Qualité de l’air

Les polluants atmosphériques causent des effets néfastes sur la santé et l’environnement. Les principaux problèmes de la qualité de l'air tels que le smog et les pluies acides sont le résultat du rejet de polluants dans l’atmosphère. La majorité de ces polluants provient des activités humaines, tel que la combustion de carburants pour transport, l’électricité, le chauffage et l’industrie. Les polluants provenant des feux de forêt peuvent contribuer tout autant à la mauvaise qualité de l’air. Les indicateurs de la qualité de l’air présentent les concentrations au cours des 15 dernières années des 5 principaux polluants atmosphériques extérieurs au Canada à savoir : les particules fines (PM2,5), l’ozone troposphérique (O3), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et les composés organiques volatiles (COV).

National

Tendances nationales de qualité de l'air

Cette section présente un résumé des tendances des 5 polluants atmosphériques des sites de suivi à travers le Canada. Les tendances de la qualité de l’air sont mesurées selon les niveaux ambiants (concentrations) moyens et de pointeNote de bas de page 1 des PM2,5, de l’O3, du NO2, du SO2 et des COV. Les concentrations moyennes reflètent l’exposition chronique, prolongée ou répétée, aux polluants atmosphériques sur de longues périodes, tandis que les concentrations de pointe reflètent l’exposition immédiate ou aiguë à court terme aux mêmes polluants atmosphériques.

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023,

  • les concentrations nationales moyennes et de pointe de NO2, de SO2 et des COVNote de bas de page 2 ont généralement diminué ;
  • aucun changement significatif n’a été observé pour les concentrations nationales (moyennes et de pointe) de l’O3 ;
  • les concentrations nationales (moyennes et de pointe) des PM2,5 étaient nettement supérieures aux niveaux de 2009, particulièrement en 2017, 2018 et 2023, qui correspondent à des saisons de feux de forêt intenses.

Changements relatifs des concentrations de polluants atmosphériques, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de polluants atmosphériques, Canada, 2009 à 2023 (voir les tableaux de données ci-dessous pour la description longue)
Tableaux de données pour la description longue
Évolution des concentrations relatives de polluants atmosphériques, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne de PM2,5
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration de pointe de PM2,5 (98e centile) sur 24 heures
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration moyenne sur 8 heures d'O3
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration de pointe d'O3 (4e plus élevée) sur 8 heures
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration moyenne de NO2
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration de pointe de NO2 (98e centile) sur 1 heure
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration moyenne de SO2
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration de pointe de SO2 (99e centile)sur 1 heure
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
Concentration moyenne de COV
(changement en pourcentage relatif à l'année 2009)
2009 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
2010 13,1 33,4 3,8 2,9 -7,4 -8,1 0,3 -10,9 -11,9
2011 6,7 7,7 4,0 -0,7 -9,0 -12,7 -21,1 -13,4 -12,3
2012 6,7 5,6 5,5 4,7 -16,2 -17,5 -15,7 -18,0 -28,5
2013 18,7 12,5 3,3 -1,8 -13,1 -17,5 -17,6 -21,3 -27,7
2014 21,7 24,7 3,3 -5,7 -10,0 -18,3 -27,5 -26,1 -26,4
2015 22,6 28,5 3,9 1,5 -13,4 -21,7 -32,3 -35,1 -26,2
2016 5,2 8,7 1,7 -2,0 -18,8 -26,0 -30,7 -39,9 -38,6
2017 16,6 49,6 5,5 -1,0 -16,8 -24,2 -32,3 -42,7 -30,0
2018 26,5 82,4 6,3 3,0 -14,6 -24,5 -34,3 -46,6 -39,3
2019 5,0 1,1 3,1 -6,8 -13,6 -26,1 -40,6 -46,0 -37,4
2020 2,2 12,2 2,2 -6,0 -22,5 -35,7 -39,2 -48,4 n/d
2021 13,6 39,9 6,4 0,6 -22,9 -34,2 -39,2 -49,7 -22,1
2022 7,1 10,5 4,6 -5,8 -20,3 -32,9 -40,1 -49,0 -33,7
2023 62,0 166,9 6,9 2,8 -24,5 -34,5 -38,1 -51,2 -40,7

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : n/d = non disponible. Les données de COV de 2020 ne sont pas disponibles. Pour plus de renseignements, consultez la section Sources de données et méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert et Réseau canadien d'échantillonnage des précipitations et de l'air.

En 2023, les concentrations nationales de SO2 et de NO2 (moyennes et de pointe) ainsi que les concentrations moyenne des COV étaient inférieures à celles de 2009, de 38 % pour la concentration moyenne de SO2, de 51 % pour la concentration de pointe de SO2, de 25 % pour la concentration moyenne de NO2, de 35 % pour la concentration de pointe de NO2 et de 41 % pour la concentration moyenne des COV.

Entre 2009 et 2023, les concentrations (moyennes et de pointe) de l’O3 étaient très proches des niveaux de 2009 (±7 % pour les concentrations de pointe), avec des écarts minimes enregistrés d'une année à l'autre.

Les concentrations des PM2,5 enregistrées en 2023 ont dépassées les niveaux de 2009, de 62 % pour la concentration de pointe et de 167 % pour la concentration moyenne. Les feux de forêt de la dernière décennie, notamment en 2017, 2018 et 2023, ont entraîné une augmentation des concentrations moyennes et de pointe de PM2,5. En 2023, plus de 14 millions d'hectares à travers le Canada ont été touchés par les feux de forêts, la plus grande superficie brûlée enregistrée depuis 1970 selon la Base nationale de données sur les feux du Canada.

Les concentrations de ces polluants sont influencées par de nombreux facteurs, notamment la proximité de sources d’émissions locales, les feux de forêts, les conditions météorologiques, les réactions chimiques dans l’atmosphère et le transport transfrontalier par le vent des polluants sur de grande distances.

Par polluant

Tendance de la qualité de l’air par polluant

Cette section présente un résumé des tendances de la qualité de l’air extérieur par polluant atmosphérique, pour les concentrations moyennes et de pointe aux niveaux national et régional.Note de bas de page 3 Lorsqu’il existe des normes canadiennes de qualité de l’air ambiantNote de bas de page 4 (NCQAA, «les normes») pour un polluant (comme pour les concentrations moyennes et de pointe de PM2,5, NO2 et SO2, et la concentration de pointe de l’O3), ses concentrations sont comparées aux normes. Toutefois, la comparaison avec les NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement.

Particules fines

Particules fines

Les particules fines (PM2,5) sont rejetées directement dans l’air et peuvent également se former dans l’air par l’interaction d’autres polluants, comme les oxydes d’azote, les oxydes de soufre, l’ammoniac et les composés organiques volatils. Les principales sources d’émissions de PM2,5 d’origine humaine sont des sources directes, principalement la poussière provenant des routes non pavées, des chantiers de constructions et de l’agriculture (production végétale). Le chauffage domestique au bois est la principale source d’émission de PM2,5 non directe. Les fumées des feux de forêt en contiennent également. Les PM2,5 constituent l’un des principaux composants du smog et l’un des polluants atmosphériques les plus répandus. L’exposition aux PM2,5 peut entraîner l’apparition ou le développement d’effets respiratoires et cardiovasculaires indésirables, comme les crises d'asthme, les bronchites chroniques, les crises cardiaques ainsi que le cancer du poumon.Note de bas de page 5 Les PM2,5 peuvent également endommager la végétation et les structures, contribuer à l’acidification et l’eutrophisationNote de bas de page 6 des écosystèmes ainsi qu’à la formation de brume sèche et à la réduction de la visibilité.

Concentrations moyennes de particules fines à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023,
    • aucune tendance significative n’a été détectée pour la concentration nationale moyenne des PM2,5 ;
    • la concentration moyenne nationale de PM2,5 a dépassé la norme de 2020 de 8,8 microgrammes par mètre cube uniquement en 2023.
  • En 2023, la concentration nationale moyenne des PM2,5 a atteint son plus haut niveau en 15 ans, ce qui correspond à une saison de feux de forêt sans précédent.

Concentrations moyennes de particules fines à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de particules fines, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de particules fines à l'échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
2009 5,9 3,8 9,4
2010 6,6 3,8 10,8
2011 6,3 3,6 9,6
2012 6,3 3,9 9,4
2013 7,0 4,4 9,3
2014 7,1 4,9 9,5
2015 7,2 5,0 9,3
2016 6,2 4,3 8,1
2017 6,8 4,6 8,8
2018 7,4 4,9 10,6
2019 6,2 4,5 7,8
2020 6,0 4,3 7,6
2021 6,7 4,6 8,5
2022 6,3 4,7 8,0
2023 9,5 5,1 16,3
Norme en 2020 8,8 s/o s/o
Tendance annuelle Aucune tendance s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne de PM2,5 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures enregistrées à 161 stations de surveillance réparties à travers le Canada. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance au seuil de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

De 2009 à 2023, aucune tendance n'a été observée pour la concentration moyenne nationale de PM2,5. La concentration la plus élevée a été enregistrée en 2023 (9,5 µg/m3), qui est la seule année où elle a dépassé la norme de 2020 au cours de la période de reportage de 15 ans. Cette concentration était de 62 % supérieure à celle de 2009. Cela correspondait à la saison des feux de forêt de 2023, qui a enregistré la plus grande superficie brûlée par des incendies de forêt depuis 1970.

Les variations annuelles des concentrations moyennes de PM2,5 sont liées non seulement aux changements dans la quantité d’émissions de PM2,5 et de ses précurseurs, mais aussi aux conditions des feux de forêt et des variations annuelles des conditions météorologiques qui influencent la formation, la dispersion et le transport régional des PM2,5, incluant les mouvements transfrontaliers de PM2,5 depuis les États-Unis.

Les fluctuations observées dans les concentrations moyennes de PM2,5 sont également liées à l’introduction progressive d’équipements de surveillance entre le milieu de l’année 2000 et 2013 qui utilisent des technologies de mesure plus récentes. Les nouveaux instruments permettent de mesurer une portion additionnelle de la masse (semi-volatile) de PM2,5 qui ne l’était pas auparavant. Ceci doit être pris en compte lors de la comparaison des mesures de moniteurs plus récents avec celles d'années au cours desquelles des instruments plus anciens ont été utilisés.

Concentrations moyennes de particules fines à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023,
    • une tendance à la hausse de la concentration moyenne des PM2,5 a été détectée en Colombie-Britannique ;
    • une tendance à la baisse a été détectée dans les régions du Canada atlantique et du sud du Québec ;
    • aucune tendance n’a été détectée dans les autres régions.
  • En 2023, les concentrations moyennes de PM2,5 ont dépassé la norme de 2020 de 8,8 µg/m3 dans les régions des territoires du Nord et des Prairies et du nord de l’Ontario.

Concentrations moyennes de particules fines à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de particules fines à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes des particules fines à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada atlantique Sud du Quebec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique Territoires du Nord
Concentration moyenne
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration moyenne
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration moyenne
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration moyenne
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration moyenne
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration moyenne
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
2009 6,03,77,9 7,84,012,4 5,53,86,7 4,73,36,8 5,53,96,7 4,94,35,5
2010 5,63,97,2 7,94,711,4 5,94,07,7 7,54,414,5 5,83,79,2 3,41,94,9
2011 6,15,08,5 7,74,010,5 6,04,27,7 6,63,610,4 5,03,38,0 4,42,56,2
2012 5,63,96,9 7,73,910,0 6,04,17,4 6,44,19,4 5,23,38,0 5,13,56,2
2013 6,14,57,3 7,54,610,1 7,85,69,4 6,44,08,2 6,63,98,9 5,43,56,4
2014 6,25,28,1 7,24,99,5 8,15,89,9 6,94,69,0 6,64,69,0 9,83,715,8
2015 6,05,57,4 7,15,09,1 7,85,79,4 7,24,99,4 7,25,09,3 6,24,68,5
2016 5,64,56,7 6,34,48,4 6,54,88,1 6,84,49,5 5,53,87,8 4,62,67,8
2017 5,64,56,8 6,54,38,5 6,44,67,8 6,85,18,8 8,35,811,8 4,03,24,5
2018 5,14,35,8 6,54,38,8 6,85,48,2 8,86,511,6 8,85,413,8 3,52,94,3
2019 5,04,45,5 6,24,57,7 6,54,57,8 6,24,67,8 6,34,58,6 4,44,34,4
2020 5,14,05,7 6,34,57,6 6,24,57,4 5,24,06,7 6,95,78,2 4,74,05,6
2021 5,14,25,8 6,85,18,5 6,95,48,3 7,35,49,1 6,64,411,5 5,24,56,6
2022 5,13,85,7 6,34,57,8 6,44,77,7 6,35,07,8 6,75,08,8 5,65,16,0
2023 5,44,46,2 8,36,710,1 8,87,610,1 16,19,123,3 7,04,312,1 15,75,625,7
Norme de 2020 8,8s/os/o 8,8s/os/o 8,8s/os/o 8,8s/os/o 8,8s/os/o 8,8s/os/o
Tendance annuelle -0,07s/os/o -0,12s/os/o Aucune tendances/os/o Aucune tendances/os/o 0,15s/os/o Aucune tendances/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur la concentration moyenne à l’échelle régionale de PM2,5 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures relevées à 16 stations dans la région du Canada atlantique, 35 stations dans la région du le sud du Québec, 37 stations dans la région du le sud de l’Ontario, 35 stations dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario, et 35 stations en Colombie-Britannique, et 3 stations dans la région des territoires du Nord. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d’une tendance au seuil de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la région des Prairies et du nord de l’Ontario ainsi que les territoires du Nord ont dépassé la norme de 2020 de 8,8 µg/m3, avec des concentrations respectives de 16,1 µg/m3 et 15,7 µg/m3. Les régions du sud de l’Ontario, du Canada atlantique et de la Colombie-Britannique ont enregistré des concentrations moyennes régionales respectives de 8,8 µg/m3, 5,4 µg/m3 et 7,0 µg/m3.

Concentrations moyennes de particules fines aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance réparties à travers le Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations moyennes de PM2,5 à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations moyennes de PM2,5 ont été enregistrées à 201 stations de surveillance au Canada :

  • 92 stations ont enregistré des concentrations supérieures au norme de 2020 de 8,8 µg/m3. Ces stations se trouvent en Alberta (38), en Ontario (20), au Québec (15), en Colombie-Britannique (12), en Saskatchewan (6) et dans les Territoires du Nord-Ouest (1) ;
  • 2 stations ont enregistré des concentrations inférieures à 4,0 µg/m3, les 2 situées en Colombie Britannique
  • aucune donnée de station de surveillance n’est disponible pour le Manitoba ou le Nunavut.

Concentrations moyennes de particules fines par station de surveillance, Canada, 2023

Description longue

La carte du Canada montre les concentrations moyennes de particules fines en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration de particules fines mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 4 microgrammes par mètre cube, 4 à moins de 6 microgrammes par mètre cube, 6 à moins de 8 microgrammes par mètre cube, 8 à 8,8 microgrammes par mètre cube et plus de 8,8 microgrammes par mètre cube.

Concentrations moyennes de pointe de particules fines à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023,
    • aucune tendance de la concentration moyenne nationale de pointe des PM2,5 n’a été détectée ;
    • les concentrations moyennes nationales de pointe ont dépassé la norme de de 2020 de 27 µg/m3en 2018 et 2023.
  • En 2023, la concentration nationale de pointe des PM2,5 a atteint son plus haut niveau en 15 ans, due en grand partie à la saison de feux de forêt sans précédent.

Concentrations moyennes de pointe de particules fines à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de pointe de particules fines à l'échelle régionale, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de pointe de particules fines à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne de pointe (98e centile) sur 24 heures
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
2009 16,9 11,3 25,2
2010 22,5 12,6 33,1
2011 18,2 10,0 26,8
2012 17,8 11,1 27,0
2013 19,0 13,1 25,2
2014 21,1 12,8 31,0
2015 21,7 13,5 30,8
2016 18,4 9,9 22,2
2017 25,3 11,5 44,9
2018 30,8 12,3 60,5
2019 17,1 10,6 23,4
2020 19,0 10,8 30,8
2021 23,6 11,4 37,9
2022 18,7 11,1 26,3
2023 45,1 13,8 101,1
Norme de 2020 27 s/o s/o
Tendance annuelle Aucune tendance s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne de pointe de PM2,5 est basé sur le 98e centile des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures relevées dans 161 stations réparties à travers le au Canada. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d’une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la concentration moyenne nationale de pointe des PM2,5 était de 45,1 µg/m3, soit la plus élevée des 15 dernières années. Elle est supérieure à celles de de 2009 et 2022 de 167 % et de 141 %, respectivement. Elle a également dépassé la norme de 2020 de 27 µg/m3. Cette concentration élevée était le résultat des feux de forêt qui ont touché toutes les régions du Canada durant cette année et qui sont considérés les plus importants en termes de superficies ravagées par le feu depuis 1970.

De 2009 à 2023, aucune tendance n’a été détectée dans la concentration moyenne nationale de pointe des PM2,5. Au cours de cette période, les concentrations sont demeurées relativement stables, à l’exception des années 2017, 2018 et 2023. Les concentrations élevées observées durant ces années sont principalement attribuables aux feux de forêt.

Les variations des concentrations de pointe des PM2,5 sont liées non seulement aux changements dans la quantité d’émissions de PM2,5 mais aussi aux conditions des feux de forêt et aux variation annuelles des conditions météorologiques. Ces derniers influencent la formation, la dispersion et le transport régional des PM2,5, incluant les mouvements transfrontaliers des PM2,5 depuis les États-Unis.

Les concentrations des PM2,5 sont également influencées par l’introduction progressive d’équipements de surveillance utilisant des technologies de mesure plus récentes. De 2000 à 2013, de nouveaux équipements de surveillance de PM2,5 ont été progressivement mis en place à travers le Canada pour remplacer les anciens équipements de surveillance. Les nouveaux instruments permettent de mesurer une portion additionnelle de la masse (semi-volatile) de PM2,5 qui ne l’était pas auparavant. Ceci doit être pris en compte lors de la comparaison des mesures de moniteurs plus récents avec celles d'années au cours desquelles des instruments plus anciens ont été utilisés. 

Concentrations moyennes de pointe des particules fines à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023,
    • une tendance à la baisse a été détectée pour la concentration moyenne de pointe des PM2,5 au Canada atlantique ;
    • aucune tendance n’a été détectée dans les autres régions.
  • En 2023,
    • la concentration moyenne régionale de pointe des PM2,5 ont enregistré un dépassement de la norme de 2020 de 27 µg/m3 dans toutes les régions, excepté au Canada atlantique.
    • les régions du sud du Québec et du sud de l’Ontario ont enregistré des concentrations qui dépassent la norme de 2020 pour la première fois au cours des 15 dernières années.

Concentrations moyennes de pointe des particules fines à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Tableaux de données pour la description longue
Concentrations moyennes annuelles de pointe des particules fines à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada Atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique Territoires du Nord
Concentration de pointe (98e centile) sur 24h
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
microgrammes par mètre cube)
Concentration de pointe (98e centile) sur 24h
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration de pointe (98e centile) sur 24h
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration de pointe (98e centile) sur 24h
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration de pointe (98e centile) sur 24h
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
Concentration de pointe (98e centile) sur 24h
(microgrammes par mètre cube)
10e centile
(microgrammes par mètre cube)
90e centile
(microgrammes par mètre cube)
200916,110,618,722,311,533,014,811,317,514,210,317,116,812,024,716,711,222,2
201016,611,222,024,817,632,020,913,625,024,714,637,523,410,946,810,96,315,4
201115,911,018,820,512,326,818,013,822,822,311,249,313,68,022,916,77,525,8
201213,59,517,922,112,029,817,013,320,618,712,124,815,710,229,414,08,917,8
201317,414,919,920,813,926,419,815,023,518,012,723,917,710,332,420,610,131,9
201414,412,216,818,212,523,620,814,025,524,315,333,720,913,331,670,49,8130,9
201514,611,119,919,113,024,420,114,324,430,617,446,220,713,730,021,615,031,6
201611,69,414,015,69,921,216,112,319,330,811,433,114,69,623,514,06,819,7
201712,410,614,716,710,522,716,212,119,425,814,935,047,722,474,017,711,421,8
201811,08,913,418,212,123,518,514,021,249,127,764,247,925,182,311,49,412,8
201910,89,312,316,412,020,417,212,520,820,613,827,716,610,023,518,910,328,7
202011,39,314,218,411,323,715,712,218,915,210,819,331,117,148,914,910,522,3
202111,910,014,020,417,124,518,714,922,233,023,941,028,510,592,519,211,827,7
202211,28,713,916,110,120,216,412,621,122,415,228,522,716,429,525,219,429,7
202314,012,315,531,422,452,734,029,639,6103,459,8165,628,312,766,391,419,2211,7
Norme de 2020 27s/os/o 27s/os/o 27s/os/o 27s/os/o 27s/os/o 27s/os/o
Tendance annuelle -0,40s/os/o Aucune tendances/os/o Aucune tendances/os/o Aucune tendances/os/o Aucune tendances/os/o Aucune tendances/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur la concentration moyenne de pointe à l’échelle régionale de PM2,5 est basé sur le 98e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures relevées à 16 stations dans la région du Canada atlantique, 35 stations dans la région du sud du Québec, 37 stations dans la région du sud de l’Ontario, 35 stations dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario, 35 stations en Colombie-Britannique et 3 stations dans la région des territoires du Nord. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, les concentrations moyennes de pointe de PM2,5 de toutes les régions ont été supérieures à celles de 2022. Elles ont enregistré des hausses de 24 % en Colombie-Britannique, 25 % au Canada atlantique, 95 % au sud du Québec, 108 % au sud de l’Ontario, 263 % aux territoires du Nord et 361 % dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario. L’augmentation significative de ces concentrations est largement due à la saison record des feux de forêt de 2023.

À l’exception du Canada atlantique et de la Colombie-Britannique, les concentrations régionales moyennes de pointe des PM2,5 enregistrées en 2023 ont été les plus élevées des 15 dernières années.

Concentrations de pointe de particules fines aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance partout au Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations de pointe de PM2,5 à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations annuelles de pointe de PM2,5 ont été enregistrées à 204 stations de surveillance à travers le Canada. Les concentrations les plus élevées ont été enregistrées généralement aux stations de surveillance des régions du centre du Canada.

  • 120 stations ont enregistré des concentrations supérieures à la norme de 2020 de 27 µg/m3, allant de 27,3 µg/m3 à 211,7 µg/m3. La majorité de ces stations sont situées en Alberta (40), en Ontario (37), au Québec (19) et en Colombie-Britannique (15) ;
  • aucune station n’a enregistré des concentrations inférieures à 10 µg/m3 ;
  • aucune donnée de station de surveillance n'est disponible pour le Manitoba ou le Nunavut.

Concentrations de pointe de particules fines par station de surveillance, Canada, 2023

Concentrations de pointe de particules fines par station de surveillance, Canada, 2020 (voir la description longue ci-dessous)
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations de pointe de particules fines en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration de particules fines mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 10 microgrammes par mètre cube, 10 à moins de 15 microgrammes par mètre cube, 15 à moins de 20 microgrammes par mètre cube, 20 à 27 microgrammes par mètre cube et plus de 27 microgrammes par mètre cube.

Explorer les données avec la carte interactive

Comment cet indicateur est calculé

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.            

Ozone troposphérique

Ozone troposphérique

L’ozone (O3) est un gaz qui, lorsqu’il est présent dans la haute atmosphère (10 à 50 km de la surface terrestre), protège la santé humaine ainsi que celle des plantes et des animaux des rayons ultraviolets dangereux du soleil. Dans la basse atmosphère et au niveau du sol, l’O3 est un polluant secondaire qui se forme par des réactions entre des gaz précurseurs tels que les oxydes d’azote et les composés organiques volatils en présence de lumière solaire. L’exposition à l’O3 est nocive pour la santé humaine et peut provoquer des irritations au niveau de la gorge, de la toux, de l’essoufflement ainsi que l’aggravation d’autres problèmes de santé préexistants comme l’asthme. Au fil du temps, l’exposition à l’O3 est susceptible d’entrainer le développement de l’asthme, la réduction de la fonction pulmonaire et d’autres troubles pulmonaires.Note de bas de page 5    L’ozone au niveau du sol peut avoir un impact sur la végétation, diminuer la productivité de certaines cultures et contribuer au déclin des forêts. Il peut également endommager les matériaux synthétiques et les textiles, provoquer des fissures dans le caoutchouc, accélérer la décoloration des colorants et accélérer la détérioration de certaines peintures et de certains revêtements. L’ozone au niveau du sol est un composant majeur du smog, de même que les particules fines.

Concentrations moyennes d’ozone troposphérique à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023,
    • aucune tendance des concentrations moyennes nationales d’O3 n’a été détectée ;
    • les concentrations moyennes nationales n’ont pas beaucoup varié.
  • En 2023, la concentration moyenne nationale était la plus élevée depuis 2009.

Concentrations moyennes d’ozone à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations d'ozone, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes d’ozone à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne sur 8h
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
2009 31,9 26 37
2010 33,2 27 39
2011 33,2 28 39
2012 33,7 28 39
2013 33,0 26 38
2014 33,0 28 38
2015 33,2 27 38
2016 32,5 27 39
2017 33,7 29 38
2018 34,0 29 38
2019 32,9 27 37
2020 32,7 28 37
2021 34,0 30 39
2022 33,4 28 39
2023 34,2 28 39
Tendance annuelle Aucune tendance s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne d’O3 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures enregistrées à 169 stations à travers le Canada. Aucune comparaison avec la NCQAA n’est présentée car il n’existe aucune norme pour l’O3. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert et Réseau canadien d’échantillonnage des précipitations et de l’air.

En 2023, la concentration nationale moyenne d’O3 était de 34,2 parties par milliard (ppb), légèrement supérieure aux concentrations moyennes nationales des années précédentes (de 2009 à 2022) qui variaient entre 31,9 ppb et 34,0 ppb.

Concentrations moyennes annuelles d’ozone troposphérique à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023,
    • une tendance à la hausse a été détectée dans les concentrations moyennes annuelles d’O3 pour les régions du Canada atlantique et du sud du Québec ;
    • aucune tendance n’a été détectée pour les autres régions.
  • En 2023, la région du sud de l'Ontario a affiché la concentration moyenne annuelle d'O3 la plus élevée.

Concentrations moyennes annuelles d’ozone à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes d'ozone à l'échelle régionale, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la longue description
Concentrations moyennes annuelles d’ozone à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada Atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique Territoires du Nord
Concentration moyenne sur 8h
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne sur 8h
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne sur 8h
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne sur 8h
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne sur 8h
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne sur 8h
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
200931,7303530,4263435,5323933,7294028,0243228,72732
201033,1313533,2293737,8334133,0293727,5253231,82934
201132,9313632,3293536,6334035,6314028,0243231,02933
201232,9303533,6303738,1354133,5283929,2263431,02833
201333,3293733,8313636,6333934,2293826,5233028,72532
201433,5293633,0303636,6324033,2293728,3253230,02833
201533,5303633,8313636,8334033,5283727,9243230,72933
201632,3303433,1313537,4344031,8283526,9243131,02834
201734,5323733,5313636,5333935,2313829,2253429,02034
201834,3313734,8323736,7343935,3313828,5253231,73033
201933,8303733,7313635,8333833,9313727,1233132,33134
202033,6313733,3323535,6333833,4303727,6223029,72732
202134,1323633,6313636,7333935,6324030,0263330,02633
202233,7313733,7323636,7334035,2323927,9243129,02631
202333,8303734,6323737,1344036,6334128,9253329,32334
Tendance annuelle 0,09s/os/o0,11s/os/oAucune tendances/os/oAucune tendances/os/oAucune tendances/os/oAucune tendances/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur la concentration moyenne d’O3 à l’échelle régionale est basé sur la moyenne annuelle des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures relevées à 18 stations dans la région du Canada atlantique, 39 stations dans la région du sud du Québec, 40 stations dans la région du sud de l’Ontario, 34 stations dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario, 34 stations en Colombie-Britannique et 4 aux territoires du Nord. Aucune comparaison avec la NCQAA n’est présentée car il n’existe aucune norme comparable pour l’O3. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert et Réseau canadien d’échantillonnage des précipitations et de l’air.

En 2023, la région du sud de l’Ontario a enregistré une concentration régionale moyenne d’O3 de 37,1 ppb, suivi des régions des Prairies et du nord de l’Ontario avec 36,6 ppb, le sud du Québec avec 34,6 ppb et le Canada atlantique avec 33,8 ppb. Les concentrations moyennes dans les territoires du Nord et en Colombie-Britannique étaient plus faibles, de l’ordre de 29,3 ppb et 28,9 ppb, respectivement.

Concentrations moyennes d’ozone troposphérique aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance partout au Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations moyennes d’O3 à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations annuelles moyennes d’O3 ont été enregistrées dans 214 stations de surveillance à travers le Canada. Parmi ces stations :

  • 10 stations affichaient des concentrations supérieures à 40 ppb, allant de 41 ppb à 44 ppb ; 1 station située à Terre-Neuve-et-Labrador et les 9 autres situées en Alberta ;
  • 7 stations affichaient des concentrations inférieures à 25 ppb, 5 stations situées en Colombie-Britannique, 1 station située au Manitoba et une autre dans les territoires du Nord.

Concentrations moyennes d’ozone par station de surveillance, Canada, 2023

Concentrations moyennes d'ozone par station de surveillance, Canada, 2020 (voir la description longue ci-dessous)
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations moyennes d'ozone en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration d'ozone mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 25 parties par milliard, 25 à moins de 30 parties par milliard, 30 à moins de 35 parties par milliard, 35 à 40 parties par milliard et plus de 40 parties par milliard.

Concentrations moyennes de pointe d’ozone troposphérique à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023,

  • aucune tendance n’a été détectée dans les concentrations moyennes nationales de pointe d’O3 ;
  • les concentrations sont restées inférieures à la norme de 2020 de 62 ppb.

Concentrations moyennes de pointe d’ozone à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de pointe d'ozone à l'échelle régionale, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de pointe d’ozone à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne de pointe (4e plus élevée) sur 8 heures
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
2009 57,4 48,0 68,4
2010 59,0 47,6 70,8
2011 57,0 47,3 68,3
2012 60,0 47,9 76,5
2013 56,4 46,8 65,8
2014 54,1 46,3 63,9
2015 58,2 48,1 67,3
2016 56,2 43,8 69,3
2017 56,8 47,4 66,4
2018 59,1 49,1 68,0
2019 53,5 45,8 62,3
2020 53,9 44,9 64,8
2021 57,7 47,0 66,5
2022 54,0 45,9 63,4
2023 59,0 47,6 70,0
Norme de 2020 62 s/o s/o
Tendance annuelle Aucune tendance s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne de pointe d’O3 est basé sur la 4e valeur annuelle la plus élevée des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures enregistrées à 169 stations à travers le Canada. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert et Réseau canadien d’échantillonnage des précipitations et de l’air.

En 2023, la concentration moyenne de pointe d’O3 à l’échelle nationale était de 59,0 ppb.

De 2009 à 2023, aucune tendance n’a été détectée. Les concentrations sont restées relativement stables et inférieurs à la norme de 2020 de 62 ppb.

Concentrations moyennes de pointe d’ozone troposphérique à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023, une tendance à la baisse a été détectée dans les concentrations moyennes de pointe d’O3 des territoires du Nord seulement ;
  • En 2023, les concentrations régionales moyennes de pointe dans le sud de l'Ontario ainsi que dans la région des Prairies et du nord de l'Ontario ont dépassé la norme de 2020 de 62 ppb.

Concentrations moyennes de pointe d’ozone à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de pointe d'ozone à l'échelle régionale, Canada, 2006 à 2020 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de pointe d’ozone à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Year Canada Atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique Territoires du Nord
Concentration moyenne de pointe sur 8 heures
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe sur 8 heures
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe sur 8 heures
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe sur 8 heures
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe sur 8 heures
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe sur 8 heures
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
200953,847,860,555,351,058,666,461,374,057,450,063,551,444,161,045,342,048,0
201051,445,559,360,354,364,970,563,678,057,652,564,649,743,456,946,944,348,1
201150,747,055,355,150,060,166,958,878,860,154,365,647,342,051,650,147,653,6
201251,446,557,961,055,166,675,666,982,555,348,160,650,142,157,649,647,552,3
201350,242,855,457,354,360,164,859,968,657,552,465,147,443,052,350,148,752,1
201448,944,551,453,449,957,062,556,068,853,549,658,548,642,654,145,744,347,8
201551,747,657,959,454,563,965,861,170,559,952,466,650,744,657,345,744,448,1
201648,142,953,357,452,961,567,660,572,558,451,961,545,039,149,745,343,846,9
201753,746,866,856,050,061,963,955,468,955,251,358,453,645,965,645,237,451,0
201851,846,859,358,054,062,066,458,976,161,055,167,054,745,768,148,447,350,0
201949,245,852,351,949,554,958,552,367,859,053,666,146,642,851,446,644,348,0
202048,344,052,855,650,060,663,356,067,851,647,056,447,541,554,943,241,844,4
202153,846,959,759,153,963,864,959,470,458,653,462,350,543,462,144,641,147,0
202249,243,354,854,050,957,562,656,569,152,146,856,749,544,556,944,240,446,1
202350,844,757,059,355,463,366,260,671,865,056,971,851,043,156,745,335,852,1
Norme de 2020 62 s/o s/o 62 s/o s/o 62 s/o s/o 62 s/o s/o 62 s/o s/o 62 s/o s/o
Tendances annuelle Aucune tendance s/o s/o Aucune tendance s/o s/o Aucune tendance s/o s/o Aucune tendance s/o s/o Aucune tendance s/o s/o -0,22 s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur la concentration moyenne de pointe d’O3 à l’échelle régionale est basé sur la 4e valeur annuelle la plus élevée des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures relevées à 18 stations dans la région du Canada atlantique, 39 stations dans la région du sud du Québec, 40 stations dans la région du sud de l’Ontario, 34 stations dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario, 34 stations en Colombie-Britannique et 4 stations dans région des territoires du Nord. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert et Réseau canadien d’échantillonnage des précipitations et de l’air.

En 2023, la région du sud de l’Ontario a affiché la concentration régionale moyenne de pointe d’O3 la plus élevée, soit 66,2 ppb. La région des territoires du Nord en a enregistré la plus faible concentration, avec 45,3 ppb.

Concentrations de pointe d'ozone troposphérique dans les stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance partout au Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations de pointe d’O3 à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations de pointe d’O3 ont été enregistrées à 214 stations de surveillance à travers le Canada. Parmi ces stations :

  • 85 stations affichaient des concentrations moyennes de pointe supérieures à la norme de 2020 de 62 ppb, dont la majorité est située en Ontario (34), en Alberta (32) et au Québec (12) ;
  • 12 stations affichaient des concentrations moyennes de pointe inférieures à 45 ppb. Parmi ces stations, 8 sont situées en Colombie-Britannique et 1 station aux territoires du Nord, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Concentrations de pointe d’ozone par station de surveillance, Canada, 2023

Concentrations de pointe d'ozone par station de surveillance, Canada, 2023 (voir la description longue ci-dessous)
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations de pointe d'ozone en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration d'ozone mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 45 parties par milliard, 45 à moins de 50 parties par milliard, 50 à moins de 55 parties par milliard, 55 à 62 parties par milliard et plus de 62 parties par milliard.

Dioxyde d'azote

Dioxyde d'azote

Le dioxyde d’azote (NO2) appartient au groupe de substances appelées oxydes d’azote (NOX). Ces derniers sont rejetés dans l’atmosphère suite à des combustions à haute température, comme dans les moteurs de voitures, les centrales électriques et les procédés industriels. Les principales sources d’oxydes d’azote au Canada sont l’industrie (particulièrement pétrolière et gazière) et le transport, principalement des véhicules tout-terrain et des équipements mobiles. La majorité des NOX rejetés dans l’air est constituée de monoxyde d’azote (NO), une fois dans l’atmosphère, le NO réagit avec les composés organiques volatils et l’ozone pour former du NO2. L’exposition au NO2 peut avoir des effets nocifs sur la santé ; tels que l’irritation des poumons, l’affaiblissement de la fonction pulmonaire et l’augmentation de la sensibilité aux allergènes chez les personnes atteintes d’asthme. L’exposition à long terme peut amener le développement d’allergies et de l’asthme.Note de bas de page 5   Le NO2 a également des effets négatifs sur l’environnement. Il contribue à la formation d’O3 et de PM2,5 ainsi qu’aux dépôts acides (pluies acides) et à l’eutrophisationNote de bas de page 6   des écosystèmes aquatiques.

Concentrations moyennes de dioxyde d’azote à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023,

  • Une tendance à la baisse a été observée dans les concentrations moyennes nationales de NO2 ;
  • Les concentrations moyennes nationales sont restées inférieures à la norme de 2020 de 17,0 parties par milliard (ppb).

Concentrations moyennes de dioxyde d’azote à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de dioxyde d'azote, Canada, 2006 à 2020 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de dioxyde d'azote à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
2009 9,3 3,8 14,9
2010 8,5 3,7 13,7
2011 8,1 2,9 13,5
2012 7,7 2,7 13,4
2013 7,7 3,1 12,9
2014 7,6 2,9 13,2
2015 7,3 2,7 12,2
2016 6,9 2,6 11,9
2017 7,0 2,6 12,7
2018 7,0 2,6 11,6
2019 6,9 2,6 11,5
2020 6,0 2,4 9,9
2021 6,1 2,2 10,1
2022 6,2 2,4 10,6
2023 6,1 2,3 10,2
Norme de 2020 17,0 s/o s/o
Tendance annuelle -0,19 s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne de NO2 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations horaires enregistrées dans 128 stations de surveillance à travers le Canada. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la concentration moyenne nationale de NO2 était de 6,1 ppb, soit la deuxième concentration la plus faible depuis 2009.

De 2009 à 2023, la concentration moyenne nationale de NO2 n'a pas dépassé la norme de 2020 de 17,0 ppb une tendance à la baisse a été observée. La concentration moyenne nationale a diminué de 34,5 % (3,2 ppb) entre 2009 et 2023. Cette tendance est principalement attribuable à 2 facteurs :

  • la réduction des émissions des véhicules et des moteurs grâce à l'adoption de nouvelles technologies et de carburants propres pour les véhicules, et à l'introduction de réglementations de plus en plus strictes en matière d'émissions par le gouvernement fédéral
  • la réduction des émissions des centrales électriques alimentées par des combustibles fossiles (par exemple, au charbon) grâce à l'amélioration des technologies de contrôle des émissions et à la fermeture de certaines centrales au charbon

Concentrations moyennes de dioxyde d’azote à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023, une tendance à la baisse des concentrations moyennes de NO2 a été détectées dans toutes les régions.
  • Depuis 2009, les concentrations moyennes de NO2 sont restées inférieures à la norme de 2020 de 17,0 ppb dans toutes les régions.

Concentrations moyennes de dioxyde d’azote à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de dioxyde d'azote à l'échelle régionale, Canada, 2006 à 2020 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de dioxyde d'azote à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada Atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
20093,61,05,110,94,418,410,05,614,97,82,813,411,26,615,5
20103,50,96,910,06,612,79,45,015,67,72,812,29,56,013,4
20113,31,75,911,37,417,59,24,315,26,92,811,69,15,113,3
20122,91,56,09,46,115,98,23,913,46,52,710,59,45,114,0
20133,61,56,09,36,315,68,24,412,96,82,411,39,15,314,1
20143,21,55,28,42,715,28,43,914,06,82,511,09,14,914,0
20153,01,45,07,85,310,48,24,412,96,02,19,79,45,513,8
20162,41,23,77,93,111,67,64,112,06,02,69,38,55,412,2
20172,80,96,97,92,711,67,34,311,55,92,29,89,24,914,1
20182,51,23,98,13,111,47,13,711,06,72,610,98,74,312,5
20192,61,23,67,53,111,27,23,511,36,42,210,48,64,512,6
20202,41,13,36,73,19,86,03,59,55,72,29,37,43,910,6
20212,21,03,56,52,89,76,33,310,05,82,19,07,74,210,8
20222,41,04,16,94,410,66,53,510,25,82,410,17,84,111,7
20232,31,04,16,32,39,25,93,19,96,42,511,17,34,011,1
Norme de 2020 17,0s/os/o 17,0s/os/o 17,0s/os/o 17,0s/os/o 17,0s/os/o
Tendance annuelle -0,10s/os/o -0,31s/os/o -0,27s/os/o -0,11s/os/o -0,18s/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur les concentrations moyennes à l’échelle régionale de NO2 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations horaires relevées à 12 stations dans la région du Canada atlantique, 16 stations dans la région du sud du Québec, 32 stations dans la région du sud de l’Ontario, 34 stations dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario et 32 stations en Colombie-Britannique. Il n’y avait pas assez de stations pour rapporter des résultats pour la région des territoires du Nord. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la Colombie-Britannique a enregistré la concentration régionale moyenne de NO2 la plus élevée, avec 7,3 ppb. Les régions des Prairies et du nord de l’Ontario, du sud du Québec et du sud de l’Ontario suivent avec des concentrations de 6,4 ppb, 6,3 ppb et 5,9 ppb, respectivement. La concentration régionale moyenne la plus faible, de l’ordre de 2,3 ppb, a été enregistrée dans la région du Canada atlantique.

Concentrations moyennes de dioxyde d'azote aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance partout au Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement permet de consulter cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations moyennes de NO2 à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations moyennes de NO2 ont été enregistrées à 171 stations de surveillance à travers le Canada :

  • aucune station n’a affiché de concentration moyenne de NO2 supérieure à 17,0 ppb ;
  • 51 stations affichaient des concentrations inférieures à 4,0 ppb, la majorité étaient situées en Alberta (13) et en Ontario (9) ;
  • aucune donnée de stations de surveillance n'est disponible pour le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest.

Concentrations moyennes de dioxyde d’azote par station de surveillance, Canada, 2023

Concentrations moyennes de dioxyde d'azote par station de surveillance, Canada, 2020 (voir la description longue ci-dessous)
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations moyennes de NO2 en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration de dioxyde d'azote mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 4 parties par milliard, 4 à moins de 8 parties par milliard, 8 à moins de 12 parties par milliard, 12 à 17 parties par milliard et plus de 17 parties par milliard.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde d’azote à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023 :

  • une tendance à la baisse des concentrations nationales moyennes de pointe de NO2 a été détectée ;
  • les concentrations nationales sont restées inférieures à la norme de 2020 de 60 ppb durant toute cette période.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde d’azote à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de pointe de dioxyde d'azote à l'échelle nationale, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de pointe de dioxyde d’azote à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne de pointe (98e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
2009 42,3 27,0 55,0
2010 39,2 25,1 53,0
2011 38,5 22,0 52,9
2012 35,5 22,4 47,0
2013 36,8 22,8 49,0
2014 38,1 23,6 51,5
2015 36,6 21,6 47,6
2016 34,3 22,4 46,4
2017 35,2 20,5 46,9
2018 36,2 22,0 47,1
2019 36,5 21,9 47,9
2020 32,8 20,9 43,8
2021 32,6 19,3 44,5
2022 33,7 19,6 46,8
2023 31,9 19,5 45,6
Norme de 2020 60 s/o s/o
Tendance annuelle -0,55 s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne de pointe de NO2 est basé sur le 98e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure enregistrées à 128 stations à travers le Canada. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la concentration moyenne de pointe de NO2 à l’échelle nationale était de 31,9 ppb, soit la plus faible enregistrée au cours des 15 dernières années.

De 2009 à 2023, la concentration nationale moyenne de pointe de NO2 était inférieure à la norme de 60 ppb et présentait une tendance à la baisse. Cette tendance est principalement attribuable à 2 facteurs :

  • une diminution des émissions des véhicules et des moteurs suite à l’adoption de nouvelles technologies, de carburants propres pour les véhicules et à l’introduction progressive par le gouvernement fédéral de règlements plus stricts en matière d’émissions ;
  • une diminution des émissions des centrales électriques alimentées par des combustibles fossiles (par exemple, le charbon) grâce à l’amélioration des technologies de contrôle des émissions et à la fermeture de certaines centrales au charbon.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde d’azote à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023, une tendance à la baisse des concentrations moyennes de pointe de NO2 a été détectée dans toutes les régions.
  • Depuis 2009, les concentrations moyennes de pointe sont restées inférieures à la norme de 2020 de 60 ppb dans toutes les régions.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde d’azote à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations de pointe de dioxyde d'azote à l'échelle régionale, Canada, 2006 à 2020 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de pointe de dioxyde d'azote à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada Atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique
Concentration moyenne de pointe (98e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (98e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (98e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (98e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (98e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
2009 32,218,039,049,738,060,0 46,135,055,041,326,058,0 39,730,049,0
2010 28,915,042,544,341,047,0 43,231,056,040,325,055,0 34,826,241,0
2011 28,720,138,949,242,055,0 42,934,055,038,722,052,9 33,423,442,3
2012 23,710,039,041,533,048,0 37,226,047,036,122,447,0 34,823,643,5
2013 26,914,335,842,337,249,0 39,429,048,439,725,555,4 33,224,442,6
2014 27,015,038,541,826,653,7 43,436,055,538,523,855,8 34,824,446,2
2015 28,612,038,142,637,650,5 42,634,549,634,421,347,3 33,823,042,4
2016 22,611,929,640,527,947,3 37,626,848,534,122,446,9 32,922,841,7
2017 24,210,235,741,121,248,8 35,626,144,634,516,846,9 36,826,149,9
2018 26,213,037,741,627,148,7 37,729,045,337,219,751,3 35,225,245,0
2019 24,620,332,041,226,747,9 39,530,449,936,619,053,1 36,223,843,8
2020 25,614,833,239,024,646,3 33,422,440,934,417,049,5 30,522,238,7
2021 20,811,128,138,219,846,7 35,524,846,332,518,743,6 31,422,339,6
2022 23,613,333,438,433,344,3 36,623,447,634,917,652,7 31,722,640,7
2023 22,412,732,535,220,545,2 32,522,941,235,421,049,1 29,919,641,0
Norme de 2020 60s/os/o60s/os/o 60s/os/o60s/os/o 60s/os/o
Tendance annuelle -0,51s/os/o-0,63s/os/o -0,74s/os/o-0,45s/os/o -0,33s/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur la concentration moyenne de pointe de NO2 à l’échelle régionale est basé sur le 98e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure relevées à 8 stations dans la région du Canada atlantique, 16 stations dans la région du sud du Québec, 30 stations dans la région du sud de l’Ontario, 34 stations dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario, et 28 stations en Colombie-Britannique. Il n’y avait pas assez de stations pour rapporter des résultats pour la région des territoires du Nord. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, 3 des 5 régions ont enregistré la plus faible concentration régionale moyenne de pointe de NO2 des 15 dernières années : les régions du sud du Québec, du sud de l’Ontario et la Colombie-Britannique. En outre, la région des Prairies et du nord de l’Ontario ainsi que celle du sud du Québec avaient les concentrations régionales les plus élevées, de l’ordre de 35,4 ppb et 35,2 ppb, respectivement, suivi par le sud de l’Ontario avec 32,5 ppb et de la Colombie-Britannique avec 29,9 ppb. La région du Canada atlantique a enregistré la plus faible concentration régionale moyenne de pointe avec 22,4 ppb.

Concentrations de pointe de dioxyde d'azote aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance partout au Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations de pointe de NO2 à des stations de surveillance en particulier.

Apreçu des résultats

En 2023, les concentrations de pointe de NO2 ont été enregistrées à 171 stations de surveillance à travers le Canada. Parmi celles-ci :

  • 1 station en Alberta a enregistré une concentration de pointe annuelle supérieure à la norme de 60 ppb (70,3 ppb).
  • 76 stations avaient des concentrations de pointe annuelles inférieures à 30,0 ppb, la majorité d’entre elles étaient situées en Colombie-Britannique (23), en Alberta (16) et en Ontario (12).
  • aucune donnée de stations de surveillance n'est disponible pour le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest.

Concentrations de pointe de dioxyde d'azote par station de surveillance, Canada, 2020

Concentrations de pointe de dioxyde d'azote par station de surveillance, Canada, 2020 (voir la description longue ci-dessous)
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations de pointe de NO2 en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration de dioxyde d'azote mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 30 parties par milliard, 30 à moins de 40 parties par milliard, 40 à moins de 50 parties par milliard, 50 à 60 parties par milliard et plus de 60 parties par milliard.

Dioxyde de soufre

Dioxyde de soufre

Le dioxyde de soufre (SO2) est émis lorsqu’un combustible, ou une matière première contenant du soufre, est brûlé ou utilisé dans des procédés industriels comme la fusion de minerais métalliques. Les principales sources d’émissions de dioxyde de soufre au Canada sont l’industrie pétrolière et gazière, la consommation de combustible fossiles pour la production et les procédés d’électricité dans l’industrie de la fonte et de l’affinage des métaux non ferreux et de. Les émissions de SO2 contribuent à la formation des pluies acides et sont un précurseur important des particules fines. L’exposition à fortes concentrations de SO2 peut avoir des effets nocifs sur les systèmes respiratoires des humains et des animaux. Elle peut irriter les poumons, diminuer les fonctions pulmonaires et accroître la susceptibilité aux allergènes chez les personnes atteintes d’asthme. Le SO2 peut également endommager la végétation et contribue à la détérioration des matériaux comme la peinture et le béton.

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023,
    • une tendance à la baisse des concentrations nationales moyennes de SO2 a été détectée ;
    • les concentrations sont restées inférieures à la norme de 2020 de 5,0 parties par milliard (ppb).
  • En 2023, la concentration nationale moyenne de SO2 était la plus faible des 15 dernières années.

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l'échelle nationale, Canada, 2006 à 2020 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableaux de données pour la description longue
Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
2009 1,4 0,3 3,3
2010 1,3 0,3 2,9
2011 1,2 0,3 3,2
2012 1,2 0,2 2,4
2013 1,1 0,2 2,4
2014 1,0 0,2 2,4
2015 0,9 0,2 2,0
2016 0,9 0,1 1,8
2017 0,8 0,1 1,4
2018 0,8 0,2 1,4
2019 0,8 0,2 1,8
2020 0,7 0,1 1,7
2021 0,7 0,1 1,8
2022 0,7 0,1 1,4
2023 0,7 0,1 1,4
Norme de 2020 5,0 s/o                                s/o                              
Tendance annuelle -0,05 s/o                                s/o                              

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne de SO2 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations horaires enregistrées à 87 stations à travers le Canada. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez  la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la concentration moyenne nationale de SO2 était de 0,7 ppb, la plus faible des 15 dernières années et 4,2% moins que celle enregistrée en 2022.

De 2009 à 2023, aucun dépassement de la norme de 2020 de 5,0 ppb n’a été enregistré dans les concentrations nationales moyennes. Une tendance à la baisse a aussi été détectée durant cette période. La concentration nationale moyenne a diminué de 51,2% (0,7 ppb) entre 2009 et 2023.

Cette tendance est principalement attribuable à la réduction des émissions d’oxydes de soufre au Canada, qui découle des mises à niveau technologiques et des fermetures de fonderies de métaux non ferreux (y compris les alumineries) et d’installations de pâtes et papiers, de l’élimination progressive de la production de l’électricité à partir du charbon, de l’amélioration des technologies de contrôle des émissions dans le secteur pétrolier et gazier et de la mise en œuvre de la réglementation fédérale relative à la teneur en soufre des carburants.

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023, une tendance à la baisse a été détectée dans toutes les régions.
  • Depuis 2009, les concentrations moyennes de SO2 sont restées en deçà de la norme de 2020 de 5,0 ppb dans toutes les régions.

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l'échelle régionale, Canada, 2006 à 2020 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableaux de données pour la description longue
Concentrations moyennes de dioxyde de soufre à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada Atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
20091,10,52,01,90,24,52,30,64,50,70,21,41,90,53,2
20100,90,31,51,70,23,52,10,23,90,60,11,21,70,32,7
20110,90,41,41,40,14,72,90,45,30,60,21,11,40,32,9
20121,00,52,41,80,26,12,20,34,80,50,21,11,40,22,4
20131,00,31,81,60,25,42,20,44,90,60,21,31,30,22,4
20140,90,12,41,50,46,12,20,45,10,60,11,21,10,22,3
20150,70,22,01,30,35,41,90,34,30,50,11,01,00,21,1
20160,70,11,71,30,25,81,20,03,20,50,01,01,00,21,9
20170,60,11,11,30,16,31,30,23,60,50,11,01,00,21,1
20180,80,32,01,10,15,31,40,25,00,50,10,90,70,21,4
20190,80,41,81,10,15,51,40,24,80,50,10,90,80,21,2
20200,70,32,91,00,15,41,20,13,70,60,11,00,70,11,0
20210,70,23,21,00,14,91,30,23,80,50,11,00,60,11,6
20220,70,12,51,30,16,01,40,33,70,50,11,00,60,11,4
20230,50,21,51,40,15,71,30,43,40,50,11,10,60,11,3
Norme de 2020 5,0s/os/o 5,0s/os/o 5,0s/os/o 5,0s/os/o 5,0s/os/o
Tendance annuelle -0,03s/os/o -0,06s/os/o -0,09s/os/o -0,01s/os/o -0,09s/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur la concentration moyenne à l’échelle régionale de SO2 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations horaires relevées à 10 stations dans la région du Canada atlantique, 9 stations dans la région du sud du Québec, 10 stations dans la région du sud de l’Ontario, 31 stations dans la région des Prairies et le nord de l’Ontario, 26 stations de surveillance en Colombie-Britannique. Il n’y avait pas assez de stations pour rapporter des résultats pour la région des territoires du Nord. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

Les concentrations régionales moyennes de SO2 ne doivent pas être comparées entre les régions, car elles dépendent fortement de l'emplacement des stations de surveillance dans la région. Les concentrations peuvent également être influencées par les variations d'une année à l'autre de l'échantillonnage, par exemple si certaines stations sont hors service au cours d'une année donnée.Note de bas de page 7 

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance partout au Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations moyennes annuelles de SO2 à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations moyennes de SO2 ont été enregistrées dans 121 stations de surveillance au Canada. Parmi elles :

  • 1 station au Québec avait enregistré une concentration moyenne supérieure à 5,0 ppb, avec 5,7 ppb ;
  • 67 stations avaient enregistré des concentrations moyennes inférieures à 0,5 ppb ; la majorité d’entre elles étaient situées en Colombie-Britannique (23) et en Alberta (20) ;
  • aucune donnée de stations de surveillance n'était disponible pour le Nunavut et le Yukon.

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre par station de surveillance, Canada, 2023

Concentrations moyennes de dioxyde de soufre par station de surveillance, Canada, 2020 (see below for long description)
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations moyennes de dioxyde de soufre en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration de dioxyde de soufre mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 0,5 partie par milliard, 0,5 à moins de 1 partie par milliard, 1 à moins de 2 parties par milliard, 2 à 5 parties par milliard et plus de 5 parties par milliard.

Explorer les données avec la carte interactive

Comment cet indicateur est calculé

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde de soufre à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023 :

  • une tendance à la baisse des concentrations moyennes nationales de pointe de SO2 a été détectée ;
  • les concentrations sont restées inférieures à la norme de 2020 de 70 ppb.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde de soufre à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde de soufre à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de pointe de dioxyde de soufre à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne de pointe (99e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
2009 36,5 5,0 86,0
2010 36,6 4,0 81,0
2011 28,7 5,0 69,6
2012 30,7 4,8 67,0
2013 30,0 4,0 71,0
2014 26,4 2,7 70,3
2015 24,7 2,9 65,7
2016 25,3 2,0 55,0
2017 24,7 2,3 64,0
2018 24,0 2,9 59,9
2019 21,6 3,0 62,3
2020 22,1 2,0 65,1
2021 22,2 1,5 69,5
2022 21,8 1,3 61,1
2023 22,5 1,2 51,4
Norme de 2020 70 s/o s/o
Tendance annuelle -0,84 s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur national sur la concentration moyenne de pointe de SO2 est basé sur le 99e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure enregistrées à 88 stations de surveillance réparties à travers le Canada. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la concentration moyenne nationale de pointe de SO2 était de 22,5 ppb, soit la quatrième plus faible concentration enregistrée au cours des 15 dernières années.

De 2009 à 2023, une tendance à la baisse a été observée. Les concentrations nationales ont diminué de 38,1 % (13,9 ppb). Cette tendance est principalement attribuable à la réduction des émissions d’oxydes de soufre (SOX) au Canada et aux États-Unis, qui découle des mises à niveau technologiques et des fermetures de fonderies de métaux non ferreux, de l’élimination progressive de l’électricité produite à partir de charbon, de l’amélioration des technologies de contrôle des émissions dans le secteur pétrolier et gazier et de la mise en œuvre de la réglementation fédérale relative à la teneur en soufre des carburants.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde de soufre à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023,

  • une tendance à la baisse des concentrations moyennes de pointe de SO2 a été détectée dans toutes les régions, à l'exception de la région des Prairies et du nord de l'Ontario ;
  • les concentrations régionales moyennes de pointe sont restées inférieures à la norme de 2020 de 70 ppb.

Concentrations moyennes de pointe de dioxyde de soufre à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de pointe de SO2 à l’échelle régionale, Canada, 2006 à 2020 (voir le tableau de données pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de pointe de dioxyde de soufre à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique
Concentration moyenne de pointe (99e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (99e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (99e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (99e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
Concentration moyenne de pointe (99e centile) sur 1 heure
(parties par milliard)
10e centile
(parties par milliard)
90e centile
(parties par milliard)
200956,211,0160,049,35,0133,048,912,0120,023,85,061,040,26,086,0
201039,03,4119,170,54,0218,049,74,0103,023,54,053,036,03,878,9
201130,26,759,638,87,0118,050,64,087,017,05,028,030,73,869,6
201230,24,461,046,66,0121,050,25,0105,019,22,256,032,05,071,1
201331,84,060,940,23,195,653,45,1149,620,63,048,031,24,180,2
201434,52,270,336,54,4111,854,56,2168,117,22,036,022,04,477,3
201527,91,659,133,45,2100,646,96,1133,016,61,336,023,53,672,8
201628,11,666,635,55,2102,040,55,4165,621,51,255,021,43,143,3
201721,91,749,227,74,087,835,72,690,622,02,059,025,43,673,5
201833,25,867,030,32,493,036,82,3106,319,03,038,021,33,059,9
201927,74,762,530,35,788,834,51,582,417,43,727,017,83,057,8
202026,92,363,029,94,9100,129,52,272,620,33,164,018,51,932,6
202127,92,098,229,81,298,436,12,890,819,02,634,017,20,937,5
202229,31,072,734,74,094,933,01,579,119,72,054,015,01,039,5
202326,20,748,037,64,596,838,58,084,421,51,139,614,11,145,3
Norme de 2020 70s/os/o 70s/os/o 70s/os/o 70s/os/o 70s/os/o
Tendance annuelle -0,64s/os/o -1,18s/os/o -1,54s/os/o Aucune tendances/os/o -1,69s/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur la concentration moyenne de pointe de SO2 à l’échelle régionale est basé sur le 99e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure relevées à 10 stations dans la région du le Canada atlantique, 9 stations dans la région du sud du Québec, 10 stations dans la région du sud de l’Ontario, 31 stations dans la région des Prairies et le nord de l’Ontario, 26 stations en Colombie-Britannique. Il n’y avait pas assez de stations pour rapporter des résultats pour la région des territoires du Nord. La comparaison avec la NCQAA est fournie à titre d’exemple seulement. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

Les concentrations régionales moyennes de SO2 ne doivent pas être comparées entre les régions, car elles dépendent fortement de l'emplacement des stations de surveillance dans la région. Les concentrations peuvent également être influencées par les variations d'un an à l'autre dans l'échantillonnage, par exemple si certaines stations sont hors service au cours d'une année donnée.Note de bas de page 7 

Concentrations de pointe de dioxyde de soufre aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance partout au Canada. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations de pointe de SO2 à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations de pointe de SO2 ont été enregistrées à 122 stations de surveillance au Canada :

  • 7 stations ont enregistré des concentrations annuelles moyennes de pointe supérieures à la norme de 2020 de 70 ppb, allant de 71,6 ppb à 198,7 ppb. Parmi ces stations, 1 était située en Alberta et 2 étaient situées au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique ;
  • 34 stations ont affiché des concentrations inférieures à 5 ppb ; la plupart d'entre elles sont situées en Colombie-Britannique (15) et dans la région des Prairies et du nord de l’Ontario (11) ;
  • aucune donnée de stations de surveillance n'est disponible pour le Nunavut et le Yukon.

Concentrations de pointe de dioxyde de soufre par station de surveillance, Canada, 2023

Concentrations de pointe de SO2 par station de surveillance, Canada, 2020
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations de pointe de dioxyde de soufre en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration de dioxyde de soufre mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 5 parties par milliard, 5 à moins de 15 parties par milliard, 15 à moins de 40 parties par milliard, 40 à 70 parties par milliard et plus de 70 parties par milliard.

Explorer les données avec la carte interactive

Comment cet indicateur est calculé

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique.

Composés organiques volatils

Composés organiques volatilsNote de bas de page 8 

Les composés organiques volatils (COV) sont des gaz et des vapeurs contenant du carbone que l’on trouve dans de nombreux produits courants tels que l’essence et les solvants.  Ils sont rejetés par l’industrie pétrolière et gazière, l’utilisation de solvants et le transport (comme les émissions d’échappement). L’exposition à long terme à certains COV peut provoquer le cancer et d’autres problèmes graves de santé. L’exposition à court terme à des niveaux élevés de certains COV peut entraîner de la fatigue, des nausées, des vertiges, des maux de tête, des problèmes respiratoires et une irritation des yeux, du nez et de la gorge. Les COV contribuent à la formation de particules fines et d’ozone, qui sont les principaux composants du smog. Les indicateurs nationaux et régionaux des COV présentés dans ce rapport couvrent la période allant de 2006 à 2019 uniquement du fait qu’aucune station ne répondait aux critères d’exhaustivité des données pour 2020.

Concentrations moyennes de composés organiques volatils à l’échelle nationale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023, une tendance à la baisse a été détectée dans les concentrations moyennes de COV à l’échelle nationale.
  • En 2023, la concentration moyenne nationale était à son niveau le plus bas depuis 15 ans.

Concentrations moyennes de composés organiques volatils à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de COV à l'échelle nationale, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de composés organiques volatils à l’échelle nationale, Canada, 2009 à 2023
Année Concentration moyenne
(parties par milliard de carbone)
10e centile
(parties par milliard de carbone)
90e centile
(parties par milliard de carbone)
2009 104,6 28,6 310,1
2010 92,2 25,1 231,0
2011 91,8 31,6 201,3
2012 74,8 23,5 266,3
2013 75,7 23,7 258,0
2014 77,0 23,1 241,0
2015 77,2 26,3 222,7
2016 64,3 20,9 176,1
2017 73,3 25,8 249,3
2018 63,5 21,3 102,1
2019 65,5 20,0 231,4
2020 non disponible non disponible non disponible
2021 81,5 40,0 207,8
2022 69,3 30,9 201,6
2023 62,0 22,3 116,4
Tendance annuelle -1,99 s/o s/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur les concentrations moyennes de COV à l’échelle nationale est basé sur la moyenne annuelle des concentrations quotidiennes intégrées dans le temps (24 heures pour les stations urbaines et 4 heures pour les stations rurales) relevées à 29 stations de surveillance au Canada. L’échantillonnage des COV en 2020 était limité et aucune station n’a répondu aux critères d’exhaustivité des données pour cette année. En 2011, 2021 et 2022, l'échantillonnage des COV a été interrompu dans plusieurs stations. Pour ces années, la concentration moyenne nationale est probablement surestimée par rapport aux autres années, comme indiqué dans la section Mises en garde et limites. Aucune comparaison avec les NCQAA n’est présentée car il n’existe aucune norme comparable pour les COV. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

En 2023, la concentration moyenne nationale en COV était de 62,0 parties par milliard de carbone (ppbC), soit une baisse de 10,6 % (7,3 ppbC) par rapport à 2022.

De 2009 à 2023, une tendance à la baisse a été observée. Cela correspond à la réduction des émissions de COV des voitures et des camions, qui est attribuable à l’introduction de nouvelles technologies, de l’utilisation de carburants plus propres et de l’application de normes d’émissions plus strictes, ainsi qu’à des mesures de réduction liées à la production et à l’utilisation de peintures, de solvants et de nettoyants.

Concentrations moyennes de composés organiques volatils à l’échelle régionale

Aperçu des résultats

  • De 2009 à 2023, une tendance à la baisse des concentrations régionales moyennes de composés organiques volatils a été détectée dans la région du sud du Québec et en Colombie-Britannique
  • En 2023, la concentration régionale moyenne de COV était l'une des 3 plus faibles enregistrées au cours des 15 dernières années dans toutes les régions, à l'exception de la Colombie-Britannique.

Concentrations moyennes de composés organiques volatils à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023

Concentrations moyennes de COV à l'échelle régionale, Canada, 2009 à 2023 (voir le tableau de données ci-dessous pour la description longue)
Tableau de données pour la description longue
Concentrations moyennes de COV à l’échelle régionale, Canada, 2009 à 2023
Année Canada Atlantique Sud du Québec Sud de l’Ontario Prairies et nord de l’Ontario Colombie-Britannique
Concentration moyenne
(parties par milliard de carbone)
10e centile
(parties par milliard de carbone)
90e centile
(parties par milliard de carbone)
Concentration moyenne
(parties par milliard de carbone)
10e centile
(parties par milliard de carbone)
90e centile
(parties par milliard de carbone)
Concentration moyenne
(parties par milliard de carbone)
10e centile
(parties par milliard de carbone)
90e centile
(parties par milliard de carbone)
Concentration moyenne
(parties par milliard de carbone)
10e centile
(parties par milliard de carbone)
90e centile
(parties par milliard de carbone)
Concentration moyenne
(parties par milliard de carbone)
10e centile
(parties par milliard de carbone)
90e centile
(parties par milliard de carbone)
2009 127,646,8314,9 59,132,894,4 45,218,997,0 125,442,0310,1 171,5628,6736,1
2010 99,940,3231,0 63,337,998,8 42,918,080,6 111,039,7271,3 172,826,9689,3
2011 85,838,0201,3 52,531,677,5 46,217,475,0 115,042,5260,4 128,429,7405,3
2012 117,738,7294,3 49,329,969,6 43,418,880,0 113,439,5266,3 87,023,5288,8
2013 100,141,1258,0 47,127,673,6 41,419,471,4 127,037,3290,5 104,323,7361,3
2014 103,051,6241,0 47,327,777,7 43,220,284,8 115,644,0292,2 104,923,1386,6
2015 97,847,4222,7 49,828,289,4 51,420,296,8 107,938,1268,9 100,826,3353,6
2016 79,437,1176,1 42,326,967,8 41,319,876,7 100,231,9256,6 80,520,9262,1
2017 121,834,4315,0 42,625,868,9 34,616,862,8 96,630,0249,3 108,826,2371,4
2018 57,731,5102,0 40,121,360,7 34,215,662,1 109,236,7254,2 94,626,8277,8
2019 94,136,4231,4 36,023,453,7 31,615,563,9 105,032,1275,6 91,223,6301,8
2020 non disponiblenon disponiblenon disponible non disponiblenon disponiblenon disponible non disponiblenon disponiblenon disponible non disponiblenon disponiblenon disponible non disponiblenon disponiblenon disponible
2021 126,022,7286,6 56,347,465,1 53,446,262,7 125,442,9207,8 66,240,092,4
2022 90,123,2201,6 43,730,966,4 47,638,761,4 129,939,0220,8 70,642,398,9
2023 57,731,8116,4 34,722,354,7 32,116,559,8 102,833,8259,6 94,826,0338,8
Tendance annuelle Aucune tendances/os/o -1,63s/os/o Aucune tendances/os/o Aucune tendances/os/o -4,76s/os/o

Comment cet indicateur est calculé

Remarque : s/o = sans objet. L’indicateur sur les concentrations moyennes de COV à l’échelle régionale est basé sur la moyenne annuelle des concentrations quotidiennes intégrées dans le temps (24 heures pour les stations urbaines et 4 heures pour les stations rurales) relevées à 4 stations dans la région du Canada atlantique, 5 stations dans la région du sud du Québec, 9 stations dans la région du sud de l’Ontario, 4 stations dans la région des Prairies et le du nord de l’Ontario et 7 stations en Colombie-Britannique. Il n’y avait pas assez de stations pour rapporter des résultats pour la région des territoires du Nord. L’échantillonnage des COV en 2020 était limité et aucune station n’a répondu aux critères d’exhaustivité des données pour cette année. En 2011, 2021 et 2022, l'échantillonnage des COV a été interrompu dans plusieurs stations. Pour ces années, la concentration régionale moyenne est probablement surestimée par rapport aux autres années, comme indiqué dans la section Mises en garde et limites. Aucune comparaison avec les NCQAA n’est présentée car il n’existe aucune norme pour les COV. Une tendance est considérée statistiquement significative lorsque le test de Mann-Kendall indique la présence d'une tendance avec un niveau de confiance de 95 %. Pour plus de renseignements, consultez la section sur les Méthodes.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (SNPA) – Portail du Gouvernement Ouvert.

Les concentrations moyennes régionales de COV ne doivent pas être comparées entre les régions, car elles dépendent fortement de l'emplacement des stations de surveillance au sein de la région. Les concentrations peuvent également être influencées par les variations d'un an à l'autre dans l'échantillonnage, par exemple si certaines stations sont hors service au cours d'une année donnée.Note de bas de page 7 

Concentrations moyennes de composés organiques volatils aux stations de surveillance

Le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique mesure les concentrations de polluants atmosphériques à des stations de surveillance réparties à travers le territoire canadien. Le programme des Indicateurs canadiens de la durabilité de l’environnement fournit l’accès à cette information en ligne au moyen d’une carte interactive. La carte permet aux utilisateurs d’explorer les concentrations moyennes de VOC à des stations de surveillance en particulier.

Aperçu des résultats

En 2023, les concentrations annuelles moyennes de COV ont été enregistrées à 36 stations de surveillance au Canada.

  • 4 stations ont enregistré des concentrations annuelles moyennes supérieures à 100 ppbC, allant de 116,4 ppbC à 338,8 ppbC. Parmi elles, 1 station était située au Nouveau-Brunswick et en Alberta ainsi que 2 stations en Colombie-Britannique ;
  • 3 stations affichaient des concentrations inférieures à 20 ppbC : 2 en Ontario et 1 en Colombie-Britannique ;
  • aucune donnée de stations de surveillance n'est disponible pour l’Île du Prince Edouard, le Yukon, les territoires du Nord et le Nunavut.

Concentrations moyennes de composés organiques volatils par station de surveillance, Canada, 2023

Concentrations moyennes de COV par station de surveillance, Canada, 2019
Description longue

La carte du Canada montre les concentrations moyennes de COV en 2023 par station de surveillance. Les stations sont classées en fonction de la concentration de composés organiques volatils mesurée dans l'air. Les catégories sont les suivantes : 0 à moins de 20 parties par milliard de carbone, 20 à moins de 40 parties par milliard de carbone, 40 à moins de 60 parties par milliard de carbone, 60 à 100 parties par milliard de carbone et plus de 100 parties par milliard de carbone.

Explorer les données avec la carte interactive

Source : Environnement et Changement climatique Canada (2025) Programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique.

À propos des indicateurs

À propos des indicateurs

Ce que mesurent les indicateurs

Les indicateurs sur la qualité de l’air permettent de suivre les concentrations ambiantes de particules fines (PM2,5), d’ozone troposphérique (O3), de dioxyde d’azote (NO2), de dioxyde de soufre (SO2), et de composés organiques volatils (COV) à l’échelle nationale, régionale et aux stations de surveillance locales. Les indicateurs nationaux et régionaux sont présentés en comparaison avec les normes canadiennes de qualité de l’air ambiant (NCQAA, les normes) de 2020 correspondantes lorsque disponible. La comparaison avec les normes est fournie à titre d’exemple seulement. 

Pourquoi ces indicateurs sont importants

Les Canadiens sont exposés quotidiennement à différents polluants atmosphériques, qui peuvent avoir des effets indésirables sur la santé à court et à long termes. L’exposition à certains polluants, même à de faibles concentrations, est liée à l’augmentation des problèmes de santé, entrainant la hausse des hospitalisations, des consultations au service des urgences et des décès prématurés. Le gouvernement du Canada estime qu’en 2018, 47 décès prématurés pour 100 000 Canadiens ont pu être liés à la pollution atmosphérique, soit un total de 17 400 décès prématurés par an. Le coût économique total des impacts sur la santé attribuable à la pollution de l’air au Canada en 2018 est estimé à 146 milliards de dollars par année (en valeur de 2020).Note de bas de page 9

L’ozone troposphérique (O3) et les PM2,5 sont les polluants atmosphériques les plus répandus et des composants clés du smog. L’exposition à l’O3 peut causer des irritations de la gorge, de la toux, de l’essoufflement ainsi que l’aggravation d’autres problèmes de santé préexistants comme l’asthme. Au fil du temps, cette exposition peut aussi causer l’asthme, une réduction de la fonction pulmonaire et d’autres troubles pulmonaires. L’exposition aux PM2,5 peut entraîner l’apparition ou le développement d’effets respiratoires et cardiovasculaires indésirables, comme les crises d'asthme, les bronchites chroniques, les crises cardiaques ainsi que le développement du cancer du poumon.

L’exposition au SO2 et au NO2 peut irriter les poumons, diminuer les fonctions pulmonaires et aggraver les affections respiratoires, en particulier chez les personnes asthmatiques. L’exposition à long terme au NO2 peut contribuer aux allergies et à l’asthme.

Les effets néfastes de l’exposition aux COV sur la santé varient considérablement : ils peuvent être minimes, modérés (irritations des yeux, du nez et de la gorge, maux de tête, nausées, vertiges et aggravation des symptômes de l’asthme) ou plus graves (dommages au foie, aux reins et au système nerveux central). Certains des COV correspondent à la définition de toxique selon la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999). Sur le cours d’une vie, l’exposition à ces polluants peut augmenter le risque de développer le cancerNote de bas de page 10  et d’autres problèmes de santé.

Outre leurs effets directs sur la santé, les COV et le NO2 contribuent à la formation de l’O3 et des PM2,5, et le NO2 a un impact important sur les dépôts acides (parfois appelés « pluies acides ») et l’eutrophisation. De même, le SO2 contribue grandement à la formation de dépôts acides. Les PM2,5 peuvent endommager la végétation et les structures, et contribuent à la brume et à la réduction de la visibilité. L’O3 peut également avoir un impact sur la végétation en endommageant les feuilles, diminuer la productivité de certaines cultures et contribuer au déclin des forêts. Il peut aussi endommager les matériaux synthétiques et les textiles, provoquer des fissures dans le caoutchouc, accélérer la décoloration des colorants et accélérer la détérioration de certaines peintures et de certains revêtements.

L’amélioration de la qualité de l’air pourrait réduire les incidences de crise cardiaque, les visites à l’hôpital, les allergies et les crises d’asthme chez les enfants et évite les absences en classe, au travail et pendant les loisirs. Un air plus pur peut également réduire les dommages causés aux cultures, aux forêts, aux eaux de surface et aux infrastructures comme les bâtiments et les ponts.Note de bas de page 11

Initiatives connexes

Ces indicateurs permettent de mesurer les progrès accomplis dans l’atteinte de l’objectif 11 de la Stratégie fédérale de développement durable de 2022 à 2026 : Améliorer l'accès au logement abordable, à l'air pur, aux transports, aux parcs et aux espaces verts, ainsi qu'au patrimoine culturel au Canada.

De plus, les indicateurs contribuent aux Objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les indicateurs sont liés à l’objectif 11 du Programme : Villes et communautés durables et à la cible 11.6 : « D’ici à 2030, réduire l’impact environnemental négatif des villes par habitant, y compris en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion, notamment municipale, des déchets».

Indicateurs connexes

L’indicateur sur l’exposition de la population aux polluants atmosphériques extérieurs permet de suivre la proportion de la population vivant dans des zones où les concentrations de polluants atmosphériques extérieurs sont inférieures ou égales aux normes canadiennes de qualité de l’air ambiant de 2020.

Les indicateurs sur la comparaison à l’échelle internationale de la qualité de l’air en milieu urbain présentent et comparent la qualité de l’air dans certaines régions urbaines canadiennes de plus d’un million d’habitants à la qualité de l’air dans certaines régions urbaines internationales disposant de données comparables.

Les indicateurs sur les émissions de polluants atmosphériques permettent de suivre les émissions de source humaine de 6 grands polluants atmosphériques : oxydes de soufre (SOX), oxydes d’azote (NOX), composés organiques volatils (COV), monoxyde de carbone (CO) et particules fines (PM2,5). Le carbone noir, qui est un composant des PM2,5, est également rapporté. Pour chaque polluant atmosphérique, les données sont fournies à l’échelle nationale, provinciale et territoriale, et de l’installation et par source majeure.

L’indicateur sur les tendances air-santé présente un aperçu des effets sur la santé publique imputables à l’exposition à la pollution de l’air au Canada .

Sources des données et méthodes

Sources de données et méthodes

Sources de données

Les indicateurs sur la qualité de l’air sont calculés à partir des concentrations atmosphériques de polluants figurant dans la base de données pancanadienne sur la qualité de l’air. La base de données est tenue à jour par le Programme national de surveillance de la pollution atmosphérique d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). Elle contient des données recueillies grâce aux réseaux de surveillance suivants :

Complément d'information

Les stations de surveillance de la qualité de l’air sont réparties à travers tout le pays, mais sont plus concentrées dans les régions urbaines et au sud du Canada. Les indicateurs relatifs aux PM2,5, à l’O3, au SO2, au NO2 et au COV sont fournis à l’échelle nationale et par région. Les régions utilisées pour ces indicateurs sont énumérées et présentées dans le tableau et la carte suivants.

Régions utilisées pour les indicateurs régionaux de la qualité de l'air
Région Code de région
Canada atlantique ATL
Sud du Québec SQC
Sud de l'Ontario SON
Prairies et nord de l'Ontario PNO
Colombie-Britannique BCO
Territoires du Nord TEWR

Régions utilisées pour les indicateurs régionaux de la qualité de l'air

Regions used for the regional Air quality indicators (see below for long description)
Description longue

La carte du Canada présente les 6 régions qui sont utilisées pour les indicateurs régionaux sur la Qualité de l'air. Les régions sont, de l'est à l'ouest, le Canada atlantique, le sud du Québec, le sud de l'Ontario, les Prairies et le nord de l'Ontario,  la Colombie-Britannique et les territoires du Nord.

Les niveaux ambiants de PM2,5, d’O3, de SO2, de NO2 et de COV mesurés par station de surveillance sont également indiqués dans les cartes interactives des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement. 

Assurance de la qualité des données et contrôle de la qualité pour le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique

Les agences de surveillance qui contribuent au programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique œuvrent à se conformer aux normes d’assurance et de contrôle de la qualité, élaborées par ECCC en collaboration avec les gouvernements régionaux, provinciaux et territoriaux participant au programme.

Garantir la qualité des données suppose de définir des objectifs de qualité des données appropriés et des méthodologies qui peuvent être utilisées pour atteindre ces objectifs. Les principaux objectifs de la qualité des données du programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique sont les suivants :

  • la représentativité : le degré auquel les mesures (données) représentent la concentration du polluant visé;
  • la comparabilité : la mesure de confiance avec laquelle un ensemble de données ou une méthode peut être comparé à d’autres, dans d’autres lieux participant du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique dans tout le pays;
  • l’exactitude : la correspondance générale entre une mesure et une valeur connue (tableau 2). Elle peut comprendre des évaluations de la correspondance entre des mesures répétées (précision) et des mesures d’erreurs systématiques positives ou négatives (biais);
  • l’exhaustivité : détermine si les données recueillies sont suffisantes pour assurer la confiance à l’égard des conclusions ou des décisions prises en fonction des données. 
Objectifs d'exactitude de la qualité des données pour des échantillons de polluants atmosphériques
Paramètre Exactitude
Particules fines ± 15 %
Ozone troposphérique ± 15 %
Dioxyde de soufre ± 15 %
Dioxyde d'azote ± 15 %
Composés organiques volatils Selon l'espèce

Les évaluations régulières des activités du réseau servent à garantir que les systèmes de surveillance et les procédures de traitement des données se trouvent à un niveau acceptable de qualité des données pour respecter les lignes directrices du programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique et pour déterminer les domaines susceptibles d’être améliorés. Le Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique utilise 3 principaux volets de vérification et d’évaluation :

  • Vérifications de la performance et des systèmes : elles sont menées par un intervenant externe, soit un vérificateur d’ECCC, soit par un autre organisme indépendant de l’organisme de surveillance. Ces vérifications sont effectuées à l’aide de normes de référence vérifiées de façon indépendante, elles assurent une évaluation quantitative non biaisée garantissant la qualité des données;
  • Programme de mesure inter-organisme : il concerne l’analyse, par l’organisme de surveillance, d’une concentration inconnue d’un échantillon fourni par ECCC. Ces analyses permettent de vérifier l’exactitude de l’instrument et de déterminer la comparabilité entre les sites;
  • Évaluations de la qualité des données : elles font appel à l’analyse statistique des données environnementales pour déterminer si les données recueillies et rapportées atteignent les objectifs du réseau et les objectifs en matière de qualité des données. 

D’autres vérifications et évaluations sont également effectuées par les laboratoires sur la qualité de l’air d‘ECCC à Ottawa pour l’analyse intégrée des échantillons de COV. Consulter le rapport Lignes directrices sur la surveillance de l’air ambiant, l’assurance et le contrôle de la qualité du Programme de surveillance national de la pollution atmosphérique (PDF; 2,8 Mo) pour de plus amples renseignements.

Méthodes

Les indicateurs sur la qualité de l’air sont calculés à partir des concentrations de polluants atmosphériques mesurées aux stations de surveillance et stockées dans la base de données pancanadienne sur la qualité de l’air. Des calculs spécifiques sont effectués pour chaque polluant afin d’établir des indicateurs pour l’évaluation de la qualité de l’air aux échelles nationale et régionale (tableau 3). Des analyses statistiques ultérieures sont effectuées pour déterminer la présence d’une tendance significative sur une période de 15 ans pour chaque indicateur national et régional de la qualité de l’air. 

Complément d'information
Définitions des indicateurs sur la Qualité de l'air
Indicateur Définition Unités de mesure des concentrations
Concentration moyenne des PM2,5 Moyenne annuelle des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures µg/m3
Concentration de pointe des PM2,5 98e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures µg/m3
Concentration moyenne d'O3 Moyenne annuelle des concentrations quotidiennes maximales sur 8 heures. ppb
Concentration de pointe d'O3 4e valeur annuelle la plus élevée des concentrations quotidiennes maximales sur 8 heures ppb
Concentration moyenne de NO2 Moyenne annuelle des concentrations horaires ppb
Concentration de pointe de NO2 98e centile annuel des concentrations quotidiennes maximales sur 1 heure ppb
Concentration moyenne de SO2 Moyenne annuelle des concentrations horaires ppb
Concentration de pointe de SO2 99e centile annuel des concentrations quotidiennes maximales sur 1 heure ppb
Concentration moyenne de COV Moyenne annuelle des concentrations quotidiennes intégrées dans le temps (24 heures en milieu urbain, 4 heures en milieu rural) ppbC

Remarque : µg/m3 = microgrammes par mètre cube, ppb = parties par milliard, ppbC = parties par milliard de carbone.

Les indicateurs moyens sont utilisés pour tenir compte des expositions prolongées ou répétées sur de longues périodes ou encore de l’exposition chronique, tandis que les concentrations de pointe sont utilisées pour tenir compte des expositions immédiates ou aiguës à court terme. 

Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant

En octobre 2012, les ministres de l’Environnement fédéraux, provinciaux et territoriaux, à l’exception de celui du Québec,Note de bas de page 12  ont convenu de commencer à mettre en œuvre le nouveau Système de gestion de la qualité de l’air. Ce système fournit un cadre d'action collaboratif à l'échelle du Canada visant à réduire la pollution atmosphérique afin de mieux protéger la santé humaine et l'environnement, notamment grâce à l'amélioration continue de la qualité de l'air. Dans le cadre du système, les normes canadiennes de qualité de l’air ambiant (NCQAA, les normes) orientent l’amélioration de la qualité de l’air dans tout le pays. Les NCQAA sont des objectifs sur la qualité de l’air axés sur la santé et l’environnement concernant les concentrations de polluants dans l’air extérieur. S’appuyant sur des niveaux de gestion exigeant des mesures de plus en plus strictes à mesure que la concentration se rapproche des normes,  ces dernières agissent comme moteurs pour l’amélioration de la qualité de l’air. Les normes ne servent pas de « plafonds » pour les niveaux de pollution, et le SGQA encourage les gouvernements à prendre des mesures pour améliorer la qualité de l’air en continu, en tenant compte du fait que certains polluants peuvent avoir des conséquences sur la santé humaine même à des concentrations inférieures aux normes. 

En vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, 1999, les NQCA 2020 ont été établies dans un premier temps pour :

  • PM2,5 et l’O3 en mai 2013 ;
  • SO2 en octobre 2017 ;
  • NO2 en décembre 2017.

Les normes ont été mises à jour, avec des normes 2020 en vigueur pour les 4 polluants, et des normes 2025 en vigueur pour le SO2, le NO2 et l'O3. Les nouvelles normes des PM2,5 seront en vigueur en 2030. Les normes canadiennes de qualité de l’air ambiant de 2020Note de bas de page 14   sont présentées dans le tableau 4. Le calcul des indicateurs sur la qualité de l’air suit généralement les mêmes conventions de traitement des données que celles utilisées pour calculer les concentrations à utiliser pour la comparaison avec les normes. La comparaison formelle avec les normes pour déterminer si les concentrations dépassent une norme ne peut se faire qu’en utilisant les concentrations ambiantes mesurées aux stations de surveillance individuelles, et non en utilisant les concentrations moyennes nationales ou régionales. Ainsi, les comparaisons entre les valeurs des indicateurs (comme les concentrations moyennes nationales et régionales) et les normes ne sont fournies qu’à titre d’exemple et non pour évaluer si les normes sont atteintes. Les valeurs de l’indicateur qui sont inférieures à une norme n’impliquent pas que les concentrations dans les stations de surveillance individuelles sont également inférieures à la norme. En outre, les indicateurs ne sont pas ajustés en fonction des événements exceptionnels (tels que les feux de forêt) ou de la pollution provenant des flux transfrontaliers.

Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant pour les particules fines, l'ozone troposphérique, le dioxyde de soufre et le dioxyde d'azote
Polluant Temps moyen Norme de 2020
(valeur numérique)
Fiche statistique
PM2,5 Annuelle 8,8 µg/m3 Moyenne triennale des moyennes annuelles des concentrations quotidiennes moyennes sur 24 heures
PM2,5 24 heures 27 µg/m3 Moyenne triennale du 98e centile annuel des concentrations quotidiennes moyennes sur 24 heures
O3 8 heures 62 ppb Moyenne triennale de la 4e valeur annuelle la plus élevée des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures
NO2 Annuelle 17,0 ppb Moyenne arithmétique, sur une seule année civile, de toutes les concentrations moyennes sur 1 heure
NO2 1 heure 60 ppb Moyenne triennale du 98e centile annuel des concentrations quotidiennes maximales sur 1 heure
SO2 Annuelle 5,0 ppb Moyenne arithmétique, sur une seule année civile, de toutes les concentrations moyennes sur 1 heure
SO2 1 heure 70 ppb Moyenne triennale du 99e centile annuel des concentrations quotidiennes maximales sur 1 heure

Collecte et validation des données

Les données obtenues des stations de surveillance du programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique sont mises dans un format compatible avec la base de données pancanadienne sur la qualité de l’air. Toutes les données de la base de données pancanadienne sur la qualité de l’air ont un niveau de qualité comparable, car les administrations respectent les procédures établies d’assurance et de contrôle de la qualité, décrites dans les Lignes directrices sur l’assurance et le contrôle de la qualité du programme du Réseau national de surveillance et de suivi de la pollution atmosphérique (PDF; 4,13 Mo). Ces procédures comprennent le lieu et la conception du système d’échantillonnage, l’utilisation de méthodes de surveillance qui répondent aux spécifications définies minimales de performance, le fonctionnement/l’entretien et les techniques de validation des données. Les organisations de surveillance du Programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique sont tenues de communiquer les données ayant fait l’objet d’un contrôle de la qualité, conformément aux spécifications dans les Lignes directrices, à la base de données pancanadienne sur la qualité de l’air. Les données communiquées à la base de données du programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique sont présentées selon le format de fin d’heure (c’est-à-dire que la moyenne des données recueillies entre 1 h 01 et 2 h est calculée et communiquée comme l’heure « 2 h »).

Critères d'exhaustivité des données

On utilise les critères suivants pour déterminer quelles stations prennent suffisamment de mesures à l’heure et à la journée, chaque année, pour être considérées comme valides aux fins d’inclusion dans les indicateurs.

Particules fines (PM2,5)

Concentration moyenne annuelle des PM2,5 :

  • une concentration quotidienne moyenne sur 24 heures était jugée valide si au moins 75 % (18 heures) des valeurs des concentrations sur 1 heure étaient disponibles pour un jour donné ;
  • une concentration moyenne annuelle a été jugée valide si au moins 75 % des valeurs des concentrations moyennes quotidiennes étaient disponibles pour l’année et au moins 60 % des valeurs des concentrations moyennes quotidiennes étaient disponibles pour chaque trimestreNote de bas de page 15  d’une année civile.

Concentration moyenne de pointe des PM2,5 (98e centile) sur 24 heures :

  • une concentration quotidienne moyenne sur 24 heures était jugée valide si au moins 75 % (18 heures) des valeurs des concentrations sur 1 heure étaient disponibles pour un jour donné ;
  • un 98e centile de la concentration moyenne annuelle a été jugé valide si au moins 75 % des valeurs des concentrations moyennes quotidiennes étaient disponibles pour l’année et au moins 60 % des valeurs des concentrations moyennes quotidiennes étaient disponibles pour chaque trimestre d’une année civile;
  • une station est aussi incluse dans le 98e centile de la concentration moyenne journalière si elle dépasse la norme de 27 microgrammes par mètre cube (µg/m3) sur 24 heures, et disposait d'au moins 75 % des concentrations moyennes journalières disponibles pour l'année.

Ozone troposphérique (O3)

Concentration moyenne annuelle d’O3 :

  • les concentrations moyennes mobiles sur 8 heures ont été calculées pour chaque heure de la journée à partir des concentrations moyennes sur 1 heure, ce qui donne jusqu’à 24 concentrations moyennes sur 8 heures par jour. Les concentrations moyennes sur 8 heures sont rapportées à la dernière heure ;
  • pour qu’une concentration moyenne mobile sur 8 heures soit valide, il faut disposer de 6 valeurs de concentrations moyennes sur 1 heure ;
  • une concentration quotidienne maximale moyenne sur 8 heures a été jugée valide si au moins 75 % (18 heures) des valeurs des concentrations moyennes mobiles sur 8 heures étaient disponibles pour un jour donné ;
  • la concentration maximale annuelle moyenne sur 8 heures a été jugée valide si au moins 75 % de toutes les concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures étaient disponibles pour la période du 1er avril au 30 septembre.

Concentration moyenne de pointe de l’O3 (4e valeur la plus élevée) sur 8 heures :

  • les concentrations moyennes mobiles sur 8 heures ont été calculées pour chaque heure de la journée à partir des concentrations moyennes sur 1 heure, ce qui donne jusqu’à 24 concentrations moyennes sur 8 heures par jour. Les concentrations moyennes sur 8 heures sont rapportées à la dernière heure ; pour qu’une concentration moyenne mobile sur 8 heures soit valide, il faut disposer de 6 valeurs de concentrations moyennes sur 1 heure ;
  • une concentration quotidienne maximale moyenne sur 8 heures a été jugée valide si au moins 75 % (18 heures) des valeurs des concentrations moyennes mobiles sur 8 heures étaient disponibles pour un jour donné ou si la concentration moyenne maximale quotidienne sur 8 heures dépassait la norme de 62 parties par milliard (ppb) sur 8 heures ;
  • la 4e concentration moyenne quotidienne maximale annuelle sur 8 heures la plus élevée a été jugée valide s’il y avait au moins 75 % de toutes les concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures dans la période du 1er avril au 30 septembre ;
  • une station est aussi incluse si la 4e concentration moyenne quotidienne maximale annuelle sur 8 heures la plus élevée dépasse la norme de 62 ppb sur 8 heures, même si elle ne répond pas aux critères d’exhaustivité des données mentionnés ci-dessus.

Dioxyde d’azote (NO2)

Concentration moyenne annuelle du NO2 :

  • une concentration moyenne annuelle a été jugée valide si au moins 75 % des valeurs des concentrations moyennes sur 1 heure étaient disponibles pour l’année et au moins 60 % des valeurs étaient disponibles pour chaque trimestre ;
  • une station est aussi incluse si la concentration moyenne annuelle dépasse la norme de 17,0 ppb annuel, et au moins 50 % des concentration sur 1 heure sont disponibles pour chaque trimestre.

Concentration moyenne de pointe de NO2 (98e centile) sur 1 heure :

  • la concentration moyenne maximale sur 1 heure était jugée valide si au moins 75 % (18) des valeurs des concentrations sur 1 heure étaient disponibles pour un jour donné ou si la concentration moyenne maximale quotidienne sur 1 heure dépassait la norme horaire de 60 ppb ;
  • le 98e centile des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure a été jugé valide si au moins 75 % des valeurs de toutes les concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure pour l’année et au moins 60 % des valeurs étaient disponibles pour chaque trimestre ;
  • une station est aussi incluse si la concentration dépasse la norme de 60 ppb sur 1 heure, même si elle ne répond pas aux critères d’exhaustivité des données mentionnés ci-dessus.

Dioxyde de soufre (SO2)

Concentration moyenne annuelle de SO2 :

  • une concentration moyenne annuelle a été jugée valide si au moins 75 % des valeurs des concentrations moyennes sur 1 heure étaient disponibles pour l’année et au moins 60 % des valeurs étaient disponibles pour chaque trimestre ;
  • une station est aussi incluse si la concentration moyenne annuelle dépasse la norme de 5,0 ppb annuel, et au moins 50 % des concentration sur 1 heure sont disponibles pour chaque trimestre.

Concentration de pointe du SO2 (99e centile) sur 1 heure :

  • la concentration moyenne maximale sur 1 heure était jugée valide si au moins 75 % (18 heures) des valeurs des concentrations sur 1 heure étaient disponibles pour un jour donné ou si la concentration moyenne maximale quotidienne sur 1 heure dépassait la norme horaire de 70 ppb ;
  • le 99e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure a été jugé valide si au moins 75 % des valeurs de toutes les concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure pour l’année et au moins 60 % des valeurs étaient disponibles pour chaque trimestre ;
  • une station est aussi incluse si la concentration dépasse la norme de 70 ppb sur 1 heure, même si elle ne répond pas aux critères d’exhaustivité des données mentionnés ci-dessus.

Composés organiques volatils (COV)

Comme les données disponibles pour les COV sont moins nombreuses, les critères d’exhaustivité des données de cet indicateur sont différents. Aux stations de surveillance urbaines, les échantillons de COV sont habituellement prélevés sur une période de 24 heures une fois tous les 6 jours; tandis qu’aux stations rurales, ils sont prélevés sur une période de 4 heures (de 12 h à 16 h) une fois tous les 3 jours.Note de bas de page 16   

Concentration moyenne annuelle des COV :

  • une concentration total quotidienne de COV était jugée valide si l’échantillon était prélevé sur une période consécutive de 24 heures (± 1 heure) à une station urbaine et pour une période consécutive de 4 heures (± 0,5 heure) à une station rurale et si des mesures de concentration valides étaient disponibles pour l'éthane, l'éthylène, l'acétylène et au moins l'un des composés suivants : benzène, éthylbenzène, toluène, m-xylène, p-xylène et o-xylène ;
  • un trimestre (3 mois) était considéré valide s'il comportait au moins 5 concentrations quotidiennes totales valides de COV ;
  • une station n’est incluse que si l’année compte 3 trimestres valides.

Après avoir appliqué les critères d’exhaustivité des données, on calcule les concentrations de polluants pour les stations sélectionnées

Calculs propres à chaque polluant

Particules fines

Les concentrations de particules fines sont exprimées en microgrammes par mètre cube (µg/m3). Les indicateurs sur la moyenne annuelle et de la concentration maximale annuelle (98e centile) de PM2,5 sur 24 heures sont fondés sur les concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures (moyenne quotidienne) pour l’année entière. La valeur moyenne quotidienne pour les PM2,5 est fondée sur des mesures prises de minuit à minuit.

Pour une station donnée, on calcule l’indicateur sur la moyenne en faisant la somme de toutes les moyennes quotidiennes valides et en divisant la somme par le nombre de jours valides. On obtient l’indicateur sur la concentration maximale (98e centile) sur 24 heures en déterminant la valeur au 98e centile de toutes les valeurs quotidiennes sur 24 heures d’une année donnée. La valeur au 98e centile correspond à la concentration à laquelle 98 % de toutes les valeurs quotidiennes sur 24 heures sont inférieures ou égales à elle et 2 % sont supérieures ou égales à elle. Par exemple, la valeur au 98e centile de 25 µg/m3 à une station donnée signifie que 98 % de toutes les concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures sont inférieures ou égales à 25 µg/m3, et que seulement 2 % sont supérieures ou égales à 25 µg/m3. Pour une année avec un ensemble de données complet, le 98e centile correspond à la 8e valeur la plus élevée. Le tableau suivant donne le rang de la valeur au 98e centile en fonction du nombre de mesures quotidiennes disponibles.Note de bas de page 17   

Rang au 98e centile établi selon le nombre de mesures disponibles
Nombre de mesures quotidiennes disponibles en 1 an Rang au 98e centile
274 à 300 6e plus élevé
301 à 350 7e plus élevé
351 à 366 8e plus élevé

Les indicateurs régionaux et nationaux (moyenne et concentration de pointe [98e centile] sur 24 heures) pour les PM2,5 sont calculés en faisant la moyenne, à l’échelle de la station, des valeurs moyennes annuelles et des valeurs maximales annuelles dans toutes les stations qui ont satisfait aux critères d’exhaustivité dans la région ou le Canada dans son ensemble.

Ozone troposphérique

Les concentrations d’ozone sont consignées en parties par milliard (ppb). Il y a 24 concentrations moyennes sur 8 heures consécutives (registres de 8 heures) qui peuvent être calculées pour chaque jour. La valeur la plus élevée des 24 concentrations moyennes sur 8 heures constitue la concentration maximale quotidienne. La figure suivante illustre le calcul des concentrations moyennes sur 8 heures et la sélection du maximum quotidien.

Calcul de la valeur de la concentration moyenne quotidienne maximale de l'ozone troposphérique sur 8 heures

Calculation of the ground-level ozone daily maximum 8-hour average concentration (see below for long description)
Description longue
Cette figure illustre un exemple de calcul de la concentration quotidienne maximum sur une période de 8 heures pour une journée. Cette figure montre les concentrations horaires, les moyennes sur une période de 8 heures et la valeur maximum de la journée. Les concentrations sont calculées en parties par milliard. On peut calculer 24 concentrations moyennes consécutives sur 8 heures (périodes de 8 heures en rotation) par jour. La plus forte valeur de ces 24 concentrations est la valeur quotidienne maximale.

Pour chaque station, on calcule l’indicateur sur la concentration moyenne d’O3 en prenant les concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures du 1er janvier au 31 décembre. On obtient les moyennes annuelles régionales et nationales d’O3 en faisant la moyenne des moyennes annuelles à l’échelle de la station pour les stations sélectionnées dans la région ou le Canada dans son ensemble.

Pour chaque station, l’indicateur sur la concentration de pointe (4e plus élevée) d’O3 sur 8 heures est fondé sur la 4e valeur la plus élevée des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures mesurées pendant une année donnée. Toutes les valeurs des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 8 heures sont classées de la plus élevée à la plus faible, les valeurs égales étant répétées aussi souvent qu’elles apparaissent. On assigne un rang à chaque valeur. Pour cette année-là, la 4e valeur la plus élevée en rang est désignée comme la concentration maximale annuelle (la 4e plus élevée) d’O3 sur 8 heures pour cette station. 

Les indicateurs régional et national de la concentration moyenne de pointe d’O3 sont obtenus par la moyenne de toutes des 4e valeurs les plus élevées de toutes les stations qui ont satisfait aux critères d’exhaustivité dans la région ou le Canada dans son ensemble. 

Dioxyde d'azote

Les concentrations de NO2 sont exprimées en parties par milliard (ppb). L’indicateur sur la concentration moyenne de NO2 est basé sur la moyenne annuelle de toutes les concentrations sur 1 heure, tandis que l’indicateur sur la concentration de pointe (98e centile) sur 1 heure est basé sur le 98e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure. La valeur moyenne quotidienne maximale pour le NO2 est fondée sur des mesures prises de minuit à minuit.

Pour une station donnée, on calcule l’indicateur sur la concentration moyenne en faisant la somme de toutes les moyennes sur une heure valides et en divisant la somme par le nombre total des heures. On obtient l’indicateur sur la concentration de pointe (98e centile) sur une heure en déterminant la valeur au 98e centile des moyennes maximales sur une heure d’une année donnée. La valeur au 98e centile correspond à la concentration à laquelle 98 % de toutes les valeurs quotidiennes maximales sont inférieures ou égales à elle et 2 % sont supérieures ou égales à elle. Par exemple, la valeur du 98e centile de 25 ppb à une station donnée signifie que 98 % de toutes les concentrations moyennes quotidiennes maximales sur une heure sont inférieures ou égales à 25 ppb, et que seulement 2 % sont supérieures ou égales à 25 ppb. 

Les indicateurs régional et national de la concentration moyenne et la concentration moyenne de pointe du NO2 [98e centile] sur 1 heure sont obtenus par la moyenne, à l’échelle de la station, des valeurs moyennes annuelles et des valeurs de pointe annuelles dans toutes les stations qui ont satisfait aux critères d’exhaustivité dans la région ou le Canada dans son ensemble. 

Dioxyde de soufre

Les concentrations de SO2 sont exprimées en parties par milliard (ppb). L’indicateur sur la concentration moyenne de SO2 est basé sur la moyenne annuelle des concentrations sur 1 heure, tandis que l’indicateur sur la concentration de pointe (99e centile) sur 1 heure est basé sur le 99e centile annuel des concentrations moyennes quotidiennes maximales sur 1 heure. La valeur moyenne quotidienne maximale pour le SO2 est fondée sur des mesures prises de minuit à minuit.

Pour une station donnée, on calcule l’indicateur sur la concentration moyenne en faisant la somme de toutes les moyennes d’une heure valides et en divisant la somme par le nombre total des heures. On obtient l’indicateur sur la concentration de pointe (99e centile) sur une heure en déterminant la valeur au 99e centile des concentrations maximales sur une heure d’une année donnée. La valeur au 99e centile correspond à la concentration à laquelle 99 % de toutes les concentrations quotidiennes maximales sur 1 heure sont inférieures ou égales à elle et 1 % sont supérieures ou égales à elle. Par exemple, la valeur du 99e centile de 65 ppb à une station donnée signifie que 99 % de toutes les concentrations moyennes quotidiennes maximales sur une heure sont inférieures ou égales à 2 ppb, et que seulement 1 % sont supérieures ou égales à 65 ppb. Pour une année avec un ensemble de données complet, le 99e centile correspond à la 4e valeur la plus élevée. Le tableau suivant donne le rang de la valeur au 99e centile en fonction du nombre de mesures quotidiennes disponibles. 

Rang au 99e centile établi selon le nombre de mesures disponibles
Nombre de mesures quotidiennes disponibles en un an Rang au 99e centile
274 à 300 3e plus élevé
301 à 366 4e plus élevé

Les indicateurs régionaux et nationaux (concentration moyenne et concentration de pointe [99e centile] sur 1 heure) pour le SO2 sont calculés en faisant la moyenne, à l’échelle de la station, des valeurs moyennes annuelles et des valeurs maximales annuelles dans toutes les stations qui ont satisfait aux critères d’exhaustivité dans la région ou le Canada dans son ensemble. 

Composés organiques volatils

Les COV sont rapportés sous la forme d’une somme journalière de composés individuels. Le nombre de composés inclus dans la somme rapportée peut varier légèrement en fonction de la validité analytique des concentrations des composés individuels. Les indicateurs sur les stations urbaines de COV sont calculés à partir de la moyenne des concentrations quotidiennes totales de COV (concentrations intégrées dans le temps sur 24 heures), tandis que les indicateurs sur les stations rurales de COV sont calculés à partir de la moyenne des concentrations quotidiennes totales de COV sur 4 heures (échantillons intégrés dans le temps recueillis entre 12 h et 16 h). Les concentrations moyennes quotidiennes sur 24 heures sont fondées sur les mesures prises de minuit à minuit. Comme indiqué dans les critères d'exhaustivité des données, une concentration moyenne journalière n'était considérée comme valide que si les mesures pour certains composés étaient disponibles. Pour une station, l’indicateur sur la concentration moyenne est calculé à l’aide de la moyenne des concentrations quotidiennes totales obtenues d’une année donnée.

Les indicateurs nationaux et régionaux sur les COV sont obtenus en faisant la moyenne, à l’échelle de la station, des moyennes annuelles de toutes les stations qui ont satisfait aux critères d’exhaustivité dans la région et à travers le Canada.

Alors que l’unité de concentration de chaque COV est généralement exprimée en microgrammes par mètre cube (µg/m3), les parties par milliard de carbone (ppbC) sont utilisées dans cet indicateur pour évaluer la quantité d’espèces de COV mélangées. 

Critères de sélection des stations aux fins d’inclusion dans les indicateurs nationaux et régionaux (séries chronologiques)

Les indicateurs à l’échelle des stations ont été calculés pour les années 2009 à 2023 pour tous les polluants atmosphériques. Chaque station a ensuite été évaluée en fonction de son adéquation (données suffisantes, absence de grands écarts au début ou à la fin) à être incluse dans les séries chronologiques nationales et régionales. Les critères spécifiques sont les suivants :

  • pour la série chronologique à l’échelle nationale et régionale, une station est incluse si elle répond aux critères d’exhaustivité des données décrits ci-dessus dans au moins 11 des 15 années. En raison d'une lacune importante dans les données sur les COV entre 2020 et 2022, une station doit satisfaire à l'exigence d'exhaustivité des données pour au moins 10 ans afin d'être prise en compte dans l'indicateur de COV ;
  • des stations sont incluses si des données sont disponibles pour au moins 1 des 3 années au début et à la fin de la série chronologique; cette mesure prévient l’utilisation des données de stations ayant été mises en service ou hors service au début ou à la fin d’une série chronologique.

En plus des critères de sélection des séries chronologiques, un minimum de 3 stations de surveillance est requis pour le calcul de l’indicateur régional. 

Résultats de la sélection des stations

Le tableau suivant indique le nombre de stations de surveillance qui ont satisfait aux critères de sélection (exhaustivité des données et séries chronologiques) au cours de la période allant de 2009 à 2023 et ont donc été inclus dans la série chronologique des indicateurs nationaux et régionaux de la qualité de l'air. D’autres détails sur la sélection des stations sont présentés dans la Liste des stations sélectionnées.

Nombre de stations sélectionnées pour les indicateurs sur la Qualité de l'air à l'échelle nationale et régionale
Polluant atmosphérique Canada Canada atlantique Sud du Québec Sud de l'Ontario Prairies et nord de l'Ontario Colombie-Britannique Territoires du Nord
Concentration moyenne de PM2,5 161 16 35 37 35 35 3
Concentration moyenne de pointe (98e centile) de PM2,5 sur 24 heure 161 16 35 37 35 35 3
Concentration moyenne d’O3 169 18 39 40 34 34 4
Concentration moyenne de pointe (4e plus élevée) d’O3 sur 8 heures 169 18 39 40 34 34 4
Concentration moyenne de NO2 128 12 16 32 34 32 0
Concentration moyenne de pointe (98e centile) de NO2 sur 1 heure 128 12 16 32 34 32 0
Concentration moyenne de SO2 88 10 9 10 31 26 0
Concentration moyenne de pointe (99e centile) de SOsur 1 heure 88 10 9 10 31 26 0
Concentration moyenne de COV 29 4 5 9 4 7 0

Remarque : La somme des stations régionales ne correspond pas nécessairement au nombre de stations nationales, car au moins 3 stations de surveillance sont nécessaires pour calculer l’indicateur pour une région. Lorsqu’il n’y avait pas suffisamment de stations dans la région des territoires du Nord, les résultats des stations situées dans cette région n’ont été inclus que dans les totaux nationaux.

Les indicateurs locaux (à l’échelle de la station) pour les PM2,5, l’O3, le NO2 et le SO2 sont également présentés dans les cartes interactives des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement. Les stations qui satisfont aux critères d'exhaustivité des données pour l'année 2023 peuvent ne pas satisfaire aux critères d'exhaustivité des données pour les indicateurs nationaux et régionaux sur 15 ans. De même, les stations qui répondent aux critères d'exhaustivité des données pour les indicateurs nationaux et régionaux sur 15 ans peuvent ne pas répondre aux critères d'exhaustivité des données pour la seule année 2023. Ainsi, les stations affichées sur la carte satisfont aux critères d'exhaustivité des données annuelles pour l'année 2023, mais cela ne signifie pas pour autant que les données de ces stations ont été utilisées pour calculer les indicateurs nationaux ou régionaux sur 15 ans

Imputation

Les stations de surveillance dont le nombre de mesures n’est pas suffisant pour répondre aux critères de la série chronologique de 15 ans sont exclues des indicateurs nationaux et régionaux. Cependant, lorsqu'une station de surveillance n’est plus opérationnelle et qu'une station comparable est implémentée à proximité, les données des 2 stations peuvent être combinées pour satisfaire au critère des 15 ans. Dans ce cas, les 2 stations sont comptées comme une seule.

Équipement de surveillance

Équipement de surveillance des particules fines

Six (6) types d’équipement de surveillance sont utilisés pour mesurer les concentrations de PM2,5 de l’air ambiant sous les catégories suivantes :Note de bas de page 18   

Instruments de la méthode d’équivalence pré-fédérale (MEF) et de la méthode d’équivalence non fédérale :

  • Non-MEF : équipement de surveillance à microbalance à élément conique oscillant (TEOM) de Rupprecht et Patashnick; ou équipement de série 1400/1400a Thermo Scientific TEOM® couplé à un système d’équilibre d’échantillons (SES);

Ou,

Instruments de la méthode d’équivalence fédérale désignés (MEF) :

  • MEF : TEOM 1400a de Thermo Scientific couplé à un système de mesure dynamique à filtre (SMDF) de la série 8500C (avant mi-2009, cette méthode était appelée « pre-MEF ») ;
  • MEF : équipement de surveillance de masse à atténuation du rayonnement bêta BAM-1020 de Met-One ;
  • MEF : équipement de surveillance Thermo Scientific SHARP (Synchronized Hybrid Ambient Realtime Particulate) de modèle 5030 ou 5030i (introduit en 2010 comme MEF) ;
  • MEF : équipement de suivi de poussière environnementale GRIMM modèle EDM 180 (introduit en 2011 comme MEF) ;
  • MEF : équipement de surveillance de masse de particules Teledyne Advanced Pollution Instrumentation de modèle T640, avec ou sans alignement des données réseau activéNote de bas de page 19  (introduit en 2016 comme MEF).

Les équipements TEOM 1400a de Thermo Scientific couplé à un SMDF de la série 8500C (2010), Thermo Scientific SHARP (2010), GRIMM 180 (2011) et Teledyne T640 (2016) ont été approuvées par l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis et sont considérées comme étant des méthodes équivalentes fédérales de catégorie III. Elles ont été déployées dans tout le Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique pour remplacer les instruments à microbilles oscillants à éléments coniques non-MEF qui, dans certaines circonstances, peuvent sous-estimer les concentrations de masse de PM2,5 par rapport à la méthode de référence du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique. Depuis 2005, les équipements à microbalance oscillante à éléments coniques ont été progressivement remplacés par des équipements à méthodes équivalentes fédérales. Les méthodes fédérales mesurent une partie (semi-volatile) de la masse de PM2,5 qui n’est pas capturée par les instruments plus anciens. En raison de ces différences de mesure, les concentrations mesurées avec le nouvel équipement peuvent ne pas être directement comparables aux concentrations obtenues avec l’ancien équipements durant les années précédentes.

Équipement de surveillance de l’ozone troposphérique

L’ozone est mesuré à l’aide de la photométrie ultraviolette. L’échantillon d’air passe à travers un faisceau de lumière projeté d’une lampe UV, lumière qui est absorbée par l’O3. La quantité de lumière UV absorbée est proportionnelle à la quantité d’O3 dans l’échantillon.

Équipement de surveillance du dioxyde d’azote

Le NO2 est calculé par soustraction après la mesure du total des oxydes d’azote (NOX) et du monoxyde d’azote (NO). Les concentrations de monoxyde d’azote (NO) sont déterminées par voie photométrique en mesurant l’intensité lumineuse de la réaction chimio-luminescente du NO mélangé à un excès de O3. La méthode de chimiluminescence ne détecte que le NO, par conséquent, le NO2 doit d’abord être converti en NO à des fins de mesure. Le flux de l’échantillon est soit dirigé à travers un convertisseur pour réduire le NO2 en NO, soit il contourne le convertisseur pour permettre la détection du seul NO. Le flux d’échantillon contenant du NO2 réduit est une mesure de NO plus NO2, qui est exprimé en tant que NOX (c’est-à-dire NOX = NO2 + NO). La différence entre la détection de NOX et de NO est considérée comme la concentration de NO2 (c’est-à-dire NO2 = NOX - NO).

Équipement de surveillance du dioxyde de souffre

Le SO2 est mesuré à l’aide d’instruments d’adsorption par fluorescence pulsée et ultraviolette. Cette technologie est fondée sur le principe suivant : les molécules de SO2 absorbent la lumière UV à une longueur d’onde et émettent de la lumière UV à une longueur d’onde différente. L’intensité de la lumière émise est proportionnelle au nombre de molécules de SO2 dans l’échantillon de gaz.

Équipement de surveillance des composés organiques volatils

On utilise un système de chromatographie en phase gazeuse couplé à un détecteur à ionisation de flamme pour la quantification des COV contenant 2 atomes de carbone, et un système de chromatographie en phase gazeuse couplé à un discriminateur de masse fonctionnant en mode de scrutation d’ions présélectionnés pour la quantification des COV contenant 3 à 12 atomes de carbone. On cible environ 120 COV (y compris un certain nombre d’espèces biogènes telles que l’isoprène et les pinènes) pour la quantification dans les échantillons, mais les COV ne sont pas tous détectables dans chaque échantillon. La concentration totale de COV en partie par milliard de carbone est calculée à partir de la masse totale de 77 de ces espèces décelées dans l’échantillon.  Les échantillons d’air sont collectés dans des bidons en acier inoxydable de 6 litres ou de 3,2 litres. Les bidons sont ensuite expédiés au laboratoire d’analyse d’Environnement et Changement climatique Canada à Ottawa.

Analyse statistique

Des tests statistiques non paramétriques des données de concentration temporelle sont effectués pour tenter de dégager une tendance linéaire et, le cas échéant, pour déterminer l’orientation (positive ou négative) et l’ampleur du taux de variation (pente). On a utilisé le test de tendance de Mann-Kendall usuel pour déceler une tendance et en estimer l’orientation ainsi que la méthode de Sen (méthode d’estimation en paires de la pente) pour estimer la pente. Les 2 tests ont été appliqués aux données nationales et régionales pour les PM2,5, l’O3, le NO2, le SO2 et les COV.

Le test Mann-Kendall pour les tendances prend en compte l'ensemble de la série chronologique des données de concentration pour évaluer la présence d'une tendance, ce qui explique pourquoi il conclut parfois à l’absence de tendance significative malgré une forte augmentation de la concentration au cours de la dernière année de la série chronologique.

Limites des centiles

Un centile est une mesure statistique utilisée pour indiquer la valeur en dessous de laquelle se situe un pourcentage des données. Par exemple, la valeur du 10e centile est celle sous laquelle se retrouvent 10 % de toutes les données. Ainsi, le 90e centile est la valeur sous laquelle 90 % des données se retrouvent.

Une plage de centiles est la différence entre 2 centiles déterminés. La plage du 10e au 90e centile est la plus courante et est désignée par les limites du 10e au 90e centile dans les indicateurs sur qualité de l’air. Si suffisamment de valeurs de données sont disponibles, les limites capturent 80 % des données. Lorsque peu de valeurs de données sont disponibles, la plage de centiles calculée peut varier fortement d’une année à l’autre ou ne pas être visible pour une année donnée. Cela peut être observé dans les résultats pour la région des territoires du Nord ou pour certaines régions dans l’indicateur régional sur les COV.

Changements récents

Les stations utilisées pour calculer les indicateurs varient légèrement selon les versions de ces derniers. Pour plus de renseignements, consultez la section Mises en garde et limites ci-dessous. Certaines données sur la qualité de l’air des années précédentes ont été réévaluées et corrigées depuis la publication précédente.

Cette version de l'indicateur de qualité de l'air ne prend plus en compte les indicateurs urbains relatifs aux principales agglomérations. Ces indicateurs seront présentés séparément.

Mises en garde et limites

En 2020, aucune station n’a répondu aux critères d’exhaustivité des données pour les concentrations des composés organiques volatiles (COV), ainsi, l’analyse de ce polluant ne présente pas les données de 2020.

Les valeurs présentées dans les indicateurs sur la qualité de l’air peuvent légèrement différer des valeurs calculées à partir des données présentées dans les tableaux de données en raison des arrondis.

Certaines données recueillies aux stations n’ont pu être utilisées dans le calcul des indicateurs, parce qu’elles ne répondaient pas aux critères d’exhaustivité des données ou parce que les stations ne répondent pas aux critères de sélection des stations. Ces critères sont fondés sur des pratiques normalisées qui sont appuyées par l’avis de spécialistes et sont utilisés par un certain nombre d’organisations, tels que l’Organisation mondiale de la santé, le Conseil canadien des ministres de l’environnement et l’Environmental Protection Agency des États-Unis. Les critères tiennent compte de certaines lacunes dans les données. 

Complément d'information

Révision de la sélection des stations

Les stations de surveillance sont choisies en fonction des critères de sélection des séries chronologiques sur 15 ans pour le calcul des indicateurs sur la qualité de l’air. Puisqu’il s’agit d’une période mobile de 15 ans, le nombre de stations sélectionnées peut varier d’une version des indicateurs à l’autre et peut changer les tendances historiques. La prudence est de mise lorsqu’il s’agit de comparer différentes versions des indicateurs sur la qualité de l’air.

Écarts interannuels provoqués par les lacunes dans les données

Le groupe de stations de surveillance utilisées pour le calcul des indicateurs nationaux et régionaux peut varier d'une année à l'autre si certaines stations ne satisfont pas aux exigences minimales en matière de données pour une année donnée. Cela introduit un écart dans les valeurs annuelles. Par exemple, si une station située dans une zone particulièrement polluée ne dispose pas de valeur au niveau de la station pour 2023, la valeur de l'indicateur national et les valeurs régionales correspondantes pour 2023 seront inférieures à celles des autres années de la période de 15 ans. En effet, les valeurs pour toutes les autres années sont tirées vers le haut par les concentrations élevées enregistrées à la station située dans la zone polluée, tandis que la valeur pour 2023 n'est pas influencée par la station située dans la zone polluée. L’écart causé par l'absence d'une valeur provenant d'une seule station est généralement négligeable, en raison du grand nombre de stations qui entrent dans le calcul des indicateurs nationaux et régionaux. Toutefois, si une valeur est manquante pour une station qui enregistre généralement des concentrations extrêmement élevées, si des valeurs sont manquantes pour de nombreuses stations ou si le nombre de stations prises en compte dans le calcul des indicateurs nationaux ou régionaux est faible, l’écart peut être important. Dans les cas où les écarts sont importants, les fluctuations d'une année à l'autre des indicateurs ne reflètent pas nécessairement des changements réels de la qualité de l'air.

Les indicateurs régionaux pour les territoires du Nord sont particulièrement sensibles aux écarts interannuels, en raison du petit nombre de stations utilisées pour le calcul de ces indicateurs. Les indicateurs pour le SO2 et les COV sont également très sensibles aux écarts interannuels, en raison du nombre modéré de stations qui contribuent à ces indicateurs et de la forte variabilité locale des concentrations de SO2 et de COV. Pour les indicateurs SO2 et COV, l’écart dû aux lacunes dans les données a été estimé pour chaque année en comparant la concentration annuelle réelle à la concentration annuelle attendue, si les lacunes dans les données n'existaient pas. La concentration annuelle attendue a été calculée en comblant les lacunes dans les concentrations au niveau des stations avec des valeurs estimées, sur la base d'un ajustement de la pente de Sen aux concentrations de chaque station des autres années. Les cas où l’écart a été estimé comme important (≥ +15 % ou ≤ –15 %) sont indiqués dans le texte ci-dessous.

Pour l'indicateur régional du SO2, les concentrations moyennes suivantes sont susceptibles d'être biaisées par rapport à celles des autres années :

  • la concentration moyenne de 2017 du Canada atlantique est sous-estimée de 20 % en raison de données manquantes provenant d'une station qui enregistre généralement des concentrations moyennes élevées de SO2;
  • les concentrations moyennes de 2022 et 2023 du sud du Québec sont surestimées de 27 % et 46 %, respectivement, en raison de données manquantes provenant de plusieurs stations qui enregistrent généralement des concentrations moyennes faibles de SO2;
  • la concentration moyenne de 2023 du sud de l'Ontario est surestimée de 23 % en raison de données manquantes provenant de plusieurs stations qui enregistrent généralement de faibles concentrations moyennes de SO2.

Pour l'indicateur régional de SO2, les concentrations moyennes de pointe suivantes sont susceptibles d'être biaisées par rapport à celles des autres années :

  • la concentration moyenne de pointe de 2009 du Canada atlantique est surestimée de 21 % en raison de données manquantes provenant de plusieurs stations qui enregistrent généralement de faibles concentrations de pointe de SO2;
  • les concentrations moyenne de pointe de SO2 de 2022 et 2023 du sud du Québec sont surestimées de 23 % et 39 %, respectivement, en raison de données manquantes provenant de plusieurs stations qui enregistrent généralement de faibles concentrations de pointe de SO2;
  • la concentration moyenne de pointe de SO2 de 2023 du sud de l'Ontario est surestimée de 22 % en raison de données manquantes provenant de plusieurs stations qui enregistrent généralement de faibles concentrations de pointe de SO2.

Pour l'indicateur national des COV, les concentrations moyennes suivants sont surestimés : +19 % en 2011, +25 % en 2021 et +17 % en 2022.

Pour l'indicateur régional des COV, les concentrations moyennes suivantes sont susceptibles d'être biaisées par rapport à celles des autres années :

  • les concentrations moyennes régionales de COV de 2022 sont surestimées de 22 % pour le Canada atlantique, de 45 % pour le sud du Québec, de 34 % pour le sud de l'Ontario et de 45 % pour les Prairies et le nord de l'Ontario;
  • les concentrations moyennes régionales de COV de 2023 sont surestimées de 18 % pour le Canada atlantique, de 25 % pour le sud du Québec, de 31 % pour le sud de l'Ontario et de 47 % pour les Prairies et le nord de l'Ontario;
  • la concentration moyenne de COV de 2022 en Colombie-Britannique est sous-estimée de 20 %, en raison du retrait d’une station qui enregistre généralement des concentrations moyennes de COV très élevées;
  • la concentration moyenne de COV de 2018 du Canada atlantique est sous-estimée de 42 % en raison des données manquantes d'une station qui enregistre généralement des concentrations moyennes de COV très élevées.

Écarts régionaux dans les indicateurs de SO2 dus aux lieux d'échantillonnage

Les concentrations moyennes et de pointe régionales de SO2 dépendent fortement de l'emplacement des stations de surveillance dans la région. Les stations situées à proximité d'une source d'émission fixe importante, comme une fonderie, ont tendance à mesurer des concentrations de SO2 beaucoup plus élevées que les autres stations. La proportion de stations de surveillance du SO2 situées à proximité de sources d'émission fixes importantes varie considérablement d'une région à l'autre. Par exemple, 50 % des stations qui contribuent aux indicateurs de concentrations moyennes et de pointe de SO2 dans le sud de l'Ontario sont situées à proximité d'une source d'émissions importante, tandis que seulement 10 % des stations dans les Prairies et le nord de l'Ontario sont situées à proximité d'une source d'émissions importante. Pour cette raison, les différences régionales dans les concentrations moyennes et de pointe de SO2 sont principalement dues à des différences dans l'emplacement des stations, plutôt qu'à des différences dans les concentrations de SO2 auxquelles est exposée la population générale des régions. Par conséquent, ces concentrations ne doivent pas être comparées entre les régions.

Écarts régionaux dans les indicateurs de COV dus aux lieux d'échantillonnage

Les concentrations moyennes régionales de COV dépendent fortement de l'emplacement des stations de surveillance des COV dans la région. Les stations situées à proximité d'une source d'émission fixe importante, comme une installation d'extraction de pétrole et de gaz, ont tendance à enregistrer des concentrations beaucoup plus élevées que les autres stations. La proportion de ces stations varie considérablement d'une région à l'autre. Par exemple, 57 % des stations contribuant à l'indicateur de la concentration moyenne des COV en Colombie-Britannique sont situées à proximité d'une source d'émissions importante, tandis que seulement 20 % des stations dans le sud du Québec sont situées à proximité d'une source d'émissions importante. Pour cette raison, les différences régionales dans la concentration moyenne de COV sont principalement dues à des différences dans l'emplacement des stations, plutôt qu'à des différences dans les concentrations de COV auxquelles est exposée la population générale des régions. Par conséquent, ces concentrations ne doivent pas être comparées entre les régions.

Effet des nouvelles technologies de mesure des particules fines

Depuis 2005, les équipements de surveillance par microbalance à élément conique oscillant (TEOM) Rupprecht & Potashnick utilisés dans le programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique ont été graduellement remplacés par des technologies de surveillance plus récentes (appareils approuvés par la méthode équivalente fédérale ou FEM). De nombreuses études menées au Canada, aux États-Unis et dans d’autres pays ont révélé que les équipements de surveillance TEOM sous-estiment les concentrations par rapport aux équipements de surveillance plus récents, surtout lorsque l’air contient une grande proportion de particules semi-volatiles. Cela peut être le cas pendant les saisons plus fraîches, lorsque l’air contient une plus grande proportion de nitrate d’ammonium et de composés organiques semi-volatils.

Certaines variations interannuelles de l’indicateur sur la qualité de l’air pour les PM2,5 peuvent être dues, en partie, à l’introduction de technologies de surveillance plus récentes plutôt qu’uniquement à des variations dans les concentrations ambiantes réelles. Ainsi, les tendances des concentrations de PM2,5 peuvent ne pas refléter fidèlement les changements survenus au cours de la période concernée.

Afin de corriger un écart positif constant observé dans les instruments Teledyne T640, un facteur d'alignement de la concentration massique a été appliqué aux instruments T640 à travers le Canada. Ce facteur d'alignement vise à améliorer la cohérence des mesures de PM2,5 avec celles obtenues à partir de la méthode de référence fédérale (MRF) du RNSPA. ECCC, en collaboration avec ses partenaires provinciaux, territoriaux et juridictionnels du RNSPA, a convenu de mettre en œuvre ce facteur d'alignement pour les instruments T640.Note de bas de page 19   

Ressources

Ressources

Références

Conseil canadien des ministres de l'environnement (2021) Système de gestion de la qualité de l'air. Consulté le 16 décembre 2025.

Conseil canadien des ministres de l'environnement (2019) Lignes directrices sur la surveillance de l’air ambiant, l’assurance et le contrôle de la qualité du Programme national de surveillance de la pollution atmosphérique du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (PDF; 4,13 Mo). Consulté le 16 décembre 2025.

Dann, T. (2012) CESI PM2.5 Air Indicator Using Transformed Data. (en anglais seulement) Préparé pour Environnement et Changement climatique Canada.

Dann, T. (2013) Comparison of CESI PM2.5 Air Indicators with Transformed Data (FEM Basis). (en anglais seulement) Préparé pour Environnement et Changement climatique Canada. 

Environnement et Changement climatique Canada (2025) Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique. Consulté le 16 décembre 2025.

Renseignements connexes

L'air au Canada

Évaluation scientifique du smog au Canada : faits saillants et messages clés

Smog : causes et effets

Format alternatif

Télécharger le format alternatif de l'indicateur sur la Qualité de l'air (PDF; 4,7 Mo).

Détails de la page

2026-01-29