Guide sur les verrues anogénitales : Dépistage et tests diagnostiques

Ce guide porte sur l'évaluation et la prise en charge des verrues anogénitales (VAG) externes causées par les virus du papillome humain (VPH). Les recommandations relatives à la vaccination contre le VPH et au dépistage du cancer lié au VPH dépassent la portée de ce guide.

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Dépistages et tests diagnostiques

Dépistage

Le dépistage des verrues anogénitales n'est pas recommandéNote de bas de page 1.

Une rencontre clinique pour des verrues anogénitales (VAG) est l'occasion de discuter d'un dépistage complet des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) et du dépistage du cancerNote de bas de page 1.

Dépistage du cancer

Le dépistage systématique du cancer du col de l'utérus et d'autres cancers devrait être effectué comme indiqué, indépendamment du diagnostic de VAG ou du statut de vaccination contre le VPHNote de bas de page 1Note de bas de page 2. Consultez les lignes directrices et les recommandations provinciales ou territoriales relatives au cancer du col de l'utérus.

À l'heure actuelle, il n'existe pas de consensus sur l'utilisation des méthodes de dépistage, notamment la cytologie anale, le dépistage du VPH et/ou l'anuscopie à haute résolution pour le dépistage des personnes présentant un risque plus élevé de cancer de l'anus. Il s'agit notamment des homosexuels, des bisexuels et des autres hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (gbHARSAH) et des personnes vivant avec le VIHNote de bas de page 3Note de bas de page 4. L'accès à la cytologie anale et à l'anuscopie à haute résolution peut varier d'une juridiction à l'autre. Consultez les pratiques locales ou les lignes directrices consensuelles pour les recommandations relatives au dépistage et au suivi des résultats anormaux.

Autres infections transmissibles sexuellement et par le sang

Le dépistage des ITSS varie selon l'âge, le genre, le sexe ainsi que les antécédents médicaux et sexuels. Toute personne présentant des facteurs de risque d'ITSS devrait être dépistée pour les ITSS et traitée de façon appropriée pour prévenir la transmission et la réinfection.

Les personnes évaluées ou traitées pour l'AGW devraient être dépistées pour :

En présence de facteurs de risque et si cela est cliniquement indiqué, envisager un dépistage pour :

Offrez la vaccination contre l'hépatite B (VHB), l'hépatite A (VHA), le virus du papillome humain (VPH) et mpox conformément au Guide canadien d'immunisation. Pour plus d'informations, consulter les calendriers de vaccination provinciaux ou territoriaux.

Diagnostic des verrues anogénitales

L'inspection visuelle est le moyen habituel de diagnostic des verrues anogénitales (VAG)Note de bas de page 1Note de bas de page 4Note de bas de page 5Note de bas de page 6Note de bas de page 7.

Un test de dépistage du VPH n'est pas recommandé, car les résultats ne modifieraient pas le diagnostic clinique, la prise en charge ou le traitement des VAG externesNote de bas de page 4.

Diagnostic différentiel

Envisager les diagnostics différentiels suivants et les confirmer par biopsie si le diagnostic est incertainNote de bas de page 1Note de bas de page 5Note de bas de page 6 :

Examen physique

L'examen physique est fortement encouragé lorsqu'une ITSS est suspectée. L'examen physique pour le dépistage de VAG doit comprendre une inspection visuelle des organes génitaux externes.

Le cas échéant, offrir un examen au spéculum du vagin et du col utérin afin d'identifier d'éventuelles lésions et d'obtenir un échantillon pour le dépistage du cancer du col de l'utérus, conformément aux directives provinciales ou territoriales. Aiguiller les personnes présentant des lésions vaginales ou cervicales vers une colposcopie conformément aux lignes directrices provinciales ou territorialesNote de bas de page 1.

Envisager une anuscopie pour les personnes présentant des verrues périanales ou intra-analesNote de bas de page 1.

Aiguiller les personnes ayant des problèmes d'écoulement urinaire qui pourraient être attribuables à la présence de VAG dans la partie distale de l'urètre ou dans le méat urétral vers une évaluation urologique.

Références

Références

Note de bas de page 1

Steben M, Garland SM. Genital warts. Best Pract Res Clin Obstet Gynaecol 2014;28(7):1063-1073.

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Note de bas de page 2

Agence de la santé publique du Canada. Vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) : Guide canadien d'immunisation Pour les professionnels de la santé. 2017. Accessible à l'adresse suivante https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/guide-canadien-immunisation-partie-4-agents-immunisation-active/page-9-vaccin-contre-virus-papillome-humain.html. Consulté le 9 février 2023.

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Note de bas de page 3

Palefsky JM, Rubin M. The Epidemiology of Anal Human Papillomavirus and Related Neoplasia. Obstet Gynecol Clin North Am 2009;36(1):187-200.

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Note de bas de page 4

Workowski KA, Bachmann LH, Chan PA, Johnston CM, Muzny CA, Park I, et al. Sexually Transmitted Infections Treatment Guidelines, 2021. MMWR Recomm Rep 2021 07 23;70(4):1-187.

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Note de bas de page 5

Karnes JB, Usatine RP. Management of external genital warts. Am Fam Phys 2014;90(5):312-318.

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Note de bas de page 6

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Note de bas de page 7

Yanofsky VR, Patel RV, Goldenberg G. Genital warts: A comprehensive review. J Clin Aesthetic Dermatol 2012;5(6):25-36.

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