La coqueluche (toux coquelucheuse) : professionnels de la santé

La coqueluche est une infection très contagieuse des voies respiratoires causée par une bactérie appelée Bordetella pertussis. Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) recommande l'immunisation contre la coqueluche.

Agent infectieux

Bordetella pertussis est une bactérie aérobie gram négatif. La coqueluche est une maladie principalement causée par des toxines produites par cette bactérie, lesquelles sont responsables de la plupart des manifestations cliniques de la maladie.

Réservoir

Les humains.

Spectre de la maladie clinique

L'évolution clinique de la coqueluche est caractérisée par trois phases. Au cours de la première phase, dite catarrhale, on observe un écoulement nasal, des éternuements, une faible fièvre et une légère toux, comme dans le cas d'un rhume. Après une à deux semaines, la toux s'aggrave et la phase paroxystique commence.

Pendant la phase paroxystique, le sujet est en proie à des quintes de toux suivies d'une inspiration sifflante et parfois de vomissements. Cette étape peut durer de deux à huit semaines. Au cours de la phase de convalescence, le sujet reprend graduellement des forces sur une période allant de plusieurs semaines à quelques mois.

L'évolution clinique de la maladie varie selon l'âge. Chez les nourrissons, le groupe le plus à risque, les symptômes cliniques sont souvent atypiques. La présence d'une inspiration sifflante et de vomissements post-tussifs est moins fréquente. La maladie peut se caractériser uniquement par des épisodes d'apnée. Les nourrissons sont les plus susceptibles de développer de graves complications, comme la pneumonie, l'atélectasie, les crises épileptiques, l'encéphalopathie, les hernies, et possiblement d'en mourir.

Le son de la toux coquelucheuse (disponible en anglais seulement)

La coqueluche peut être plus bénigne chez les adolescents et les adultes. Les symptômes vont d'une infection asymptomatique à une toux prolongée, qui affaiblit beaucoup les sujets. La coqueluche est une cause courante et souvent non reconnue de toux persistant pendant plus de deux semaines chez les adolescents et les adultes.

Les complications observées chez ces deux groupes comprennent les troubles du sommeil, la fracture des côtes, les hémorragies sous-conjonctivales, le prolapsus rectal et l'incontinence urinaire en raison d'une toux intense et persistante. Les adolescents et les adultes qui toussent et, dans une moindre mesure, ceux qui sont asymptomatiques, sont une source d'infection pour les nourrissons, qui présentent le risque le plus élevé.

Transmission

La coqueluche est très contagieuse. Selon diverses études, le taux d'attaque secondaire serait de 80 % chez les contacts familiaux réceptifs. La coqueluche se transmet habituellement par voie respiratoire, par l'inhalation de gouttelettes respiratoires; la transmission indirecte par l'entremise d'objets contaminés est rare, voire inexistante. La période d'incubation s'échelonne sur 9 à 10 jours (intervalle de 6 à 20 jours), et elle peut atteindre 42 jours, quoique rarement.

L'infectiosité est à son degré le plus élevé lors de la période catarrhale et pendant les deux premières semaines suivant l'apparition de la toux. En général, une personne n'ayant subi aucun traitement aux antibiotiques est considérée comme étant contagieuse à partir de l'infection jusqu'à trois semaines après le début de la toux. Les malades ne sont plus contagieux au bout d'un traitement antibiotique adéquat de cinq jours.

Distribution de la maladie (à l'échelle mondiale)

La coqueluche est endémique à l'échelle mondiale et sévit toute l'année, même dans les régions où la couverture vaccinale est élevée. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu'il y a de 20 à 40 millions de cas de coqueluche dans le monde, dont 95 % dans les pays en voie de développement.

Les taux d'incidence sont les plus élevés chez les jeunes enfants des pays où la couverture vaccinale est faible. Étant à l'origine de quelque 400 000 décès par année, la coqueluche demeure l'une des principales causes de décès chez les enfants non vaccinés, principalement dans les pays en développement.

En raison des vastes programmes de vaccination, d'une alimentation adéquate et de bons soins médicaux, l'incidence de la coqueluche a diminué dans les pays à revenu élevé.

Les taux les plus élevés de coqueluche sont habituellement signalés chez les nourrissons et les adolescents non vaccinés. La mortalité est rare dans les pays industrialisés et on estime qu'elle touche un enfant non protégé sur 1 000, la cohorte la plus vulnérable. La pneumonie est la cause de décès la plus commune. Elle frappe principalement les nourrissons de moins de 6 mois.

Pour obtenir de l'information sur les exigences en matière de vaccination et des recommandations liées au voyage, consultez le Guide canadien d'immunisation.

Facteurs de risque

La coqueluche peut toucher des personnes de tout âge; cependant, elle est le plus grave chez les nourrissons qui sont trop jeunes pour avoir reçu une série vaccinale complète. Les jeunes nourrissons présentent également le risque le plus élevé de complications associées à la coqueluche.

L'immunité contre la coqueluche, acquise par la vaccination pendant l'enfance ou par le fait d'avoir contracté la maladie, diminue au fil du temps. Par conséquent, les adolescents et les adultes qui n'ont pas reçu une dose de rappel risquent de contracter la maladie et de transmettre la bactérie à d'autres.

Prévention et lutte contre la maladie

Il est possible de prévenir la coqueluche à l'aide d'un vaccin. Il est recommandé de procéder à l'immunisation primaire de tous les enfants à 2, à 4 et à 6 mois. Des doses de rappel sont recommandées entre 12 et 23 mois (généralement administré à l'âge de 18 mois), entre 4 et 6 ans et entre 14 et 16 ans.

Les adultes qui n'ont pas déjà reçu le vaccin acellulaire anticoquelucheux (dcaT) à l'âge adulte (18 ans et plus) devraient en recevoir une dose.

L'immunisation des femmes enceintes est idéalement recommandée entre les 27e et 32e semaines de grossesse, quels que soient leurs antécédents de vaccination dcaT. Une immunisation entre les 13e et 26e semaines de grossesse ou plus tard peut également être envisagée si la période de 27 à 32 semaines a été manquée. Veuillez consulter la version la plus récente du Guide canadien d'immunisation pour ces considérations.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les recommandations d'immunisation, veuillez consulter la plus récente version du Guide canadien d'immunisation.

Les cas de coqueluche doivent être signalés aux autorités sanitaires locales. Les personnes chez qui la maladie est soupçonnée ou confirmée devraient être isolées des jeunes enfants et des nourrissons jusqu'à ce qu'elles aient suivi un traitement aux antibiotiques pendant au moins cinq jours.

Les cas soupçonnés qui n'ont pas subi un traitement aux antibiotiques devraient être isolés pendant une période de trois semaines suivant l'apparition de la toux paroxystique ou jusqu'à ce que celle-ci cesse, le premier des deux prévalant.

Il faut vérifier l'état vaccinal des personnes exposées à un cas de coqueluche, particulièrement les enfants. Si certaines doses n'ont pas été reçues et qu'il n'existe aucune contre-indication, les doses nécessaires doivent être administrées.

La vaccination chez les femmes enceintes favorise la transmission des anticorps de la mère au fœtus, offrant ainsi une protection immédiate au nouveau-né vulnérable, qui n'est pas encore immunisé. La vaccination protège aussi la mère contre des infections qu'elle pourrait transmettre à son bébé.

Il est possible de se procurer des lignes directrices sur la gestion et le contrôle de la maladie auprès de certaines administrations locales ou des gouvernements provinciaux ou territoriaux.

Épidémiologie de la coqueluche au Canada

La coqueluche est une maladie cyclique atteignant un sommet à tous les deux à cinq ans. Avec l'introduction du vaccin à germes entiers contre la coqueluche en 1943, l'incidence de la coqueluche a grandement diminuée, passant d'une moyenne de 156 cas par 100 000 habitants au cours des cinq années précédant l'introduction du vaccin, à un minimum de 5 cas pour 100 000 habitants (de 2005 à 2011). Consultez la figure 1.

Un retour en force de la coqueluche a été observé à partir de 1990, probablement en raison d'un ensemble de facteurs dont les suivants :

  • faible efficacité du vaccin anticoquelucheux à germes entiers combiné aux analtoxines diphtérique et tétanique utilisé chez les enfants entre 1980 et 1997;
  • déclin de l'immunité chez les adolescents et les adultes;
  • sensibilisation accrue des médecins;
  • amélioration du diagnostic et de la déclaration de l'infection.

Les vaccins anticoquelucheux à germes entiers ont été remplacés par des vaccins anticoquelucheux acellulaires en 1997-1998, ce qui a été suivi d'un déclin constant de l'incidence jusqu'à 2.0 cas pour 100 000 habitants, en 2011.

En 2012, l'incidence à l'échelle nationale a été multipliée par sept, soit 13,9 cas pour 100 000 habitants en raison d'éclosions dans de nombreuses régions du pays.

L'incidence de la coqueluche est la plus élevée chez les nourrissons et les enfants et diminue radicalement chez les personnes de plus de 14 ans (consultez la figure 2).

De 2005 à 2011, les taux d'incidence moyens les plus élevés étaient :

  • 72,2 cas pour 100 000 habitants chez les nourrissons de moins de 1 an (moyenne : 261 cas par année);
  • 25,6 cas pour 100 000 habitants chez les enfants de 1 à 4 ans (moyenne : 362 cas par année);
  • 16,0 cas pour 100 000 habitants chez les jeunes de 10 à 14 ans (moyenne : 328 cas par année).

Après l'arrivée d'un vaccin anticoquelucheux acellulaire à dose unique pour les adolescents en 2004, l'incidence de la coqueluche a diminué, entre 2005 et 2011, chez tous les groupes d'âge, surtout chez les 10 à 14 ans (diminution de 84 %) et chez les 15 à 19 ans (diminution de 81 %).

Au cours de l'éclosion de 2012, des hausses de l'incidence ont été observées dans tous les groupes d'âge à l'échelle nationale, les taux d'incidence les plus élevés étant chez les bébés de moins de un an (120,8 cas pour 100 000 habitants; n=460) et chez les 10 à 14 ans (64,1 pour 100 000 habitants; n=1203).

Les hospitalisations et les décès sont plus fréquents chez les nourrissons, en particulier ceux qui ont 3 mois ou moins.

Chaque année, au Canada, la coqueluche est à l'origine de un à quatre décès. Il s'agit habituellement de nourrissons trop jeunes pour être vaccinés ou d'enfants non vaccinés ou seulement partiellement vaccinés.

Pour obtenir de l'information plus détaillée sur l'épidémiologie de la coqueluche au Canada, consultez le Relevé des maladies transmissibles au Canada.

Figure 1. Taux d'incidence et cas déclarés (pour 100 000 habitants) de coqueluche au Canada, par année, de 1924 à 2012*

Figure 1

*Les données de cas de 1924 à 2011 proviennent du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire. Les données de cas pour 2012 ont été obtenues directement des provinces et des territoires par le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, et sont des données préliminaires. L'Île-du-Prince-Édouard n'a pas déclaré les cas de la province de 1924 à 1928, Terre-Neuve-et-Labrador n'a pas déclaré ses cas jusqu'en 1949, le Yukon n'a pas déclaré les cas du territoire de 1924 à 1955, les Territoires du Nord-Ouest n'ont pas déclaré leurs cas de 1924 à 1958, les données du Nunavut pour 1999 sont des données partielles, le Nunavut n'a aucune donnée pour 2007 et 2009, et ses données pour 2008, 2010 et 2011 sont des données préliminaires. Les données démographiques (estimations annuelles au 1er juillet) ont été obtenues auprès de Statistique Canada.

Équivalent textuel - Figure 1

Figure 1. Taux d'incidence et cas déclarés (pour 100 000 habitants) de coqueluche au Canada, par année, de 1924 à 2012*

*Les données de cas de 1924 à 2011 proviennent du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire. Les données de cas pour 2012 ont été obtenues directement auprès des provinces et des territoires par le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses; ce sont des données préliminaires. L'Île-du-Prince-Édouard n'a pas déclaré de cas de 1924 à 1928; Terre-Neuve-et-Labrador n'a pas déclaré de cas avant 1949; le Yukon n'a pas déclaré de cas de 1924 à 1955; les Territoires du Nord-Ouest n'ont pas déclaré de cas de 1924 à 1958; les données du Nunavut sont partielles pour 1999, sont manquantes pour 2007 et 2009 et sont préliminaires pour 2008, 2010 et 2011. Les données démographiques (estimations annuelles au 1er juillet) ont été obtenues auprès de Statistique Canada.

Il s'agit d'un graphique linéaire et à barres illustrant le nombre de cas de coqueluche (les barres) et le taux d'incidence de la coqueluche pour 100 000 habitants (la ligne) au Canada au fil du temps. L'axe des y principal représente le nombre de cas; il varie de 0 à 25 000. L'axe des y secondaire représente le taux d'incidence pour 100 000 habitants; il varie de 0 à 250 cas pour 100 000 habitants. L'axe des x représente l'année; il varie de 1924 à 2012. Les années où les programmes d'immunisation ont été lancés sont aussi indiquées comme suit :

1943 = Vaccin à germes entiers
De 1981 à 1985 = Vaccin adsorbé à germes entiers
De 1997 à 1998 = Vaccin acellulaire
De 1999 à 2004 = Vaccin acellulaire pour adolescents

La tendance générale du graphique peut être répartie en six sections:

  1. Une augmentation de 1924 à 1934, les cas passant de 6 377 à 19 484, et un taux d'incidence allant de 68 à 181 cas pour 100 000 habitants.
  2. Une tendance stable de 1935 à 1943, le nombre de cas variant entre 16 003 et 19 878 et le taux d'incidence variant entre 144 et 175 cas pour 100 000 habitants.
  3. Une diminution de 1943 à 1975 et une tendance stable jusqu'en 1989, où les cas variaient entre 1 301 et 3 387 et les taux d'incidence, entre 5 et 13 cas pour 100 000 habitants.
  4. Une réapparition dans les années 1990, avec d'importantes pointes d'activité survenant en 1990 (cas = 8 330; taux d'incidence = 30 cas pour 100 000 habitants), en 1994 (cas = 10 117; taux d'incidence = 35 cas pour 100 000 habitants) et en 1998 (cas = 8 896; taux d'incidence = 30 cas pour 100 000 habitants).
  5. Une diminution de 1998 à 2011, avec des cas et un taux d'incidence diminuant constamment pour atteindre 697 cas et un taux d'incidence de 2 cas pour 100 000 habitants.
  6. Une nette augmentation en 2012 à 4 845 cas et un taux d'incidence de 13,9 pour 100 000 habitants.

Dans chacune des tendances générales susmentionnées se dégagent des pointes d'activité tous les 2 à 5 ans.

Figure 2. Taux d'incidence (pour 100 000 habitants) des cas déclarés de coqueluche au Canada, selon le groupe d'âge (en années) et selon l'année, de 1980 à 2012 Note de bas de page *

Figure 2

*Les données de cas de 1980 à 2011 proviennent du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire. Les données de cas pour 2012 ont été obtenues directement des provinces et des territoires par le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, et sont des données préliminaires. Les données du Nunavut pour 1999 sont des données partielles, le Nunavut n'a aucune donnée pour 2007 et 2009, et ses données pour 2008, 2010 et 2011 sont des données préliminaires. Les données démographiques (estimations annuelles au 1er juillet) ont été obtenues auprès de Statistique Canada.

Équivalent textuel - Figure 2

Figure 2. Taux d'incidence (pour 100 000 habitants) de cas déclarés de la coqueluche au Canada, par groupe d'âge (en années) et par année, de 1980 à 2012*

*Les données de cas de 1980 à 2011 proviennent du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire. Les données de cas pour 2012 ont été obtenues directement auprès des provinces et des territoires par le Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses; ce sont des données préliminaires. Les données du Nunavut pour 1999 sont partielles, sont manquantes pour 2007 et 2009 et sont préliminaires pour 2008, 2010 et 2011. Les données démographiques (estimations annuelles au 1er juillet) ont été obtenues auprès de Statistique Canada.

Il s'agit d'un graphique linéaire qui illustre le taux d'incidence de la coqueluche pour 100 000 habitants par groupe d'âge au Canada au fil du temps. L'axe des y représente le taux d'incidence pour 100 000 habitants; il varie de 0 à 300. L'axe des x représente l'année; il varie de 1980 à 2012. Dans le graphique, il y a une courbe pour chacun des 11 groupes d'âge (moins de 1 an, de 1 à 4 ans, de 5 à 9 ans, de 10 à 14 ans, de 15 à 19 ans, de 20 à 24 ans, de 25 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 59 ans, 60 et plus, et inconnu); cependant, les taux d'incidence des cas de groupe d'âge de 15 ans et plus et de groupe d'âge inconnu sont si bas par rapport aux valeurs des groupes d'âge plus jeunes qu’ils ne sont pas discernables.

Le groupe d'âge des moins de 1 an présente l'incidence la plus élevée chaque année. Le deuxième taux d'incidence le plus élevé est dans le groupe d'âge de 1 à 4 ans de 1980 à 1996, de 5 à 9 ans de 1997 à 1999, de 10 à 14 ans de 2000 à 2005, de 1 à 4 ans de 2006 à 2011 et de 10 à 14 ans en 2012. Le groupe d'âge des moins de 1 an présentait son incidence la plus faible en 1984 avec 25 cas pour 100 000 habitants et son incidence la plus élevée en 1994 avec 270 cas pour 100 000 habitants. En 2012, le groupe d'âge des moins de 1 an représentait 121 cas pour 100 000 habitants.

Surveillance de la coqueluche au Canada

Les professionnels de la santé au Canada jouent un rôle essentiel dans l'identification et le signalement des cas de coqueluche. Consultez l'onglet de la surveillance pour obtenir de plus amples renseignements sur la surveillance de la coqueluche au Canada.

Ressources relatives à la coqueluche

Publications sur la coqueluche

Lignes directrices et recommandations relatives à la coqueluche

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