12.1.10 Étude de cas : Fraude par affinité

De : Agence de la consommation en matière financière du Canada

Paul parle à Sylvie d’un placement frauduleux.

 

Lors d'un pique-nique organisé par le club auquel ils appartiennent, Olivier et Marie présentent un nouveau membre à leur copine Sylvie. Il s'appelle Paul et est très sympathique. Depuis qu'il est membre, il vient à toutes les réunions. Il a même organisé la dernière collecte pour la banque alimentaire. Sylvie ne connaît pas beaucoup Paul, mais il lui fait une très bonne impression.

« J'aimerais te parler d'une excellente affaire, dit Paul à voix basse. Il s'agit d'une offre exclusive. Je ne veux donc pas que tout le monde soit au courant. »

Paul propose alors à Sylvie d'investir dans un tout nouveau fonds de placement. « Ce fonds comprend des instruments bancaires étrangers à haut rendement négociés sur un marché de titres de premier ordre. Les investisseurs obtiennent un rendement mensuel de 20 % pendant une période de 12 à 18 mois, et le capital est pleinement garanti. »

« C'est vraiment intéressant, affirme Marie. Nous avons encaissé un certificat de placement garanti de 10 000 $ pour investir dans ce fonds. Le certificat nous rapportait seulement 3 %, alors que le rendement du fonds est de 20 %. Fais le calcul! »

« Et une partie des profits est versée directement au club, ajoute Paul. Pense à toutes les bonnes causes que nous pourrons soutenir! »

Sylvie réfléchit à ce que Paul lui propose. Elle a une pension raisonnable, mais pas beaucoup plus. Avec un revenu supplémentaire, elle pourrait donner davantage à ses enfants et ses petits-enfants. Et en même temps, elle aiderait le club à financer ses activités communautaires.

Sylvie a peu d'expérience en matière de placements. De plus, elle n'aime pas prendre de risques. Mais elle se dit que si le capital est garanti, elle ne peut pas perdre d'argent.

Sylvie décide donc d'investir prudemment. Elle retire 5 000 $ de son compte d'épargne et investit le montant dans le fonds de placement.

Un mois plus tard, Sylvie est très contente lorsqu'elle reçoit un chèque qui comprend le montant initial de 5 000 $ et 1 000 $ en intérêt. Elle s'empresse alors d'offrir des cadeaux à toute sa famille. Puis, elle décide d'investir 10 000 $. Le mois suivant, elle reçoit un autre chèque comprenant le capital et l'intérêt.

Confiante, Sylvie décide d'emprunter 50 000 $ pour l'investir. Elle a hâte de recevoir son chèque.

Mais cette fois-ci, Sylvie ne reçoit pas de chèque. Quelques semaines plus tard, elle rencontre Olivier et Marie à une réunion du club. Ils ont l'air bouleversé. Ils lui racontent que Paul a disparu et leur argent aussi.

Sylvie vient d'être victime de la fraude par affinité. Paul a gagné la confiance des investisseurs en socialisant avec eux, en leur promettant un rendement sûr et en faisant semblant d'aider le club. Il les a convaincus que le placement était solide en payant les premiers investisseurs avec l'argent des investisseurs recrutés après eux. En réalité, le fonds de placement qu'il offrait n'existait pas, et tout l'argent des investisseurs a été transféré dans des comptes à l'étranger.

Leçons apprises par Sylvie :

  • Si une offre semble trop belle pour être vraie, c'est probablement le cas.
  • Il faut se méfier quand quelqu'un nous dit que le rendement d'un placement est garanti, mais qu'on ne peut pas vérifier si c'est vrai. La meilleure chose à faire est de se renseigner auprès d'un conseiller financier autorisé.
  • Quand on reçoit un « bon tuyau », il ne faut pas se dépêcher à investir. C'est important de vérifier d'abord si le placement est sûr en lisant le prospectus ou en consultant un conseiller financier.
  • Il faut éviter d'investir dans quelque chose seulement parce que nos amis ou des membres de notre famille ont décidé de le faire.
Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :