Guide de vaccination contre la COVID-19 pour les jeunes et les adultes (âgés de 12 ans et plus) : Gestion des erreurs ou des écarts d'administration de vaccins contre la COVID 19

Sur cette page

Cette section propose une approche de gestion des vaccins contre la COVID-19 qui sont administrés d'une manière qui diffère des recommandations du fabricant, mais qui est approuvée par Santé Canada ou par le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). On appelle ces situations des erreurs ou des écarts d'administration du vaccin.

Le présent document s'appuie sur les lignes directrices suivantes :

Nous avons également reçu des commentaires du Comité canadien de l'immunisation et du CCNI.

Il y a peu de données probantes pour guider la gestion de ces situations. Ce document fournit uniquement des conseils. Veuillez noter que les protocoles provinciaux et territoriaux peuvent différer des présentes lignes directrices. Dans certaines situations, le jugement clinique peut aussi donner lieu à des décisions de gestion qui diffèrent de celles décrites dans le présent guide.

Veuillez noter également que ce document ne doit être utilisé que pour gérer les erreurs ou les écarts qui se sont déjà produits. Veuillez suivre les monographies de produits et les recommandations du CCNI lorsque vous administrez le vaccin contre la COVID-19. Veuillez noter que les critères utilisés pour évaluer les voyageurs internationaux à la frontière peuvent différer de ceux du présent document, car ils sont destinés à des fins différentes.

Mesures à prendre après la détection d'une erreur ou d'un écart

En cas d'erreur ou d'écart accidentel dans l'administration du vaccin, les fournisseurs de soins de santé doivent :

Les tests sérologiques visant à évaluer l'immunité induite par le vaccin à la suite d'erreurs ou d'écarts d'administration de vaccins contre la COVID-19 ne sont généralement pas recommandés. Les fournisseurs de soins de santé sont encouragés à communiquer avec leur autorité de santé publique locale ou leur laboratoire de santé publique provincial ou territorial pour obtenir des conseils s'ils envisagent d'utiliser la sérologie pour enquêter sur une erreur ou un écart.

Pour d'autres ressources sur les pratiques d'administration des vaccins, veuillez consulter le Guide canadien d'immunisation.

Type d'erreurs ou d'écarts d'administration et mesures recommandées

Tableau 4. Types d'erreurs d'administration et mesures recommandées pour chaque erreur
Type Erreur ou écart d'administration Directives provisoires sur la façon de tenir compte de la dose et des mesures recommandées

Site/voie

  • Emplacement incorrect (c.-à-d., emplacement autre que le muscle deltoïde [site privilégié] ou la cuisse antéro-latérale [autre site])
  • Considérer qu'il s'agit d'une dose valide
  • Informer le patient de l'erreur ou de l'écart et de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiques, et que la dose est acceptable.
  • Voie incorrecte (par exemple, sous-cutanée)
  • Considérer qu'il s'agit d'une dose valide
  • Informer le patient de l'erreur ou de l'écart et de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiques, et que la dose est acceptable.

Âge

  • Si une dose de 10 mcg du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech est utilisée pour un patient de 12 ans et plus

Veuillez consulter la recommandation pour une dose inférieure à la dose autorisée

  • Dose ou produit administré à un patient dont l'âge est inférieur à l'âge minimum autorisé par Santé Canada pour recevoir le produit

Vaccins Comirnaty de Pfizer-BioNTech et Spikevax de Moderna :

  • Considérer qu'il s'agit d'une dose valide
  • Administrer la dose subséquente selon la posologie, le produit et l'intervalle recommandés en fonction de l'âge, une fois que le patient a atteint l'âge auquel il peut recevoir un vaccin à ARNm
  • Le CCNI recommande :
    • Un intervalle d'au moins 8 semaines entre la première dose et la deuxième dose
    • Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech est le produit de prédilection pour les séries primaires chez les 12 à 29 ans
    • Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech peut être le produit de prédilection pour la dose de rappel chez les 18 à 29 ans

Vaccin Vaxzevria d'AstraZeneca :

  • Considérer qu'il s'agit d'une dose valide
  • Administrer de préférence un vaccin à ARNm pour la deuxième dose selon la posologie, le produit et l'intervalle recommandés en fonction de l'âge, une fois que le patient atteint l'âge auquel il peut recevoir un vaccin à ARNm autorisé
  • Le CCNI recommande :
    • Un intervalle d'au moins 8 semaines entre la première dose et la deuxième dose
    • Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech est le produit de prédilection pour les séries primaires chez les 12 à 29 ans
    • Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech peut être le produit de prédilection pour la dose de rappel chez les 18 à 29 ans

Vaccin de Janssen

  • Considérer qu'il s'agit d'une dose valide
  • Lorsque le patient a atteint l'âge auquel il peut recevoir un vaccin à ARNm, administrer une dose ARNm appropriée à l'âge, 6 mois après la dose du vaccin de Janssen
  • Le CCNI recommande le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech chez les 12 à 29 ans

Intervalles

  • Deux premières doses d'un vaccin contre la COVID-19 administrées trop près l'une de l'autre dans le temps (y compris le même jour)
  • Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiques
  • Si la deuxième dose a été administrée 19 jours ou plus après la première pour le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech ou 21 jours ou plus après la première dose pour le vaccin Spikevax de Moderna ou Vaxzevria d'AstraZeneca, considérer que les deux doses sont valides et que la série est complète.
  • Si la deuxième dose a été administrée moins de 19 jours après la première pour le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech ou 21 jours ou plus après la première dose pour le vaccin Spikevax de Moderna ou Vaxzevria d'AstraZeneca, la deuxième dose est invalide.
    • Pour les doses invalides, répéter à un intervalle d'au moins 8 semaines à partir de la date de la dose invalide
    • Si la dose invalide provoque une réaction locale ou systémique importante, consulter un médecin ou une infirmière spécialisés en immunisation avant de répéter l'opération
    • Lors d'un rappel de dose, informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiques
  • Il n'y a pas d'intervalle trop long et toutes les doses seraient considérées comme valides
 
  • Troisième dose de la série primaire administrée plus tôt que l'intervalle minimal de 28 jours pour les personnes moyennement à gravement immunodéprimées
  • Considérer que la dose est valide
  • Offrir une dose de rappel lorsqu'il est recommandé de le faire
 
  • Dose de rappel administrée à moins de 6 mois de la dernière dose de la série primaire
  • Tant qu'au moins 8 semaines se sont écoulées depuis la dernière dose de la série primaire, considérer que la dose de rappel est valide
  • Si moins de 8 semaines se sont écoulées entre la dernière dose de la série primaire et la dose de rappel, considérer que la dose de rappel est invalide et répéter la dose de rappel au moins 6 mois après la dose invalide

Vaccins mixtes contre la COVID-19 pour la première et la deuxième dose ou les doses supplémentaires/de rappel

  • Un vaccin différent contre la COVID-19 utilisé pour la première et la deuxième dose ou les doses supplémentaires/de rappelTableau 4 Note de bas de page 2
  • Considérer que toutes les doses sont valides, quel que soit le type de vaccin
  • Consulter la note de bas de page pour ceux qui ont reçu seulement des vaccins non autorisés par Santé CanadaTableau 4 Note de bas de page 2

Doses
(Consulter la section suivante sur les diluants pour obtenir des renseignements précis sur Comirnaty de Pfizer-BioNTech et le diluant)

  • Volume de dose administré supérieur à la dose autorisée
  • Considérer que cette dose est valide
  • Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiquesTableau 4 Note de bas de page 1
  • Volume de dose administré inférieur à celui autorisé (par exemple, fuite, défaillance de l'équipement, retrait du patient ou dose pédiatrique administrée à un adulte de 18 ans et plus)
  • Si une dose inférieure à la dose complète a pu être administrée, il faut la considérer comme invalide (se reporter aux notes suivantes pour connaître les exceptions)
  • Si l'erreur est découverte le même jour à la clinique, administrer immédiatement une dose répétée complète à un autre endroit approprié
  • Si l'erreur est découverte après le jour de la clinique :
    • si la dose invalide était une première dose, administrer une dose répétée complète lorsque l'erreur est découverte
    • si la dose invalide n'était pas la première dose, attendre 8 semaines pour offrir la dose répétée (à moins que la dose administrée soit probablement très faible, auquel cas répéter immédiatement)
  • Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiquesTableau 4 Note de bas de page 1
  • Remarque :
    • si le vaccin de Moderna est utilisé comme dose supplémentaire pour une personne dont le système immunitaire est modérément à gravement affaibli (pour laquelle la dose complète de 100 microgrammes est recommandée) et que seulement 50 microgrammes ont été administrés par inadvertance, considérer que la dose est valide et ne pas répéter
    • si le vaccin de Moderna est utilisé comme dose de rappel, que la dose complète de 100 microgrammes peut être privilégiée selon le CCNI et que seulement 50 microgrammes ont été administrés par inadvertance, considérer que la dose est valide et ne pas répéter
  • Si un adolescent entre 12 et 17 ans a reçu par inadvertance une dose de 10 microgrammes, considérer que la ou les doses sont valides et ne pas répéter (même si les deux doses étaient de 10 mcg). S'il s'agissait de sa première dose, la seconde devrait être de 30 microgrammes, 8 semaines plus tard.
  • Quantité supérieure ou inférieure que le nombre autorisé de doses provenant du flacon
  • Tant que le volume correct a été pris dans chaque dose (et que la bonne quantité de diluant a été utilisée, le cas échéant), les doses sont valides.

Entreposage et manutention

  • Dose administrée après un entreposage et une manipulation inappropriés (p. ex., écart de température)
  • Contacter le fabricant pour obtenir des conseils. Vous pouvez également consulter votre autorité locale de santé publique pour obtenir des conseils
  • Si le fabricant fournit des informations suggérant que la dose doit être considérée comme invalide et si cela semble approprié d'après le jugement clinique, une dose répétée peut être administrée. Envisager de retarder la dose répétée jusqu'à 8 semaines à partir de la dose invalide.
  • Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiquesTableau 4 Note de bas de page 1
  • Dose administrée après la date d'expiration/au-delà de la date d'utilisation
  • Contacter le fabricant pour obtenir des conseils. Vous pouvez également consulter votre autorité locale de santé publique pour obtenir des conseils
  • Si le fabricant fournit des informations suggérant que la dose doit être considérée comme invalide et si cela semble approprié d'après le jugement clinique, une dose répétée peut être administrée. Envisager de retarder la dose répétée jusqu'à 8 semaines à partir de la dose invalide.
  • Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiquesTableau 4 Note de bas de page 1

Diluant (Pfizer-BioNTech seulement)

  • Type de diluant incorrect
  • Contacter le fabricant pour obtenir des conseils. Vous pouvez également consulter votre autorité locale de santé publique pour obtenir des conseils.

Si le fabricant fournit des informations suggérant que la dose est considérée comme invalide et si cela semble approprié d'après le jugement clinique, une dose répétée peut être administrée. Envisager de retarder la dose répétée jusqu'à 8 semaines à partir de la dose invalide.

  • SEULEMENT un diluant administré (c.-à-d. un chlorure de sodium à 0,9 %)
  • Informer le patient qu'aucun vaccin n'a été administré
  • Administrer la dose autorisée (diluée de façon appropriée) le plus tôt possible dans un autre site approprié.
  • Trop de diluant administré (plus de 2 ml de diluant ajoutés au flacon) (selon la dose de 0,3 ml administrée)
  • Si plus de 2 ml de diluant ont été ajoutés au flacon, considérer qu'il s'agit d'une dose invalide.
  • Si l'erreur est découverte le même jour à la clinique, administrer immédiatement une dose répétée complète à un autre endroit approprié.
  • Si l'erreur est découverte après le jour de la clinique :
    • si la dose invalide était une première dose, administrer une dose répétée complète lorsque l'erreur est découverte
    • si la dose invalide n'était pas la première dose, attendre 8 semaines pour offrir la dose répétée
  • Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiquesTableau 4 Note de bas de page 1
  • Aucun diluant ou moins que le diluant recommandé, ce qui donne une dose supérieure à la dose autorisée (selon la dose de 0,3 ml administrée)
  • Considérer que cette dose est valide
  • Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiquesTableau 4 Note de bas de page 1
Tableau 4 Note de bas de page 1

Cette note de bas de page s'applique aux personnes qui ont reçu une dose invalide, qui a été répétée avec une dose valide ou une dose trop élevée.

Si le patient a besoin d'une dose subséquente dans la série initiale (par exemple, la deuxième dose, ou la troisième dose dans le cas des personnes dont le système immunitaire est modéré à gravement affaibli), l'intervalle optimal suggéré est d'au moins 8 semaines à partir de la dernière dose valide. Informer le patient de la possibilité d'effets indésirables locaux et systémiques après la dose subséquente.

Si le patient a besoin d'une dose de rappel, attendre 6 mois à partir de la dernière dose valide de la série initiale.

Si le patient a développé une réaction locale ou systémique importante lors d'une dose antérieure, fonder la décision d'administrer les prochaines doses au cas par cas en consultation avec un allergologue, un immunologue ou un autre médecin compétent.

Tableau 4 Retour à la référence de la note de bas de page 1

Tableau 4 Note de bas de page 2

Remarque : Si aucun vaccin autorisé par Santé Canada n'a été reçu et que moins de 3 doses d'un vaccin contre la COVID-19 ont été reçues, une dose d'un vaccin à ARNm est recommandée pour ceux qui prévoient vivre, travailler ou étudier au Canada. Consulter la page COVID-19 : Recommandations pour les personnes vaccinées avec des vaccins non autorisés par Santé Canada pour ceux qui restent au Canada pour vivre, travailler ou étudier.

Tableau 4 Retour à la référence de la note de bas de page 2

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