Déclaration de l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, le 17 mai 2021

Déclaration

Le 17 mai 2021 | Ottawa (Ontario) | Agence de la santé publique du Canada

La pandémie de la COVID-19 continue de provoquer du stress et de causer du stress et de l'anxiété à de nombreux Canadiens, particulièrement à ceux qui n'ont pas accès à leur réseau de soutien habituel. Le portail en ligne Espace mieux-être Canada offre aux personnes de tous âges partout au pays un accès immédiat à du soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie sans frais et de façon confidentielle. Ces services sont accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Aujourd'hui marque la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Chaque année, le 17 mai, nous unissons nos voix partout au pays et dans le monde pour lutter contre la violence, la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les lesbiennes, les gais et les personnes bisexuelles, transgenres, intersexuées, queers et bispirituelles (LGBTQ2), et pour renforcer nos efforts collectifs visant à promouvoir une société sécuritaire et inclusive pour tous.

Les personnes LGBTQ2 au Canada continuent de subir diverses formes de stigmatisation et de discrimination au travail, à la maison et au sein du système de santé, comme je l'ai mentionné dans mon rapport annuel de l'ACSP de 2019 intitulé Lutte contre la stigmatisation : vers un système de santé plus inclusif. Nous savons que cela peut mener à des taux plus élevés d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), de dépression, d'anxiété, d'idées suicidaires et de tentatives de suicide, et c'est pourquoi la réduction de la stigmatisation et de la discrimination est un facteur clé de notre travail dans le Cadre d'action pancanadien sur les ITSS et du Plan d'action quinquennal du gouvernement du Canada sur les ITSS.

Nous avons tous un rôle à jouer pour mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination, et nous pouvons commencer par de simples changements dans nos actions et comportements quotidiens. Nous pouvons ouvertement reconnaître et nommer l'homophobie, la transphobie et d'autres formes de stigmatisation liées aux identités sociales, adopter des pratiques inclusives, utiliser un langage neutre et examiner nos propres idées préconçues.

Aujourd'hui, je vous encourage à reconnaître l'extraordinaire résilience et le courage dont ont fait preuve les personnes LGBTQ2 au Canada, qui ont contribué à bâtir un pays plus fort pour nous tous, et à réfléchir à la façon dont vous pouvez aider à créer des endroits sûrs et inclusifs où tout le monde se sent accepté.

Alors que la COVID-19 continue de se propager au Canada, nous surveillons un ensemble d'indicateurs épidémiologiques pour savoir où la transmission de la maladie est la plus forte, où la maladie se propage et quelles sont ses répercussions sur la santé des Canadiens et sur la capacité des services de santé publique, des laboratoires et du système de santé. Parallèlement, l'Agence de la santé publique du Canada présente des mises à jour régulières aux Canadiens sur le nombre de vaccins administrés, sur la couverture vaccinale et sur la surveillance continue de l'innocuité des vaccins contre la COVID-19 à l'échelle du pays. Voici le plus récent résumé des tendances et des données nationales ainsi que des mesures que nous devons tous prendre pour réduire les taux d'infection tandis que nous continuons d'exécuter les programmes de vaccination pour protéger toute la population canadienne. En raison de la réduction de la signalisation au cours de la fin de semaine, les moyennes nationales sur sept jours n'ont pas été mises à jour dans la déclaration d'aujourd'hui. Nous faisons toujours la collecte et l'analyse de ces données. Je vous fournirai les derniers chiffres dans mon allocution demain.

Depuis le début de la pandémie, il y a eu au Canada 1 328 582 cas de COVID-19, dont 24 948 décès. Nous enregistrons actuellement 70 341 cas actifs. Ces chiffres cumulatifs illustrent le fardeau global de la COVID-19 à ce jour. De concert avec les études sérologiques, ces chiffres nous montrent également qu'une vaste majorité des Canadiens sont toujours vulnérables à la COVID-19 (en anglais seulement). Nous disposons de plusieurs vaccins sûrs et efficaces contre la COVID-19 qui présentent des avantages particuliers et dont l'emploi est autorisé au Canada. Tandis que nous effectuons plus rapidement la livraison des vaccins, il y a un optimisme grandissant quant à la possibilité d'atteindre une immunité répandue et durable grâce à la vaccination contre la COVID-19. Nous constatons les avantages chez les groupes vaccinés en priorité. Comme la couverture vaccinale est de plus en plus grande au Canada, elle devrait procurer davantage de bienfaits qui protégeront plus de Canadiens au cours des semaines et des mois à venir.

Toutefois, puisque la vitesse de propagation de la COVID-19 reste grande dans un grand nombre de régions, il faut maintenir des mesures de santé publique rigoureuses dans les régions où la COVID-19 se propage. De plus, nous devons prendre des précautions individuelles partout pour réduire le taux d'infection à des niveaux faibles et gérables, tout en augmentant le plus possible le taux de vaccination au pays. Bien que les dernières données montrent une constante diminution du nombre de cas à l'échelle nationale, le nombre de cas signalés sur une base quotidienne demeure élevé. Au cours de la dernière période de sept jours (du 7 au 13 mai), une moyenne de 6 724 cas a été signalée par jour. Pour la semaine du 2 au 8 mai, il y a eu en moyenne 125 830 tests de dépistage effectués par jour à l'échelle nationale, dont 6 % ont donné des résultats positifs pour la COVID-19, soit un pourcentage similaire à celui de la semaine précédente. D'ici à ce que la vaccination soit suffisamment répandue pour avoir une incidence importante sur la propagation de la maladie au sein de la communauté, nous devons faire preuve de vigilance rigoureuse en continuant d'appliquer les mesures de santé publique et individuelles et en n'atténuant pas les restrictions trop tôt ni trop rapidement, là où les taux d'infection sont élevés.

Les taux d'ifection élevés continuent d'influer sur les indicateurs tardifs de la gravité de la COVID-19, particulièrement dans les régions où la propagation de la maladie se maintient à des niveaux élevés. Bien que nous commençons à constater une diminution dans ces tendances, des nombres continuellement élevés de cas graves et critiques continuent d'exercer des pressions lourdes et constantes sur le système de santé et les travailleurs de la santé. Les données des provinces et des territoires montrent qu'en moyenne 3 860 personnes atteintes de la COVID-19 ont été traitées quotidiennement dans des hôpitaux canadiens au cours de la plus récente période de sept jours (du 7 au 13 mai), ce qui représente une diminution de 8 % par rapport à la semaine précédente. En moyenne, 1 368 de ces personnes étaient traitées dans des unités de soins intensifs, soit une diminution de 6 % comparativement à la semaine précédente. Même si le taux de mortalité s'est récemment stabilisé, le nombre moyen de décès signalés chaque jour étant de 48 sur une période de sept jours (du 7 au 13 mai), les taux d'infection continuellement élevés et l'augmentation du nombre d'hospitalisations et d'admissions aux soins intensifs pourraient avoir une incidence négative sur cette tendance.

Alors que la COVID-19 continue de toucher des personnes de tous âges au Canada, les taux d'infection sont les plus élevés chez les personnes de moins de 60 ans. Les personnes de tout âge peuvent tomber gravement malades et les données montrent qu'il peut exister un lien entre les variants préoccupants et une augmentation des cas graves de la maladie et des risques de décès (en anglais seulement). La majorité des cas de COVID-19 au Canada est maintenant attribuable à des variants préoccupants. Le variant B.1.1.7 est signalé dans l'ensemble des provinces et des territoires et il compte pour plus de 95 % des variants préoccupants séquencés à ce jour. Étant donné que ce variant se propage plus rapidement et qu'il a été lié à une augmentation de la gravité de la maladie, et que les vaccins pourraient être moins efficaces contre d'autres variants, comme les variants P.1 et B.1.351, il est d'autant plus important de rester vigilants dans l'application de toutes les mesures à notre disposition pour stopper la propagation.

Le variant B.1.617 a récemment été déclaré par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme étant un variant préoccupant (en anglais seulement), compte tenu sa transmissibilité accrue. En date du 16 mai, le variant B.1.617, y compris tous les trois sous-variants actuellement définis (B.1.617.1, B.1.617.1 et B.1.617.3), a été signalé dans neuf provinces et un territoire. Nous travaillons avec les provinces et les territoires pour déterminer l'incidence de ce variant préoccupant dans le contexte canadien. Cependant, nous savons que peu importe le variant qui se propage, la combinaison de la vaccination et des mesures de santé publique et individuelles fonctionnent pour réduire la propagation.

Alors que nous offrons les vaccins à de plus en plus de personnes, nous invitons tous les Canadiens à se faire vacciner et à encourager les autres à le faire lorsqu'ils auront accès aux vaccins. Toutefois, qu'ils soient vaccinés ou non, les Canadiens sont priés de demeurer vigilants et de continuer à suivre les conseils des autorités locales de la santé publique et à toujours prendre des mesures de protection individuelles pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches. Même si nous constatons l'effet positif des vaccins contre la COVID-19 : restez à la maison ou isolez-vous si vous avez des symptômes, réfléchissez aux risques, réduisez au minimum vos activités et vos sorties non essentielles, et évitez les voyages non essentiels. De plus, suivez les mesures de protection individuelle, à savoir la distanciation physique, une bonne hygiène des mains, une bonne étiquette respiratoire, la désinfection des surfaces et le port d'un masque bien conçu et bien ajusté (y compris dans les espaces partagés, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, avec des personnes qui ne font pas partie de votre ménage).

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les risques et les bienfaits de la vaccination, j'encourage la population canadienne à communiquer avec les autorités locales en santé publique, les prestataires de soins de santé ou à se fier aux sources fiables et crédibles telles que Canada.ca et Immunize.ca. Ensemble, Santé Canada, l'Agence de la santé publique du Canada, le Comité consultatif national de l'immunisation, les médecins hygiénistes en chef du Canada et d'autres spécialistes de la santé d'un bout à l'autre du pays surveillent l'innocuité, l'efficacité et l'utilisation optimale des vaccins pour adapter les approches. À mesure que la science et la situation évoluent, nous sommes résolus à donner des directives claires et fondées sur des données probantes pour assurer la santé et la sécurité de toutes les personnes au Canada.

Les Canadiens peuvent également en faire plus en diffusant des renseignements crédibles sur les risques de la COVID-19, sur les pratiques de prévention et sur les mesures à prendre pour réduire la transmission de la COVID-19 dans les collectivités et en téléchargeant l'application Alerte COVID pour arrêter le cycle d'infection et aider à limiter la propagation de la maladie. Je vous invite à lire mon document d'information pour obtenir de plus amples renseignements et ressources sur la COVID-19 et sur les moyens de réduire les risques et de se protéger et de protéger les autres, y compris de l'information sur la vaccination contre la COVID-19.

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