Les symboles provinciaux de la Colombie-Britannique

Située sur la côte ouest du Canada, la Colombie-Britannique est devenue la sixième province canadienne lorsqu’elle s’est jointe à la Confédération en 1871.

Origines du nom

La région sud du territoire qui porte aujourd'hui le nom de Colombie-Britannique s'appelait autrefois Columbia, en raison du fleuve qui porte le même nom. La région centrale avait été baptisée Nouvelle-Calédonie par l'explorateur Simon Fraser. Pour éviter toute confusion avec la Colombie de l'Amérique du Sud et la Nouvelle-Calédonie du Pacifique, la reine Victoria rebaptisa Colombie-Britannique l'ensemble du territoire lorsqu' il devint une colonie en 1858.

Population (2006) : 4 310 500

Superficie: Terre - 929 730 km2

Eaux douces - 18 070 km2

Total - 947 800 km2

Capitale : Victoria

Date d'entrée dans la Confédération : le 20 juillet 1871

Province de la Colombie-Britannique mise en évidence sur la carte du Canada

Histoire

Parmi les provinces et les territoires du Canada, c'est en Colombie-Britannique que vivaient le plus grand nombre de Premières Nations distinctes. Comme le climat et le relief de la côte du Pacifique étaient très variés — les régions froides coexistant avec les régions tempérées, et les montagnes avec la mer — les cultures et les langues des nations qui s'y établirent étaient totalement différentes. Non seulement ces nations se distinguaient-elles les unes des autres, mais elles se différenciaient également des autres Premières Nations du Canada.

Parmi les Premières Nations établies le long de la côte, on trouvait les Nootka, les Bella Coola, les Tlingit, les Haïda, les Tsimshian, les Kwakiutl et les Salish, tandis que sur les plateaux des montagnes Rocheuses vivaient les Tagish, les Tahltan, les Tsetsaut, les Porteurs, les Chilcotin, les Salish de l'intérieur, les Nicolas et les Kutenais.

À la distinction de ce qui se passait dans l'est du Canada, où les Français et les Anglais se disputaient le territoire, l'Espagne et la Russie furent les deux premiers pays à réclamer la propriété de certaines parties de la Colombie-Britannique. En effet, au XVIIIe siècle, les Espagnols revendiquèrent la région de la côte ouest s'étendant du Mexique jusqu'à l'île de Vancouver. Les Russes faisaient valoir des prétentions similaires sur la côte du Pacifique depuis l'Alaska jusqu'à San Francisco.

En 1778, le capitaine James Cook, de Grande-Bretagne, fut le premier à porter la région sur la carte. George Vancouver était alors un aspirant de marine de 20 ans engagé à bord du vaisseau de Cook. Il devait par la suite mener lui-même 3 expéditions et cartographier plus de 16 000 km du territoire longeant la côte. Ayant ainsi fermement établi son droit de propriété, la Grande-Bretagne entreprit de régler ses disputes avec l'Espagne et la Russie.

En 1846, le Traité de l'Oregon signé avec les Américains reconnut la Grande-Bretagne comme unique propriétaire de l'île de Vancouver et de la région située au nord du 49e parallèle. Enfin, en 1849, le gouvernement britannique céda l'île de Vancouver à la Compagnie de la Baie d'Hudson dans l'espoir qu'elle soit colonisée. En effet, les seules colonies européennes jusqu'alors établies dans cette région du pays étaient des postes de traite des fourrures.

Quand on découvrit de l'or dans les basses terres du Fraser en 1857, des milliers de gens y accoururent espérant faire fortune du jour au lendemain. Pour assurer le respect de la loi et le maintien de l'ordre, le gouvernement britannique établit l'année suivante la colonie distincte de la Colombie-Britannique. En 1866, quand se calma la frénésie de la ruée vers l'or, la colonie de l'île de Vancouver se joignit à celle de la Colombie-Britannique.

Comme cette colonie était coupée du reste de l'Amérique du Nord britannique par des milliers de kilomètres et les imposantes montagnes Rocheuses, la promesse d'y construire un chemin de fer qui relierait la côte du Pacifique au reste du Canada persuada la Colombie-Britannique d'entrer dans la Confédération en 1871.

Carte de la Colombie-Britannique

Armoiries

lLe roi Édouard VII accorda l'écu de la Colombie-Britannique en 1906. La reine Elizabeth II a octroyé les armoiries complètes en 1987.

Le drapeau de l'Union royal avec, au centre, une couronne ancienne couleur or, orne le tiers supérieur de l'écu pour rappeler que la province était à l'origine une colonie britannique. Au bas de l'écu se trouve un demi-soleil d'or se déployant sur trois bandes horizontales ondées d'azur sur champ blanc. Les bandes bleues symbolisent l'océan Pacifique, et le demi-soleil rappelle la situation géographique de la Colombie-Britannique, à l'extrême ouest du Canada.

L'écu, dessiné par le révérend Arthur John Beanlands, de Victoria, est soutenu par un wapiti et un mouflon des montagnes Rocheuses, représentant les colonies de la Colombie-Britannique et de l'île de Vancouver.

Le cimier est constitué d'un lion sur une couronne. Celui-ci porte autour du cou une guirlande de cornouiller de Nuttall, l'emblème floral de la province. Entre l'écu et le cimier figure le casque d'or de la souveraineté, symbole du statut de souveraineté partagée de la Colombie-Britannique dans la Confédération. Le casque est surmonté d'un bourrelet et d'un lambrequin en rouge et blanc, couleurs du Canada. L'emblème floral de la province est représenté une seconde fois sous la forme de fleurs de cornouiller entrelacées autour du listel.

Les armoiries de la Colombie-Britannique

Devise

Splendor sine occasu (Éclat sans ternissure)

Drapeau

Les armoiries et bannières du drapeau de la Colombie-Britannique ont été adoptées par décret du roi Édouard VII en 1906 et le drapeau fut adopté par décret du lieutenant-gouverneur en conseil en 1960.

Le drapeau, qui reprend l'image des armoiries de la province, a été adopté par décret du lieutenant-gouverneur en conseil en 1960. Ses proportions sont cinq de longueur sur trois de largeur.

Le drapeau de la Colombie-Britannique

Emblème floral

L'emblème floral de la Colombie-Britannique, le cornouiller de Nuttall (Cornus nuttallii), a été adopté en 1956. Il s'agit d'un arbre de 6 à 18 m de haut, qui produit, en avril et en mai, plusieurs fleurs blanches. Le cornouiller de Nuttall ne passe pas non plus inaperçu à l'automne avec ses grappes de baies rouges et son feuillage éclatant.

L'emblème floral de la Colombie-Britanique, le cornouiller de Nuttall

Autres symboles de la province

Animal

L’ours Kermode ou « ours d’esprit » (Ursus americanus kermodei) a été ajouté à la liste des symboles officiels de la Colombie-Britannique en 2006.

C’est dans le centre côtier et sur la côte nord de la Colombie-Britannique qu’on retrouve la plus importante concentration d’ours d’esprit. Ce dernier n’est pas albinos; il s’agit plutôt d’un ours noir ayant une fourrure blanche en raison d’une caractéristique génétique rare.

L'animal de la Colombie-Britannique, l'ours d'esprit

Oiseau

On retrouve le geai de Steller (Cyanacitta stelleri) un peu partout en Colombie-Britannique. Il a été choisi comme oiseau emblématique de la province le 17 décembre 1987, à la suite d’un vote à l’échelle de la province.

L'oiseau de la Colombie-Britannique, le geai de Steller

Minerai

Le jade est devenu l’emblème minéral de la Colombie-Britannique en 1968.

Composé principalement de néphrite, le jade est primé des sculpteurs de bijoux de qualité et de sculptures, surtout en Asie. Il est exploité dans plusieurs régions de la Colombie-Britannique.

Le minerai de la Colombie-Britannique, le jade

Tartan

Le tartan de la Colombie-Britannique a été conçu par Earl K. Ward, de Victoria, et officiellement approuvé par le Comité du centenaire de la Colombie-Britannique chargé des fêtes de 1966-1967. On y retrouve le bleu de l'océan Pacifique; le vert des forêts; le rouge de l'unifolié; le blanc de l'emblème floral de la province (le cornouiller); et l'or de la couronne et du soleil figurant dans ses armoiries.

Le tartan de la Colombie-Britannique

Arbre

Le cèdre de l’Ouest (Thuja plicata Donn), adopté comme emblème arboricole de la Colombie-Britannique en 1988, joue un rôle important dans la culture et les traditions des peuples autochtones de la côte Ouest. Cette espèce constitue également une importante ressource pour l’industrie de la province.

L'arbre de la Colombie-Britannique , le cèdre de l'Ouest
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