Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques : Guide canadien d'immunisation
Pour les professionnels de la santé
Avis
Ce chapitre n'a pas encore été mis à jour avec les directives suivantes du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) :
Dernière mise à jour partielle du contenu : octobre 2026
Ce chapitre a été mis à jour avec les déclarations suivantes du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) :
- 10 avril 2026 : Recommandations mises à jour pour protéger les nourrissons et les enfants contre la maladie causée par le virus respiratoire syncytial (VRS) : Utilisation d'anticorps monoclonaux (nirsévimab et clesrovimab) et du vaccin VRSpreF (PDF)
- 10 avril 2026 : Recommandations mises à jour sur les vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les adultes âgés et les adultes à risque élevé de maladie grave liée au VRS (PDF)
- 14 mai 2025 : Recommandations mises à jour sur la vaccination contre le zona pour les adultes immunodéprimés (PDF)
- 13 mars 2025 : Mise à jour des recommandations sur les vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les personnes âgées, notamment l'utilisation élargie du vaccin VRSPreF3 pour les personnes ayant de 50 à 59 ans et l'utilisation du nouveau vaccin ARNm-1345
- 15 novembre 2024 : Recommandations sur l'utilisation des vaccins contre le pneumocoque chez les adultes, y compris le PNEU-C-21
Ces renseignements sont repris dans le tableau des mises à jour.
Dernière révision complète du chapitre : mai 2022
Sur cette page
- Introduction
- Maladies chroniques
- Asplénie ou hyposplénie
- Affections auto-immunes
- Cancer
- Implants cochléaires
- Maladies endocriniennes et métaboliques
- Cardiopathie
- Troubles hématologiques (bénins)
- Sujets atteints de néphropathie et personnes qui subissent une dialyse
- Hépatopathie
- Maladie pulmonaire
- Troubles neurologiques
- Traitement aux salicylates chez les enfants
- Comorbidités
- Contacts étroits
- Tableau 1 : Vaccination de sujets ayant une maladie chronique : Vaccins non vivants
- Tableau 2 : Vaccination de sujets ayant une maladie chronique : Vaccins vivants atténués
- Méthode de révision des chapitres
- Remerciements
- Références choisies
Introduction
Les maladies chroniques peuvent faire augmenter le risque d'infection d'une personne ou le risque de maladie plus grave chez une personne si une infection survient. Le risque accru d'exposition nosocomiale à des maladies évitables par la vaccination existe également en raison de la probabilité accrue d'une hospitalisation prolongée et de visites fréquentes à une clinique de consultation externe en lien avec la maladie chronique. Par conséquent, il importe que les personnes atteintes de maladies chroniques et qui sont immunocompétentes soient immunisées à l'aide de vaccins vivants et non vivants (p. ex., inactivés ou recombinants) en respectant les calendriers de vaccination systématique. Les vaccins peuvent être moins immunogènes dans cette population, et des vaccins supplémentaires, des doses supplémentaires ou des doses plus fortes de vaccins peuvent s'avérer nécessaires pour assurer une protection adéquate.
Si une maladie évolue ou qu'un traitement immunosuppresseur est requis, les exigences et recommandations en matière de vaccin peuvent changer.
En général, les personnes atteintes de maladies chroniques sont plus susceptibles de contracter une infection invasive à pneumocoque ou une grippe, ou de présenter des complications liées à la grippe, ainsi qu'une maladie sévère liée au virus de la COVID-19 ou au virus respiratoire syncytial (VRS), et devraient être immunisées d'après les vaccins et le calendrier recommandés, ou pour les nourrissons, des anticorps monoclonaux contre le VRS.
Pour des renseignements sur la vaccination des personnes immunodéficientes, immunodéprimées, qui ont subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques ou d'un organe solide ou infectées par le VIH, voir Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3.Maladies chroniques
Asplénie ou hyposplénie
Les sujets aspléniques ou hypospléniques ont une fonction splénique absente ou défaillante. Cet état est dû à une absence congénitale de la rate, à une ablation chirurgicale de cet organe ou à une maladie causée par une fonction splénique anormale ou absente comme la drépanocytose ou la thalassémie majeure, entre autres. Toutes les personnes, quel que soit leur âge, qui présentent une fonction splénique absente ou défaillante sont exposées à un risque accru de bactériémie fulminante qui est associée à un taux de mortalité élevé. Le risque est surtout élevé au cours des deux premières années suivant une splénectomie, mais il demeure élevé toute la vie.
Il convient de porter une attention particulière à l'état immunitaire lorsqu'une splénectomie chirurgicale « non urgente » est prévue afin que tous les vaccins nécessaires soient administrés au moins deux semaines avant la chirurgie. Dans le cas d'une splénectomie d'urgence, les vaccins devraient être administrés idéalement deux semaines après la splénectomie afin d'obtenir des réponses immunitaires optimales aux vaccins. Si une personne se voit accorder un congé de l'hôpital plus tôt et que l'on s'inquiète du fait qu'elle pourrait ne pas revenir pour des rendez-vous de suivi, les vaccins devraient être administrés avant son congé.
Les personnes atteintes d'asplénie ou d'hyposplénie fonctionnelle ou anatomique doivent recevoir tous les vaccins systématiques, y compris le vaccin antigrippal saisonnier. En outre, il convient de veiller tout particulièrement à ce que toutes les personnes souffrant d'asplénie ou d'hyposplénie reçoivent le vaccin contre Haemophilus influenzae de type b (Hib), quel que soit leur âge ou leurs antécédents vaccinaux, le vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque, le vaccin contre le méningocoque du sérogroupe B ainsi que le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Pneu-C-20 ou Pneu-C-21 selon l'âge), car ces personnes sont très susceptibles aux infections par des bactéries encapsulées. Les vaccins contre l'hépatite B sont indiqués pour les personnes qui doivent recevoir des transfusions répétées, comme les personnes atteintes de drépanocytose ou de thalassémie.
Pour en savoir plus, voir Tableau 1, Tableau 2 ainsi que les chapitres Vaccins antigrippaux, Vaccins contre l'Haemophilus influenzae de type B, Vaccins contre le méningocoque, Vaccins contre le pneumocoque et Vaccins contre l'hépatite B de la Partie 4.
Affections auto-immunes
Les maladies auto-immunes (appelées « maladies inflammatoires » dans les anciennes versions du Guide canadien d'immunisation) englobent une large catégorie de maladies connexes dans lesquelles le système immunitaire attaque ses propres cellules. Le spectre des maladies auto-immunes est diversifié. Le degré d'auto-immunité chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes varie en fonction de l'affection sous-jacente, de la gravité et de l'évolution de la maladie, ainsi que de l'utilisation de médicaments ayant un effet sur la fonction immunitaire. Les maladies auto-immunes courantes comprennent les maladies inflammatoires systémiques telles que le lupus érythémateux disséminé, les vascularites systémiques et la polyarthrite rhumatoïde, ainsi que , la sclérose en plaques (SP), la myasthénie grave, le syndrome de Goodpasture, le pemphigus vulgaire, le purpura thrombopénique idiopathique, l'anémie hémolytique auto-immune, le psoriasis, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.
Les infections sont l'une des causes les plus courantes de morbidité, d'hospitalisation et de décès chez les personnes atteintes d'une maladie auto-immune. On pense qu'un risque accru d'infection et de complications liées à une infection est dû à une réaction immunitaire modifiée associée à la maladie auto-immune elle-même et à la nature immunosuppressive des traitements nécessaires pour prendre en charge la maladie inflammatoire sous-jacente.
Les personnes atteintes d'une maladie auto-immune qui n'ont pas à prendre de médicaments immunosuppresseurs ne sont pas considérées comme très immunodéprimées et peuvent donc recevoir la vaccination systématique, y compris les vaccins vivants. Les agents antirhumatismaux modifiant l'évolution de la maladie, par exemple l'hydroxychloroquine, la sulfasalazine ou l'auranofine, ne sont pas habituellement considérés comme des médicaments immunosuppresseurs ni les formules topiques de stéroïdes. Pour les enfants recevant un traitement chronique aux salicylates pour des maladies auto-immunes, il convient d'utiliser le vaccin inactivé contre l'influenza (VII) plutôt que le vaccin vivant atténué contre l'influenza (VVAI) [voir la section Traitement aux salicylates chez les enfants, ci-dessous].
Outre la vaccination systématique, les personnes atteintes d'une maladie auto-immune et de diabète (type 1 et type 2) devraient recevoir le vaccin antigrippal et le vaccin contre la COVID-19 chaque année. Le statut de vaccination doit être évalué rapidement et la vaccination systématique mise à jour si nécessaire. Si un traitement immunosuppresseur est prévu dans un avenir proche, il convient d'administrer le vaccin Pneu-C-20 ou Pneu-C-21 contre le pneumocoque, avec un calendrier posologique qui tient compte de l'âge et des antécédents de vaccination contre le pneumocoque. En raison des immunodéficiences associées aux maladies inflammatoires auto-immunes, certains experts recommandent d'administrer ces vaccins dès le diagnostic.
Il a été démontré que les personnes atteintes de maladies auto-immunes et de diabète (types 1 et 2) présentent un risque accru de maladie grave liée à la COVID-19. L'accumulation de données provenant d'études d'observation menées chez des personnes atteintes d'une maladie auto-immune indiquent que les vaccins à ARNm contre la COVID-19 sont bien tolérés dans cette population, la fréquence et la sévérité des événements indésirables sont comparables à celles des personnes non atteintes de ce type de maladie ainsi qu'aux résultats des essais cliniques. Un vaccin contre la COVID-19 est recommandé aux personnes appartenant au groupe d'âge autorisé qui sont atteintes d'une maladie auto-immune et de diabète (type 1 et type 2).
Dans le cas de personnes souffrant de troubles dermatologiques, il faut faire attention de ne pas administrer un vaccin dans les zones touchées, car cette procédure pourrait aggraver la maladie. Le vaccin Bacille de Calmette-Guérin (BCG) est contre-indiqué en cas de maladie cutanée étendue au site d'injection ou à proximité.
Pour les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques qui sont soignées par des traitements immunosuppresseurs, y compris les modificateurs de la réponse biologique, voir la section Traitement immunosuppresseur du chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins contre le pneumocoque, Vaccins contre la COVID-19 et Vaccins antigrippaux de la Partie 4 pour en savoir plus.
Cancer
Les sujets atteints d'un cancer sont exposés à un risque plus élevé de contracter des maladies infectieuses et de développer des complications, parce que de nombreux cancers et leurs traitements affaiblissent le système immunitaire. Par conséquent, il importe que les enfants et les adultes atteints d'un cancer reçoivent une protection contre les maladies évitables par la vaccination, dans la mesure du possible.
En général, le cancer seul, s'il ne s'agit pas d'un cancer hématologique, ne cause pas d'immunosuppression assez importante pour empêcher la personne de recevoir des vaccins vivants. Si la chimiothérapie n'est pas nécessaire, tous les vaccins de la vaccination systématique doivent être administrés. Le vaccin antigrippal et le vaccin contre la COVID-19 doit être administré chaque année. D'autres vaccins peuvent être indiqués, en fonction des organes ou systèmes touchés par la tumeur. Si une chimiothérapie doit être administrée, tous les vaccins requis, ainsi que le vaccin antigrippal saisonnier, doivent être donnés avant le début de la chimiothérapie, dans la mesure du possible.
Pour les cancers hématologiques ou pour les personnes sous traitement immunosuppresseur, voir Traitement immunosuppresseur du chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3.
Implants cochléaires
Les personnes qui ont reçu un implant cochléaire ont un risque plus élevé de souffrir d'une méningite bactérienne et d'une otite moyenne. En plus de tous les vaccins adaptés à l'âge, les sujets porteurs d'implants cochléaires et ceux qui s'apprêtent à en recevoir doivent obtenir le vaccin antigrippal saisonnier, le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Pneu-C-20 ou Pneu-C-21, selon l'âge) et le vaccin contre le Hib s'ils ont 5 ans ou plus, quels que soient leurs antécédents de vaccination contre le Hib.
Voir Vaccins antigrippaux, Vaccins contre le pneumocoque et Vaccins contre l'Haemophilus influenzae de type B de la Partie 4 pour en savoir plus.
Maladies endocriniennes et métaboliques
Les sujets souffrant de diabète sucré présentent des déficits phagocytaires ou neutrophiles. De plus, ils présentent souvent des complications du diabète (p. ex., une insuffisance cardiovasculaire, un dysfonctionnement neurovasculaire, une insuffisance rénale et un dysfonctionnement d'autres organes cibles) et sont exposés à un risque accru de complications d'origine infectieuse. Les personnes atteintes d'autres troubles métaboliques, comme les troubles thyroïdiens, ou souffrant d'obésité morbide (indice de masse corporelle de 40 ou plus) sont exposées à un risque élevé de complications liées à la grippe.
Outre la vaccination systématique, les vaccins antigrippal et contre la COVID-19 saisonnier est important pour les personnes présentant des troubles endocriniens (p.ex., le diabète) et autres troubles métaboliques. De plus, les sujets diabétiques devraient recevoir le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Pneu-C-20) s'ils ont moins de 18 ans. Les adultes de 18 ans et plus devraient recevoir une dose du Pneu-C-20 ou du Pneu-C-21, peu importe leurs antécédents de vaccination contre le pneumocoque avec le Pneu-C-13, le Pneu-C-15 ou le Pneu-P-23. Une dose unique du vaccin contre le VRS est aussi particulièrement importante pour les adultes de 65 ans et plus avec le diabètes et d'autres troubles métaboliques, y compris l'obésité (définie par un IMC de 40 kg/m2 et plus). Une seule dose de vaccin contre le VRS peut être envisagée par les adultes de 18 à 64 ans qui présentent un risque accru de maladie grave par le VRS et qui ne font pas partie des groupes recommandés pour les programmes de vaccination financés par l'État, après discussion avec leur professionnel de la santé. Il n'existe aucune donnée probante indiquant que la vaccination perturbe le contrôle de la glycémie.
Il existe une association entre le syndrome viscérotropique lié au vaccin contre la fièvre jaune et des antécédents de maladie du thymus. Le vaccin contre la fièvre jaune est contre-indiqué chez les personnes ayant des antécédents de maladie du thymus associée à une fonction anormale du thymus (p. ex., thymome, thymectomie ou myasthénie grave). En cas de voyage dans une zone endémique ou épidémique de fièvre jaune, il convient de demander l'avis d'un expert au sujet des risques d'exposition à cette maladie, la capacité à respecter les mesures de protection contre les moustiques et le risque de maladie associée au vaccin.
Voir Vaccins antigrippaux, Vaccins contre le pneumocoque et Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) de la Partie 4 ainsi que le Tableau 1 pour en savoir plus.
Cardiopathie
Chez les sujets atteints d'une cardiopathie chronique, les infections virales et bactériennes peuvent accélérer la décompensation cardiaque et entraîner une hospitalisation. Les données indiquent que l'administration d'un vaccin antigrippal aux sujets atteints d'une coronaropathie a un certain effet protecteur sur les incidents cardiaques subséquents.
Outre la vaccination systématique, les sujets atteints de troubles cardiaques devraient recevoir le vaccin antigrippal saisonnier et le vaccin contre la COVID-19, étant donné qu'ils ont un risque élevé de complications. Les enfants de 2 mois à moins de 18 ans atteints d'une maladie cardiaque chronique devraient également recevoir le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Pneu-C-20). Pour les adultes de moins de 50 ans atteints d'une maladie cardiaque chronique, la vaccination contre le pneumocoque avec les vaccins conjugués Pneu-C-15 ou Pneu-C-20 peut être envisagée à l'appréciation du clinicien.
Les jeunes enfants atteints de certaines maladies cardiaques chroniques présentent un risque élevé d'hospitalisation associée au VRS. Les anticorps monoclonaux sont recommandés pour protéger contre une infection grave chez les nourrissons atteints d'une cardiopathie chronique au cours des première et deuxième saisons du VRS. Le vaccin contre le VRS est particulièrement important pour les adultes de 65 ans et plus atteints d'une maladie cardiaque chronique. Une dose unique de vaccin contre le VRS peut être envisagée par les adultes âgés de 18 à 64 ans qui présentent un risque accru de maladie grave par le VRS et qui ne font pas partie des groupes recommandés pour les programmes de vaccination financés par l'État, après discussion avec leur professionnel de la santé.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins antigrippaux, Vaccins contre la COVID-19, Vaccins contre le pneumocoque et Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) de la Partie 4 pour en savoir plus.
Troubles hématologiques (bénins)
Les troubles hématologiques bénins comprennent différents types d'anémie chronique et d'hémoglobinopathie, ainsi que des troubles hémorragiques. Voir la section Asplénie ou hyposplénie offrant un examen plus approfondi des vaccins recommandés pour les personnes souffrant d'anémie causée par une drépanocytose ou par d'autres hémoglobinopathies associées à un dysfonctionnement splénique.
Certains troubles hématologiques nécessitent l'administration fréquente ou chronique de produits sanguins. L'administration récente de produits sanguins peut perturber la réponse anticorps aux vaccins vivants, et la réception de plasma ou d'immunoglobuline peut entraîner des tests de détection d'anticorps faux positifs. Pour en savoir plus, voir Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la Partie 1.
Anémie et hémoglobinopathie
Les sujets souffrant d'anémie peuvent avoir un risque accru de complications issues de maladies évitables par la vaccination. Outre la vaccination systématique, les sujets présentant une anémie ou hémoglobinopathie chronique devraient recevoir le vaccin antigrippal chaque année. Si des transfusions sanguines répétées sont nécessaires, le vaccin contre l'hépatite B doit être administré. En cas de dysfonctionnement splénique, voir Asplénie et hyposplénie.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins antigrippaux et Vaccins contre l'hépatite B de la Partie 4 pour en savoir plus.
Troubles hémorragiques
Les sujets souffrant de troubles hémorragiques tels que l'hémophilie peuvent se distinguer d'une population en bonne santé en ce qui concerne le risque potentiellement accru d'infection découlant de l'exposition à des produits sanguins et le risque de formation d'hématomes lors d'injections parentérales. Outre la vaccination systématique, les personnes atteintes d'hémophilie et d'autres troubles des facteurs de coagulation qui reçoivent des transfusions répétées de sang ou de produits sanguins devraient recevoir des vaccins contre l'hépatite B, à moins d'être déjà infectées ou immunisées. Un test sérologique pour détecter l'hépatite B avant l'immunisation doit être effectué si ces personnes ont déjà eu une exposition répétée à des produits sanguins. En outre, les personnes recevant des perfusions répétées de facteurs de coagulation dérivés du plasma doivent être vaccinées contre l'hépatite A.
Avant de commencer l'immunisation d'un enfant, les vaccinateurs devraient s'assurer qu'ils ne présentent pas de symptômes ou de signes compatibles avec un trouble hémorragique non diagnostiqué. Si de tels indicateurs sont présents, un diagnostic devrait être établi avant de commencer l'immunisation. Par exemple, chez un enfant qui a des antécédents d'un hématome intramusculaire (IM) à la suite d'une injection IM, un trouble hémorragique non diagnostiqué, tel que l'hémophilie, devrait être envisagé. Si un trouble est présent, il devrait être pris en charge de façon optimale avant l'immunisation afin de réduire le plus possible le risque d'hémorragie. Les hémophiles peuvent recevoir des concentrés de facteur de coagulation afin d'optimiser leur taux de facteur de coagulation avant de recevoir un vaccin parentéral ou un agent d'immunisation passive.
En général, il n'existe pas de données probantes d'un risque accru d'hémorragie chez les sujets ayant des troubles hémorragiques après des injections par voie IM par rapport à des injections sous-cutanées. Des données semblent indiquer que l'administration par voie IM peut être généralement sécuritaire lorsqu'elle est faite à l'aide d'une aiguille de petit calibre (calibre 23 ou plus petit) et qu'une pression ferme est appliquée au site d'injection pendant au moins deux minutes. Il existe également certaines données indiquant que l'immunisation par la voie sous-cutanée au moyen d'un vaccin conçu pour une administration par voie IM puisse être associée à une réactogénicité plus locale et à une réaction immunitaire réduite par rapport à la voie IM.
Les sujets recevant une anticoagulation à long terme peuvent également être vaccinés en toute sécurité par voie IM ou sous-cutanée, comme recommandé pour un vaccin précis, pourvu que soient prises les mêmes précautions que pour les troubles hémorragiques, sans interrompre leur traitement anticoagulant.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins antigrippaux, Vaccins contre l'hépatite A et Vaccins contre l'hépatite B de la Partie 4 pour en savoir plus.
Sujets atteints de néphropathie et personnes qui subissent une dialyse
Les infections bactériennes et virales sont une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les sujets atteints de néphropathie ou qui subissent une dialyse de longue durée (hémodialyse ou dialyse péritonéale). Les sujets ayant une insuffisance rénale chronique et qui subissent une dialyse peuvent présenter de légers déficits en lymphocytes T, tandis que chez les personnes atteintes du syndrome néphrotique perdent des anticorps dans l'urine. Également, étant donné que les personnes atteints de néphropathie et les personnes qui subissent une dialyse sont souvent en contact avec le système de soins de santé, elles présentent un risque accru d'infection nosocomiale par des maladies évitables par la vaccination.
Les sujets atteints de néphropathie chronique ou qui subissent une dialyse devraient recevoir tous les vaccins systématiques, y compris le vaccin antigrippal saisonnier et le vaccin contre la COVID-19. De plus, les vaccins contre l'hépatite B et le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Pneu-C-20 ou Pneu-C-21, selon l'âge) sont recommandés. Pour les sujets atteints d'insuffisance rénale chronique, une dose plus élevée de vaccin monovalent contre l'hépatite B est recommandée (voir Vaccins contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir des renseignements sur une dose de vaccin plus élevée). Le Pneu-C-20 ou le Pneu-C-21 (selon l'âge) est aussi recommandé aux personnes atteintes du syndrome néphrotique. Le vaccin contre le VRS est particulièrement important pour les adultes de 65 ans et plus atteints de néphropathie chronique. Une dose unique de vaccin contre le VRS peut être envisagée par les adultes de 18 à 64 ans présentant un risque accru de maladie grave par le VRS, après discussion avec leur professionnel de la santé. Étant donné que la réponse à l'immunisation des personnes qui présentent une altération de la fonction rénale peut être moins qu'optimale, des doses de vaccin plus élevées et une revaccination peuvent être nécessaires. La surveillance des titres vaccinaux peut également être utile.
Pour en savoir plus sur les candidats à une greffe de rein et aux receveurs, voir la section Transplantation d'organe plein dans la section Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins antigrippaux, Vaccins contre l'hépatite B, Vaccins contre le pneumocoque et Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) de la Partie 4 pour en savoir plus.
Hépatopathie
La maladie chronique du foie peut avoir des effets sur les mécanismes immunitaires innés et adaptatifs. Un dysfonctionnement splénique peut également se produire si la maladie hépatique est sévère. L'encéphalopathie hépatique ou la consommation chronique d'alcool pourrait entraîner une pneumonie par aspiration. Les personnes ayant un trouble de l'usage de l'alcool sont exposés au risque d'infection invasive à pneumocoque. Les nouveaux cas d'infection par le virus de l'hépatite A ou de l'hépatite B chez des personnes déjà atteintes d'une hépatopathie chronique d'origine différente pourraient entraîner une maladie plus sévère et une décompensation hépatique rapide. Les sujets ayant une ascite présentent une production et une répartition d'immunoglobulines modifiées.
Les personnes atteintes d'une maladie chronique du foie, y compris la cirrhose hépatique et l'atrésie des voies biliaires, doivent recevoir tous les vaccins systématiques, y compris le vaccin antigrippal saisonnier, le vaccin contre la COVID-19, le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Pneu-C-20 ou Pneu-C-21, selon l'âge), ainsi que le vaccin contre l'hépatite A et le vaccin contre l'hépatite B. Le vaccin contre le VRS est particulièrement important pour les adultes de 5 ans et plus atteintes d'une maladie chronique du foie. Une seule dose du vaccin contre le VRS peut être envisagée par les adultes de 18 à 64 ans présentant un risque accru de maladie grave par le VRS après en avoir discuté avec leur professionnel de la santé. La vaccination devrait être effectuée au début de l'hépatopathie, car la réponse immunitaire au vaccin est sous-optimale aux stades ultérieurs. Il faudrait envisager d'offrir une dose de vaccin plus élevée aux personnes atteintes d'une maladie hépatique avancée qui ne présentent pas un titre anti-HBs adéquat à la suite de la série initiale d'immunisation (voir la section Vaccins contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir des renseignements sur une dose de vaccin plus élevée). Étant donné que la réponse à l'immunisation des personnes atteintes d'une hépatopathie chronique peut être moins qu'optimale, des doses de vaccin plus élevées et une revaccination peuvent être nécessaires.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins antigrippaux, Vaccins contre la COVID-19, Vaccins contre le pneumocoque, Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS), Vaccins contre l'hépatite A et Vaccins contre l'hépatite B de la Partie 4 pour en savoir plus.
Maladie pulmonaire
Les personnes souffrant de maladies pulmonaires chroniques telles que la dysplasie broncho-pulmonaire, la fibrose kystique, l'asthme ou les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO) présentent un risque accru de complications de la grippe, du VRS et de l'infection à pneumocoque. Les sujets atteints de fibrose kystique ont également un risque accru de complications issues de l'infection varicelleuse. Les nourrissons et les jeunes enfants atteints d'une maladie pulmonaire chronique nécessitant une ventilation assistée continue, une oxygénothérapie ou un traitement pour maladie chronique au cours des 6 mois précédant le début de la saison du VRS ont un risque élevé d'hospitalisation associée au VRS et à l'infection invasive à pneumocoque.
Outre la vaccination systématique, les personnes atteintes de troubles pulmonaires chroniques devraient recevoir le vaccin antigrippal et le vaccin contre la COVID-19 chaque année. Les vaccins vivants atténués contre l'influenza (VVAI) sont contre-indiqués pour les personnes souffrant d'asthme sévère (sous glucocorticostéroïdes oraux ou inhalés à haute dose, ou présentant une respiration sifflante active, ou encore une respiration sifflante qui a nécessité une intervention médicale au cours des 7 jours précédant l'immunisation). Dans ces situations, le vaccin non-vivant contre l'influenza doit être administré. Les vaccins contre le pneumocoque sont également recommandés, y compris pour les personnes souffrant d'asthme ayant nécessité des soins médicaux au cours des 12 mois précédents. Les personnes atteints d'une maladie pulmonaire chronique devraient recevoir le Pneu-C-20 si la personne a moins de 18 ans. Les adultes de 18 ans ou plus atteints d'une maladie pulmonaire chronique devraient recevoir une dose du Pneu-C-20 ou du Pneu-C-21, peu importe leurs antécédents de vaccination contre le pneumocoque avec le Pneu-C-13, le Pneu-C-15 ou le Pneu-P-23. Les anticorps monoclonaux contre le VRS sont recommandés pour protéger contre une infection grave par le VRS chez les enfants atteints d'une maladie pulmonaire chronique au cours des première et deuxième saison du VRS. Le vaccin contre le VRS est particulièrement important pour les adultes de 65 ans atteints des troubles pulmonaires, y compris la maladie respiratoire obstructive, l'asthme, et retard de croissance et les affections ayant une incidence sur la capacité à éliminer les sécrétions des voies respiratoires. Une seule dose de vaccin contre le VRS peut être envisagée par les adultes de 18 à 64 ans présentant un risque accru de maladie grave par le VRS, après discussion avec leur professionnel de la santé.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins antigrippaux, Vaccins contre la COVID-19, Vaccins contre le pneumocoque et le Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) de la Partie 4 pour en savoir plus.
Voir Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3 pour en savoir plus sur la vaccination des personnes recevant des stéroïdes systémiques ou d'autres traitements immunosuppresseurs pour leur maladie pulmonaire, ainsi que sur la vaccination des candidats et des receveurs de greffe de poumon.
Troubles neurologiques
Les personnes atteintes de troubles neurologiques présentent un risque accru d'hospitalisation pour cause de grippe. Certaines études suggèrent que le vaccin antigrippal peut aussi diminuer le risque d'accident vasculaire cérébral.
Outre la vaccination systématique, les sujets atteints de troubles neurologiques ou de troubles neurologiques du développement devraient recevoir un vaccin antigrippal et un vaccin contre la COVID-19 saisonnier. Les vaccins contre le pneumocoque sont recommandés aux personnes présentant une fuite chronique de liquide céphalorachidien (LCR) ou des difficultés à éliminer les sécrétions respiratoires. Les personnes de moins de 18 ans devraient recevoir le vaccin conjugué contre le pneumocoque (Pneu-C-20). Pour les adultes âgés de 18 ans et plus atteints d'affections neurologiques chroniques susceptibles d'entraver l'élimination des sécrétions buccales, la vaccination avec le Pneu-C-20 ou le Pneu-C-21, peu importe leurs antécédents de vaccination antipneumococcique avec le Pneu-C-13, le Pneu-C-15 ou le Pneu-P-23. Les enfants atteints d'une maladie neuromusculaire entravant l'évacuation des sécrétions respiratoires présentent un risque accru de maladie sévère liée au VRS et devraient recevoir des anticorps monoclonaux contre le VRS au cours de la première et deuxième saison du VRS. Le vaccin contre le VRS est particulièrement important pour les adultes de 65 ans et plus atteints d'affections neurologiques ou neurodéveloppementales (y compris les affections neuromusculaires, neurovasculaires, neurodégénératives [p. ex., la démence], neurodéveloppementales et les troubles épileptiques). Une seule dose du vaccin contre le VRS peut être envisagée par les adultes de 18 à 64 ans présentant un risque accru de maladie grave par le VRS après en avoir discuté avec leur professionnel de la santé.
Certains troubles neurologiques (p. ex., la sclérose en plaques) peuvent être soignés par des traitements immunosuppresseurs. Dans cette situation, les recommandations pour les personnes immunodéprimées doivent être appliquées. Voir Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3 pour en savoir plus.
Voir Tableau 1, Tableau 2 et les chapitres Vaccins antigrippaux, Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) et Vaccins contre le pneumocoque de la Partie 4 pour en savoir plus.
Traitement aux salicylates chez les enfants
Les fabricants de vaccins à composant antivaricelleux recommandent d'éviter le traitement aux salicylates (médicaments à base d'acide salicylique, comme l'AAS) pendant les 6 semaines suivant l'immunisation contre la varicelle, en raison de l'existence d'une association entre la varicelle de type sauvage, le traitement aux salicylates et le syndrome de Reye.
Les professionnels de la santé devraient peser les risques théoriques associés au vaccin contre la varicelle par rapport aux risques connus associés à la varicelle de type sauvage. Des événements indésirables n'ayant pas été signalés par rapport à l'utilisation de salicylates après l'immunisation contre la varicelle, les sujets dont la maladie exige un traitement chronique aux salicylates devraient être pris en considération pour l'immunisation et suivis de près par la suite.
Les enfants et les adolescents qui suivent un traitement chronique aux salicylates présentent un risque élevé de complications liées à la grippe et devraient recevoir le vaccin antigrippal inactivé chaque année (VII). Le VVAI ne devrait pas être administré aux enfants qui reçoivent actuellement de l'ASA.
Voir Vaccins antigrippaux et Vaccins contre la varicelle de la Partie 4 pour en savoir plus.
Comorbidité
Les directives sur l'immunisation pour les sujets ayant plus d'une maladie chronique représentent un nouveau domaine de recherche. On manque de données probantes pour appuyer les directives sur l'immunisation de sujets ayant des comorbidités. Il existe certaines données probantes selon lesquelles les comorbidités peuvent amplifier le risque de complications liées à des maladies évitables par la vaccination, comme la grippe, la COVID-19 et le VRS. Le principe général est le suivant : au moment d'envisager l'immunisation de sujets ayant des comorbidités, toutes les maladies et tous les médicaments devraient être pris en considération par rapport aux indications, précautions et contre-indications pour chaque vaccin.
Contacts étroits
Le vaccin antigrippal saisonnier et la vaccination systématique à jour sont recommandés pour les membres de la famille et les autres contacts étroits des personnes atteintes de maladies chroniques, ainsi que pour leurs travailleurs de la santé.
Les membres de la famille des personnes atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées peuvent recevoir des vaccins vivants dans le cadre de la vaccination systématique.
Voir Immunisation des travailleurs et Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3 pour en savoir plus.
Tableau 1 : Vaccination de sujets ayant une maladie chronique : Vaccins non vivants
Veuillez noter que les renseignements contenus dans le texte et les tableaux sont complémentaires et que les deux doivent être utilisés.
Pour en savoir plus, voir les chapitres portant sur des vaccins de la Partie 4, particulièrement en ce qui concerne les doses, les calendriers et les rappels de vaccin.
| Vaccin | Asplénie/ ou hyposplénie |
Maladies endocriniennes/ et métaboliques |
Cardiopathie | Troubles hématologiques (bénins)Tableau 1 Note 1 | Maladies auto-immunes (y compris traitement chronique aux salicylates) | Maladie rénale/ dialyse |
Hépatopathie | Maladie pulmonaireTableau 1 Note 2 | Troubles neurologiquesTableau 1 Note 3, écoulement chronique du liquide céphalo-rachidien (LCR) et implants cochléaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Choléra et diarrhée du voyageur | Administrer s'il est indiqué | Peut être envisagé en cas de diabète sucréTableau 1 Note 4; sinon, administré s'il est indiqué. | Peut être envisagé en cas d'insuffisance cardiaque congestiveTableau 1 Note 4 | Administrer s'il est indiqué | Peut être envisagé en cas de maladie inflammatoire chronique de l'intestinTableau 1 Note 4; sinon, administré s'il est indiqué. | Peut être envisagé en cas d'insuffisance rénale chroniqueTableau 1 Note 4 | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
| COVID-19Tableau 1 Note 5 | Vaccination systématique | Recommandé | Recommandé | Vaccination systématique | Recommandé | Recommandé | Recommandé | Recommandé | Vaccination systématique |
| DiphtérieTableau 1 Note 6 | Vaccination systématiqueTableau 1 Note 7 | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| Haemophilus Influenzae de type b (Hib)Tableau 1 Note 6,Tableau 1 Note 8 | Recommandé pour tous les âgesTableau 1 Note 9 | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Pour receveurs d'un implant cochléaire et personnes pour lesquelles un implant est prévu, recommandé pour tous les âgesTableau 1 Note 9 sinon, vaccination systématique |
| Hépatite ATableau 1 Note 8 | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Recommandé si les personnes reçoivent à plusieurs reprises des facteurs de coagulation dérivés du plasma. | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Recommandé | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
| Hépatite BTableau 1 Note 6,Tableau 1 Note 8 | Vaccination systématiqueTableau 1 Note 10 | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Recommandé pour hémophiles et sujets recevant des perfusions répétées de sang ou de produits sanguins | Vaccination systématique | RecommandéTableau 1 Note 11 | RecommandéTableau 1 Note 11,Tableau 1 Note 12 | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| ZonaTableau 1 Note 13 (VRZ) |
Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématiqueTableau 1 Note 13 Si le sujet est immunodéprimé, recommandé pour les adultes de 18 ans et plus |
Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| VPH | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| GrippeTableau 1 Note 14 | Recommandé annuellement | Recommandé annuellementTableau 1 Note 15 | Recommandé annuellement | Recommandé annuellement pour personnes souffrant d'anémie ou d'hémoglobinopathie | Recommandé annuellement en cas d'immunodépression ou si la personne est âgé de 6 mois à moins de 18 ans et qu'elle reçoit un traitement chronique aux salicylates | Recommandé annuellement | Vaccination systématique | Recommandé annuellementTableau 1 Note 16 | Recommandé annuellementTableau 1 Note 3Tableau 1 Note 17 |
| Encéphalite japonaise | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
| Vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque |
Recommandé pour tous sujets de plus de 2 moisTableau 1 Note 18 | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| Méningocoque du sérogroupe B | Recommandé pour tous sujets de plus de 2 moisTableau 1 Note 19 | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
| CoquelucheTableau 1 Note 6 | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| Vaccin conjugué contre le pneumocoque 20-valent ou 21-valentTableau 1 Note 20 | Recommandé quel que soit l'âge | Recommandé pour enfants de moins de 18 ans et adultes de 50 ans et plus avec le diabète sucré; sinon, vaccination systématique. | Recommandé quel que soit l'âgeTableau 1 Note 21 | Recommandé pour tous les âges | Recommandé pour tous les âges en cas d'immunodépression; sinon, vaccination systématique | Recommandé pour les personnes atteintes d'un syndrome néphrotique, d'une insuffisance rénale terminale, d'une progression rapide vers la dialyse ou sous dialyse | Recommandé pour les personnes atteintes d'une maladie hépatique chronique, y compris une atrésie des voies biliaires et une cirrhose hépatique | Recommandé quel que soit l'âge. | RecommandéTableau 1 Note 22 pour les personnes ayant un écoulement chronique du liquide céphalo-rachidien et les candidats et receveurs d'implants cochléaires, quel que soit leur âge. Recommandé pour les enfants et les adultes de 18 ans et plus ayant autres affections neurologiques. Pour les adultes de 18 ans et plus atteints d'affections neurologiques susceptibles d'entraver l'élimination des sécrétions buccales, la vaccination avec le Pneu-C-20 ou le Pneu-C-21 peut être envisagé. |
| Polio (inactivéTableau 1 Note 6) | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| Rage | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
| VRSTableau 1 Note 23 | Vaccination systématique chez les adultes âgésTableau 1 Note 15 | Vaccination systématique chez les adultes âgés | Vaccination systématique chez les adultes âgés | Vaccination systématique chez les adultes âgés | Vaccination systématique chez les adultes âgésTableau 1 Note 16 | Vaccination systématique chez les adultes âgésTableau 1 Note 17 | |||
| TétanosTableau 1 Note 6 | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématiqueTableau 1 Note 3 |
| Typhoïde (inactivé) | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
Abréviations :
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Tableau 2 : Vaccination de sujets ayant une maladie chronique : vaccins vivants atténués
Veuillez noter que les renseignements contenus dans le texte et les tableaux sont complémentaires et que les deux doivent être utilisés.
Pour en savoir plus, voir les chapitres portant sur des vaccins, particulièrement en ce qui concerne les doses, les calendriers et les rappels de vaccin.
| Vaccin | Asplénie/ ou hyposplénie |
Maladies endocriniennes/ et métaboliques |
Cardiopathie | Troubles hématologiques (non malins)Tableau 2 Note 1 | Maladies auto-immunes (y compris traitement chronique aux salicylates) | Néphropathie/ dialyse |
Hépatopathie | Maladie pulmonaireTableau 2 Note 2 | Troubles neurologiquesTableau 2 Note 3 et implants cochléaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Grippe (VVAI)Tableau 2 Note 4 | Vaccin antigrippal recommandé chaque année Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccin antigrippal recommandé chaque année Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccin antigrippal recommandé chaque année Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccin antigrippal recommandé chaque année pour les personnes souffrant d'anémie ou d'hémoglobinopathie; sinon, vaccination systématiqueTableau 2 Note 5. Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccination systématiqueTableau 2 Note 5 Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans s'il n'y a pas d'immunosuppression et s'ils ne suivent pas un traitement chronique aux salicylates, auquel cas le VII4 doit être administré. Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccin antigrippal recommandé chaque année Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccination systématiqueTableau 2 Note 5 Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccin antigrippal recommandé chaque année Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans et aux adultes de 18 à 59 ansTableau 2 Note 6 : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans (administrer le VII, voir Tableau 1) |
Vaccin antigrippal recommandé chaque année Le VVAI peut être administré aux enfants de 2 à 17 ans : Le VVAI ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans ou aux adultes (administrer le VII, voir Tableau 1) |
| Rougeole, oreillons et rubéole | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique en l'absence d'immunosuppression | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| RROV | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique en l'absence d'immunosuppression | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| RotavirusTableau 2 Note 7 | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique en l'absence d'immunosuppression | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique |
| Typhoïde (vivant) | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué en l'absence d'immunosuppression, de problèmes gastro-intestinaux aigus et de maladie intestinale inflammatoire chronique activeTableau 2 Note 8 | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
| Varicelle (monovalent) | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématique en l'absence d'immunosuppression Si le sujet a moins de 18 ans et qu'il reçoit un traitement chronique aux salicylates, envisager l'immunisation, en effectuant une surveillance étroite |
Vaccination systématique | Vaccination systématique | Vaccination systématiqueTableau 2 Note 9 | Vaccination systématique |
| Fièvre jauneTableau 2 Note 10 | Administrer s'il est indiqué | Administré s'il est indiquéTableau 2 Note 10 | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué en l'absence d'immunosuppression | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué | Administrer s'il est indiqué |
Abréviations :
Voir les chapitres sur chaque vaccin de la Partie 4 et le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimésde la partie 3 pour en savoir plus. |
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Méthode de révision des chapitres
Des mises à jour ont été apportées pour tenir compte des récentes lignes directrices du CCNI sur l'utilisation des vaccins contre le VRS et des anticorps monoclonaux pour la prévention des formes graves du VRS chez les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, l'utilisation du vaccin contre le zona chez les adultes immunodéprimés, l'utilisation des vaccins antipneumococciques (y compris le vaccin Pneu-C-21) chez les adultes atteints de maladies chroniques et la vaccination contre la COVID-19 des personnes atteintes de maladies chroniques. Le Tableau 1, qui présente les recommandations relatives à l'utilisation de vaccins non vivants pour les personnes atteintes de maladies chroniques, a également été mis à jour pour tenir compte des changements.
Remerciements
Les mises à jour récentes ont été préparées par A. Nunn and N Mohamed et revues par O. Baclic, M. Salvadori et C. Jensen.
Le CCNI remercie C. Tremblay pour sa contribution.
Références choisies
Références générales
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Asplénie ou hyposplénie
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