Contre-indications et précautions : Guide canadien d'immunisation

À l'intention des professionnels de la santé

Avis

Dernière révision complète du chapitre (voir le Tableau des mises à jour) : novembre 2021

Ce chapitre a été entièrement passé en revue avec plusieurs révisions qui incluent les éléments suivants :

  • Le contenu sur la façon de répondre aux préoccupations concernant la vaccination a été supprimé de ce chapitre. Voir le chapitre « Communication efficace concernant l'immunisation » de la Partie 1 pour obtenir ces renseignements.
  • Le chapitre « Hypersensibilité anaphylactique aux œufs et aux antigènes de l'œuf » a été supprimé du guide et son contenu a été inclus dans cette révision du chapitre « Contre-indications et précautions » de la Section « Allergies».
  • Lors de l'administration d'un vaccin parentéral à des personnes atteintes d'un trouble hémorragique ou sous anticoagulants, veuillez utiliser une aiguille de calibre 23 ou moins; appliquer une pression ferme sur le site d'injection pendant au moins deux minutes. Les recommandations précédentes préconisaient d'appliquer une pression sur le site d'injection pendant cinq à dix minutes.
  • Pour les personnes ayant des antécédents de maladie du thymus avec une fonction immunitaire anormale (p. ex., thymome, thymectomie, myasthénie grave), le vaccin contre la fièvre jaune (VFJ) est contre-indiqué en raison d'un risque accru de maladie viscérotrope. Les directives précédentes indiquaient que le VFJ était « généralement non recommandé ».

Introduction

Il faut parfois renoncer à la vaccination ou la reporter en raison de contre-indications ou par mesure de précaution. À d'autres occasions, les gens ont des inquiétudes qui les font hésiter ou refuser de se faire vacciner. Il est important que les fournisseurs de vaccins cernent correctement les contre-indications, les distinguent des précautions et demandent l'avis d'un expert si nécessaire.

Contre-indications et précautions

Une contre-indication est une situation dans laquelle un produit pharmaceutique tel qu'un vaccin ne devrait pas être utilisé, car les risques l'emportent sur les avantages thérapeutiques potentiels.

Une précaution est une mesure prise lorsqu'un état ou une maladie peut accroître le risque de réactions indésirables suivant la vaccination ou peut empêcher le vaccin d'induire l'immunité. De façon générale, l'administration d'un vaccin est reportée lorsqu'un état ou une affection justifie la prise de précautions. Il existe toutefois des cas où les avantages liés à l'administration du vaccin l'emportent sur les risques potentiels, ou encore des cas où l'immunogénicité réduite d'un vaccin procure malgré tout des avantages importants à un sujet immunodéprimé.

Les contre-indications et les précautions sont déterminées par les expériences de vaccination passées d'une personne, ses allergies connues, son état de santé actuel (p. ex., : maladie aiguë, statut immunodéprimé, maladie chronique, grossesse et allaitement) et la présence de contacts étroits qui pourraient être touchés par l'utilisation de vaccins vivants atténués.

Certaines précautions et contre-indications dépendent du type de vaccin, c'est-à-dire un vaccin vivant atténué ou non vivant. Pour obtenir des renseignements sur les types de vaccins, veuillez consulter la Section Contenu des agents immunisants autorisé au Canada de la Partie 1. Pour connaître l'ensemble des contre-indications et des précautions à prendre concernant les différents vaccins, veuillez consulter le chapitre propre aux vaccins de la Partie 4, le feuillet du produit ou l'information contenue dans la monographie de produit du vaccin accessible par la Base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada.

Les fournisseurs de vaccins devraient questionner leurs clients sur leurs expériences de vaccination passées, leurs allergies connues, leur état de santé actuel et tout état chronique afin de déterminer les contre-indications et précautions à prendre avant l'administration de chaque dose du vaccin. Les listes de contrôle et les questions de dépistage de routine sont utiles et peuvent être consultées dans le chapitre Méthodes d'administration des vaccins de la Partie 1.

Voici une discussion générale sur les principales catégories d'évènements ou de maladies ou d'états sous-jacents qui peuvent entraîner une contre-indication et/ou une précaution à prendre avant la vaccination. Le Tableau 1 présente un résumé des contre-indications et des précautions associées aux affections pouvant être présentes chez les candidats-vaccins.

Contre-indications et précautions associées à des affections particulières

Maladie aiguë

Maladie aiguë modérée à sévère

Les risques et avantages de la vaccination d'une personne sévèrement malade doivent être évalués. Les avantages de la protection dans des cas d'exposition à haut risque ou lorsque la fenêtre opportune est courte (c.-à-d., lorsqu'un voyage ou l'utilisation de médicaments immunosuppresseurs est imminent) doivent être évalués en regard des risques qu'un événement indésirable (ÉI) lié au vaccin puisse compliquer la prise en charge de l'état d'une personne. Il peut arriver que la survenue d'ÉI systémiques complique la prise en charge médicale d'une maladie aiguë ou que des évènements associés à la maladie aiguë soient considérés par erreur comme des ÉI liés au vaccin. L'opinion d'experts est recommandée dans cette situation.

Les situations présentant des contre-indications ou des précautions particulières sont les suivantes :

  • Gastro-entérite
    • Reporter les vaccins oraux contre la typhoïde, le choléra et la diarrhée du voyageur jusqu'à ce que la maladie ait disparu.
    • Reporter le vaccin antirotavirus jusqu'à l'amélioration de l'affection, à moins que le report n'implique de planifier la première dose au-delà de l'âge recommandé.
  • Maladie oculaire inflammatoire traitée par des stéroïdes
    • S'il ne s'agit pas d'une situation d'éclosion, reporter le vaccin antivariolique de première génération, jusqu'à ce que l'affection se résorbe ou que le traitement aux stéroïdes soit terminé.
  • Rougeole
    • Retarder de six semaines le vaccin contenant la varicelle (un report minimum de quatre semaines peut être appliqué si nécessaire).
  • Respiration sifflante qui a nécessité une intervention médicale au cours des sept jours précédant la vaccination
    • Le vaccin vivant atténué contre l'influenza (VVAI) est contre-indiqué.
  • Tuberculose, active, non traitée
    • La tuberculose peut être exacerbée par l'infection naturelle par la rougeole. Bien qu'il n'y ait aucune donnée probante confirmant que les vaccins contenant la rougeole ou la varicelle aient un tel effet, les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO), la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV), la varicelle, ainsi que le vaccin à virus vivant contre le zona (VVVCZ) sont contre-indiqués par mesure de précaution.

Affection aiguë bénigne

Les affections bénignes, avec ou sans fièvre (p. ex., infection des voies respiratoires supérieures, otite moyenne) n'augmentent pas le risque d'ÉI après la vaccination et n'interfèrent pas avec la réponse aux vaccins. Il n'y a pas de contre-indications ou de précautions associées et celles-ci ne doivent pas être utilisées comme une raison pour refuser ou retarder la vaccination.
La seule exception est la présence d'une congestion nasale qui pourrait empêcher l'administration du VVAI à la muqueuse nasopharyngée. Dans ce cas, un vaccin antigrippal non vivant peut être proposé.

Évènements indésirables (ÉI) suivant la vaccination précédente

De nombreux ÉI apparaissant après l'administration de vaccins peuvent soulever des préoccupations concernant une vaccination ultérieure.

Réaction anaphylactique à un vaccin ou à l'un des composants d'un vaccin

Un vaccin est contre-indiqué chez une personne ayant des antécédents documentés d'anaphylaxie confirmée après l'administration antérieure du même vaccin. En cas d'incertitude sur le diagnostic de l'anaphylaxie ou sur le vaccin ou le composant du vaccin qui a pu la déclencher, il est recommandé de consulter un expert.

Convulsions fébriles après la vaccination

Il n'y a pas de contre-indications ou de précautions associées à des antécédents de convulsions fébriles après une vaccination antérieure. Le risque de contracter des troubles convulsifs n'est pas plus élevé chez les enfants ayant des antécédents de convulsions fébriles.

Apparition du syndrome de Guillain-Barré (SGB) dans les six semaines suivant la vaccination

Des cas de SGB ont été signalés à la suite d'une vaccination mais les données probantes ne permettent d'établir un lien de causalité que pour deux vaccins : les vaccins contre la grippe et les vaccins contenant l'anatoxine tétanique. Pour le vaccin antigrippal, les données probantes semblent indiquer que le risque absolu de présenter un SGB durant la période qui suit la vaccination contre la grippe saisonnière ou contre la grippe A(H1N1)pdm09 est d'environ un cas de plus pour un million de doses de vaccins. Toutefois, le risque est plus élevé après une infection par la grippe de type sauvage, avec environ 17 cas de SGB par million de consultations médicales codées pour la grippe (mesure indirecte de l'infection par la grippe). Par conséquent, il faut soupeser le risque de SGB associé à la vaccination antigrippale et le risque de SGB associé à l'infection grippale elle-même.

Les données probantes sur l' association causale entre les vaccins contenant de l'anatoxine tétanique et le SGB reposent sur une seule personne qui a contracté un SGB après chacune des trois doses d'anatoxine tétanique administrées à plusieurs années d'intervalle. Il n'existe pas d'études épidémiologiques de confirmation et, tout au plus, il s'agit d'un évènement très rare.

Par mesure de précaution, il est recommandé que les personnes qui contractent un SGB dans les six semaines suivant l'administration d'un vaccin contre le tétanos ou la grippe ne reçoivent pas d'autres doses de ce vaccin particulier. Si le sujet a été infecté à Campylobacter (cette infection a été associée au SGB) et a été vacciné au cours des six semaines précédant l'apparition du SGB, il est conseillé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses. Les sujets qui développent le SGB en dehors d'un intervalle de six semaines peuvent recevoir les doses subséquentes du vaccin.

Épisode hypotonique-hyporéactif (EHH) suivant la vaccination

L'EHH est l'apparition soudaine d'une hypotonie, d'une hyporéactivité et d'une pâleur ou d'une cyanose qui peuvent suivre une vaccination au cours des deux premières années de vie. On pense qu'il s'agit d'une réponse à la douleur. Il n'y a pas de contre-indications ou de précautions associées à des antécédents d'EHH. Certaines données indiquent qu'il n'y a aucune conséquence défavorable associée à ces évènements. Le risque de récidive lors de vaccinations ultérieures est faible (< 5 %).

Pleurs persistants après la vaccination

Il n'y a pas de contre-indications ou de précautions associées à des antécédents de pleurs persistants après la vaccination. Ces réactions, qui peuvent être accompagnées d'un cri aigu inhabituel, sont probablement des réponses à la douleur au site d'injection chez les nourrissons. Il n'y a pas de séquelles associées. Pour de plus amples informations s sur les techniques recommandées pour diminuer la douleur au site d'injection, veuillez consulter le chapitre Méthodes d'administration des vaccins de la Partie 1.

Syndrome oculo-respiratoire (SOR)

Le SOR est défini comme une conjonctivite bilatérale accompagnée d'un ou plusieurs symptômes respiratoires : toux, respiration sifflante, oppression thoracique, difficultés respiratoires, difficultés à avaler, enrouement ou mal de gorge, avec ou sans œdème facial, qui se manifeste dans les 24 heures suivant la vaccination contre la grippe. Il est généralement transitoire et disparaît dans les 48 heures suivant son apparition. La seule précaution associée est lorsque des symptômes des voies respiratoires inférieures accompagnent le SOR, auquel cas un examen par un expert est nécessaire avant une vaccination ultérieure. Pour de plus amples informations s, veuillez consulter le site Vaccin antigrippal de la Partie 4.

Réaction sévère au site d'injection

La plupart des réactions au site d'injection sont simplement une réponse inflammatoire normale au vaccin. Elles sont courantes et généralement bénignes. Ces réactions inflammatoires ne sont pas révélatrices d'une allergie au vaccin et les patients peuvent recevoir les vaccins suivants.

Une réaction au site d'injection peut être considérée comme étant sévère en fonction de sa taille ou de sa localisation (p. ex., ≥ 10cm, traversant l'articulation adjacente), de sa durée (p. ex., ≥ 4 jours) ou de son incidence sur les activités quotidiennes (p. ex., elle a nécessité une consultation ou une hospitalisation, a empêché les activités quotidiennes, a entraîné l'absence du travail/de l'école/de la crèche). Il existe des types précis de réactions sévères au site d'injection, comme un œdème étendu des membres (OEM) ou la réaction au site d'injection de type Arthus. Une réaction sévère au site d'injection d'un vaccin n'est pas associée à un risque accru de réactions au site d'injection d'autres vaccins. La répétition de la dose d'un vaccin ayant déjà donné lieu à une réaction importante au site d'injection peut entraîner la survenue d'une réaction semblable. Toutefois, il n'y a aucun risque accru d'anaphylaxie. La survenue, d'une réaction importante au site d'injection, lors d'une dose antérieure ne constitue pas une contre-indication au maintien du calendrier recommandé.

Des réactions sévères au site d'injection, de type Arthus, sont occasionnellement signalées après l'administration d'un vaccin contenant l'anatoxine diphtérique ou l'anatoxine tétanique. Il peut y avoir un œdème important et douloureux autour du site d'injection, touchant souvent le bras entre l'épaule et le coude, généralement de deux à huit heures après l'injection. Les personnes qui ont déjà eu une réaction au site d'injection de type Arthus ne devraient pas recevoir d'autres doses de routine du vaccin Td/dcaT pendant au moins dix ans. Une personne enceinte ayant des antécédents de réaction au site d'injection de type Arthus au cours des 10 dernières années doit être adressée à un spécialiste avant de se faire revacciner avec le vaccin dcaT.

Pour de plus amples informations sur la prophylaxie des plaies à la suite d'une blessure susceptible d'entraîner le tétanos, veuillez consulter la Section Prophylaxie post-exposition du chapitre Anatoxine tétanique de la Partie 4.

Œdème étendu des membres (OEM) après la vaccination

Il n'y a pas de contre-indications ou de précautions associées à des antécédents d'OEM, qui est défini comme une enflure avec ou sans rougeur qui s'étend au moins aux articulations immédiatement au-dessus et au-dessous du site d'injection et qui peut traverser une ou deux articulations ou impliquer le membre entier où le vaccin a été administré. La réaction est souvent indolore. On l'observe fréquemment (2 à 6 %) chez les enfants recevant la 4e ou la 5e dose de vaccin contenant le dcaT et elle a également été rapporté après une vaccination antigrippale non vivante. Chez les enfants qui ont eu un épisode d'OEM, les épisodes répétés avec la dose suivante de vaccin sont très fréquents (> 10 %). Toutefois, cet œdème se résorbe spontanément en quelques jours, n'est pas associé à d'autres complications et les épisodes répétés sont généralement d'une intensité moindre ou identique à celle du premier épisode.

Syncope

Il n'y a pas de contre-indications ou de précautions associées à des antécédents de syncope (évanouissement) après une vaccination antérieure. Il est possible de réduire le risque d'évanouissement en prenant des mesures pour atténuer le stress chez les personnes en attente d'un vaccin (période d'attente brève, température ambiante confortable, préparation des vaccins à l'abri des regards et administration des vaccins dans un endroit privé). Il est recommandé que les personnes soient assises ou allongées pour la vaccination.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le chapitre Anaphylaxie et autres réactions aiguës après la vaccination.

Allergies

Les antécédents d'allergies figurent parmi les préoccupations les plus courantes concernant l'administration de vaccins. Il existe de nombreux types de réactions allergiques et il est important de les distinguer les unes des autres lorsque l'on examine leurs répercussions sur la vaccination.

Les réactions allergiques peuvent être immédiates ou retardées. L'anaphylaxie est une réaction allergique grave et potentiellement fatale à des allergènes étrangers; un lien de causalité a été établi avec les vaccins, avec une fréquence estimée à 1,3 épisode par million de doses de vaccin administrées. Lors d'une réaction anaphylactique, les signes et les symptômes apparaissent soudainement et progressent rapidement sur plusieurs minutes et touchent au moins deux systèmes de l'organisme. Cette réaction d'hypersensibilité immédiate est médiée par les IgE (type 1) et se produit généralement au bout de quelques minutes à quatre heures après l'injection; la plupart des réactions ont lieu dans les deux heures suivant l'injection.

Les mécanismes des réactions retardées aux vaccins ne sont pas entièrement compris. Ces réactions peuvent se manifester plusieurs heures, voire plusieurs jours après une vaccination. Elles comprennent une réaction de type Arthus ou de type 3 (vasculite locale attribuable à l'accumulation de complexes immuns à IgG dans les vaisseaux sanguins du derme), une hypersensibilité retardée à médiation cellulaire ou réaction de type 4, ou d'autres mécanismes inconnus.

Un entretien approfondi peut révéler que ce que les gens interprètent comme une réaction allergique à un vaccin ou à l'un de ses composants n'est pas une véritable allergie. Les personnes qui présentent une réaction retardée et localisée peuvent être rassurées sur le fait qu'il est très peu probable qu'elles soient allergiques à un vaccin ou à un composant de vaccin.

Les personnes chez qui l'on soupçonne une réaction d'hypersensibilité modérée à sévère doivent consulter un expert. Le soupçon d'hypersensibilité ne doit pas interdire systématiquement la vaccination. Il doit être examiné par un expert qui devra déterminer si la personne concernée peut ou non être vaccinée. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le chapitre Anaphylaxie et autres réactions aiguës après la vaccination.

Allergie à un composant du vaccin ou à son contenant

Le vaccin est contre-indiqué chez les personnes présentant une hypersensibilité immédiate ou anaphylactique avérée à l'un des composants du vaccin (à l'exception d'une allergie aux œufs) ou à son contenant (p. ex., le latex).

La précaution est de mise en cas de soupçon d'hypersensibilité ou d'allergie non anaphylactique à un vaccin ou à ses composants. Une enquête est indiquée qui peut impliquer une vaccination dans un cadre contrôlé. Une consultation avec un expert est conseillée.

Les personnes peuvent signaler une allergie à un certain nombre de composants du vaccin, notamment :

  • La gélatine - Les patients ayant des antécédents d'anaphylaxie à la gélatine doivent être évalués par un test cutané à la gélatine avant l'administration d'un vaccin contenant de la gélatine. La plupart des allergies à la gélatine ne sont pas anaphylactiques.
  • Le latex - L'allergie anaphylactique au latex est très rare, mais si elle était confirmée, elle constituerait une contre-indication à l'utilisation de vaccins conditionnés dans des flacons avec des bouchons en latex ou comprenant des seringues avec des composants en latex. Dans les cas d'allergies non anaphylactiques (p. ex., antécédents de dermatite de contact aux gants de latex), les vaccins fournis dans des fioles ou des seringues contenant du caoutchouc sec naturel ou du caoutchouc de latex naturel peuvent être administrés.
  • La néomycine - L'allergie à la néomycine est le plus souvent une dermatite de contact (c.-à-d., une réaction d'hypersensibilité retardée) qui ne constitue pas une contre-indication à l'administration de vaccins contenant de la néomycine.
  • Le thimérosal - Même en cas d'antécédents établis de réaction d'hypersensibilité retardée au thimérosal (ayant provoqué une importante réaction locale ou une dermatite de contact), les vaccins contenant du thimérosal peuvent être administrés. Les personnes ayant des antécédents avérés d'hypersensibilité retardée au thimérosal, ce qui est rare, devraient être avisées de l'apparition possible de réactions cutanées locales ou systémiques prolongées. Elles doivent signaler toute réaction préoccupante se manifestant après l'administration de vaccins pour qu'elle puisse être prise en charge comme il se doit.

Pour obtenir une liste des allergènes potentiels, veuillez consulter le chapitre Contenu des agents immunisants autorisés au Canada de la Partie 1.

Allergie aux œufs

L'allergie aux œufs est l'une des allergies alimentaires les plus courantes chez l'enfant, avec une prévalence d'environ 2 % dans cette population. Elle est souvent associée à l'eczéma chez les nourrissons et à l'asthme chez les jeunes enfants. Toutefois, l'existence d'une affection allergique n'est pas une contre-indication à l'administration d'un vaccin contenant des protéines d'œuf.

Dans la plupart des cas, elle disparaît avec l'âge, si bien que la prévalence de l'allergie aux œufs chez l'adulte est plus faible; elle est en effet estimée à 0,7 %. C'est le blanc de l'œuf qui est la source la plus courante des allergies aux œufs. Une anaphylaxie à l'œuf est possible.

Au Canada, plusieurs vaccins sont fabriqués selon des procédés utilisant des œufs de poule ou leurs dérivés, comme les cultures cellulaires de poussins. Pour cette raison, les vaccins suivants peuvent contenir des quantités résiduelles infimes de protéines d'œuf et de poulet :

  • Vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO)
  • Vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV)
  • Vaccin antigrippal cultivé dans des œufs ou des cultures de cellules de poussins
  • Vaccin antirabique RABAVERTMD
  • Vaccin contre la fièvre jaune

Les préoccupations antérieures concernant la vaccination des personnes allergiques aux œufs avec des vaccins contenant des protéines d'œuf ont été apaisées par plusieurs études qui ont entraîné des changements clairs dans les recommandations des experts pour certains des vaccins susmentionnés mais pas tous. Une allergie connue aux œufs n'est pas une contre-indication aux vaccins RRO, RROV ou contre la grippe. Pour obtenir de plus amples informations, veuillez consulter les chapitres propres aux vaccins de la Partie 4.

Vaccin contenant les virus de la rougeole et des oreillons

Les vaccins RRO et RROV peuvent être administrés de la façon courante aux personnes ayant des antécédents d'hypersensibilité anaphylactique aux œufs. De nombreuses études menées chez des sujets allergiques aux œufs ont montré que ces personnes ne présentaient aucun risque accru de réactions allergiques au vaccin RRO. Les vaccins RRO et RROV contiennent une quantité de protéines d'œuf trop infime pour causer une réaction allergique chez les personnes allergiques aux œufs. La réalisation d'un test cutané avant l'administration du vaccin n'est pas recommandée, car ce test ne permet pas de prévoir les réactions au vaccin. En général, les réactions d'hypersensibilité consécutives à l'administration des vaccins RRO et RROV sont attribuables à d'autres ingrédients du vaccin, notamment la gélatine ou la néomycine.

Vaccin antigrippal

Des études ont clairement démontré que les personnes allergiques aux œufs peuvent recevoir le vaccin antigrippal. Toutes les personnes allergiques aux œufs peuvent être vaccinées contre la grippe à l'aide de l'un des vaccins dont l'utilisation est autorisée au Canada. Bien que la teneur en albumine d'œuf (protéine d'œuf) des vaccins antigrippaux fabriqués dans les œufs puisse varier d'une année à l'autre, l'approbation des vaccins commercialisés au Canada repose sur une teneur en albumine d'œuf maximale admissible associée à de faibles risques d'ÉI.

La totalité de la dose recommandée peut être utilisée et il n'est pas nécessaire d'effectuer un test cutané préalable pour le vaccin antigrippal, même si l'on a déjà eu une réaction sévère à l'œuf. Le vaccin peut être administré dans tout lieu où se fait habituellement la vaccination. Consulter la Section Autres considérations concernant l'innocuité du vaccin dans la Déclaration sur la vaccination antigrippale pour la saison 2018-2019 pour voir les données sur l'innocuité soutenant cette recommandation pour le vaccin inactivé contre l'influenza (VII) et le VVAI.

Vaccin antirabique

Le vaccin antirabique RABAVERTMD est produit à partir de culture de cellules embryonnaires de poussin. Le vaccin antirabique ImovaxMD est fabriqué à partir de cultures de cellules diploïdes humaines et, par conséquent, la contamination par les protéines d'œuf ne pose pas de problème. Dans le cadre d'une vaccination avant exposition, le vaccin antirabique ImovaxMD doit être administré aux personnes ayant des antécédents de réactions d'hypersensibilité aux œufs ou aux produits dérivés des œufs par mesure de précaution. Dans le cadre d'une prophylaxie post-exposition, il est préférable de recourir au vaccin ImovaxMD chez les personnes ayant des antécédents d'hypersensibilité aux œufs. Si le vaccin ImovaxMD n'est pas disponible, le vaccin RABAVERTMD doit être administré avec une surveillance médicale stricte et dans un environnement où les installations pour le traitement d'urgence des réactions anaphylactiques sont disponibles.

Vaccin contre la fièvre jaune (VFJ)

Le VFJ est préparé à partir de virus cultivés dans des embryons de poussin. C'est le vaccin le plus susceptible de contenir des quantités suffisantes de protéines d'œuf ou de poulet pour provoquer une réaction allergique chez les personnes allergiques aux œufs ou au poulet. Plusieurs cas de réactions anaphylactiques au VFJ ont été signalés chez des personnes allergiques aux œufs ou au poulet; par conséquent, ce vaccin ne doit pas être administré systématiquement aux personnes présentant ce type d'allergie. L'orientation des personnes allergiques aux œufs ou au poulet vers un allergologue est recommandée étant donné que la vaccination contre la fièvre jaune peut être possible après une évaluation soigneuse, un test cutané et une provocation par doses progressives ou une désensibilisation.

Avant d'administrer les VFJ ou le vaccin antirabique RABAVERTMD, il convient de demander aux personnes concernées si elles sont allergiques aux œufs ou au poulet.

Médicaments (incluant les biologiques) pris récemment ou concomitamment

Antibiothérapie

Le traitement antibiotique ne nuit pas à la réponse aux vaccins non vivants ou à la plupart des vaccins vivants, à l'exception des cas suivants :

  • La série vaccinale Typh-O doit être terminée au moins trois jours avant le début d'un traitement avec des sulphonamides ou d'autres antibiotiques actifs contre la bactérie Salmonella typhi ou avec des antipaludéens, sinon elle doit être entamée au moins trois jours après la fin d'un tel traitement. Font exception à cette règle la chloroquine, la méfloquine et l'atovaquone/le proguanil (MalaroneMD), car ces antipaludéens n'agissent pas sur la réaction immunitaire au vaccin Typh-O et peuvent donc être administrés en même temps que le vaccin, ou à n'importe quel intervalle avant ou après son administration.
  • Le vaccin bacille de Calmette-Guérin (BCG) ne doit pas être administré aux personnes qui prennent des médicaments antituberculeux, y compris les fluoroquinolones.

Anticoagulation

Les sujets qui reçoivent une anticoagulation à long terme avec de la warfarine ou de l'héparine ne sont pas considérés comme étant exposés à un risque plus élevé de complications hémorragiques après l'administration de vaccins et peuvent être vaccinés par voie intramusculaire ou par voie sous-cutanée (selon la voie recommandée pour le vaccin), sans interrompre leur traitement par anticoagulants. Pour l'injection intramusculaire, veuillez utiliser une aiguille de petit calibre (calibre 23 ou plus petit) et exercer une pression ferme au site d'injection pendant au moins deux minutes. On dispose de peu de données probantes permettant de savoir si les personnes traitées par les autres types d'anticoagulants, tels que les anti-agrégants plaquettaires, sont exposées à un risque accru de complications hémorragiques après la vaccination. Il n'y a toutefois pas lieu de croire que les personnes recevant ces anticoagulants doivent être traitées différemment de celles recevant d'autres types d'anticoagulants.

Traitement antiviral

Le traitement antiviral ne nuit pas à la réponse aux vaccins non vivants ou à la plupart des vaccins vivants, à l'exception des cas suivants :

  • L'efficacité réelle du vaccin contre la varicelle et du VVVCZ peut être réduite s'ils sont administrés en même temps que la prise d'antiviraux actifs contre le virus varicelle-zona (VZV) [p. ex., acyclovir, valacyclovir ou famciclovir]. Les personnes recevant un traitement antiviral prolongé doivent cesser de prendre ces médicaments, si possible, au moins 24 heures avant l'administration du vaccin contre la varicelle et du VVVCZ et jusqu'à 14 jours après la vaccination.
  • Il faut attendre 48 heures après l'arrêt du traitement par des antiviraux actifs contre la grippe (p. ex., oseltamivir) avant d'administrer le VVAI et attendre au moins 14 jours après la vaccination avant d'administrer des antiviraux, à moins que cela ne soit indiqué sur le plan médical. Si des antiviraux sont administrés pendant cette période (entre 48 heures avant l'administration du VVAI et 14 jours après), il faut procéder à une revaccination au moins 48 heures après l'arrêt du traitement antiviral.

Administration récente de produits sanguins contenant des anticorps

L'administration d'une immunisation passive au moyen d'immunoglobulines (Ig) humaines et la réception de la plupart des produits sanguins peuvent nuire à la réponse immunitaire aux vaccins RRO et RROV et au vaccin monovalent contre la varicelle. Les vaccins contenant le virus de la rougeole ou de la varicelle doivent être administrés au moins 14 jours avant l'administration d'une préparation d'Ig ou d'un produit sanguin, ou après la dégradation des anticorps contenus dans la préparation d'Ig ou le produit sanguin. L'anticorps monoclonal contre le virus respiratoire syncytial (RSV) n'interfère pas avec les vaccins vivants, car il ne contient que des anticorps contre le virus respiratoire syncytial. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le Tableau 1 du chapitre Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la Partie 1.

Une évaluation des avantages et des risques est requise chez les femmes ayant accouché qui ont reçu de l'immunoglobuline anti-Rh (RhIg) et qui doivent recevoir le vaccin RRO ou le vaccin contre la varicelle. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le chapitre Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la Partie 1.

Chez les adultes ayant des anticorps préexistants contre le virus varicelle-zona (VVZ), en théorie, l'administration d'Ig ne devrait pas interférer avec la réponse au vaccin à virus vivant contre le zona (VVVCZ). Pour cette raison, certains experts ne considèrent pas l'administration récente d'Ig ou de produits sanguins comme une raison de retarder l'administration du VVVCZ. Le VVVCZ ne doit être envisagé que dans les cas où le vaccin recombinant contre le zona est contre-indiqué, non disponible ou inaccessible.

Salicylates

En général, l'administration de vaccins lors de la prise de salicylates (acide acétylsalicylique, aspirine ou AAS) est sans danger, à quelques exceptions près :

  • L'administration du VVAI est contre-indiquée chez les enfants et adolescents (2 à 17 ans) sous traitement par les salicylates (p. ex., traitement contenant de l'AAS) en raison de l'association du syndrome de Reye à l'AAS et à l'infection par le virus de la grippe de type sauvage. Le vaccin antigrippal non vivant doit plutôt être utilisé. L'administration de produits contenant de l'AAS doit être retardée de quatre semaines après l'administration du VVAI chez les enfants âgés de 2 à 17 ans, à moins qu'une évaluation des risques ne permette de déterminer que les avantages l'emportent sur les risques potentiels pour la personne (p. ex., traitement de la maladie de Kawasaki).
  • Les fabricants de vaccins contenant le virus de la varicelle recommandent d'éviter le traitement aux salicylates pendant les six semaines suivant la vaccination contre la varicelle, en raison d'une association entre la varicelle de type sauvage, le traitement aux salicylates et le syndrome de Reye. Les professionnels de la santé devraient prendre en considération les risques théoriques associés au vaccin contre la varicelle par rapport aux risques connus associés à la varicelle de type sauvage. Des ÉI n'ayant pas été signalés par rapport à l'utilisation de salicylates après la vaccination contre la varicelle, les sujets dont la maladie exige un traitement chronique aux salicylates devraient être pris en considération pour la vaccination et suivis de près par la suite.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.

Autres situations, affection ou maladie sous-jacentes

Les maladies chroniques sans contre-indications ni précautions ne sont pas incluses dans la liste ci-dessous. Toutefois, il est important de veiller à ce que les personnes souffrant de maladies chroniques soient correctement vaccinées, car elles présentent souvent un risque plus élevé de complications attribuables à des maladies évitables par la vaccination. Pour obtenir des recommandations détaillées sur l'utilisation des vaccins vivants et non vivants chez les personnes souffrant d'asplénie ou d'hyposplénie, de maladies endocriniennes/métaboliques, de maladies cardiaques, de troubles hématologiques non malins, de maladies inflammatoires, de maladies rénales et de dialyse, de maladies du foie, de maladies pulmonaires et de troubles neurologiques, veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.

Asthme, sévère

Le VVAI est contre-indiqué chez les sujets atteints d'asthme sévère (définis comme les personnes qui reçoivent actuellement une glucocorticothérapie orale ou des doses élevées de glucocorticoïdes en inhalation ou qui présentent une respiration sifflante active), ou à ceux ayant une respiration sifflante qui a nécessité une intervention médicale au cours des sept jours précédant la vaccination. Le VVAI peut être administré dans les cas d'asthme non sévère et stable.

Troubles hémorragiques

Les personnes atteintes d'un trouble hémorragique devraient recevoir tous les vaccins recommandés conformément aux calendriers de vaccination de routine, une fois les mesures de sécurité appropriées mises en œuvre. La maîtrise des troubles hémorragiques devrait être optimisée avant l'administration des vaccins. Les vaccinateurs devraient s'assurer de l'absence de tout symptôme ou signe évoquant la présence d'un trouble hémorragique non diagnostiqué (p. ex., ecchymose non expliquée). Si de tels indicateurs sont présents avant l'administration des vaccins, un diagnostic devrait être établi avant de commencer la vaccination. Lors de l'administration d'un vaccin par voie parentérale, envisager l'utilisation d'une aiguille de petit calibre (calibre 23 ou plus petit) et exercer une pression ferme au site d'injection pendant au moins deux minutes après l'administration du vaccin.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.

Malformation congénitale du tractus gastro-intestinal ou antécédents d'intussusception

Le vaccin antirotavirus est contre-indiqué chez les nourrissons ayant des antécédents d'intussusception ou présentant une malformation congénitale non corrigée du tractus gastrointestinal qui favoriserait l'intussusception.

Sujets immunodéprimés

Pour les contre-indications et les précautions concernant la vaccination des personnes souffrant d'immunodéficiences primaires, des candidats/receveurs d'une greffe de cellules souches hématopoïétiques, des candidats/receveurs d'une greffe d'organe plein et des personnes infectées par le VIH, veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3. Les contre-indications et les précautions sont également fournies pour les personnes devant suivre ou suivant un traitement immunosuppresseur, y compris les nourrissons de mères traitées pendant la grossesse.

Test cutané à la tuberculine positif

Le vaccin BCG est contre-indiqué chez les personnes dont la réaction au test cutané à la tuberculine est positive, bien que le vaccin ait souvent été administré sans entraîner de complications chez ces personnes.

Grossesse et allaitement

Pour les contre-indications et les précautions concernant la vaccination pendant la grossesse et l'allaitement, veuillez consulter le chapitre Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la Partie 3.

Nourrissons prématurés

Les nourrissons prématurés en bonne santé pesant 1 500 grammes ou plus à la naissance tolèrent généralement bien les vaccins et présentent de faibles taux d'ÉI qui sont similaires à ceux des nourrissons nés à terme. Les nourrissons prématurés hospitalisés devraient faire l'objet d'une surveillance cardiaque et respiratoire continue pendant les 48 heures suivant leur première vaccination. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le chapitre Immunisation des nourrissons prématurés de la Partie 3.

Troubles cutanés

En général, les vaccins ne présentent pas de danger pour les personnes atteintes de troubles cutanés. Aux fins de confort, administrer le vaccin dans une zone non touchée. Certains vaccins antivarioliques et le vaccin BCG font exception à cette règle. Le vaccin BCG est contre-indiqué en cas d'affection cutanée étendue ou de brûlures.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter les chapitres Vaccin contre la variole et Vaccin bacille de Calmette-Guérin de la Partie 4.

Maladie du thymus

Pour les personnes ayant des antécédents de maladie du thymus avec une fonction immunitaire anormale (p. ex., thymome, thymectomie, myasthénie grave), le VFJ est contre-indiqué en raison d'un risque accru de maladie viscérotrope.

Contacts étroits avec des personnes immunodéprimées ou enceintes

La vaccination protège les personnes et la population. Les personnes présentant des affections leur interdisant la vaccination peuvent malgré tout bénéficier de la protection assurée par la vaccination de leur entourage. La vaccination des contacts familiaux des sujets immunodéprimés, des femmes enceintes et des nouveau-nés offre une protection importante contre la transmission des maladies dans le ménage.

Une vaccination de routine à jour est recommandée pour les contacts familiaux des femmes enceintes, des sujets immunodéprimés et des nouveau-nés, à l'exception des cas suivants :

  • L'administration du vaccin antigrippal non vivant est préférée à celle du VVAI dans le cas des personnes en contact étroit avec des sujets sévèrement immunodéprimés.
  • Vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) : Le VPO n'est pas utilisé au Canada mais des personnes peuvent le recevoir dans d'autres pays. Les contacts familiaux qui sont vaccinés avec le VPO ne doivent pas avoir de contact avec des personnes immunodéprimées pendant six semaines après la vaccination.
  • Après l'administration du vaccin RROV, du vaccin contre la varicelle ou du VVVCZ, si la personne recevant le vaccin développe une éruption ressemblant à celle qui survient en cas de varicelle, l'éruption doit être couverte et le sujet vacciné devrait éviter tout contact direct avec la personne immunodéprimée pendant la durée de l'éruption.
  • Le vaccin antivariolique de première génération ne devrait pas être administré aux contacts familiaux d'une personne immunodéprimée dans une situation non urgente.
  • Vaccin antivariolique de première génération : Les vaccinés qui sont en contact étroit (à la maison ou ailleurs) avec des personnes souffrant ou ayant souffert d'eczéma ou d'autres maladies cutanées avec exfoliations ou avec des nourrissons, des personnes immunodéprimées ou enceintes doivent prendre des précautions particulières afin d'empêcher un transfert viral vers ces contacts.
Tableau 1 : Contre-indications et précautions associées à des affections pouvant être présentes chez les candidats-vaccins
Affection Contre-indication Précaution Commentaires

Maladie aiguë

Maladie gastro-intestinale Aucune

Vaccins oraux contre la typhoïde, le choléra et la diarrhée du voyageur : reporter jusqu'à ce que l'affection se résorbe.

Vaccin antirotavirus: si l'affection est modérée à sévère, reporter jusqu'à ce que l'état s'améliore, à moins que le report ne place la vaccination au-delà de l'âge maximal recommandé pour la première dose.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter les chapitres propres aux vaccins de la Partie 4.
Maladie oculaire inflammatoire traitée par des stéroïdes Aucune Vaccin antivariolique de première génération : s'il ne s'agit pas d'une situation d'éclosion, reporter jusqu'à ce que l'affection se résorbe ou que le traitement aux stéroïdes soit terminé. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la variole de la Partie 4.
Rougeole Aucune Vaccin contenant le virus de la varicelle : retarder la vaccination de six semaines (un retard minimum de quatre semaines peut être appliqué si nécessaire). Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la varicelle de la Partie 4.
Tuberculose, active, non traitée Vaccin RRO, vaccin RROV, vaccin monovalent contre la varicelle, vaccin à virus vivant contre le zona (VVVCZ) Aucune Pour de plus amples informations, veuillez consulter les chapitres propres aux vaccins de la Partie 4.
Sujets ayant une respiration sifflante qui a nécessité une intervention médicale au cours des sept jours précédant la vaccination Vaccin vivant atténué contre l'influenza (VVAI) Aucune Veuillez consulter le chapitre Vaccin antigrippal de la Partie 4.
Autre maladie aiguë modérée à sévère Aucune Tenir compte des risques et des avantages. L'opinion d'experts est recommandée dans ces situations. Pour de plus amples informations, veuillez consulter les chapitres propres aux vaccins de la Partie 4.
Maladie mineure avec ou sans fièvre Aucune VVAI : en cas de congestion nasale importante susceptible d'empêcher l'administration du VVAI à la muqueuse nasopharyngée, un vaccin antigrippal non vivant peut plutôt être administré. Veuillez consulter le chapitre Vaccin antigrippal de la Partie 4.

Évènements indésirables (ÉI) suivant la vaccination précédente

Anaphylaxie La réception du même vaccin est contre-indiquée. Aucune Veuillez consulter le chapitre Anaphylaxie et autres réactions aiguës après la vaccination.
Convulsion fébrile Aucune Aucune Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la rougeole de la Partie 4.
Syndrome de Guillain-Barré (SGB) dans les six semaines suivant l'administration du vaccin contre la grippe ou de l'anatoxine tétanique Généralement contre-indiqué pour la réception du même vaccin

Si le sujet a été infecté à Campylobacter et a été vacciné au cours des six semaines précédant l'apparition du SGB, il est conseillé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses.

Vaccin antigrippal : il faudra peut-être trouver un équilibre entre le risque et celui du SGB associé à l'infection grippale Note de bas de page 1

Veuillez consulter les chapitres Anatoxine tétanique et Vaccin antigrippal de la Partie 4.
Épisode hypotonique-hyporéactif (EHH) Aucune Aucune Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la coqueluche de la Partie 4.
Syndrome oculo-respiratoire (SOR) Aucune Vaccin antigrippal : nécessité d'un examen par des experts si l'épisode de SOR concerne les voies respiratoires inférieures Veuillez consulter le chapitre Vaccin antigrippal de la Partie 4.
Pleurs persistants Aucune Aucune Aucune
Œdème étendu des membres (OEM) Aucune Aucune Veuillez consulter le chapitre Anatoxine tétanique de la Partie 4.
Réaction au site d'injection de type Arthus Aucune Vaccins contenant le tétanos : pas d'autres doses de routine pendant au moins 10 ans Veuillez consulter le chapitre Anatoxine tétanique de la Partie 4.
Syncope (évanouisse-ment) Aucune Aucune, mais réduire la probabilité en prenant des mesures pour diminuer le stress en attendant la vaccination et s'assurer que la personne est assise ou, si elle présente un risque élevé, allongée pendant la vaccination. Veuillez consulter le chapitre Anaphylaxie et autres réactions aiguës après la vaccination.

Allergies

Allergie aux œufs - anaphylactique ou autre Aucune

Vaccination contre la rage : Préexposition : utiliser ImovaxMD
Post-exposition : utiliser ImovaxMD de préférence, mais s'il n'est pas disponible, administrer RABAVERTMD en assurant une surveillance médicale stricte et dans un environnement avec un traitement d'urgence facilement accessible en cas d'anaphylaxie.

Vaccin contre la fièvre jaune: ne pas administrer systématiquement aux personnes allergiques aux œufs ou au poulet. Si nécessaire, il est recommandé de consulter un allergologue.

Veuillez consulter les chapitres
Vaccin contre la rage
et Vaccin contre la fièvre jaune de la Partie 4.
Hypersensibilité anaphylactique à un composant du vaccin (autre que l'œuf) ou à son contenant (p. ex., le latex). Preuve : vaccin avec le même composant ou contenant Soupçon : la consultation d'un expert est conseillée; une enquête est indiquée et peut impliquer une vaccination dans un cadre contrôlé.

Veuillez consulter le chapitre Anaphylaxie et autres réactions aiguës après la vaccination.

Veuillez consulter le chapitre Contenu des agents immunisants autorisés au Canada de la Partie 1.

Thimérosal - hypersensibilité retardée Aucune Aviser que des réactions cutanées locales ou systémiques de longue durée peuvent se produire et qu'il faut signaler toute réaction de ce type afin de mettre en place une prise en charge appropriée.

Médicaments (incluant les biologiques) pris récemment ou concomitamment

Antibiothérapie Aucune

Vaccin oral vivant contre la typhoïde : attendre au moins trois jours après la dernière dose d'antibiotique actif contre Salmonella typhi.

Vaccin BCG : ne pas administrer lorsque les personnes prennent des médicaments antituberculeux, y compris des fluoroquinolones.

Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la typhoïde de la Partie 4.

Veuillez consulter le chapitre Vaccin bacille de Calmette-Guérin de la Partie 4.

Traitement antiviral Aucune VVAI, vaccin contre la varicelle et VVVCZ : envisager le moment de l'administration si le médicament antiviral est actif contre la souche vaccinale. Veuillez consulter les chapitres Vaccin antigrippal, Vaccin contre le zona et Vaccin contre la varicelle de la Partie 4.
Anticoagulation Aucune Injections intramusculaires : veuillez utiliser une aiguille de calibre 23 ou moins; appliquer une pression ferme sur le site d'injection pendant ≥ 2 minutes. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.
Produits sanguins contenant des anticorps Aucune

Vaccin RRO, vaccin RROV et vaccin monovalent contre la varicelle : doivent être administrés au moins 14 jours avant l'administration du produit sanguin. Si le produit a déjà été administré, l'intervalle recommandé entre le produit sanguin et les vaccins est propre au vaccin et au produit sanguin.

Une évaluation des avantages et des risques est requise chez les femmes ayant accouché qui ont reçu de l'immunoglobuline anti-Rh (RhIg) et qui doivent recevoir le vaccin RRO ou le vaccin contre la varicelle.

Veuillez consulter les chapitres Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la Partie 1. Voir le chapitre Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la Partie 3.

Salicylates

  1. Affection chronique
  2. Affection intermittente

1. VVAI

2. Aucune

1. Vaccin contenant le virus de la varicelle : peut être envisagé avec une surveillance étroite

2. Les enfants et les adolescents doivent éviter les salicylés après les vaccins suivants Note de bas de page 2:

  • VVAI pendant quatre semaines
  • Vaccin contenant le virus de la varicelle pendant six semaines

à moins qu'une évaluation n'estime que les avantages l'emportent sur les risques potentiels pour la personne.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.
Veuillez consulter les chapitres Vaccin antigrippal et Vaccin contre la varicelle de la Partie 4.

Autres situations, affection ou maladie sous-jacente chez la personne vaccinée

Asthme, sévèreNote de bas de page 3 VVAI Aucune Veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.
Veuillez consulter le chapitre Vaccin antigrippal de la Partie 4.
Trouble hémorragique Aucune Assurer un contrôle optimal du saignement avant la vaccination; veuillez utiliser une aiguille de calibre 23 ou moins et appliquer une pression pendant au moins 2 minutes au site d'injection après la vaccination. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.
Malformation congénitale du tractus gastrointestinal, non corrigée ou antécédents d'intussuscep-tion Vaccin antirotavirus en raison du risque accru d'intussusception Aucune Veuillez consulter le chapitre Vaccin antirotavirus de la Partie 4.
Personnes immunodépri-mées Vaccins vivants contre-indiqués en cas d'immunodépres-sion sévère.

On peut administrer tous les vaccins non vivants mais il faut tenir compte de la capacité à développer une réponse immunitaire au vaccin.

Pour les degrés d'immunosuppression plus légers, on peut envisager des vaccins vivants.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés
Test de dépistage de la tuberculose positif BCG Aucune Veuillez consulter le chapitre Vaccin bacille de Calmette-Guérin de la Partie 4.
Nourrissons prématurés Aucune

Vaccin contre l'hépatite B pour les nourrissons dont le poids de naissance est inférieur à 1 500 grammes

En cas d'hospitalisation, surveillance respiratoire et cardiaque continue pendant 48 heures après la 1re vaccination

Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre l'hépatite B de la Partie 4.
Affection cutanée

En l'absence d'éclosion, le vaccin antivariolique de première génération est contre-indiqué chez les personnes souffrant d'eczéma (dermatite atopique).

Le vaccin BCG est contre-indiqué en cas d'affection cutanée ou de brûlures importantes.

Aux fins de confort, administrer le vaccin dans une zone non touchée. Veuillez consulter les chapitres Vaccin bacille Calmette-Guérin et Vaccin contre la variole de la Partie 4.
Maladie du thymus Le VFJ est contre-indiqué chez les personnes ayant des antécédents de maladie du thymus avec une fonction immunitaire anormale (p. ex., thymome, thymectomie, myasthénie)Note de bas de page 4.   Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la fièvre jaune de la Partie 4.

Personnes en contact étroit avec les personnes suivantes

Personnes immunodépri-mées (forme sévère)

Le vaccin antivariolique de première génération est contre-indiqué dans les situations non urgentes.

Vaccin antipoliomyélitique oral (VPO)Note de bas de page 5

Vaccin antigrippal : utiliser le vaccin antigrippal non vivant plutôt que le VVAI. Les personnes ayant reçu le VVAI doivent éviter les contacts étroits pendant au moins deux semaines après la vaccination.

VPO : éviter tout contact direct avec des personnes immunodéprimées pendant six semaines après la réception du VPO dans un autre pays.

Personnes vaccinées contre la varicelle présentant une éruption varicelliforme : veiller à ce que l'éruption soit couverte et éviter tout contact direct avec la personne immunodéprimée pendant la durée de l'éruption.

Vaccin antivariolique de première génération : si cela est nécessaire dans une situation d'urgence, il faut veiller à isoler la personne vaccinée des contacts familiaux touchés jusqu'à ce que la croûte tombe.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les chapitres propres aux vaccins de la Partie 4.

Femmes enceintes, nourrissons, eczéma ou autre affection cutanée exfoliante   Vaccin antivariolique de première génération : reporter en l'absence d'éclosion. Si une situation d'urgence l'exige, il faut veiller à ce que la personne vaccinée soit isolée de ses contacts familiaux jusqu'à ce que la croûte tombe. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la variole de la Partie 4.
Note de bas de page 1

Les sujets qui développent le SGB en dehors d'un intervalle de six semaines peuvent recevoir les doses subséquentes du vaccin.

Retour à la référence de la note de bas de page 1

Note de bas de page 2

Dans les cas énoncés, on évitera les salicylates pour réduire le risque de syndrome de Reye.

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Note de bas de page 3

Asthme sévère : concerne des sujets qui reçoivent actuellement une glucocorticothérapie orale ou des doses élevées de glucocorticoïdes en inhalation ou qui présentent une respiration sifflante active.

Retour à la référence de la note de bas de page 3

Note de bas de page 4

En raison d'une association entre des antécédents de maladie du thymus et une maladie viscérotrope aiguë

Retour à la référence de la note de bas de page 4

Note de bas de page 5

Le vaccin antipoliomyélitique oral n'est ni recommandé, ni disponible au Canada.

Retour à la référence de la note de bas de page 5

Tableau 1 - Abréviations

BCG
vaccin bacille de Calmette-Guérin
dcaT
vaccin combiné toxoïde tétanique/dose réduite d'anatoxine diphtérique/dose réduite d'anticoquelucheux acellulaire
EHH
épisode hypotonique-hyporéactif
ÉI
évènement indésirable
Ig
immunoglobuline
OEM
œdème étendu des membres
RRO
vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons
RROV
vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle
SGB
syndrome de Guillain-Barré
SOR
syndrome oculo-respiratoire
VFJ
vaccin contre la fièvre jaune
VPO
vaccin antipoliomyélitique oral
VVAI
vaccin vivant atténué contre l'influenza
VVVCZ
vaccin à virus vivant contre le zona
VVZ
virus varicelle-zona

Processus de révision des chapitres

Les membres du groupe de travail de la Partie 2 du Guide canadien d'immunisation (GCI) ont examiné le chapitre pour s'assurer que le contenu était à jour par rapport à la pratique clinique et fondé sur des données probantes. Les lignes directrices révisées sur le temps de pression après l'administration d'un vaccin parentéral à des personnes atteintes d'un trouble hémorragique ou sous anticoagulants sont fondées sur une revue de la littérature, sur un examen des lignes directrices fournies par d'autres groupes techniques consultatifs nationaux sur la vaccination (GTCV) et sur l'opinion d'experts. Pour les personnes ayant des antécédents de maladie du thymus avec une fonction immunitaire anormale, les recommandations concernant l'administration du VFJ sont passées de « généralement non recommandées » à « contre-indiquées » à la suite d'une revue de la littérature.

Remerciements

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) tient à remercier les membres du groupe de travail sur la Partie 2, J. Bettinger (présidente du groupe de travail), N. Dayneka, S. Deeks, R. Warrington, K. Top, B. Law, B. Seifert, J. Gallivan, D. Moore, R. Pless, D. Danoff, G. Lacuesta et D. Fell, pour leur contribution à la révision de ce chapitre. Les participants de l'ASPC au groupe de travail sur la Partie 2 sont C. Jensen, J. Zafack, O. Baclic, E. Abrams et R. Krishnan.

Références choisies

  • Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages. Déclaration concernant le vaccin contre la fièvre jaune. Relevé des maladies transmissibles au Canada de 2013, volume 39 (Déclaration d'un comité consultatif-2). Consulté en décembre 2019 à l'adresse : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/releve-maladies-transmissibles-canada-rmtc/numero-mensuel/2013-39/declaration-fievre-jaune-a-intention-voyageurs.html
  • Centers for Disease Control and Prevention. Chart of Contraindications and Precautions to Commonly Used Vaccines. Consulté en février 2017 à l'adresse : http://www.cdc.gov/vaccines/hcp/admin/contraindications-vacc.html
  • Centers for Disease Control and Prevention. The Pink Book: Epidemiology and Prevention of Vaccine Preventable Diseases. 13e éd.; 2015. Consulté en février 2017 à l'adresse : http://www.cdc.gov/vaccines/pubs/pinkbook/genrec.html
  • Clarke A.E., Elliott S.J., St. Pierre Y., Soller L., La Vieille S., Ben-Shoshan M. Temporal trends in prevalence of food allergy in Canada. J Allergy Clin Immunol Pract 2019: 8(4): 1428-1430.e5.
  • Crawford N.W., McMinn A., Royle J., Lazzaro T., Danchin M., Perrett K.P., Buttery J., Elia S., Orr K., Wood N. Recurrence risk of a hypotonic hyporesponsive episode in two Australian specialist immunisation clinics. Vaccine 36 (2018): 6152-6157.
  • Dreskin et al. International Consensus (ICON): allergic reactions to vaccines World Allergy Organization J (2016) 9:32.
  • Kelso J.M., Greenhawt M., Li J.T.. Task force report: Adverse reactions to vaccines practice parameter 2012 update. J Allergy Clin Immunol. 2012; 130 (1): 25-43.
  • Khakoo G.A., Lack G. Recommendations for using MMR vaccine in children allergic to eggs. Br Med J 2000;320:929-32.
  • Kwong J.C., Vasa P.P., Campitelli M.A. et al. Risk of Guillain-Barré syndrome after seasonal influenza vaccination and influenza health-care encounters: a self-controlled study. Lancet Infect Dis. 2013;13(9):769-76.
  • Comité consultatif national de l'immunisation. Chapitre sur la grippe du Guide canadien d'immunisation et Déclaration sur la vaccination antigrippale pour la saison 2018-2019 Consulté en décembre 2019 à l'adresse : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/guide-canadien-immunisation-declaration-vaccination-antigrippale-2018-2019.html
  • Top K.A., Billard M.-N., Gariepy M.-C., Rouleau I., Pernica J.M., Pham-Huy A., Quach C., Tran D., Vaudry W., Dobson S., Boucher F.D., Carignan A., Jadavji T., Mconnell A., McNeil S.A., Halperin S.A., DeSerres G. Immunizing patients with adverse events after immunization and potential contraindications to immunization. Pediatric Infectious Disease Journal. 2016;35:e384-e391.
  • Zafack J.G., DeSerres G., Kiely M. et al. Risk of recurrence of adverse events following immunization: a systematic review. Pediatrics 2017; 140(3): e320163707.
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