Les acides perfluorocarboxyliques (APFC) à longue chaîne (C9-C20), leurs sels et leurs précurseurs – fiche d’information

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Aperçu

  • Le gouvernement du Canada a réalisé une évaluation scientifique, appelée une évaluation préalable écologique, afin d’examiner les effets nocifs que les APFC, leurs sels et leurs précurseurs pourraient avoir sur l’environnement. L’évaluation a été terminée en 2012.
  • En vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)[LCPE (1999)], le risque posé par une substance est déterminé en tenant compte de ses propriétés dangereuses (son potentiel à causer des effets nocifs sur la santé humaine ou l'environnement) et des niveaux d'exposition des personnes ou de l'environnement. Une substance peut avoir des propriétés dangereuses, mais le risque pour la santé humaine ou l'environnement peut être faible en fonction du niveau d'exposition à la substance.
  • Les APFC à longue chaîne (C9-C20) n’ont pas fait l’objet d’une évaluation des risques pour la santé humaine, mais leurs risques pour l’environnement ont été évalués, car ces composés sont considérés comme de nouvelles substances chimiques préoccupantes. Les données disponibles montrent que certains APFC à longue chaîne sont bioaccumulables et persistants, qu’ils sont susceptibles d’être transportés sur une grande distance et qu’ils sont largement répandus et présents en concentrations croissantes dans la faune de l’Arctique. 
  • L’évaluation a porté principalement sur les APFC à longue chaîne, mais les précurseurs de ces acides ont aussi été évalués, car leurs utilisations sont comparables et qu’ils peuvent se dégrader pour former des APFC à longue chaîne. Bien que l’évaluation n’ait pas examiné les effets additifs des APFC à longue chaîne et de leurs précurseurs, il a été établi que les précurseurs contribuent à la charge ultime d’APFC à longue chaîne dans l’environnement. Les précurseurs pourraient également jouer un rôle important dans le transport à grande distance des APFC à longue chaîne dans l’Arctique canadien, en raison de leur dégradation subséquente en ces composés.
  • Au terme de cette évaluation préalable, le gouvernement a conclu que les APFC à longue chaîne, leurs sels et leurs précurseurs sont nocifs pour l’environnement.

À propos de ces substances

  • Les acides perfluorocarboxyliques à longue chaîne (C9-C20), également désignés APFC, sont des substances chimiques synthétiques.
  • Selon les renseignements recueillis par le gouvernement, les APFC en C9 sont utilisés dans des agents tensioactifs, ainsi que dans la production de grosses molécules du nom de fluorotélomères.
  • Les APFC à longue chaîne sont rarement utilisés de manière intentionnelle dans des produits commerciaux. Cependant, des précurseurs des APFC à longue chaîne, qui étaient présents dans des produits commerciaux, comme les substances à base de fluorotélomères, peuvent se dégrader pour former des APFC à longue chaîne.

Exposition environnementale

  • Malgré l’absence de données sur les rejets directs d’APFC à longue chaîne dans l’environnement au Canada, les données semblent indiquer que certains de leurs précurseurs ont été rejetés dans l’environnement, où ils pourraient avoir été transportés sur de grandes distances et dégradés en des APFC à longue chaîne.
  • Parmi les sources potentielles d’APFC à longue chaîne, mentionnons la dégradation de leurs précurseurs durant les procédés de traitement des eaux usées et des égouts, l’oxydation de leurs précurseurs dans l’atmosphère, ainsi que la dégradation de produits commerciaux contenant leurs précurseurs.

Effets principaux (dangers) sur l’environnement

  • On considère que les APFC à longue chaîne et leurs sels ont des effets préoccupants sur l’environnement, notamment en réduisant la fécondité de générations successives, ainsi que des effets œstrogéniques chez le poisson en raison de leur persistance, de leur potentiel d’accumulation et des effets nocifs qu’ils peuvent avoir sur les organismes.

Résultats de l’évaluation des risques

  • Selon une méthode fondée sur le poids de la preuve, il a été déterminé que les APFC à longue chaîne et leurs sels présentent des risques d’effets nocifs pour l’environnement. Parmi les facteurs pris en compte, mentionnons la persistance, la bioaccumulation, la présence répandue, les tendances temporelles chez certaines espèces (comme les oiseaux et les mammifères terrestres et marins de l’Arctique canadien), le transport à grande distance et les concentrations des APFC à longue chaîne dans l’environnement et le biote (y compris dans les régions éloignées du Canada).
  • De plus, les APFC à longue chaîne et leurs sels satisfont aux critères de persistance, mais non aux critères de bioaccumulation, définis dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation de la LCPE (1999). Le poids de la preuve est toutefois suffisant pour conclure que les APFC à longue chaîne et leurs sels sont sujets à une bioaccumulation (leurs concentrations dans les tissus des organismes augmentent sous l’effet de l’absorption provenant de toutes les sources, notamment des aliments et de l’eau) et à une bioamplification (leurs concentrations dans les tissus des organismes augmentent à mesure que l’on progresse dans la chaîne alimentaire) chez les mammifères terrestres et marins.
  • Le 25 août 2012, le gouvernement a publié l’Évaluation écologique préalable finale sur les acides perfluorocarboxyliques à longue chaîne (C9 à C20), leurs sels et leurs précurseurs.

Conclusions de l’évaluation préalable

  • Au terme de son évaluation préalable finale, le gouvernement a conclu que les APFC à longue chaîne, leurs sels et leurs précurseurs pénètrent dans l’environnement en des quantités nocives pour l’environnement. 

Mesures préventives et réduction des risques

Renseignements connexes

  • Ces substances peuvent être présentes dans certains produits de consommation. Les Canadiens doivent suivre les mises en garde et les instructions en matière de sécurité indiquées sur les étiquettes des produits et éliminer les produits de manière responsable.
  • Les Canadiens pouvant être exposés à ces substances dans leur milieu de travail devraient consulter leur employeur et un représentant de la santé et de la sécurité au travail au sujet des pratiques sécuritaires de manutention, des lois et obligations applicables en santé et sécurité au travail et du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT).
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