Groupe des triazines et du triazole - fiche d’information

1H-1,2,4-triazol-3-amine
(Amitrole)
Numéro CAS : 61-82-5

1,3,5-triazine-2,4,6(1H,3H,5H)-trione, 1,3-dichloro-, sel de sodium
(dichloroisocyanurate de sodium; NaDCC)
Numéro CAS : 2893-78-9

1,3,5-triazine-2,4,6-triamine, N,N,N’,N’,N’’,N’’-hexakis(méthoxyméthyl)-
(hexa(méthoxyméthyl)mélamine)
Numéro CAS : 3089-11-0

Sur cette page

Aperçu

  • Le gouvernement du Canada a réalisé une évaluation scientifique, appelée évaluation préalable, afin de déterminer le potentiel de risque que présentent ces trois substances du Groupe des triazines et du triazole, pour la population canadienne et l’environnement.
  • En vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (LCPE 1999), le risque que pose une substance est déterminé en considérant à la fois ses propriétés dangereuses (la capacité de causer des effets nocifs sur la santé humaine ou l’environnement) et les niveaux d’exposition des personnes et de l’environnement. Une substance peut avoir des propriétés dangereuses, mais le risque pour la santé humaine ou l’environnement peut être faible selon le niveau d’exposition.
  • Les dangers écologiques et le potentiel d’exposition de ces trois substances ont été classés selon la Classification des risques écologiques des substances organiques.
  • Les substances du Groupe des triazines et du triazole sont associées à des effets sur la santé humaine ou l’environnement. Cependant, le risque pour les Canadiens est faible aux niveaux actuels d’exposition. Il est proposé de conclure que ces trois substances ne sont pas nocives pour la santé humaine ni pour l’environnement aux niveaux d’exposition actuels.

À propos de ces substances

  • La présente évaluation préalable porte sur trois des six substances désignées collectivement sous le nom de Groupe des triazines et du triazole, en vertu du Plan de gestion des produits chimiques (PGPC). Ces trois substances sont : 1H-1,2,4-triazol-3-amine (nom commun : amitrole), 1,3,5-triazine-2,4,6(1H,3H,5H)-trione, 1,3-dichloro-, sel de sodium (nom commun : dichloroisocyanurate de sodium ou NaDCC) et 1,3,5-triazine-2,4,6-triamine, N,N,N’,N’,N’’,N’’-hexakis(méthoxyméthyl)- (nom commun : hexa(méthoxyméthyl)mélamine).
  • Deux autres substances du Groupe des triazines et du triazole ont été jugées peu préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement, selon une autre approche. Les conclusions pour les substances portant les numéros CAS 101-37-1 et 288-88-0 sont fournies dans le Document sur l’approche scientifique pour la classification des risques écologiques des substances organiques et le Document sur l’approche scientifique pour l’Approche fondée sur le seuil de préoccupation toxicologique (SPT) pour certaines substances.
  • Enfin, la sixième substance (no CAS 121-82-4) fera l’objet d’une évaluation préalable future.
  • Selon l’information recueillie par le gouvernement, ces substances ne sont pas présentes naturellement dans l’environnement.
  • Au Canada, l’amitrole est homologué comme herbicide. En 2014, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) a procédé à une réévaluation de l’amitrole et, par conséquent, a exigé l’élimination progressive de son utilisation comme herbicide, sauf son utilisation sur les plants d’épinettes à racines nues (couches de semis). En avril 2018, l’ARLA a entrepris un examen spécial de l’amitrole à la suite du non-renouvellement de son homologation pour utilisation comme pesticide dans l’Union européenne.
  • Le NaDCC est utilisé dans de nombreux produits antiparasitaires (par exemple, les algicides, les bactéricides, les myxobactéricides et comme désinfectant). De plus, le NaDCC peut être utilisé dans divers autres produits de consommation, y compris les produits de traitement de l’eau, les produits de nettoyage et les désinfectants.
  • Enfin, l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine peut être utilisée dans la fabrication de matériaux d’emballage alimentaire et d’autres produits commerciaux.

Exposition des êtres humains et de l’environnement

  • L’exposition des Canadiens à l’amitrole dans l’environnement devrait être minime, compte tenu de l’utilisation actuelle de cette substance. On n’a relevé aucun produit de consommation contenant de l’amitrole au Canada. Par conséquent, l’exposition de la population générale à ces produits n’est pas prévue.
  • On s’attend à ce que l’exposition des Canadiens au NaDCC se fasse par l’environnement (par exemple, l’eau potable provenant des rejets industriels et les rejets de produits de consommation dans les égouts) et par l’utilisation de produits de consommation, comme les comprimés pour le traitement de l’eau et les produits de nettoyage.
  • La population canadienne peut être exposée à l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine par l’eau potable. On s’attend à ce que l’exposition à cette substance par l’emballage des aliments soit faible.
  • D’après les renseignements examinés selon l’approche de la Classification des risques écologiques des substances organiques, il a été déterminé que l’amitrole et le NaDCC présentent un faible potentiel d’exposition écologique, et on a établi que l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine présente un potentiel d’exposition écologique élevé en raison de sa persistance globale et des quantités utilisées déclarées au gouvernement.

Effets principaux (dangers) sur la santé et l’environnement

  • Afin de bien caractériser les effets de l’amitrole sur la santé humaine, les données contenues dans des rapports nationaux et internationaux ont été examinées. L’amitrole a été classé comme substance probablement cancérogène pour l’humain ou dont on peut raisonnablement penser qu’elle causera le cancer chez l’humain, selon l’Environmental Protection Agency (EPA) des États‑Unis et le National Toxicology Program (NTP) des États‑Unis, respectivement. La Commission européenne l’a également classé comme substance présumée toxique pour la reproduction.
  • Les données concernant les effets spécifiques du NaDCC et de l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine sur la santé humaine étaient limitées. Par conséquent, on a eu recours à une approche comparative utilisant des produits chimiques semblables (cette approche est appelée « lecture croisée ») pour évaluer les effets potentiels sur la santé.
  • Pour l’évaluation du NaDCC, et en utilisant les données disponibles pour une substance apparentée, les effets sur les voies urinaires et le cœur dans les études de laboratoire ont été considérés comme étant des effets « critiques » ou importants.
  • Dans le cas de l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine, on a utilisé les données disponibles pour une substance apparentée, et on a établi que les effets sur la vessie et l’appareil urinaire dans les études de laboratoire sont considérés comme des effets « critiques » ou importants, et on a établi son potentiel cancérogène.
  • Selon les renseignements pris en compte dans l’approche de Classification des risques écologiques des substances organiques, il a été déterminé que l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine et l’amitrole possèdent un faible potentiel de danger pour l’environnement. En se fondant sur l’écotoxicité potentielle du NaDCC, il a été établi que cette substance possède un potentiel de danger élevé pour l’environnement.

Résultats de l’évaluation des risques

  • D’après la comparaison des niveaux actuels auxquels les Canadiens peuvent être exposés et des niveaux associés aux effets sur la santé, et compte tenu des évaluations faites à l’étranger, le risque que présentent ces trois substances pour la santé humaine est jugé faible.
  • D’après les résultats de l’approche de Classification des risques écologiques des substances organiques, ces trois substances sont considérées comme étant peu susceptibles de causer des dommages à l’environnement.
  • Le gouvernement du Canada a publié l’Ébauche de l’évaluation préalable pour le Groupe des triazines et du triazole le 13 avril, 2019. Cette publication fait l’objet d’une période de commentaires du public de 60 jours se terminant le 12 juin 2019.

Conclusions proposées pour l’évaluation préalable

  • À la suite de cette évaluation, le gouvernement propose que ces trois substances ne soient pas considérées comme étant nocives pour la santé humaine aux niveaux d’exposition actuels.
  • Le gouvernement propose également que ces trois substances ne pénètrent pas dans l’environnement à des niveaux nocifs pour l’environnement.

Mesures préventives et réduction des risques

  • Bien que l’amitrole et l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine ne soient pas considérés comme nocifs pour la santé humaine ou l’environnement aux niveaux d’exposition actuels, on considère néanmoins que ces deux substances ont des effets préoccupants sur la santé humaine. Par conséquent, il pourrait y avoir un risque potentiel pour la santé humaine si l’exposition à l’une ou l’autre de ces deux substances augmentait ou si les profils d’utilisation commerciale de l’une ou l’autre de ces deux substances devaient changer.
  • Pour ces raisons, des activités de suivi visant à réduire l’évolution des profils d’exposition ou d’utilisation commerciale de l’amitrole et de l’hexa(méthoxyméthyl)mélamine sont envisagées.
  • Les parties intéressées sont encouragées à fournir tout renseignement concernant ces deux substances qui pourrait aider à éclairer le choix de l’activité de suivi, pendant la période de commentaires du public de 60 jours sur l’évaluation. Il peut s’agir de renseignements sur les activités nouvelles ou prévues d’importation, de fabrication ou d’utilisation de ces substances.

Renseignements connexes

  • Les utilisations de l’amitrole à des fins de pesticide ont été réévaluées en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires par l’ARLA de Santé Canada l’amitrole à des fins pesticides sont progressivement supprimées, sauf son utilisation dans les plants d’épinettes à racines nues en pépinière (couches de semis).
  • Les substances du Groupe des triazines et du triazole peuvent se trouver dans les produits de consommation. Les Canadiens devraient respecter les mises en garde et les instructions inscrites sur les étiquettes des produits et éliminer les produits.
  • Visitez la page sur l’Utilisation sécuritaire des produits chimiques ménagers pour de plus amples renseignements sur la sécurité des produits ménagers chimiques.
  • Les Canadiens qui pourraient être exposés à ces trois substances au travail devraient consulter leur employeur et un représentant en santé et sécurité du travail (SST) au sujet des pratiques sécuritaires de manipulation, des lois applicables et des exigences des lois applicables sur la SST et du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT)
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