Manuel de l'exercice et du cérémonial | Chapitre 12 Cérémonies diverses

A-DH-201-000/PT-000

Formations des membres des Forces armées canadiennes lors d’autres cérémonies, y compris les tattoos, les cérémonies de droit de cité, la cérémonie des drapeaux et les cérémonies du crépuscule.

Table des matières

SECTION 1 FORMATION D’UN CORDON LE LONG D’UNE RUE

GÉNÉRALITÉS

  1. Le nombre de militaires nécessaires pour établir un cordon le long d’un itinéraire est fonction de la longueur de la partie de l’itinéraire confiée à une unité et de l’intervalle prévu entre les militaires. La formule suivante permet de calculer le nombre de militaires requis :

Distance à couvrir (en pas) x 2 = Nombre total de militairesl
Intervalle (en pas)

  1. Les troupes qui forment un cordon peuvent être en armes.
  2. Les unités peuvent porter leurs drapeaux consacrés conformément à l’annexe A du chapitre 13 de l’A‑AD‑200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC (qui deviendra bientôt l’A‑DH‑200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC).
  3. On ne doit pas placer les musiques à un endroit où il n’y a pas de contrôle de la circulation. Lorsque les circonstances le permettent, les musiques doivent prendre place face à la garde du drapeau consacré. Dans les autres cas, elles doivent occuper un endroit approprié à l’intersection d’une rue secondaire et de la route qu’emprunte le cortège. Le rang de tête des musiques doit être aligné sur le cordon de troupes. On peut modifier la formation des musiques en fonction de l’espace disponible.

DÉFINITIONS

  1. Début du secteur. L’extrémité où le cortège passe devant les premiers éléments de l’unité.
  2. Fin du secteur. L’extrémité où le cortège passe devant les derniers éléments de l’unité.

MISE EN PLACE DU CORDON

  1. Avant le déploiement des troupes, l’adjudant-chef met en place un guide par compagnie, en commençant par le début du secteur du bataillon, les guides prenant place à un pas en avant de la bordure de la rue.
  2. Le bataillon doit se former en groupe de compagnies (sans intervalle entre les pelotons), en ligne, selon la taille des militaires, et la baïonnette au canon (sauf dans le cas des funérailles). Le bataillon s’approche ensuite par l’extrémité qui marque le début de son secteur, chaque compagnie s’arrêtant au moment où elle atteint le guide, en commençant par la dernière compagnie, conformément au tableau 12-1-1 et à la figure 12-1-1.
  3. Le commandant du bataillon doit se placer un pas en avant du guide de la compagnie qui occupe le début du secteur, et le capitaine-adjudant doit prendre place face au commandant, un pas en avant du premier militaire qui occupe le rang avant. Le commandant adjoint doit se placer un pas en avant du dernier militaire de l’unité à la fin du secteur, du même côté que le commandant, et l’adjudant-chef doit se mettre face au commandant adjoint, un pas en avant du dernier militaire qui occupe le rang avant de la dernière compagnie.
  4. Les commandants de compagnie doivent se placer un pas en avant du rang arrière, au début du secteur de leur compagnie (en avant du guide ou en avant du deuxième militaire si le commandant est devant le guide), et les commandants adjoints de compagnie doivent prendre place un pas en avant du rang arrière, à la fin du secteur. L’adjudant-maître doit se placer face au commandant adjoint de la compagnie.
Tableau 12-1-1 Formation d’un cordon le long d’une rue
No Commandement Donné par Exécution Observations
1 Alors qu’il est sur le point d’arriver à la hauteur du guide de sa compagnie, le cmdt cie quitte les rangs en se déplaçant vers la gauche et s’arrête au centre de la rue, laissant sa compagnie continuer à marcher jusqu’à ce que le flanc droit ait dépassé le guide d’un pas.
2 « COMPAGNIE –  HALTE » Cmdt cie La compagnie s’arrête. -
3 « COMPAGNIE, VERS L’AVANT, À GAUCHE, TOUR – NEZ » Cmdt cie La compagnie tourne à gauche -
4 « COMPAGNIE, FORMEZ SUR DEUX RANGS – MARCHE » Cmdt cie La compagnie se forme sur deux rangs. -
5 « COMPAGNIE, PAR LA DROITE, ALI –  GNEZ » Cmdt cie La compagnie exécute l’ordre reçu. -
6 « COMPAGNIE –  FIXE » Cmdt cie La compagnie exécute l’ordre reçu. -
7 « RANG AVANT, PAR LA DROITE, PAS CADENCÉ –  MARCHE » Cmdt cie Le rang avant doit traverser la route en marchant. -
8 « RANG AVANT –  HALTE » Cmdt cie Le rang avant s’arrête. -
9 « COMPAGNIE, À DROITE, TOUR –  NEZ » Cmdt cie La compagnie tourne à droite. -
10 « COMPAGNIE, À ___ PAS D’INTERVALLE, SUR DEUX FILES, PAS CADENCÉ –  MARCHE » Cmdt cie Le premier militaire du rang arrière fait une conversion et va prendre position à la distance requise en avant du guide, le deuxième converge vers sa position et va prendre place à un nombre égal de pas du premier, les autres continuant d’avancer de la même façon. Le premier militaire du rang avant converge vers sa position face au guide et les autres agissent de la même façon que ceux du rang arrière. Voir la figure 12-1-1. Dès qu’il atteint sa position, chaque militaire s’arrête, observe la pause réglementaire, se tourne de façon à faire face au centre de la rue, couvre le militaire qui est en face de lui, s’aligne sur le guide ou sur le no 1 du rang avant et attend les ordres suivants.
11 « COMPAGNIE, AU PIED – ARMES » Cmdt cie La compagnie met l’arme au pied. -
12 « COMPAGNIE, EN PLACE, RE – POS » Cmdt cie La compagnie adopte la position en place repos. -
13 Au moment où le cortège s’approche, chaque cmdt cie donne le commandement « COMPAGNIE __, GARDE-À – VOUS ».
Nota
Voir aussi le paragraphe 16.

Figure 12-1-1 Formation d’un cordon le long d’une rue

  1. Les autres officiers doivent se placer un pas en avant du rang arrière et du rang avant de leur compagnie, en se répartissant également devant le front de chaque rang.
  2. Les adjudants qui restent et les sergents doivent prendre place dans les rangs de leur compagnie.
  3. Les drapeaux consacrés doivent être placés au centre du bataillon, du côté droit de l’itinéraire emprunté par le cortège.
  4. Lorsque le véhicule dans lequel a pris place le membre de la famille royale ou le dignitaire se trouve à moins de 20 pas de la position du bataillon, le commandant donne le commandement « EN SUCCESSION, PAR COMPAGNIE, PRÉSENTEZ – ARMES ». En commençant par la compagnie qui se trouve au début du secteur, chaque commandant de compagnie doit donner à sa compagnie l’ordre de présenter les armes au moment où le véhicule s’approche de celle-ci.
  5. Si le cortège doit suivre le même itinéraire au retour, le commandant du bataillon et les commandants de compagnie doivent se placer sur l’autre flanc, devant le rang avant. Les drapeaux consacrés doivent être transportés de l’autre côté de la route. Les commandants et les drapeaux consacrés sont donc toujours placés à la droite du cortège.

FUNÉRAILLES

  1. Lorsque le cortège funèbre approche, le commandant doit donner le commandement « EN SUCCESSION, PAR COMPAGNIE, PRÉSENTEZ – ARMES ». En commençant par la compagnie qui se trouve au début du secteur, chaque commandant de compagnie doit donner à sa compagnie l’ordre « PRÉSENTEZ – ARMES », puis « SUR VOS ARMES RENVERSÉES, REPO – SEZ », tandis que le peloton de tir ou le détachement de tête s’approche (voir aussi chapitre 11, section 2, paragraphe 46).
  2. Lorsque les drapeaux consacrés sont arborés au cours de funérailles royales ou nationales, on les place dans la position au port et la garde du drapeau consacré met l’arme à l’épaule. La garde abaisse les drapeaux consacrés et présente les armes seulement si le défunt ou l’un des membres du cortège a droit à cet honneur.

DISPERSION

  1. Après le passage du cortège, les troupes devraient demeurer en position pendant environ 10 minutes afin de faciliter la dispersion normale de la foule. Le bataillon se reforme ensuite sur la compagnie de tête en inversant les étapes et se dirige vers la zone de dispersion.

SECTION 2 DROIT DE CITÉ

GÉNÉRALITÉS

  1. L’octroi du droit de cité est un moyen utilisé traditionnellement par une municipalité pour rendre hommage à une unité des Forces armées canadiennes (FAC). C’est une question qui ne regarde donc que l’unité visée et les autorités municipales, auxquelles la décision de poser ce geste symbolique revient entièrement. Cet honneur peut être conféré aussi bien à des unités régulières qu’à des unités de la Réserve. Il est courant pour les autorités municipales de produire deux parchemins signés (l’un destiné à l’unité et l’autre qui doit être conservé à titre de document officiel par la municipalité) qui contiennent le texte de la proclamation. C’est aux autorités municipales qu’incombe la responsabilité du libellé du texte.

CÉRÉMONIE

  1. L’unité qui doit recevoir le droit de cité se rend à l’hôtel de ville en colonne de route, les drapeaux consacrés engainés et les baïonnettes au fourreau. Tandis que l’unité s’approche de l’hôtel de ville, le chef de police se tient au milieu de la rue pour interdire à l’unité de continuer d’avancer. On peut aussi utiliser une petite barrière mobile.
  2. L’unité s’arrête à la barrière. Le chef de police demande à connaître son identité et le commandant de l’unité donne le nom de l’unité. Le chef de police demande alors aux membres de l’unité de « s’avancer un à la fois et de se faire connaître ». Le commandant avance jusqu’à la barrière.
  3. Le commandant, accompagné du chef de police, marche jusqu’à l’entrée de l’hôtel de ville et frappe à la porte trois fois avec le pommeau de son épée. Le maire ouvre la porte et le commandant indique son nom et celui de son unité. Le maire, en compagnie des membres du conseil municipal, prend place à l’entrée de l’hôtel de ville. Il lit alors la proclamation conférant le droit de cité à l’unité. Le commandant signifie son acceptation et retourne prendre position avec son unité.
  4. Le chef de police fait alors enlever la barrière.
  5. On fixe ensuite les baïonnettes au canon et on dégaine le drapeau consacré. Puis, l’unité défile devant le maire, qui reçoit le salut.

COMPTE RENDU

  1. Lorsqu’une unité reçoit le droit de cité, elle doit transmettre les renseignements suivants au QGDN, à l’attention du Directeur – Histoire et patrimoine (DHP) :
    1. le nom de l’unité qui a reçu le droit de cité;
    2. le nom de la ville;
    3. la date de la cérémonie.

EXERCICE DU DROIT DE CITÉ

  1. Une unité peut exercer son droit de cité selon les modalités établies avec les autorités municipales.
  2. La procédure est la même que celle qui consiste à accorder le droit de cité, sauf que :
    1. l’unité se rend à l’hôtel de ville avec les baïonnettes déjà fixées au canon et en portant les drapeaux consacrés;
    2. dans sa proclamation, le maire souhaite la bienvenue à l’unité et l’invite à exercer son droit de cité.
  3. On doit faire suivre le compte rendu mentionné au paragraphe 7 au DHP.

SECTION 3 CÉRÉMONIES DE LA RETRAITE (AU COUCHER DU SOLEIL) ET DU TATTOO

GÉNÉRALITÉS

  1. Ces cérémonies ont lieu au coucher du soleil. La plus simple consiste à faire sonner la « retraite » par un clairon tandis que le sergent de service abaisse le drapeau national. Dans les occasions spéciales, une garde participe à la cérémonie de la retraite, accompagnée d’une ou de plusieurs musiques. Dans les très grandes occasions, on exécute le cérémonial complet du soir.
  2. L’origine de ces cérémonies remonte à deux cérémonies du soir exécutées anciennement par les soldats :
    1. La première avait lieu au coucher du soleil, lorsque les soldats tiraient du canon, se retiraient dans les camps et les villes fortifiés, barricadaient les portes et, à l’approche du coucher du soleil et de l’obscurité, abaissaient les drapeaux pour la nuit. Cette façon de procéder s’appelait la retraite. À l’origine, on battait au tambour les appels annonçant cette cérémonie et on dit encore « battre la retraite ».
    2. La deuxième était exécutée à la suite, au crépuscule ou immédiatement avant, au moment de prendre le quart de nuit. On faisait des rondes pour vérifier la position des sentinelles (avec un « premier appel » et un « dernier appel » au tambour ou au clairon pour indiquer qu’on avait atteint le premier et le dernier poste). Pendant ce temps, les tambours avertissaient tout le monde de revenir à la caserne et souvent la musique jouait des pièces de divertissement, un hymne du soir et, finalement, l’hymne national. Les tenanciers de bar et les aubergistes devaient alors fermer leurs établissements puisque les soldats devaient partir, d’où l’expression flamande « Tap toe » ou « fermez les robinets », dont dérive le terme « Tattoo ».
    3. Peu après le « dernier appel », le clairon sonnait « l'extinction des feux ». Il n’était pas permis de lancer un autre appel ou de tirer du canon avant le matin, sauf pour sonner l’alarme.
    4. Les deux cérémonies étaient souvent exécutées ensemble, sous le nom général de « retraite ». Aujourd’hui, elles peuvent se dérouler ensemble ou séparément.
  3. Dans les cérémonies modernes, on ajoute souvent des pièces de musique et des défilés. Lorsqu’un corps de tambours, de clairons ou de cornemuses et tambours est présent, il devrait jouer les marches et les rythmes traditionnels au tambour. Les appels au clairon ou en version orchestrée devraient constituer l’essentiel de la cérémonie.
  4. Lorsqu’on reçoit un dignitaire et des invités, le déroulement complet de la cérémonie du soir est le suivant :
    1. revue de la garde;
    2. retraite (au coucher du soleil);
    3. tattoo;
    4. départ.

REVUE DE LA GARDE

  1. La garde peut être une garde de caserne de travail ou de cérémonie ou une garde d’honneur, selon la disponibilité du personnel et le statut du dignitaire en visite (voir chapitre 10). La garde doit se former sur deux rangs, face à l’estrade d’honneur, la musique se plaçant à l’arrière et au centre de la garde.
  2. Lorsque l’officier de la revue arrive à l’estrade d’honneur, on lui rend les honneurs appropriés. Habituellement, il passe la garde en revue. La revue terminée, la garde défile en ligne ou en colonne, au pas cadencé.
  3. Après le défilé, la garde retourne à sa position initiale. La musique se déplace pour aller prendre position sur le flanc droit de la garde entre la ligne de défilé et la ligne de revue ou dans une autre position appropriée à sa participation ultérieure à la cérémonie.

RETRAITE (AU COUCHER DU SOLEIL)

  1. Au moment précis où le soleil se couche, le commandant de la garde donne le commandement « PRÉSENTEZ – ARMES », et :
    1. la garde exécute le commandement;
    2. la musique joue la « retraite » (l’Hymne du coucher du soleil) ou, s’il n’y a pas de musique, le clairon sonne la « retraite »;
    3. le drapeau national est abaissé lentement.
  2. Une fois le drapeau abaissé et l’appel terminé, le commandant de la garde donne à la garde l’ordre de mettre l’arme à l’épaule. Si l’on porte les drapeaux consacrés, il faut les engainer. S’il ne doit pas y avoir de tattoo, la garde peut ensuite continuer de remplir ses tâches comme il est indiqué aux paragraphes 15 et 16.

TATTOO

  1. Le tattoo suit normalement la retraite au crépuscule (voir aussi paragraphes 20 et 21). Même quand il n’a lieu qu’à des fins de cérémonie, il comprend habituellement le « premier appel » et le « dernier appel », qui sont inclus dans la description donnée ci-dessous. La garde se tient en position en place repos, à moins qu’elle doive participer à la cérémonie.
  2. Traditionnellement, la cérémonie commence par le « premier appel », qui peut être suivi d’un roulement de tambour et d’une prestation de la musique comme divertissement. Aucune pièce précise n’est réservée au tattoo, bien qu’on joue souvent quelques notes de « Trois hourras » avant et après les marches, et des « doublements » entre les marches.
  3. On peut ensuite jouer un hymne du soir.
  4. À la suite de l’hymne, le commandant de la garde donne le commandement « PRÉSENTEZ – ARMES » et la musique joue l’hymne national Ô Canada (voir aussi le chapitre 7 de l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC).
  5. Le commandant de la garde donne ensuite l’ordre « À L’ÉPAULE – ARMES ». On peut alors jouer immédiatement le « dernier appel ».

DÉPART

  1. Le commandant de la garde s’approche de l’estrade d’honneur et demande la permission d’aller accomplir les tâches du soir. (S’il n’y a pas de garde, le tambour-major demande la permission de quitter le terrain de rassemblement.)
  2. Le commandant de la garde retourne à sa position et donne l’ordre de rendre les honneurs appropriés à l’officier de la revue. Après le salut, la garde et la musique quittent le terrain de rassemblement.

SALUTS MILITAIRES

  1. On salue le dignitaire qui passe les troupes en revue à son arrivée et avant que la garde quitte le terrain pour aller accomplir ses tâches.
  2. On salue également pendant qu’on sonne la « retraite », tandis qu’on abaisse le drapeau national et pendant qu’on joue l’hymne national.
  3. On ne salue pas pendant le « dernier appel », qui est un appel de service courant.

TATTOOS À L’INTÉRIEUR ET AU CRÉPUSCULE

  1. Le tattoo peut être exécuté seul, à l’intérieur ou à l’extérieur, dans le but unique de présenter un spectacle militaire élaboré. Dans de telles circonstances, on laisse souvent tomber le « premier appel » et le « dernier appel », puisqu’on n’essaie pas de simuler une situation de travail.
  2. Si on laisse le drapeau national hissé pendant un tattoo exécuté à l’extérieur et qu’on l’abaisse à la fin de la cérémonie :
    1. il faut l’éclairer après le coucher du soleil;
    2. il faut jouer la « retraite » (ou l’Hymne du coucher du soleil avant l’hymne national).

SECTION 4 CÉRÉMONIE DU COUCHER DU SOLEIL (MARINE)

INTRODUCTION

  1. La cérémonie du coucher du soleil combine des éléments de la retraite, du tattoo et d’autres cérémonies. On tire des coups de canon de campagne et un feu de joie au fusil pour rappeler les origines de ces cérémonies, alors qu’on tirait au canon le soir et que les sentinelles de nuit tiraient en rafale pour s’assurer que leurs armes étaient sûres et éliminaient toute charge humide.

NOTA

Cette cérémonie fait partie des « expositions et présentations ». À ce titre, des séries spéciales  d’exercice réglementaires sont exécutées sous forme d’exercices mémorisés et réalisés sans les commandements habituels (voir chapitre 1, section 1, paragraphe 16).

  1. La cérémonie a été créée par la Marine à partir des exercices de batterie de campagne navale et de bataillon naval et a fini par prendre la forme décrite ci-dessous. Elle est conçue en fonction des éléments suivants :
    1. une garde de 50 personnes;
    2. une section (deux canons) d’artillerie de campagne;
    3. deux musiques, une harmonie et un corps de clairons/un clairon (comme la musique et les tambours des Royal Marines, dont le modèle est basé sur un corps de tambours d’infanterie et une musique régimentaire);
    4. un préposé à la signalisation par pavillons.
  2. Dans la présente section, on utilise les grades et les postes de la Marine en raison des origines de la cérémonie; les équivalences figurent au paragraphe 12. On trouvera à l’annexe A l’exercice au canon pour les canons navals habituellement utilisés au cours de la cérémonie du coucher du soleil.

GÉNÉRALITÉS

  1. Le terrain de rassemblement idéal pour le déroulement de cette cérémonie devrait être de 75 mètres carrés.
  2. Les unités qui prennent part à la cérémonie doivent se former à l’écart du terrain de rassemblement autour duquel les spectateurs prennent place. Les troupes doivent se former dans l’ordre suivant : les musiques, la garde, puis les équipes de pièce no 1 et no 2, l’une derrière l’autre. Lorsqu’elle se rassemble, la garde doit se former de telle façon que, après que les troupes se sont rendues sur le terrain de rassemblement par le plus court chemin, qu’elles se sont arrêtées et qu’elles ont tourné pour faire face à l’estrade d’honneur, le rang arrière de la garde soit le plus rapproché de l’estrade d’honneur. Ainsi, pendant l’étape 3 de la cérémonie, c’est le flanc droit qui se trouvera le plus près de l’estrade d’honneur et le rang avant qui sera en tête lorsque la garde défilera.
  3. Avant de se rendre sur le terrain de rassemblement, les membres de la garde doivent se numéroter en deux divisions afin que les militaires du rang du centre de chaque division sachent dans quelle direction ils doivent se déplacer lorsque la garde se formera sur deux rangs au cours de l’étape 4 de la cérémonie. On doit également désigner la file du centre de chaque division de sorte que les membres de la garde sachent sur quelle file s’aligner lorsqu’on leur ordonne de s’aligner par le centre.
  4. La garde doit se déplacer en colonne de route, le commandant prenant place à deux pas en avant de la file du centre et l’officier de la garde, à deux pas derrière celle-ci.
  5. Il est préférable que les troupes entrent sur le terrain de rassemblement par la droite de l’estrade d’honneur (lorsqu’on est face à l’estrade). Si l’entrée doit se faire du côté gauche de l’estrade d’honneur, l’ordre de marche de la garde doit être inversé, le flanc gauche agissant alors comme flanc de direction de sorte que les troupes puissent se rendre directement à leur position.
  6. On doit déterminer l’emplacement des canons et la direction de leur tir avant la cérémonie en tenant compte de la proximité des spectateurs, de la garde et des musiques.
  7. Afin de s’assurer que la cérémonie se déroule avec le degré de précision et de coordination qui s’impose, on doit indiquer sur le terrain de rassemblement les endroits où la garde et les musiques doivent exécuter les mouvements.

DÉROULEMENT DE LA CÉRÉMONIE DU COUCHER DU SOLEIL (MARINE)

  1. La cérémonie du coucher du soleil se déroule en huit étapes, comme suit :
    1. étape 1, arrivée sur le terrain;
    2. étape 2, retraite et tattoo;
    3. étape 3, défilé;
    4. étape 4, manœuvres de section;
    5. étape 5, feu de joie;
    6. étape 6, hymne du soir;
    7. étape 7, coucher du soleil;
    8. étape 8, départ des troupes.

PERSONNEL

  1. Le personnel nécessaire à l’exécution de la cérémonie comprend :
    1. le commandant de la garde – un lieutenant de vaisseau (capitaine);
    2. l’officier de la garde –  un enseigne de vaisseau de 1re classe (lieutenant);
    3. l’officier de la batterie – un premier maître de 2e classe (adjudant-maître);
    4. les guides – deux maîtres de 1re classe (adjudants);
    5. les chefs de pièce – deux maîtres de 2e classe (sergents);
    6. la garde – 48 matelots de 1re et de 2e classe (caporaux/soldats);
    7. les servants de pièce – pas plus de 32 et pas moins de 20 par canon (si les canons doivent demeurer en place tout au long de la cérémonie, les pelotons de tir doivent comprendre cinq militaires chacun);
    8. les musiques – une harmonie et un corps de clairons;
    9. le signaleur – un matelot de 2e classe (soldat).

ÉTAPE 1 : ARRIVÉE SUR LE TERRAIN

  1. Quelques instants avant que les troupes se rendent sur le terrain de rassemblement, le commandant doit donner aux musiques, à la garde et aux équipes de pièce l’ordre de se mettre au garde-à-vous et donner à la garde l’ordre de mettre l’arme à l’épaule. À l’heure prévue, l’harmonie doit sonner une fanfare, après quoi le commandant de la garde doit donner le commandement « GARDE, MUSIQUES ET ÉQUIPES DE PIÈCE, PAR LA DROITE (GAUCHE), PAS CADENCÉ – MARCHE ».
  2. Immédiatement avant ou après avoir exécuté le mouvement de conversion qui les amène sur le terrain de rassemblement, selon la direction de l’arrivée sur le terrain, les guides vont se placer respectivement à un pas en avant et à un pas en arrière du rang arrière.
  3. Après avoir fait une conversion à l’entrée du terrain de rassemblement (flanc gauche), l’équipe de pièce no 2 doit allonger le pas jusqu’à ce qu’elle soit en position à trois pas sur la gauche de l’équipe no 1, puis doit reprendre le pas normal (voir figure 12-4-1).
  4. Arrivées sur le terrain de rassemblement, les musiques doivent s’avancer par le plus court chemin en tête du défilé en direction de l’endroit où la garde doit s’arrêter. Une fois au centre de la ligne, les musiques doivent faire une conversion à droite et se diriger directement vers l’estrade d’honneur. Elles exécutent une contre-marche devant l’estrade d’honneur, puis retournent vers la garde, exécutent une seconde contre-marche devant la garde et s’arrêtent.
  5. Lorsqu’elle atteint la position prévue devant l’estrade d’honneur, la garde doit marquer le pas et, au signal donné par le joueur de grosse caisse, s’arrêter, tourner de façon à faire face à l’estrade d’honneur et s’aligner par le centre, en observant une pause réglementaire entre les différents mouvements. Au signal donné par le militaire sur le rang avant de la file du centre, les militaires de chaque division, en commençant par le centre, doivent tourner successivement la tête vers l’avant.
  6. Après s’être arrêté et avoir fait une pause réglementaire, le commandant de la garde doit s’avancer et prendre place à trois pas en arrière de la troisième file de gauche. De la même façon, en réglant ses mouvements sur ceux du commandant de la garde, l’officier de la garde doit se placer à trois pas en arrière de la troisième file de droite.
  7. En s’approchant de la garde, les deux équipes de pièce doivent faire une demi-conversion vers la droite de façon à dépasser la garde et, arrivées en avant et à la droite de la garde, elles doivent faire une demi‑conversion vers la gauche de façon à être parallèles au rang avant de celle-ci; au moment où les deux équipes se trouvent en face du centre de la division de droite de la garde, l’équipe n° 1 fait une conversion à droite, au pas raccourci. L’équipe n° 2 doit continuer jusqu’à ce qu’elle se trouve en face du centre de la division de gauche de la garde et faire une conversion vers la droite. Lorsque les deux équipes de pièce sont alignées l’une sur l’autre, l’équipe n° 1 doit reprendre le pas normal. Arrivées à mi-chemin entre la garde et l’estrade d’honneur, l’équipe n° 1 fait une demi-conversion vers la droite et l’équipe no 2 doit en faire une vers la gauche. Les deux équipes doivent continuer d’avancer jusqu’à ce qu’elles atteignent la position qui leur est assignée aux coins du terrain de rassemblement, tourner les canons dans leurs positions de tir prédéterminées, marquer le pas et s’arrêter au signal donné par le joueur de grosse caisse.

Figure 12-4-1 Cérémonie du coucher du soleil (Marine) – Étape 1 : arrivée sur le terrain

  1. Au moment où les équipes de pièce font une demi-conversion vers la droite et vers la gauche pour se diriger vers leurs positions respectives aux coins du terrain de rassemblement, l’officier de la batterie doit se rendre à son poste, à l’arrière de la garde et centré sur celle-ci, à une distance prédéterminée, d’où ses signaux peuvent être vus par les deux équipes (voir section 5, paragraphe 30).

ÉTAPE 2 : RETRAITE ET TATTOO

  1. Lorsque les musiques s’arrêtent, l’un des canons doit tirer « le coup de canon de la retraite » pour indiquer que le moment est venu de commencer le tattoo.
  2. Le tambour-major et la section de tambours du corps de clairons se mettent en marche au pas cadencé, avancent de 10 pas et exécutent une contre-marche (voir figure 12-4-2). Ils traversent les rangs des musiques, changeant de cadence pour adopter le pas ralenti. Lorsque le tambour-major et les tambours ont traversé les rangs des musiques, ils exécutent une seconde contre-marche et reprennent le pas cadencé.
  3. Dès que les tambours commencent à battre au pas cadencé, la section du corps de clairons se met en marche, s’avance en ligne pour aller prendre place devant les tambours et à un pas en avant du tambour-major. Au signal approprié, le tambour-major, les tambours et les clairons s’arrêtent. Les clairons observent une pause réglementaire, obliquent vers l’intérieur et jouent le « premier appel » (voir figure 12-4-3).

ÉTAPE 3 : DÉFILÉ

  1. Dès que « le premier appel » est terminé, le commandant de la garde donne les commandements « GARDE, VERS LA GAUCHE, EN COLONNE PAR TROIS, À GAUCHE, TOUR – NEZ »; et « GARDE ET MUSIQUE, PAS CADENCÉ – MARCHE ».
  2. La garde et la musique se mettent en marche en même temps, les clairons exécutant une contre-marche pour aller reprendre leur position initiale dans les rangs de la musique. La musique s’avance vers l’estrade d’honneur (figure 12-4-4) jusqu’au point A où elle fait une conversion à droite, se dirige ensuite vers le point B et fait une autre conversion vers la droite. Arrivée au point C, la musique doit faire une conversion à droite et se diriger directement vers la garde. En même temps, la garde doit marcher vers le point D, faire une conversion à droite, puis se diriger vers le point E. Au moment où la garde exécute sa conversion au point D, les guides doivent se placer respectivement un pas en avant et un pas en arrière du rang arrière. Arrivée au point E, la garde fait une conversion à droite pour aller traverser les rangs de la musique au point F.
  3. La longueur de l’itinéraire illustrée par les points A, B, C et F à la figure 12-4-4 doit être équivalente à la distance couverte par la garde depuis le point D jusqu’au point E puis au point F, de façon que la garde traverse les rangs de la musique directement devant l’estrade d’honneur.
  4. Après que la garde a traversé les rangs de la musique, celle-ci doit exécuter une contre-marche et emboîter le pas à la garde. Arrivée au point C, la garde doit faire une conversion vers la gauche et se diriger vers la ligne de défilé. Au moment où le guide de droite atteint la ligne de défilé, le commandant de la garde doit donner le commandement « GARDE, VERS L’AVANT, À GAUCHE, TOUR – NEZ » et, après que la garde a tourné, le commandement « PAR LA – DROITE ». La musique fait une conversion à gauche lorsqu’elle atteint la ligne de défilé, en s’alignant sur le centre de la garde.
  5. Lorsque la garde atteint le drapeau C (figure 12-4-5, voir aussi la figure 9-2-1 décrivant les points réglementaires le long de la ligne de défilé), le commandant de la garde donne le commandement « GARDE, TÊTE À – DROITE » et, lorsque l’arrière de la garde a dépassé le drapeau D, le commandement « GARDE – FIXE ».
  6. Lorsque le défilé est terminé et lorsqu’il atteint le drapeau F, le commandant de la garde doit donner les commandements « GARDE, VERS LA DROITE, EN COLONNE PAR TROIS, À DROITE, TOUR – NEZ »; « VERS LA GAUCHE – GAUCHE »; et « VERS LA GAUCHE – GAUCHE ». Lorsqu’elle se trouve alignée sur sa position initiale, la garde doit faire une conversion vers la gauche et retourner à sa position initiale; le commandant de la garde doit alors donner les commandements « GARDE – HALTE »; et « GARDE, VERS L’AVANT, À GAUCHE, TOUR – NEZ ». Après avoir tourné, les membres de la garde doivent s’aligner automatiquement par le centre, la tête tournée vers l’avant de la façon décrite au paragraphe 17. La musique prend place derrière la garde, face à l’estrade d’honneur.

ÉTAPE 4 : MANŒUVRES DE SECTION

  1. Tout en demeurant dans les rangs de la musique, le joueur de caisse claire bat un roulement qui est suivi d’un seul coup de grosse caisse.

Figure 12-4-2 Cérémonie du coucher du soleil (Marine) – Étape 2 : tambours

Figure 12-4-3 Cérémonie du coucher du soleil (Marine) – Étape 2 : clairons

Figure 12-4-4 Cérémonie du coucher du soleil (Marine) – Étape 3-1

  1. Au coup de la grosse caisse, la garde doit se former en deux divisions, celle de droite tournant à droite et celle de gauche tournant à gauche. Après avoir tourné et observé la pause réglementaire, les deux divisions se mettent en marche en même temps au pas cadencé et font 20 pas. Au vingtième pas, les deux divisions se tournent pour faire face à l’estrade d’honneur, la division de gauche amorçant son mouvement vers la droite au moment où les troupes ont le pied droit en avant et au sol. En tournant, les deux divisions marquent le pas pendant quatre pas, en commençant le mouvement au premier pas du pied gauche. Pendant qu’elles marquent le pas, les deux divisions se forment sur deux rangs, le rang du centre faisant un demi-pas vers la gauche au premier pas, les nombres impairs faisant ensuite deux demi-pas vers l’avant tandis que les nombres pairs font deux demi-pas vers l’arrière lorsqu’ils marquent le pas pour la deuxième et la troisième fois. Les deux divisions marquent le pas pour la quatrième fois du pied droit et se mettent en marche ensemble au pas cadencé au cinquième pas (pied gauche). Les deux divisions avancent alors de six pas en direction de l’estrade d’honneur au pas cadencé, adoptant le pas ralenti au septième pas (sur le pied gauche). Les deux divisions continuent d’avancer au pas ralenti pendant six autres pas et, au prochain pas du pied gauche, les troupes commencent à mettre la baïonnette au canon en gardant l’arme à l’épaule, continuant d’avancer au pas ralenti pendant 20 autres pas (voir section 5, paragraphe 25). Lorsque les troupes posent le pied gauche au sol après le vingtième pas, les deux divisions adoptent le pas cadencé et font 16 autres pas, marquant le pas quatre fois après avoir posé le pied gauche au sol à la suite du seizième pas. Après avoir marqué le pas quatre fois, les deux divisions doivent tourner ensemble vers l’intérieur, marquant le pas deux fois pendant l’exécution du mouvement. Après avoir marqué le pas deux autres fois, les deux divisions se dirigent l’une vers l’autre en partant du pied gauche et, lorsqu’elles se rencontrent au centre du terrain, s’arrêtent au signal donné par le joueur de grosse caisse. Après s’être arrêtées, les deux divisions doivent observer une pause réglementaire, se tourner pour faire face à l'estrade d'honneur, faire une autre pause et s’aligner automatiquement par le centre. Au signal donné par la personne du rang avant de la file du centre, les militaires de chaque file, en commençant par le centre, doivent tourner successivement la tête vers l’avant.

Figure 12-4-5 Cérémonie du coucher du soleil (Marine) – Étape 3-2

  1. Au moment où la garde adopte le pas cadencé après avoir fixé la baïonnette au canon, la musique se met en marche au pas cadencé et se dirige tout droit vers l’estrade d’honneur, s’arrêtant au signal donné par le tambour-major derrière la garde réunie.

ÉTAPE 5 : FEU DE JOIE

  1. Le commandant de la garde donne les commandements du tableau 12-4-1 :
Tableau 12-4-1 Préparation du feu de joie
No Commandement Exécution
1 « GARDE, AU PIED – ARMES » Les membres de la garde mettent l’arme au pied.
2 « GARDE, OUVREZ LES RANGS – MARCHE » Le rang arrière fait trois demi-pas vers l’arrière.
3 « GARDE, ÉPAULE À ÉPAULE, PAR LA DROITE, ALI – GNEZ » Les membres de la garde s’alignent par la droite en conservant l’intervalle prescrit entre les files.
4 « GARDE, BAÏONNETTE AU FOURREAU REMET – TEZ » Les membres de la garde dégagent la baïonnette du canon.
5 « GARDE, BAÏON – NETTES » Les membres de la garde remettent la baïonnette au fourreau.
6 « GARDE, GARDE-À – VOUS » Les membres de la garde adoptent la position du garde-à-vous.
  1. Le feu de joie est exécuté de la façon décrite au chapitre 9, tableau 9-6-1, nos 4 à 16.

ÉTAPE 6 : HYMNE DU SOIR

  1. Après avoir exécuté le feu de joie, les membres de la garde reçoivent l’ordre d’adopter la position en place repos.
  2. L’harmonie joue alors un hymne du soir approprié.
  3. Lorsque l’hymne est terminé, le commandant de la garde donne les commandements « GARDE, GARDE-À – VOUS »; « GARDE, BAÏONNETTES AU CANON, FI – XEZ »; « GARDE, BAÏON – NETTES »; et « GARDE, GARDE-À – VOUS ».

ÉTAPE 7 : COUCHER DU SOLEIL

  1. Dès que la garde est au garde-à-vous, le signaleur, depuis sa position au pied du mât, doit faire rapport au commandant de la garde comme suit : « LE SOLEIL SE COUCHERA DANS UNE MINUTE, MONSIEUR », puis se prépare à abaisser le drapeau national.
  2. Le commandant de la garde donne alors le commandement « GARDE, À L’ÉPAULE – ARMES ».
  3. Dès que les troupes ont mis l’arme à l’épaule, le clairon sonne « l’alerte » et la musique commence à jouer l’Hymne du coucher du soleil. À la septième mesure, le joueur de grosse caisse accentue les coups de tambour et, à ce signal, le commandant de la garde donne le commandement « GARDE, SALUT GÉNÉRAL, PRÉSENTEZ – ARMES ».
  4. Au dernier mouvement du « présentez armes », le chef de pièce no 1 tire un premier coup de canon et le signaleur commence à abaisser le drapeau national. Lorsque l’hymne est terminé, la musique joue le Ô Canada (voir chapitre 7 de l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC). Le signaleur doit régler la vitesse de ses mouvements de façon que le drapeau national soit complètement abaissé au moment où retentit la dernière note de l’Hymne du coucher du soleil.

ÉTAPE 8 : DÉPART DES TROUPES

  1. Après le Ô Canada, le commandant de la garde donne le commandement « GARDE, À L’ÉPAULE –  ARMES ».
  2. Au moment où le mouvement se termine, l’officier de la batterie fait tirer les deux canons. Le clairon donne le signal de continuer.
  3. Le commandant de la garde donne les commandements « GARDE, FERMEZ LES RANGS – MARCHE »; et « GARDE, SUR TROIS RANGS, REFOR – MEZ ».
  4. Au commandement « FERMEZ LES RANGS – MARCHE », les équipes de pièce amènent les avant-trains et adoptent l’ordre de marche (voir annexe A).
  5. Le commandant de la garde donne alors les commandements « GARDE, VERS LA DROITE, EN COLONNE PAR TROIS, À DROITE, TOUR – NEZ » et « GARDE, MUSIQUES ET ÉQUIPES DE PIÈCE, PAS CADENCÉ – MARCHE ». Les troupes doivent quitter le terrain de rassemblement dans l’ordre suivant : la garde, les musiques et les équipes de pièce nos 1 et 2 en file. Les troupes doivent se rendre à la zone de dispersion, où les membres de la garde reçoivent l’ordre de remettre la baïonnette au fourreau avant que les troupes ne rompent les rangs.

SECTION 5 CÉRÉMONIE DES DRAPEAUX

INTRODUCTION

  1. La cérémonie des drapeaux a été élaborée à l’origine par la Marine royale canadienne à partir de la cérémonie du coucher du soleil, après l’adoption du drapeau national du Canada en 1965. En raison de l’origine de la cérémonie, on utilisera les grades et les postes de la Marine dans la présente section; les équivalences sont indiquées au paragraphe 11.
  2. La cérémonie a un caractère authentiquement canadien. Le drapeau national du Canada ainsi que les drapeaux de chaque province et territoire défilent ensemble.
  3. La cérémonie est conçue pour être exécutée pendant le jour ou au coucher du soleil; dans ce dernier cas, on ajoute une étape.

GÉNÉRALITÉS

  1. Idéalement, les dimensions du terrain de rassemblement pour cette cérémonie devraient être de 60 mètres sur 120 mètres. Au minimum, le terrain doit mesurer 30 mètres sur 60 mètres.
  2. Les unités qui prennent part à la cérémonie doivent se former dans un endroit situé à l’écart des spectateurs qui prennent place autour du terrain de rassemblement. Les unités doivent se former selon l’ordre de marche suivant : la musique, la garde, les équipes de pièce nos 1 et 2. Le drapeau national et les drapeaux provinciaux et territoriaux doivent être placés à intervalle de six pas à la hauteur du flanc gauche de la garde et dans l’ordre suivant, de l’avant vers l’arrière :
    1. le territoire du Nunavut;
    2. le territoire du Yukon;
    3. la province de l’Alberta;
    4. la province de l’Île-du-Prince-Édouard;
    5. la province du Manitoba;
    6. la province de la Nouvelle-Écosse;
    7. la province de l’Ontario;
    8. le membre le plus haut gradé de l’escorte du drapeau national;
    9. le drapeau national du Canada;
    10. le deuxième membre le plus haut gradé de l’escorte du drapeau national;
    11. la province de Québec;
    12. la province du Nouveau-Brunswick;
    13. la province de la Colombie-Britannique;
    14. la province de la Saskatchewan;
    15. la province de Terre-Neuve;
    16. les Territoires du Nord-Ouest.
  3. Avant de se rendre sur le terrain de rassemblement, les membres de la garde se numérotent en deux divisions afin que les militaires du rang du centre de chaque division sachent dans quelle direction ils doivent se déplacer lorsque la garde se formera sur deux rangs au cours de l’étape 2 de la cérémonie. On désigne également la file du centre de sorte que les membres de la garde sachent sur quelle file s’aligner lorsqu’on leur ordonne de s’aligner par le centre.
  4. La garde doit se déplacer en colonne de route, le commandant prenant place à deux pas en avant de la file du centre et l’officier de la garde, à deux pas derrière celle-ci.
  5. Il est préférable que les troupes entrent sur le terrain de rassemblement par le côté gauche de l’estrade d’honneur (lorsqu’on est face à l’estrade). Si l’entrée doit se faire du côté droit, l’ordre de marche de la garde doit être inversé, le flanc gauche agissant alors comme flanc de direction, de façon que la garde occupe la bonne position lorsqu’elle s’arrête.
  6. On doit déterminer l’emplacement des canons et la direction de leur tir avant la cérémonie en tenant compte de la proximité des spectateurs, de la garde et de la musique.
  7. Afin d’assurer que la cérémonie se déroule avec le degré de précision et de coordination qui s’impose, on doit indiquer sur le terrain de rassemblement les endroits où la garde et la musique doivent exécuter les mouvements.

PERSONNEL

  1. Le personnel nécessaire à l’exécution de la cérémonie comprend :
    1. le commandant de la garde – un lieutenant de vaisseau (capitaine);
    2. l’officier de la garde – un enseigne de vaisseau de 1re classe (lieutenant);
    3. le porte-drapeau du drapeau national – un enseigne de vaisseau de 1re classe (lieutenant);
    4. l’officier de la batterie – un premier maître de 2e classe (adjudant-maître);
    5. les guides – deux maîtres de 1re classe (adjudants);
    6. l’escorte du drapeau national – un matelot de 1re classe et un matelot de 2e classe (caporaux ou soldats);
    7. les chefs de pièce – deux maîtres de 2e classe (sergents);
    8. les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux et territoriaux – 13 maîtres de 2e classe (sergents);
    9. la garde – 48 matelots de 1re et de 2e classe (caporaux ou soldats);
    10. les servants de pièce – pas plus de 32 et pas moins de 20 par canon (si les canons doivent demeurer en place tout au long de la cérémonie, les pelotons de tir doivent comprendre cinq militaires chacun);
    11. les musiques – une harmonie ou un corps de clairons;
    12. le signaleur – un matelot de 2e classe (soldat) (si la cérémonie a lieu au coucher du soleil).

DÉROULEMENT DE LA CÉRÉMONIE DES DRAPEAUX

  1. La cérémonie des drapeaux se déroule selon les six étapes suivantes :
    1. étape 1, arrivée sur le terrain;
    2. étape 2, manœuvres de section;
    3. étape 3, feu de joie;
    4. étape 4, salut aux drapeaux;
    5. étape 5, défilé;
    6. étape 6, le coucher du soleil (s’il y a lieu).

ÉTAPE 1 : ARRIVÉE SUR LE TERRAIN

  1. Quelques instants avant que les troupes se rendent sur le terrain de rassemblement, le commandant donne à la musique, à la garde, aux porte-drapeaux et aux équipe de pièce l’ordre de se mettre au garde-à-vous et donne à la garde l’ordre de mettre l’arme à l’épaule. À l’heure prévue, la musique doit sonner une fanfare, après quoi le commandant de la garde doit donner le commandement « GARDE, MUSIQUE, PORTE-DRAPEAUX ET ÉQUIPES DE PIÈCE, PAR LA GAUCHE (DROITE), PAS CADENCÉ – MARCHE ».
  2. Tout au long de la cérémonie, les guides doivent se placer sur le flanc de direction, en changeant de position selon les besoins, immédiatement avant ou après l’exécution des mouvements de conversion.
  3. Après avoir fait une conversion à l’entrée du terrain de rassemblement, l’équipe de pièce no 2 doit allonger le pas jusqu’à ce qu’elle soit en position à trois pas sur la gauche de l’équipe no 1, puis doit reprendre le pas normal.
  4. Arrivée sur le terrain de rassemblement, la musique s’avance par le plus court chemin en tête du défilé en direction de l’endroit où la garde et les porte-drapeaux doivent s’arrêter. Lorsqu’elle atteint cette position, la musique doit faire une conversion vers la gauche et se diriger directement vers l’estrade d’honneur. Une fois qu’elle a atteint la ligne de défilé, la musique fait une conversion vers la droite, se rend au drapeau B, où elle adopte le pas ralenti, effectue immédiatement une contre-marche pour ensuite se diriger vers le drapeau E en suivant la ligne de défilé. Le tambour-major et le chef de musique saluent l’officier de la revue ou le dignitaire lorsqu’ils passent devant l’estrade d’honneur. Arrivée au drapeau E, la musique doit de nouveau adopter le pas cadencé et exécuter immédiatement une contre-marche, en avançant le long de la ligne de défilé jusqu’à ce qu’elle soit en face de l’estrade d’honneur, où elle doit effectuer une conversion à droite. Au moment où elle s’approche des porte-drapeaux, la musique doit exécuter une contre-marche et s’arrêter devant les porte-drapeaux, centrée par rapport à ceux-ci (voir figure 12-5-1).
  5. Lorsque la garde et les porte-drapeaux entrent sur le terrain de rassemblement, les porte-drapeaux doivent demeurer à six pas d’intervalle du flanc gauche de la garde et s’aligner individuellement sur la file de la garde dont ils couvrent le flanc. Lorsqu’ils atteignent leur position devant l’estrade d’honneur, la garde et les porte-drapeaux doivent marquer le pas et, au signal donné par le joueur de grosse caisse, s’arrêter, tourner pour faire face à l’estrade d’honneur et s’aligner par le centre, en observant une pause réglementaire entre les différents mouvements. Tandis que la garde et les autres porte-drapeaux s’alignent, le porte-drapeau du drapeau national et son escorte doivent prendre position à trois pas en avant et au centre de la ligne des drapeaux provinciaux (voir figure 12-5-1).
  6. Après s’être assuré que le drapeau national est en place, le militaire sur le rang avant de la file du centre de la garde donne un signal verbal et les membres de chaque division de la garde ainsi que les porte-drapeaux, en commençant par le centre, tournent successivement la tête vers l’avant.
  7. Après s’être arrêté et avoir fait une pause réglementaire, le commandant de la garde doit s’avancer et prendre place à trois pas en avant de la troisième file de droite. De la même façon, en réglant ses mouvements sur ceux du commandant de la garde, l’officier de la garde doit se placer à trois pas en avant de la troisième file de gauche.
  8. En s’approchant de la garde, les équipes de pièce font une demi‑conversion vers la gauche de façon à dépasser la ligne des porte-drapeaux. Arrivés en avant et à la gauche des porte-drapeaux, elles doivent faire une demi‑conversion vers la droite de façon à être parallèles aux porte-drapeaux; au moment où elle se trouve en face du centre de la moitié de gauche des porte-drapeaux, l’équipe no 2 doit effectuer une conversion vers la gauche, au pas raccourci. L’équipe no 1 doit continuer jusqu’à ce qu’elle se trouve en face du centre de la moitié de droite des porte-drapeaux et doit effectuer une conversion vers la gauche. Lorsque les deux équipes sont alignées l’une sur l’autre, l’équipe no 2 doit reprendre le pas normal. Arrivées à mi-chemin entre les porte-drapeaux et l’estrade d’honneur, l’équipe no 1 fait une demi‑conversion vers la droite et l’équipe no 2 doit en faire une vers la gauche. Les deux équipes doivent continuer d’avancer jusqu’à ce qu’elles atteignent la position qui leur est assignée aux coins du terrain de rassemblement, tourner les canons dans leurs positions de tir prédéterminées, marquer le pas et s’arrêter au signal donné par le joueur de grosse caisse.
  9. Au moment où les équipes de pièce font une demi‑conversion vers la droite et vers la gauche pour se diriger vers leurs positions aux coins du terrain de rassemblement, l’officier de la batterie doit se rendre à son poste, à l’arrière de la garde et centré sur celle-ci, à une distance prédéterminée, d’où ses signaux peuvent être vus par les deux équipes.

ÉTAPE 2 : MANŒUVRES DE SECTION

  1. Tout en demeurant dans les rangs de la musique, le joueur de caisse claire bat un roulement, qui est suivi d’un seul coup de grosse caisse.

Figure 12-5-1 Cérémonies des drapeaux – Étape 1

  1. Au coup de la grosse caisse, la garde doit se former en deux divisions, celle de droite tournant à droite et celle de gauche tournant à gauche. Après avoir tourné et observé la pause réglementaire, les deux divisions se mettent en marche en même temps au pas cadencé et font 20 pas. Au vingtième pas, les deux divisions se tournent pour faire face à l’estrade d’honneur, la division de gauche amorçant son mouvement vers la droite au moment où les troupes ont le pied droit en avant et au sol. En tournant, les deux divisions marquent le pas pendant quatre pas, en commençant le mouvement au premier pas du pied gauche. Pendant qu’elles marquent le pas, les deux divisions se forment sur deux rangs, le rang du centre faisant un demi-pas vers la gauche au premier pas, les nombres impairs faisant ensuite deux demi-pas vers l’avant tandis que les nombres pairs font deux demi-pas vers l’arrière lorsqu’ils marquent le pas pour la deuxième et la troisième fois. Les deux divisions marquent le pas pour la quatrième fois du pied droit et se mettent en marche ensemble au pas cadencé au cinquième pas (pied gauche). Les deux divisions avancent alors de six pas en direction de l’estrade d’honneur au pas cadencé, adoptant le pas ralenti au septième pas (sur le pied gauche). Les deux divisions continuent d’avancer au pas ralenti pendant six autres pas et, au prochain pas du pied gauche, les troupes commencent à mettre la baïonnette au canon en gardant l’arme à l’épaule, continuant d’avancer au pas ralenti pendant 20 autres pas (voir les paragraphes 22 à 24). Lorsque les troupes posent le pied gauche au sol après le vingtième pas, les deux divisions adoptent le pas cadencé et font 16 autres pas, marquant le pas quatre fois après avoir posé le pied gauche au sol à la suite du seizième pas. Après avoir marqué le pas quatre fois, les deux divisions doivent tourner ensemble vers l’intérieur, marquant le pas deux fois pendant l’exécution du mouvement. Après avoir marqué le pas deux autres fois, les deux divisions se dirigent l’une vers l’autre en partant du pied gauche et, lorsqu’elles se rencontrent au centre du terrain, s’arrêtent au signal donné par le joueur de grosse caisse. Après s’être arrêtées, les deux divisions doivent observer une pause réglementaire, se tourner pour faire face à l'estrade d'honneur, faire une autre pause et s’aligner automatiquement par le centre. Au signal donné par la personne du rang avant de la file du centre, les militaires de chaque file, en commençant par le centre, doivent tourner successivement la tête vers l’avant (voir figure 12-5-2).
  2. Les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux doivent tourner vers la droite et vers la gauche en même temps que leurs divisions respectives et en se conformant aux mouvements de celle-ci, conservent leur position à six pas en avant du rang avant de leur division tout au cours des manœuvres. Le porte-drapeau du drapeau national du Canada et son escorte doivent demeurer immobiles jusqu’à ce que les deux divisions de la garde aient pris place face à l’estrade d’honneur et se soient formées sur deux rangs. Ils doivent alors commencer à avancer avec la garde, au pas cadencé et au pas ralenti selon le même rythme que celle-ci, marquer le pas après s’être avancés de 16 pas au pas cadencé et s’arrêter en même temps que la garde, au signal donné par le joueur de grosse caisse. Le porte-drapeau du drapeau national et son escorte doivent demeurer à neuf pas en avant du rang avant de la garde (à trois pas en avant des porte-drapeaux des drapeaux provinciaux) tout au long des manœuvres de la garde.

FAÇON DE METTRE LA BAÏONNETTE AU CANON EN MARCHANT

  1. Au septième pas de la marche au pas ralenti :
    1. Un. Saisir la poignée de la baïonnette de la main gauche, le pouce entourant l’anneau, les doigts entourant la poignée tout en gardant le revers de la main près du corps. Tourner le fourreau dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Tenir la pointe du fourreau vers le haut, alignée sur l’omoplate gauche, tout en gardant les doigts serrés autour de la poignée.
    2. Deux. Retirer la baïonnette du fourreau en étendant le bras gauche au maximum et garder la baïonnette derrière le dos.
    3. Trois. Amener la baïonnette devant le corps, le bras étendu à un angle de 45 degrés et aligné sur l’épaule droite. Presser le poignet vers le bas de façon que le bras soit droit.
    4. Quatre. Tourner la tête à droite, les yeux fixés sur la bouche du canon. En même temps, fléchir le coude gauche, aligner la baïonnette sur le tenon de la baïonnette et repousser vivement la crosse du fusil de façon qu’elle soit à un pied derrière la hanche droite.
    5. Cinq. Fixer la baïonnette au tenon tout en gardant la main gauche autour de la poignée de la baïonnette.
    6. Six. Placer la main gauche le long du corps et, en même temps, replacer l’arme à la position à l’épaule et tourner la tête vers l’avant.
  2. On exécute chacun des mouvements lorsque le pied gauche est en avant et au sol, en suivant le battement de la grosse caisse.

ÉTAPE 3 : FEU DE JOIE

  1. Le commandant de la garde doit donner les commandements du tableau 12-5-1.

Figure 12-5-2 Cérémonies des drapeaux – Étape 2

ÉTAPE 4 : SALUT AUX DRAPEAUX

  1. Aux commandements « GARDE, À L’ÉPAULE – ARMES »; et « GARDE, SALUT GÉNÉRAL; PRÉSENTEZ – ARMES », la garde exécute les ordres donnés. Au dernier mouvement du présentez armes, les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux doivent observer la pause réglementaire, puis tourner vers l’extérieur, les six drapeaux qui se trouvent en avant de la division de droite tournant à droite et ceux qui sont en avant de la division de gauche tournant à gauche. Après avoir observé la pause réglementaire, les deux groupes de porte-drapeaux se mettent à marcher au pas ralenti, exécutant successivement deux conversions à droite et à gauche de façon à traverser le rang avant et le rang arrière de la garde. Lorsqu’ils traversent les rangs, les six porte-drapeaux qui étaient en avant de la division de gauche doivent croiser ceux qui étaient en avant de la division de droite sur la gauche. Lorsqu’ils atteignent le flanc droit et le flanc gauche de la garde, les porte-drapeaux doivent faire de nouveau une conversion vers la droite et vers la gauche et, lorsqu’ils se trouvent à la hauteur de leur ligne initiale, ils doivent faire une conversion vers l’intérieur et s’arrêter, chacun occupant la position occupée précédemment par l’autre. Après avoir observé une pause réglementaire, les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux doivent tourner tous ensemble pour faire face à l’avant (voir figure 12-5-3).
  2. Au moment où les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux tournent vers l’extérieur, le porte-drapeau du drapeau du Canada et son escorte doivent se mettre en marche au pas cadencé, faisant immédiatement une conversion à gauche à un angle de 90 degrés, puis s’arrêter. La garde du drapeau du Canada et les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux doivent alors s’avancer au pas ralenti. La garde du drapeau du Canada doit se diriger vers le flanc gauche de la garde sur une distance de 20 pas et, au vingtième pas, exécuter un demi-tour à droite, défiler devant le front de la garde et, au cinquante-huitième pas, exécuter un demi-tour à gauche pour retourner à la position qu’elle occupait au moment de se mettre à marcher au pas ralenti, s’arrêtant au quatre-vingt-quatrième pas. Au moment où les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux tournent vers le front, la garde du drapeau du Canada doit faire demi-tour, exécuter une conversion à droite vers sa position initiale et s’arrêter. Après avoir observé une pause réglementaire, elle doit faire demi-tour pour faire face à l’avant. Les pas exécutés pendant les deux demi-tours que fait la garde du drapeau du Canada doivent être comptés dans les 84 pas effectués au pas ralenti, l’ensemble des mouvements exécutés pendant la parade des drapeaux étant calculé en fonction de 84 pas.
  3. Sur les ordres de l’officier de la batterie, les canons doivent tirer à chaque quatrième pas jusqu’à ce que 21 coups aient été tirés. L’officier de la batterie doit donner l’ordre de tirer en amenant d’abord son épée à la position replacez l’épée, puis en pointant son épée dans la direction du canon qui doit tirer. Lorsqu’il pointe son épée, son bras droit doit être parfaitement tendu, l’épée et le bras ne formant qu’une seule ligne parallèle au sol. Après chaque coup de canon, l’officier de la batterie doit revenir à la position replacez l’épée avant de donner l’ordre au second canon de tirer. En cas de raté, l’officier de la batterie doit revenir à la position replacez l’épée et pointer ensuite son épée dans la direction du second canon. Les coups doivent être tirés en alternance par chacun des canons.
  4. La musique doit commencer à jouer le God Save the Queen et le Ô Canada au moment où les porte-drapeaux se mettent en marche. La garde présente les armes pendant tout ce temps.
  5. Après le Ô Canada, le commandant de la garde doit donner les commandements « GARDE, À L’ÉPAULE – ARMES » et « GARDE, AU PIED – ARMES » et la garde doit exécuter les ordres donnés.

ÉTAPE 5 : DÉFILÉ

  1. Au commandement « GARDE, FERMEZ LES RANGS – MARCHE », les membres de la garde exécutent l’ordre donné. Au commandement « GARDE », on abaisse vivement les couvercles des coffres d’avant-train et au mot « MARCHE », les équipes de pièce accrochent l’avant-train à la pièce (voir l’annexe A).
  2. Au commandement « GARDE, SUR TROIS RANGS FOR – MEZ », les membres de la garde exécutent l’ordre donné. Aucun alignement ne se fait afin de ne pas changer l’alignement avec les drapeaux. Au second temps du mouvement de formation sur trois rangs, les nombres pairs du rang avant, c’est-à-dire ceux qui se trouvent à la gauche du militaire qui s’est déplacé pour former le rang du centre, font un pas de côté vers la droite, les nombres pairs du rang arrière faisant pour leur part un pas de côté vers la gauche.
  3. Le commandant de la garde doit alors donner les commandements « GARDE, À L’ÉPAULE –  ARMES »; et « GARDE, VERS L’EXTÉRIEUR, TOUR – NEZ ». Aussitôt que le mot d’exécution « TOUR – NEZ » est donné, les divisions de la garde doivent tourner vers l’extérieur et les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux, vers l’intérieur; le porte-drapeau et l’escorte du drapeau du Canada tournent à droite.
Table 12-5-1 Feu de joie
No Commandement Exécution Observations
1 « GARDE, AU PIED –  ARMES » Les membres de la garde mettent l’arme au pied. -
2 « GARDE, OUVREZ
LES RANGS – MARCHE »
Le rang arrière fait trois demi-pas vers l’arrière. -
3 « GARDE, ÉPAULE À
ÉPAULE, PAR LA DROITE, ALI – GNEZ »
La garde s’aligne épaule à épaule par la droite. -
4 « GARDE – FIXE » Les troupes tournent la tête vers l’avant. -
5 « GARDE, BAÏONNETTES AU FOURREAU, REMET – TEZ » Les membres de la garde dégagent la baïonnette. -
6 « GARDE, BAÏON –  NETTES » Les membres de la garde remettent la baïonnette au fourreau. -
7 « GARDE, GARDE-À  –  VOUS » La garde se met au garde-à-vous. -
8 « GARDE, CARTOUCHES À BLANC CHAR – GEZ » - -
9 « GARDE, PRÉSEN – TEZ » Les troupes placent l’arme à l’épaule droite à un angle de 30 degrés. Avant de recevoir ce commandement, les officiers de la garde doivent faire trois demi-pas vers l’avant.
10 - - Les tambours battent un roule­ment et l’officier de la batterie tire un coup de canon. Dès que le coup de canon a été tiré, le guide de droite tire un coup de fusil. Les autres militaires dans le rang avant de la garde tirent successivement de la droite vers la gauche, puis ceux du rang arrière tirent de la gauche vers la droite.
11 « GARDE, RECHAR – GEZ » Les membres de la garde rechargent leur arme. On répète à trois reprises les manœuvres chargez, présentez, roulement de tambour, coup de canon et coup de fusil.
12 « GARDE, SÛRE – TÉ » Les membres de la garde abaissent leur arme à la position du chargement debout et déchargent leur arme. -
13 « GARDE, AU PIED –  ARMES » Les membres de la garde mettent l’arme au pied depuis la position pour l’inspection, portez armes. -
14 « GARDE, BAÏONNETTES AU CANON, FI – XEZ » Les membres de la garde dégainent leur baïonnette. -
15 « GARDE, BAÏON  –  NETTES » Les membres de la garde fixent la baïonnette au canon. -
16 « GARDE, GARDE-À – VOUS » La garde se met au garde-à-vous. -

Figure 12-5-3 Cérémonie des drapeaux – Étape 4

  1. Au commandement « GARDE, MUSIQUE ET ÉQUIPES DE PIÈCE, PAS CADENCÉ – MARCHE », la division de droite de la garde fait une conversion vers la droite, la division de gauche vers la gauche, les porte-drapeaux des drapeaux provinciaux font une conversion vers la droite et vers la gauche en s’éloignant de l’estrade d’honneur. Le porte-drapeau et l’escorte du drapeau du Canada font une conversion à droite et prennent place au centre de la file des porte-drapeaux des drapeaux provinciaux, puis les porte-drapeaux traversent les rangs de la musique, après quoi la musique exécute une contre-marche au pas cadencé. Les équipes de pièce doivent se mettre en marche à partir de leur position dans les coins du terrain de rassemblement, traverser le terrain de rassemblement en diagonale et aller se placer derrière la musique pour prendre part au défilé. Lorsque les troupes passent devant l’officier de la batterie, celui-ci doit rejoindre les rangs en prenant place en avant de la batterie, entre les deux équipes. Le commandant de la garde et l’officier de la garde doivent se placer à trois pas en avant de leurs divisions respectives en s’alignant sur le centre de celles-ci. Lorsque la division de gauche exécute la première conversion vers la gauche, l’officier de la garde doit prendre place à trois pas du rang arrière, en s’alignant sur ce dernier. Avant que la division de gauche n’exécute sa première conversion vers la gauche, le guide de gauche doit se placer à un pas en avant du rang arrière.
  2. Lorsqu’ils atteignent la ligne de défilé face au fanion A (voir la figure 9-2-1), les commandants des sous-unités doivent donner le commandement « _____, VERS L’AVANT, À GAUCHE, TOUR – NEZ ». Lorsque les sous-unités atteignent le fanion C, les commandants doivent donner le commandement « _____, TÊTE À –  DROITE » et, lorsque l’arrière de leurs sous-unités atteint le fanion D, le commandement « _____ — FIXE ». Lorsqu’il atteint le fanion F, chaque commandant de sous-unité doit donner le commandement « _____, VERS LA DROITE, EN COLONNE DE ROUTE, À DROITE, TOUR – NEZ » et faire ensuite exécuter deux conversions successives vers la gauche.
  3. Le défilé doit alors quitter le terrain de rassemblement pour se rendre à la zone de dispersion, où la garde doit remettre la baïonnette au fourreau et rompre les rangs.

COUCHER DU SOLEIL

  1. Si on doit abaisser le drapeau national au coucher du soleil dans le cadre de la cérémonie des drapeaux, il faut le faire immédiatement après l’étape 5. Une fois le défilé terminé, chacune des sous-unités doit retourner à sa position initiale (voir la figure 12-5-1), puis le commandant de la garde doit donner les commandements figurant au tableau 12-5-2.
  2. Une fois cette partie de la cérémonie terminée, le commandant de la garde doit agir de la façon décrite au paragraphe 38.

PROGRAMME MUSICAL

  1. Étape 1
    1. Fanfare : Jouée immédiatement avant la cérémonie.
    2. Marche au pas cadencé : Jouée jusqu’’à ce qu’on ordonne de changer de cadence.
    3. Marche lente : 16 mesures.
    4. Marche au pas cadencé : Jouée jusqu’à ce que la musique s’arrête en avant de la garde.
  2. Étape 2
    1. Marche au pas cadencé : La musique commence à jouer lorsque la garde se met en marche (durée : 30 pas).
    2. Marche lente : Le changement de rythme du pas cadencé au pas ralenti s’effectue sans interruption (durée : 38 pas).
    3. Marche au pas cadencé : Le changement de cadence s’effectue également sans interruption. Cette marche, qui peut être la même que la précédente, se poursuit jusqu’à ce que les deux sections de la garde se rencontrent; les deux divisions s’arrêtent alors au signal donné par la grosse caisse.
  3. Étape 4
    1. Marche lente : La musique commence à jouer lorsque les porte-drapeaux se mettent en marche (durée : 84 pas).
    2. Hymne royal, God Save the Queen.
    3. Hymne national Ô Canada.
Table 12-5-2 Cérémonie des drapeaux : Coucher du soleil
No Commandement Observations
1 « GARDE, AU PIED – ARMES » -
2 « GARDE, EN PLACE, RE – POS » La garde adopte la position en place repos et les porte-drapeaux mettent leurs drapeaux au pied, puis adoptent la position en place repos.
3 « GARDE, RE – POS » Toutes les troupes, à l’exception des porte-drapeaux, baissent la tête.
4 - La musique joue un hymne approprié et le signaleur lance l’avertissement suivant : « Le soleil se couchera dans une minute, Monsieur. »
5 « GARDE, GARDE-À – VOUS » -
6 « GARDE, À L’ÉPAULE – ARMES » -
7 - Le signaleur avertit : « Le soleil se couche, Monsieur. »
8 « SALUT GÉNÉRAL, PRÉSENTEZ – ARMES » Au dernier mouvement du présentez armes, on tire un coup de canon. La musique joue l’Hymne du coucher du soleil et le Ô Canada, (voir aussi le chapitre 7 de l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG‑000, La structure du patrimoine des FAC). Le drapeau national hissé à un mât est abaissé pendant que la musique joue l’Hymne du coucher du soleil de façon à atteindre le bas du mât à la dernière note de la pièce.
9 « GARDE, À L’ÉPAULE – ARMES » -
10 « GARDE, AU PIED – ARMES » -
  1. Étape 5
    1. Marche au pas cadencé : La marche est précédée d’un ra de cinq. Les musiciens demeurent immobiles jusqu’à ce que les porte-drapeaux aient traversé leurs rangs.
    2. Marche de la Marine, marche régimentaire, marche de l’Aviation ou marche du commandement au pas cadencé : On bat un ra de cinq au moment où la première division tourne en ligne pour défiler. La musique continue de jouer cette marche jusqu’à ce que toutes les divisions aient défilé.
    3. Marche au pas cadencé : Jouée pendant que les divisions quittent le terrain de rassemblement.
  2. Coucher du soleil
    1. Hymne du soir.
    2. Hymne du coucher du soleil (retraite).
    3. L’hymne national (voir aussi le chapitre 7 de l’A-AD-200-000/AG-000, Les décorations, drapeaux et la structure du patrimoine des FC, qui deviendra bientôt l’A-DH-200-000/AG-000, La structure du patrimoine des FAC).

Figure 12-5-4 Cérémonie des drapeaux – Étape 5

SECTION 6 OCCASIONS SPÉCIALES

GÉNÉRALITÉS

  1. L’organisation et la planification normales de l’unité suffisent pour les rassemblements et les concerts courants. Par contre, pour la réalisation d’activités complexes comme les tattoos et les festivals de musique, on doit mettre sur pied une équipe spéciale. La présente division contient des lignes directrices pour ce qui est de fournir des conseils techniques au personnel de planification dans le cadre de l’élaboration de tels projets.
  2. Le commandant opérationnel qui commande le programme est chargé de nommer le producteur du spectacle ou le directeur du programme en plus de constituer l’équipe du projet. À moins que le programme ne comprenne qu’une simple série de concerts, le producteur est généralement un officier hiérarchique aidé d’un officier supérieur de la Branche des services de musique ou du Directeur – Musique, qui agit à titre de conseiller technique et de directeur musical du programme.
  3. Les activités spéciales varient beaucoup. On trouvera divers exemples d’instructions dans les références suivantes :
    1. Les divisions 1 à 5 fournissent des détails sur les cérémonies spéciales, y compris une cérémonie complète de la retraite accompagnée d’un tattoo traditionnel. Les besoins musicaux pour ces cérémonies sont simples et nécessitent habituellement peu de planification.
    2. L’A-PD-201-001/FP-000, Les musiques et marches militaires des FC, volume 1 (Instructions sur les musiques) (qui deviendra bientôt l’A-DH-202-001/FP-001, Instructions sur les musiques des FAC, volume 1, Opérations et administration).

SÉQUENCE DE PLANIFICATION

  1. Il est essentiel de commencer la planification le plut tôt possible. Si l’on peut organiser les cérémonies traditionnelles ou simples de la retraite et du tattoo assez rapidement en utilisant des ressources locales, les activités plus complexes exigent quant à elles beaucoup de planification.

FINANCES

  1. Les cérémonies de la retraite et du tattoo traditionnels sont souvent présentées au public comme spectacles gratuits. En ce qui concerne les spectacles plus élaborés, particulièrement en salle, on exige des frais d’entrée à la fois pour payer les dépenses et – ce qui est souvent tout aussi important – pour attirer les spectateurs. Souvent, le public associe la gratuité à des spectacles d’amateurs organisés autant pour permettre la participation des artistes que pour amuser le public. L’expérience prouve que les gens s’attendent à payer pour voir des spectacles de qualité.
  2. Si on consacre directement des fonds publics au paiement de dépôts pour les salles, il faut les rembourser pour régler le compte. Les règlements gouvernementaux exigent de ne pas mêler les affaires des organisations à fonds publics avec celles des organisations à fonds non publics, ni avec celles des commanditaires ou partenaires externes. Tout profit réalisé doit être versé à un organisme de bienfaisance acceptable afin d’éviter d’être accusé d’en tirer avantage.
  3. Les mêmes considérations s’appliquent aux recettes commerciales provenant de la vente de souvenirs, de programmes, d’enregistrements et autres.
  4. Vous trouverez de plus amples renseignements au sujet des finances, des commanditaires, des partenaires et des organismes de bienfaisance ainsi qu’au sujet de la stratégie des communications dans l’A‑PD‑201‑001/FP‑000, Les musiques et marches militaires des FC, volume 1 (Instructions sur les musiques) (qui deviendra bientôt l’A-DH-202-001/FP-001, Instructions sur les musiques des FAC, volume 1, Opérations et administration).

ANNEX A NAVAL CEREMONIAL SALUTING GUN DRILL

GÉNÉRALITÉS

  1. La manœuvre de cérémonie du canon naval est exécutée pendant la cérémonie du coucher du soleil et la cérémonie des drapeaux et peut être utilisée pendant des funérailles d’État et des funérailles militaires.
  2. L’équipe de pièce comprend un officier subalterne (funérailles) ou un maître de 1re classe (adjudant) (funérailles, cérémonie du coucher du soleil ou cérémonie des drapeaux) et 32 matelots de 1re et de 2e classe (caporaux et soldats). La figure 12A-1 illustre leur position autour du canon.

SAISIE DES CORDES DE MANŒUVRE

  1. Au commandement « EN DÉCOMPOSANT, CORDES DE MANŒUVRE, SAISISSEZ, ESCOUADE –  UN » :
    1. fléchir les genoux puis, tout en gardant la tête et le dos droits, saisir la ganse de la corde de manœuvre par l’avant, le revers de la main vers le bas;
    2. en même temps, les nos 9, 10, 19 et 20 saisissent les traverses du timon tout en gardant la tête vers l’avant.
  2. Au commandement « ESCOUADE – DEUX » :
    1. revenir à la position du garde-à-vous;
    2. en même temps, les nos 9, 10, 19 et 20 soulèvent le timon.
  3. Au commandement « ESCOUADE – TROIS » :
    1. les préposés aux cordes de manœuvre font un pas vers l’avant;
    2. les préposés aux cordes de retenue font un pas vers l’arrière.
  4. Au commandement « CORDES DE MANŒUVRE, SAISIS – SEZ », les trois mouvements sont combinés,  une pause réglementaire étant observée entre chacun d’eux.

DÉPÔT DES CORDES DE MANŒUVRE AU SOL

  1. Au commandement « EN DÉCOMPOSANT, CORDES DE MANŒUVRE AU SOL, ESCOUADE – UN » :
    1. les préposés aux cordes de manœuvre font un pas vers l’arrière;
    2. les préposés aux cordes de retenue font un pas vers l’avant.
  2. Au commandement « ESCOUADE – DEUX » :
    1. fléchir les genoux puis, tout en gardant la tête et le dos droits, poser les cordes de manœuvre au sol;
    2. en même temps, les nos 9, 10, 19 et 20 abaissent le timon.
  3. Au commandement « ESCOUADE – TROIS », tous reviennent au garde-à-vous.

Figure 12A-1 Ordre de marche des servants de pièce

  1. Au commandement « CORDES DE MANŒUVRE AU – SOL », les trois mouvements sont combinés, une pause réglementaire étant observée entre chacun d’eux.

QUICK MARCH

  1. Au commandement « PAS CADENCÉ – MARCHE », les nos 17 et 18 ainsi que les nos 27 et 28 entrecroisent leurs avant-bras et se tiennent par la main, les doigts entrelacés à l’horizontale. On maintient les cordes de manœuvre et les cordes de retenue parallèles au sol en pliant les coudes.

WHEELING

  1. Au commandement « VERS LA DROITE (GAUCHE) – DROITE (GAUCHE) », les servants de pièce changent graduellement de direction en faisant une conversion jusqu’à ce que le commandement « VERS L’A –  VANT » soit donné.

HALT

  1. Au commandement « SERVANTS DE PIÈCE – HALTE », donné lorsque le pied droit est en avant et au sol :
    1. les servants de pièce s’arrêtent et abaissent les cordes de manœuvre et de retenue en allongeant les bras au maximum;
    2. les nos 17 et 18 ainsi que les nos 27 et 28 décroisent leurs bras et ramènent les mains le long du corps.

FAÇON D’OUVRIR LES RANGS

  1. Au commandement « EN DÉCOMPOSANT, OUVREZ LES RANGS, MARCHE, ESCOUADE – UN », les servants de pièce, à l’exception des nos 9, 10, 19 et 20, tournent vers l’extérieur.
  2. Au commandement « ESCOUADE – DEUX » :
    1. les préposés aux cordes de manœuvre et aux cordes de retenue s’avancent de 10 pas et s’arrêtent au dixième pas à un angle de 90 degrés par rapport au canon (voir figure 12A-2);
    2. les nos 1 et 2 lâchent les cordes de manœuvre et se placent derrière l’avant-train;
    3. les nos 3 et 4 lâchent les cordes de manœuvre et se placent chacun près d’une roue de l’avant-train;
    4. les nos 21 et 22 lâchent les cordes de retenue et se placent chacun près d’une roue du canon, en faisant face vers l’intérieur.
  3. Au commandement « ESCOUADE – TROIS », les préposés aux cordes de retenue et les préposés au timon font demi-tour vers l’intérieur, les numéros impairs tournant vers la gauche et les numéros pairs, vers la droite (voir figure 12A-2).
  4. Au commandement « OUVREZ LES RANGS – MARCHE », les trois mouvements sont combinés, une pause réglementaire étant observée entre chacun.

DÉCROCHAGE DE L’AVANT-TRAIN

  1. Au commandement « EN DÉCOMPOSANT, AVANT-TRAIN, DÉCROCHEZ, ESCOUADE – UN » :
    1. les nos 1 et 2 se penchent et saisissent la flèche de l’affût;
    2. le no 1 enlève la goupille;
    3. les nos 1 et 2 dégagent la flèche du crochet de l’avant-train;
    4. les nos 3 et 4 empoignent les roues de l’avant-train, le revers de la main vers le bas, et gardent l’avant-train immobile;
    5. les nos 21 et 22 saisissent les roues du canon, le revers de la main vers le bas.
  2. Au commandement « ESCOUADE – DEUX » :
    1. les préposés aux cordes de retenue font un pas vers l’avant;
    2. les nos 21 et 22 avancent le canon d’un pas;
    3. les nos 1 et 2 font un pas vers l’avant en continuant de tenir la flèche.
  3. Au commandement « AVANT-TRAIN, DÉCRO – CHEZ », les deux mouvements sont combinés, une pause réglementaire étant observée entre les deux.

CHARGEMENT DE LA PIÈCE

  1. Au commandement « CHAR – GEZ » :
    1. les nos 5, 7, 6, 8, 27, 29, 31, 28, 30 et 32 font un pas vers l’avant avec le pied qui est du côté opposé au canon, mettent en terre le genou qui est le plus près du canon et se croisent les mains sur l’autre genou, la main qui est du côté opposé au canon étant placée sur le dessus;
    2. les nos 11, 13, 15, 17, 12, 14, 16, 18, 23, 25, 24 et 26 font un pas vers l’arrière avec le pied qui est le plus près du canon, mettent en terre le genou qui est le plus près du canon et se croisent les mains sur l’autre genou, la main qui est du côté opposé au canon étant placée sur le dessus;
    3. les cordes de manœuvre et les cordes de retenue sont placées sur le sol;
    4. les nos 3 et 4 ouvrent les couvercles des coffres à munitions de l’avant-train, puis mettent en terre le genou le plus rapproché du canon et croisent les mains sur l’autre genou, la main qui est du côté opposé au canon étant placée sur le dessus;
    5. les nos 9 et 10 mettent en terre le genou le plus rapproché du canon, en appuyant le bras le plus rapproché du canon sur le timon et en tenant la traverse avec la main qui est du côté opposé au canon;
    6. les nos 1, 2, 19 et 20 mettent en terre le genou le plus rapproché du canon, croisent les mains sur l’autre genou, la main du côté opposé au canon étant placée sur le dessus;
    7. les nos 21 et 22 se placent chacun derrière une roue du canon et mettent en terre le genou le plus rapproché du canon en croisant les mains sur l’autre genou, la main qui est du côté opposé au canon étant placée sur le dessus.
  2. La figure 12A-3 illustre la position occupée par les servants suivants :
    1. No 1, le chargeur;
    2. No 2, le servant préposé à l’extraction;
    3. No 21, le tireur;
    4. No 22, le servant préposé à la culasse;
    5. No 3, le pourvoyeur de munitions;
    6. No 4, le servant préposé au récupérateur.

Figure 12A-2 Façon d’ouvrir les rangs

Figure 12A-3 Position des servants au moment du chargement

LIMBER UP

  1. Au commandement « EN DÉCOMPOSANT, GARDE, FERMEZ LES RANGS, MARCHE, ESCOUADE –  UN », les nos 3 et 4 doivent fermer les couvercles des coffres à munitions lorsque le commandement d’avertissement « GARDE » est lancé.
  2. Lorsque le commandement d’exécution « UN » est donné :
    1. tous les servants de pièce, sauf les nos 1, 2, 3, 4, 9, 10, 19, 20, 21 et 22, se penchent et saisissent les ganses des cordes de manœuvre;
    2. les nos 9, 10, 19 et 20 se penchent et saisissent les traverses du timon.
  3. Au commandement « ESCOUADE – DEUX », tous les servants mentionnés aux alinéas 24a. et b. se mettent au garde-à-vous en tenant les cordes de manœuvre et les traverses du timon à deux mains devant eux.
  4. Au commandement « ESCOUADE – TROIS » :
    1. les nos 1 et 2 saisissent la flèche de l’affût;
    2. les nos 3 et 4 saisissent chacun une roue de l’avant-train;
    3. les nos 21 et 22 saisissent chacun une roue du canon, le revers de la main étant tourné vers le bas.
  5. Au commandement « ESCOUADE – QUATRE », les no 1 et 2 soulèvent la flèche.
  6. Au commandement « ESCOUADE – CINQ » :
    1. les préposés aux cordes de manœuvre et au timon font un pas vers l’avant;
    2. les nos 3 et 4 se déplacent jusqu’à l’avant-train en faisant tourner les roues;
    3. les nos 1 et 2 accrochent l’anneau de la flèche au crochet de l’avant-train;
    4. le no 1 remet la goupille en place;
    5. les nos 21 et 22 gardent le canon immobile.
  7. Au commandement « ESCOUADE – SIX », les servants de pièce se remettent au garde-à-vous.
  8. Au commandement « ESCOUADE – SEPT » :
    1. les préposés aux cordes de manœuvre et au timon font demi-tour en tournant vers l’intérieur;
    2. les nos 1, 2, 3, 4, 21 et 22 se tournent pour faire face à leur position le long des cordes de manœuvre.
  9. Au commandement « GARDE, FERMEZ LES RANGS – MARCHE », donné par le commandant de la garde ou par le chef de pièce, les sept mouvements sont combinés, une pause réglementaire étant observée entre chacun d’eux.

MARCHE AU PAS CADENCÉ APRÈS L’ACCROCHAGE DE L’AVANT-TRAIN

  1. Au commandement « EN DÉCOMPOSANT, PAS CADENCÉ, MARCHE, ESCOUADE – UN » :
    1. les préposés aux cordes de manœuvre et aux cordes de retenue avancent de neuf pas, puis s’arrêtent;
    2. les nos 1, 2, 3, 4, 21 et 22 vont prendre position aux cordes de manœuvre.
  2. Au commandement « ESCOUADE – DEUX », les préposés aux cordes de manœuvre et aux cordes de retenue tournent vers l’avant.
  3. Au commandement « ESCOUADE – TROIS », les servants amènent le long du corps la main dont ils ne se servent pas pour la manœuvre.
  4. Au commandement « PAS CADENCÉ – MARCHE » donné par le commandant de la garde ou le chef de pièce, les trois mouvements sont combinés, une pause réglementaire étant observée entre chacun.

FUNÉRAILLES – GÉNÉRALITÉS

  1. Dans le cas des funérailles, le matériel utilisé comprend un affût de canon, un avant-train, deux cordes de manœuvre et deux cordes de retenue. L’affût est muni d’une plate-forme pourvue de courroies servant à assujettir le cercueil.
  2. L’équipe de pièce comprend un officier subalterne ou un maître de 1re classe (adjudant) et 32 matelots de 1re et de 2e classe (caporaux et soldats). Dans le cas des funérailles d’État, on utilise quatre cordes de manœuvre et quatre cordes de retenue et on a recours à 28 militaires supplémentaires (voir figure 12A-4).
  3. Les servants de pièce se forment en ligne, sur quatre ou huit rangs selon le cas, aux deux extrémités de l’affût, tournés vers l’intérieur (voir figures 12A-4 et 12A-5).

FUNÉRAILLES – MISE EN PLACE DE L’AFFÛT DE CANON

  1. Au commandement « RASSEMBLEMENT – MARCHE », les servants de pièce se placent près des cordes de manœuvre.
  2. Au commandement « DIVISION DE TÊTE, DEMI-TOUR, TOUR – NEZ », la division de tête exécute l’ordre reçu.
  3. Au commandement « CORDES DE MANŒUVRE, RAMAS – SEZ » :
    1. les servants ramassent les cordes;
    2. les quatre hommes préposés au timon l’abaissent pour mettre la plate-forme de niveau;
    3. les nos 17 et 18 ainsi que les nos 27 et 28 se tiennent par le bras.
  4. L’affût est amené au pas cadencé jusqu’à l’endroit où l’on doit y déposer le cercueil. L’affût occupe la bonne position lorsque la division de queue de l’équipe de pièce dépasse tout juste le portail de l’église.

FUNÉRAILLES – MISE EN PLACE DU CERCUEIL

  1. Au commandement « DIVISION DE TÊTE, DEMI-TOUR, TOUR – NEZ », la division de tête :
    1. fait demi-tour;
    2. passe les cordes de manœuvre d’une main à l’autre.
  2. Au commandement « DIVISION DE QUEUE, TROIS PAS VERS LA DROITE ET VERS LA GAUCHE –  MARCHE », la division de queue exécute l’ordre donné.
  3. Au commandement « DIVISION DE QUEUE, UN PAS VERS L’AVANT – MARCHE », la division de queue exécute l’ordre donné.
  4. Au commandement « DIVISION DE QUEUE, VERS L’INTÉRIEUR, TOUR – NEZ », la division de queue exécute l’ordre donné.
  5. L’affût est alors prêt à recevoir le cercueil.

Figure 12A-4 Équipe du canon naval – Funérailles d’État

Figure 12A-5 Équipe du canon naval – Funérailles militaires

  1. Lorsque le cercueil est bien attaché et que les porteurs ont pris place le long de l’affût, on donne alors le commandement « DIVISION DE TÊTE, DEMI-TOUR, DIVISION DE QUEUE, À DROITE ET À GAUCHE, TOUR  – NEZ ». Les servants se tournent pour faire face à l’avant et les membres de la division de tête passent les cordes de manœuvre d’une main à l’autre.
  2. Au commandement « DIVISION DE QUEUE, TROIS PAS VERS LA DROITE ET VERS LA GAUCHE –  MARCHE », la division de queue exécute l’ordre donné.
  3. L’affût est alors prêt pour le départ.
  4. Pendant que l’affût est en mouvement, les membres de la division de queue s’assurent que les cordes de retenue demeurent tendues.

FUNÉRAILLES – ENLÈVEMENT DU CERCUEIL

  1. Après l’arrêt de l’affût, on donne le commandement « DIVISION DE TÊTE, DEMI-TOUR, TOUR – NEZ ».
  2. Au commandement « DIVISION DE QUEUE, TROIS PAS VERS LA DROITE ET VERS LA GAUCHE –  MARCHE », la division de queue exécute l’ordre donné.
  3. Au commandement « DIVISION DE QUEUE, UN PAS VERS L’AVANT – MARCHE », la division de queue exécute l’ordre donné.
  4. Au commandement « DIVISION DE QUEUE, VERS L’INTÉRIEUR, TOUR – NEZ », la division de queue exécute l’ordre donné.
  5. On enlève alors le cercueil de l’affût.
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