Jour du souvenir | 3. Histoire du coquelicot

Des millions de Canadiens et de Canadiennes en épinglent un au revers de leur veste ou à leur chapeau tous les 11 novembre afin de montrer qu’ils se souviennent des hommes et des femmes qui ont donné leur vie dans les deux guerres mondiales et en Corée. D’autres se rappellent les sacrifices faits dans les points chauds du monde tels que Chypre, la Bosnie et, plus récemment, l’Afghanistan. Peu importe la raison pour laquelle on le porte, au Canada, le coquelicot est devenu le symbole universel du souvenir.

L’origine de ce symbole varie selon les récits, mais il ne fait aucun doute que le port du coquelicot est inspiré du poème du Capitaine John McCrae, Au champ d’honneur. Certains affirment que la première à porter le coquelicot dans le but de « tenir parole » après avoir lu Au champ d’honneur est une jeune new-yorkaise, Moira Michaels. Lors d’une réunion des secrétaires de guerre du YMCA à New York, qui est animée par Mme Michaels, les délégués invités lui remettent un petit don en argent. Elle les remercie et déclare qu’elle se servira de l’argent pour acheter des coquelicots, car elle les associe au poème de John McCrae, qui l’a inspirée. Parmi les délégués se trouve la représentante française, Mme E. Guérin, qui décide d’appliquer l’idée en Europe. En 1921, Mme Guérin et un groupe de veuves de guerre françaises vont voir l’ancien commandant en chef britannique, Earl Haig, au quartier général de la Légion, à Londres, pour lui parler de l’idée de vendre des coquelicots artificiels afin de ramasser des fonds pour venir en aide aux soldats dans le besoin et à leurs familles. La Légion a été créée à l’origine dans le but d’aider les anciens combattants appauvris par la guerre et leurs familles, et Haig s’empresse donc d’adopter l’idée, qui constitue un excellent moyen à la fois d’honorer les morts et d’aider les vivants.

Les coquelicots deviennent en effet d’importants souvenirs de guerre puisque, avant la Grande Guerre, les coquelicots étaient rares dans les champs de Flandres. On dit que le sol crayeux de Flandres est devenu riche en chaux à cause des décombres produits par les bombardements massifs. La terre remuée par tant d’obus d’artillerie a à son tour dégagé les graines de coquelicot qui n’auraient normalement pas eu la chance de germer. Les coquelicots se sont donc répandus en grand nombre dans les champs jusqu’à former une mer de rouge. Peut-être s’agit-il d’un juste et ironique symbole du sang versé par tant d’hommes pour si peu.

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