Page 11 : Guide canadien d'immunisation : Partie 3 - Vaccination de populations particulières

Immunisation des travailleurs

Introduction

Les travailleurs de divers milieux peuvent être exposés à des maladies évitables par la vaccination. La vaccination contre des maladies particulières évitables par la vaccination protège le travailleur et réduit la transmission de l'infection aux autres.

Les vaccins recommandés pour les travailleurs (et les personnes qui s'apprêtent à entrer sur le marché du travail) comprennent ceux du calendrier de vaccination systématique et ceux recommandés pour les adultes considérés à risque (voir Calendriers de vaccination recommandés de la partie 1), ainsi que les vaccins recommandés en raison de risques liés à l'emploi. En outre, tous les employeurs et les employés devraient envisager l'immunisation annuelle contre la grippe pour les adultes sur le marché du travail, car elle s'est avérée efficace pour la réduction de l'absentéisme au travail attribuable aux maladies respiratoires et aux autres affections. Les antécédents médicaux d'un travailleur adulte indiqueront si ce dernier requiert des vaccins supplémentaires à ceux systématiquement recommandés. Voir les chapitres Immunisation des personnes aux prises avec une maladie chronique et Immunisation des sujets immunodéprimés de la partie 3 afin d'obtenir de plus amples renseignements au sujet des problèmes médicaux sous-jacents pouvant modifier les recommandations en matière de vaccination.

Une discussion détaillée sur les mesures de protection individuelle recommandées pour les travailleurs dépasse le cadre du Guide canadien d'immunisation.

Travailleurs de la santé

Les travailleurs de la santé (TS), notamment le personnel hospitalier, les autres membres du personnel qui travaillent ou étudient dans un hôpital (p. ex., les étudiants des disciplines de santé, les travailleurs contractuels, les bénévoles), ainsi que d'autres membres du personnel des services de santé (p. ex., le personnel des laboratoires cliniques, des maisons de soins infirmiers, des agences de soins à domiciles et des milieux communautaires) sont à risque d'exposition à des maladies transmissibles, en raison de leurs contacts avec les patients et les clients (ayant ou non reçu un diagnostic) ou leur environnement. Les TS risquent également de transmettre une maladie évitable par la vaccination non diagnostiquée à d'autres personnes. Certains établissements de soins de santé et certaines administrations veulent que la vaccination devienne une condition d'emploi des TS.

On doit évaluer l'état immunitaire, achever les séries de vaccins systématiquement recommandés et effectuer les injections de rappel des TS, le cas échéant. En outre, certains TS peuvent nécessiter des doses supplémentaires ou de rappel de vaccins systématiques ou une modification à leur calendrier de vaccination systématique. Les TS qui ne sont pas immunisés ou qui ne le sont pas complètement devraient recevoir une vaccination systématique qui convient à leur âge, ainsi que les vaccins recommandés en raison des risques particuliers liés à leur emploi. Voir Tableau 1 pour un résumé de la vaccination recommandée pour les TS.

Bacille de Calmette-Guérin

En général, les TS n'ont pas besoin de recevoir le vaccin bacille de Calmette-Guérin (BCG). Une protection personnelle appropriée, des contrôles des paramètres environnementaux, le traitement de la source, ainsi que le dépistage et la chimioprophylaxie de la tuberculose chez la personne exposée, conformément aux indications, constituent les méthodes typiques de lutte contre la tuberculose chez les TS. S'il est impossible d'appliquer un programme d'identification et de traitement précoces de l'infection tuberculeuse latente, le vaccin BCG peut être envisagé pour les TS qui peuvent être exposés de façon répétée à des sujets non traités ou non adéquatement traités, ou à des cas de tuberculose active pharmacorésistante ou au bacille de la tuberculose, lorsque des mesures de protection contre l'infection sont impossibles à appliquer. La consultation d'un spécialiste de la tuberculose ou des maladies infectieuses est recommandée. Voir Vaccin bacille de Calmette-Guérin (BCG) de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Diphtérie et tétanos

Tous les TS devraient avoir reçu la primovaccination contenant les anatoxines tétanique et diphtérique. Une dose de rappel du vaccin contenant l'anatoxine tétanique et une dose réduite d'anatoxine diphtérique (Td) est indiquée tous les 10 ans. On devrait administrer le vaccin anticoquelucheux acellulaire (dcaT) aux personnes qui n'ont pas reçu de vaccin à composant anticoquelucheux à l'âge adulte. Le vaccin dcaT peut être administré même si un vaccin Td a récemment été administré.

Hépatite B

Le vaccin contre l'hépatite B ainsi que des tests sérologiques post-immunisation effectués de un à six mois après la fin de la série vaccinale afin d'évaluer la réponse immunitaire sont recommandés chez tous les TS, en raison du fait qu'ils sont exposés, dans le cadre de leur travail, à du sang, des produits sanguins et des liquides corporels susceptibles d'être contaminés par le virus de l'hépatite B. Voir Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements sur la prise en charge des personnes ne répondant pas aux vaccins.

Grippe

La vaccination antigrippale procure des bienfaits aux TS ainsi qu'aux patients et aux clients dont ils s'occupent. La transmission de la grippe entre TS infectés et leurs patients ou clients vulnérables cause une morbidité et une mortalité considérables. Des essais contrôlés menés de façon aléatoire dans des établissements de soins gériatriques de longue durée ont démontré que la vaccination des TS est associée à des baisses importantes de la morbidité et de la mortalité chez les résidants. La vaccination antigrippale des TS qui ont des contacts directs avec les patients (c.-à-d. qui exercent des activités permettant la transmission de la grippe entre un travailleur de la santé et un patient) est une composante essentielle de la norme de soins pour la protection des patients. Les TS qui ont des contacts directs avec les patients devraient considérer qu'il est de leur responsabilité de prodiguer des soins de la plus haute qualité, ce qui comprend le fait de recevoir le vaccin antigrippal annuel. Voir Vaccin contre l'influenza de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Rougeole

On recommande que tous les TS soient immunisés contre la rougeole. Les TS qui n'ont pas les documents attestant qu'ils ont reçu deux doses du vaccin contenant le virus de la rougeole le jour de leur premier anniversaire ou après celui-ci ou qui ne possèdent pas une preuve d'immunité fournie par un laboratoire ou n'ont pas d'antécédents de rougeole confirmée en laboratoire devraient recevoir, quelle que soit leur année de naissance, deux doses du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Voir Vaccin contre la rougeole de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Méningocoque

On devrait offrir au personnel de laboratoire clinique qui manipule des échantillons de Neisseria meningitidis d'être immunisé par une dose du vaccin quadrivalent conjugué contre le méningocoque. La revaccination est généralement recommandée tous les cinq ans. On devrait en tout temps adopter de bonnes pratiques de laboratoire afin de réduire le risque d'exposition des travailleurs. En outre, une prophylaxie post-exposition devrait être offerte après la confirmation d'une exposition.

Aucune donnée ne permet de recommander la vaccination systématique des autres TS. La transmission nosocomiale de la méningococcie invasive est très rare. Une chimioprophylaxie post-exposition peut être indiquée chez les TS qui ont des contacts étroits avec des cas de méningococcie invasive. Les TS sont considérés comme des contacts étroits s'ils ont eu des contacts intensifs non protégés (sans masque) avec des patients infectés (p. ex. lors d'une intubation, d'une réanimation ou d'un examen de près de l'oropharynx). Il est recommandé que les TS utilisent diverses formes de protection pour éviter un contact direct avec les sécrétions respiratoires des patients atteints de méningococcie, jusqu'à ce que le patient ait reçu une antibiothérapie efficace pendant 24 heures. Voir Vaccin contre le méningocoque de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Oreillons

On recommande que tous les TS soient immunisés contre les oreillons. Les TS qui n'ont pas les documents attestant qu'ils ont reçu deux doses du vaccin contenant le virus des oreillons le jour de leur premier anniversaire ou après celui-ci ou qui ne possèdent pas une preuve d'immunité fournie par un laboratoire ou n'ont pas d'antécédents d'oreillons confirmés en laboratoire devraient recevoir, quelle que soit leur année de naissance, deux doses du vaccin ROR. Voir Vaccin contre les oreillons de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Coqueluche

S'ils n'ont pas déjà reçu ce vaccin à l'âge adulte, tous les TS, quel que soit leur âge, devraient recevoir une dose unique d'un vaccin contenant l'anatoxine tétanique, une dose réduite d'anatoxine diphtérique et un anticoquelucheux acellulaire à contenu antigénique réduit (dcaT) afin d'être immunisés contre la coqueluche. La dose pour adulte s'ajoute à la dose de rappel systématique administrée à l'adolescence. Les bénévoles adolescents ouvrant dans le milieu des soins de santé devraient recevoir leur vaccin dcaT de rappel systématique. Voir Vaccin contre la coqueluche de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Polio

Tous les TS qui n'ont pas reçu la primovaccination contre la poliomyélite devraient recevoir la série primaire du vaccin antipoliomyélitique inactivé.

Les TS dont le risque d'exposition à la poliomyélite est le plus grand, notamment ceux qui sont en contact étroit avec des patients qui pourraient excréter le poliovirus sauvage (p. ex. contracté lors d'un voyage à l'étranger) ou le poliovirus de souche vaccinale (p. ex. les nourrissons ayant reçu le vaccin antipoliomyélitique oral à l'étranger) et les travailleurs de laboratoire qui manipulent des échantillons pouvant contenir le poliovirus, devraient être particulièrement ciblés par la vaccination antipoliomyélitique. Les TS dont le risque d'exposition au virus de la poliomyélite est le plus grand devraient recevoir une dose de rappel unique du vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI). Les TS qui n'ont pas reçu la primovaccination devraient recevoir la primovaccination complète, puis une dose de rappel unique, 10 ans plus tard. Voir Vaccin contre la poliomyélite de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Rubéole

Il est recommandé que tous les TS soient immunisés contre la rubéole. Les TS qui n'ont pas les documents attestant qu'ils ont reçu une dose du vaccin contenant le virus de la rubéole le jour de leur premier anniversaire ou après celui-ci ou qui ne possèdent pas une preuve d'immunité fournie par un laboratoire ou n'ont pas d'antécédents de rubéole confirmée en laboratoire devraient recevoir, quelle que soit leur année de naissance, une dose du vaccin ROR. Voir Vaccin contre la rubéole de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccins des voyageurs pour les fournisseurs de soins de santé qui travaillent à l'étranger

Les fournisseurs de soins de santé qui travaillent dans des pays où le choléra est endémique ou dans des régions où l'hépatite A, la typhoïde, l'encéphalite japonaise, l'encéphalite transmise par les tiques ou la fièvre jaune sont présentes peuvent être à risque considérablement accru d'exposition et devraient être vaccinés de façon adéquate. La revaccination peut être recommandée si le risque d'exposition est continu. On recommande de consulter un expert en médecine de voyage. Voir Immunisation des voyageurs de la partie 3 ainsi que les chapitres portant sur les vaccins pertinents de la partie 4 pour obtenir de plus amples renseignements.

Varicelle

Il est recommandé que tous les TS soient immunisés contre la varicelle. Sont considérés comme étant immuns ceux qui possèdent un document attestant qu'ils ont reçu deux doses du vaccin contenant le virus de la varicelle ou une preuve d'immunité confirmée en laboratoire. Pour les TS qui sont présentement au service d'un milieu de soins de santé au Canada, ou qui l'ont déjà été, des antécédents autodéclarés de varicelle ou un diagnostic de varicelle posé par un fournisseur de soins sont considérés comme étant des corrélats d'immunité fiables, si la maladie est survenue avant l'année de la mise en œuvre du programme à une dose de vaccin (voir Vaccin contre la varicelle de la partie 4). De façon générale, les adultes de 50 ans et plus en bonne santé sont considérés comme étant immuns, même si le sujet ne se souvient pas d'avoir été atteint de la varicelle ou du zona.

Lorsqu'un travailleur de la santé a été exposé à la varicelle dans un milieu de soins de santé, le protocole post-exposition en vigueur devrait comprendre un examen de la réceptivité du sujet en fonction d'une preuve attestant une immunisation à deux doses du vaccin contre la varicelle ou d'une preuve d'immunité confirmée en laboratoire. Tout travailleur devrait être immunisé avec deux doses d'un vaccin monovalent contre la varicelle dès que l’on est incertain quant à son immunité contre la maladie. Voir Vaccin contre la varicelle de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Tableau 1 : Vaccination recommandée pour les travailleurs de la santé (TS)

Pour obtenir de plus amples renseignements, voir le texte et les chapitres de la partie 4 portant sur les vaccins pertinents.

Vaccin Recommandation(s)
Bacille de Calmette-Guérin Envisager son utilisation uniquement dans des circonstances précises où le risque est élevé
Diphtérie Tétanos
  • Tous les TS devraient être immunisés
  • Primovaccination si aucune vaccination antérieure
  • Une dose de rappel du vaccin Td tous les 10 ansTableau 1 - Note de bas de page 1
Hépatite B Si aucune preuve d'immunisationTableau 1 - Note de bas de page 2
Grippe Annuellement
Rougeole Si aucune preuve d'immunisation (voir le texte), sans égard à l'âge; 2 doses
Méningocoque
  • Pas systématiquement pour les TS
  • Vaccin quadrivalent conjugué contre le méningocoque pour les travailleurs de laboratoires cliniques qui manipulent des échantillons de N. meningitidis; 1 dose, puis 1 dose de rappel du vaccin tous les 5 ans si le risque est continu
Oreillons Si aucune preuve d'immunisation (voir le texte), sans égard à l'âge; 2 doses
Coqueluche Une dose unique du vaccin dcaT si le vaccin n'a pas déjà été reçu à l'âge adulte
Polio
  • Primovaccination si aucune vaccination antérieure; 3 doses
  • Les TS non vaccinés dont le risque d'exposition est le plus grand devraient être particulièrement ciblés par la primovaccination
  • Une dose de rappel unique pour les TS dont le risque d'exposition est le plus grand
Rubéole Si aucune preuve d'immunisation (voir le texte); 1 dose
Vaccins des voyageurs
  • Chez les TS qui prévoient travailler à l'étranger, envisager l'administration des vaccins contre l'hépatite A, le choléra, l'encéphalite japonaise, l'encéphalite transmise par les tiques, la typhoïde et la fièvre jaune, avant le départ
  • Si le risque est continu, la revaccination peut relativement à certains vaccins
Varicelle Si aucune preuve d'immunisation (voir le texte); 2 dosesTableau 1 - Note de bas de page 3

Personnel de laboratoires

Le personnel de laboratoires médicales, industriels ou de recherche qui manipule régulièrement des bactéries ou des virus provoquant une maladie évitable par la vaccination devrait être immunisé contre cette maladie. Par exemple, quiconque travaille avec le virus de la grippe devrait recevoir un vaccin antigrippal annuel. L'immunisation systématique des adultes est aussi indiquée. Voir Tableau 2 pour un résumé de la vaccination recommandée pour le personnel de laboratoires industriels ou de recherche.

Hépatite A, hépatite B

Le personnel participant aux recherches sur le virus de l'hépatite A ou de l'hépatite B ou à la production de vaccins contre l'hépatite A, l'hépatite B ou les deux et qui peut être exposé au virus de l'hépatite A ou de l'hépatite B devrait recevoir les vaccins contre l'hépatite A et l'hépatite B. Des tests sérologiques post-immunisation contre l'hépatite B devraient être effectués de un à six mois après la série vaccinale afin d'évaluer la réponse immunitaire. Voir les chapitres Vaccin contre l'hépatite A et Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour les renseignements posologiques et plus de précision.

Méningocoque

On devrait offrir au personnel de laboratoires industriels et de recherche qui manipule des échantillons de Neisseria meningitidis d'être immunisé par une dose du vaccin quadrivalent conjugué contre le méningocoque. La revaccination est généralement recommandée tous les cinq ans. On devrait en tout temps adopter de bonnes pratiques de laboratoire afin de réduire le risque d'exposition du personnel de laboratoire. En outre, une prophylaxie post-exposition devrait être offerte après la confirmation d'une exposition. Voir Vaccin contre le méningocoque de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Polio

Le personnel de laboratoire qui manipule des échantillons pouvant contenir le poliovirus devrait être particulièrement ciblé par la vaccination antipoliomyélitique. Le personnel de laboratoire dont le risque d'exposition au poliovirus est le plus grand et qui a déjà reçu une primovaccination contre la poliomyélite devrait recevoir une dose de rappel unique du vaccin antipoliomyélitique inactivé. Les travailleurs qui n'ont pas reçu la primovaccination devraient recevoir la primovaccination complète, puis une dose de rappel unique, 10 ans plus tard. Voir Vaccin contre la poliomyélite de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Rage

Il y a lieu d'offrir une vaccination antirabique préexposition aux sujets courant un risque élevé d'exposition professionnelle à un animal potentiellement enragé ou au virus de la rage. Parmi ces personnes figurent les vétérinaires, le personnel vétérinaire, les agents de contrôle des animaux domestiques et les agents de protection de la faune ainsi que les travailleurs en laboratoire exposés au virus de la rage. Le personnel dont le risque d'exposition à la rage est continu et élevé doit se soumettre à des tests sérologiques périodiques à la suite de la primovaccination afin de s'assurer de la persistance des anticorps circulants. Le personnel à risque continu d'exposition (p. ex., les personnes qui travaillent sur le virus de la rage dans un laboratoire de recherche ou à la production du vaccin du virus de la rage) doit passer un test sérologique tous les six mois. Le personnel dont le risque d'exposition est fréquent (p. ex., le personnel de laboratoires de diagnostic de la rage) doit passer un test sérologique tous les deux ans. On recommande une dose de rappel du vaccin contre la rage si le taux d'anticorps tombe sous la concentration acceptable. Voir Vaccin contre la rage de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Encéphalite japonaise

Le personnel de laboratoire qui travaille avec le virus de l'encéphalite japonaise devrait recevoir le vaccin contre l'encéphalite japonaise. Le personnel de laboratoire à risque continu de contracter le virus de l'encéphalite japonaise devrait recevoir une dose de rappel, 12 mois après la primovaccination. Il n'existe pas de données sur la nécessité de doses de rappel supplémentaires. Voir Vaccin contre l'encéphalite japonaise de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Fièvre jaune

Le personnel de laboratoire qui travaille avec le virus de la fièvre jaune devrait recevoir le vaccin contre la fièvre jaune. La revaccination aux 10 ans est recommandée si le risque d'exposition est continu. Voir Vaccin contre la fièvre jaune de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Typhoïde

Le vaccin contre la typhoïde est recommandé chez le personnel de laboratoire qui travaille régulièrement avec des échantillons de S. typhi. La revaccination aux intervalles propres à ce vaccin est recommandée si le risque d'exposition est continu. Les techniciens qui travaillent dans des laboratoires de microbiologie effectuant des tests courants n'ont pas besoin d'être vaccinés. Voir Vaccin contre la typhoïde de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Variole

Le vaccin contre la variole peut être indiqué chez certains travailleurs à risque élevé d'exposition, comme le personnel de laboratoire qui manipule le virus de la vaccine ou d'autres virus du genre orthopoxvirose, notamment des produits recombinants du virus de la vaccine dans les établissements de recherche ou de référence spécialisés. Voir Vaccin contre la variole de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Tableau 2 : Vaccination recommandée pour le personnel de laboratoires industriels et de recherche*

Pour obtenir de plus amples renseignements, voir le texte et les chapitres de la partie 4 portant sur les vaccins pertinents.

Vaccin Recommandations
Hépatite A Recommandé si la personne participe à des recherches sur le virus de l'hépatite A ou à la production de vaccins contre l'hépatite A
Hépatite B Recommandé si la personne participe à des recherches sur le virus de l'hépatite B ou à la production de vaccins contre l'hépatite B
Grippe Encouragé annuellement
Encéphalite japonaise
  • Recommandé si la personne travaille avec le virus de l'encéphalite japonaise
  • Dose de rappel recommandée, 12 mois après la primovaccination, si le risque est continu
Méningocoque Le vaccin quadrivalent conjugué contre le méningocoque recommandé si la personne manipule des échantillons de N. meningitidis; 1 dose, puis 1 dose de rappel du vaccin tous les cinq ans si le risque est continu
Polio
  • Recommandé; primovaccination si aucune vaccination antérieure; 3 doses
  • Le personnel de laboratoire non vacciné dont le risque d'exposition est le plus grand devrait être particulièrement ciblé par la primovaccination
  • Une dose de rappel unique est recommandée pour le personnel de laboratoire dont le risque d'exposition est le plus grand
Rage Recommandé si la personne manipule le virus de la rageTablea 2 - Note de bas de page 1,Tableau 2 - Note de bas de page 2
Variole On peut l'envisager si la personne manipule le virus de la vaccine ou d'autres virus du genre orthopoxvirose, notamment des produits recombinants du virus de la vaccine
Typhoïde
  • Recommandé si la personne travaille avec des échantillons de S. typhi
  • Revaccination recommandée si le risque est continu. L'intervalle de revaccination est propre au vaccin
Fièvre jaune
  • Recommandé si la personne travaille avec le virus de la fièvre jaune
  • Dose de rappel recommandée tous les 10 ans si le risque est continu

Travailleurs des services à l'enfance et des établissements d'enseignement

Les travailleurs des services à l'enfance et ceux des établissements d'enseignement sont à risque d'exposition à des maladies transmissibles, comme la varicelle, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la grippe et la coqueluche, en raison de leurs contacts avec des jeunes. Les travailleurs des services à l'enfance peuvent aussi transmettre des maladies transmissibles (comme la grippe ou la coqueluche) à de jeunes enfants. Ces travailleurs devraient donc recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés pour les adultes.

Hépatite A

Le vaccin contre l'hépatite A est recommandé pour la prophylaxie post-exposition des travailleurs si l'hépatite A se déclare dans une garderie ou une maternelle. Voir Vaccin contre l'hépatite A de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Hépatite B

Les travailleurs d'un service à l'enfance où un enfant ou un travailleur est atteint d'hépatite B aiguë ou est porteur de l'hépatite B devraient recevoir le vaccin contre l'hépatite B et subir un test sérologique post-immunisation, de un à six mois après la fin de la série vaccinale. Comme les enfants atteints d'hépatite B ne manifestent habituellement aucun symptôme et qu'on ignore généralement si les enfants fréquentant un service à l'enfance sont atteints d'hépatite B, on doit envisager la vaccination de tous les travailleurs des services à l'enfance. Voir Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Grippe

On recommande la vaccination antigrippale annuelle pour les personnes qui fournissent des services réguliers à des enfants âgés de moins de 60 mois (à domicile ou à l'extérieur de celui-ci), car ces travailleurs peuvent transmettre la grippe aux jeunes enfants qui sont à risque élevé de complications liées à la grippe. On encourage la vaccination antigrippale pour tous les autres adultes. Voir Vaccin contre l'influenza de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Rougeole, oreillons et rubéole

Une dose du vaccin ROR est recommandée chez les adultes susceptibles de contracter la rougeole ou les oreillons, ou les deux, qui sont nés en 1970 ou après; les adultes nés avant 1970 peuvent être considérés comme étant immunisés. On recommande une dose du vaccin ROR chez les adultes susceptibles de contracter la rubéole. Les personnes non immunisées qui travaillent auprès d'enfants (p. ex., les travailleurs des services à l'enfance et les enseignants) et les femmes en âge de procréer qui ne sont ni immunisées ni enceintes et qui travaillent dans des établissements d'enseignement doivent être les premières à recevoir un vaccin contre la rubéole. Voir Vaccin contre la rougeole, Vaccin contre les oreillons et Vaccin contre la rubéole de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Méningocoque

Les membres du personnel (sans égard à leur état immunitaire) qui sont en contact avec un cas de méningococcie invasive dans un établissement de services à l'enfance ou une maternelle devraient recevoir une chimioprophylaxie, et si le sérogroupe identifié est évitable par vaccination on devrait envisager une immunoprophylaxie par un vaccin conjugué contre le méningocoque approprié. Voir Vaccin contre le méningocoque de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Coqueluche

Tous les travailleurs des services à l'enfance et les enseignants (sans égard à leur âge) qui n'ont pas déjà reçu le vaccin dcaT au cours de leur vie d'adulte devraient en recevoir une dose unique pour les protéger contre la coqueluche. Les bénévoles adolescents ouvrant dans les services à l'enfance devraient recevoir leur dose de rappel systématique du vaccin dcaT. Voir Vaccin contre la coqueluche de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Varicelle

Les éclosions de varicelle peuvent se déclarer dans les établissements de services à l'enfance et les établissements d'enseignement où des enfants ne sont pas immunisés. Les travailleurs des services à l'enfance et les enseignants qui travaillent auprès de jeunes enfants et qui sont susceptibles de contracter la varicelle devraient recevoir deux doses du vaccin monovalent contre la varicelle. Voir Vaccin contre la varicelle de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Tableau 3 : Vaccination recommandée pour les travailleurs des services à l'enfance et des établissements d'enseignement

Pour obtenir de plus amples renseignements, voir le texte et les chapitres de la partie 4 portant sur les vaccins pertinents.

Vaccin Recommandations Commentaires
Hépatite A Pour la prophylaxie post-exposition des travailleurs si l'hépatite A se déclare dans une garderie ou une maternelle Voir Vaccin contre l'hépatite A de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements sur la prise en charge post-exposition
Hépatite B Pour les travailleurs des établissements où se trouve un enfant ou un travailleur infecté par le virus de l'hépatite B aigu ou qui est porteur de l'hépatite B On recommande des tests sérologiques post-immunisation de 1 à 6 mois après la primovaccination
Grippe
  • Annuellement aux personnes qui s'occupent régulièrement d'enfants âgés de moins de 60 mois
  • On encourage de l'administrer annuellement à tous
Rougeole Oreillons
  • Chez les adultes susceptibles de contracter la maladie, nés en 1970 ou après; 1 dose
  • Adultes nés avant 1970 : considérés comme immunisés
Méningocoque Recommandé en prophylaxie post-exposition chez les travailleurs si la souche de la maladie évitable par la vaccination se déclare dans une garderie ou une maternelle Voir Vaccin contre le méningocoque de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements sur la prise en charge post-exposition
Coqueluche Une dose unique du vaccin dcaT si le vaccin n'a pas déjà été reçu à l'âge adulte
Rubéole Chez les personnes susceptibles de contracter la maladie; 1 dose
Varicelle Chez les travailleurs des services à l'enfance et les enseignants de jeunes enfants, susceptibles de contracter la maladie; 2 doses

Travailleurs exposés, dans le cadre de leur travail, à des animaux ou à des matières animales

Les travailleurs exposés, dans le cadre de leur travail, à des animaux ou à des matières animales infectés (p. ex., les vétérinaires et leur personnel, les travailleurs du contrôle des animaux, le personnel de la protection de la faune, les gardiens de zoo, les chercheurs, le personnel de laboratoire) peuvent être à risque accru d'exposition à des maladies qui peuvent se transmettre des animaux aux humains, comme l'hépatite A et la rage. Ces travailleurs devraient donc recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés pour les adultes.

Hépatite A

Les gardiens de zoo, les vétérinaires et les chercheurs en contact avec des primates non humains devraient recevoir deux doses du vaccin contre l'hépatite A. Voir Vaccin contre l'hépatite A de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Grippe

On recommande la vaccination antigrippale saisonnière annuelle chez les personnes qui sont en contact direct, durant les activités d'abattage, avec de la volaille infectée par le virus de la grippe aviaire. Cette recommandation a pour but de réduire le potentiel de croisement des souches humaines et aviaires de la grippe qui peut se produire si des travailleurs sont coinfectés par les grippes saisonnière et aviaire. La vaccination antigrippale des ouvriers des élevages avicoles et porcins est actuellement à l'étude par le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). On encourage la vaccination antigrippale pour tous les adultes. Voir Vaccin contre l'influenza de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Rage

La vaccination préexposition contre la rage devrait être offerte aux travailleurs comme les vétérinaires et leur personnel, les travailleurs du contrôle des animaux et le personnel de la protection de la faune, qui sont à risque élevé d'exposition, dans le cadre de leur travail, à des animaux potentiellement atteints de la rage ou au virus de la rage. Certains travailleurs dont le risque d'exposition à la rage est continu et élevé doivent se soumettre à des tests sérologiques périodiques à la suite de la primovaccination afin de s'assurer de la persistance des anticorps circulants. Les travailleurs qui sont à risque fréquent d'exposition (les vétérinaires et leur personnel, les travailleurs du contrôle des animaux et le personnel de la protection de la faune dans des régions où la rage est enzootique) devraient se soumettre à des tests sérologiques tous les deux ans. Une dose de rappel du vaccin contre la rage devrait être administrée si le taux d'anticorps tombe sous la concentration acceptable. Il n'est pas nécessaire que les travailleurs dont le risque d'exposition à des animaux potentiellement atteints de la rage ou dont le risque provient d'une source reconnue (comme les vétérinaires et leur personnel, les étudiants en médecine vétérinaire et les agents de contrôle des animaux qui travaillent avec des animaux terrestres chez qui la rage est rare) se soumettent à des tests sérologiques périodiques. Voir Vaccin contre la rage de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Tétanos

La vaccination systématique contre le tétanos des personnes qui manipulent des animaux et qui peuvent être à risque de contracter la maladie, en raison d'une morsure ou à d'autres plaies punctiformes, devrait être à jour.

Travailleurs humanitaires et personnes travaillant auprès des demandeurs d'asile à l'étranger

Les travailleurs humanitaires qui sont à risque d'exposition à des maladies évitables par la vaccination, comme le choléra, la diphtérie, l'hépatite A, la poliomyélite, la tuberculose, la fièvre jaune, l'encéphalite transmissible par les tiques, l'encéphalite japonaise et la typhoïde, lorsqu'ils travaillent dans une région où de telles maladies sont endémiques. Par conséquent, ils pourraient tirer avantage d'une vaccination. La vaccination systématique pour adultes de ces travailleurs devrait être à jour avant leur départ. Voir Immunisation des voyageurs de la partie 3 et les chapitres portant sur les vaccins pertinents de la partie 4 pour obtenir de plus amples renseignements.

Polio

Les travailleurs humanitaires en poste dans des camps de réfugiés situés dans des régions où la présence du poliovirus est connue ou soupçonnée ou qui sont en contact étroit avec des personnes pouvant excréter le poliovirus devraient être particulièrement ciblés par la vaccination antipoliomyélitique. Les travailleurs humanitaires dont le risque d'exposition au poliovirus est le plus grand et qui ont déjà reçu une primovaccination contre la poliomyélite devraient recevoir une dose de rappel unique du vaccin antipoliomyélitique inactivé. Les travailleurs qui n'ont pas reçu la primovaccination devraient recevoir la primovaccination complète, puis une dose de rappel unique, 10 ans plus tard. Voir Vaccin contre la poliomyélite de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccins des voyageurs pour les travailleurs humanitaires et les personnes travaillant auprès des demandeurs d'asile à l'étranger

Les travailleurs humanitaires et les personnes travaillant auprès des demandeurs d'asile à l'étranger en poste dans des pays où le choléra est endémique ou dans des régions où l'hépatite A, la typhoïde, l'encéphalite japonaise, l'encéphalite transmise par les tiques ou la fièvre jaune sont présentes peuvent être à risque considérablement accru d'exposition et peuvent tirer profit des bienfaits de la vaccination. La revaccination peut être recommandée si le risque d'exposition est continu. On recommande de consulter un expert en médecine de voyage.

Personnes travaillant auprès des réfugiés au Canada

Les personnes qui prévoient travailler auprès des réfugiés au Canada devraient mettre à jour leurs vaccinations systématiques pour les adultes. En outre, avant qu'un travailleur commence à travailler auprès des réfugiés, on doit évaluer son risque d'exposition à la poliomyélite.

Polio

Les personnes qui travaillaient auprès des réfugiés au Canada devraient être particulièrement ciblées par la vaccination antipoliomyélitique, car elles peuvent entrer en contact étroit avec des réfugiés qui excrètent le poliovirus. Les travailleurs dont le risque d'exposition au poliovirus est le plus grand et qui ont déjà reçu une primovaccination contre la poliomyélite devraient recevoir une dose de rappel unique du vaccin antipoliomyélitique inactivé. Les travailleurs qui n'ont pas reçu la primovaccination devraient recevoir la primovaccination complète, puis une dose de rappel unique, 10 ans plus tard. Voir Vaccin contre la poliomyélite de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Travailleurs des services d'urgence

Les travailleurs des services d'urgence comprennent les policiers, les pompiers et tout autre intervenant de première ligne qui peut devoir répondre à des urgences. Le personnel paramédical et les ambulanciers font partie des TS; il faut donc consulter ce chapitre, en ce qui les concerne. Pour ce qui est des autres travailleurs des services d'urgence, leurs vaccinations systématiques pour les adultes devraient être à jour et les vaccinations contre l'hépatite B et contre la grippe sont recommandées.

Hépatite B

On recommande la vaccination pré-exposition contre l'hépatite B et des tests sérologiques post-vaccination, de un à six moins après la série vaccinale, chez les travailleurs des services d'urgence. Ces travailleurs peuvent être à risque accru d'exposition à du sang et d'exposition potentielle au virus de l'hépatite B, mais aucune donnée ne quantifie ce risque. Voir Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Grippe

On recommande la vaccination antigrippale annuelle des travailleurs des services d'urgence car ces personnes fournissent des services communautaires essentiels. Voir Vaccin contre l'influenza de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Personnel des établissements pour personnes ayant des troubles du développement et des établissements correctionnels

Le personnel des établissements pour personnes ayant des troubles du développement et des établissements correctionnels devrait recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés pour les adultes, notamment le vaccin antigrippal. On recommande en outre le vaccin contre l'hépatite B.

Hépatite B

On recommande la vaccination pré-exposition contre l'hépatite B et les tests sérologiques post-vaccination, de un à six mois après la fin de la série vaccinale, pour le personnel des établissements pour personnes ayant des troubles du développement et des établissements correctionnels, car ces travailleurs sont à risque accru d'exposition à l'hépatite B par les morsures ou les lésions pénétrantes ou l'exposition à du sang ou à des produits sanguins. Voir Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Travailleurs qui offrent des services dans des milieux fermés

Les travailleurs qui offrent des services dans des milieux fermés (p. ex., l'équipage d'un navire) devraient recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés pour les adultes, notamment le vaccin antigrippal annuel.

Grippe

On recommande la vaccination antigrippale annuelle pour les travailleurs qui offrent des services à des personnes qui sont à risque élevé de complications liées à la grippe dans des milieux fermés ou relativement fermés, car ces travailleurs peuvent transmettre la grippe à ces personnes à risque élevé. Voir Vaccin contre l'influenza de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Travailleurs qui fournissent des services communautaires essentiels

Les travailleurs qui fournissent des services communautaires essentiels devraient recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés pour les adultes, notamment le vaccin antigrippal annuel.

Grippe

On recommande la vaccination antigrippale annuelle des travailleurs qui fournissent des services communautaires essentiels afin de réduire au minimum la perturbation des activités courantes durant les épidémies saisonnières de grippe. Voir Vaccin contre l'influenza de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Personnel des refuges pour sans-abri

Le personnel des refuges pour sans-abri devrait recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés pour les adultes. On recommande en outre le vaccin contre l'hépatite B chez les travailleurs qui sont à risque d'exposition à du sang ou à des liquides corporels.

Hépatite B

On recommande la vaccination préexposition contre l'hépatite B et des tests sérologiques post-vaccination, de un à six moins après la série vaccinale, chez les travailleurs qui sont à risque d'exposition à du sang ou à des liquides corporels. Voir Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Personnel militaire

Lors de leur enrôlement dans les Forces canadiennes, on passe en revue les antécédents médicaux et les dossiers d'immunisation des recrues, puis on leur offre la vaccination, le cas échéant, durant leur entraînement, afin de les immuniser ou de renforcer leur immunité contre le tétanos, la diphtérie, la rougeole, les oreillons, la poliomyélite, la coqueluche, la varicelle, la grippe, la méningococcie, l'hépatite A et l'hépatite B. L'état immunitaire des membres du personnel militaire est passé en revue tout au long de leur carrière et on leur offre toute dose de rappel ainsi que tous vaccins additionnels nécessaires en vue de les protéger contre des risques associés aux occupations militaires, aux choix du mode de vie, aux projets de voyage et aux déploiements.

Les normes de vaccination des Forces canadiennes reposent sur le Guide canadien d'immunisation, les déclarations du Comité consultatif national de l'immunisation et les déclarations pertinentes du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages, qui servent de documents directeurs, relativement à l'utilisation d'agents immunisants. La Direction - Protection de la santé des forces, située au quartier général de la Défense nationale, à Ottawa, adapte ces lignes directrices nationales, produit des avis sur l'utilisation de vaccins précis dans les Forces canadiennes et émet des recommandations sur les exigences en matière de vaccination pour la protection de la santé à des endroits particuliers de déploiement.

Références choisies

  • Centers for Disease Control and Prevention. Immunization of Health-Care Personnel: Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP). MMWR Recomm Rep 2011;60(RR-7):1-45.
  • Stewart AM. Mandatory vaccination of health care workers. N Engl J Med. 19 nov. 2009;361(21):2015-7.
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