Les symboles provinciaux de la Nouvelle-Écosse

La Nouvelle-Écosse, qui fait partie des trois provinces de l’Atlantique, est située presque exactement entre l’équateur et le pôle Nord. Il s’agit de la deuxième plus petite province canadienne.

Origines du nom

La Nouvelle-Écosse a été baptisée ainsi par sir William Alexander à qui le roi Jacques VI d'Écosse (le roi Jacques Ier d'Angleterre) octroya, en 1621, toutes les terres situées entre la Nouvelle-Angleterre et Terre-Neuve. La charte officielle était en latin et la région conserva le nom de Nova Scotia, qui signifie Nouvelle-Écosse.

Population (2006) : 934 000

Superficie :

Terre – 52 840 km2

Eaux douces – 2 650 km2

Total – 55 490 km2

Capitale : Halifax

Date d'entrée dans la Confédération : le 1er juillet 1867

La province de la Nouvelle-Écosse mise en évidence sur la carte du Canada

Histoire

Les Mi'Kmaq de la famille linguistique algonquienne habitent la Nouvelle-Écosse bien avant l’arrivée des premiers explorateurs européens. Ils sont parmi les premiers Autochtones à rencontrer des Européens. Les Mi'Kmaq s'allient eux-mêmes aux Français aux débuts du Canada pour les aider à s'adapter au Nouveau Monde et à combattre les Britanniques.

À l'origine, tout le territoire de la Nouvelle-Écosse et certaines parties du Québec, du Nouveau-Brunswick et du Maine, forment une région appelée l'Acadie, en grande partie colonisée par les Français. En 1605, Pierre de Monts, commerçant en fourrures, avait établi à Port-Royal (maintenant Annapolis Royal) la première colonie agricole qui eut quelque succès au Canada. Au cours du siècle suivant, Britanniques et Français ne cessent de se disputer cette région, qui passe tour à tour aux mains des uns et des autres, jusqu'à ce que l'ensemble du territoire de l'Acadie, à l'exception de l'île du Cap-Breton (alors appelée l'Isle Royale), soit cédé aux Britanniques, en 1713, en vertu du Traité d'Utrecht.

Après la guerre de Sept Ans, la Nouvelle-Écosse comprenait St. John’s Island (l'Île-du-Prince-Édouard actuelle), l'île du Cap-Breton et le territoire connu aujourd'hui sous le nom de Nouveau-Brunswick. En 1769, St. John’s Island se sépara de la Nouvelle-Écosse. En 1784, après la grande affluence de réfugiés loyalistes venus des États-Unis, la Nouvelle-Écosse fut divisée en deux colonies : le Nouveau-Brunswick et l'île du Cap-Breton. Le Cap-Breton redevint toutefois une annexe de la Nouvelle-Écosse en 1820.

Carte de la Nouvelle-Écosse

Armoiries

Accordées par le roi Charles Ier en 1625, les armoiries de la Nouvelle-Écosse sont les plus anciennes de toutes celles des provinces et des territoires et son écu porte la croix de Saint-André. Toutefois, pour distinguer la mère patrie et la Nouvelle-Écosse, on a inversé les couleurs en dessinant une croix bleue sur un fond blanc. Au centre de l'écu se trouve un écusson aux armes d'Écosse, sur lequel apparaît un lion royal bordé d'une double ligne rouge sur un fond jaune ou or.

Sur le cimier figurent deux mains, l'une gantée de fer et l'autre nue, tenant une branche de laurier et un chardon. D'après certains, la main gantée et le chardon représentent le roi écossais qui avait fait le voeu de protéger ses sujets de la Nouvelle-Écosse, et la main nue tenant la branche de laurier représente la victoire sur l'adversité. La branche de laurier symbolise la paix, le triomphe et la conquête.

Une licorne ceinte d'une couronne est l'un des tenants de l'écu et se trouve sur les armes de l'Écosse. L'autre tenant est un Autochtone, qui représente la population autochtone de la province.

Un casque royal est posé de face sur l'écu. Les armoiries de la Nouvelle-Écosse sont les seules dont la devise soit placée au-dessus, à la façon écossaise.

La Nouvelle-Écosse est la seule province dont les armoiries aient déjà été annulées. Comme les autres provinces, elle a reçu des armoiries quand elle est entrée dans la Confédération, mais, contrairement aux autres, elle en avait déjà. Après la Première Guerre mondiale, certains exercèrent des pressions pour que les anciennes armoiries soient restaurées, ce qui fut fait par décret royal en 1929.

Les armoiries de la Nouvelle-Écosse

Devise

Munit haec et altera vincit (L'un défend, l'autre conquiert)

Drapeau

Le roi George V cautionne le drapeau de la Nouvelle-Écosse en 1929. Ce fut le premier, dans les pays du Commonwealth d'outre-mer, à être octroyé par une charte royale.

Le drapeau est tiré des anciennes armoiries octroyées en 1625. L'écu des armoiries de la province y est reproduit en forme rectangulaire. Les dimensions du drapeau sont deux de longueur sur un de largeur.

Le drapeau de la Nouvelle-Écosse

Emblème floral

En Nouvelle-Écosse, la fleur de mai, aussi connue sous le nom d'épigée rampante (epigaea repens L), a été officiellement reconnue en 1901, par une loi provinciale qui déclarait qu'elle était, et avait été depuis une époque éloignée, l'emblème de la Nouvelle-Écosse.

La fleur de mai doit son nom aux pèlerins du Massachusetts, qui ont vu en elle la première fleur du printemps et qui lui ont donné le nom du navire (Le Mayflower) qui les avait amenés à Plymouth Rock. En 1825, on l’utilise déjà comme ornement sur la première page du Nova Scotian. Au cours du XIXe siècle, cette fleur figure sur les boutons d’uniformes des soldats néo-écossais et sur les timbres, en même temps que la rose, le chardon et le trèfle.

La fleur de mai fleurit dans les clairières au début du printemps, alors que les dernières neiges couvrent encore le sol. Ses fleurs roses et délicatement parfumées poussent sur des tiges de 15 à 30 cm de long.

L'emblème floral de la Nouvelle-Écosse, l'épigée rampante ou fleur de mai

Autres symboles de la province

Animal

Chien de race purement canadienne, le retriever de Nouvelle-Écosse est le plus petit de tous les retrievers. Élevé en Nouvelle-Écosse depuis plus de 100 ans, le Retriever de Nouvelle-Écosse a été officiellement désigné comme race par le Club canin canadien en 1945 et on l’a déclaré l’emblème canin de la province en 1995.

Connu pour son intelligence, son endurance et pour être un excellent animal domestique, ce chien de taille moyenne piège le gibier au lieu de le rapporter. Dans la chasse à l’affût, il amène les oiseaux aquatiques à portée de fusil.

L'animal de la Nouvelle-Écosse, le retriever de la Nouvelle-Écosse

Oiseau

Le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) est l’oiseau emblématique de la Nouvelle-Écosse depuis la loi d’adoption passée en 1994 par l’Assemblée législative.

Le balbuzard est un oiseau de proie plus petit que l’aigle, mais plus gros que le faucon. On le voit souvent survoler les baies, les lacs et les rivières, à la recherche de poissons. Les balbuzards migrent vers le Sud. Les jeunes dans leur deuxième année passent l’été dans les quartiers d’hiver tandis que les adultes retournent pour se reproduire

L'oiseau de la Nouvelle-Écosse, le balbuzard

Fruit

Le bleuet, déclaré baie emblématique de la Nouvelle-Écosse, vient de cette province et y a toujours été très populaire.

À l’origine, on trouvait les bleuets à l’état sauvage et les cueillait à la main, mais ils sont aujourd’hui cultivés, et bien souvent récoltés à la machine. Au cours des 50 dernières années, l’industrie du bleuet est passée du stade de la petite exploitation vendant des produits frais à une exportation à grande échelle de produits surgelés. Les bleuets de la Nouvelle-Écosse se vendent dans plus de 20 pays, et leur production est un élément important de l’économie provinciale. Il existe au Canada cinq régions où l’on peut cultiver les bleuets sauvages, la Nouvelle-Écosse étant le plus grand producteur.

Pierre fine

Désignée pierre fine provinciale en 1999, l’agate est une variété zonée et panachée de quartz translucide, présente généralement en zones concentriques. Elle est utilisée en bijouterie, mais elle intéresse aussi les collectionneurs. L’agate est le plus souvent blanche ou grise, mais il en existe aussi des variétés bleues ou d’autres couleurs. L’agate mousse et l’agate zonée sont particulièrement belles et d’une grande délicatesse.

On trouve communément toutes les formes d’agate dans les coulées basaltiques de l’ère jurassique, en particulier dans les spectaculaires coulées de couleur sombre, formées en Nouvelle-Écosse à l’époque des dinosaures, qui bordent la baie de Fundy. L’agate est la pierre de naissance de mai, mois où commence à fleurir l’emblème floral de la Nouvelle-Écosse : la fleur de mai.

La pierre fine de la Nouvelle-Écosse, l'agate

Cheval

Déclaré emblème chevalin de la Nouvelle-Écosse en 2008, le cheval de l’île de Sable symbolise la volonté de survivre dans un environnement inhospitalier.

Parmi les rares populations de chevaux sauvages toujours en existence dans le monde, leur origine est inconnue. Les scientifiques croient qu’ils pourraient être de lointains cousins des chevaux islandais. En 1960, quand le gouvernement du Canada décide d’amener les chevaux sur le continent pour les vendre aux enchères ou les abattre pour en faire de la nourriture pour chiens un tollé général éclate. Des écoliers de partout au Canada écrivent au premier ministre John Diefenbaker pour le supplier d'empêcher l'abattage. Les chevaux de l’île de Sable sont un trésor national en raison de leur légende, liée à la colonisation de la Nouvelle-Écosse et du Canada.

Minerai

La stilbite est une zéolite connue pour ses superbes cristaux, ses couleurs attrayantes et son abondance relative. Désignée emblème minéral provincial en1999, la stilbite est abondante dans les coulées basaltiques de l’ère jurassique qui bordent la baie de Fundy et le bassin Minas.

Ses cristaux sont souvent groupés en gerbes sont blancs, gris, jaunes ou rougeâtres. La stilbite et les autres zéolites sont d’excellents filtres naturels en raison de leur structure et de leur composition chimique qui rend leur surface gluante. Elles ont de nombreuses applications : adoucisseurs d’eau, composante de filtres, éponges moléculaires.

Tartan

En 1963, la Nouvelle-Écosse est la première province à avoir son tartan. Conçu par Mme Bessie Murray, le tartan est inscrit auprès de la Cour du Lord Lyon (Autorité héraldique de l’Écosse) le 7 mars 1956. On y retrouve le bleu, qui rappelle la mer et le ciel; le vert foncé et le vert clair, couleurs des arbres à feuilles persistantes et à feuilles caduques caractéristiques de cette province; le blanc des rochers et des vagues déferlantes du littoral; l'or, qui symbolise la Charte royale de la province; et le rouge, rappel du lion rampant qui figure sur ses armoiries.

Le tartan de la Nouvelle-Écosse

Arbre

La Nouvelle-Écosse a adopté l’épinette rouge (Picea rubens) comme arbre emblématique en vertu d’une loi adoptée en 1988 par l’Assemblée législative. Cet arbre, qui a la capacité de survivre dans pratiquement tous les milieux et toutes les conditions, a été choisi pour symboliser la force et la résilience des Néo-Écossais.

L'arbre de la Nouvelle-Écosse, l'épinette rouge
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