Jour du Souvenir | 4. Au champ d'honneur

C’est lors de « la deuxième bataille d’Ypres », au printemps 1915, que le Capitaine John McCrae immortalise à tout jamais le symbole du sacrifice pour le monde entier. Le Capitaine McCrae sert comme chirurgien au sein de la 1re Brigade d’artillerie de campagne durant les batailles du saillant d’Ypres. C’est la mort d’un ami et ancien étudiant, le Lieutenant Alexis Helmer, d’Ottawa, qui inspire à McCrae son poème maintenant célèbre. Toutefois, ce poème faillit être perdu pour toujours puisque McCrae, mécontent de ce qu’il a écrit, s’en débarrasse. Un autre officier récupère ensuite le papier et l’envoie en Angleterre pour publication. The Spectator de Londres rejette le poème, mais le magazine Punch le publie dans son numéro du 8 décembre 1915. Le Lieutenant-colonel McCrae meurt le 28 janvier 1918 d’une pneumonie et de la méningite. Il est enterré au cimetière de Wimereux, en France.

AU CHAMP D’HONNEUR

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parmesés de lot en lot
Auprès des croix, et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le gout de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

John McCrae
Flanders, 1915

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