L’Arrêté ministériel sur le recours: À propos de l'Arrêté

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Qu'est-ce que l'Arrêté ministériel sur le recours

L'Arrêté prévoyant le recours à des décisions d'autorités réglementaires étrangères, ou à des documents émanant de celles-ci, à l'égard de certaines drogues (l'Arrêté) permet à Santé Canada de s'appuyer sur les décisions ou les documents émanant d'autorités réglementaires étrangères (AREs) comparables pour certaines présentations de médicaments. Elle rend le processus d'examen de Santé Canada plus efficace pour les médicaments qui ont déjà été approuvés ou évalués par une autorité réglementaire étrangère comparable.

Les premières présentations admissibles en vertu de l'Arrêté concernent certaines catégories de médicaments à usage humain et vétérinaire figurant sur la liste des documents incorporés par renvoi (IpR).

L'Arrêté s'inscrit dans le cadre des engagements pris par Santé Canada pour réduire le fardeau administratif.

Fonctionnement du principe de présomption

Lorsque nous examinons une présentation en vue d'autoriser la mise sur le marché d'un médicament au Canada, nous nous assurons que cette présentation répond à toutes les exigences énoncées dans le Règlement sur les aliments et drogues. Entre autres exigences, la présentation doit démontrer que le médicament est sans danger, efficace et de haute qualité.

L'Arrêté « présume » que l'obligation pour Santé Canada d'examiner certaines parties d'une présentation d'un médicament est remplie si les exigences prévues par l'Arrêté sont respectées. L'examen des renseignements non cliniques, des renseignements cliniques et des renseignements relatifs à la chimie et à la fabrication contenus dans une présentation d'un médicament peut faire l'objet d'une présomption en vertu de l'Arrêté.

Notre décision de recourir à la présomption repose sur le fait qu'une ARE comparable a soit :

L'Arrêté s'applique uniquement à des catégories de médicaments définies qui sont associées à certaines ARE comparables. Celles-ci sont identifiées dans la liste incorporée par renvoi dans l'Arrêté.

Les fabricants peuvent demander la présomption d'un médicament considéré comme identique en recourant à l'une des trois options suivantes, selon le cas :

  1. présomption générale
  2. dépôt dans les 120 jours
  3. examens conjoints

La présomption générale :

Le dépôt sous 120 jours :

L'examen conjoint est :

Les fabricants doivent satisfaire à un certain nombre d'exigences pour que la présomption s'applique. Par exemple, ils doivent :

La réduction du fardeau administratif grâce à l'Arrêté

La Loi sur les aliments et drogues et ses règlements nous confèrent le pouvoir de réglementer les produits de santé tels que les médicaments, les instruments médicaux, les aliments et les cosmétiques. Pour les nouveaux médicaments, cela implique d'examiner les renseignements relatifs à l'innocuité et à l'efficacité qu'un fabricant soumet lorsqu'il souhaite commercialiser un médicament au Canada.

Les présentations des médicaments gagnent en complexité et leur nombre a considérablement augmenté ces dernières années. De plus, les attentes concernant un accès plus rapide aux nouveaux médicaments se sont accrues.

Santé Canada participe à des initiatives internationales et collabore avec des organismes internationaux afin de réduire les dédoublements et de favoriser l'harmonisation internationale.

Par exemple, nous participons à deux conseils internationaux qui élaborent et promeuvent des normes scientifiques et techniques communes :

L'adoption de ces normes signifie que les autorités réglementaires telles que Santé Canada partagent des attentes similaires en matière de pièces justificatives avec d'autres autorités réglementaires étrangères. Des initiatives telles que l'Access Consortium favorisent également l'harmonisation réglementaire pour les médicaments à usage humain.

Parmi les autres exemples, on peut citer :

Les activités de recours, notamment l'utilisation des rapports d'examen des autorités réglementaires étrangères, sont courantes dans de nombreux pays, et le Canada s'appuie depuis longtemps sur ces rapports dans le cadre de l'examen des présentations de médicaments. Le présent Arrêté nous confère désormais le pouvoir explicite de considérer que certaines exigences sont satisfaites sur la base des décisions et des documents émanant d'autres autorités réglementaires étrangères comparables. Il s'agit d'un outil supplémentaire dont nous disposons pour rendre le processus d'examen plus efficace lors de l'autorisation de mise sur le marché de médicaments au Canada. L'Arrêté s'appuie sur des normes harmonisées à l'échelle internationale et sur les relations de collaboration que nous entretenons déjà avec d'autres pays.

Nous espérons que cet Arrêté encouragera les fabricants à mettre sur le marché canadien des médicaments à usage humain et vétérinaire qui, autrement, ne seraient pas offerts au Canada, notamment des médicaments destinés aux populations pédiatriques, au traitement de la tuberculose et ceux les plus demandés dans le cadre du Programme d'accès spécial.

Cela devrait nous permettre de concentrer nos énergies et ressources sur les présentations pour lesquelles notre intervention a le plus d'impact et où nous créons le plus de valeur pour le public, tout en continuant à respecter nos exigences en matière d'innocuité, d'efficacité et de qualité.

Pour en savoir plus :

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2026-07-15