Page 8 : Guide canadien d'immunisation : Partie 1 – Information clé sur l'immunisation

Méthodes d'administration des vaccins

Considérations générales

Pour que l’innocuité et l’efficacité des vaccins soient optimales, il est essentiel que les vaccins soient administrés de façon appropriée. Les méthodes d’administration des vaccins sont basées sur des essais cliniques qui permettent de déterminer la dose, la voie d’administration et le calendrier pour chaque vaccin. Les normes professionnelles en matière d’administration des médicaments et des vaccins, ainsi que les politiques et procédures juridictionnelles ou organisationnelles (si elles existent) orientent également les pratiques de vaccination.

Tous les vaccinateurs devraient suivre une formation axée sur les compétences liées à l’administration des vaccins avant d’offrir des vaccins au public. Il faudrait mettre en place des programmes pour suivre de près la qualité des services d’immunisation. Pour de plus amples renseignements sur les compétences en immunisation recommandées, voir le document de l’Agence de la santé publique du Canada intitulé Compétences en immunisation à l’intention des professionnels de la santé.

Ce chapitre fournit des directives générales relatives aux pratiques d’administration des vaccins qui doivent être suivies conjointement avec les instructions des fabricants données dans les feuillets et les monographies de produit, les normes de pratique professionnelle, et les politiques et procédures juridictionnelles ou organisationnelles. Les principes généraux concernant l’administration de vaccins s’appliquent également à l’administration d’agents d’immunisation passive.

Consultation avant la vaccination

Avant de procéder à la vaccination, le vaccinateur doit :

  • évaluer l’état de santé actuel du sujet vacciné;
  • fournir de l’information sur les avantages et les risques de recevoir ou de ne pas recevoir le vaccin en utilisant un contenu et un langage appropriés pour le sujet vacciné ou son tuteur. Voir le chapitre Communication efficace concernant l’immunisation de la partie 1 pour de plus amples renseignements;
  • évaluer les contre-indications et les précautions à prendre avant d’administrer un vaccin, y compris tout antécédent d’hypersensibilité immédiate ou anaphylactique potentielle à une dose antérieure du vaccin, ou à un des agents immunisants du vaccin. Voir le chapitre Contre-indications, précautions et préoccupations de la partie 2 pour de plus amples renseignements;
  • évaluer les réactions aux vaccins antérieurs;
  • discuter des effets indésirables mineurs qui surviennent fréquemment et des rares effets indésirables graves potentiels. Voir les chapitres de la partie 4 portant sur des vaccins particuliers pour de plus amples renseignements;
  • permettre au sujet vacciné ou au tuteur de poser des questions;
  • déterminer si le vacciné est en mesure de donner son consentement ou, au besoin, si son tuteur peut donner son consentement;
  • obtenir un consentement éclairé.

Une fois le consentement éclairé obtenu, le vaccinateur doit expliquer la méthode d’administration du vaccin et la posture à adopter. Le parent ou le tuteur doit tenir l’enfant dans la position recommandée par le vaccinateur. Une mauvaise position peut entraîner la perte d’une partie ou de la totalité de la dose, une injection à une profondeur inappropriée ou une blessure au sujet vacciné ou au vaccinateur. Voir la section Position pour des renseignements sur la position à adopter. Voir le Tableau 4 pour des renseignements destinés aux fournisseurs de soins de santé sur les stratégies de gestion de la douleur causée par les injections de vaccin. Le Tableau 1 est un exemple de liste de vérification à consulter avant l’administration d’un vaccin. 

Tableau 1 : Liste de vérification à consulter avant l'administration d'un vaccin
Questions de dépistage pour l'ensemble des vaccinsTableau 1 - Note de bas de page 1 Oui Non
  1. Le vaccin est-il indiqué selon les calendriers de vaccination recommandésTableau 1 - Note de bas de page 2 et les antécédents d'immunisation du sujet vacciné?
  1. Est-ce que des renseignements concernant l'administration du vaccin ainsi que les risques et les avantages liés au vaccin et au fait de ne pas recevoir le vaccin ont été donnés au sujet vacciné?
  1. Lorsque c'est une femme qui reçoit un vaccin : est-elle enceinte ou y a-t-il des chances qu'elle le soitTableau 1 - Note de bas de page 3?
  1. Le vacciné a-t-il déjà eu une réaction grave (réaction anaphylactique) après avoir reçu un vaccin ou sait-il s'il a des allergies à un des agents immunisants du vaccin ou au latex?Tableau 1 - Note de bas de page 4
  1. Le sujet vacciné ou son tuteur a-t-il eu la possibilité de poser des questions et donner son consentement?
Questions de dépistage supplémentaires dans les cas d'immunisation avec des vaccins vivants OuiTableau 1 - Note de bas de page 5 Non
  1. Le sujet vacciné est-il atteint d'une maladie immunosuppressive chronique ou aiguë ou a-t-il pris des médicaments immunosuppresseurs au cours des trois derniers mois, dont des corticostéroïdes?

    Lorsqu'un vaccin vivant est administré à un nourrisson, les facteurs suivants devraient être pris en considération :

    1. Y a-t-il des antécédents familiaux connus ou présumés d'immunodéficience congénitale ou d'infection au VIH, ou des antécédents de retard staturo-pondéral ET d'infections graves récurrentes?
    2. La mère a-t-elle pris des médicaments immunosuppresseurs au cours de la grossesse?
  1. Le sujet vacciné a-t-il reçu un autre vaccin vivant au cours des quatre dernières semaines?
  1. Le sujet vacciné a-t-il reçu une transfusion sanguine ou des produits sanguins dans la dernière année?

Administration des vaccins

Les vaccins appropriés doivent être administrés à la bonne personne, au point d’injection indiqué (le cas échéant), en utilisant la bonne dose et la bonne voie d’administration et en respectant le calendrier de vaccination afin d’optimiser l’efficacité du vaccin et de réduire les risques de réactions locales ou d’autres effets indésirables. Sur la façon de consigner l’administration des vaccins, voir le chapitre Dossiers de vaccination de la partie 1. Le Tableau 2 est un exemple de liste de vérification à consulter avant l’administration d’un vaccin. Voir le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 ainsi que les chapitres de la partie 4 qui portent sur les vaccins particuliers pour de plus amples renseignements.

Tableau 2 : Liste de vérification à consulter par le vaccinateur avant l'administration d'un vaccin
Administration des vaccins Oui Non
  1. Le vaccinateur s'est-il lavé les mains ou a-t-il utilisé un désinfectant pour les mains à base d'alcool?
  1. Les antécédents d'immunisation du patient et le calendrier de vaccination ont-ils été vérifiés pour s'assurer que le vaccin est administré en temps opportun?
  1. A-t-on choisi le bon vaccin et la date de péremption a-t-elle été vérifiée?
  1. Le vaccin a-t-il été reconstitué ou mélangé de façon appropriée au besoin?
  1. Utilise-t-on une aiguille de longueur adéquate?
  1. La dose et la méthode d'administration sont-elles correctes?
  1. L'administration des vaccins a-t-elle été correctement consignée?

Préparation vaccinale

Inspection du vaccin et mélange

Avant l’administration du vaccin, il faut vérifier son étiquette pour s’assurer qu’il s’agit du bon vaccin, et il faut s’assurer que la date de péremption du vaccin et du diluant (s’il y a lieu) n’est pas dépassée. Les vaccins et les diluants ne devraient pas être utilisés si la date de péremption est dépassée. Les flacons de vaccins devraient être inspectés avant que le vaccin soit administré pour déceler toute irrégularité, telle que particule, dommage ou contamination.

Avant d’être administré, le vaccin doit être mélangé en faisant tourner la préparation avec précaution jusqu’à ce qu’on obtienne une suspension uniforme. À moins d’indications contraires du fabricant, il ne faut pas agiter le vaccin avant de l’utiliser.

Les vaccinateurs doivent se conformer aux politiques et procédures juridictionnelles ou organisationnelles concernant la combinaison du contenu de flacons multidoses. Voir le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour de plus amples renseignements sur les flacons multidoses. 

Reconstitution du vaccin

Le vaccin devrait être reconstitué selon les lignes directrices du fabricant, en utilisant seulement le diluant fourni à cette fin par celui-ci, et en respectant les politiques et procédures juridictionnelles ou organisationnelles. Le diluant doit être injecté contre la paroi du flacon et non directement dans la poudre du vaccin pour éviter que de la mousse ne se forme ou que la protéine du vaccin ne soit dénaturée. Avant d’être administré, le vaccin reconstitué doit être mélangé en faisant tourner la préparation avec précaution jusqu’à ce qu’on obtienne une suspension uniforme, à moins d’indications contraires du fabricant. Une fois le vaccin reconstitué, il doit être administré selon le calendrier indiqué dans les renseignements sur le produit fourni par le fabricant. Voir le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour de plus amples renseignements sur la reconstitution des vaccins.

Remplissage des seringues

Les vaccinateurs doivent adopter des techniques aseptiques lorsqu’ils effectuent la reconstitution du vaccin et son aspiration dans la seringue. Avant d’aspirer le vaccin, il faut déboucher le flacon de vaccin, essuyer le bouchon avec un désinfectant adéquat (p. ex., alcool isopropylique) et attendre que le bouchon sèche.

Voir la partie Prévention et contrôle des infections pour de plus amples renseignements.

Préremplissage des seringues

Idéalement, le vaccin devrait être extrait du flacon immédiatement avant l’usage par le vaccinateur. Le préremplissage des seringues est fortement découragé en raison de la stabilité incertaine du vaccin une fois dans les seringues, des risques de contamination, du potentiel accru d’erreurs d’administration et du gaspillage. Le préremplissage des seringues peut être envisagé en milieu hospitalier si les vaccins sont manipulés et étiquetés dans la pharmacie ou lors des cliniques de vaccination afin que l’administration du vaccin à un grand nombre de personnes soit facilitée et efficace; dans ces circonstances, il faut suivre les principes suivants :

  • avant le préremplissage, il faut examiner les données sur la stabilité des produits préremplis pour une période donnée;
  • si le vaccin est prérempli et administré par différentes personnes, une entente préalable concernant la responsabilité professionnelle doit être conclue;
  • seul le nombre de doses nécessaires pour que la séance se déroule efficacement devrait être prélevé dans les seringues;
  • des étiquettes doivent être placées sur les produits préremplis pour indiquer la date limite d’utilisation du vaccin;
  • toutes les doses doivent être utilisées aussitôt que possible;
  • la chaîne du froid doit être maintenue en tout temps.

Les vaccinateurs doivent se conformer aux politiques et procédures juridictionnelles ou organisationnelles en ce qui concerne le préremplissage des seringues. Voir le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la partie 1 pour plus de renseignements. 

Choix de la seringue et de l'aiguille pour les vaccins à administration parentérale

Une aiguille et une seringue stériles et différentes doivent être utilisées pour chaque injection. Il ne faut jamais mélanger différents vaccins dans la même seringue sauf indication contraire du fabricant. Il est préférable d’utiliser des aiguilles et des seringues à conception sécuritaire, qui sont d’ailleurs prescrites par la loi dans de nombreuses régions, pour réduire les risques de blessures. Cependant, il ne faut pas transférer les vaccins des seringues préremplies du fabricant dans des seringues à conception sécuritaire, à moins que les règlements juridictionnels ou organisationnels ne l’exigent.

Choix de la seringue

Une seringue d’une capacité de 1 mL ou de 3 mL doit être utilisée selon le volume de la dose du vaccin. 

Choix de l'aiguille

Le choix de l’aiguille est important, car l’agent immunisant doit atteindre les tissus pertinents (derme, tissu sous-cutané ou muscle) pour optimiser la réponse immunitaire et réduire les risques de réaction au point d’injection. L’aiguille que l’on choisit doit être assez longue pour atteindre le point du tissu sans pour autant atteindre les os sous-jacents. L’utilisation d’aiguilles plus longues pour les injections intramusculaires (IM) de vaccins cause moins de rougeurs et d’enflure au point d’injection que l’utilisation d’aiguilles plus courtes. Lorsque les aiguilles sont trop courtes pour atteindre le muscle, le vaccin peut être injecté par mégarde dans les tissus plus superficiels (derme et tissu sous-cutané) et causer un surcroît d’inflammation, une induration ou la formation d’un granulome. Pour les injections IM, l’aiguille doit être assez longue pour atteindre le tissu musculaire sans pour autant atteindre les nerfs, les vaisseaux sanguins ou les os sous-jacents; l’aiguille doit être insérée le plus profondément possible dans le tissu musculaire. Le choix de l’aiguille appropriée devrait être basé sur la voie d’administration, l’âge et la masse musculaire du sujet vacciné, ainsi que sur la viscosité du vaccin ou de l’agent immunisant passif. Le Tableau 3 donne des directives pour le choix d’une aiguille.

Tableau 3 : Lignes directrices pour le choix de l'aiguille
Voie d'administration Calibre de l'aiguille Âge du sujet vacciné Point d'injection Longueur de l'aiguille

Voie intradermique (ID)

26-27

Tous les âges

 

1 cm

Voie sous-cutanée (SC) Angle de 45 degrés

25

Tous les âges

< 1 an : partie antérolatérale de la cuisse
≥ 1 an : région supérieure des triceps ou partie antérolatérale de la cuisse

1,6 cm
(⅝ po)

Voie intramusculaire (IM)Tableau 3 - Note de bas de page 1
Angle de 90 degrés

22-25Tableau 3 - Note de bas de page 2

Nouveau-nés
(< 28 jours) et
nourrissons prématurés

Partie antérolatérale de la cuisse

1,6 cm
(⅝ po)

Nourrissons
(1 à 12 mois)

Partie antérolatérale de la cuisse

2,2 cm-2,5 cm
(⅞ po-1 po)

Jeunes enfants
(> 12 mois à 3 ans)

Muscle deltoïde

1,6 cm–2,5 cm
(⅝ po–1 po)

Partie antérolatérale de la cuisseTableau 3 - Note de bas de page 3

2,5 cm-3,2 cm
(1 po-1¼ po)

Enfants
(> 3 ans à 12 ans)

Muscle deltoïde

1,6 cm-2,5 cm
(⅝ po–1 po)

Partie antérolatérale de la cuisse

2,5 cm-3,2 cm
(1 po-1¼ po)

Adolescents
(> 12 ans à 18 ans)

Muscle deltoïde

Voir les recommandations fondées sur le poids pour adolescents et adultes, ci-dessous.

Partie antérolatérale de la cuisse

2,5 cm-3,2 cm
(1 po-1¼ po)

Adolescents et adultes
(> 12 ans)

Muscle deltoïde

Moins de 130 lb (60 kg) :
1,6 cm–2,5 cm (⅝ po–1 po)

Homme entre 130 et 260 lb (entre 60 et 118 kg)
et femmes entre 130 et 200 lb (entre 60 et 90 kg) :
2,5 cm (1 po)

 

Hommes de plus de 260 lb (118 kg) et femmes de plus de 200 lb

Les aiguilles à filtre ne sont pas recommandées pour l’administration des vaccins, car elles peuvent filtrer les ingrédients actifs comme des adjuvants.

Voies et méthodes d'administration des vaccins, points d'injection

Vaccins à administration parentérale

Il est important de bien choisir le point d’injection pour éviter que le vaccin ne soit administré par mégarde dans un vaisseau sanguin ou qu’un nerf ne soit endommagé. Les vaccins qui contiennent des adjuvants doivent être injectés par voie IM. Si un tel vaccin est injecté par mégarde dans les tissus sous-cutanés ou intradermiques, il peut causer un surcroît d’inflammation, une induration ou la formation d’un granulome.

L’injection d’un vaccin dans une zone où la circulation lymphatique peut être réduite (p. ex., lymphœdème local, lymphangiome, dissection du ganglion axillaire, fistule artério-veineuse, amputation d’un membre supérieur) pourrait théoriquement entraîner une réponse immunitaire affaiblie en raison d’une absorption réduite du vaccin, bien qu’il n’existe pas de données à l’appui. Envisagez un autre point d’injection, dans la mesure du possible. Il n’y a pas de données probantes ou de justification théorique pour éviter l’injection dans un tatouage ou une tache de naissance superficielle.

Les agents immunisants actifs ne doivent pas être injectés dans la fesse (muscle fessier). Le muscle fessier est un point acceptable pour l’administration d’immunoglobuline lorsque de grands volumes sont administrés et que l’activation du système immunitaire n’est pas nécessaire, mais il est important de bien choisir le point d’injection dans le muscle fessier pour éviter toute blessure au nerf sciatique.

Pour de plus amples renseignements sur l’administration de vaccins par voie parentérale chez les personnes atteintes de troubles hémorragiques, voir le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la partie 3. 

Injections par voie intramusculaire

Les injections IM de vaccins sont administrées dans la partie antérolatérale de la cuisse (muscle vaste externe) chez les nouveau-nés, les nourrissons prématurés et les nourrissons de moins de 12 mois. Pour les jeunes enfants et les enfants plus âgés, le vaccin peut être administré dans le muscle deltoïde ou la partie antérolatérale de la cuisse. Le muscle deltoïde est généralement choisi dans ces groupes d’âge puisque les douleurs musculaires temporaires après la vaccination dans la partie antérolatérale de la cuisse peuvent avoir une incidence sur la marche. Le muscle deltoïde du bras est le point d’injection privilégié chez les adolescents et les adultes (à moins que la masse musculaire ne soit pas adéquate; la partie antérolatérale de la cuisse peut alors être utilisée). Il faut faire preuve de jugement clinique pour le choix de l’aiguille pour les injections IM, en tenant compte du poids, du sexe et de l’âge du sujet vacciné. Les injections IM doivent être administrées à un angle de 90 degrés. La peau doit être tendue (entre le pouce et l’index) au moment de l’administration.

Les volumes importants d’immunoglobuline à injection IM (plus de 2 mL chez les enfants ou plus de 3 à 5 mL chez les adultes, selon la masse musculaire) devraient être divisés et injectés à 2 endroits ou plus. Les préparations d’Ig humaines offertes à l’heure actuelle, à l’exception de l’Ig intraveineuse, de l’Ig antivaricelleuse-antizostérienne, de l’Ig anti-cytomégalovirus, de l’Ig antivaccinale et de l’Ig botulinique, ne doivent pas être administrées par voie intraveineuse en raison d’un risque, bien que rare, de réactions anaphylactiques. 

Injections par voie sous-cutanée

Chez les nourrissons âgés de moins de 12 mois, le point d’injection habituel par voie sous-cutanée (SC) est le tissu sous-cutané de la partie antérolatérale de la cuisse; au besoin, l’injection peut être faite dans la région supérieure des triceps du bras. Les injections SC chez les sujets âgés de 12 mois et plus sont habituellement données dans le tissu sous-cutané de la région supérieure des triceps du bras. Ces injections doivent être administrées à un angle de 45 degrés. Il peut être nécessaire de pincer la peau pour assurer l’injection dans le tissu sous-cutané.

Injections par voie intradermique

La méthode d’administration intradermique d’un vaccin est propre au produit et devrait être employée conformément à la monographie du vaccin ou du dépliant du produit. 

Injections multiples par voie parentérale

Il faut saisir toutes les occasions possibles d’immuniser. L’administration de plusieurs vaccins lors d’une même visite permet de faire en sorte que les personnes reçoivent tous les vaccins requis en fonction de leur âge et des facteurs de risque. Facteurs pratiques à considérer dans le cas d’injections multiples :

  • Lorsque l’on prélève plusieurs vaccins, il est préférable de le faire pour un seul patient.
  • Les seringues devraient être étiquetées afin de savoir quel vaccin chacune contient.
  • Le point d’injection de chaque vaccin doit être indiqué pour savoir de quel vaccin il s’agit si une réaction se produit au point d’injection.
  • Si plusieurs vaccins doivent être administrés par voie parentérale, dans la mesure du possible, utiliser différents points d’injection (différents membres). S’il est nécessaire d’administrer plusieurs injections dans le même membre, les points d’injection doivent être séparés d’au moins 2,5 cm (1 po). Dans les cas où la masse du muscle deltoïde est insuffisante, la partie antérolatérale de la cuisse peut être utilisée.
  • Les vaccins qui sont reconnus pour causer le plus de douleur au point d’injection (p. ex., PrevnarMD13; M-M-RMDII, vaccin contre le virus du papillome humain [VPH]) doivent être administrés après les autres vaccins.
  • Si un vaccin et une préparation d’Ig sont administrés en même temps (p. ex., vaccin contenant l’anatoxine tétanique et Ig antitétaniques), différents points d’injection (différents membres) devraient être utilisés.
Vaccins par voie orale

Les vaccins oraux doivent être administrés selon les directives du feuillet du produit. En général, ces vaccins doivent être administrés avant les vaccins injectables. Si une dose incomplète d’un vaccin par voie orale est administrée pour quelque raison que ce soit (p. ex., le nourrisson crache ou régurgite le vaccin), AUCUNE dose de remplacement ne devrait être administrée. Le vaccin antirotavirus peut être administré par sonde nasogastrique ou nasojéjunale. L’administration du vaccin et le rinçage de la sonde doivent se faire conformément aux protocoles locaux pour l’administration de médicaments par voie orale au moyen de sonde nasogastrique ou nasojéjunale.

Vaccin à administration intranasale

Le vaccin antigrippal vivant atténué (VVAI) est le seul vaccin au Canada qui est administré par voie intranasale. Il doit être administré par un fournisseur de soins selon les instructions du feuillet du produit. Si le sujet vacciné éternue immédiatement après avoir reçu le vaccin, il n’est pas nécessaire de répéter la dose. Si la personne est atteinte d’une importante congestion nasale pouvant empêcher le VVAI de se rendre à la muqueuse nasopharyngienne, il est possible d’administrer des vaccins inactivés ou de reporter l’administration du VVAI jusqu’à ce que la maladie soit guérie.

Voir le chapitre portant sur les constituants des agents immunisants offerts au Canada de la partie 1 pour de l’information concernant les voies d’administration des vaccins particuliers et des agents immunisants passifs homologués au Canada. 

Techniques pour atténuer la douleur causée par les injections de vaccin

Les injections de vaccin peuvent être une source de détresse pour tout le monde, peu importe l’âge, ainsi que pour les vaccinateurs. Si l’on ne s’en occupe pas, la douleur et l’anxiété associées à la vaccination peuvent entraîner plus tard des craintes face aux interventions médicales et des comportements d’évitement, notamment le non-respect des calendriers de vaccination. On estime que jusqu’à 25 % des adultes ont peur des aiguilles et que 10 % ont une phobie des aiguilles, définie comme une crainte marquée et persistante qui est excessive ou déraisonnable, causée par la présence d’aiguilles ou l’anticipation de la vaccination. Pour la majorité des gens, la peur des aiguilles s’est développée dans l’enfance. Les mesures visant à atténuer le plus possible la douleur permettraient de promouvoir la satisfaction et la confiance envers les fournisseurs de soins de santé et d’éviter de développer une peur des aiguilles.

Des données probantes démontrent qu’il existe des interventions pharmacologiques, physiques et psychologiques efficaces pour gérer la douleur durant la vaccination. Il a été démontré que le fait de combiner des stratégies atténuait la douleur.

Voir le Tableau 4 pour une liste des stratégies de gestion de la douleur associée à la vaccination en fonction du groupe d’âge. 

Tableau 4 : Stratégies de gestion de la douleur associée à la vaccination, en fonction des groupes d'âgeTableau 4 - Note de bas de page 1
Groupe d’âge Stratégies de gestion de la douleur
Tous les âges

Nourrissons et jeunes enfants
(3 ans et moins)
Tableau 4 - Note de bas de page 2

  • Instruction du parent ou du tuteur sur la gestion de la douleur avant et le jour de la vaccination
  • Anesthésiques topiques avant l'injection
  • Présence du parent ou du tuteur pendant l'injection
  • Allaitement maternel pendant l'injection du vaccin (2 ans et moins)
  • Si le nourrisson ou le jeune enfant n'est pas allaité pendant l'injection, d'autres stratégies peuvent être combinées, notamment les suivantes :
    • contact peau à peau pendant l'injection du vaccin (1 mois et moins);
    • tenir l'enfant dans ses bras pendant l'injection ou le tenir dans ses bras et le bercer ou caresser après l'injection;
    • administrer une solution au goût sucré (sucrose ou glucose) avant l'injection (2 ans et moins)Tableau 4 - Note de bas de page 3

Enfants
(3 à 12 ans)
Tableau 4 - Note de bas de page 2

  • Instruction du parent ou du tuteur sur la gestion de la douleur avant et le jour de la vaccination
  • Instruction du patient sur la gestion de la douleur le jour de la vaccinationTableau 4 - Note de bas de page 4
  • Anesthésiques topiques avant l'injection
  • Présence du parent ou du tuteur pendant l'injection (moins de 10 ans)
  • Position assise pendant l'injection

Adolescents
(12 à 17 ans)
Tableau 4 - Note de bas de page 2

  • Instruction du parent ou du tuteur sur la gestion de la douleur avant et le jour de la vaccination
  • Instruction du patient sur la gestion de la douleur le jour de la vaccinationTableau 4 - Note de bas de page 4
  • Position assise pendant l'injection

Adultes
(18 ans et plus)

Allaitement

Il faut encourager les mères à allaiter leur nourrisson avant, pendant et après la vaccination. Le fait d’allaiter au cours de la vaccination peut réduire la douleur et la détresse pour les raisons suivantes :

  • Présence d’une personne réconfortante;
  • Détournement de l’attention (succion et distraction);
  • Sensation physique du contact peau à peau avec la mère;
  • Goût sucré du lait maternel et autres substances dans le lait (p. ex., on a observé que le tryptophane [un précurseur de la mélatonine] augmentait la concentration des ß-endorphines, qui agissent comme un analgésique et sont une source de relaxation).

Les enfants de moins de 24 mois devraient être allaités avant l’administration du vaccin si la mère choisit de ne pas allaiter pendant l’injection. Des solutions de rechange à l’allaitement, comme l’alimentation au biberon de lait maternel exprimé ou de lait maternisé, devraient être envisagées si la mère choisit de ne pas allaiter ou que le bébé est normalement nourri par d’autres méthodes.

Solutions au goût sucré

Les enfants de moins de 24 mois qui ne sont pas allaités pendant la vaccination peuvent recevoir une solution au goût sucré (sucrose ou glucose) une à deux minutes avant l’injection. L’administration d’une solution au goût sucré en plus de l’allaitement avant l’injection du vaccin n’est pas recommandée. Il a été démontré que l’effet analgésique de la solution au goût sucré dure jusqu’à 10 minutes après l’administration du vaccin et peut atténuer la douleur. Une solution au goût sucré est recommandée uniquement pour la gestion des interventions médicales douloureuses; elle ne doit pas être utilisée à la maison comme mesure de confort pour le nourrisson.

Position

Une bonne position peut réduire la douleur et l’anxiété. Le contact peau à peau pendant l’injection du vaccin est recommandé pour les nourrissons de moins d’un mois qui ne sont pas allaités pendant l’injection. Les enfants de moins de 3 ans devraient être tenus dans les bras pendant l’injection du vaccin. Si elle n’est pas utilisée pendant l’injection, une stratégie où l’enfant est tenu dans les bras tout en étant bercé ou caressé est recommandée après l’injection pour les enfants de moins de 3 ans.

La position assise est recommandée pendant l’injection du vaccin pour tous les patients de 3 ans et plus. 

Anesthésiques topiques locaux

Les anesthésiques topiques locaux agissent en inhibant la production d’impulsions douloureuses et leur transmission aux terminaisons nerveuses qui se trouvent dans le derme. Ils diminuent la douleur lorsque l’aiguille pénètre la peau et réduisent le spasme musculaire sous-jacent associé à cette douleur, particulièrement dans le cas d’injections successives. Les anesthésiques topiques sont efficaces pour réduire la douleur liée à l’injection et doivent être appliqués avant l’administration du vaccin.

Rien n’indique que l’application locale d’un anesthésique topique pourrait diminuer la réponse immunitaire aux vaccins si l’anesthésique est utilisé conformément aux directives du feuillet du produit et seulement pour les âges recommandés par le fabricant. En raison des effets indésirables graves signalés à la suite d’une application excessive, les enfants doivent être gardés en observation pendant et après l’utilisation d’anesthésiques topiques, car ils courent davantage de risques que les adultes de ressentir des effets indésirables graves. Pour de plus amples renseignements, voir l’avis publié par Santé Canada intitulé Renseignements en matière d’innocuité concernant des anesthésiques topiques et des effets indésirables graves – Pour les professionnels de la santé.

Analgésiques oraux

L’administration d’analgésiques oraux (comme l’acétaminophène ou l’ibuprofène) aux enfants pour réduire la douleur avant ou pendant l’injection d’un vaccin n’est pas recommandée, car rien n’indique qu’ils présentent des avantages.

Injection sans aspiration 

L’aspiration avant l’injection du vaccin n’est pas recommandée, car il n’y a pas de gros vaisseaux sanguins aux points d’immunisation recommandés. Il a été démontré que le fait de ne pas aspirer avec la seringue préalablement à l’injection diminuait la douleur.

Ordre d’administration du vaccin

Lorsqu'une série de vaccins est administrée, le vaccin qui cause le plus de douleur au point d’injection devrait être injecté en dernier.

Techniques de réduction de l’anxiété et de prévention des évanouissements

Pour de l’information sur les techniques recommandées pour réduire l’anxiété et réduire au minimum le risque d’évanouissement, voir le chapitre Réactions précoces à la vaccination, dont l’anaphylaxie de la partie 2. 

Consultation et observation après la vaccination

Il faut indiquer aux sujets vaccinés comment procéder pour signaler et gérer les effets indésirables courants dus à la vaccination. Il n’est pas obligatoire d’utiliser un pansement adhésif pour couvrir le point d’injection, mais cela peut être utile pour éviter qu’une petite quantité de sang tache les vêtements. Pour le traitement des événements indésirables mineurs (fièvre ou douleur au point d’injection qui peut survenir après la vaccination), des analgésiques et antipyrétiques oraux (comme l’acétaminophène ou l’ibuprofène) peuvent être utilisés. Rien n’indique que les antipyrétiques préviennent les convulsions fébriles.

Les vaccinés doivent demeurer en observation pendant au moins 15 minutes après la vaccination, mais une période de 30 minutes est préférable lorsqu’on craint particulièrement une réaction possible à un vaccin. Lorsque le risque est faible, on peut demander au vacciné de ne pas trop s’éloigner du vaccinateur (p. ex., demeurer dans l’école où a lieu la clinique de vaccination), en compagnie d’une autre personne, et afin qu’il puisse revenir immédiatement s’il éprouve un malaise. Tout vaccinateur doit bien connaître les signes et les symptômes d’une réaction anaphylactique et être prêt à réagir rapidement. Voir le chapitre Réactions précoces à la vaccination, dont l’anaphylaxie de la partie 2. Pour de plus amples renseignements sur l’évanouissement, l’anxiété ou les spasmes de sanglots, voir ce même chapitre.

Il faut informer les vaccinés ou leur tuteur qu’ils doivent avertir leur fournisseur ou autre professionnel de soins de santé de problèmes suivant l’immunisation. On pourra alors les évaluer et, au besoin, remplir un rapport sur les effets secondaires suivant l’immunisation (ESSI). Pour des renseignements sur la déclaration des ESSI, voir le chapitre Innocuité des vaccins de la partie 2.

Prévention et contrôle des infections

Les vaccinateurs doivent incorporer des pratiques de base pour le contrôle des infections dans toutes les procédures d’immunisation :

  • Bien se laver les mains avant de préparer les vaccins, entre chaque sujet vacciné et lorsqu’on se salit les mains. Les désinfectants pour les mains à base d’alcool peuvent remplacer le lavage des mains avec eau et savon lorsque les mains ne semblent pas sales à première vue. Se laver les mains après avoir retiré ses gants.
  • Le port de gants durant la vaccination n’est pas systématiquement recommandé, à moins que la peau des mains du vaccinateur ne soit blessée ou que le vaccinateur n’administre le vaccin bacille de Calmette et Guérin (BCG) ou le vaccin contre la variole. Si le vaccinateur porte des gants, il doit les changer entre deux patients.
  • Avant d’aspirer le vaccin dans la seringue, il faut déboucher le flacon de vaccin, essuyer le bouchon avec un désinfectant adéquat (p. ex., alcool isopropylique) et attendre que le bouchon sèche.
  • Avant l’injection, il faut nettoyer la peau avec un agent antiseptique approprié, comme un tampon d’alcool, puis la laisser sécher.
  • Une aiguille et une seringue stériles et différentes doivent être utilisées pour chaque injection.
  • Il faut élaborer et mettre en œuvre des politiques et procédures liées à l’exposition accidentelle au sang ou aux liquides corporels, y compris aux piqûres d’aiguille, et sensibiliser les vaccinateurs à leur égard. Voir le chapitre Immunisation des travailleurs de la partie 3 pour des renseignements supplémentaires sur les vaccins recommandés pour les travailleurs de la santé.

Outre les éléments susmentionnés, les pratiques suivantes devraient être observées :

  • Garder la même aiguille pour aspirer le vaccin dans la seringue (à partir du flacon de vaccin) et administrer le vaccin, à moins que celle-ci ne soit contaminée ou endommagée;
  • Il est interdit de recapuchonner les aiguilles après utilisation;
  • Jeter immédiatement et avec précaution les seringues et les aiguilles qui ont servi dans un contenant prévu à cette fin; ne jamais les déposer sur la surface de travail;
  • Jeter les flacons de vaccin vides ou périmés en respectant les lignes directrices ou la réglementation locale en matière de gestion des déchets.

Pour plus de renseignements sur les lignes directrices concernant la prévention et le contrôle des infections, voir le document intitulé Pratiques de base et précautions additionnelles visant à prévenir la transmission des infections dans les milieux de soins.

Références choisies

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  • Immunization Action Coalition. Administering Vaccines: Dose, Route, Site, and Needle Size. [consulté en février 2017]. Accès : http://www.immunize.org/catg.d/p3085.pdf
  • Jackson LA, Peterson D, Nelson JC, et al. Vaccination Site and Risk of Local Reactions in Children 1 Through 6 Years of Age. Pediatrics 2012; 131(2):283-89.
  • Kimberlin DW, Brady MT, Jackson MA, Long SS (dir.). Red Book: 2015 Report of the Committee on Infectious Diseases. 30e éd. Elk Grove Village, IL: American Academy of Pediatrics; 2015.
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  • Agence de la santé publique du Canada. Pratiques de base et précautions additionnelles visant à prévenir la transmission des infections dans les milieux de soins. 2012. [consulté en janvier 2017]. Accès : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies-infectieuses/infections-nosocomiales-professionnelles/pratiques-base-precautions-additionnelles-visant-a-prevenir-transmission-infections-milieux-soins.html     
  • Taddio A, McMurtry CM, Shah V, et al. (HELPinKIDS&Adults Team) Reducing pain during vaccine injections: clinical practice guideline. CMAJ 2015; 187(13): 975-982.
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