Déclaration de l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, le 13 mai 2021

Déclaration

Le 13 mai 2021|Ottawa (Ontario) | Agence de la santé publique du Canada

La pandémie de la COVID‑19 continue de provoquer du stress et de causer de l’anxiété à de nombreux Canadiens, particulièrement à ceux qui n’ont pas accès à leur réseau de soutien habituel. Le portail Espace mieux-être Canada offre aux personnes de tous âges partout au pays un accès immédiat à du soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie sans frais et de façon confidentielle. Ces services sont accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Les vaccins sont essentiels dans la lutte contre la COVID-19 et ils contribueront à arrêter la pandémie. En vous faisant vacciner, vous contribuez à réduire le taux d'infection, à alléger le fardeau sur le système de santé et à créer des conditions propices pour nous permettre de lever les restrictions de façon à ce que puissions redéployer les activités sociales, économiques et récréatives importantes.

De concert, Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada, le Comité consultatif national de l'immunisation, les médecins hygiénistes en chef du Canada et d'autres professionnels de la santé d'un bout à l'autre du pays, surveillent l'innocuité, l'efficacité et l'utilisation des vaccins pour adapter les approches dans le but d'optimiser la campagne de vaccination contre la COVID-19 au Canada. Pour garder la population canadienne en sécurité et en santé, nous sommes résolus à fournir des consignes opportunes, précises et fondées sur des données probantes, à mesure que la situation et la science évoluent. Le Canada surveille et examine toujours les cas rares rapportés d'évènements graves liés aux caillots sanguins (thromboses) à taux très faibles de plaquettes (thrombocytopénie) [STT], après immunisation. Ce problème de coagulation du sang qui se manifeste après la vaccination avec le vaccin contre la COVID-19 COVISHIELD et d'AstraZeneca est aussi connue sous le nom de thrombocytopénie immunitaire thrombotique induite par le vaccin (TITIV) lorsqu'il y a un résultat positif confirmé en laboratoire pour l'anticorps anti-héparinique 4 (PF4). En date du 12 mai, il y avait 28 cas de STT au Canada; dont 18 ont testé positifs pour l'anticorps PF4, qui répondent aux critères d'une TITIV. Les tests en laboratoire pour les 10 autres cas sont toujours en cours. Selon les données probantes disponibles à ce jour, l'ASPC estime qu'il y aurait au Canada 1 cas de STT pour chaque tranche de 83 000 doses administrées. Alors que nous continuons de faire enquête sur les autres cas en attente de résultats de l'anticorps PF4, cette proportion pourrait augmenter à 1 cas de STT par tranche de 55 000 doses.

Je comprends que de nombreux Canadiens qui ont reçu la première dose d'AstraZeneca ont des préoccupions et des questions, notamment s'il est possible de recevoir un vaccin différent lorsque viendra le temps de recevoir la seconde dose. Nous savons que le vaccin d'AstraZeneca s'est démontré plus efficace lorsque les doses sont administrés à une intervalle de 12 semaines. Donc, nous recommandons à tous ceux qui ont reçu la première dose d'attendre au moins 12 semaines avant de recevoir la seconde. En général, nous complétons une série de vaccins avec le même vaccin, mais dans certains cas, nous pouvons compléter la série avec un vaccin différent. De plus, il se peut que l'usage d'un vaccin différent puisse provoquer une réponse immunitaire accrue, offrant une protection plus étendue contre la COVID-19.

Le Royaume-Uni effectue actuellement des essais en laboratoire sur des combinaisons de vaccins différents pour la première et la seconde dose. Nous attendons dans les prochaines semaines un rapport qui détaillera la réponse immunitaire de ces combinaisons de différents vaccins. Lorsque les données seront disponibles, l'Agence de la santé publique du Canada examinera immédiatement les constatations du rapport et demandera conseil au Comité consultatif national de l'immunisation concernant la seconde dose pour ceux et celles qui ont reçu le vaccin d'AstraZeneca pour la première dose. Pour de plus amples renseignements sur les risques et les bienfaits de la vaccination, j'encourage la population canadienne à communiquer avec les autorités locales en santé publique, les prestataires de soins de santé ou à se fier aux sources fiables et crédibles telles que Canada.ca et Immunize.ca.

Alors que la COVID-19 continue de se propager au Canada, nous surveillons un ensemble d'indicateurs épidémiologiques pour savoir où la transmission de la maladie est la plus forte, où la maladie se propage et quelles sont ses répercussions sur la santé des Canadiens et sur la capacité des services de santé publique, des laboratoires et du système de santé. Parallèlement, l'Agence de la santé publique du Canada présente des mises à jour régulières aux Canadiens sur le nombre de vaccins administrés, sur la couverture vaccinale et sur la surveillance continue de l'innocuité des vaccins contre la COVID-19 à l'échelle du pays. Voici le plus récent résumé des tendances et des données nationales ainsi que des mesures que nous devons tous prendre pour réduire les taux d'infection tandis que nous continuons d'exécuter les programmes de vaccination pour protéger toute la population canadienne.

Depuis le début de la pandémie, il y a eu au Canada 1 305 770 cas de COVID-19, dont 24 766 décès. Nous enregistrons actuellement 76 676 cas actifs. Ces chiffres cumulatifs illustrent le fardeau global de la COVID-19 à ce jour. De concert avec les études sérologiques, ces chiffres nous montrent également qu'une vaste majorité des Canadiens sont toujours vulnérables à la COVID-19. Nous disposons de multiples vaccins sûrs et efficaces contre la COVID-19 qui présentent des avantages particuliers et dont l'emploi est autorisé au Canada. Tandis que nous effectuons plus rapidement la livraison des vaccins, il y a un optimisme grandissant quant à la possibilité d'atteindre une immunité répandue et durable grâce à la vaccination contre la COVID-19. Nous constatons les avantages chez les groupes vaccinés en priorité. Comme la couverture vaccinale est de plus en plus grande au Canada, elle devrait procurer davantage de bienfaits qui protégeront plus de Canadiens au cours des semaines et des mois à venir.

Toutefois, puisque la vitesse de propagation de la COVID-19 reste grande dans un grand nombre de régions, il faut maintenir des mesures de santé publique rigoureuses dans les régions où la COVID-19 se propage et prendre des précautions individuelles partout. Les dernières données montrent une légère diminution du nombre de cas à l'échelle nationale et que les cas signalés sur une base quotidienne demeurent à la hausse. Au cours de la dernière période de sept jours (du 6 au 12 mai), une moyenne de 6 919 cas a été signalée par jour. D'ici à ce que la vaccination soit suffisamment répandue pour avoir une incidence importante sur la propagation de la maladie au sein de la communauté, nous devons faire preuve de vigilance rigoureuse en continuant d'appliquer les mesures de santé publique et individuelles et en n'atténuant pas les restrictions trop tôt ni trop rapidement, là où les taux d'infection sont élevés.

Les taux d'infection élevés continuent d'influer sur les indicateurs tardifs de la gravité de la COVID-19, particulièrement dans les régions où la propagation de la maladie se maintient à des niveaux élevés. Ces nombres continuellement élevés de cas graves et critiques continuent d'exercer des pressions lourdes et constantes sur le système de santé et les travailleurs de la santé. Les données des provinces et des territoires montrent qu'en moyenne 3 900 personnes atteintes de la COVID-19 ont été traitées quotidiennement dans des hôpitaux canadiens au cours de la plus récente période de sept jours (du 6 au 12 mai), ce qui représente une diminution de 8 % par rapport à la semaine précédente. En moyenne, 1 381 de ces personnes étaient traitées dans des unités de soins intensifs, soit une diminution de 5,3 % comparativement à la semaine précédente. Même si le taux de mortalité s'est récemment stabilisé, le nombre moyen de décès signalés chaque jour étant de 45 sur une période de sept jours (du 6 au 12 mai), les taux d'infection continuellement élevés et l'augmentation du nombre d'hospitalisations et d'admissions aux soins intensifs pourraient avoir une incidence négative sur cette tendance.

Alors que la COVID-19 continue de toucher des personnes de tous âges au Canada, les taux d'infection sont les plus élevés chez les personnes de moins de 60 ans. Il s'agit d'un rappel que les personnes de tout âge peuvent tomber gravement malades, et les données montrent qu'il peut exister un lien entre les variants préoccupants et une augmentation des cas graves de la maladie et des risques de décès (en anglais seulement). De plus, la transmission de la COVID-19 chez les jeunes adultes, qui se déplacent fréquemment et qui entretiennent plusieurs relations sociales, est un risque continu dans les populations vulnérables et les milieux à risque élevé. La majorité des cas de COVID-19 au Canada est maintenant attribuable à des variants préoccupants. Le variant B.1.1.7 est signalé dans l'ensemble des provinces et des territoires et il compte pour plus de 95 % des variants préoccupants séquencés à ce jour. Étant donné que ce variant se propage plus rapidement et qu'il a été lié à une augmentation de la gravité de la maladie, et que les vaccins pourraient être moins efficaces contre d'autres variants, comme les variants P.1 et B.1.351, il est d'autant plus important de rester vigilants dans l'application de toutes les mesures pour stopper la propagation.

Cette semaine, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a désigné le variant B.1.617, qui fut d'abord signalé en Inde identifié comme étant un variant préoccupant, en raison des premières preuves de répercussions négatives accrues comparativement à celles des autres variants du virus qui se propagent. Les premières conclusions du groupe de travail sur l'évolution du virus de SRAS-CoV-2 de l'OMS indiquent que le variant est hautement transmissible et des preuves préliminaires signalent que certains traitements anticovidiques seraient moins efficaces. Cependant, nous savons que peu importe le variant qui se propage, la combinaison de la vaccination et des mesures de santé publique et individuelles fonctionnent pour réduire la propagation.

Alors que nous offrons les vaccins à de plus en plus de personnes, nous invitons tous les Canadiens à se faire vacciner et à encourager les autres à le faire lorsqu'ils auront accès aux vaccins. Toutefois, qu'ils soient vaccinés ou non, les Canadiens sont priés de demeurer vigilants et de continuer à suivre les conseils des autorités locales de la santé publique et à toujours prendre des mesures de protection individuelles pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches. Même si nous constatons l'effet positif des vaccins contre la COVID-19 : restez à la maison ou isolez-vous si vous avez des symptômes, réfléchissez aux risques, réduisez au minimum vos activités et vos sorties non essentielles, et évitez les voyages non essentiels. De plus, suivez les mesures de protection individuelle, à savoir la distanciation physique, une bonne hygiène des mains, une bonne étiquette respiratoire, la désinfection des surfaces et le port d'un masque bien conçu et bien ajusté (y compris dans les espaces partagés, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, avec des personnes qui ne font pas partie de votre ménage).

Les Canadiens peuvent également en faire plus en diffusant des renseignements crédibles sur les risques de la COVID-19, sur les pratiques de prévention et sur les mesures à prendre pour réduire la transmission de la COVID-19 dans les collectivités et en téléchargeant l'application Alerte COVID pour arrêter le cycle d'infection et aider à limiter la propagation de la maladie. Je vous invite à lire mon document d'information pour obtenir de plus amples renseignements et ressources sur la COVID-19 et sur les moyens de réduire les risques et de se protéger et de protéger les autres, y compris de l'information sur la vaccination contre la COVID-19.

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