Pour les professionnels de la santé : syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO)

Trouvez des renseignements détaillés sur le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO) et sur les risques qu’il représente pour les Canadiens. De plus, trouvez des ressources sur l’identification, le signalement, la prévention et le contrôle.

Sur cette page

Qu’est ce que les professionnels de la santé doivent savoir au sujet du syndrome respiratoire du Moyen-Orient?

Les professionnels de la santé au Canada jouent un rôle essentiel dans l’identification et le signalement de cas potentiels de SRMO.

Le SRMO est une maladie respiratoire virale causé par un nouveau coronavirus qu’on appelle le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (CoV-SRMO). Il a été identifié pour la première fois en 2012, en Arabie Saoudite.

Les coronavirus sont une grande famille de virus. Ils peuvent causer des maladies allant du banal rhume au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) [en anglais seulement].

Spectre de la maladie

Le spectre de la maladie causée par le SRMO varie énormément. Cette maladie va de l’absence de symptômes ou d’une légère infection respiratoire à une infection respiratoire aiguë sévère et à la mort.

Les symptômes habituels comprennent ceux qui suivent :

  • la fièvre;
  • la toux;
  • l’essoufflement.

La pneumonie est courante. Les symptômes gastro-intestinaux, comme les vomissements et la diarrhée, peuvent aussi être présents. Les personnes qui présentent un risque plus élevé d’infection grave comprennent les personnes :

  • qui sont plus âgées;
  • qui ont un système immunitaire fragile;
  • qui ont des problèmes de santé chroniques.

Répartition de la maladie (à l’échelle mondiale)

Depuis 2012, on a signalé des cas de SRMO provenant de pays du Moyen-Orient. La majorité des cas signalés proviennent de l’Arabie Saoudite.

Plusieurs autres pays ont aussi signalé des cas chez des personnes qui ont :

  • voyagé au Moyen-Orient;
  • eu des contacts avec une personne malade qui a voyagé au Moyen-Orient.

Il n’y a eu aucun cas signalé de SRMO au Canada.

Transmission

Le SRMO est considéré comme un virus zoonotique qui peut entraîner des infections secondaires chez les humains. Nous soupçonnons que de nombreuses infections acquises dans la collectivité sont associées à des contacts directs ou indirects avec les dromadaires ou des produits provenant de dromadaires infectés. Cela inclut le lait cru.

Certaines des infections se sont produites au cours de rassemblements où il y avait des contacts étroits ou dans des établissements de soins de santé. Ces faits fournissent de bonnes preuves de la transmission entre humains. Par contre, nous n’avons observé aucune propagation à l’échelle de la collectivité.

Nous avons observé une transmission entre humains dans les foyers des pays touchés. Par contre, la plupart des cas humains signalés jusqu’à maintenant proviennent de transmission entre humains dans des établissements de soins de santé.

En mai 2015, la Corée du Sud combat la plus grande éclosion de SRMO en dehors du Moyen-Orient. Elle a commencé par une seule personne infectée qui a voyagé au Moyen-Orient, accompagnée d’une apparente propagation en Corée du Sud à :

  • des patients dans des établissements de soins de santé;
  • des visiteurs des patients et des travailleurs de la santé dans des établissements de soins de santé;
  • des proches parents.

Risques pour la santé publique au Canada

Examinez un résumé des risques pour la santé publique au Canada associés au SRMO. Il comprend un aperçu des principaux événements dans le développement d’une éclosion de SRMO rédigé par l’Organisation mondiale de la Santé.

Détection et signalement

Nous encourageons les professionnels de la santé à rester vigilants face aux cas de SRMO.

Lorsque vous examinez des patients présentant des symptômes semblables à ceux du SRMO, veuillez recueillir les antécédents d’exposition. Cela inclut les liens épidémiologiques récents (au cours des 14 jours précédents l’apparition de la maladie) sur :

Certains facteurs font augmenter l’indice de soupçons pour le SRMO. Pour les patients qui ont été dans une zone touchée par la maladie dans les 14 jours précédents l’apparition des symptômes, il faut surveiller :

  • des antécédents de visite dans un établissement de soins de santé en tant que patient, travailleur ou visiteur;
  • des contacts avec des dromadaires ou des produits provenant de dromadaires comme :
    • le lait cru;
    • la viande crue;
    • les sécrétions ou les excréments, y compris l’urine.

Surveillez les apparitions anormales d’infections respiratoires aiguës sévères ou de pneumonies.

Nous demandons aux professionnels de la santé de signaler les cas en respectant les processus locaux, provinciaux ou territoriaux habituels.

Une augmentation inhabituelle de maladies respiratoires aiguës sévères dans des collectivités ou dans des établissements de soins de santé (et touchant des travailleurs de la santé) doivent faire l’objet d’une enquête adéquate sous la direction des autorités locales, provinciales ou territoriales.

Lignes directrices concernant la détection, le suivi, l’analyse, le diagnostic et le signalement du SRMO au Canada.

Examinez les principaux marqueurs pour vous aider à identifier un cas de SRMO.

Accédez à un formulaire détaillé et à des directives pour signaler des cas potentiels du SRMO.

Prévention et contrôle

Nous rappelons aux établissements de soins de santé qu’il est impératif de toujours mettre en pratique les mesures de prévention et contrôle contre les infections.

Si l’on soupçonne qu’un patient a une infection au SRMO ou que cette dernière est confirmée, les établissements de soins de santé devraient prendre les mesures appropriées de prévention et de contrôle des infections. Ces mesures visent à réduire le risque de propagation du virus à d’autres personnes.

Accédez aux lignes directrices de prévention et de contrôle des infections pour les établissements de soins de santé canadiens et les travailleurs qui prennent soin des patients ayant une infection soupçonnée ou confirmée au SRMO.

Examinez les lignes directrices pour les autorités de santé publique sur le contrôle et la gestion des maladies associées au SRMO. Ces lignes directrices seraient utilisées lorsqu’un cas de SRMO est soupçonné ou confirmé au Canada.

Traitement

Il n’existe présentement aucun vaccin ou traitement en particulier pour le SRMO. Il s’agit d’un traitement de soutien qui dépend de l’état du patient.

Accédez aux lignes directrices concernant la gestion de patients atteints d’une infection respiratoire aiguë sévère, y compris une infection au SRMO, dans un établissement de soins intensifs.

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