Passchendaele

Première Guerre mondiale

Des trous d’obus

Du personnel du Corps de mitrailleuses canadien maintient le front dans des trous d’obus au cours de la bataille de Passchendaele. Le mitrailleur le plus près de l’appareil photo est le soldat Reginald Le Brun. Novembre 1917.
Source : William Rider-Rider / Bibliothèque et Archives Canada / PA-002162 (No MIKAN 3233069)

Date

26 octobre — 10 novembre 1917

Paramètres géographiques

Le canal Comines-Ypres jusqu’à Voormezeele; de là, la route vers le château de Vlamertinghe — le château d’Elverdinghe — Woesten — Bixschoote

Contexte

Honneur de bataille qui est officiellement appelé « Seconde bataille de Passchendaele » et qui fait lui-même partie de la campagne nommée « Les batailles d’Ypres, 1917 ».Note de bas de page 1

Description

L’honneur de bataille « Passchendaele » a été attribué pour souligner la dernière phase de la campagne de 1917 en Flandres. La période visée par cet honneur commence le 12 octobre 1917, lorsque les troupes britanniques, australiennes et néo-zélandaises lancent l’assaut dans le but de s’emparer du terrain surélevé où est situé le village de Passchendaele. Ces attaques ne progressent pas beaucoup. Le Corps canadien reçoit l’ordre de se rendre en Flandres au début d’octobre et, au milieu du mois, les préparatifs, y compris la construction et l’amélioration des routes, sont en cours. On accorde une attention spéciale au repérage et à la réparation des positions d’artillerie. Le Corps canadien (lieutenant-général sir A.W. Currie) commence à prendre la relève des Australiens le 18 octobre tandis que les préparatifs se poursuivent. Le plan canadien consiste à se déplacer le long du terrain surélevé de l’éperon de Bellevue, à l’ouest de Passchendaele, sur la gauche de la zone où se trouve le Corps. À la droite du Corps, l’attaque sera dirigée vers le terrain surélevé où est situé le village de Passchendaele. Le centre du Corps est divisé par la vallée de la Ravebeek, petit cours d’eau qui a inondé tout le terrain bas et l’a rendu presque impraticable. L’attaque est censée être menée en trois phases, et un plan d’artillerie est dressé pour tromper les Allemands quant au véritable moment de l’attaque. Le premier assaut est lancé le 26 octobre, la 3e Division (major-général L.J. Lipsett), sur la gauche, attaquant l’éperon de Bellevue, et la 4e Division (major-général sir D. Watson), sur la droite, se dirigeant vers Passchendaele. L’assaut initial de la 4e Division permet à celle-ci de s’emparer de ses objectifs et, bien que les Allemands organisent de solides contre-attaques, les Canadiens tiennent bon au cours des jours suivants, prenant le contrôle de la ligne de départ en vue de la prochaine étape. Le résultat de l’attaque de la 3e Division n’est pas aussi déterminant, car la division fait face à une farouche résistance allemande. Seules des actions héroïques permettent de poursuivre l’attaque. Il faudra une autre journée de combat acharné pour prendre Bellevue et Laamkeek avant le début du regroupement. Trois soldats méritent la Croix de Victoria au cours des combats dans ce secteur. Ayant déjà pris pied sur le terrain surélevé, le Corps canadien fait une pause pour préparer l’artillerie et intégrer une nouvelle vague de troupes d’infanterie afin de poursuivre l’attaque. L’attaque suivante est lancée tôt le matin du 30 octobre. La 3e Division continue d’avancer le long de l’éperon de Bellevue. Au milieu de l’après-midi du 30, la plupart des positions sont prises, et la 3e Division commence à consolider ses gains étant donné que la division sur sa gauche n’a pas réussi à suivre et qu’il a été détecté que les Allemands préparaient une contre-attaque. Même si la plupart des objectifs ont été pris ce jour-là, les combats demeurent très violents, et trois autres membres de la division méritent la Croix de Victoria. À la droite du Corps, la 4e Division continue vers Passchendaele et s’empare de la ferme de la crête et d’autres objectifs à l’est de la route de Passchendaele-Zonnebeke. Une fois la 3e et la 4e Division relevées par la 1re et la 2e, les troupes sont prêtes à entreprendre la dernière phase de l’attaque. Le 6 novembre, elles entament la première étape de celle-ci sous un puissant barrage. La 2e Division (major-général sir H.E. Burstall) est chargée de s’emparer du village de Passchendaele même. Elle suit le barrage de près, surprenant les Allemands avant qu’ils puissent occuper leurs positions. La majeure partie de la résistance allemande vient de l’extrémité nord du village, sur le flanc gauche, le long de la vallée de la Ravebeek. L’attaque menée par la 1re Division (major-général sir A.C. Macdonell) sur la gauche se déroule bien, les combats les plus durs ayant lieu sur le flanc gauche tandis que la division progresse vers le hameau de Mosselmarkt. À la fin de la journée, les objectifs du 6 novembre sont entre les mains des Canadiens. La tâche finale du Corps canadien consiste à prendre le sommet de la crête de Passchendaele, à 900 mètres au nord du village. Cette attaque, qui a lieu le 10 novembre, ne rencontre qu’une résistance limitée de la part des défenseurs. Toutefois, l’artillerie allemande bombarde lourdement les positions canadiennes, dans un saillant étroit, pendant la plus grande partie de la nuit et même le lendemain. Les Canadiens maintiennent leur position. C’est ainsi que se terminent les offensives britanniques en Flandres en 1917. Le 14 novembre 1917 commence la relève du Corps canadien dans ce secteur.

Champ de boue

Passchendaele, transformée en champ de boue. Novembre 1917. (Batailles d’Ypres)
Source : William Rider-Rider/Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-040141 (No MIKAN 3643039)

Major-général Watson

Major-général Watson, commandant de la 4e Division canadienne. Lieu inconnu. Octobre 1917.
Source : Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada (No MIKAN 3222150)

Major-général sir Archibald Cameron Macdonell

Le major-général sir Archibald Cameron Macdonell a été officier général commandant de la 1re Division canadienne à partir de juin 1917. Date et lieu inconnus.
Source : Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada (No MIKAN 3218799)

Lieutenant-général Currie

Lieutenant-général Currie, commandant du Corps canadien en France, et ADC. Lieu inconnu. Juin 1917.
Source : Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada PA 001370 (No MIKAN 3191901)

Major-général L.J. Lipsett

Major-général L.J. Lipsett, commandant de la 3e Division canadienne. Camblain l’Abbé. Mai 1918.
Source : Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada (No MIKAN 3218379)

Major-général sir Henry Edward Burstall

Le major-général sir Henry Edward Burstall était officier général commandant de la 2e Division canadienne. Lieu inconnu. Décembre 1917.
Source : Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada (No MIKAN 3213482)

Attribution :

Unités actuellement en service

Unités inscrites sur l’ordre de bataille supplémentaire

Unités dissoutes

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