Monsieur le Président, nous nous souvenons tous et toutes de ce jeudi – il y a deux ans – lorsque nos projets de voyage ont été soudainement annulés, que les écoles ont dû fermer et que nous nous sommes précipités à l’épicerie pour acheter du papier de toilette et du désinfectant pour les mains. Nous savions que ce virus perturberait notre quotidien, mais peu d’entre nous avaient réalisé l’ampleur et la durée de cette épreuve.
Nous avons signé des ententes avec les provinces et les territoires de partout au pays pour offrir aux parents et aux familles du Canada des services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants à 10 $ par jour.
Permettez-moi de commencer en condamnant cette nouvelle invasion russe de l'Ukraine. Les actions de la Russie sont une violation du droit international et de l’ordre international fondé sur des règles. C’est une tentative de remplacer l’ordre international fondé sur des règles par un monde dicté par la force. Un monde où les grandes puissances ont le pouvoir de redessiner les frontières et de dicter les politiques étrangères — et de contrôler les gouvernements de démocraties souveraines — alors que leur seul tort est d'être plus petites et de ne pas avoir une armée aussi puissante.
Je vais commencer par une courte mise à jour sur les mesures financières que nous avons mises en place par l'intermédiaire de la Loi sur les mesures d'urgence afin de cibler les barrages illégaux et les personnes qui les financent.
Comme je l'ai dit hier, les organismes responsables de faire respecter la loi et les fournisseurs de services financiers du Canada ont déjà commencé à échanger des renseignements.
Depuis près de trois semaines, notre économie, notre démocratie et la réputation du Canada dans le monde font face à des menaces soutenues, coordonnées et financées par l’étranger.
À travers le monde, les démocraties libérales sont confrontées à des menaces sérieuses et répétées. Nous avons peut-être pensé – et peut-être même espéré – que le Canada serait épargné. Depuis deux semaines et demi, nous avons réalisé que ce n’est pas le cas.