Jour du Souvenir | 11 .Dernier appel / Réveil / Élégie 

Bref historique des sonneries de réveil (« Reveille » et « Rouse ») et du Dernier appel et explication de leur importance.

(CANFORGEN 167/11 CMP 082/11 141244Z SEP 11)

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la vie des fantassins se réglait sur les battements de tambours. C’est à cette époque que fut introduite la sonnerie de clairon, utilisée tant dans les campagnes que dans les camps pour susciter une réaction conditionnée chez les soldats. Certaines sonneries servaient à ordonner un changement dans les modalités d’attaque ou de retrait. Les plus communes étaient cependant les sonneries de réveil (« Rouse » et « Reveille ») et le « Dernier appel ». La sonnerie « Rouse » servait à réveiller les soldats 15 minutes avant le début des activités officielles, annoncé par la sonnerie « Reveille », plus complexe, qui était exécutée par l’ensemble des clairons.

Au début du XXe siècle, il a semblé inutile de continuer à sonner deux fois le réveil. À partir de 1909, on omettait donc la plus longue des deux sonneries, « Reveille », tandis que la plus courte, « Rouse », était rebaptisée « Reveille ». Toutefois, la longue sonnerie retentit de nouveau en 1927, alors que les manuels de cérémonie britanniques de l’époque prescrivent que la sonnerie « Rouse » soit jouée lors des funérailles célébrées dans l’Empire. De nos jours, les deux noms sont employés de façon interchangeable en anglais, même si la sonnerie la plus longue est rarement entendue.

Le « Dernier appel » retentissait le soir pour signaler l’entrée en poste des sentinelles et des vigiles de nuit. D’abord, le « Premier appel » annonçait le changement de la garde et des sentinelles. Puis, on jouait le « Dernier appel » pour indiquer que toutes les sentinelles étaient en place et veilleraient à la sécurité du camp durant la nuit.

Lors des cérémonies du jour du Souvenir, on joue le « Dernier appel » et le « Réveil » (« Reveille » ou « Rouse ») pour symboliser le soldat qui accomplit son devoir jusqu’à la fin (la mort) et l’âme qui s’élève au-dessus des réalités terrestres (le réveil).

Partitions et enregistrements audio pour le Dernier appel et les sonneries de réveil (Reveille et Rouse)

RÉFÉRENCE :

A-PD-201-000/PT-000, Manuel de l’exercice et du cérémonial des Forces armées canadiennes, Chapitre 11, Section 1, Paragraphe 9

La dernière note du « Dernier appel » marque le début des deux minutes de silence.

  1. Pendant la période de silence, tous les instruments se taisent, y compris les cornemuses, puisqu'ils distraieraient du but de l'événement, qui constitue une réflexion silencieuse sur le service et le sacrifice des morts. Après la période de silence de deux minutes, on sonne le « Réveil », après quoi on dépose les gerbes de fleurs officielles. Pendant qu'on dépose les gerbes, les troupes se tiennent à la position en place repos. Au cours de la réunion du Comité sur l’histoire et le patrimoine tenue le 14 février 2011, à laquelle des militaires des grades supérieurs de chaque armée ont pris part, les membres ont appuyé la proposition selon laquelle une élégie peut être jouée à la cornemuse au cours de la cérémonie du jour du Souvenir, dans la mesure où les deux minutes de silence sont observées.
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