Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) : Guide canadien d’immunisation

Pour les professionnels de la santé

Dernière mise à jour partielle du contenu : mai 2026

Ce chapitre a été mis à jour d'après les directives suivantes du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) :

Ces renseignements sont repris dans le tableau des mises à jour.

Sur cette page

Remarque : L'Agence de santé publique du Canada (ASPC) reconnaît que les personnes qui accouchent ou qui allaitent ne s'identifient pas toutes comme femmes ou mères. Aussi, la rédaction de ce chapitre adopte une approche additive du genre où le terme « femme » est accompagné d'un langage neutre du point de vue du genre. Il s'agit de démontrer la volonté de remédier à l'exclusion historique des personnes trans et non binaires, tout en évitant le risque de marginaliser ou d'effacer l'expérience des femmes dans le milieu de la santé. La nature dynamique du langage est reconnue. Ainsi, un langage jugé approprié ou affirmatif dans un contexte donné peut ne pas se transposer dans un autre, et évoluera probablement selon les représentations appropriées au cours des prochaines années. Toutefois, conformément aux meilleures pratiques, il est reconnu que, lors de soins prodigués et de discussions en consultation, la documentation et le langage utilisé devraient refléter l'identité de genre de la personne concernée.

Épidémiologie

Description de la maladie

Agent infectieux

Le VRS est un virus à ARN simple brin enveloppé de la famille des Paramyxoviridae. Le VRS est une cause fréquente des infections des voies respiratoires qui se répètent tout au long de la vie. Il est la cause la plus fréquente de bronchiolite et de pneumonie chez les nourrissons et jeunes enfants, et est responsable d'issues cliniques plus sévères chez les personnes âgées, en particulier celles atteintes de comorbidités. Pour plus d'informations sur le VRS, voir la Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes.

Réservoir

L'homme est le seul réservoir naturel.

Transmission

Le VRS est transmis par contact direct et indirect avec des sécrétions infectieuses des voies respiratoires. La transmission se produit directement lorsque les gouttelettes générées par la toux ou les éternuements d'une personne infectée entrent en contact avec les muqueuses des yeux, du nez, de la bouche ou des voies respiratoires d'une autre personne. La transmission indirecte se produit lorsque des personnes touchent des mains, des surfaces et des objets contaminés et s'inoculent elles-mêmes en touchant leurs muqueuses.

Facteurs de risque pour les nourrissons

Le VRS infecte presque tous les nourrissons avant l'âge de 2 ans. Plus le nourrisson ou l'enfant est jeune, plus le risque d'hospitalisation est élevé. Le risque de VRS exigeant un suivi médical semble être plus élevé chez les nourrissons présentant des comorbidités que chez ceux nés à terme et en bonne santé qui entament leur première saison de VRS. Cependant, la majorité des nourrissons et jeunes enfants qui doivent se rendre au cabinet médical ou au service des urgences en raison du VRS sont nés à terme et ne présentent pas de comorbidités sous-jacentes.

La prématurité est un facteur de risque notable d'hospitalisation pour le VRS. Les nourrissons très prématurés et les jeunes enfants (nés avant la 32e semaine de grossesse) présentent des taux nettement plus élevés de maladie sévère liée au VRS. Les jeunes enfants souffrant d'affections respiratoires, cardiaques ou immunodépressives chroniques présentent également un risque accru d'hospitalisation liée au VRS. La Liste 1 ci-après décrit les pathologies qui augmentent le risque de maladie sévère liée au VRS chez le nourrisson.

Liste 1. Nourrissons présentant un risque accru de maladie sévère liée au VRS

Nourrissons présentant un risque médical accru de maladie sévère liée au VRS durant leur première et deuxième saison du VRS :

  • Nourrissons prématurés nés avant la 32e semaine de grossesse
  • Maladie pulmonaire chronique, y compris dysplasie broncho-pulmonaire, nécessitant une ventilation assistée continue, une oxygénothérapie ou un traitement pour maladie chronique au cours des 6 mois précédant le début de la saison du VRS
  • Fibrose kystique avec atteinte respiratoire et/ou retard de croissance
  • Cardiopathie chronique hémodynamiquement significative
  • Immunodéficience sévèreNote de bas de page 1Note de bas de page 2
  • Anomalies congénitales sévères des voies respiratoires entravant l'évacuation des sécrétions respiratoires
  • Maladie neuromusculaire entravant l'évacuation des sécrétions respiratoires
  • Syndrome de Down
Note de bas de page 1

Pour la liste des problèmes d'immunodépression, se référer au chapitre sur les vaccins contre la COVID-19.

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Note de bas de page 2

Critères d'immunodéficience sévère avec le VIH : molécules CD4 inférieures à 750 cellules/µL si l'âge est inférieur à 1 an ou molécules CD4 inférieures à 500 si l'âge est compris entre 1 et 2 ans

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Le nombre d'hospitalisations dues au VRS est plus élevé dans les régions du Nord et éloignées que dans le reste du Canada. Des taux élevés d'hospitalisation due au VRS, en particulier chez les sujets de moins de 1 an, ont été observés chez les nourrissons du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, ainsi que du Nunavik, la partie la plus septentrionale du Québec.

Facteurs de risque pour les adultes

Les facteurs de risque de la maladie sévère liée au VRS comprennent l'augmentation de l'âge, la présence de comorbidités (Liste 2) et l'interaction de déterminants sociaux et structurels de la santé. Les personnes les plus à risque comprennent les personnes qui résident dans des centres d'hébergement et de soins de longue durée et d'autres foyers de soins de longue durée, qui ont subi une greffe de poumon, qui ont subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques au cours des deux dernières années ou qui demeurent en immunosuppression, qui reçoivent une oxygénothérapie à domicile ou qui nécessitent une oxygénothérapie à long terme (à domicile ou dans le lieu où ils résident), ou qui reçoivent une dialyse.

Liste 2 : Affections médicales chroniques pour lesquelles la vaccination contre le VRS est particulièrement importante
  • Troubles cardiaques ou pulmonaires (y compris la maladie respiratoire obstructive, l'asthme, la fibrose kystique et les affections ayant une incidence sur la capacité à éliminer les sécrétions des voies respiratoires)
  • Diabète sucré et autres maladies métaboliques
  • Déficit immunitaire modéré et sévère (voir la liste des états d'immunodépression établie pour la COVID-19)
  • Maladie rénale chronique
  • Maladie hépatique chronique
  • Affections neurologiques ou neurodéveloppementales (y compris les affections neuromusculaires, neurovasculaires, neurodégénératives [p. ex., la démence], neurodéveloppementales et les troubles épileptiques, à l'exclusion des migraines et des affections psychiatriques sans affections neurologiques)
  • Obésité de classe 3 (définie par un IMC de 40 kg/m2 et plus).

Tendances saisonnières et temporelles

Le VRS présente un cycle d'infection saisonnier qui varie quelque peu d'une région à l'autre. Dans les climats tempérés de l'hémisphère Nord, les éclosions annuelles commencent à l'automne et se poursuivent jusqu'au début du printemps. Avant la pandémie de COVID-19, la saison du VRS dans la majeure partie du Canada s'étendait généralement de novembre à avril. Pour des informations sur l'activité actuelle du VRS au Canada, voir le site Web Détections de virus des voies respiratoires au Canada.

Spectre de la maladie clinique

La plupart des infections par le VRS sont des infections des voies respiratoires qui se présentent sous la forme d'une congestion nasale, d'une toux, d'une fièvre légère et d'une perte d'appétit et durent environ une (1) à 2 semaines. Près de 20 à 30 % des nourrissons infectés développent une bronchiolite ou une pneumonie. Une laryngotrachéite aiguë ou une otite moyenne peuvent également survenir. Des infections récurrentes surviennent tout au long de la vie, les infections suivantes étant généralement moins sévères que la première jusqu'à l'âge adulte avancé, lorsqu'une infection par le VRS peut à nouveau entraîner une maladie sévère. Les enfants plus âgés et la plupart des adultes présentent généralement des symptômes similaires à ceux du rhume. Une pneumonie sévère peut survenir chez les personnes âgées, en particulier chez les personnes atteintes de certaines maladies chroniques (Liste 2), et chez les personnes de tout âge qui sont immunodéprimées.

La mortalité est très faible (6,9 pour 1 million de naissances vivantes) dans les pays à revenu élevé chez les enfants recevant des soins de soutien. La mortalité est plus fréquente chez les personnes âgées hospitalisées pour le VRS, à environ 5 à 10 % et augmente avec l'âge et la présence de comorbidités.

Incidence de la maladie

Le VRS est présent dans le monde entier, et pratiquement tous les enfants sont infectés avant l'âge de 2 ans. À l'échelle mondiale, le VRS est une cause importante d'infection aiguë des voies respiratoires inférieures et une cause majeure d'admission à l'hôpital chez les jeunes enfants, pour lesquels on estime que le VRS est associé à environ 31 % des cas de pneumonie et de 33 millions d'épisodes d'infection aiguë des voies respiratoires inférieures. Au Canada, environ 2 % des nourrissons sont hospitalisés à cause du VRS durant leur première année de vie. Dans certaines communautés éloignées, les taux d'hospitalisation liée au VRS ont atteint 5 à 17 % de toutes les naissances vivantes. Le VRS n'est pas une maladie à déclaration obligatoire au Canada et, par conséquent, le fardeau et le risque de la maladie chez les personnes âgées sont probablement sous-estimés.

Préparations dont l'utilisation est autorisée au Canada

Anticorps monoclonaux pour les nourrissons

Vaccins contre le VRS pour les femmes enceintes et les personnes enceintes

Vaccins contre le VRS pour les personnes âgées

Pour obtenir des informations complètes sur la prescription, voir les notices du produit ou les informations contenues dans les monographies de produits autorisées par Santé Canada, qui se trouvent dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques. Pour la liste de tous les vaccins dont l'utilisation est autorisée au Canada et leur contenu, voir le Tableau 1 dans Contenu des agents immunisants autorisés au Canada de la Partie 1.

Immunogénicité, efficacité potentielle et efficacité réelle

Anticorps monoclonaux

Il a été démontré que le nirsévimab et le clesrovimab réduisent de 83 à 84 % les hospitalisations associées au VRS. Le nirsévimab, le clesrovimab et le palivizumab ont démontré une efficacité pour réduire le taux d'infections par le VRS nécessitant une consultation médicale et sont probablement efficaces pour réduire les admissions aux soins intensifs associées au VRS. On dispose de peu de données probantes sur leur efficacité dans la prévention des décès dus au VRS.

L'efficacité protectrice des anticorps monoclonaux est immédiate. Le nirsévimab et le clesrovimab offrent une durée de protection plus longue que les anticorps monoclonaux antérieurs (palivizumab). Lorsqu'ils sont administrés à la naissance, ils offrent une protection élevée au cours des premiers mois de vie, période pendant laquelle les nourrissons sont le plus à risque de contracter le VRS. Cette protection peut durer toute la saison du VRS.

Les nourrissons se trouvant dans certaines communautés éloignées du Nord courent un très grand risque d'hospitalisation liée au VRS. Bien que les anticorps monoclonaux contre le VRS soient présumés très efficaces, les données pour ce groupe sont très limitées.

Vaccins VRSpreF (AbrysvoMC), VRSPreF3 (Arexvy) et ARNm-1345 (mRESVIA)

Le vaccin VRSpreF administré aux femmes enceintes et aux personnes enceintes permet de réduire de 57 à 82 % le nombre d'hospitalisations liées au VRS chez les nourrissons. Il permet également de réduire de 54 à 64 % l'incidence des infections des voies respiratoires causées par le VRS chez leurs nourrissons suivis médicalement au cours de la première saison du VRS. L'EP protectrice du vaccin VRSpreF met un certain temps à se développer; il est donc administré de manière optimale au moins 2 semaines avant la naissance pour permettre le transfert transplacentaire d'anticorps protecteurs. L'EP du vaccin est élevée au cours des premiers mois de la vie pendant la saison du VRS, lorsque les nourrissons sont le plus exposés au VRS.

L'efficacité protectrice du vaccin VRSpreF dans la prévention de l'infection par le VRS chez les femmes enceintes et les personnes enceintes n'a pas encore été évaluée.

Tous les vaccins contre le VRS offrent une bonne protection contre les infections des voies respiratoires causées par le VRS nécessitant des soins médicaux ainsi que contre les issues sévères liées au VRS, comme une hospitalisation chez les adultes de 60 ans et plus. Bien que les données soient plus limitées à ce sujet, tous les vaccins contre le VRS induisent une forte réponse immunitaire chez les adultes à risque accru de maladie sévère liée au VRS. Le CCNI continuera à surveiller les nouvelles données probantes au fur et à mesure qu'elles seront disponibles.

Il a été démontré que les vaccins contre le VRS offrent une protection pendant au moins trois ans; toutefois, une baisse de la réponse immunitaire après la première dose a aussi été observée. L'absence de corrélat immunitaire de la protection empêche d'établir clairement l'importance de ce phénomène.

Indications

Chaque administration devrait définir sa saison du VRS selon l'épidémiologie locale afin de déterminer le moment opportun pour offrir la vaccination contre le VRS.

Nourrissons et enfants

Calendrier systématique chez les nourrissons

L'immunisation contre le VRS est recommandée afin de protéger tous les nourrissons contre le VRS au cours de leur première saison du VRS. Selon le programme d'immunisation contre le VRS qui s'applique, l'une des approches systématiques d'immunisation suivantes peut être offerte au moyen de programmes financés par des fonds publics :

Pour plus d'information sur le vaccin VRSpreF, voir les indications de la section Femmes enceintes et personnes enceintes un peu plus bas.

L'administration des anticorps monoclonaux contre le VRS (nirsévimab et clesrovimab) devrait débuter au début de la saison du VRS. Prioriser les nourrissons nés durant la saison du VRS ou les nourrissons les plus jeunes au début de la saison du VRS.

Il n'est pas recommandé d'administrer des anticorps monoclonaux à un nourrisson qui présente une infection au VRS confirmée ou chez qui une infection au VRS a été confirmée au cours de la saison du VRS en cours, sauf en cas d'immunodépression sévère. Les taux de seconds épisodes d'hospitalisation liée au VRS au cours d'une même saison sont très faibles.

Si ni le vaccin VRSpreF ni les anticorps monoclonaux (nirsévimab ou clesrovimab) ne sont accessibles dans le cadre de programmes publics de vaccination, les personnes, parents ou tuteurs peuvent se procurer ces produits sur le marché privé, en consultation avec leur professionnel de la santé. Les parents qui envisagent de vacciner leur nourrisson en dehors des programmes de vaccination publics doivent tenir compte des facteurs qui exposent les nourrissons à un risque de maladie sévère liée au VRS, notamment un âge de moins de 3 à 6 mois au début de la saison du VRS, une naissance durant la saison du VRS ainsi que la présence d'un risque accru de maladie sévère liée au VRS (voir la section Nourrissons et enfants à haut risque ci-dessous).

Nourrissons et enfants à haut risque

Les anticorps monoclonaux contre le VRS (nirsévimab ou clesrovimab) sont recommandés chez les nourrissons et les enfants qui présentent un risque accru de maladie sévère liée au VRS, notamment :

Le clesrovimab n'est pas autorisé chez les nourrissons et les enfants présentant un risque continu au cours de leur deuxième saison de VRS, mais son utilisation hors indication pourrait être envisagée à la lumière des données sur l'immunogénicité et l'innocuité.

Si le nirsévimab ou le clesrovimab ne sont pas disponibles, il convient d'utiliser le palivizumab d'après la déclaration du CCNI sur l'utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons (2022).

Doses supplémentaires d'anticorps monoclonal

Une dose supplémentaire d'anticorps monoclonal (nirsévimab ou clesrovimab) est recommandée après une intervention chirurgicale nécessitant un pontage cardiopulmonaire, et peut également être envisagée à la fin d'une oxygénation par membrane extracorporelle. Pour connaître la posologie de dosage, voir les informations contenues dans les monographies de produits, qui se trouvent dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques.

Femmes enceintes et personnes enceintes

Selon le programme de vaccination contre le VRS en vigueur (voir l'information sur les nourrissons et enfants de la section « Indications »), une dose unique du vaccin VRSpreF peut être recommandée à une femme enceinte ou à une personne enceinte, avant le début de la saison du VRS ou pendant celle-ci, afin de prévenir une maladie sévère liée au VRS chez son nourrisson.

Bien que l'administration du vaccin VRSpreF soit autorisée entre la 32e et la 36e semaine de grossesse, la période recommandée pour son administration s'étend de la 28e à la 36e semaine de grossesse, que ce soit avant le début de la saison du VRS ou pendant celle-ci, afin de protéger les nourrissons qui devraient naître durant la saison du VRS prévue en fonction de l'épidémiologie locale du virus, et de permettre le développement d'une réponse immunitaire humorale ainsi que le transfert passif d'anticorps. Si le vaccin VRSpreF n'est pas administré au moins deux semaines avant la naissance, le délai sera insuffisant pour permettre le transfert transplacentaire d'anticorps protecteurs.

Le vaccin VRSpreF peut être administré, qu'il y ait eu ou non une infection antérieure par le VRS.

En raison du manque de données, il n'existe aucune recommandation concernant l'administration répétée du vaccin lors de grossesses ultérieures. Pour protéger contre le VRS les nourrissons nés au cours de grossesses ultérieures, il est recommandé de leur administrer un anticorps monoclonal (nirsévimab ou clesrovimab) après la naissance.

Personnes de 18 ans et plus qui présentent un risque élevé de maladie sévère liée au VRS

Personnes qui présentent un risque élevé

Une seule dose du vaccin contre le VRS est recommandée chez les personnes de 18 ans et plus qui :

Une seule dose du vaccin contre le VRS est recommandée chez les personnes de 65 à 74 ans qui présentent un risque accru de maladie sévère liée au VRS (Liste 2).

Les personnes de 18 à 64 ans qui présentent un risque accru de maladie sévère liée au VRS et qui ne font pas partie des groupes pour lesquels la vaccination est recommandée dans le cadre des programmes de vaccination publics peuvent envisager de recevoir une dose unique de vaccin contre le VRS, à la suite d'une discussion avec leur professionnel de la santé.

Chez les personnes de 18 ans et plus, utiliser une dose unique de VRSpreF ou d'ARNm-1345, tandis que chez les personnes de 50 ans et plus, une dose unique de VRSpreF3, de VRSpreF ou d'ARNm-1345. Pour qu'elle soit optimale, administrer la dose du vaccin contre le VRS juste avant le début de la saison du VRS.

Une dose unique de vaccin contre le VRS devrait offrir une protection contre la maladie liée au VRS pendant au moins trois ans.

Personnes de 75 ans et plus

Calendrier systématique

Afin de réduire la morbidité et la mortalité associées à l'infection par le VRS chez les personnes âgées, il est recommandé d'administrer une dose unique de vaccin contre le VRS (VRSpreF, VRSpreF3 ou ARNm-1345) à toutes les personnes de 75 ans et plus, de manière optimale juste avant le début de la saison du VRS.

Les administrations et les communautés peuvent envisager d'offrir la vaccination à un plus jeune âge aux personnes qui vivent dans les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits ou qui en sont issues, compte tenu des données probantes disponibles sur le fardeau accru de la maladie en raison de l'effet croisé de déterminants structurels et sociaux de la santé.

On ne sait pas encore s'il est nécessaire d'administrer aux adultes une dose subséquente de VRSpreF, de VRSpreF3 ou d'ARNm-1345, ni quelle serait la stratégie optimale pour stimuler les réponses aux vaccins. Le CCNI continuera de surveiller les nouvelles données probantes à mesure qu'elles seront disponibles.

Vaccination de populations particulières

Nourrissons nés prématurément

Pour prévenir les maladies sévères liées au VRS pendant la première saison, on recommande l'utilisation d'anticorps monoclonaux (nirsévimab or clesrovimab) contre le VRS pour les nourrissons nés prématurément. Les nourrissons et les enfants nés avant la 32e semaine de grossesse devraient être systématiquement admissibles à l'administration d'anticorps monoclonaux lors de leur deuxième saison du VRS. Le clesrovimab n'est pas autorisé chez les nourrissons et les enfants présentant un risque continu au cours de leur deuxième saison de VRS, mais son utilisation hors indication pourrait être envisagée à la lumière des données sur l'immunogénicité et l'innocuité.

Si le nirsévimab ou le clesrovimab ne sont pas disponibles, utiliser le palivizumab conformément à la déclaration du CCNI sur l'Utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons (2022), pour les nourrissons nés avant la 33e semaine de grossesse.

Pour obtenir plus d'informations sur la vaccination des nourrissons prématurés, voir Immunisation des nourrissons prématurés de la Partie 3.

Nourrissons et enfants dont le transport pour le traitement de la maladie sévère liée au VRS est complexe

Les nourrissons qui amorcent leur première saison de VRS ou qui naissent au cours d'une saison du VRS et qui sont situés dans un endroit où il serait complexe de les transporter vers un établissement de santé en cas de maladie sévère liée au VRS devraient recevoir des anticorps monoclonaux contre le VRS (nirsévimab ou clesrovimab).

Nourrissons et enfants chez qui des déterminants sociaux et structurels de la santé établis contribuent au risque de maladie sévère liée au VRS

Chez les nourrissons qui entament leur première saison du VRS ou qui naissent au cours d'une saison du VRS, l'administration d'anticorps monoclonaux contre le VRS (nirsévimab ou clesrovimab) est recommandée lorsque le risque de maladie sévère liée au VRS s'inscrit dans un contexte de déterminants sociaux et structurels de la santé établis associés à des facteurs sociaux, environnementaux et économiques découlant du contexte colonial et du racisme systémique (iniquité structurelle), une réalité présente dans des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Cette recommandation concerne les nourrissons qui vivent dans ces communautés ou qui en font partie.

Si le nirsévimab ou le clesrovimab ne sont pas disponibles, utiliser le palivizumab conformément à la déclaration du CCNI sur l'Utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons (2022).

Femmes qui allaitent et personnes qui allaitent

Malgré l'absence de données probantes, selon des études sur d'autres vaccins, il se peut que certains anticorps protecteurs soient transférés à l'enfant par le lait maternel lorsque la femme ou la personne qui allaite reçoit le vaccin pendant la grossesse ou la période où elle allaite.

Personnes vivant avec une maladie chronique

Nourrissons et enfants

Maladie pulmonaire chronique

Pour prévenir les maladies sévères liées au VRS au cours des première et deuxième saisons, on recommande l'utilisation d'anticorps monoclonaux contre le VRS (nirsévimab ou clesrovimab) pour les nourrissons et enfants souffrant d'une maladie pulmonaire chronique (Liste 1). Le nirsévimab ou le clesrovimab sera administré aux nourrissons et enfants souffrant d'une telle maladie (y compris la dysplasie broncho-pulmonaire) nécessitant une ventilation assistée continue, une oxygénothérapie ou un traitement pour maladie chronique au cours des 6 mois précédant le début de la saison du VRS, ainsi qu'aux nourrissons et enfants souffrant de fibrose kystique avec atteinte respiratoire et/ou un retard de croissance.

Le clesrovimab n'est pas autorisé chez les nourrissons et les enfants présentant un risque continu au cours de leur deuxième saison de VRS, mais son utilisation hors indication pourrait être envisagée à la lumière des données sur l'immunogénicité et l'innocuité.

Si le nirsévimab ou le clesrovimab ne sont pas disponibles, utiliser comme suit le palivizumab conformément à la déclaration du CCNI sur l'Utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons (2022).

Pour des renseignements supplémentaires sur la vaccination des personnes atteintes de maladies chroniques, voir Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques dans la Partie 3.

Cardiopathie

Pour prévenir les maladies sévères liées au VRS au cours des première et deuxième saisons, on recommande l'utilisation d'anticorps monoclonaux contre le VRS (nirsévimab ou clesrovimab) pour les nourrissons et enfants souffrant d'une cardiopathie chronique hémodynamiquement significative.

Le clesrovimab n'est pas autorisé chez les nourrissons et les enfants présentant un risque continu au cours de leur deuxième saison de VRS, mais son utilisation hors indication pourrait être envisagée à la lumière des données sur l'immunogénicité et l'innocuité.

Si le nirsévimab ou le clesrovimab ne sont pas disponibles, utiliser le palivizumab conformément à la Déclaration du CCNI sur l'Utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons (2022).

Syndrome de Down (Trisomie 21)

Pour prévenir les maladies sévères liées au VRS au cours de la première et de la deuxième saison de VRS des nourrissons atteints du syndrome de Down (Trisomie 21), on recommande l'utilisation d'anticorps monoclonaux (nirsévimab ou clesrovimab).

Le clesrovimab n'est pas autorisé chez les nourrissons et les enfants présentant un risque continu au cours de leur deuxième saison de VRS, mais son utilisation hors indication pourrait être envisagée à la lumière des données sur l'immunogénicité et l'innocuité.

Si le nirsévimab ou le clesrovimab ne sont pas disponibles, utiliser le palivizumab conformément à la déclaration du CCNI sur l'Utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons (2022).

Pour des renseignements supplémentaires sur la vaccination des personnes atteintes de maladies chroniques, voir Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques dans la Partie 3.

Adultes

Chez les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, le risque d'issues graves associées au VRS est plus élevé. Le risque accru de maladie sévère liée au VRS varie probablement selon l'état de la maladie chronique, et les personnes aux stades plus avancés de la maladie devraient présenter le risque le plus élevé. Chaque personne qui est atteinte d'une ou de plusieurs maladies chroniques est différente et présente des facteurs uniques à prendre en considération en ce qui concerne la vaccination, notamment l'âge, la présence d'un ou de plusieurs facteurs de risque, le risque accru d'exposition à la maladie liée au VRS ou des déterminants structurels et sociaux, comme un accès limité aux soins.

Voir la Liste 2 : Maladies chroniques pour lesquelles la vaccination contre le VRS est particulièrement importante et la section Indications.

Pour plus d'information, voir la section sur l'immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques dans la Partie 3.

Personnes immunodéprimées

Nourrissons et enfants

En général, les personnes qui sont immunodéprimées (pour la liste des problèmes d'immunodépression, se référer au chapitre Vaccins contre la COVID-19) sont plus sensibles aux infections évitables par la vaccination et peuvent avoir des infections plus sévères. Les anticorps monoclonaux (nirsévimab ou clesrovimab) sont recommandés pour prévenir la maladie sévère liée au VRS pendant les première et deuxième saisons du VRS chez les nourrissons et enfants souffrant d'une immunodéficience sévère. Les nourrissons grandement immunodéprimés peuvent recevoir un anticorps monoclonal (nirsévimab ou clesrovimab) même après une infection par le VRS, étant donné qu'ils ne développeront peut-être pas de réponse immunitaire à la suite de l'infection par le VRS.

Des données d'efficacité et d'innocuité appuient l'utilisation du nirsévimab (anticorps monoclonal contre le VRS) chez les nourrissons et les enfants qui sont immunodéprimés. Le clesrovimab est autorisé chez les nourrissons de moins de 12 mois, y compris ceux qui sont immunodéprimés; son efficacité et innocuité font actuellement l'objet d'une évaluation dans des essais cliniques menés auprès de nourrissons et d'enfants immunodéprimés de moins de 24 mois.

Le clesrovimab n'est pas autorisé chez les nourrissons et les enfants présentant un risque continu au cours de leur deuxième saison de VRS, mais son utilisation hors indication pourrait être envisagée à la lumière des données sur l'immunogénicité et l'innocuité.

Si le nirsévimab ou le clesrovimab ne sont pas disponibles, utiliser le palivizumab conformément à la déclaration du CCNI sur l'Utilisation recommandée du palivizumab pour réduire les complications de l'infection par le virus respiratoire syncytial chez les nourrissons (2022).

Pour des renseignements généraux supplémentaires sur la vaccination des personnes qui sont immunodéprimées, voir la section Immunisation des sujets immunodéprimés dans la Partie 3.

Adultes

Les personnes atteintes d'affections entraînant une immunodépression sont exposées à un risque accru d'issues graves associées au VRS. Le risque accru de maladie sévère liée au VRS varie probablement selon le degré d'immunodépression, et les personnes aux stades plus avancés de la maladie devraient présenter le risque le plus élevé. Chaque personne qui est immunodéprimée est différente et présente des facteurs uniques à prendre en considération en ce qui concerne la vaccination, notamment l'âge, la présence d'un ou de plusieurs facteurs de risque, le risque accru d'exposition à la maladie liée au VRS ou des déterminants structurels et sociaux, comme un accès limité aux soins.

Le fait d'être immunodéprimé ne constitue pas une contre-indication à la vaccination par le vaccin VRSpreF. Toutefois, il n'existe pas de données sur l'utilisation de ce vaccin chez les femmes enceintes et les personnes enceintes qui sont immunodéprimées. Ces personnes pourraient présenter une réponse immunitaire moindre au vaccin.

Voir la Liste 2 : Maladies chroniques pour lesquelles la vaccination contre le VRS est particulièrement importante et la section Indications.

Pour plus d'information, voir la section Immunisation des sujets immunodéprimés dans la Partie 3.

Personnes vivant en établissement de santé

Les résidents de maisons de soins infirmiers et d'autres établissements de soins de longue durée sont plus susceptibles de présenter des issues cliniques graves liées au VRS que les personnes vivant dans d'autres conditions. Voir Personnes de 18 ans et plus qui présentent un risque élevé de maladie sévère liée au VRS de la section « Indications ».

Pour plus d'information, voir la section Immunisation des patients dans les établissements de santé dans la partie 3.

Méthodes d'administration

Dose et voie d'administration

Dose pour les nourrissons

Pour les nourrissons qui entament leur première saison de VRS, le nirsévimab est administré en dose unique de 50 mg/0,5 ml (sujets de moins de 5 kg) et de 100 mg/1 ml (sujets de 5 kg ou plus). Pour la plupart des enfants qui entament leur deuxième saison de VRS et qui présentent un risque continu de maladie sévère liée au VRS, le nirsévimab est administré à raison de 200 mg (2 x 100 mg/1 mL) en 2 points d'injection différents. Toutefois, si l'enfant pèse moins de 10 kg et qu'il entame sa deuxième saison de VRS, on peut envisager de lui administrer une (1) dose unique de 100 mg à la discrétion du clinicien.

Chez les nourrissons qui entament leur première saison du VRS, le clesrovimab est administré en dose unique de 105 mg/0,7 mL, indépendamment du poids. Pour les enfants qui entament leur deuxième saison du VRS et qui présentent toujours un risque de maladie sévère liée au VRS, l'administration de 210 mg de clesrovimab (2 × 105 mg/0,7 mL) peut être envisagée, selon les données des essais cliniques et à la discrétion du clinicien.

Le palivizumab est administré à une dose de 15 mg/kg de poids corporel, environ tous les 28 jours, pendant la saison du VRS, pour un total de 4 ou 5 doses.

Dose pour les femmes enceintes et les personnes enceintes

Le vaccin VRSpreF (AbrysvoMC) est administré en une (1) seule dose de 0,5 ml pendant la grossesse. Bien que l'administration du vaccin soit autorisée entre la 32e et la 36e semaine de grossesse, la période recommandée pour son administration s'étend de la 28e à la 36e semaine de grossesse.

Dose pour les adultes

Pour les adultes de 18 ans et plus, le vaccin VRSpreF (AbrysvoMC) ou ARNm-1345 (mRESVIA) est administré en une (1) seule dose de 0,5 ml.

Pour les adultes de 50 ans et plus, le VRSPreF3 (Arexvy) est administré en une (1) seule dose de 0,5 ml.

Voie d'administration

Les anticorps monoclonaux sont administrés par injection intramusculaire (IM) aux nourrissons et enfants.

Le vaccin VRSpreF (AbrysvoMC) est administré par voie IM aux femmes enceintes et aux personnes enceintes. Les vaccins contre le VRS (VRSpreF, VRSPreF3, et ARNm-1345) sont administrés par voie IM aux adultes.

Voir Méthodes d'administration des vaccins dans la Partie 1 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur la consultation avant et après la vaccination, la préparation vaccinale et les techniques d'administration, ainsi que la prévention et le contrôle des infections.

Administration concomitante avec d'autres vaccins

Le nirsévimab, le clesrovimab et le palivizumab sont des agents d'immunisation passive dirigés spécifiquement contre le VRS. Ces anticorps monoclonaux n'interfèrent pas avec la réponse immunitaire à d'autres vaccins. Ils peuvent être administrés en même temps que d'autres produits d'immunisation, ou à tout moment avant ou après.

Les vaccins contre le VRS pour adultes peuvent également être administrés en même temps que d'autres vaccins, ou à tout moment avant ou après. Cependant, si possible, les vaccins contre le VRS pour adultes devraient être administrés au moins 6 semaines avant ou après les vaccins non saisonniers, p. ex. les vaccins contre le zona ou la diphtérie et le tétanos, afin d'éviter d'attribuer par inadvertance un événement indésirable d'un autre vaccin à celui contre le VRS.

Pour obtenir plus de renseignements, voir Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation et Calendrier d'immunisation recommandés dans la Partie 1.

Exigences en matière d'entreposage

Les anticorps monoclonaux contre le VRS doivent être conservés entre 2 °C et 8 °C dans leur emballage d'origine et ne doivent pas être congelés.

Le VRSpreF (AbrysvoMC) et VRSPreF3 (Arexvy) doivent être conservés au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C dans leur emballage d'origine à l'abri de la lumière. Les deux vaccins ne doivent pas être congelés.

L'ARNm-1345 (mRESVIA) devrait être conservé congelé entre -40 °C et -15 °C pendant une durée maximale de 18 mois. Une fois décongelé, le vaccin ne doit pas être recongelé. Pendant la durée de conservation de 18 mois, le vaccin non ouvert peut être conservé réfrigéré entre 2 °C et 8 °C, à l'abri de la lumière, pendant un maximum de 90 jours. Les seringues préremplies non ouvertes peuvent être conservées entre 8 °C et 25 °C pendant un total de 24 heures après avoir été retirées des conditions de réfrigération.

Pour plus d'informations, voir les monographies de produits présentées dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada, ainsi que Manipulation et entreposage des agents immunisants dans la Partie 1.

Innocuité et événements indésirables

Événements indésirables courants et très courants

Des événements indésirables (ÉI) courants surviennent chez 1 % à moins de 10 % des personnes vaccinées. Des ÉI très courants surviennent chez 10 % ou plus des personnes vaccinées. Les ÉI suivant l'administration d'anticorps monoclonaux contre le VRS sont rares.

Dans les essais cliniques randomisés, les taux d'ÉI locaux et systémiques étaient similaires pour les patients recevant le nirsévimab ou le palivizumab et pour ceux recevant un placebo. Chez les nourrissons nés à terme et en bonne santé, les taux d'ÉI locaux et généraux observés chez ceux ayant reçu le clesrovimab étaient comparables à ceux observés chez les nourrissons ayant reçu un placebo. Par ailleurs, chez les nourrissons présentant un risque accru de maladie sévère liée au VRS, le taux d'ÉI généraux associés au clesrovimab était comparable à celui observé avec le palivizumab.

Les ÉI les plus signalés après l'immunisation par le vaccin VRSpreF chez les femmes enceintes et les personnes enceintes étaient la douleur au point d'injection, les maux de tête et la myalgie.

Dans l'ensemble, les vaccins VRSpreF, VRSPreF3 et ARNm-1345 sont bien tolérés. Les ÉI les plus courants après l'immunisation chez les adultes âgés sont généralement légers ou modérés et comprennent la douleur au point d'injection, la fatigue, les maux de tête et les douleurs musculaires ou articulaires.

Événements indésirables peu courants, rares et très rares

Des ÉI peu courants surviennent chez 0,1 % à moins de 1 % des personnes vaccinées. Les ÉI rares et très rares surviennent respectivement chez 0,01 à moins de 0,1 % et chez moins de 0,01 % des personnes vaccinées. Chez les nourrissons, la fièvre et/ou l'éruption cutanée au point d'injection se sont produites à un taux de 0,5 % dans les 7 jours suivant l'administration d'anticorps monoclonaux contre le VRS. Comparé au placebo, le nirsévimab et le clesrovimab n'augmentent pas le risque d'ÉI généraux sévères chez les nourrissons, et le vaccin VRSpreF n'accroît pas le risque d'ÉI généraux sévères chez les femmes enceintes et les personnes enceintes ou leurs nourrissons.

Les ÉI graves suivant l'administration du palivizumab, principalement des réactions d'hypersensibilité, sont rares, soit de l'ordre de 1,3 à 3,4 pour 10 000 doses administrées. L'anaphylaxie survient dans environ 1 cas pour 1 million de doses, ce qui est similaire au taux observé avec la vaccination en général.

Autres questions d'innocuité

Les injections répétées d'un anticorps monoclonal humain ont suscité des inquiétudes quant au développement de maladies d'origine immunologique. Cependant, les études n'ont pas montré de risque accru de maladie auto-immune ou d'atopie chez les enfants exposés au palivizumab.

Certaines études ont révélé une augmentation des naissances prématurées chez les personnes ayant reçu le vaccin VRSpreF par rapport aux personnes ayant reçu un placebo. Ce phénomène n'a pas été observé dans les pays à revenu élevé comme le Canada. Depuis, de nouvelles données probantes du monde réel ne mettent pas en évidence de lien entre l'utilisation du vaccin VRSpreF et une naissance prématurée.

Les vaccins contre le VRS ont un bon profil d'innocuité chez les adultes. Un risque accru de syndrome de Guillain-Barré (SGB) a été constaté chez les adultes de 65 ans et plus ayant reçu le vaccin VRSpreF ou VRSpreF3; toutefois, une infection par le VRS peut également accroître le risque du SGB dans ce groupe d'âge. Les informations actuellement disponibles sont insuffisantes pour déterminer si la fréquence de cet événement est aussi plus élevée chez les personnes de moins de 65 ans qui reçoivent ces vaccins. Le CCNI continuera à suivre attentivement les données probantes relatives à l'innocuité des vaccins VRSpreF, VRSPreF3 et ARNm-1345 chez les adultes et mettra à jour ses directives en conséquence.

L'administration appropriée des vaccins est essentielle pour garantir leur innocuité et leur EP optimales. Pour éviter les erreurs lorsque les vaccins contre le VRS sont administrés par inadvertance aux mauvaises populations, par exemple aux enfants recevant le vaccin contre le VRS à protéine F, voir le Tableau 2 : Liste de vérification à consulter par le vaccinateur avant l'administration d'un vaccin du chapitre Méthodes d'administration des vaccins.

Directives pour la déclaration des réactions indésirables suivant l'administration d'un anticorps monoclonal contre le VRS et des effets secondaires suivant la vaccination (ESSI)

Il incombe aux fournisseurs de soins de santé au Canada de signaler les réactions indésirables (RI) et les ÉI; cela permet d'assurer une surveillance continue de l'innocuité des agents d'immunisation passive comme le nirsévimab, le clesrovimab, et le palivizumab, ainsi que des agents d'immunisation active, les vaccins VRSpreF, VRSPreF3 et ARNm-1345. Dans certaines administrations, la déclaration est obligatoire en vertu de la loi.

Les vaccinateurs sont appelés à signaler les ESSI au bureau local de santé publique et de se renseigner sur les exigences particulières de leur région en matière de déclaration. En général, toute RI grave ou inattendue dont on pense qu'elle a un lien temporel avec la vaccination est à signaler.

Lorsqu'une RI grave ou inattendue survient après l'administration d'un agent d'immunisation passive comme le nirsévimab, le clesrovimab, et le palivizumab, il incombe de la déclarer au Programme Canada Vigilance avec le formulaire de déclaration des effets secondaires se trouvant sur la page Web du programme. Cet organisme recueille et évalue les déclarations de RI présumées associées aux produits de santé, y compris les produits biologiques. Si le palivizumab ou le nirsévimab a été administré de façon concomitante avec un agent d'immunisation active, tout ÉI devrait également être signalé au bureau local de santé publique.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'innocuité des vaccins, voir La sécurité des vaccins et pharmacovigilance et Effets secondaires suivant la vaccination dans la Partie 2. Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les composants du nirsévimab, du clesrovimab, du palivizumab et du vaccin contre le VRSpreF, voir Contenu des agents immunisants autorisés au Canada dans la Partie 1.

Contre-indications et précautions

Le nirsévimab, le clesrovimab, le palivizumab et les vaccins VRSpreF, VRSPreF3 et ARNm-1345 sont contre-indiqués chez les personnes présentant une hypersensibilité connue ou des antécédents de réaction allergique sévère (p. ex., anaphylaxie) à l'un ou l'autre de leurs composants. Une hypersensibilité connue à d'autres anticorps monoclonaux humains est également une contre-indication au nirsévimab, au clesrovimab, et au palivizumab. Pour plus de renseignements sur les allergies, voir Contre-indications et précautions; et pour une liste de tous les vaccins autorisés au Canada et de leur contenu, voir Contenu des agents immunisants autorisés au Canada.

Les maladies mineures comme le rhume, avec ou sans fièvre, ne sont pas des contre-indications à l'utilisation des anticorps monoclonaux contre le VRS ou des vaccins contre le VRS. Cependant, une maladie modérée à sévère, avec ou sans fièvre, est une raison d'envisager de différer leur administration. La décision de retarder l'administration d'un agent immunisant dépend de la sévérité et de l'étiologie de la maladie sous-jacente, ainsi que du risque lié à l'absence de vaccination.

Processus de révision des chapitres

Le présent chapitre a été mis à jour à la lumière des Recommandations mises à jour sur les vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les adultes âgés et les adultes à risque élevé de maladie grave liée au VRS (PDF) du CCNI et des Recommandations mises à jour pour protéger les nourrissons et les enfants contre la maladie causée par le virus respiratoire syncytial (VRS) : Utilisation d'anticorps monoclonaux (nirsévimab et clesrovimab) et du vaccin RSVpreF (PDF) du CCNI.

Remerciements

Ce chapitre a été préparé par E. Abrams, N. Mohamed et A. Nunn au nom du groupe de travail du CCNI sur le VRS. Il a été revu par A. Killikelly, W. Siu, J. Zafack, M. Tunis et N. Brousseau.

Les responsables du Guide canadien d'immunisation tiennent à remercier la personne suivante pour sa contribution : N. Haddad et C. Tremblay.

Références choisies

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Les décisions autonomes devraient être prises par les peuples autochtones avec l'appui des partenaires de santé et de la santé publique, conformément à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

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2026-05-11