Dinosébé  – fiche d'information

Dinitro-6-(1-méthyl-propyl)phénol (DNBP)
Numéro de registre du CAS 88-85-7

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Aperçu

  • Le gouvernement du Canada a réalisé une évaluation scientifique, appelée une évaluation préalable, du dinosébé afin de déterminer le potentiel de risque posé aux Canadiens et à l'environnement.
  • En vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) [LCPE (1999)] le risque que pose une substance est déterminé en considérant à la fois ses propriétés dangereuses (la capacité de causer les effets nocifs sur la santé humaine ou l'environnement) et les niveaux d'exposition des personnes ou de l'environnement. Une substance peut avoir un potentiel de danger élevé, mais le risque pour la santé humaine et l'environnement dépend du niveau d'exposition à la substance.
  • Par suite de cette évaluation préalable, il est proposé que le dinosébé est nocif pour l'environnement, mais non pour la santé humaine, aux niveaux actuels d'exposition. Bien que le dinosébé présente des effets préoccupants pour la santé humaine, il a été déterminé que le risque posé par cette substance pour les Canadiens est faible, étant donné que l'exposition humaine devrait être nulle.

À propos de cette substance

  • Cette évaluation préalable vise la dinitro-6-(1-méthyl-propyl)phénol, aussi appelée dinosébé. Cette substance a été évaluée dans le cadre de la troisième phase du Plan de gestion des produits chimiques (PGPC).
  • Historiquement, le dinosébé était utilisé au Canada comme pesticide, plus précisément comme herbicide. L'homologation de son utilisation comme pesticide a été suspendue en 1990 en raison de préoccupations pour la santé humaine et aucune autre utilisation n'a été homologuée après 2000. L'utilisation du dinosébé en tant qu'herbicide est interdite depuis le 31 décembre 2001.
  • Actuellement, le dinosébé n'est utilisé au Canada que dans le secteur des produits chimiques. Il est importé pour des activités dans ce secteur. La substance n'est pas présent naturellement dans l'environnement.

Exposition des Canadiens et de l'environnement

  • Le dinosébé n'est plus utilisé comme pesticide au Canada ni dans les produits offerts aux consommateurs. Selon de récentes données de surveillance de l'eau potable dans l'ensemble du Canada, aucune quantité de dinosébé n'a été détectée. L'exposition des Canadiens au dinosébé, y compris par l'environnement, devrait être nulle.
  • L'évaluation des effets sur l'environnement était axée sur le rejet possible du dinosébé dans les eaux de surface découlant d'activités du secteur des produits chimiques. Le dinosébé se dégradera lentement dans l'eau où il devrait persister. Cependant, il ne devrait pas s'accumuler dans les organismes aquatiques ni être rejeté de manière importante dans l'atmosphère.

Effets principaux (dangers) sur la santé et l'environnement

  • Pour identifier les effets préoccupants pour la santé humaine, on a examiné les rapports nationaux et internationaux de données sur le dinosébé. Le dinosébé a été évalué dans le cadre du Programme d'évaluation coopérative des produits chimiques de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Les effets préoccupants importants ou « critiques » relevés pour la santé humaine sont des effets sur la reproduction et le développement.
  • Dans l'environnement, le dinosébé est un produit chimique réactif qui a pour effet d'interférer avec la production d'énergie chez les animaux, les végétaux et les champignons. En raison de ses effets sur la reproduction, la survie et la croissance à de très faibles concentrations, le dinosébé est dangereux pour diverses formes d'organismes aquatiques, ainsi que pour les oiseaux et les mammifères.

Résultats de l'évaluation des risques

  • Entre autres sources d'information, le Rapport d'évaluation initial de l'ensemble des données préalables de l'OCDE a été utilisé pour alimenter les évaluations des effets du dinosébé sur l'environnement et la santé humaine. Ces évaluations de l'OCDE ont été soumises à un examen rigoureux (y compris à un examen par les pairs) et à des processus d'approbation par les autorités gouvernementales internationales. Santé Canada et Environnement et Changement climatique Canada sont des participants actifs à ces processus et considèrent que ces évaluations sont fiables.
  • L'exposition des Canadiens au dinosébé devrait être nulle. Par conséquent, le risque pour la santé humaine est considéré comme faible.
  • En ce qui concerne l'évaluation des effets sur l'environnement, les expositions dans les eaux de surface ont été modélisées à partir des rejets estimés découlant de l'utilisation du dinosébé dans le secteur des produits chimiques. En raison de la gravité des effets du dinosébé sur les organismes aquatiques, ainsi que sur les oiseaux et les mammifères, on a accordé plus d'importance au danger qu'à l'exposition dans l'évaluation des risques posés par cette substance à l'environnement.
  • D'après une comparaison des expositions possibles avec effets, il existe un risque possible que le dinosébé nuise aux organismes aquatiques. Compte tenu de toutes les informations présentées, il a été déterminé que le dinosébé pose un risque de nuire aux organismes, mais non à l'intégrité globale de l'environnement.
  • Il est proposé de conclure que le dinosébé satisfait au critère de persistance, mais non à celui de la bioaccumulation, critères qui sont énoncés dans le Règlement sur la persistance et la bioaccumulation en application de la LCPE (1999).
  • Le gouvernement du Canada a publié l'Ébauche d'évaluation préalable du dinosébé le 2 juin 2018. Cette publication est suivie d'une période de commentaires du public de 60 jours se terminant 1 août 2018.

Conclusions de l'évaluation préalable proposées

  • Par suite de cette évaluation préalable, le gouvernement propose de conclure que le dinosébé n'est pas nocif pour la santé humaine aux niveaux d'exposition actuels.
  • Cependant, le gouvernement propose de conclure que le dinosébé pénètre ou peut pénétrer dans l'environnement à des concentrations qui peuvent être nocives pour l'environnement.

Mesures préventives et réduction des risques

  • Le gouvernement du Canada a publié le projet du Cadre de gestion des risques du dinosébé le 2 juin 2018. Cette publication est suivie d'une période de commentaires du public de 60 jours se terminant le 1 août 2018.
  • Le gouvernement a l'intention d'ajouter le dinitro-6-(1-méthyl-propyl)phénol à l'annexe 1 de la LCPE (1999), aussi appelée la Liste des substances toxiques.
  • Si la conclusion proposée est confirmée dans l'évaluation préalable finale, le gouvernement propose d'envisager la mise en œuvre de mesures de lutte pour empêcher ou réduire au minimum le rejet de dinosébé dans l'environnement dû à l'utilisation industrielle de cette substance.
  • En outre, le gouvernement est à la recherche d'autres renseignements pour éclairer la prise de décision en matière de gestion des risques. Des précisions, notamment sur l'endroit où envoyer de l'information pendant la période de commentaires du public se terminant le 1 août 2018, se trouvent dans le Cadre de gestion des risques du dinosébé.
  • Pour de plus amples renseignements et des mises à jour sur les mesures de gestion des risques, veuillez consulter le tableau de gestion des risques du PGPC et l'échéancier des activités de gestion des risques et des consultations.

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