Manuel de l'exercice et du cérémonial | Chapitre 11 Services religieux et funérailles

A-DH-201-000/PT-000

Comment les troupes, les porteurs et les musiques doivent se comporter lors de funérailles nationales, militaires ou civiles, y compris pendant les veilles et les processions funéraires, à l’église et sur les tombes.

SECTION 1 SERVICES RELIGIEUX

CÉRÉMONIE AUX MORTS

  1. Les procédures décrites ci-dessous doivent être respectées à la lettre en toutes circonstances.
  2. La veille est assurée par quatre caporaux et soldats (des deux sexes, dans la mesure du possible). À moins que la cérémonie n’ait lieu précisément à la mémoire de militaires d’une seule armée ou d’une seule unité, les quatre militaires représentent traditionnellement chacune des trois armées des Forces armées canadiennes et la Gendarmerie royale du Canada si cela est possible.
  3. Comme il est indiqué au paragraphe 19 de la section 2, la veille au cénotaphe/monument commémoratif commence 15 minutes avant le début de la cérémonie. Les membres de la veille restent de faction jusqu’à ce que le dignitaire qui préside la cérémonie soit parti. Pendant qu’ils sont de faction, les membres de la veille reposent sur leurs armes renversées. Un infirmier/une infirmière accompagne les membres de la veille au Monument commémoratif de guerre du Canada.
  4. Les troupes devraient être en place au cénotaphe/monument aux morts, à la position repos, 10 minutes avant la cérémonie.
  5. Au moment où s’approche la voiture du dignitaire qui préside la cérémonie, le commandant du rassemblement doit mettre les troupes au garde-à-vous. Si les troupes sont en armes, il doit donner l’ordre de mettre l’arme à l’épaule.
  6. Lorsque le dignitaire a pris place sur l’estrade d’honneur, le commandant du rassemblement ordonne le salut approprié conformément au chapitre 13 de l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC (qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC). Si le dignitaire est un officier supérieur (colonel, lieutenant-colonel ou major) ou si les troupes ne sont pas en armes, on procède de la façon prescrite au chapitre 9, section 2, paragraphes 18 à 22).
  7. La cérémonie aux morts elle-même commence lorsque la musique joue le « Ô Canada ». Les troupes se découvrent avant la prière aux morts; elles se couvrent de nouveau lorsque les prières sont terminées (voir chapitre 2, paragraphe 23).
  8. Les clairons ou trompettes doivent jouer le « dernier appel »immédiatement avant le début de la période de silence de deux minutes (habituellement de 11 h à  11 h 02). Aux endroits où une salve de 21 coups de canons est tirée dans le cadre de la cérémonie du jour du Souvenir, lorsque l’organisateur de la cérémonie en fait la demande, un coup unique sera tiré à 11 h 00 pour indiquer le début des deux minutes de silence (voir le chapitre 13 de l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC).
  9. Pendant la période de silence, tous les instruments se taisent, y compris les cornemuses, puisqu’ils distrairaient du but de l’événement, qui constitue une réflexion silencieuse sur le service et le sacrifice des morts. Après la période de silence de deux minutes, on sonne le « réveil ». L’élégie peut être intégrée soit avant le « dernier appel », soit après le « réveil » ou, si le commandant du rassemblement le souhaite ainsi, après les deux minutes de silence et avant le « réveil ». Si elle est utilisée, la salve de 21 coups de canon a lieu immédiatement après les deux minutes de silence (au début du « réveil » ou de l’élégie). Une fois que le « réveil » ou l’élégie ont été joués, on peut procéder à la lecture de l’Acte du souvenir, après quoi on dépose les gerbes officielles. Pendant le dépôt des gerbes, les troupes se tiennent à la position en place repos.
  10. Le porteur de gerbes se tient à un pas à gauche et en arrière du dignitaire qui doit la déposer et tient la gerbe dans sa main gauche, dans la mesure du possible. Lorsque le dignitaire salue ou incline la tête, le porteur salue.
  11. Lorsqu’on a fini de déposer les gerbes, les troupes reçoivent l’ordre de se mettre au garde-à-vous et la musique joue le God Save the Queen. La cérémonie aux morts est alors terminée. Les spectateurs peuvent ensuite s’approcher pour déposer des gerbes de fleurs « non officielles ».
  12. Les dignitaires peuvent partir ou se rendre sur l’estrade d’honneur. Les troupes défilent, puis rompent les rangs à l’endroit désigné.

RASSEMBLEMENTS POUR CÉRÉMONIE RELIGIEUSE DANS UNE ÉGLISE

  1. À l’arrivée à l’église, le commandant donne aux troupes l’ordre de s’arrêter et ordonne aux officiers de quitter les rangs. Les troupes entrent à l’église en file simple sous les ordres des adjudants. Les officiers ferment la marche.
  2. Après la cérémonie, les officiers sortent de l’église les premiers, suivis des hommes de troupe. Le défilé doit se rassembler et se mettre en marche le plus rapidement possible afin de ne pas nuire à la circulation.
  3. On doit respecter les coutumes religieuses, y compris celles qui sont sexospécifiques (voir chapitre 1, section 2, paragraphe 22). Dans les églises chrétiennes, on se découvre à l’entrée de l’église et on se couvre à la sortie. On doit demander les conseils de l’officiant et les suivre dans tous les cas.

RASSEMBLEMENTS POUR CÉRÉMONIE RELIGIEUSE AILLEURS QUE DANS UNE ÉGLISE

  1. Si un rassemblement pour cérémonie religieuse a lieu dans une salle d’exercice ou dans tout autre endroit du genre, le bataillon doit se former de la façon habituelle, sauf que l’adjudant-chef doit disposer les guides de compagnie de façon que tout le bataillon puisse prendre place à l’endroit désigné. Le commandant doit ordonner aux membres du bataillon de se découvrir et de se tenir dans la position en place repos avant que l’aumônier ne commence la cérémonie religieuse. À la fin de celle-ci, le commandant doit ordonner aux membres du bataillon de se mettre au garde-à-vous et de se couvrir avant de continuer.
  2. Cérémonie religieuse en plein air :
    1. Les troupes se forment sur le terrain de rassemblement, la musique prenant place à l’arrière et au centre.
    2. Lorsque l’ordre est donné d’adopter la formation en « U », la musique va prendre place sur le flanc droit de l’unité, face à l’intérieur (voir figure 11-1-1);
    3. Lorsque la musique est en place, on empile les tambours sous les ordres du tambour-major de façon à former un autel, de la même façon que pour la consécration des drapeaux (voir chapitre 9, section 4, paragraphes 11 à 14).
    4. Le commandant des troupes donne alors le commandement « DÉCOUVREZ – VOUS », après quoi l’aumônier commence la cérémonie religieuse.
    5. Une fois la cérémonie terminée, les troupes se couvrent, enlèvent les tambours et rompent les rangs.

Figure 11-1-1 Cérémonie religieuse en plein air

SECTION 2 FUNÉRAILLES

INTRODUCTION

  1. On distingue trois genres de funérailles : les funérailles d’État (organisées officiellement par le gouvernement pour rendre les honneurs publiquement), les funérailles militaires (tenues par les militaires conformément à la présente section) et les funérailles civiles.
    1. La présente section traite des deux premiers types de funérailles.
    2. Il est permis d’ajouter une touche militaire aux funérailles civiles en y incluant la présence d’un clairon pour jouer le « dernier appel » et le « réveil », et une musique. On applique alors les directives sur les brassards de deuil et la façon de se découvrir en se guidant sur les principes de la courtoisie.
  2. Tout militaire des Forces armées canadiennes (FAC) qui assiste, en uniforme, à des funérailles d’État ou à des funérailles militaires doit porter la grande tenue de cérémonie no 1 ou no 1A. La tenue réglementaire doit être la même pour tous les membres d’un même groupe qui assiste aux funérailles. De plus :
    1. Tous les officiers et adjudants-chefs doivent porter un brassard de deuil pendant la cérémonie. Ils doivent les enlever immédiatement après l’inhumation.
    2. Il faut se découvrir au début de la cérémonie au cimetière et se couvrir de nouveau avant le « dernier appel » et le « réveil ». Les membres de la musique et de la garde ne doivent pas se découvrir.
  3. Pendant les funérailles, les commandements doivent se donner à voix basse, de façon à ne pas nuire au déroulement de la cérémonie, mais assez fort pour assurer l’exécution des mouvements. De même, les membres de la musique qui changent de position doivent être dirigés par des commandements verbaux donnés à voix basse ou des signaux visuels, sans roulement de tambour. La musique (y compris les cornemuseurs) doit cesser de jouer avant d’entrer dans le cimetière. (Un seul tambour bat la mesure.)
  4. Tous les membres de la garde doivent être en armes. L’escorte devrait normalement être en armes mais, si les circonstances ne s’y prêtent pas, on peut s’en abstenir, sauf dans le cas de l’escorte du drapeau consacré. On ne fixe pas de baïonnettes aux armes de la garde et de l’escorte, sauf dans le cas de l’escorte du drapeau consacré.
  5. Pendant des funérailles militaires, on ne tirera de salves de fusil qu’à la demande expresse du plus proche parent. Dans ce cas, le peloton de tir sera formé de membres de la garde (voir chapitre 4, section 2)
  6. Les officiers qui font partie du cortège ne doivent pas dégainer l’épée. Les officiers qui portent l’épée et qui commandent des troupes en armes doivent défiler l’épée en main, mais remettre l’épée au fourreau avant d’entrer au cimetière. Les porteurs doivent être des militaires.
  7. Les drapeaux hissés aux mâts doivent être mis en berne conformément à l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC (qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC).
  8. Le cercueil doit être drapé du drapeau national pendant les funérailles, à moins que le plus proche parent demande expressément qu’on utilise plutôt l'enseigne des FAC. Aucun autre drapeau ne doit être porté (voir l’A‑AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A‑DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC).
  9. Les drapeaux consacrés portés dans les cortèges funèbres doivent être munis d’une cravate de la façon décrite au paragraphe 9 de la section 1 du chapitre 8. Ils ne doivent pas être salués quand ils font partie du cortège ou sont dressés près du cercueil, ces honneurs étant réservés au défunt. On doit suivre la procédure décrite à la section 1 du chapitre 12 dans le cas des drapeaux consacrés qui sont portés par des unités chargées de former un cordon le long de la route.

DÉSIRS DU PLUS PROCHE PARENT

  1. Les désirs exprimés par le plus proche parent seront respectés à toutes les funérailles, dans la mesure du possible.
  2. Habituellement, les plus proches parents demandent des funérailles plus intimes, soit avec des cortèges réduits, soit en laissant tomber l’ordre complet du cortège des funérailles militaires. Par exemple, le plus proche parent peut demander une participation militaire lors de la cérémonie religieuse seulement, avec une représentation limitée au cimetière. Dans ce cas, les drapeaux et attributs peuvent être retirés du cercueil au moment le plus propice.
  3. Si les circonstances de la cérémonie, comme un manque de personnel, empêchent de fournir tous les éléments des funérailles militaires souhaités par le plus proche parent, il faut prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer une présence militaire en ayant recours à des ressources locales.

CORTÈGE FUNÈBRE

  1. Le cortège funèbre doit être formé comme il est indiqué au tableau 11-2-1 et illustré à la figure 11-2-5.
  2. Le tableau 11-2-2 indique l’effectif prévu des cortèges funèbres. Il ne faut pas dépasser l’effectif indiqué et le plus proche parent peut souhaiter que la cérémonie se déroule avec plus de simplicité, en demandant par exemple qu’il n’y ait que des porteurs.
Tableau 11-2-1 Le cortège funèbre en ordre de marche
No Élément Modalités
1 Escorte L’escorte vient en tête du cortège funèbre. On trouvera au tableau 11-2-2 les renseignements relatifs à l’effectif de l’escorte. L’escorte peut défiler avec ses drapeaux consacrés et porter les armes.
2 Garde On trouvera au tableau 11-2-2 les renseignements relatifs à l’effectif de la garde. La garde doit être en armes. Si le cortège ne comprend pas de musique mais seulement un trompette ou un clairon, celui-ci doit défiler avec la garde, comme peut aussi le faire un cornemuseur. Le peloton de tir doit être formé de membres de la garde.
3 Musique La musique, dont les tambours sont voilés, doit commencer à jouer la marche funèbre au départ de l’église. La musique doit cesser de jouer lorsqu’elle est à moins de 300 mètres d’un hôpital ou d’une infirmerie. La musique (y compris les cornemuseurs) doit cesser de jouer avant d’entrer au cimetière. (Un seul tambour bat la mesure.)
4 Commandant du cortège funèbre et officiant Le commandant du cortège funèbre doit prendre place devant l’officiant.
5 Affût de canon/ corbillard À défaut d’un affût de canon, on utilisera un corbillard.
5a Commandant de l’affût de canon S’il s’agit d’un affût de canon de marine, le commandant du détachement prend place du côté qui convient le mieux (voir chapitre 12, annexe A pour l’exercice avec l’affût de canon de marine). S’il s’agit d’une prolonge d’artillerie, le commandant du détachement monte dans le tracteur avec le conducteur.
6 Porteurs On trouvera au tableau 11-2-2 les renseignements relatifs à l’effectif et à la composition du détachement de porteurs. Les porteurs sont les membres du personnel qui portent le cercueil (voir section 3). Le commandant du détachement de porteurs doit veiller, tout au long des funérailles, à ce que le drapeau, la coiffure, etc., placés sur le cercueil soient disposés correctement. Les porteurs doivent se découvrir lorsqu’ils portent le cercueil. Il doit s’agir de militaires.
7 Porteurs de coiffures Des militaires désignés à cette fin gardent les coiffures des porteurs tandis que ceux-ci portent le cercueil.
8 Porteurs honoraires En règle générale, les porteurs honoraires sont du même grade que le défunt. Ces porteurs sont soit des militaires, soit des civils, mais on ne doit pas trouver à la fois des militaires et des civils dans un même détachement de porteurs. Le nombre prévu de porteurs honoraires est indiqué au tableau 11‑2-2. Les porteurs honoraires prennent place par ordre de grade ou d’ancienneté dans le grade, en se plaçant en alternance de part et d’autre du cercueil, le plus haut gradé prenant place au pied du cercueil à droite, le suivant selon le grade ou l’ancienneté dans le grade, à gauche du cercueil, etc. (À l’origine, les porteurs étaient des membres du personnel qui portaient le drap mortuaire, habituellement une pièce de velours noir, violet ou blanc, qu’on étalait sur le cercueil.)
9 Porteur d’insignes Les ordres, décorations et médailles du défunt peuvent être portés sur un coussin par un porteur d’insignes. Si l’on doit avoir recours à au moins deux porteurs d’insignes, on fait appel à des membres des FAC en activité de service ou à la retraite. Si le porteur d’insignes est un militaire à la retraite, il doit porter l’uniforme conformément à l’article 17.06 (3) des ORFC. Les porteurs d’insignes sont des militaires habituellement choisis par la famille du défunt.
- - Nota
Il est acceptable de ne pas avoir recours à des porteurs d’insignes. Les ordres, décorations et médailles demeurent alors (fixés) sur le drapeau qui recouvre le cercueil.
10 Dignitaires faisant partie du cortège Les dignitaires qui font partie du cortège peuvent marcher ou se déplacer en voiture.
11 Représentant de la Reine Sa Majesté peut se faire représenter par un membre de la famille royale, par le gouverneur général ou le lieutenant-gouverneur.
12 Représentant du gouvernement -
13 Militaires en uniforme qui font partie du cortège Les militaires en uniforme qui font partie du cortège prennent place par ordre de grade ou d’ancienneté dans le grade.
14 Membres du cortège qui ne sont pas en uniforme -
15 Détachement arrière de l’escorte On trouvera au tableau 11-2-2 les renseignements relatifs à l’effectif du détachement arrière de l’escorte.
Table 11-2-2 Composition des cortèges funèbres
Numéro Défunt Commandant du cortège FUNÈBRES Éléments du cortège FUNÈBRES
Escorte Garde Porteurs Porteurs honoraires Détachement
arrière-garde
Effectif Commandant Effectif Commandant Effectif Commandant Effectif Commandant
(a) (b) (c) (d) (e) (f) (g) (h) (j) (k) (m) (n)
1 CEMD Bgén ou Officier de grade supérieur 400 Col 50 Capt 8 adjuc Adjuc 8 50 Capt
2 Bgén et grades supérieurs Col 225 Lcol 50 Capt 8 adjuc Adjuc 8 25 Lt
3 De Major à col Officier de grade équivalent 60 Maj 12 Sgt 8 adj Adjum 8 25 Lt
4 D'Élof à capt Slt à Capt 40 Capt 12 Sgt 8 cpl à sgt Adj 8 - -
5 D'Adj à adjuc Slt à Capt 40 Lt 12 Sgt 8 cpl à sgt Sgt 8 - -
6 Sgt et grades inférieurs Slt à Capt 20 Sgt 12 Sgt 8 sgt ou grades inférieurs Sgt - - -

NOTA

  1. Lorsqu'il n'y a pas d'adjuc, d'adjum ou d'adj sur les lieux, on peut employer des militaires du grade immédiatement inférieur.
  2. Les nombres indiqués dans les colonnes (d) et (m) dépendent des ressources dont dispose l'unité qui organise les funérailles.
  3. Ce tableau n'inclut pas les personnes qui assistent aux funérailles.
  4. Si possible, un orchestre et une trompette ou un clairon doivent participer à des funérailles militaires. On peut aussi ajouter un cornemuseur. On doit munir les banderoles des trompettes et des cornemuses d'une cravate de deuil de crêpe noir. Les tambours doivent être voilés et drapés de tissu noir. On doit recouvrir d'un sac noir la tête de la masse du tambour-major, sauf pour les régiments de gardes à pied.
  5. L'effectif de la garde est proportionnel au grade du défunt, comme dans le cas d'une garde d'honneur (voir l'A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, chapitre 13). La garde d'un colonel ou d'un officier de grade inférieur comporte le même effectif qu'une garde de caserne de cérémonie, moins deux postes de sentinelle doubles, et correspond à l'effectif d'un détachement de tir.
  6. Un détachement de tir ne doit être utilisé qu'à la demande expresse du plus proche parent et doit être formé à même la garde.
  7. Les chiffres indiqués aux colonnes (h) et (j) dépendent de la taille du cercueil (on peut faire appel à six ou huit porteurs). Si on utilise huit porteurs, prévoir deux porteurs de réserve. Le détachement de porteurs doit toujours inclure deux porteurs de coiffures.

LA VEILLE

  1. La dépouille d’un personnage de marque à qui on fait des funérailles d’État est normalement exposée en chapelle ardente à l’édifice du Centre du Parlement ou dans l’édifice de l’Assemblée législative provinciale. C’est au ministre chargé d’organiser les funérailles qu’il incombe de déterminer pendant combien de temps le dignitaire doit être exposé.
  2. On désigne sous le nom de veille la garde du cercueil pendant que le défunt repose en chapelle ardente. On accorde normalement aux officiers des FAC ou de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) l’honneur de monter la garde auprès du cercueil d’un gouverneur général décédé en fonction ou d’un ancien gouverneur général ou encore d’un représentant ou d’un ancien représentant de la Reine. De même, à moins d’instructions contraires, on accorde aux adjudants et aux sergents des FAC et aux sous-officiers de la GRC le privilège d’assurer la garde du cercueil d’un dignitaire autre qu’un représentant ou un ancien représentant de la Reine. (Les membres du personnel de protection du Sénat et de la Chambre des communes participent habituellement à la veille au Parlement dans le cas des dignitaires non militaires. Les militaires et les membres du personnel de protection ne doivent pas être de service en même temps pendant la veille.)
  3. La veille se poursuit 24 heures sur 24. Cependant, le ministre chargé de l’organisation des funérailles peut en réduire la durée ou modifier de quelque autre façon la période de veille.
  4. La durée de chaque quart de veille est de 30 minutes.
  5. La veille au cénotaphe dans le cadre d’une cérémonie aux morts (section 1) suit les mêmes règles, sauf pour les détails suivants :
    1. le privilège de garder un cénotaphe est accordé aux caporaux et soldats;
    2. comme la période de veille est plus courte, il n’y a qu’un seul quart, sans relève.
  6. Six sentinelles sont de veille en tout temps (voir la figure 11-2-1). Chaque quart comprend :
    1. le commandant (un officier supérieur ou un adjudant, voir paragraphe 16);
    2. le plus haut gradé, qui prend place à la droite et au pied du cercueil (numéro 1);
    3. le suivant selon le grade ou l’ancienneté dans le grade, qui prend place à la gauche et au pied du cercueil (numéro 2);
    4. le suivant selon le grade ou l’ancienneté dans le grade, qui prend place à la droite et à la tête du cercueil (numéro 3);
    5. le suivant selon le grade ou l’ancienneté dans le grade, qui prend place à la gauche et à la tête du cercueil (numéro 4);
    6. la sentinelle de veille suppléante (l’officier de veille suppléant) (numéro 5).
  7. Le commandant prend place au pied du cercueil, d’où il peut voir toutes les sentinelles de service. Il se tient au garde-à-vous (si c’est un officier, il ne dégaine pas son épée).
  8. Les numéros 1 à 4 font face vers l’extérieur, de biais, et reposent sur leur arme renversée.
  9. La sentinelle de veille suppléante se place de façon à pouvoir voir le commandant. Elle se tient en position en place repos (les officiers ne dégainent pas leur épée).
  10. La sentinelle de veille suppléante du quart suivant se tient dans la salle d’attente, tout habillée et prête à prendre du service.
  11. La mise en faction se fait de la façon suivante :
    1. Le commandant passe les sentinelles en revue dans la salle d’attente.
    2. Les sentinelles se forment sur un seul rang dans l’ordre suivant : 2, 4, 1, 3 et 5 (voir la figure 11-2-2).
    3. Les numéros 1, 2, 3 et 4 dégainent leur épée (officiers seulement).
    4. Les sentinelles s’avancent en file, au pas ralenti, jusqu’à la chambre mortuaire, suivies du commandant.
    5. En entrant dans la pièce, les numéros 2 et 4 dépassent la tête du cercueil et font une conversion à droite. Les numéros 1 et 3 font une conversion à droite et s’avancent le long du côté du cercueil le plus près.
    6. Il est important que les numéros 1 et 2 s’avancent en ligne, de même que les numéros 3 et 4, qui doivent raccourcir le pas. Chacun marque le pas quand il arrive à son poste.
    7. Le commandant donne le commandement « HALTE » à voix basse.
    8. Pendant que les numéros 1 à 4 prennent position, le numéro 5 se rend à son poste, s’arrête de lui-même et adopte la position en place repos.
    9. Après s’être arrêtés à leur poste, les numéros 1 à 4 font une pause réglementaire et se tournent vers l’extérieur.
    10. Le commandant donne les commandements « PRÉSENTEZ – ARMES » et, après une pause réglementaire, « SUR VOS ARMES RENVERSÉES REPO – SEZ » à voix basse.
    11. Le commandant demeure au garde-à-vous.

Figure 11-2-1 La veille

  1. La relève de la veille se fait de la façon suivante :
    1. Les sentinelles de relève sont passées en revue, se forment (les officiers dégainent leur épée) et s’avancent au pas ralenti, comme il est indiqué au paragraphe 25.
    2. Elles entrent dans la chambre mortuaire. Dès qu’elles arrivent à un pas à la droite des sentinelles qu’elles relèvent et face à la même direction, elles marquent le pas (voir la figure 11-2-3);
    3. Le commandant donne le commandement « HALTE », puis tape deux fois le sol avec le fourreau ou tape le garde-main du fusil pour demander le changement de sentinelles.
    4. Les sentinelles qui doivent être relevées lèvent la tête, observent une pause réglementaire, présentent les armes (adoptent la position replacez l’épée), font une nouvelle pause, mettent les armes à l’épaule (amènent l’épée à la position en main), font une nouvelle pause, se mettent en marche ensemble au pas ralenti et se dirigent vers la salle d’attente dans l’ordre suivant : 3, 1, 4, 2 et 5.
    5. Au moment où les sentinelles relevées font leur troisième pas, les sentinelles de relève font un pas vers la gauche, observent une pause réglementaire, présentent les armes (adoptent la position replacez l’épée), font une nouvelle pause et reposent sur leur arme renversée.
    6. Dès que le numéro 1 des sentinelles relevées quitte la chambre mortuaire, le commandant de l’ancien quart salue et se retire; le nouveau commandant de quart le remplace à son poste.
  2. Tous les mouvements de relève doivent être lents et solennels et ne doivent pas être exécutés au pas cadencé régulier.
  3. Si une sentinelle a besoin d’être relevée pendant son quart, elle lève la tête. À ce signal, la sentinelle de veille suppléante adopte la position du garde-à-vous, met immédiatement l’arme à l’épaule (dégaine son épée) et remplace celle qui a donné le signal de la façon décrite ci-dessus. La sentinelle ainsi relevée doit retourner immédiatement à la salle d’attente et la sentinelle suppléante du quart suivant doit aller occuper le poste de la sentinelle suppléante dans la chambre mortuaire.

PROCÉDURE POUR LE DÉPART DU CERCUEIL

  1. La dernière relève doit s’assurer que l’espace est suffisant pour permettre aux porteurs de prendre position. Le commandant de la veille doit se placer de façon à pouvoir établir un contact visuel avec le commandant du cortège funèbre et les porteurs.
  2. Le commandant du cortège funèbre et l’officiant, accompagnés des membres de la famille, entrent et se rendent à leur position désignée. Au signal du commandant du cortège funèbre (ou du commandant de la veille, si le champ de vision du commandant du cortège funèbre ne lui permet pas de le faire), les porteurs marchent au pas ralenti jusqu’au cercueil et le placent sur leurs épaules.
  3. Le commandant de la veille donne le commandement « PRÉSENTEZ – ARMES » à voix basse. Toutes les sentinelles reprennent la position replacez armes, puis saluent et demeurent dans cette position jusqu’au départ du cercueil. La sentinelle de veille suppléante fait un salut de la main, tout comme le commandant si c’est un officier. Dans le cas des militaires du rang, le commandant portera l’arme à l’épaule et donnera le commandement « PRÉSENTEZ – ARMES ». Les quatre sentinelles au cercueil exécutent le mouvement, le commandant salue avec arme à l’épaule au dernier mouvement du présentez armes et la sentinelle suppléante reste immobile.

Figure 11-2-2 Mise en faction de la veille

Figure 11-2-3 Relève de la veille

SERVICE RELIGIEUX

  1. On doit toujours respecter les coutumes des diverses religions. Par exemple, les juifs sont habituellement enterrés dans les 24 heures suivant leur décès et les cercueils des chrétiens sont placés différemment selon qu’il s’agit de membres du clergé ou de laïques. Il faut demander et suivre les conseils de l’officiant, surtout pour les cérémonies ayant lieu à l’église et au cimetière.
  2. Dans le cas des funérailles d’État, si le corps du défunt est exposé dans une église, les sentinelles de veille doivent se retirer une demi-heure avant le début du service religieux. Si le défunt est exposé ailleurs que dans une église, il doit être escorté jusqu’à l’église par le cortège funèbre, conformément aux directives figurant dans les paragraphes 38 à 46.
  3. Dans le cas des funérailles militaires, lorsque la dépouille est conduite à l’église le jour même du service religieux, on doit suivre la procédure décrite ci-dessous à l’arrivée du corbillard à l’église :
    1. La garde se forme sur deux rangs ouverts et les militaires ont l’arme à l’épaule; les troupes font face à l’église, le centre de la garde étant vis-à-vis le portail. Le commandant de la garde doit prendre place à trois pas en arrière et au centre de la garde.
    2. Les porteurs et leur commandant doivent se former sur deux rangs qui se font face et qui sont suffisamment éloignés l’un de l’autre pour permettre le passage du corbillard. Au moment de sortir le cercueil du corbillard, on déroule le drapeau national sur le cercueil et on y place la coiffure et l’épée/la ceinture et la baïonnette du défunt.
    3. Dès qu’on commence à retirer le cercueil du corbillard, le commandant de la garde doit donner le commandement « PRÉSENTEZ – ARMES » et les troupes demeurent dans cette position jusqu’à ce que les porteurs soient à l’intérieur de l’église. La garde reçoit alors les ordres « À L’ÉPAULE – ARMES » et « AU PIED – ARMES » et va ensuite se placer à l’écart jusqu’à ce qu’on reforme le cortège funèbre après le service religieux.
    4. Les porteurs, marchant derrière l’aumônier, entrent à l’église en passant entre les rangs des porteurs honoraires, qui se sont formés au préalable sur deux rangs se faisant face à l’entrée de l’église. Le cercueil est orienté de la façon indiquée à la figure 11-2-4. Les porteurs honoraires suivent le cercueil à l’intérieur de l’église et vont prendre place dans leurs bancs.
    5. Arrivés au chœur, les porteurs déposent le cercueil sur le chariot prévu à cet effet et le porteur d’insignes place les décorations sur le cercueil. Sur l’ordre du commandant, les porteurs et le porteur d’insignes vont prendre place dans les bancs qui leur sont réservés.
  4. Dans le cas des funérailles organisées pour de multiples personnes à la fois, les cercueils peuvent être disposés dans l’église avant la cérémonie.
  5. La figure 11-2-4 montre les positions occupées par les personnes qui assistent au service religieux.
  6. Une fois le service terminé, l’officiant doit se diriger vers la sortie de l’église, suivi dans l’ordre par :
    1. les porteurs honoraires,
    2. le cercueil et les porteurs,
    3. le porteur d’insignes,
    4. le plus proche parent,
    5. les membres de la famille,
    6. les autres membres du cortège funèbre.

Figure 11-2-4 Attribution des places à l’église

CORTÈGE FUNÈBRE

  1. Pendant le service, le cortège funèbre, à l’exception de la garde (voir paragraphe 41) se forme à l’extérieur de l’église selon l’ordre indiqué à la figure 11-2-5.
  2. Ordre de marche. L’unité du défunt a priorité sur les autres unités, quelle que soit leur ancienneté. Autrement, les unités marchent dans l’ordre inverse de l’ordre habituel, c.-à-d. que les unités et les militaires de grades supérieurs sont les plus près du cercueil (voir figure 11-2-5).
  3. Lorsque le service est terminé, l’aumônier doit descendre du chœur et se rendre à l’arrière des bancs occupés par les porteurs honoraires. Lorsqu’il voit l’aumônier quitter le chœur, le commandant du détachement de porteurs doit diriger les porteurs du cercueil et le porteur d’insignes jusqu’au chœur, où chacun adopte discrètement sa position. Le porteur d’insignes enlève les décorations du cercueil et prend place derrière le commandant. Au moment où les porteurs entrent dans le chœur, les porteurs honoraires doivent quitter leur banc et former une file derrière l’aumônier. Il faut prévoir assez d’espace pour pouvoir tourner le cercueil au besoin. Les porteurs placent le cercueil sur leurs épaules (voir aussi section 3, paragraphes 1 à 6) et au commandement « PAS RALENTI – MARCHE », le cortège funèbre, à la suite de l’aumônier, doit quitter l’église pour se diriger vers l’affût de canon ou le corbillard.
  4. La garde doit se tenir en ligne, face au portail de l’église et derrière l’affût de canon ou le corbillard (en  laissant assez d’espace pour que les porteurs et le cercueil puissent passer entre elle et le portail de l’église), de la façon décrite au paragraphe 34a. Au moment où le cercueil franchit le portail de l’église, le commandant de la garde doit donner le commandement « PRÉSENTEZ – ARMES ». À ce moment, tous les officiers et militaires du rang qui ne font pas partie des détachements doivent saluer. Le commandant de la garde donne l’ordre « À L’ÉPAULE – ARMES » lorsque le cercueil est placé sur l’affût de canon ou à l’intérieur du corbillard. Il ordonne ensuite à la garde de se déplacer au pas cadencé pour aller occuper sa position dans le cortège funèbre.
  5. Après que la garde a pris position dans le cortège funèbre (les troupes gardant l’arme à l’épaule) et après s’être assuré que l’ensemble du cortège est formé et prêt à se mettre en marche, le commandant du rassemblement doit donner les commandements suivants :
    1. « RENVERSEZ – ARMES »;
    2. « CORTÈGE, PAR LA DROITE (GAUCHE), PAS RALENTI – MARCHE ». La musique doit commencer à jouer la marche funèbre et, si le défunt a droit à une salve d’honneur (voir le chapitre 13 de l’A‑AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A‑DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC), on doit commencer à tirer les coups de canon sur une période d’une minute.
  6. La distance que doit parcourir le cortège funèbre au pas ralenti est déterminée par le commandant. Toutefois, dans les centres urbains, le cortège doit se déplacer au pas ralenti sur une distance d’au moins un tiers de kilomètre. Si la distance le justifie, le commandant du cortège funèbre peut donner les commandements suivants :
    1. après avoir parcouru la distance minimale, le commandement « PAS FUNÈBRE », puis « GARDE-À –  VOUS » quand on approche du cimetière; ou
    2. plus fréquemment, le commandement « CHANGEZ DE CADENCE, PAS CADENCÉ – MARCHE » une fois parcourue la distance minimale depuis l’église.
  7. Dans de rares cas, comme lors de funérailles d’État comportant un long trajet en direction du cimetière et lorsqu’une musique est présente, le commandant du cortège funèbre peut aussi ordonner dans ses instructions préalables d’adopter un rythme plus rapide pour le pas ralenti (habituellement 80 pas à la minute) afin d’aider les membres du cortège à maintenir leur équilibre et leur rythme naturel pendant le long parcours. La ou les musiques doivent être placées avec soin pour pouvoir guider simultanément tous les membres du cortège funèbre.
  8. Si le lieu d’inhumation est trop éloigné pour s’y rendre à pied, le cortège funèbre doit s’arrêter après avoir parcouru la distance minimale et les troupes doivent prendre place à bord d’autocars pour se rendre au cimetière ou, si le plus proche parent le demande, le cortège doit se disperser.

Figure 11-2-5 Cortège funèbre

DÉPLACEMENT JUSQU’AU CIMETIÈRE

  1. On peut former un cordon en bordure de la route dans le cas des funérailles d’officiers supérieurs ou de dignitaires de haut rang. Sauf dans le cas de funérailles d’État, c’est à l’escorte qu’il faut avoir recours à cette fin, près du cimetière, et le cordon doit être formé de façon à se terminer à une distance appropriée du lieu d’inhumation. C’est le commandant du cortège funèbre qui doit déterminer la distance sur laquelle le cordon doit être formé. En tenant compte de la grandeur du cimetière et de l’emplacement du lieu d’inhumation, il peut ordonner de former le cordon :
    1. depuis l’endroit où l’officiant doit rencontrer le cortège funèbre jusqu’à la fosse;
    2. depuis l’entrée du cimetière jusqu’à la fosse; ou
    3. à la longueur normale de l’escorte, alignée sur deux rangs.
  2. Pour des funérailles d’État, d’autres troupes peuvent être fournies pour former un cordon, comme il est indiqué au chapitre 12, section 1. Si les troupes portent des fusils, les baïonnettes doivent demeurer au fourreau.
  3. Lorsque le cortège se trouve à une distance appropriée de l’entrée du cimetière ou de l’endroit où l’officiant doit rencontrer le cortège s’il n’en fait pas partie, l’officier commandant le cortège funèbre doit donner le commandement « GARDE-À – VOUS »; ou « CORTÈGE, CHANGEZ DE CADENCE, PAS RALENTI –  MARCHE », selon le cas.
  4. La musique doit commencer à jouer la marche funèbre et s’arrêter de jouer au moment où la tête du cortège atteint l’entrée du cimetière. La musique ne doit pas jouer à l’intérieur du cimetière, exception faite de l’hymne qui se joue pendant la cérémonie à la fosse.
  5. Lorsque la tête du cortège atteint l’endroit à partir duquel le cordon est formé, le commandant de l’escorte doit donner le commandement « ESCORTE, INTERVALLE DE __ PAS, SUR DEUX FILES, FORMEZ LE COR –  DON ». La file de gauche de l’escorte doit former le cordon sur le côté gauche de la route et la file de droite, le cordon sur le côté droit, comme il est indiqué au tableau 12-1-1. La première moitié de la file du centre doit effectuer une conversion vers la gauche et suivre la file de gauche tandis que la seconde moitié fait une conversion vers la droite et suit la file de droite. Si l’escorte est armée, chaque paire de militaires qui termine son demi-tour doit présenter les armes simultanément et, si elle connaît les exercices de cérémonie avec le fusil, reposer sur ses armes renversées.
  6. Le cercueil est porté ou transporté, pieds en avant, au pas ralenti, entre les deux rangs formés par l’escorte, accompagné des porteurs, des porteurs honoraires, etc.
  7. Le cortège funèbre se dirige alors vers la fosse, sous les ordres du commandant du cortège. Pour leur part, la garde et la musique doivent faire une conversion et s’arrêter aux endroits déterminés à l’avance sur les ordres du commandant de la garde et du tambour-major. Les porteurs honoraires, le détachement de porteurs et les autres membres du cortège accompagnent le cercueil jusqu’à la fosse.
  8. Si la distance est telle que le cortège funèbre doit se déplacer en véhicule, les membres du cortège descendent du véhicule immédiatement à l’extérieur ou à l’intérieur de l’entrée du cimetière. La formation du cordon par l’escorte est modifiée en conséquence. Le commandant du cortège funèbre doit prendre les dispositions nécessaires à l’obtention de véhicules pour le transport de l’escorte, de la garde et de la musique et peut-être aussi des dignitaires. Le transport doit être organisé de façon que l’escorte puisse se rendre à l’entrée du cimetière ou à l’endroit où l’officiant doit rencontrer le cortège funèbre, en empruntant un itinéraire plus rapide que celui du cortège lui-même, pour être en position et avoir déjà formé le cordon à l’arrivée du cortège.

ARRIVÉE À LA FOSSE

  1. En arrivant à la fosse, la garde, la musique et l’officiant prennent leurs positions respectives (voir figure 11-2-6).
  2. On immobilise l’affût de canon ou le corbillard, et le détachement de porteurs soulève le cercueil. La garde présente les armes, et les militaires qui ne font pas partie des détachements saluent.
  3. Le cercueil est ensuite placé au-dessus de la fosse sur des supports.
  4. Une fois le cercueil placé au-dessus de la fosse, on doit ordonner aux membres de la garde de reposer sur leur arme renversée s’ils connaissent les exercices de cérémonie avec le fusil ou de mettre l’arme à l’épaule, puis au pied. Aux commandements « VERS L’EXTÉRIEUR, TOUR – NEZ », et « PAS CADENCÉ – MARCHE », les porteurs se rendent sur le flanc droit de la garde en passant au pied de la fosse (voir la figure 11-2-6). Les porteurs de coiffures remettent les coiffures aux porteurs du cercueil.
  5. Le porteur d’insignes place le coussin sur lequel reposent les décorations sur le cercueil. Il se joint ensuite aux dignitaires ou aux autres militaires du cortège.
  6. Les dignitaires et les porteurs honoraires prennent place dès leur arrivée, suivis des autres militaires et des civils.
  7. Le détachement arrière prend place immédiatement derrière la garde.
  8. Lorsque tous les groupes sont en position autour de la fosse, le commandant des troupes donne le commandement « ESCORTE, EN PLACE RE – POS ». L’officiant s’avance alors et commence la cérémonie religieuse.

CÉRÉMONIE AU LIEU D’INHUMATION

  1. On doit suivre les prescriptions du paragraphe 32 sur le respect des coutumes religieuses.
  2. Lorsque l’officiant s’avance, le commandant du cortège funèbre donne aux troupes l’ordre « ESCORTE, DÉCOUVREZ – VOUS ». Tous les militaires, sauf la garde et la musique, doivent enlever leur coiffure.
  3. Lorsque la cérémonie est terminée, l’officiant fait un pas en arrière et, dès qu’il a complété son mouvement :
    1. le commandant des troupes donne aux militaires l’ordre « ESCORTE, COUVREZ – VOUS »;
    2. la garde présente les armes;
    3. le clairon sonne le « dernier appel », fait une pause de 10 secondes, puis sonne le « réveil ».
    4. l’élégie n’est pas obligatoire au cours de cette cérémonie; elle peut toutefois être jouée avant ou après l’enchaînement « dernier appel/réveil », mais non entre ces deux pièces.
  4. Tous les officiers et les militaires du rang qui ne font pas partie des détachements doivent saluer à partir  de la première note du « dernier appel » jusqu’à la dernière du « réveil ».
  5. Après le « réveil », le commandant donne à la garde le commandement À L’ÉPAULE – ARMES.
  6. Après la cérémonie, les militaires présents devraient présenter leurs respects au défunt.
  7. Si on doit tirer un salut au canon (ne pas confondre avec les coups de canon tirés sur une période d’une minute) ou une salve de fusil (si on ne dispose pas de canon ou si le défunt n’a pas droit à un salut au canon, voir le chapitre 13 de l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC) à la demande expresse du plus proche parent :
    1. pour les salves de fusil, le commandant de la garde doit faire tirer les trois salves (voir chapitre 4) avant le présentez armes mentionné au paragraphe 64.b.; ou
    2. pour le salut au canon, les canons doivent commencer à tirer selon l’enchaînement habituel au moment où le cercueil est descendu dans la fosse.

Figure 11-2-6 Positions proposées pour les membres du cortège funèbre au lieu d’inhumation

FIN DE LA CÉRÉMONIE

  1. Après l’inhumation, il faut hisser les drapeaux de nouveau et enlever les brassards et la cravate de deuil des drapeaux pour indiquer la fin du deuil militaire au retour aux casernes ou à la réception suivant l’inhumation.
  2. Le commandant du détachement de porteurs doit rester au cimetière afin de récupérer le drapeau, les décorations, l’épée et la coiffure du défunt, une fois que le cortège est parti et qu’on a pris les photographies officielles.
  3. Les officiers d’un grade supérieur au commandant du cortège funèbre ne doivent pas rejoindre le cortège après la cérémonie au cimetière.
  4. Les porteurs du cercueil, de même que les porteurs de coiffures et les porteurs honoraires,  doivent prendre place dans les rangs du détachement arrière, et le commandant du cortège funèbre doit donner à la musique et aux différents détachements l’ordre d’aller chacun prendre place en ligne à l’extérieur du cimetière dans l’ordre suivant : musique, escorte, garde et détachement arrière.
  5. Le cortège funèbre doit alors se mettre en marche au pas cadencé sous les ordres du commandant des troupes et, lorsqu’il est suffisamment éloigné du cimetière, la musique doit jouer des pièces de musique militaire courantes.
  6. Si les différents détachements se sont rendus au cimetière en véhicules, le commandant des troupes doit leur donner l’ordre de quitter chacun le cimetière sous les ordres de leurs commandants respectifs et de se rendre à leurs véhicules. Chaque détachement rompt les rangs à l’arrivée à son unité.

CREMATION

  1. Lorsque la dépouille doit être incinérée, le cortège funèbre se rend directement au crématorium.
  2. Au crématorium, la cérémonie se déroule de la façon habituelle. Des dispositions doivent être prises à l’avance pour la mise en faction de la garde à l’extérieur de la chapelle et la mise en position du clairon à l’intérieur ou à l’extérieur de la chapelle.
  3. Il faut récupérer les cendres, le drapeau et les attributs du défunt auprès du personnel du crématorium à un moment approprié après la cérémonie.
  4. Habituellement, l’urne n’est pas exposée lors de services commémoratifs ultérieurs. Avant tout service commémoratif, un drapeau plié et les attributs du défunt peuvent être disposés sur une table à l’avant du chœur.
  5. Les cendres peuvent être inhumées ou déposées dans un cimetière, ou dispersées conformément aux souhaits du plus proche parent.

SECTION 3 INSTRUCTIONS À L’INTENTION DU DÉTACHEMENT DE PORTEURS, DES PORTEURS HONORAIRES ET DES PORTEURS D’INSIGNES

DÉTACHEMENT DE PORTEURS

  1. Les porteurs devraient être de la même taille pour pouvoir porter aisément le cercueil sur leurs épaules. Si cela n’est pas possible, les plus grands doivent se placer à la tête du cercueil du défunt. La composition du détachement de porteurs est décrite à la section 2, tableau 11-2-2. Les deux porteurs de relève peuvent aider à soulever et pousser l’arrière du cercueil pour monter une marche ou des escaliers. Il peut être nécessaire d’inverser l’ordre des porteurs dans les escaliers afin de garder le cercueil de niveau.
  2. Les porteurs de coiffures suivent deux pas derrière le commandant du détachement pendant la marche. Les porteurs de relève, s’il y en a, suivent deux pas derrière les porteurs de coiffures. Les porteurs d’insignes suivent deux pas derrière les porteurs de relève (voir également le tableau 11-2-1 et la figure 11-2-5).
  3. On porte toujours le cercueil pied devant, sauf lorsqu’on le déplace de l’affût de canon ou du corbillard pour le placer sur les supports au-dessus de la fosse.
  4. Lorsqu’on l’enlève d’un affût de canon, le cercueil doit être porté sur les épaules des porteurs. Lorsqu’on le retire d’un corbillard, le cercueil peut être porté soit sur les épaules des porteurs, soit par ses poignées, selon l’expérience des porteurs.
  5. Les ordres aux porteurs sont donnés à voix basse pour que seuls les porteurs les entendent. Le commandement d’avertissement est toujours « PORTEURS ».
  6. Les porteurs ne doivent pas porter la coiffure lorsqu’ils transportent le cercueil.

PROCÉDURES POUR TRANSFÉRER LE CERCUEIL DE L’ÉGLISE OU DE LA CHAPELLE AU CIMETIÈRE

  1. Au commandement, les porteurs se mettent en marche sans cérémonie, rejoignent leur poste le long du cercueil, puis se tournent vers l’intérieur. Le commandant du détachement se trouve à deux pas à l’arrière.
  2. Soulever et transporter le cercueil
    1. Lorsque le commandant du détachement donne le commandement « PRÊTS À SOULEVER », les porteurs doivent placer les deux mains à la largeur des épaules, doigts joints, sous le cercueil, les pouces étant appuyés à la verticale sur le côté, en s’assurant que le drapeau national se trouve entre leurs mains et le cercueil (figure 11‑3‑1).
    2. Au commandement « SOULEVEZ », les porteurs doivent supporter le poids en redressant le dos et en gardant les bras en extension complète pour que le cercueil se dégage des trétaux (figure 11-3-2).
    3. Au commandement « PRÊTS À LEVER – LEVEZ », les porteurs doivent lever le cercueil lentement, en s’assurant qu’il reste de niveau, jusqu’à ce que les mains soient alignées sur les épaules (figure 11-3-3).
    4. Au commandement « VERS L’EXTÉRIEUR », la main la plus près du pied du cercueil doit être tournée vers l’extérieur de sorte que le pouce se trouve en dessous et que les doigts joints soient appuyés à la verticale sur le cercueil (figure 11-3-3).
    5. Au commandement « TOUR – NEZ », les porteurs doivent se tourner vers le pied du cercueil en plaçant celui-ci solidement sur leur épaule, le bras intérieur passant sous le cercueil de sorte que la main puisse reposer solidement sur l’épaule extérieure du porteur opposé. Le coude du bras extérieur doit être plié et la main, se trouver le plus près possible du visage (figure 11-3-4).
    6. Au commandement « TOURNEZ, PAS RALENTI – MARCHE », le détachement de porteurs doit tourner vers la droite sur 180 degrés ou suffisamment pour faire face à la sortie. Afin de ne pas trop secouer le cercueil pendant qu’ils tournent, les porteurs au pied font un pas sur le côté dans le sens requis, puis ramènent les pieds ensemble. Les porteurs à la tête font un pas sur le côté dans le sens opposé, puis ramènent les pieds ensemble. Les porteurs au centre marchent sur place en suivant la direction imposée. Tous les porteurs exécutent les pas simultanément jusqu’à ce qu’ils se trouvent face à la sortie.
    7. Au commandement « IMMOBILISEZ – VOUS », ils doivent faire halte, les pieds joints. Ces mouvements sont très difficiles et doivent être exécutés lentement.
    8. Au commandement « PAS RALENTI – MARCHE », le détachement de porteurs se met en marche, le pied intérieur en premier. Le commandant peut marquer le pas en disant à voix très basse « INTÉRIEUR; EXTÉRIEUR ».
    9. Le commandant devrait demeurer à deux pas de la tête du cercueil et le suivre.
  • 8A. On doit faire très attention lorsqu’on monte ou descend des marches en portant le cercueil d’un membre des Forces armées canadiennes. Quand on ne doit monter ou descendre qu’une marche ou deux et que le giron de la marche est assez profond pour que le détachement de porteurs puisse rester en position de déplacement vers l’avant, on peut monter ou descendre lentement les marches dans cette position. Cependant, si les contremarches sont hautes, si le temps est mauvais, si le cercueil est lourd ou si le commandant du détachement de porteurs pense que le détachement pourrait avoir de la difficulté à monter ou à descendre l’escalier, on devrait procéder de la façon suivante :
    1. Le commandant du détachement de porteurs doit donner le commandement « HALTE, VERS L’INTÉRIEUR TOURNEZ, PRÉPAREZ-VOUS À BAISSER – BAISSEZ », puis commencer à monter ou à descendre les marches.
    2. Au commandement « HALTE, VERS L’INTÉRIEUR TOURNEZ, PRÉPAREZ-VOUS À BAISSER – BAISSEZ », on doit procéder de la façon décrite à la section 3, paragraphe 9.
    3. Le commandant du détachement de porteurs doit donner le commandement PAS. À ce commandement, les porteurs qui se trouvent tout près des marches poseront le pied sur la marche en s’assurant qu’il se trouve assez loin sur le giron de la marche pour qu’il y ait suffisamment d’espace pour le deuxième pied. Ils poseront immédiatement le deuxième pied sur la marche. En même temps, les autres porteurs feront un pas vers les marches. Chaque fois que le commandement PAS est donné, les porteurs monteront ou descendront une marche jusqu’à ce qu’elles aient toutes été gravies ou descendues.
    4. Le commandant du détachement de porteurs conservera sa position derrière le cercueil et s’assurera que les commandements PAS consécutifs sont donnés lentement, que le cercueil est toujours de niveau et que les porteurs ont une bonne prise sur celui-ci. Si le cercueil glisse, le commandant du détachement de porteurs se trouve en position pour aider ces derniers. Si le cercueil est très lourd ou si les escaliers sont longs, les porteurs au bout du cercueil peuvent déplacer les mains jusqu’à l’extrémité du cercueil pour aider à en supporter le poids, ou encore le commandant du détachement de porteurs peut fournir de l’aide.
    5. Une fois que tous les porteurs sont sur une surface plane, le commandant du détachement de porteurs doit donner le commandement « PRÉPAREZ-VOUS À SOULEVER, SOULEVEZ, VERS L’EXTÉRIEUR TOUR – NEZ ». Le détachement continuera à se déplacer vers l’avant avec le cercueil.
    6. Au commandement « PRÉPAREZ-VOUS À SOULEVER, SOULEVEZ, VERS L’EXTÉRIEUR TOUR – NEZ  », on doit procéder de la façon décrite à la section 3, paragraphe 9.
  1. Arrêter et abaisser le cercueil
    1. Au commandement « HALTE », qui est donné au moment où le pied extérieur touche le sol, les porteurs doivent compléter le pas avec l’autre pied, puis placer le pied extérieur à côté.
    2. Au commandement « VERS L’INTÉRIEUR », les porteurs doivent tourner la main extérieure de sorte que les doigts se trouvent étendus sous le cercueil, le pouce appuyé sur le côté, devant le visage.
    3. Au commandement « TOUR – NEZ », les porteurs doivent se tourner pour faire face au cercueil, la poitrine à environ 30 cm de celui-ci. Ils supportent le poids avec la main extérieure pendant un instant jusqu’à ce qu’ils puissent retirer leur bras de sous le cercueil et y placer la main intérieure.
    4. Au commandement « PRÊTS À BAISSER, BAIS – SEZ », les porteurs doivent abaisser le cercueil doucement, en s’assurant qu’il reste de niveau, jusqu’à la pleine extension des bras ou jusqu’à la hauteur nécessaire pour le déposer sur les trétaux ou pour le glisser dans le corbillard ou sur l’affût de canon.
  2. Glisser le cercueil dans le corbillard ou sur l’affût de canon
    1. Au commandement « PRÊTS À FAIRE GLISSER, FAITES GLIS – SER », les porteurs poussent le cercueil dans le corbillard en le faisant passer de la main intérieure à la main extérieure. Les porteurs au pied guident le cercueil dans la bonne position. Lorsqu’une paire de porteurs « laisse aller » le cercueil, l’un d’eux donne le commandement « GARDE-À – VOUS » (UP) pour que les deux se mettent au garde-à-vous. Les porteurs au pied doivent s’assurer que le cercueil est bien placé dans le corbillard avant d’exécuter le commandement « GARDE-À – VOUS » (UP).
    2. Au commandement « VERS L’EXTÉRIEUR, TOUR – NEZ », le détachement de porteurs se tourne vers le corbillard sans fléchir le genou.
  3. Replacer la coiffure
    1. Au commandement « PRÊTS À RECEVOIR LA COIFFURE, RECE – VEZ » Long tiret, les porteurs fléchissent les deux coudes tout en étendant verticalement les doigts joints, les paumes écartées d’environ 20 centimètres, vers l’avant et la gauche ou la droite de l’épaule extérieure. Les deux porteurs de coiffures doivent agir simultanément et se déplacer le long de leur file respective pour distribuer les coiffures à chaque porteur en s’assurant que chacun reçoive la bonne (elle devraient être identifiées). Une fois qu’ils ont terminé, les porteurs de coiffures retournent à leur position d’origine, deux pas derrière le commandant du détachement de porteurs.
    2. Au commandement « COUVREZ – VOUS », les porteurs doivent replacer leur coiffure de la façon décrite au chapitre 2.
    3. Au commandement « GARDE-À – VOUS », les porteurs doivent se mettre au garde-à-vous et, après une pause réglementaire :
      1. marcher au pas cadencé en direction de leur véhicule, hors du champ de vision du cortège funèbre, si le détachement se rend par lui-même au lieu d’inhumation; ou
      2. marcher au pas ralenti et se placer à deux pas à l’extérieur de l’avant, du centre et de l’arrière du corbillard, en laissant de l’espace pour les porteurs honoraires. Le commandant du détachement de porteurs se place au centre, à deux pas derrière le corbillard, et les porteurs de coiffures, à deux pas derrière lui, chacun couvrant sa file.
  4. Commandements pour le cortège funèbre. Le détachement de porteurs exécutera les commandements du commandant du cortège funèbre (du peloton de tir dans le cas des funérailles de plus petite envergure).
  5. Arrêt du corbillard ou de l’affût de canon. Avant l’arrivée du corbillard à son point d’arrêt, les porteurs, sur l’ordre du commandant du détachement de porteurs, raccourcissent le pas et reprennent leur position derrière le corbillard.
    1. Au commandement « HALTE », les porteurs et le corbillard devraient s’arrêter simultanément.
    2. Au commandement « PRÊTS À VOUS DÉCOUVRIR, DÉCOUVREZ – VOUS », les porteurs exécuteront les mouvement décrits au paragraphe 11 mais dans l’ordre inverse.
    3. Au commandement « VERS L’INTÉRIEUR, TOUR – NEZ », les porteurs tournent comme il est décrit précédemment. Au besoin, on peut leur donner l’ordre « VERS L’EXTÉRIEUR, ALI – GNEZ », en s’assurant que les porteurs au pied sont aussi près du corbillard que possible. Il est à noter qu’avant le commandement « VERS L’INTÉRIEUR, TOUR – NEZ », le directeur de funérailles devrait ouvrir la porte du corbillard.
    4. Au commandement « PRÊTS À FAIRE GLISSER, FAITES GLIS – SER », les porteurs au pied saisiront les poignées du cercueil de la main extérieure et la base, de la main intérieure. Au commandement « TI – REZ » (UP) émis par l’un des deux, ils tirent le cercueil suffisamment pour pouvoir prendre la position permettant de le faire glisser. Un deuxième « TI – REZ » indique de faire passer le cercueil de la main intérieure à la main extérieure. Par paires, les autres porteurs soutiendront le cercueil au signal « TI –  REZ » jusqu’à ce que le commandant juge que le poids est réparti également et que le détachement de porteurs est dans la bonne position de soulèvement.
    5. Aux commandements « LEVEZ, VERS L’EXTÉRIEUR, TOUR – NEZ » et « PAS RALENTI –  MARCHE », les porteurs exécutent les mouvements déjà décrits. Le corbillard quitte les lieux lorsque le cercueil en est entièrement sorti. L’aumônier militaire en tête, le détachement de porteurs se dirige ensuite vers la fosse en manœuvrant prudemment au besoin. On leur ordonne de s’arrêter (HALTE) lorsque les porteurs de gauche (au pied) se trouvent à un pas de l’extrémité de la fosse et alignés sur celle-ci. Le commandant ordonne alors « VERS L’INTÉRIEUR, TOUR – NEZ » et « PRÊTS À BAISSER, BAIS – SEZ » comme il est décrit précédemment.
  6. Placer le cercueil au-dessus de la fosse. Lorsque le commandant du détachement de porteurs juge que les porteurs couvrent adéquatement les côtés de la fosse, il donne le commandement « PAS RALENTI –  MARCHE ». Les porteurs se déplacent alors latéralement, ceux au pied du cercueil d’abord, en s’assurant de passer par-dessus les piquets de soutien et les courroies étendues au-dessus de la fosse jusqu’à ce que le cercueil recouvre la fosse. Le commandant donne alors l’ordre « IMMOBILE » et les porteurs se mettent au garde-à-vous.

NOTA

Il faut procéder avec soin lorsqu’on place le cercueil au-dessus de la fosse. Les porteurs doivent être conscients de la présence des courroies d’abaisse­ment et peuvent devoir regarder vers le bas pour s’assurer de ne pas s’empêtrer dans celles-ci lors des déplacements.

Figure 11-3-1 Prêts à soulever

Figure 11-3-2 Raise – Levez – position finale

Figure 11-3-3 Vers l’extérieur

Figure 11-3-4 Tournez

  1. Abaisser le cercueil. Dès que possible après le commandement « IMMOBILE », le commandant donne le commandement « PRÊTS À ABAISSER, ABAIS – SEZ ». Les porteurs reculent alors d’un pas, du pied le plus éloigné du pied du cercueil, puis fléchissent les deux genoux jusqu’à ce que celui de la jambe arrière touche le sol, tout en abaissant le cercueil doucement et également jusqu’à ce qu’il touche les supports (figure 11-3-5). Le commandant donne alors le commandement « GARDE-À – VOUS » et les porteurs placent leurs bras en position de garde-à-vous. Le commandant suit le cercueil jusqu’au bord de la fosse et s’agenouille avec les porteurs.
  2. Feeding the Straps
    1. Les courroies devraient être mise en place à l’avance de façon à se trouver à la droite de chaque porteur. Au commandement « PRÊTS À DÉROULER LES COURROIES, DÉROU – LEZ », chaque porteur saisit l’extrémité de sa courroie de la main droite. Au commandement « COUR – ROIES », les porteurs déroulent les courroies à l’aide de leurs deux mains, du bas vers le haut et à travers les poignées en s’assurant que :
      1. le centre de chaque courroie se trouve sous le centre de la base du cercueil;
      2. l’excédent de chaque courroie est déroulé dans la fosse, à l’abri des regards.
    2. Au commandement « DE – BOUT », les porteurs relâchent la courroie et se remettent au garde-à-vous.

Figure 11-3-5 Abaisser le cercueil

  1. Dépouillement du cercueil
    1. Attributs. Au commandement « COU – RONNE », le porteur de droite, au pied du cercueil, soulève la couronne et la place à sa gauche sur le cercueil. Le porteur de gauche dépose la ceinture et la baïonnette sur la couronne et place le tout à sa gauche. Le porteur du côté opposé dépose le coussin portant les décorations sur la couronne et place le tout à sa droite. Le porteur qui se trouve à sa droite pose la coiffure par-dessus et place tous les attributs devant le commandant. Ce dernier les soulève du cercueil et les tient dans ses deux mains. Une fois leur tâche terminée, les porteurs se remettent au garde-à-vous. Si on a dû tourner le cercueil pour une raison quelconque, les mouvements sont les mêmes sauf qu’on commence par la coiffure.
    2. Pliage du drapeau. Le drapeau national doit être plié simplement et posément, comme il est décrit dans le chapitre 4, section 2, paragraphe 19 de  l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC (qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC). Au commandement « PRÊTS À PLIER LE DRAPEAU, PLI – EZ », les porteurs de droite plient le drapeau de sorte que le bord atteigne le côté opposé du cercueil. Les porteurs de gauche replient le bord du drapeau sur le bord opposé. Le porteur au pied du cercueil plie ensuite le drapeau vers la gauche une seule fois. Le reste des porteurs, à droite, plieront chacun leur tour le drapeau vers la gauche jusqu’à ce qu’il soit soigneusement plié devant le commandant. Celui-ci place alors les attributs sur le drapeau et enlève le drapeau du cercueil. Après avoir plié et lissé le drapeau, les porteurs replacent les bras à la position du garde-à-vous.
  2. Soulever et abaisser le cercueil et rouler les courroies
    1. Soulever le cercueil. Au commandement « PRENEZ, COUR – ROIES », les porteurs s’agenouillent comme au paragraphe 15 et saisissent les courroies. Ils doivent tenir solidement la courroie des deux mains, la main droite immédiatement au-dessus de la gauche, les pouces sur le dessus. Au commandement « DE – BOUT », les porteurs se remettent au garde-à-vous en laissant glisser les courroies dans leurs deux mains jusqu’à pleine extension des bras devant le corps, de sorte que les courroies soient bien tendues. Au commandement « PRÊTS À SOULEVER, SOULE – VEZ » les porteurs supportent le poids du cercueil sur les courroies et le soulèvent suffisamment pour le dégager des supports (figure 11-3-6). Les deux personnes désignées enlevent alors les supports.
    2. Abaisser le cercueil. Au commandement « PRÊTS À ABAISSER, ABAIS – SEZ », les porteurs laissent glisser les courroies lentement dans leurs mains de sorte que le cercueil descende lentement et également dans la fosse (figure 11-3-7). Pendant ce mouvement, si le cercueil descend de façon inégale, le commandant peut donner les ordres « ARRÊT », « ABAISSER À LA GAUCHE/À LA DROITE/AU PIED/À LA TÊTE; ARRÊT »; et « PRÊTS À ABAISSER, ABAIS – SEZ », au besoin, jusqu’à ce que le cercueil soit de niveau et qu’on le dépose au fond de la fosse.

NOTA

S’assurer de poser des entretoises au fond de la fosse pour faciliter le retrait des courroies une fois le cercueil descendu.

    1. Roulage des courroies. Au commandement « PRÊTS À ROULER LES COURROIES, ROU – LEZ », les porteurs à la droite du commandant laissent tomber les courroies vers l’arrière, à droite, et replacent les mains à la position du garde-à-vous. Les porteurs qui se trouvent à la gauche du commandant roulent les courroies par le dessous avec les deux mains, les avant-bras parallèles au sol et les coudes collés au corps. Une fois qu’ils ont terminé, les porteurs adoptent tous ensemble la position du garde-à-vous en gardant la courroie roulée dans leur main gauche.
  1. Départ. Au commandement « VERS L’EXTÉRIEUR, TOUR – NEZ », les porteurs se tournent face au commandant. Ensuite :
    1. Au commandement « PAS CADENCÉ – MARCHE », le détachement de porteurs avance vers sa position désignée, suivi du commandant;
    2. Lorsque le détachement a atteint sa position, le commandant lance les commandements « HALTE » et « COUVREZ – VOUS ». Cette fois, le commandant sera le dernier à recevoir sa coiffure de sorte que l’un des porteurs de coiffures puisse tenir le drapeau et les attributs, pendant qu’il se couvre. Le commandant donnera alors le commande­ment « À GAUCHE/À DROITE, TOUR – NEZ » pour que les porteurs se placent face à la fosse;
    3. Au commandement « PRÉSENTEZ – ARMES », donné par le commandant du peloton de tir, le commandant du détache­ment de porteurs salue et termine l’hommage lorsque le commandant du peloton de tir donne le commandement « À L’ÉPAULE – ARME ». S’il n’y a pas de peloton de tir présent, le commandant salue à la première note du « dernier appel » et termine l’hommage à la dernière note du « réveil »;
    4. Après le commandement « ROM – PEZ », le commandant du détachement de porteurs ou le commandant du cortège funèbre récupère le drapeau et les attributs auprès du porteur de coiffures et les présente au plus proche parent.

Figure 11-3-6 Soulever le cercueil

Figure 11-3-7 Abaisser le cercueil

PORTEURS HONORAIRES ET PORTEURS D’INSIGNES

  1. À leur arrivée à l’église, les porteurs honoraires et les porteurs d’insignes (voir section 2, tableau 11-2-1, no 9) doivent être conduits par des placiers à leurs bancs, qui se trouvent en avant et à gauche, face à l’autel.
  2. Après la cérémonie, l’aumônier doit s’avancer dans l’allée centrale et s’arrêter à la sixième rangée de bancs.
  3. Dès que l’aumônier s’arrête, les porteurs d’insignes doivent se diriger vers le cercueil pour y prendre les coussins sur lesquels reposent les insignes et les décorations. Au même moment, les porteurs honoraires doivent se former sur deux rangs derrière l’aumônier, par ordre de grade ou d’ancienneté dans le grade (voir section 2, tableau 11-2-1, no 8).
  4. Lorsque le cortège se met en marche, les porteurs honoraires doivent suivre l’aumônier et aller se former sur deux rangs sur le trottoir à la sortie de l’église, en faisant face vers l’intérieur et en conservant un intervalle de quatre pas entre les rangs (section 2, figure 11-2-4), le plus haut gradé étant le plus éloigné de l’église.
  5. Les porteurs honoraires doivent saluer lorsque le cercueil passe entre les rangs et continuer à saluer jusqu’à ce qu’il soit placé sur l’affût de canon ou dans le corbillard.
  6. Lorsque le cercueil est en place sur l’affût de canon, les porteurs honoraires doivent se tourner vers l’extérieur pour faire face à l’affût et se diriger vers leur position au pas ralenti. Si le cercueil a été placé dans un corbillard et que les porteurs honoraires doivent se déplacer à bord de véhicules, ils se rendent lentement et solennellement jusqu’à ces véhicules.
  7. Les porteurs d’insignes doivent suivre le cercueil en portant les coussins.
  8. Une fois que le cercueil se trouve dans le corbillard, les porteurs d’insignes doivent déposer les coussins au pied du cercueil et se diriger vers les véhicules avec les porteurs honoraires.
  9. Arrivés près de la tombe, les porteurs d’insignes doivent se rendre au corbillard pour y prendre les coussins, se tenir à l’écart pendant qu’on retire le cercueil, puis suivre le cercueil jusqu’à la fosse. Lorsque le cercueil est placé sur la fosse, les porteurs d’insignes doivent déposer les coussins entre la coiffure et la poignée de l’épée ou la baïonnette du défunt, faire un pas en arrière, saluer et aller prendre place avec les dignitaires.
  10. Lorsqu’ils arrivent près de la tombe, les porteurs honoraires se rendent au corbillard, se forment dans le même ordre que plus tôt, au moment du transport du cercueil, et saluent le cercueil tandis qu’on le retire du corbillard.
  11. Au commandement donné par le commandant du détachement de porteurs, les porteurs honoraires doivent se mettre en marche au pas ralenti, de chaque côté du cercueil, jusqu’à ce qu’ils atteignent la fosse, après quoi ils vont prendre position à l’endroit indiqué à la section 2, figure 11‑2‑6.

SECTION 4 DÉCHARGEMENT D’UN CERCUEIL PLACÉ À BORD D’UN AVION EN PROVENANCE D’OUTRE-MER

GÉNÉRALITÉS

  1. Lorsque la dépouille d’un membre des Forces armées canadiennes ayant servi outre-mer est rapatriée au Canada par avion pour inhumation, on doit former un détachement de porteurs pour le déchargement du cercueil à l’arrivée au Canada.

NOTA

La dépouille est chargée dans l’avion, la tête orientée vers l’avant. Étant donné que les avions volent en cabré, on évite ainsi que les liquides d’embaumement s’accumulent dans la tête du défunt (voir le MCAFC 7‑400 (1), chapitre 4, section 2, paragraphes 3 et 4).

  1. Si le pays concerné le demande, il faut, par simple courtoisie, organiser un détachement de porteurs pour charger la dépouille d’un membre de forces armées alliées décédé au Canada à bord d’un avion qui le ramènera dans son pays.
  2. Aucune musique ne doit prendre part à la cérémonie.
  3. Le transfert du défunt d’un moyen de transport à un autre ne fait pas partie du cérémonial établi pour rendre hommage à un militaire décédé. On ne devrait donc pas monter de gardes pour recevoir ou rendre les honneurs au défunt. Cela n’élimine toutefois pas la possibilité que des dignitaires militaires soient présents pour rendre les honneurs.

COMPOSITION DU DÉTACHEMENT DE PORTEURS

  1. La composition du détachement de porteurs peut varier selon les circonstances et l’endroit, mais le détachement ne doit pas comprendre moins d’un sous-officier et de huit caporaux ou soldats.

DISPOSITION DU DÉTACHEMENT DE PORTEURS

  1. L’officier accompagnateur ou l’officier de liaison de l’unité doit prendre les mesures nécessaires pour que le cercueil soit déchargé de l’avion par des moyens mécaniques ou autres. Le détachement de porteurs prend place en fonction des conditions locales, mais le commandant du détachement et l’officier accompagnateur doivent désigner l’emplacement avant que la dépouille ne soit retirée de l’avion. Dans la mesure du possible, le cercueil ou la caisse qui la contient devrait être recouvert du drapeau national avant qu’on ne procède au déchargement.
  2. En règle générale, le détachement de porteurs doit prendre position sur deux rangs, de chaque côté de la soute ou de la passerelle de l’avion, ou derrière le dispositif de levage si le cercueil doit être déchargé par des moyens mécaniques.
  3. L’officier accompagnateur doit se tenir à proximité du cercueil de façon à pouvoir diriger le déchargement de la dépouille.
  4. Le commandant du détachement de porteurs doit prendre place sur le flanc droit du détachement, face à l’avant de l’avion.
  5. Les dignitaires qui assistent au rapatriement doivent se tenir à mi-chemin entre l’avion et le corbillard ou tout autre véhicule de transport utilisé.

DÉCHARGEMENT DU CERCUEIL

  1. Si le cercueil doit être déchargé par des moyens mécaniques, le détachement des mouvements aériens doit faire en sorte que le cercueil soit amené jusqu’au détachement de porteurs, qui en assurera le transport jusqu’au corbillard ou au véhicule.
  2. Si le cercueil doit être déchargé à la main, les porteurs apporteront leur aide au détachement des mouvements aériens ou aux autorités locales pour retirer le cercueil de l’avion et le placer dans le corbillard ou tout autre véhicule.
  3. Le cercueil doit être soulevé et transporté jusqu’au véhicule de la façon décrite à la section 3.
  4. L’officier accompagnateur et les dignitaires doivent saluer lorsque le commandant du détachement de porteurs donne le commandement « SOULEVEZ » et continuer de saluer jusqu’à ce que le cercueil ait été placé dans le corbillard. Au moment de quitter la piste, l’officier accompagnateur ou les dignitaires doivent saluer de nouveau lorsque le corbillard ou le véhicule utilisé passe devant eux.

SECTION 5 INHUMATION OU DISPERSION DES CENDRES EN MER

EMBARQUEMENT DE LA DÉPOUILLE À BORD D’UN NAVIRE

  1. Les membres de la garde et les porteurs doivent se former sur deux rangs se faisant face, sur la jetée (figure 11-5-1) au moment où l’affût de canon ou le corbillard s’approche de la passerelle. L’équipe d’honneur du bord doit se former au haut de la passerelle, du côté avant du navire.
  2. Au moment où l’affût de canon ou le corbillard s’approche, la garde doit présenter les armes et demeurer dans cette position pendant qu’on retire le cercueil. Après avoir remis l’arme à l’épaule, la garde doit monter à bord à la suite des porteurs. Au moment où le cercueil est chargé à bord, l’équipe d’honneur du bord doit rendre les honneurs au sifflet.
  3. Dans la mesure du possible, le cercueil doit être placé à bord dans le sens de la longueur du navire, le pied pointant vers l’avant.
  4. La garde se forme à la tête du cercueil sur deux rangs en travers du navire. Les membres de la garde reposent sur leur arme renversée jusqu’à ce que toutes les personnes qui participent à la cérémonie soient montées à bord.
  5. Pendant que le navire gagne le large, quatre membres de la garde doivent assurer la veille aux quatre coins du cercueil, face vers l’extérieur et de biais, et reposent sur leur arme renversée.

INHUMATION

  1. Avant l’arrivée du navire au lieu d’inhumation, on fait rompre les rangs aux sentinelles de veille et les porteurs placent le cercueil sur la rampe de mise à l’eau. Avant de placer le cercueil sur la rampe, on retire les attributs se trouvant sur le cercueil.
  2. Lorsque le cercueil est en place, les porteurs demeurent de chaque côté et continuent à en tenir les poignées. Ils doivent s’assurer que le drapeau recouvre bien les ouvertures pratiquées dans le cercueil.
  3. La garde se forme sur deux rangs, de l’avant vers l’arrière du navire, face à la mer et, les troupes reposent sur leurs armes renversées. Le commandant de la garde prend place derrière la garde et l’équipe d’honneur du bord, à la droite de celle-ci.
  4. Lorsque la cérémonie religieuse com­mence, tous les militaires se découvrent, sauf la garde et l’équipe d’honneur du bord.
  5. Une fois la cérémonie terminée, l’aumônier doit faire un pas en arrière. À ce signal, le commandant de la garde doit donner le commandement d’avertissement « GARDE » et observer une pause suffisante pour permettre aux militaires de se couvrir, avant de lancer le commandement « PRÉSENTEZ – ARMES ».
  6. La garde présente les armes depuis la position sur vos armes renversées reposez. Au dernier mouvement du présentez armes, les porteurs doivent laisser glisser le cercueil à la mer tandis que les officiers et les autres militaires qui ne font pas partie des détachements saluent. En même temps, l’équipe d’honneur du bord lance au sifflet « l’appel du bord » et, après une pause de 10 secondes, l’appel « continuez ». Le salut doit se poursuivre sans interruption depuis le début du premier appel jusqu’à la fin du second. À la fin de l’appel « continuez », le commandant donne à la garde l’ordre « À l’ÉPAULE – ARMES », puis lui fait rompre les rangs.
  7. Une fois la cérémonie terminée, on jette les gerbes de fleurs à la mer.

Figure 11-5-1 Arrivée au navire

DISPERSION DES CENDRES

  1. Une fois la dépouille incinérée comme il est indiqué à la section 2, les cendres sont transportées à bord du navire par l’aumônier. Le navire prend alors la mer et s’arrête à l’endroit déterminé. Le pavillon du navire est mis en berne.
  2. L’aumônier récite les prières d’usage et, au moment convenu, les cendres sont dispersées sous le vent. On remonte alors le pavillon et le navire se repart.
  3. Les membres de l’équipage qui assistent à la cérémonie se découvrent avant le début de la cérémonie

SECTION 6 FAÇON DE PLIER LE DRAPEAU NATIONAL DU CANADA LORS D’UNE CÉRÉMONIE DE PRÉSENTATION

GÉNÉRALITÉS

  1. On doit tenir le drapeau bien tendu. Bien qu’il soit préférable et plus facile de plier le drapeau en ayant recours à huit personnes, cette tâche peut être accomplie par seulement six personnes, si c’est ce que l’on exige lors d’une cérémonie officielle particulière de pliage du drapeau. Les personnes chargées du pliage se font face, comme l’indique l’illustration.

Étape 1 : Les personnes 2, 4, 6 et 8 demeurent immobiles en tenant le drapeau bien tendu. Les personnes 1, 3, 5 et 7 amorcent le premier mouvement en passant le bord cousu par-dessous aux collègues qui leur font face. Aux commandements PRÉPAREZ-VOUS À PLIER – PLIEZ, les personnes 2 et 8 font glisser leur main droite et leur main gauche respectivement vers la partie centrale du bord extérieur du drapeau, en faisant en même temps glisser leur main gauche et leur main droite respectivement pour saisir les coins du drapeau. Les personnes 1, 3, 5 et 7 saisissent le drapeau le long du bord plié (ce qui est habituellement le centre du drapeau), en s’assurant que le drapeau demeure bien tendu.

Étape 2 : On répète l’étape 1. Il y a ainsi un quart du drapeau sur toute sa longueur (La pointe de la feuille d’érable doit être tournée vers le haut).

Étape 3 : Aux commandements PRÉPAREZ-VOUS À PLIER – PLIEZ, les personnes 7 et 8 apportent l’extrémité qu’elles tiennent aux personnes 5 et 6 dans un mouvement ascendant. Ce pli est effectué par-dessus les mains des autres personnes. Les personnes 3, 4, 5 et 6 guident le drapeau et veillent à ce qu’il reste bien tendu. Les personnes 7 et 8 font un pas en arrière et demeurent au garde-à-vous dans leurs positions initiales.

Étape 4 : Aux commandements PRÉPAREZ-VOUS À PLIER – PLIEZ, on répète l’étape 3 et les personnes  5 et 6 font un pas en arrière.

Étape 5 : Aux commandements PRÉPAREZ-VOUS À PLIER – PLIEZ, les personnes 3 et 4 replient le drapeau par-dessous, en le maintenant bien tendu. Les personnes 3 et 4 font un pas en arrière.

Étape 6 : Aux commandements PRÉPAREZ-VOUS À PLIER – PLIEZ, les personnes 1 et 2 replient le drapeau par-dessus en le maintenant bien tendu. Le drapeau a maintenant la forme devant être adoptée pour la présentation.

NOTA

Il est important de noter que la méthode de pliage du drapeau décrite ci-dessus ne doit être utilisée que dans le cadre des cérémonies de présentation et qu’il ne s’agit pas de la façon officielle de plier le drapeau dans le quotidien. En règle générale, lorsque les drapeaux sont abaissés ou retirés du mât, ils sont pliés simplement et posément.

Figure 11-6-1 Façon de plier le drapeau

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