alors que la technologie moderne d’information offre des avantages opérationnels importants, elle introduit également des vulnérabilités critiques par l’entremise de facteurs comme la connectivité accrue, le matériel et les logiciels anciens, et les composantes humaines. Les ennemis potentiels développent rapidement des cybermoyens pour exploiter les vulnérabilités, et certains États développent des armes antisatellite. La nature émergente de ces capacités présente des défis uniques, alors que les cadres juridiques nationaux et internationaux continuent leur évolution.

    Considérations

    On demande que les propositions tiennent compte des domaines de l’espace et du cyberespace comme outils habilitants clés de la force, en explorant les opportunités perturbatrices positives pour une application militaire et de sécurité. Les propositions peuvent également vouloir tenir compte, dans le contexte de l’engagement du Canada à moderniser les capacités spatiales et à jouer un rôle plus prépondérant dans le cyberespace, des expériences des autres armées modernes, en portant une attention particulière sur la façon dont elles adoptent et intègrent les capacités spatiales et cyberspatiales dans les opérations.

    Résultats escomptés

    Le MDN et les FAC ont désigné le cyberespace et l’espace comme domaines de recherche et de développement avancés. Ce défi vise une analyse rigoureuse de la façon dont les domaines de l’espace et du cyberespace peuvent être exploités pour appuyer les opérations militaires, tout en tenant compte des défis potentiels d’ordre juridique et éthique pour le développement et les essais de ces capacités.

    Questions clés
    • De quelle façon le MDN et les FAC peuvent-ils maximiser ces domaines?
    • De quelle façon le MDN et les FAC peuvent-ils maintenir un commandement et un contrôle efficaces lorsque ces nouveaux domaines seront intégrés?
    • De quelle façon développez-vous et mettez-vous à l’essai ces capacités tout en discutant des considérations d’ordre juridique et éthique?
    • De quelle façon les ennemis utiliseront-ils ou exploiteront-ils ces domaines?
    Autres questions d’orientation
    • Comment pouvons-nous évaluer les autres zones de vulnérabilité dans les domaines du cyberespace et de l’espace? De quoi pourraient avoir l’air les vulnérabilités futures dans ces domaines pour le MDN et les FAC?
    • De quelle façon le MDN et les FAC devraient-ils approcher le mélange accru de domaines (c.-à-d. air, terre, mer, espace, cyberespace et humain), étant donné les progrès de la technologie numérique?
    • De quelle façon préparons-nous les militaires et les membres civils pour répondre à ces menaces, défis et occasions associés aux progrès dans les domaines de l’espace et du cyberespace?
    • Comment répondons-nous aux développements des autres pays qui traversent les domaines à l’aide de systèmes numériques à signal simple et de systèmes d’IA améliorés?
    • Quels outils habilitants communs, recoupant les capacités qui peuvent être utilisées dans les domaines maritimes, terrestres et aériens, sont requis dans l’environnement de l’information?
    Défi 2 : Le rôle de l’intelligence artificielle

    Alors que beaucoup d’attention médiatique a été donnée à la montée des armes autonomes et au potentiel pour les « robots tueurs », l’intelligence artificielle (IA) peut avoir plusieurs applications, notamment l’amélioration des processus administratifs, l’aide à la prise de décision et la prédiction des problèmes pour l’équipement. La politique PSE discute du rythme rapide des progrès technologiques, mais un examen plus rigoureux et plus large de l’utilisation de l’IA est nécessaire.

    Contexte

    L’IA fait référence à la capacité des machines à exécuter des tâches qui nécessitent habituellement l’intelligence humaine, par exemple, reconnaître des motifs, apprendre par l’expérience, tirer des conclusions, faire des prédictions, ou prendre des mesures, que ce soit de façon numérique ou par le logiciel intelligent qui se trouve derrière les systèmes physiques autonomes. L’IA, l’apprentissage automatique et l’analytique modifient rapidement la face des activités et de l’industrie, et ils ont le potentiel de changer de façon importante la façon dont les pays abordent la défense et la sécurité, ainsi que la face du champ de bataille. L’IA a le potentiel de changer toute la défense, y compris les pratiques commerciales, la formation, les soins de santé, le recrutement, le combat, et le renseignement, la surveillance et la reconnaissance. L’IA et l’apprentissage automatique ont des ratés et des vulnérabilités potentiellement exploitables, dont celles reliées au genre, à l’âge, et à l’ethnicité, qui sont une menace pour la façon dont l’IA est développée et utilisée.

    Considérations

    Le gouvernement du Canada a reconnu l’importance des investissements dans l’IA dans le cadre de son accent sur l’innovation, non seulement dans le secteur privé, mais aussi dans le secteur public. Les propositions devraient tenir compte des travaux canadiens en cours et existants concernant l’IA à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement du Canada, ainsi que des efforts des autres pays, dans le but de déterminer comment le MDN et les FAC devraient évoluer dans ce domaine.

    Résultats escomptés

    Le résultat pour ce défi est une analyse des utilisations actuelles des logiciels d’apprentissage automatique avancés et la façon dont ces applications peuvent être exploitées dans un contexte militaire, tout en tenant compte des défis techniques, éthiques et sociaux potentiels liés à leur utilisation. Les réponses à ce défi devraient clairement articuler les étapes requises pour respecter l’état final proposé.

    Questions clés
    • Comment pouvons-nous mieux comprendre le contexte ou le lien militaire et de sécurité des développements et des utilisations de l’IA?
    • Comment les FAC peuvent-elles être mieux positionnées pour tirer profit des développements continus et des utilisations de l’IA?
    • Quelles sont les considérations juridiques et éthiques dont les FAC devraient tenir compte pendant le développement, la mise à l’essai et l’utilisation des applications d’IA? Comment pouvez-vous réduire le potentiel d’intégration de préjugés résultant de l’apprentissage automatique?
    • De quelle façon les adversaires utiliseront-ils l’IA pour défier le MDN et les FAC?
    Autres questions d’orientation
    • Dans quel domaine l’IA, une fois développée, aura-t-elle l’incidence la plus immédiate pour les capacités militaires? Existe-t-il une valeur à poursuivre l’analytique des données et l’apprentissage automatique pour renforcer les avantages contre les adversaires?
    • Comment pouvons-nous nous assurer que les préjugés reliés au genre, à la race et aux autres préjugés sociaux de l’IA, de l’apprentissage automatique et des cybersystèmes ne se trouvent pas dans notre architecture de défense et n’affectent pas notre capacité opérationnelle?
    • Que faut-il pour développer une IA qui reflète fidèlement et protège la diversité des corps humains, des identités et des expériences humaines dans le contexte militaire?
    • Comment le Canada définit-il l’IA?  
    • Y a-t-il des obstacles à la politique à court et à long terme qui empêcheront l’utilisation efficace et le développement de la technologie d’IA?
    • Quel est le rôle des perspectives culturelles pour l’IA, la robotique et l’autonomie et de quelle façon ces perspectives ont-elles une incidence sur les négociations et les efforts multilatéraux pour réglementer une « utilisation appropriée »?
    Défi 3 : Les technologies émergentes et les applications militaires 

    La politique Protection, Sécurité, Engagement fait mention de l’évolution rapide de la technologie comme facteur clé de l’environnement de sécurité changeant : un environnement qui présente des opportunités et des vulnérabilités. Plusieurs avancées technologiques ont le potentiel de changer la nature fondamentale des opérations militaires. La cadence rapide de l’évolution technologique, à l’intérieur et à l’extérieur du domaine militaire, exige que le MDN et les FAC s’adaptent; non seulement en termes d’opérations et de capacités, mais également en ce qui concerne la gouvernance.

    Contexte

    Même si le Canada et ses alliés ont maintenu un avantage qualitatif de longue date en matière de puissance militaire, la croissance économique mondiale et la cadence rapide des développements technologiques permettent à d’éventuels adversaires de réduire rapidement l’écart. Contrairement aux évolutions technologiques précédentes dans les combats, les nouvelles technologies émergentes sont rarement développées exclusivement pour des applications militaires. Les technologies à « double usage » ont souvent une utilisation élargie dans le secteur civil, de telle façon que les innovations de la technologie militaire se déroulent dans le secteur privé, en dehors du contrôle souverain d’un seul pays. Cela a mené des acteurs étrangers à utiliser des outils économiques pour faire l’acquisition de technologies sensibles, de propriété intellectuelle ou d’expertise de pays de l’Occident pour leur propre développement militaire.

    Considérations

    Bien que reliées aux défis qui touchent l’espace et le cyberespace, les propositions pour ce défi devraient tenir compte du développement technologique dans le secteur privé, ainsi que le monde académique et les institutions de recherche, en mettant l’accent sur les technologies à double usage. Les propositions peuvent également tenir compte de l’expérience d’autres pays aux points de vue similaires pour contrer les menaces économiques et pour le développement de mesures appropriées pour atténuer le risque d’acquisition de technologie sensible à double usage par des adversaires éventuels.

    Résultats escomptés

    Le but de ce défi est que l’Équipe de la Défense comprenne mieux le paysage technologique canadien, ce qui comprend les développements émergents qui auront probablement une valeur militaire dans l’avenir, ainsi que déterminer les opportunités de travailler dans ces secteurs dans le but de limiter l’exploitation par d’éventuels adversaires.

    Questions clés
    • Comment le MDN et les FAC peuvent-ils déterminer la valeur militaire ou la valeur de la sécurité des technologies émergentes?
    • Quelles sont ces technologies?
    • De quelle façon le MDN et les FAC peuvent-ils travailler avec ces secteurs afin de prendre conscience des risques et de les atténuer?
    • De quelle façon devrait évoluer le rôle de ces secteurs étant donné la forte probabilité d’applications à double usage pour les technologies émergentes?
    • Quels sont des exemples pertinents ou notables où de la technologie militaire ou à double usage a été acquise du secteur privé par un pays étranger, et quelles leçons peut-on retenir de ces cas?
    Autres questions d’orientation
    • Comment l’approche de gouvernement du Canada et des FAC pour le développement, l’adoption et l’utilisation de la technologie peut-elle être assez agile et rapide pour suivre le pas des modèles militaires et civils intégrés adoptés par des adversaires autoritaires? Comment pouvons-nous équilibrer de la meilleure façon les restrictions inhérentes à nos principes démocratiques et nos besoins opérationnels pour conserver notre avantage concurrentiel et celui de l’Occident?
    • Y a-t-il d’autres questions juridiques ou éthiques qui pourraient être exacerbées par une application militaire?
    • Comment préparons-nous les militaires et les membres civils à répondre aux technologies à double usage dans les applications militaires?
    • Quel est le niveau de risque acceptable pour essayer de maintenir le rythme avec la technologie en évolution?
    • Quelles considérations en matière de diversité sont importantes à prendre en compte lors du développement, de l’adoption et de l’utilisation de technologies émergentes?
    Défi 4 : Le rôle de la défense dans l’Arctique

    L’Arctique est une région émergente comme site de concurrence grandissante. Le changement climatique, conjugué aux avancées technologiques, signifie que l’Arctique est de plus en plus accessible. De nouveaux acteurs mènent des activités économiques et militaires, dont certaines pourraient constituer une menace à la sécurité et à la souveraineté du Canada. La politique Protection, Sécurité, Engagement reconnaît que le travail en collaboration avec les alliés et les partenaires, y compris la collaboration existante avec les États de l’Arctique, sera essentiel pour réussir dans un environnement de sécurité complexe.

    Contexte

    La région de l’Arctique constitue un carrefour international important, qui soulève des questions à l’égard des changements climatiques et de l’environnement, du commerce international et de la sécurité internationale. Il y a une dizaine d’années, peu d’États ou d’entreprises avaient les capacités d’opérer dans l’Arctique. Aujourd’hui, des acteurs étatiques et commerciaux venant de partout dans le monde cherchent à tirer parti des avantages à long terme d’un Arctique accessible, en poursuivant des objectifs économiques et militaires dans la région. Par contre, l’accroissement des activités dans l’Arctique a le potentiel de menacer les intérêts souverains du Canada, y compris les activités hors du domaine militaire traditionnel comme l’accroissement des investissements étrangers, du tourisme et de la recherche scientifique.

    Considérations

    Les propositions devraient tenir compte des intérêts des communautés autochtones qui vivent dans l’Arctique, y compris la question à savoir comment les activités militaires et non militaires dans la région peuvent contribuer à une amélioration du niveau de vie pour ces communautés. Les propositions devraient également porter leur attention aux liens entre les pôles (le pôle Nord/Arctique et le pôle Sud/Antarctique) et les capacités polaires, ainsi que vérifier s’il y a des secteurs de coopération entre les alliés ou les partenaires avec des intérêts et des activités dans l’Antarctique.

    Résultats escomptés

    Le but de ce défi est que l’Équipe de la Défense comprenne mieux comment le Canada peut travailler avec les partenaires de l’Arctique et non de l’Arctique pour déterminer et aborder les risques dans l’Arctique, y compris ceux qui sont hors du domaine militaire.

    Questions clés
    • En dehors du domaine militaire, quelles menaces existent dans l’Arctique? Quels sont les intérêts économiques et militaires étrangers dans le nord du Canada?
    • Le MDN et les FAC travaillent en étroite collaboration avec des partenaires (p. ex., gouvernement, autres partenaires canadiens, autres États de l’Arctique, OTAN, partenaires ne venant pas de l’Arctique) dans l’Arctique. De quelle façon ces relations peuvent-elles être plus efficaces pour la prestation de services et d’avantages?
    Autres questions d’orientation
    • Par l’entremise de la politique PSE, le Canada s’est engagé à faire l’acquisition de différentes technologies pour accroître sa portée et sa mobilité dans l’Arctique. Étant donné la nature changeante des menaces dans la région, y compris celles qui ne sont pas de nature militaire, investissons-nous dans les bonnes capacités? Existe-t-il d’autres capacités qui pourraient appuyer les objectifs du Canada dans l’Arctique?
    • Are our policies and strategies compatible with other Arctic partners? How does Canada work with allies and partners who may have a different interpretation of the level of risk associated with activities in the non-military realm?
    • Nos politiques et nos stratégies sont-elles compatibles avec celles des autres partenaires de l’Arctique? Comment le Canada travaille-t-il avec des alliés et des partenaires qui n’ont pas la même interprétation du niveau de risque associé aux activités qui ne sont pas du domaine militaire?
    • Comment les changements climatiques pourraient-ils modifier les besoins futurs en matière de défense dans le Nord?
    • De quelle autre infrastructure le Canada a-t-il besoin dans l’Arctique? Comment les FAC et les autres ministères peuvent-ils tirer profit des capacités de chacun pour établir une présence et une connaissance globales de la situation dans le Nord?
    Défi 5 : L’approvisionnement en matière de défense  

    Les FAC doivent être prêtes à mener des opérations dans l’ensemble du spectre des opérations militaires, et s’assurer que les FAC ont les capacités pour ce faire nécessite que le MDN investisse continuellement dans l’acquisition de nouvelles technologies, tout en assurant le maintien des capacités opérationnelles actuelles. Le gouvernement du Canada reconnaît les défis associés à l’approvisionnement militaire et il s’est engagé à simplifier le processus pour livrer de nouvelles capacités lorsqu’elles sont nécessaires.

    Contexte

    Le processus d’approvisionnement est complexe et comprend de nombreux acteurs. L’approvisionnement du gouvernement fédéral n’est pas seulement assujetti à des obligations légales en vertu des accords commerciaux du Canada, l’approvisionnement en défense au Canada touche plusieurs ministères et organismes gouvernementaux fédéraux. La nécessité de faire des compromis entre les coûts, la capacité, l’échéancier et les avantages pour les Canadiens et les industries canadiennes donne lieu à des tensions internes et à des objectifs concurrents parmi les acteurs concernés. De plus, les processus lourds de prise de décision et d’approbation ont entraîné des retards inutiles, et les besoins en matière de capacité n’ont pas toujours été communiqués clairement aux membres de l’industrie et aux Canadiens.

    Considérations

    Puisque plusieurs capacités militaires utilisées par les FAC sont également utilisées par nos alliés, le maintien de l’interopérabilité est une considération essentielle. Puisque la technologie militaire évolue rapidement, les FAC doivent continuellement évoluer pour maintenir un avantage opérationnel et se protéger contre les menaces émergentes. Par conséquent, les propositions devraient tenir compte du besoin pour un processus d’approvisionnement en défense flexible et agile afin d’appuyer des progrès aussi rapides, tout en maintenant un processus responsable qui assurera une valeur et une pertinence pour le Canada.

    Résultats escomptés

    Le but de ce défi est que l’Équipe de la Défense reçoive des idées novatrices et des modèles d’approvisionnement possibles pour simplifier le processus d’approvisionnement en défense, en assurant que les FAC ont les capacités nécessaires pour agir de façon décisive et livrer les résultats dans le spectre complet des opérations.

    Questions clés
    • Comment le MDN et les FAC peuvent-ils améliorer l’approvisionnement en défense?
    • À quoi ressemble le modèle?
    • Quels changements de politique, le cas échéant, sont requis pour mettre en œuvre un nouveau modèle?
    Autres questions d’orientation
    • Quels sont les avantages et les désavantages de la planification fondée sur les capacités par rapport à la planification fondée sur les menaces? Existe-t-il une option hybride?
    • Comment les essais par les fabricants d’équipement d’origine ou d’autres pays, ainsi que les technologies éprouvées, peuvent-ils être utilisés par le Canada pour accélérer l’approvisionnement?
    • Existe-t-il un modèle plus efficace pour gérer les capacités qui évoluent rapidement ou qui nécessitent une mise à niveau ou un remplacement selon un échéancier accéléré? À quoi ce modèle ressemble-t-il?
    • Étant donné qu’une grande partie de l’approvisionnement en défense dépend des processus d’autres ministères, existe-t-il des pratiques ou des modèles exemplaires qui pourraient faciliter des aspects de l’approvisionnement de la défense pour qui les autres ministères sont responsables?
    • De quoi avons-nous besoin pour favoriser une plus grande diversité de fournisseurs pour l’approvisionnement de la défense? 
    Thème six : Approche en matière de défense : Agir
    Défi 1 : L’avenir du renforcement des capacités

    La politique Protection, Sécurité, Engagement définit l’une des principales missions des FAC comme étant le « renforcement des capacités à l’appui de la sécurité d’autres pays et de leur capacité d’apporter une contribution à la sécurité à l’étranger ». Le Canada offre depuis longtemps son expertise et son aide à des pays partenaires et il va continuer de le faire à l’avenir.

    Contexte

    L’Armée du Canada a participé au renforcement des capacités pendant de nombreuses années, en fournissant son expertise pour aider des pays partenaires à renforcer la capacité professionnelle de leurs forces de défense et de sécurité. La portée du renforcement des capacités est déterminée en fonction de la mission et elle peut comprendre de l’instruction (notamment de l’instruction militaire), des conseils et de l’assistance pour les forces partenaires, y compris une aide létale ou non létale.

    Le MDN et les FAC offrent de l’instruction au Canada et à l’étranger. L’instruction comprend : la formation linguistique pour faciliter la communication et l’interopérabilité; le perfectionnement professionnel et les cours d’état-major; l’instruction pour les opérations de soutien de la paix; et les visites d’équipes d’expert et de délégations pour améliorer les capacités de défense dans des endroits précis.

    Considérations

    Le système mondial a évolué, et avec lui, les partenaires, les autres pays et leurs armées ont pris de la maturité. Ils ne veulent plus uniquement de l’instruction « de base », lorsque vient le temps de l’instruction. À cette fin, les propositions devraient considérer si la complexité croissante de l’environnement de sécurité, la nature changeante des conflits et la nature des opérations de paix demandent au Canada de remettre en question la façon dont il s’engage dans le renforcement des capacités.

    Résultats escomptéss

    Les Forces armées canadiennes sont des forces professionnelles qui ont été en mesure de fournir une instruction et un soutien militaire efficaces aux forces militaires et aux forces de sécurité étrangères. Au fur et à mesure que l’environnement de sécurité a évolué, il en a été de même pour l’instruction et le soutien du renforcement des capacités qui ont été offerts. Le but de ce défi est de tenir compte de l’évolution de cette importante mission des FAC, tout en tenant compte du besoin continu pour l’interopérabilité.

    Questions clés
    • De quelle façon le renforcement des capacités devrait-il évoluer?
    • Quelles sont les implications de la guerre hybride pour le renforcement des capacités?
    Autres questions d’orientation
    • En ce qui concerne le renforcement des capacités, avec quels pays partenaires le Canada devrait-il penser à s’engager?
    • Le Canada devrait-il offrir des occasions de renforcement des capacités à des pays partenaires qui ne les recherchent pas de façon active?
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